Le 3 février 1962 l’embargo des États-Unis contre Cuba était mis en place à la suite de nationalisations expropriant des compagnies américaines. Il est aujourd’hui toujours actif, ce qui en fait le plus long embargo commercial de l’époque contemporaine, mais, depuis 2000, les produits alimentaires sont exemptés d’embargo. Pendant la présidence de Barack Obama, les exportations de médicaments sont redevenues légales, bien qu’encore soumises à de lourdes restrictions. Sous la présidence de Donald Trump 240 sanctions sont au contraire mises en place et, 9 jours avant la fin de son mandat, il classera l’île dans les groupes terroristes.
61 ans plus tard, guerres et commerce faisaient rage à cette soirée de Parties Civiles.
Table 1, dite « Embargo climatique » : Xel et Neox enchaînent à Weather Machine, la dernière création de Vital Lacerda, dans le sillage du vendredi précédent. A deux, on a plus d’espace pour choisir ses emplacements, mais aussi moins d’opportunités pour libérer le climat de son embargo à l’heure anthropocène. C’est Neox qui impose sa loi avant que la table ne bascule en mode papotage.
Table 2, dite « Libre commerce » : à cette table du trop méconnu Container, on joue la mondialisation, produisant des ressources, les chargeant dans les entrepôts, qu’on vient ensuite charger dans des bateaux pour enfin les mettre aux enchères une fois sur l’île. Point crucial, la valeur de chaque marchandise varie selon les joueurs, et, encore plus important, la ressource majoritaire de chaque joueur est supprimée de son score ! Ces règles retorses obligent à de savants calculs et d’audacieux paris, ce qui n’est pas toujours facile dans une ambiance rythmée par le cliquetis des jetons de Doc Nico, ambianceur de la soirée, qui termine la jeu avec Axel Bauer et son Cargo de nuit en instrumental ! Thomas (137) fit le bon en se refusant à charger dans son entrepôt, qu’il garda minuscule, la moindre cargaison. Ce refus de participer à l’effort collectif lui permit d’économiser des actions et de faire des ventes lucratives. Dom (117), François (113) et Doc Nico (109) terminent dans un mouchoir de poche, tandis que Olive (64) ferme la marche.
Table 3, dite « Une si longue attente » : à Res Arcana, Baptiste l’emporte à l’arraché devant Steven, sur un écart de 2 points.
Table 4, dite « Bipolaire » : à Twilight struggle, on reprend les mêmes et on recommence, mais en changeant de camps : les Américains (cette fois-ci joués par Mickaël) se font surprendre par les Russes (Tristan) qui ont pris e contrôle de l’Europe.
Table 5, dite « Échappées belles » : Lise remporte coup sur coup une partie de Sub Terra dont elle sort seule survivante, puis de Tokaïdo où, avec 80, elle surclasse ses rivaux (Jakez, Morgane et Jeff), tous entre 60 et 64.
Table 6, dite « En rouge et noir » : à Massive Darkness, l’archange Michel sort libéré de la corruption des enfers. Un beau travail d’équipe, signé Olivier B, Fred et François-René.
Table 7, dite « Clap de fin » : le populaire Scout fait office de clap de fin, table que Xel surclasse avec 46, gagnant 3 des 4 manches. François (24) et Thomas (17) ont lâché prise tandis que Dom (7), tel un joueur de tango à contretemps, sombra régulièrement dans les affres d’un mauvais timing à ce jeu où le tempo est roi.

Table 3, dite « Paix froide » : Première sortie pour Trône de fer, une partie au long cours à ce jeu où l’on fait équipe avec ses voisins mais tout en jouant quand même pour soi, dans une sorte de paix froide. Thomas s’adjuge une victoire de prestige au départage, devançant Samuel, Lise, François-René et Mathieu.
Le 17 janvier 1377, cédant aux prières de Sainte Catherine de Sienne, faisant fi des lamentations de son entourage attaché au Palais des Papes et à son luxe, le pape Grégoire XI, dernier pape français, met fin à la captivité d’Avignon et réinstalle le Saint-Siège à Rome. La monarchie capétienne, affaiblie par la guerre de Cent Ans, n’est plus assez forte pour retenir le pape. Mais, à sa mort, le 27 mars 1378, le peuple romain impose l’élection d’un pape indigne, déséquilibré et violent, Urbain VI, qui cherche à imposer au Collège une vie conforme à l’idéal évangélique, demandant aux cardinaux de renoncer à leurs pensions et d’investir dans la restauration de l’Église. Deux conceptions de l’Église, du fonctionnement de ses institutions, de sa fiscalité et du rôle de ses princes — l’une avignonnaise, l’autre romaine — s’opposent. Les cardinaux, en majorité français, habitués aux fastes et aux intrigues de couloirs grâce auxquelles ils ont pu accéder à leurs charges si rémunératrices, voient d’un très mauvais œil ce pape moralisateur et intransigeant qui violente les cardinaux qui s’opposent à lui, jusqu’à les dépouiller et les faire exécuter en place publique. Treize cardinaux, pour la plupart français, se réuniront en septembre 1378 à Anagni, sous la protection de troupes gasconnes et navarraises, annulant l’élection d’Urbain VI et conférant la tiare au cardinal Robert de Genève. Clément VII, faute de pouvoir faire autrement, regagnera Avignon. C’est le début du Grand Schisme d’Occident, qui divisera pendant quarante ans l’Europe chrétienne en deux courants, entre papes et antipapes, Rome et Avignon, le tout sur fond de perte d’influence de l’église face à la noblesse et la bourgeoisie et de laïcité rampante des esprits.
Le 6 janvier 2021, des milliers de partisans se réunissent à l’invitation du président sortant Donald Trump, qui les incite à se lancer à l’assaut du Capitole dans une tentative de bloquer la certification des résultats du vote du collège électoral de l’élection présidentielle américaine de 2020 et la victoire de Joe Biden, alors que le congrès des États-Unis y est réuni pour effectuer cette étape finale du processus électoral.
nouveau jeu de la paire d’auteurs Luciani (Barrage, Grand Austria Hotel) / Tascini (Teotihuacan, Marco Polo), déjà vue en duo, entre autres sur le mystique Tzolk’in. Un jeu où la finalité est de combiner construction de maisons, cathédrales, blasons et colonnes, et où la patte des auteurs saute aux yeux. La mécanique de base est un draft de dés placés le long d’une roue : quand on prend un dé, sa position indique l’action qu’on va faire, sa couleur indique la ressource qu’on va recevoir, son chiffre indique combien de ressources on va recevoir de ce type, et la différence entre son chiffre et 7 indique la force de l’action ! Donc beaucoup d’éléments à surveiller, d’autant que les couleurs des dés et des ressources correspondantes sont légèrement différentes et proches à la fois des autres ressources ! Mickaël s’adjuge cette partie inaugurale devant Fred, Benjamin et le jeune Paul.