Le 23 mai 1498, Jérôme Savonarole était exécuté à Florence. Ce frère dominicain, prédicateur et réformateur avait pendant 5 ans dirigé un régime théocratique dans la république de Florence. Jeune prêtre, Savonarole prêche contre le luxe, la recherche du profit, la dépravation des puissants et de l’Église, la recherche de la gloire. Il est amené à dénoncer le comportement du pape Alexandre VI qu’il présente comme l’Antéchrist. Ses pamphlets violents contre les Médicis contribuent à l’expulsion de Pierre de Médicis par les Florentins. Savonarole prend le contrôle du gouvernement de la cité. Il rencontre le roi Charles VIII, négocie les conditions de la paix et évite le sac de la ville. Les Florentins sont autorisés à choisir leur propre mode de gouvernement. Le ralliement de Savonarole aux Français en fait un des principaux ennemis des Médicis, mais aussi du pape.
Il institue alors un régime qu’il décrit comme une « République chrétienne et religieuse », déclare Jésus-Christ « roi du peuple florentin ». Son régime comporte des réformes sociales et politiques : il modifie le système d’imposition, abolit la torture, renforce les lois contre l’usure, établit une cour d’appel et un système de secours aux pauvres. Mais il a aussi un aspect moral : il rend la sodomie passible de la peine de mort. Les jeunes adolescents, revêtus de robes blanches, parcourent les rues pour inciter les Florentins à l’aumône et à la charité.
Savonarole et ses partisans élèvent le bûcher des Vanités (7 février 1497). Des jeunes garçons sont envoyés de porte en porte pour collecter tous les objets liés à la « corruption spirituelle » : les miroirs et cosmétiques, les images licencieuses (femmes nues peintes sur les couvercles), les livres non religieux, les jeux, les robes splendides, les livres de poètes jugés immoraux, comme Boccace et Pétrarque. Tout fini brûlé dans un grand bûcher élevé sur la place de la Seigneurie. Des chefs-d’œuvre de l’art florentin de la Renaissance disparaissent ainsi, y compris des peintures de Botticelli, que l’artiste a lui-même apportées.
En 1498, le pape lance un procès d’Inquisition, l’accusant d’hérésie, de prophétisme, de sédition et d’erreur religieuse, mené par les dominicains, l’ordre de Savonarole, comme le veut la tradition. Arrêté, il passe cinquante jours en prison et y subit deux séances de tortures, administrées l’une par la ville de Florence, l’autre par un émissaire spécial du pape. Peu de preuves d’hérésie sont apportées, en dehors du fait qu’il affirme être un prophète parlant sous l’inspiration divine. Il est néanmoins condamné à mort avec deux de ses soutiens. Savonarole avait perdu toute crédibilité depuis qu’il avait refusé de se soumettre à une disputatio que réclamaient ses partisans pour lui permettre de prouver sa bonne foi.
A Parties Civiles, quelques années plus tard, une inquisition et une plongée dans les bas-fonds faisaient écho au destin tragique du frère.
Table 1, dite « Inquisition » : Thomas, Flavien, Armand, Xel, Nastassia et Marie-Anne s’exercent à Bureau of investigation et sa première enquête, « Le visage ». Le résultat brillant de 6 points sur 7 possibles leur sera un motif de vanité éternelle.
Table 2, dite « Bas fonds » : un Sub Terra conclut cette soirée, qui voit une magnifique victoire collective sur la dernière carte du jeu. Même Thomas, longtemps brebis égarée loin du troupeau, se voit tiré sur le tard des affres du purgatoire.
Le 16 mai 1966 peut être considéré comme le point de départ de la grande révolution culturelle prolétarienne, plus couramment appelée la révolution culturelle (1966-1976), l’un des événements marquants de l’histoire de la république populaire de Chine, dont le retentissement international fut considérable.
Le 12 mai 1976, les Verts de Saint-Étienne échouaient en finale de la Coupe d’Europe (0-1), victimes par deux fois des fameux poteaux carrés de Glasgow. Ils furent à leur retour célébrés comme des vainqueurs, à l’époque où, à la fin, les allemands gagnaient souvent.
Son collaborateur et ami Jean Monnet lui a fait part de l’urgente nécessité pour la France de se faire un allié de l’Allemagne et rédige un projet destiné à initier une fédération européenne. Ayant fait accepter le projet en un temps record par les ministres des Affaires économiques du Royaume-Uni, des trois pays du Benelux et de l’Italie réunis dans le plus grand secret à Paris le 8 mai 1950, puis par Konrad Adenauer, auprès de qui il a dépêché un émissaire spécial, et enfin par le gouvernement Bidault en conseil des ministres le 9 mai, Robert Schuman concrétise l’initiative en proposant par sa déclaration du 9 mai 1950, de placer la production franco-allemande du charbon et de l’acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe. Le plan Schuman entraîne la signature du traité de Paris le 18 avril 1951 qui crée la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), origine de l’Union Européenne.
Le 5.5.1921, Coco Chanel lançait son célèbre parfum, N°5. Mais 20 ans plus tard, profitant de la confusion et des lois antisémites, elle tente de récupérer la marque, car la célèbre fragrance dont elle ne détient les droits qu’à hauteur de 10 % est en fait la propriété d’une famille juive, les Wertheimer. Le 5 mai 1941, elle réclame donc aux autorités allemandes la propriété des Parfums Chanel, assurant qu’
Aussi surprenant que cela paraisse aujourd’hui, ce n’est pas comme peintre que Léonard est en son temps célèbre, mais comme organisateur de fêtes. Il déploie son génie d’inventeur pour développer des machines et mettre en place des spectacles inédits. Disparu le 2 mai 1519, par son génie, il symbolise la Renaissance italienne sans avoir reçu de formation poussée et connaissant mal les œuvres antiques. Le nombre de tableaux qui lui sont attribués avec certitude se compte sur les doigts des deux mains. Il a projeté de rédiger 120 traités sur les sujets les plus divers, sans jamais en écrire un seul.
Le 11 avril 1828, l’entreprise générale des omnibus crée à Paris de premières lignes de transport public à l’époque par des voitures à chevaux (hippomobiles). Alors que le seul moyen pour se déplacer est le fiacre, le préfet de police de Paris l’autorise à exploiter une entreprise de voitures destinées à « transporter à bas prix les habitants de certains points de la ville à d’autres points également fixés et en suivant des itinéraires fixés par la ville », avec au plus dix lignes et cent voitures. La première ligne à itinéraire fixe exploitée allait de la rue de Lancry à la Madeleine et à la Bastille. Elle était desservie par une voiture à chevaux partant tous les quarts d’heure qui pouvait transporter jusqu’à quatorze personnes. L’arrêt était fait à la demande et le prix de la course, 25 cts, modique. Entre le 11 avril et le 15 octobre 1828, l’EGO transporta plus de deux millions et demi de voyageurs. En 1854, dernière année de fonctionnement de ces compagnies, elles transportèrent 30 millions de voyageurs.