Séance de VENDREDI 28/10/2022 à Servel

Le 28 octobre la terre a une fâcheuse tendance à trembler au Japon. Ainsi en 1707 où la secousse du Hōei resta la plus forte connue jusqu’à celle de Tohoku de 2011. Centrée en mer, elle provoqua un important tsunami ainsi qu’une réaction tardive du mont Fuji qui entra en éruption 49 jours plus tard, probablement à cause des changements de pression dans la chambre magmatique induites par l’activité sismique.

En 1891 se produisit le séisme de Nōbi, le plus fort connu centré sur terre, qui causa des dommages considérables et des incendies dans les régions de Nagoya et Osaka. Survenant à une période d’ouverture et d’occidentalisation du pays, il s’accompagna du développement d’une science de la séismologie avec surveillance instrumentale et étude de terrain des failles concernées, dont certaines se décalèrent de 3 mètres suite aux secousses.

Table 1, dite « Tremblement de terre » : La planète Arrakis qui est décrite en détails dans Dune est plus réputée pour ses étendues désertiques et pour l’écosystème très original qui s’y est développé que pour ses failles et sa tectonique. En se lançant dans Dune Imperium Olive, Fred, Mickaël et VHN ont d’ailleurs plus en tête des luttes politiques et militaires que des considérations géologiques. Après une courte révision des règles, Mickaël démarre en trombe, progressant sur la piste des Factions et prenant 4 PV d’avance (la fin de partie se déclenche quand un joueur atteint 10 PV). Mais il patine en milieu de partie et voit les autres revenir sur lui. A la fin du neuvième tour, Dom est à 9 PV et il ne voit pas qu’en ne déployant pas son dernier Agent, il économise une carte et pourrait alors acheter une carte « la Voie de l’Epice » qui vaut 1 PV. Il se résigne à jouer un tour de plus, sachant qu’il sera premier joueur et en bonne position pour remporter le combat final qui récompensera son vainqueur de 2 PV.

Aussitôt dit aussitôt fait il déploie ses 12 troupes pour un total de 24 de force de combat. Après que chacun a placé ses Agents Fred est distant second avec une force de 18. Vient alors la phase de Révélation où chacun abat les cartes qui lui restent en main et applique leur effet. Fred en profite à la fois pour acheter 1 PV pour 6 sous (une affaire, croyez-moi !) et pour cumuler 8 points de combat là où Dom n’en engrange que 3. Les voilà à 27-26. Reste à révéler les cartes Intrigue éventuelles qui augmentent à leur tour la force de combat. Dom en révèle une valant 3 tandis que celle de Fred lui alloue 7 s’il détient un jeton d’Alliance, ce qui est le cas. Fin du combat à 33-30 et victoire en forme de tremblement de terre pour Fred au terme de ce final d’anthologie avec 12 PV contre 11 à Mickaël, 10 à Dom et 7 à Olive.

Table 2, dite « Réaction tardive » : ambiance coopérative pour un Burgle Bros rassemblant Xel, Thomas, Vincent et Baptiste2. Le fric-frac s’est bien passé jusqu’au dernier instant : 3 lascars étaient sur le toit et attendaient Vincent quand une dernière ronde de gardien particulièrement chanceuse a mis fin au larcin. Ils passeront le grand week-end de la Toussaint au poste.

Fin de soirée autour de Red 7 qu’on voit beaucoup ces derniers temps. Selon Thomas, « ils ont opté pour une fin de partie « citrouille » (what ???). Résultat : Vincent 6 PV (vainqueur), Baptiste 5, Xel 0 et Thomas 0. »

Table 3, dite « Dommages considérables » : nouveau scénario de Cthulhu, Death may Die pour F-R, Yann, OlivierB et Kilian. Confrontés à Shub-Niggurath c’est bien simple ils sont tous morts.

Séance de MARDI 25/10/2022 à Servel

Sophia at the AI for Good Global Summit 2018 (27254369347) (cropped).jpgModelée à partir de l’actrice Audrey Hepburn, le robot Sophia est connu pour son apparence humaine vraisemblable et son comportement réaliste. Selon son constructeur, David Hanson, il utilise l’intelligence artificielle, le traitement des données visuelles et la reconnaissance faciale. Sophia imite également les gestes humains et les expressions faciales et est capable de répondre à certaines questions, mais aussi de produire des conversations simples à partir de sujets prédéfinis, comme la météo. Le robot exploite la technologie de reconnaissance vocale d’Alphabet et est conçu pour apprendre et devenir plus intelligent avec le temps.

Le 25 octobre 2017, lors de la conférence Future Investment Summit à Riyad, Sophia se voyait obtenir la citoyenneté saoudienne, devenant ainsi le premier robot au monde à posséder une nationalité. Des journalistes se sont demandé si cela impliquait que Sophia pouvait désormais voter et se marier, ou encore si une extinction délibérée de son système interne pouvait être considérée comme un meurtre. La plupart des internautes ont pointé du doigt la citoyenneté de Sophia pour critiquer le statut de l’Arabie saoudite en matière de droits humains.

Comme l’expliqua le directeur de l’Institut des affaires du Golfe : « Beaucoup de saoudiennes ont rencontré la mort simplement parce qu’elles ont tenté de quitter leur maison et Sophia se balade partout sans tuteur masculin. La loi saoudienne ne permet pas aux non-musulmans d’obtenir la citoyenneté. Est-ce que Sophia s’est convertie à l’Islam ? Et pourquoi ne porte-t-elle pas le hijab ? Si elle demandait la citoyenneté en tant qu’être humain, elle ne la recevrait pas ».

5 ans après, à Lannion, une armée de Playmobil investissait l’espace de Servel pour s’adonner aux plaisirs ludiques.

Table 1, dite « Conversations automatiques » : à cette table de Super Motherload , certains ont laissé libre cours à une volubilité sans limites quand d’autres restaient focalisés sur leurs objectifs, tel Thomas, grand vainqueur. Xel ressort première dauphine, François devançant Dom, qui en oublia de compter tous ses bonus, glissant de ce fait d’un podium auquel il était promis.

Table 2, dite « Émancipation féminine » : à Almanac Adélie s’adjuge une belle victoire devant François-René, Yvan et Jules.

Table 3, dite « Retour vers le futur » : grand retour de Funkenschlag après une pénitence de 5 ans sur nos tables ! le Grand Maître Jibee est l’auteur de cette renaissance, et finit en grand vainqueur.

Table 4, dite : « Un monde sans fin » : à Deep sea adventure on ne voit pas toujours à temps la fin de la descente. François en fit les frais, noyé trois fois de suite, au contraire d’Adélie, qui mit à profit une stratégie prudente.

Table 5, dite « Instants fragmentés » : aperçue dans l’aquarium, une table de Twisted fables voyait Lucie déployer ses talents en bonne compagnie. Aucune IA ne put en dire plus.

Festival SCORFEL des 22 et 23 Octobre 2022 aux URSULINES

Cette année encore, Parties Civiles était fidèle au rendez-vous du festival SCORFEL, qui retrouvait la foule après une édition sous pass sanitaire. Les habitués étaient présents, les nouveaux bien présents (mention spéciale au Truc café et à la librairie Manga no Umi, tenus de mains de maîtres par des êtres qui nous sont chers), les exposants au rendez-vous, et le public de retour en nombre, en particulier le dimanche après-midi.

Nous avons mis nos pattes à l’organisation, à l’accueil, à la buvette, à la librairie, à la boutique, à l’installation, au rangement des cimaises, au dérangement des neurones, et bien sûr aux tables de jeu, qu’on ne s’aventurera pas à dénombrer ici tant elles furent nombreuses et joyeuses dans une sorte de carré VIP au milieu du village, qui formait un étonnant cocon à l’écart du bruit ambiant.

Merci à  nos adhérents qui ont donné de leur temps, de leur cerveau disponible, et même de leurs muscles, pour permettre au gentil dragon d’enchanter une fois encore le petit monde de Lannion et du Trégor, avant de s’envoler vers l’infini et au-delà !

Séance de VENDREDI 21/10/2022 à Servel

Comédie-FrançaiseLe 21 octobre 1680, par lettre de cachet, le roi Louis XIV fonde la Comédie-Française. C’est la première troupe de théâtre permanente de France. Elle rassemble deux troupes rivales : celles de l’hôtel de Bourgogne et de l’hôtel Guénégaud qui résulte de la fusion de la troupe de Molière, mort 7 ans plus tôt, et du théâtre du Marais. Encore aujourd’hui, pour rappeler cette fusion originelle, on frappe six coups avant chaque représentation, et non trois comme dans les autres théâtres. Et, à la fin de chaque représentation du Malade imaginaire, quand le « malade » Argan est intronisé médecin et prononce son serment : « Juro », les lumières s’éteignent et le silence se fait en souvenir de Molière, victime d’une fluxion de poitrine en jouant cette pièce et mourut une heure après.

Quelques siècles après, la troupe de Parties Civiles se préparait fiévreusement à l’aube de l’ouverture du festival Scorfel.

Table 1, dite « Répétition » : à cette table de Stardew valley , comme une répétition de la nuit ludique, Killian, Arakis et Yvan ont réservé leur meilleur actuel à Benjamin, notre nouveau gentil membre. La fin de l’histoire n’est pas connue, diluée dans les ombres de la nuit.

Table 2, dite « Un roi sans divertissement » : à Mythotopia le roi Thomas sort bien entendu vainqueur d’une joute de longue haleine avec Xel, Olive et Jules, qui ne l’ont en aucune façon diverti de sa trajectoire.

Table 3, dite « Seuls en piste » : à Infinity Samuel et Olivier L ont goûté aux plaisirs du tête-à-tête.

Table 4, dite : « Morts en scène » : une nouvelle aventure de The thing où les humains (F.-R., Malo, Paul, Frank) laissent à quai pour mortes deux choses imprudemment exposées (Fred et Evan)

Table 5, dite « Cigales et fourmis » : à la redécouverte d’Un monde sans fin, la famine faisait rage, et la cigale Dom (60) tire son épingle du jeu. Olivier B. (49), Mickaël (47), François (45, mais lésé de 4 PV par un manque de blé au marché en violation des règles), forment un joli tir groupé.

Table 6, dite « Malade imaginaire » : était-il encore malade de sa déconvenue ? François prend une belle revanche à Kingdomino, avec un carré complet et parfaitement centré, pour un total de 48 PV. Dom accuse le coup, entre géométrie bancale et tuiles mal garnies, pour un total de 37 PV, et Mickaël joue les figurants.

Séance de MARDI 18/10/2022 à Servel

Ce soir-là nous fûmes dix puis nous fûmes sept, de quoi lancer deux tables de jeu.

Table 1, dite « Aux châteaux » : Retour des Châteaux de Bourgogne (dans l’édition « all in » des 20 ans, non pas ceux du jeu mais ceux de son éditeur Alea) que Olive fait découvrir à Evan, Marc et VHN. Peu d’interaction mais un jeu qui tourne bien avec une petite dépendance à ses dés, pas mal de planification et juste ce qu’il faut de course avec ses adversaires. Dom démarre dernier joueur et, jugeant la position  peu favorable, pose rapidement des tuiles Navire pour ne plus lâcher la première place dans l’ordre du tour. Construisant son domaine avec méthode, il récupère 4 tuiles bonus pour avoir achevé le premier une couleur. Evan se constitue un pâturage plein de vaches (ou était-ce des chèvres ?) bien rentable. Olive, tel un diesel sans FAP, met du temps à monter en régime mais finit sur une belle remontée en achevant un grand district urbain et en ayant grappillé quelques tuiles bonus lui aussi. Dans le décor historique des hospices de Beaune les résultats tombent : Dom 226, Evan 185, Olive 182, Marc 147.

Table 2, dite, « Aux jardins » : Adélie, Nico-2 et Nico-Doc explorent Azul, les Jardins de la Reine, une énième variation du succès de Michael Kiesling, plutôt du côté d’une plus grande complexité. La première partie voir N2 finir devant Adélie et Doc. La seconde, jouée à 2, voit le même l’emporter de quelques points. Le résultat de la troisième ne nous est pas encore parvenu.

Séance de VENDREDI 14/10/2022 à Servel

Le 14 octobre 1947, le pilote d’essai américain Chuck Yeager est le premier humain à passer le mur du son (en vol horizontal) aux commandes de l’avion expérimental Bell X-1, un suppositoire géant équipé de petites ailes et d’un moteur fusée qui ne décolle pas du sol mais est largué en vol par un B-29. Avant et après cet exploit, le gaillard a eu une vie bien remplie. Pilote de chasseur P-51 pendant la seconde guerre mondiale, il participe à des combats héroïques. Ainsi abat-il cinq avions allemands en une journée et est l’un des premiers à détruire un Me-262 à réaction. Abattu en Gironde en mars 1944, il regagne l’Angleterre après avoir été évacué par l’Espagne et reprend les missions. Pour les moins jeunes, Yeager figure dans l’une des scènes du film l’Etoffe des héros qui évoque sa perte de contrôle d’un X-1A à Mach 2.44 en 1953 : après avoir chuté de 16000 m en tourbillonnant pendant une minute, il arrive à récupérer son appareil et se pose sain et sauf. Il finira sa carrière dans l’US Air Force au grade de général et meurt en 2020.

Table 1, dite « Combats héroïques » : Table coopérative et tentaculoïde avec F-R, Baptiste-Picsou, Evan et OlivierB autour de Cthulhu : Death may die. Selon le récit de l’unique survivant F-R, cela a été laborieux mais la victoire était au bout. Evan a fait un coup d’éclat en tuant 10 cultistes d’un coup tandis que Baptiste n’a pas survécu à sa rencontre avec Cthulhu.

Table 2, dite « Perte de contrôle : Toujours des grands Anciens pour une partie de A Study in Emerald (Ed.2) avec Thomas, Xel, Tristan et Fred. Les deux derniers nommés sont loyalistes et vont mener leur cabale pro-Cthulhu à la victoire. En face, on s’est plaint de sa partenaire. Ensuite ils jouent à Red 7.

Table 3, dite « L’étoffe des héros » : Yvan et son ami Paul jouent à Hansa Teutonica. Que donne le jeu à deux et que se passa-t-il ? leur départ discret ne permet pas à cette heure d’y répondre.

Table 4, dite : « Supersonique » : De retour à PC, DocNico et Baptiste2 se joignent à Dom et NicoH pour ressortir du placard Lewis & Clark, jeu de course qui fait bien couiner quand on goupille mal son enchaînement d’actions et qu’on se retrouve à faire du surplace. Les explorateurs sont restés bien groupés et Baptiste, dans un dernier effort, parvient à établir son campement à deux cases de l’embouchure de la Columbia River. Mais le Doc a patiemment construit une main de carte puissante (avec dès le premier tour celle qui donne une réduction de 2 sur les achats futurs) et il détient celle qui permet d’avancer de 6 cases à la fois sur la rivière et dans les montagnes : ses tours sont lents mais à chaque triple activation il progresse beaucoup. Il déclenche une dernière fois son avancée irrésistible et parvient le premier aux plages du Pacifique.

Table 5, dite « Suppositoire géant » : Ils avaient tous envie de jouer à Bitoku, Neox, Samuel, Olive et Mickaël. Pourtant les 36 pages de règles auraient pu calmer leur excitation mais non, ils y ont passé la soirée, il faut croire que c’était agréable. Il y avait du matos sur la table au point qu’ils se sont sentis à l’étroit, il a été suggéré qu’avec un peu plus de largeur (1,10 m ?) ça aurait été mieux. Quand, le carnet en main, le reporter visita la table, aucun joueur ne dominait les autres et on ne sait comment cela finit si ce n’est qu’ils repartirent fort tard. Vu qu’il crachinait dehors, on espère qu’il sont sortis couverts. (EDIT Neox : C’est Mickaël qui a gagné avec 119 PV !)

Séance de MARDI 11/10/2022 à Servel

En cette soirée de semaine et d’automne, les premières nuit fraîches ont amené un certain relâchement dans la conduite des opérations ludiques, ou peut-être n’est-ce là qu’une coïncidence purement fortuite ? Interrogés sur le plan de sobriété de l’association pour les mois à venir, les membres du conseil d’administration présents n’ont pas souhaité s’exprimer. Ce n’est sûrement que partie (civilement) remise.

Table 1, dite « N’importe quoi I » : un jeu adapté au mardi c’est les Ruines perdues de Narak qu’entament Neox, Olive, Evan et VHN. Histoire de se renouveler on essaie le second plateau de jeu dit « serpent ». En fait les changement sont minimes, surtout la séquence de la piste de recherche. Evan découvre mais comme d’habitude il apprend vite et il utilisera ses assistants très efficacement. Neox part sur la piste de recherche et on ne le reverra plus : engloutissant les tuiles bonus à chaque étage tel un Pac-Man déchaîné, il est le seul à parvenir au sommet et à empocher 23 PV qui pèseront lourd au score. En fin de partie Olive et Dom font n’importe quoi : ne réalisant pas que c’est le dernier tour, ils déroulent leurs actions de jeu en pure perte et sans maximiser leur score final. Mais de toutes façons ce soir Nicolas était imbattable, il s’impose avec 72 PV devant Evan 50, Dom 48 et Olive 41. A noter, les scores sont quasi identiques pour les idoles, les gardiens et la main de cartes, c’est vraiment la piste de recherche qui a déterminé le classement.

Table 2, dite « N’importe quoi II » : le gentil organistaeur Thomas propose à Xel et Marc un Super Motherload. Mais il fait un peu n’importe quoi dans l’explication des règles, laissant une ambiguité sur un point et oubliant carrément de mentionner une interdiction sur un autre. Quand ses joueurs le découvrent à leur dépens, le ton monte à la table et seule la présence pacifiante des forces de l’ordre dans la salle a permis d’éviter une escalade qui aurait fait date dans cette paisible association. Faut-il mentionner que le propriétaire/explicateur du jeu remporte la partie ? Histoire de bien montrer qui c’est le patron, il s’impose de nouveau dans la partie de Red 7 qui suit et conclut la soirée.

Séance de VENDREDI 07/10/2022 à Servel

Le 7 octobre 1895 vient au monde Maurice Grevisse quelque part en Belgique. Sa langue maternelle est un dialecte et il fait l’apprentissage du français à l’école primaire où il se destine à devenir instituteur. Après avoir commencé à enseigner, il se lance dans la rédaction d’une grammaire française qu’il aura toutes les peines du monde à faire publier. Aujourd’hui pavé de 1700 pages, Le bon usage est un ouvrage de référence pour qui aime la langue française.

Table 1, dite « Superlatif absolu » : François raconte la partie de Pax Pamir (Ed. 2) : Fred attire dans ses filets, outre François, déjà adepte, deux nouveaux combattants, Olive et Samuel. Dans la rivière de cartes,  des partisans afghans attirent les regards et bientôt, tout le monde en choisit l’allègeance ! Dans cette séquence initiale, la faction afghane réussit évidemment sa domination, et François et Olive se partagent 4 points. Frédéric tente alors une diversion et devient britannique, Olive russe, mais rien ne résiste à François qui, fidèle aux pachtouns, enquille une deuxième domination …et toujours sans combat ! Quand arrive la troisième carte, François prend les choses en main, et, muni d’un tableau puissant, balade ses espions, fomenté des trahisons, achete des diamants …et lorgne sur une carte évènement qui abaisse le seuil de domination à deux, pour aussitôt s’en emparer. Samuel, jouant avant lui, n’a pas réalisé le danger, et François achète la troisième carte domination, parachevant son triomphe. Il l’emporte avec 14, laissant Olive à 6, Samuel à 5, et Fred à un impensable 0 dans cette partie inédite qui ne connut aucun combat !

Table 2, dite « Genre des noms animés » : maxi-table de The Thing avec Xel, Thomas, F-R, Yvan, Kilian, Evan, NicoH, Lowan et l’extension du jeu. Thomas est la Chose et très vite il mord Lowan. Ce dernier va ensuite semer ses germes en laissant assez de traces pour se faire confondre. Croyant l’affaire réglée, les autres déroulent leur plan et finissent par se regrouper pour monter dans l’hélicoptère. Bien que jugé un peu suspect, Thomas est accueilli à bord, pour le malheur des autres passagers irrémédiablement contaminés. Les affichettes indiquaient pourtant que le port du masque était recommandé. Les restants patientent ensuite en disputant deux petits Red 7 remportés par Evan et ???.

Table 3, dite « Attribut du sujet » : et pourquoi pas un classique ? une partie d’Agricola (version 2016) rassemble Tristan (enthousiaste), Dom (motivé, une partie à son actif il y a 7 ans), Mickaël (intéressé, y a joué il y a longtemps) et Stéven (curieux, découvre le jeu). Comme toujours, pas mal de stress pour arriver à nourrir sa famille de fermiers lors des 6 phases de récoltes, surtout quand l’action qui avait été prévue est prise par un autre joueur. Mais nos joueurs cultivés parviennent tous à éviter l’infâmante mendicité (-3 PV) qui sanctionne un manque de nourriture. Le début de la partie voit une ruée vers les cartes Savoir-Faire que Tristan construit comme un métronome, prenant de l’avance sur l’agrandissement et l’amélioration de sa longère (c’est le seul qui finira au max avec 5 pièces en pierre). Mickaël et Stéven construisent des paturages, manifestement destinés à accueillir les quatre moutons accumulés sur le plateau. Sauf que Dom les passe au barbecue pour nourrir sa famille. Tristan et lui sont les premiers à agrandir la famille en milieu de partie, ils seront les seuls à finir avec 5 fermiers. En fin de partie Tristan influence Stéven à son profit et ne laisse aucune parcelle en jachère. Connaissant bien le mode de scoring, il est bon partout et finit avec 41 PV. Dom, plus inégal mais avec 10 points sur ses nombreuses cartes, le talonne à 40 PV. Stéven (31) et Mickaël (25) complètent la feuille de score. La prochaine fois il faudra essayer le draft des cartes.

Table 4, dite « AOpposition » : calmement et toute la soirée, Baptiste et OlivierL en découdent du côté de Guadalcanal autour d’une table de Bolt Action de belle allure.

Table 5, dite « Phonétique syntactique » : un Codenames en point d’orgue de la soirée avec des Rouges (Xel, F-R, VHN) face à des Bleus (Thomas, François, Tristan, Stéven). La première manche finit serrée après que, toujours romantique, F-R associe Pieu à l’indice Amoureux 2 (qui visait Fou). Les Rouges ont du mal avec Embastille 2 (Prise, Coffre) tandis que les Bleus ratent Tissu pour Drapeau 2 ce qui permet aux Rouges de gagner après un dernier raisonnement à-propos de la paire Xel/F-R. Dans la seconde manche, le Elton John 4 de François perd son équipe (Londres, Piano mais ils manquent Plume et Talon) qui, avec l’indice Serveuse 2, offre ensuite Verre sur un plateau. Sans forcer son talent F-R finit avec deux indices en 1, concluant la partie sur un 2-0.

Table 6, dite « Passsé surcomposé » : ils devaient avoir faim de jeux Olive, Fred et Samuel puisqu’ils repartent pour un gros jeu en l’occurence Châteaux de Bourgogne, un classique qui fit les grandes heures de Saint-Elivet mais n’avait pas été vu depuis 2014. Fred a pris la tête en milieu de partie pour s’envoler au score sur le final. Il a bien développé son duché et a réussi à prendre plusieurs tuiles bonus constatant  le fait qu’il a complété  tous les districts d une même couleur sur son plateau. Samuel qui découvrait a eu un peu peur de prendre une raclée au départ mais a recollé à la marque pour finir sur ces scores : Fred 187  PV, Olive 163 et Samuel 162.

Séance de MARDI 04/10/2022 à Servel

Le 4 octobre 1957, l’URSS mettait en orbite le premier satellite artificiel de l’histoire, Spoutnik 1 (du russe «compagnon de voyage»). L’engin, d’un diamètre de 60 cm et d’un poids de 83,6 kilos, est mis en orbite par une fusée à une altitude de 900 km. Il accomplit une révolution de la Terre en 96 minutes. Son «bip-bip» va devenir vite familier à tous les hommes. Le 3 novembre suivant, les Soviétiques récidivent avec Spoutnik 2. Cette fois, l’engin amène dans l’espace une chienne nommée Laïka (elle meurt au cours du voyage, un fait qui ne sera révélé que 40 ans plus tard !).

Cette performance trouve son origine dans la rafle de savants allemands qui travaillaient sur les fusées V2 de Hitler et sont entrés, bon gré mal gré, au service des vainqueurs. Les plans des missiles allemands sont retraités par Sergueï Korolev, un ingénieur russe de génie, rescapé du Goulag grâce à une intervention de l’aéronauticien Andreï Tupolev, en 1940. Il conçoit le lanceur qui va mettre en orbite Spoutnik ainsi que les fusées Vostok des programmes habités.

Le petit satellite prouve que l’Amérique n’est plus une forteresse géographique et les citoyens des États-Unis prennent conscience qu’ils ne sont plus à l’abri d’une attaque par des missiles nucléaires. C’est ainsi que Spoutnik 1 déclenche la course à l’espace. Elle va se poursuivre avec Iouri Gagarine qui, le 12 avril 1961, accomplit le tour de la Terre en 108 minutes. Il est le premier homme à naviguer dans l’espace

65 ans plus tard, Parties Civiles continuait l’exploration de civilisations lointaines.

Table 1, dite « Des ingénieurs »  : Arakis nous dévoile Pharaon, un jeu de gestion qui vous plonge dans l’antiquité égyptienne. Sous des dehors classiques (pose de ressources sur différents postes générateurs de PV par des mécanismes variés), il recèle quelques astuces, comme une roue qui fait varier les ressources à utiliser pour rentrer sur les postes, et des piliers qui permettent de combiner les résultats de différents ateliers pour des points supplémentaires, soit autant d’occasion de mettre à profit ses capacités calculatoires. Les interactions se limitent à une petite compétition pour les postes, et à un mécanisme de fin de tour qui permet à ceux qui passent de s’octroyer des bonus. On relève les copies à la fin de cette composition de mathématiques, pour y lire le triomphe d’Arakis, 137, qui devance Gilles, 128, et François, 103.

Table 2, dite « Des bâtisseurs » : Le Président n’avait jamais joué à l’excellent Gloire de Rome. C’est chose faite ce soir sous la houlette de Dom qui récupère aussi Evan et Jules pour une partie à quatre. Partie étonnante où le lot commun (réserve de cartes au cœur des différentes actions de jeu) restera désespérément chiche, oscillant entre 0 et 2. Nicolas construit très vite le Sénat qui lui permet de récupérer les Sénateurs (cartes joker) utilisées par les autres joueurs. Ce pouvoir lui garnira sa main et lui permettra de participer à la plupart des actions de jeu. Evan a du mal à construire son premier bâtiment et finit par se retrouver limité dans sa clientèle. Dom démarre par un Egout, carte qui lui permet de mettre dans ses stocks les cartes qu’il a jouées comme actions, s’assurant une réserve inépuisable de matériaux de construction. Usant et abusant de l’action Architecte, il construit au total 8 bâtiments.et finit par clore la partie par épuisement des chantiers urbains. Il score 30 PV (18 bâtiments/12 stocks) contre 22 à Neox (11 bâtiments/11 stocks), 12 pour Evan et 11 pour Jules. Quant à ceux qui ont persiflé en surnommant le jeu « la gloire de Dom » nous les traiterons de vappae (vauriens).

Table 3, dite « Des paysagistes » : à Amytis on s’essaie à l’agriculture dans l’ancienne Égypte, pour une table qui s’effilocha dans la langueur de la nuit. Adélie, un temps  en tête puis rejointe, ressort victorieuse grâce à une stratégie irrigation (72), surprenant Thomas (70), mystifiant Xel (61), et martyrisant Olive (53).

AG et séance de VENDREDI 30/09/2022 à Servel

Le 30 septembre 1891, le général Georges Boulanger se suicide sur la tombe de sa maîtresse, à Ixelles, près de Bruxelles. C’est la fin d’une aventure,qui a fait craindre un moment que la République française ne soit renversée par un coup d’État.

En 1886, le leader du parti radical Georges Clemenceau fait de cet officier à la belle prestance un ministre de la Guerre. Le héros est applaudi à la revue du 14 juillet et prend des mesures peu coûteuses et d’un bel effet, comme peindre les guérites en tricolore. Mais il remplace aussi le fusil Gras par le fusil Lebel, réorganise l’état-major, rend la mobilisation en cas de guerre possible en deux jours, refond les services de renseignement, et en sous-main, pose les prémices d’un rapprochement avec la Russie. Ce faisant, il ravive les espérances des ennemis de la République, des citoyens déçus par le régime des partis et de tous ceux qui rêvent d’une revanche militaire sur l’Allemagne.

Mais le sens politique lui fait défaut quand, le chancelier allemand Bismarck ayant fait arrêter un commissaire de police français à la frontière, le ministre en appelle à une mobilisation partielle. Le président de la République Jules Grévy, inquiet de la tournure des événements, se défait du gouvernement et démet Boulanger de ses fonctions ministérielles le 18 mai 1887. Il n’en devient que plus populaire. On le surnomme « général Revanche », ce qui exprime assez bien ce qui fut la préoccupation principale de Boulanger. Il a connu la défaite de 1870, et en tant que militaire, l’humiliation qui l’a accompagnée. Toute sa préoccupation est de préparer la France à l’inéluctable revanche, ou faire en sorte qu’elle n’advienne pas.

Sans qu’il ait posé sa candidature, 100 000 bulletins portent son nom à une élection partielle de la Seine. La popularité du général continuant de croître, le gouvernement le « limoge » en le nommant commandant du 13e corps d’armée. Son départ donne lieu à une démonstration de foule : 10 000 personnes envahissent la gare de Lyon, couvrent le train d’affiches « Il reviendra » et bloquent son départ pendant plus de trois heures et demie. Le lendemain, il se bat en duel contre Charles Floquet, président du Conseil, qui le blesse ! Survient le scandale des décorations dans lequel Boulanger est un temps mis en cause. Cependant, le président Grévy doit démissionner. Boulanger devient un acteur clé des tractations pour élire son successeur, les monarchistes offrant leur voix au candidat s’engageant à prendre Boulanger comme ministre de la Guerre. Mais c’est finalement Sadi Carnot qui est élu, et lui refuse l’entrée au ministère.

Le 1er janvier 1888, le général rencontre secrètement, en Suisse, le prince Napoléon, qui lui apporte le soutien des bonapartistes. Pour l’élection du 26 février , la candidature du général, présenté comme bonapartiste, est posée dans sept départements, où il obtient 54 671 voix. Cependant le général est toujours en activité et de ce fait inéligible. Le 15 mars, le ministre de la Guerre le relève de ses fonctions et, le 24 mars, Boulanger est rayé des cadres de l’armée. En avril, il se présente aux élections en Dordogne et dans le Nord où il reçoit 59 000 et 172 500 voix : il est de nouveau élu à la Chambre. Une foule importante assiste à son entrée à la Chambre des députés. Outre les bonapartistes, Boulanger ne tarde pas à recevoir le soutien des monarchistes, qui ont échoué à restaurer la monarchie et cherchent à affaiblir le régime républicain. En août, Boulanger se présente à plusieurs élections et est élu dans le Nord, la Somme et la Charente-Inférieure. Les boulangistes peuvent bientôt présenter un candidat dans chaque département. En juillet-août 1889, il se présente aux élections cantonales dans 400 cantons sur 1300. Il est élu dans 12, mais l’ensemble de ces élections seront annulées.

La tension est à son comble le 27 janvier 1889 lorsque Boulanger se présente à Paris en remplacement d’un député décédé, sur un programme en trois mots : « Dissolution, révision, constituante ». Il célèbre sa victoire avec son état-major au café Durand, où se rassemblent 50 000 personnes. Une partie de la foule le pousse au coup d’État en scandant « À l’Élysée ! ». Mais Boulanger conseille d’attendre des législatives et choisit de rester sur place. Ce faisant, il déçoit ses partisans sans apaiser les craintes de ses adversaires. « Minuit cinq. Depuis cinq minutes le boulangisme est en baisse. » dit le soir même Georges Thièbaud, compagnon de la première heure de Boulanger, et ce sera en effet son dernier fait d’armes : poursuivi en justice pour complot, prévarication et détournement de fonds publics, il s’exile à Bruxelles avec sa maîtresse, et la rejoint dans la mort trois mois après elle. « Il est mort comme il a vécu: en sous-lieutenant », s’exclamera cruellement Clemenceau.

A quelques années de là, Parties Civiles tenait son Assemblée Générale, devant un parterre bien fourni de fidèles. La révolution de palais n’y est pas de mise, le président débonnaire restant réélu par acclamations, fort d’un bilan moral irréprochable et d’un bilan financier au zénith – au point d’envisager un week-end de célébration des 15 ans de l’association en 2023, une affaire à suivre… Après ces agapes, la soirée n’était pas finie, une myriade de tables se constituant sous nos yeux émerveillés.

La première bande-annonce d'un jeu basé sur The Expanse sera présentée à la gamescom 2022. | gagadget.comTable 1, dite « Minuit cinq »  : à bord de The expanse, la guerre fait rage entre Samuel, Jack, Fabrice et Jeff. Ce jeu à base de cartes inspiré de la série télévisée du même nom met l’accent sur la politique, la conquête et l’intrigue, les joueurs représentant les forces terrestres de l’ONU, l’armée de Mars, les rebelles de l’O.P.A., et la mystérieuse corporation Protogen Inc. La nuit n’en vint pas à bout avant le départ du chroniqueur qui n’émarge pas aux heures supplémentaires.

Table 2, dite « Mascarade » : à cette table de Twisted fables on vit s’affronter le Petit chaperon rouge (Baptiste) et Blanche-neige (François-René), et les deux Olivier (Mulan et la belle au bois dormant). Les premiers l’emportèrent sans coup férir. On se prend à rêver de les voir un jour dans les vrais costumes de leurs personnages, ils leur siéraient tant.

Table 3, dite « Duel consenti » : à 7 Wonders Duel Adrianne, victime d’un départ poussif, laisse Dom loin devant, 81 à 47.

Table 4, dite « Général Revanche » : quatre courageux entament un Madeira qui les amènera jusqu’au bout de la nuit, mais une chronique nous en est parvenue en bribes, recensant Evan vers 50, Xel vers 60, Ivan vers 70, et Olive au-delà de 100. Cette fois, le privilège de l’âge a joué et, et l’heure de la revanche a sonné face à une jeunesse naguère sans pitié.

Table 5, dite « Candidatures spontanées » : Thomas ressort sa boîte rutilante de Red 7 en reçoit un flot de candidatures spontanées pour s’encanailler à un jeu qui n’engage pas fort, ni sur le long cours. Tristan s’adjuge une première partie avec 34 (Adélie 18, Thomas 4, François 0), ensuite Thomas triomphe avec 41 (François 20, puis 0-0).

Table 6, dite « Prévarications »  : à Mob big apple, la lliste des prévarications semble infinie. Nicolas II y étrenne le titre du plus mafieux, 13 à 10 devant Mickaël.

Table 7, dite « Au nom du peuple » : un Mot malin clôt avec bonheur cette soirée, sur deux parties ponctuées par les scores mirifiques de 20 et 24 (sur 25), et avec quelques perles comme Adam (Dieu, Chocolat), Salvador Dali (Chocolat, Étrange), Mabuse (Docteur, Étrange), Thor (Dieu, Froid) ou encore l’inattendu Étudiant (Sandwich, Ampoule). On a cru à un joli (Colère, Repas) pour Purée, mais ce n’était pas ça, et le peuple parti-civilien (Adélie, Thomas, Dom, François, Mickaël, Nicolas II)  a frôlé le score parfait de 25, qu’on aurait certainement touché si la langue de François n’avait pas fourché, disant Voyage au lieu de Voyageur pour (Pigeon, Vélo), ce qui fit déraper le pigeon en Italie.