La journée du 10 avril 1815 finit par un grand boum : le volcan indonésien Tambora, un impressionnant cône culminant à 4300 m d’altitude et qui est en éruption depuis quelques jours, explose. C’est probablement la plus importante éruption volcanique documentée dans l’histoire humaine même si, le télégraphe n’existant pas encore, l’information mit du temps à parvenir en Europe (on peut aussi estimer qu’elle fut plus puissante que les plus grosses bombes thermonucléaires). Le Tambora projette une quantité de matière estimée à 40 kilomètres cubes dont une partie atteint sous forme de poussières la stratosphère, à plus de 40 km d’altitude. Les habitats autour du volcan sont dévastés et un tsunami cause quelques autres milliers de morts dans les îles environnantes. Quand cela se calme le 15 avril, le sommet du cône a été remplacé par une caldera de 6 km de diamètre dont les bords ne sont plus qu’à 2580 m d’altitude. Le nuage de poussières s’étale peu à peu en direction des pôles. Il va modifier profondément le climat sur toute la terre pendant les trois années suivantes, au point que 1816 a été nommée « l’année sans été » : les températures baissent, les précipitations se dérèglent, le soleil est obscurci. Les rendements agricoles chutent, provoquant famine, migrations et épidémies (choléra, typhus). Certains artistes ont laissé des traces de cet événement : des peintres ont représenté les ciels jaunâtres et les couchers de soleil rouges dus à la présence d’aérosols soufrés dans l’atmosphère ; quant à Mary Shelley, coincée par les pluies continuelles avec sa bande d’amis dans une villa suisse et peut-être influencée par l’atmosphère lugubre de l’époque, elle écrit son roman Frankenstein. 211 ans plus tard, on continue sur tous les continents à modifier le climat sans faire de vagues.
Table 1, dite « Quatre cavaliers de l’apocalypse » : Tristan, Mickaël, JérômeC et OlivierL (re)découvrent un classique (un sommet diraient certains) du maître Knizia : Tigre & Euphrate qui va sur ses 30 ans (le jeu, pas le maître qui doit être septuagénaire). Tristan se glisse à la première place de la confrontation avec 7 PV devant Mickaël & Jérôme 6 et Olivier 3.
Table 2, dite « Climat ingrat » : A Dune Imperium Insurrection, c’est F-R qui, fort d’un personnage qui permet de supprimer une carte devant soi, affine et optimise son deck et remporte une belle victoire face à Pierre-Yves, Corentin et Elie en finissant avec 13 points -il en faut 10 pour gagner-.
Table 3, dite « Stratosphérique » : A ARCS c’est Fred qui donne une leçon aux autres (Jack, Virginie, Caroline). Bien que sa flotte spatiale ait été réduite à pas grand chose, il a su manipuler à son profit les conditions de victoire.
Table 4, dite « Vague scélérate » : Une table complète de Container avec Gérard, Olive, Thomas, Xof et VHN. Malgré les difficultés de navigation actuelles, tous sont motivés par ce jeu économique très ouvert où une compétence-clé est de savoir évaluer les lots de conteneurs mis aux enchères. En général il vaut mieux se spécialiser un minimum entre les trois activités principales (produire/acheter/transporter), en particulier parce que les deux premières nécessitent des investissements qu’il faut ensuite rentabiliser. Ainsi Xof et Olive ont investi dans les usines et Thomas dans les entrepôts. Cependant, une politique de prix un peu excessive du dernier a fait que la rotation de ses marchandises a été faible, un lot restant coincé sans preneur pendant un bon moment. Cela ne l’a pas empêché d’accumuler une belle collection de conteneurs et de réaliser aussi quelques belles ventes de cargaisons. En fin de partie seul Gérard ne dispose pas des 5 couleurs de conteneurs (ce qui améliore la valorisation du stock). Avec 233 M$ (dont 132 pour son stock), Thomas l’emporte nettement devant Dom 178, Xof 151, Olive 144 et Gérard 136. Pourtant il faudra rejouer car une « minime » erreur de règles a alloué aux joueurs bien trop de capital de départ, ce qui a éliminé la nécessité d’emprunter en cours de partie et considérablement allégé la contrainte monétaire au cœur du jeu.
Table 5, dite « Balayé » : Olive et Dom poursuivent avec deux sessions de Splendor Duel que Olive ne connait pas encore. La version 2J impose des contraintes sur les lots de jetons qu’on prend et crée trois conditions de victoire différentes (20 points, 10 couronnes ou 10 cartes de la même couleur). Il y a aussi des minis-bonus qui modifient le cours du jeu et ajoutent un côté tactique, on retrouve bien la patte de Bruno Cathala. Dans la première partie, Dom accumule les couronnes et conclut avec 10. Pour la seconde Olive fait de même : il en a 5 puis 8 et Dom ne peut que réserver une carte de niveau 3 avec encore 2 couronnes ; il se retrouve à viser les 20 PV qu’il finit par atteindre avec une carte coûtant 8 Blancs, bien aidé par l’asséchement en couronnes du marché des cartes à ce moment.
Table 6, dite « Dé-cône-age » : Un assemblage de joueurs des tables 1, 2 et 4 joue à QE. Les mêmes, ou d’autres, finissent la soirée par une partie de Bomb Busters.
En ce 10 février, Bertolt Brecht aurait eu 125 ans, et reste considéré comme le chantre du théâtre épique, un style théâtral qui tente, par l’introduction d’un narrateur, de rendre le théâtre plus proche d’une épopée. Dans les tragédies antiques, ceci est réalisé par exemple par le chœur. Le théâtre épique s’oppose au théâtre dramatique qui, lui, cherche à captiver le spectateur par le saisissement (catharsis).

able 5, dite « Prise à 2 » : encore un nouveau jeu ce soir, et c’est Julien de Paimpol qui régale avec Intrigues à Venise, jeu où il s’agit de reconnaître son partenaire au grand bal masqué de la Sérénissime. C’est Joan qui a déjoué les pronostics en s’imposant, gondolée devant Xel, Thomas et donc Julien.
erti sur cette parti qu’il observa en spectateur désengagé et qu’il écouta aussi, car on y parle, et parfois ces parties tiennent du café du commerce (« J’étais super fier de moi, du coup je suis allé boire une bière »).
… où Jeff, Xel, François et Dominique se sont penchés sur Tigre & Euphrate. Jeff remporte la partie.
… où Sly The Young accompagné de Jérôme, Audrey et MKS (ce dernier dans le rôle de Jacko) se sont penchés sur les Lettres de Whitechapel. Jacko a-t-il été plus futé que ses traqueurs ?
… où Nicolas, Baptiste 1er dit « la brosse », Sly The Old et Votre Humble Serviteur se sont accrochés aux lèvres de JiBee qui a expliqué (enfin il faut adapter la définition du mot à ce cas précis… c’est qu’on aime bien taquiner notre préz…) les règles d’un nouveau jeu de sa ludothèque : Keyflower. Le titre resta inexpliqué, cela étant le jeu fut joué en mode « découverte », sans prise de tête donc. C’est un subtil mélange de mécanismes connus, élégamment mélangés. Il s’agit pour chaque joueur de construire un petit village avec des tuiles sur lesquelles les joueurs lancent des enchères. Ces tuiles rapportent des points mais sont aussi génératrices d’actions de type : production / consommation / transport. Petit détail : les tuiles sont hexagonales, preuve que le jeu ne peut pas être mauvais. La connaissance des effets des tuiles a priori est utile, le jeu gagnera donc la dimension stratégique à la 2e partie et suivantes. Au final un titre rafraîchissant qui a mis à mal mon appréhension de la découverte d’un nouveau jeu, après deux titres qui ne m’ont pas inspiré du tout (Tzolk’in et Compound pour ne pas les citer), bien que des mauvaises langues vont attribuer certainement cet avis plutôt flatteur au fait que j’aie eu la chance de gagner plus de points que les autres – il serait une fausse modestie de dire que ceci ait gâché mon plaisir.
Partie à 4 dite » de Xel et des 3 François ». Car étaient présents, outre Chrystel, François, François-René et Jean-François.
… pour la séance de ce mardi. En effet, Franck – qui apprenait Tigre & Euphrate et ayant pour symbole une urne – a devancé d’un chouïa Emile (également apprenti nouveau de ce jeu) jouant avec le symbole du lion et qui devança d’un chouïa Votre Humble Seviteur qui se plaça devant Michal. Une partie très bastonnée, où finalement celui qui a bastonné le moins a gagné. Les scores ont été serrés comme un troupeau de gallinacés dans un poulailler par un -10°C dehors : 7/8/9/beaucoup pour le 1er, 7/7/8/9 pour le 2nd, 7/7/7/8 pour le 3ème et 5/?/?/? pour le 4eme.
Table n°1 dite « petite »…
Table n°2 dite « moyenne »…
Table n°3 dite « grande » …
Sylvain, Sebastien et JiBee ont joué à Tigre & Euphrate – LE jeu de Knizia, remporté par JiBee, puis à League of Six, un jeu de l’école tchèque, remporté par Sylvain.
Sebastien (celui qui s’en va) a souhaité faire un baroud d’honneur en découvrant les 2 jeux les plus pratiqués au sein de « Parties Civiles » : Agricola et Race for the Galaxy. Il a été accompagné dans l’apprentissage par Jeff, Pascal et Votre Humble Serviteur. La partie d’Agricola a été emportée par Pascal suivi de VHS, Jeff et Sebastien. La partie de RFTG a permuté les 2 premiers.