Festival SCORFEL des 18 et 19 Octobre 2025 aux URSULINES

Cette année encore Parties Civiles était présent en nombre au festival Scorfel. Nous avons animé de nombreuses tables pendant le festival et accueilli les visiteurs de tous âges au stand de Parties Civiles. Merci à nos adhérents de contribuer à faire vivre ce festival de l’imaginaire !

Et maintenant, nous laissons le petit dragon se reposer de ses efforts jusqu’à l’année prochaine.

Festival Scorfel les 18 et 19 octobre 2025" - Club Présences d'Esprits

Séance de VENDREDI 17/10/2025 à Servel

Le 17 octobre 1968, à Mexico, John Carlos et Tommie Smith lèvent chacun un poing ganté de noir sur le podium de premier et troisième pendant l’hymne américain de leur remise de médailles d’or et de bronze au 200m lors des Jeux olympiques d’été de 1968. Les deux athlètes sont aussi monté sur le podium en chaussettes noires sans chaussures afin de dénoncer le racisme envers les Noirs aux États-Unis. Tommie Smith porte un foulard au cou et John Carlos un collier en référence aux lynchages des Noirs dont ceux du Sud ont été très longtemps victimes. En signe de soutien, Peter Norman, un athlète blanc et médaille d’argent, porte un badge de l’OPHR (Olympic Project for Human Rights, un association dénonçant la ségrégation dans le monde). Les trois athlètes sont hués par les spectateurs. Le président du CIO, Avery Brundage, déclare qu’une protestation concernant la politique intérieure d’un pays n’a pas sa place au sein d’un évènement apolitique tel que les Jeux et ordonne que Smith et Carlos soient suspendus de l’équipe américaine et bannis du village olympique. Les deux athlètes seront suspendus puis exclus à vie des Jeux Olympiques. Ils recevront des menaces de mort contre eux et leur famille.

En 2005, une statue montrant Carlos et Smith sur le podium est érigée sur le campus de l’université d’État de San José. À la place du numéro 2, on peut voir une plaque qui rend hommage au soutien de Peter Norman pour ses collègues athlètes, et qui invite le passant à prendre parti en prenant la place et en devenant un acteur de la statue. Le 30 septembre 2016, plusieurs décennies après avoir été ignorés, Smith et Carlos sont reçus à la Maison-Blanche par le président Obama. En novembre 2019, ils sont intronisés au Hall of Fame du Comité olympique et paralympique américain au cours d’une cérémonie à Colorado Springs. À cette occasion, John Carlos déclare  : « Nous avons compris après 51 ans que la plus grande invention n’était ni l’avion, ni la télévision, ni le téléphone, mais la gomme : comprendre qu’on peut faire des erreurs dans la vie et qu’il ne doit pas y avoir de honte à les effacer. Je pense que le Comité est arrivé à cette conclusion ».

57 ans après, nombre d’américains ont jeté la gomme. Il leur reste les archives. A Parties Civiles, à la veille du festival Scorfel, on ne baissait pas les bras et 6 tables se mettaient en place.

Table 1, dite « Poing levé » : Après quelques mois de disette, retour sur les tables de Le château blanc. Mickaël grimpe sur le haut du podium, reléguant Corentin, OlivierB et Fred aux affres de l’anonymat.

Table 2, dite « On touche le fond » : Plongée dans Abyss cette table voit la victoire de Sébastien, 93, devant Nolwenn, 82, Faline, 74, Théo, 66 et Caroline, 41.  Ils se lancent ensuite dans un nouveau jeu, Link city.

Table 3, dite « Nuit blanche » : Trois connaisseurs, Xekl, Olive et Marc, s’apprêtent à lancer Obsession, mais surgit le novice Clément, et c’est parti pour une explication de règles, longue, forcément longue. La partie prend fin dans la nuit su rune victoire attendue de Marc, qui se sera bien entraîné à la nuit ludique de Scorfel.

Table 4, dite « Vérité alternative » : Steven, Younaël et Tristan ferraillent à Cyperpunk. Ils ont si bien joué aux hackers que le résultat ne nous est pas parvenu.

Table 5, dite « Pas de gomme » : La fine équipe de Sherlock Holmes: Détective conseil s’apprête à jouer la dernière enquête ! Mais, coup de théâtre, il leur est annoncé que celle-ci est d’un genre un peu spécial et qu’il faudra être patient car elle risque de s’étirer. Ils n’ont du coup pas mis la gomme pour progresser, la soirée s’étirant entre visites convenues et digressions multiples parce-que-l’homme-est-un-animal-social-et-on-n’est-pas-là-que-pour-jouer. A l’orée de la nuit, ils sont parvenus à dénicher une piste prometteuse, et ont noté scrupuleusement leurs trouvailles, pour la revoyure. On retiendra aussi de cette soirée le mémorable échange lors d’un choix au cours d’une visite dans une maison, l’un voulant juste regarder, et l’autre s’introduire. Parce que cette équipe est aussi celle des petites blagues.

Table 6, dite « Meurtres ordinaires » : Par une nuit d’orage, un couple de malheureux voyageurs se précipite dans un manoir abandonné dans les bois pour se mettre à l’abri. Mais, pire que la pluie impitoyable, ils sont en fait entrés sur le terrain de chasse d’un tueur assoiffé de sang. Bienvenue dans Terroscape – encore une nouveauté sur nos tables – que Fred, Mickaël et OlivierB ont espérimentée, sans oser en dévoiler l’issue.

Séance de MARDI 14/10/2025 à Servel

Deux 14 octobre encadrent le projet de construction de la Cité Radieuse de Le Corbusier à Marseille : pose de la première pierre en 1947, inauguration en 1952. Elle sera suivie de quatre projets similaires à Rézé, Briey, Firminy et Berlin. Rapidement surnommée par les locaux « la maison du fada », elle est à la convergence du besoin de reconstruction de l’après-guerre et de la vision sans concessions de l’architecture de Le Corbusier qui y applique ses principes : construction sur pilotis, technique du béton armé, appartements lumineux et traversants en duplex,  aménagements modernes et fonctionnels -dont une cuisine intégrée conçue par Charlotte Perriand-, espaces collectifs favorisant les rencontres. L’immeuble de sept étages, tout en longeur, fait face à la Méditerranée. Prévu pour loger 1600 personnes, il se distingue par sa polyvalence en mêlant logements, hôtel, commerces et services (dont une école maternelle et une piste d’athlétisme sur le toit).  Ce « village vertical » est maintenant classé monument historique et en voie de gentrification.

Table 1, dite « Méditerranée » : Retour sur les tables de Signorie, déjà joué mardi dernier. On retrouve trois protagonistes de cette partie, Gérard VHN et Olive, plus Xel. Les deux premiers, en tirant les leçons, décident d’investir en début de partie dans les assistants qui rendent les actions plus puissantes, ceci au détriment de la collecte rapide de tuiles Alliance. Effectivement ils finiront avec 8-10 assistants au lieu de 4-5 précédemment. La stratégie est payante : après un démarrage poussif au score, Gérard s’envole au score tandis que Dom, tel un diesel nécessitant de chauffer, revient irrésistiblement sur lui. Les lancers de dés ont fait moins grincer les dents que la semaine dernière et Olive estime avoir mieux mené sa partie, seule Xel regrette de s’être méprise sur les objectifs qui sont scorés aux deux dernières manches. Au final Dom (qui a placé un maximum d’hommes dans les villes) s’impose détaché avec 215 (le meilleur score vu en nos murs) devant Gérard 177, Xel 138 et Olive 137.

Table 2, dite « Polyvalence » : Nolwenn, Sébastien et les deux Caroline jouent d’abord à Res Arcana (victoire de Nolwenn) puis à un nouveau jeu, Tisseur de Rêves.

Table 3, dite « Radieuse » : Faline, Marc et Nastassia disputent un Forêt Mixte où Faline montre une fois encore sa maîtrise : grâce à un bestiaire comprenant un autour des palombes et des daims, elle atteint le score de 276 contre 195 pour Marc et 175 pour Nastassia. Ensuite c’est un Faraway que Faline remporte avec 69 PV. Echange de Marc pour Younaël et ils repartent pour un Pandémie où ils réussisent rapidement avec le trio Médecin/Répartiteur/Chercheuse. Faline a donc gagné toutes ses parties et est repartie radieuse.

Table 4, dite « Fadas » : Sans se lasser, Stéven, Mickaël et BenjaminG jouent encore et encore à Ark Nova.

Séance de VENDREDI 10/10/2025 à Servel

Le 10 octobre 2005, les négotiations entre la CDU/CSU et le SPD, tous deux affectés par un recul électoral aux élections législatives, se concluent sous la forme d’une grande coalition (große Koalition), avec Angela Merkel en chancelière de l’Allemagne. Au départ, c’était plutôt une coalition jamaïcaine (Jamaika-Koalition) rassemblant la CDU/CSU, le Parti libéral-démocrate (FDP) et l’Alliance 90 / Les Verts, qui était ptévue. Elle doit son nom aux couleurs du drapeau jamaïcain, noir, jaune et vert. On parle aussi, en référence à une coalition en feu tricolore, de « feu tricolore noir » (schwarze Ampel, ou par contraction Schwampel-Koalition).

Si l’Allemagne possède un vocabulaire riche et coloré pour décrire toutes les nuances de coalitions gouvernementales, ce pays en faisant un usage immodéré, la France est à ce stade beaucoup plus prosaïque et moins imaginative. 20 ans après, à Parties Civiles, des coalitions plus ou moins solides se mettaient en place, faisant apparaître quatre blocs distincts.

Table 1, dite « Socle commun » : La nouvelle saison de ISS Vanguard vient de démarrer, avec à la manoeuvre d’autres acteurs, F-R, Armand, Jérôme et OlivierB, qui s’essaient à cette autre feuille de route. Les quatre ont l’expérience d’autres campagnes au long cours, ce qui permet de les qualifier sans hésitation de socle commun et de leur pronostiquer une longue vie.

Table 2, dite « Ambitions avouées » : Lutte entre quatre personnalités bien trempées et aux ambitions affirmées (Thomas, Fred, Mickaël & Caroline2) à Dune Imperium – Insurrection. C’est Fred qui s’impose au terme d’une primaire sans merci.

Table 3, dite « Idées universelles » : Les idées appartiennent à tout le monde. Aussi, Théo, Corentin, Faline et OlivierL se retrouvent à Ark Nova. Ils profitent de l’absence des tauliers habituels pour tenter d’ouvrir leur compteur de victoire ! C’est Faline remporte la partie grâce a une strategie ‘prédateur’ et, selon ses dires, « en l’absence des grands fauves Mickael et Steven » !

Table 4, dite « Programe commun » : Julien sort de son chapeau La vallée des mammouths qu’il vient d’acquérir, place des chineurs. Ce jeu de 1991 créé par l’illustre Bruno Faidutti fait sa grande entrée sur nos tables. Il repose sur un contrôle de territoire commun, à l’époque préhistorique comme on l’a compris. On y installe des camps, provoque des naissances, combat des bêtes affamées pour nourrir sa tribu, on affronte les rigueurs de l’hiver et les étés brûlants. S’il accuse le poids des ans par son graphisme et certains mécanismes que les puristes renieraient aujourd’hui, comme décider aux dés le sort des combats, il permet de passer une agréable soirée autour d’un programme commun: édifier le premier quatre camps de base, et tenir un tour de plus dans cette configuration. La partie se déroule à l’ancienne, dans un brouillard qui se dissipe peu à peu, Julien expliquant les règles en cours de partie. C’est Sébastien qui semble le mieux parti avec trois camps, après avoir réduit à néant le foyer de François, mais il se perd dans une guerre fratricide avec Marc. Et c’est finalement Julien, que personne n’avait vu venir, et qui s’est déployé tranquille dans son coin, qui rafle la mise.

Séance de MARDI 07/10/2025 à Servel

A l’automne 1870, la situation de la France est désastreuse : Napoleon III a été capturé à Sedan et les prussiens assiègent Paris. Le député Léon Gambetta a proclamé le retour de la république début septembre et, chargé de la défense nationale, il souhaite rejoindre Tours pour organiser la résistance et lever des armées. Ce n’est pas à la nage mais par les airs, à bord d’une montgolfière, qu’il organise une audacieuse évasion. Il a d’abord fallu mettre à contribution les fabriques et ateliers de la ville pour construire trois ballons. Le 7 octobre au matin, il décolle par beau temps accompagné d’un collègue, de pigeons voyageurs et d’un pilote expérimenté. Victor Hugo assiste à la scène et rapporte « On chuchotait dans la foule: Gambetta va partir. J’ai aperçu, en effet, dans un gros paletot, sous une casquette de loutre, près du ballon jaune, dans un groupe, Gambetta. Il s’est assis sur un pavé et a mis des bottes fourrées« . Le voyage n’est pas de tout repos : ils commencent par se poser trop tôt, en territoire ennemi. Le pilote, effrayé d’essuyer des tirs, dirige mal l’aérostat et se réconforte un peu trop avec sa flasque de rhum. Ils finissent par atterrir dans l’Oise et gagnent Tours par le train. 155 ans plus tard, Gambetta figure dans le top 10 des noms de rue les plus communs en France (merci rédacteur, c’est vraiment très intéressant !), les grands hommes se font rares et on est restés sobres à Servel.

Table 1, dite « Entre les mailles du filet » : Les indécrottables -ou accros à tables- (Stéven, Mickaël et BenjaminG) se font leur dose hebdomadaire de Ark Nova. Avec des joueurs aussi affûtés les parties sont serrées. Et comme la semaine passée le dernier tour est à rebondissements : Benjamin, à la traîne aux points, améliore sa situation en réalisant un projet de conservation. Ce faisant il prive Stéven des points correspondants et ce dernier en conçoit une certaine amertume. Mickaël se glisse devant aux points, profitant de ce kingmaking involontaire. Son mérite n’en n’est pas moindre.

Table 2, dite « Envolée » : Olive a invité Gérard à amener Signorie, s’y joignent Sébastien et VHN. Après le rappel des règles c’est parti pour les 7 manches de ce jeu où on développe les actions sur son plateau individuel tout en essayant de tirer le meilleur du pool de dés et des 8 tuiles de valeur variable qui se renouvellent. Gérard réussit à acheter 3 assistants au premier tour, c’est un gros investissement mais qui va rendre ses actions plus puissantes. Sébastien, lui, investit dans le capital humain en produisant à la chaîne des descendants. Dom, à l’inverse, se contente d’une famille resserrée et (aléas de la procréation) composée essentiellement de filles alors que l’un des bonus de fin de partie récompenses les mâles. Olive de son côté a décidé de ne rien céder sur l’ordre du tour, il jouera en premier le plus souvent. En milieu de partie Gérard place 2 fistons à 13 PV pièce et prend quelques encablures d’avance au score. Dom réduit l’écart en mariant quelques résidentes de son gynécée mais reste à distance aux points. La dernière manche est un festival de frustration : Dom ne peut faire que 2 actions (sur un maximum de 4) tandis que Gérard ne peut pas activer son assistant rapportant 5 PV. Dom refait son retard en décomptant ses tuiles Alliance (42 PV) et coiffe Gérard 145 PV à 143 devant Sébastien 123 et Olive 107 (qui ne se pardonne pas d’avoir laissé une tuile valant 5 PV à Dom, encore un kingmaking involontaire).

Table 3, dite « Loutre » : Un Forêt Mixte regroupe Nolwenn, Marc, CarolineTh, NicolasII et Stéphanie. Dans ce jeu, pas d’animaux ni de plantes de rivière, ce sera peut-être l’objet d’une future extension. Chacun(e) choisit une stratégie centrée sur un groupe d’espèces différent, dans une belle symbiose qui débouche sur un podium disputé : Marc (papillons) 86, Nicolas (arbres) 85, Nolwenn (oiseaux) 82. En seconde partie de soirée le duo Nolwenn/Caroline se lance dans Paleo : elles reviennent victorieuses de la piste du mammouth au scénario 1 puis échouent au scénario 2.

Séance de MARDI 30/09/2025 à Servel

C’est le 30 septembre 1905 que naît Michael Powell, un réalisateur de cinéma anglais qui fut l’auteur de films classiques des années 40 qu’il cosigna fréquemment avec Emeric Pressburger. Il commença au bas de l’échelle en 1925 comme arpette aux studios de la Victorine à Nice. Après avoir travaillé un peu avec Hitchcock, il réalise ses premiers films dans les années 30 et rencontre Pressburger en 1939. Parmi leurs fameux films communs, Le narcisse noir, Colonel Blimp et Les chaussons rouges. Il y fit tourner plusieurs fois la rousse Deborah Kerr (elle-même née un 30 septembre, en 1921) avec qui il eut une liaison. Sa carrière reçut un coup d’arrêt avec Le voyeur, un film violent et sexualisé sur un meurtrier compulsif et obsessionnel qui fut très mal reçu en Angleterre. Ses dernières réalisations furent à l’étranger et pour la télévision. Travelling avant de 120 ans et zoom sur la salle de quartier de Servel. Meeples… Action !

Table 1, dite « Le Voyeur (1960) » : C’est plutôt de voyants qu’il s’agit ici. Nolwenn, Caroline, Sébastien, CarolineTh et Julien se lancent dans un Mysterium. C’est Nolwenn le gentil fantôme mais elle se heurte à un mur d’incompréhension et son équipe de mediums ne parvient pas à retrouver le trio meurtrier/lieu/objet. Sur ces entrefaites arrive Younaël et ils repartent pour une seconde séance avec cette fois Sébastien derrière le paravent. Avant la phase finale, tout le monde a trois indices sauf Younaël. Cette fois les soupçons convergent et c’est une victoire collective.

Table 2, dite « Le lion a des ailes (1939) » : Faut-il être surpris de constater que Mickaël, Stéven et BenjaminG s’isolent pour disputer un Ark Nova ? Avec ces trois carnassiers rodant dans les zoo, il ne va pas faire bon être un herbivore égaré. La partie est serrée mais c’est Benjamin qui déroule un dernier tour d’anthologie : il utilise sa vipère pour utiliser une action puissante de Stéven et son lion pour avancer d’un coup de 6 points de réputation. Dans la foulée il croise ses deux pistes et réussit à maintenir son avance dans le décompte final. Pas peu fier, il serre noblement la main de ses adversaires défaits et repart en poussant quelques rugissements qui ont réveillé le quartier.

Table 3, dite « Le Voleur de Bagdad (1949) » : Même jeu que mardi dernier mais nouvelles têtes pour une partie de l’Année du Dragon, cette fois à quatre : Gérard, Olive et VHN qui attirent Stéphanie qui sortait d’une autre activité et qui est déjà joueuse. Quel genre de jeux ? Oh rien de très compliqué, du Carcassonne ou de l’Azul. En fait elle va s’avérer redoutable dès sa première partie. Dom et Gérard investissent dès le début dans un Privilège qui vide leur caisse. Certes, il rapporte 2 PV à la fin de chaque tour mais, sans argent et jouant en 3e et 4e position, ils n’arrivent pas à agrandir leur palais et voient leurs personnages recrutés aussitôt défaussés. Stéphanie et Dom jouent les artificiers et en milieu de partie c’est elle qui prend la tête à la fois sur l’ordre du tour et au score. Olive, pénalisé par l’absence de Privilège, score moins à chaque tour. Dom continue à se lamenter de la perte de ses personnages, qui pour cause d’épidémie, qui pour cause d’invasions mongoles pendant que Gérard utilise habilement sa force militaire et décide de quitter l’inconfortable position de 4e dans l’ordre du tour. Notons aussi que la partie est très différente de la précédente, l’action « renflouer à 3 yuan » a été utilisée fréquemment et le nombre de persos survivants est nettement plus faible (9-10 la semaine dernière contre 5-7 ce soir). Stéphanie attaque le décompte final avec quelques points d’avance mais Dom remonte avec ses petits bouddhas. C’est la conversion de ses cinq sacs de riz qui lui permet de voler la victoire avec 90 PV contre 89 pour Stéphanie, 83 Gérard et 72  Olive.

Séance de VENDREDI 26/09/2025 à Servel

Le 26 septembre 1953, le Royaume-Uni met fin au rationnement du sucre. Le rationnement alimentaire avait été mis en place dès janvier 1940 et dura encore un an, jusqu’à la fin du rationnement de la viande et du beurre en 1954. Il s’était même durci en 1946-1947 à cause de très mauvaises récoltes de céréales et de patates. Des régimes spéciaux avaient été prévus pour les femmes enceintes, certains malades et les enfants qui avaient droit à des délices comme le jus d’orange et l’huile de foie de morue. Il est estimé que cette époque améliora en fait la santé globale de la population en réduisant le consommation de sucre & graisses et en égalisant la ration des pauvres et des riches, même si elle manquait de variété ; la mortalité infantile baissa et le poids de naissance augmenta. 72 années plus tard nous sommes dans un monde où plus de personnes souffrent d’obésité que de malnutrition.

Table 1, dite « Provisions » : Alors qu’une campagne de ISS Vanguard a fini récemment, une autre démarre ce soir, avec aux postes d’équipage F-R, Armand, Jérôme et OlivierB. Démarrage en douceur puisque ce soir ils écoutent le briefing et explorent le tutorial. Rien de sérieux ne leur est donc arrivé, si ce n’est de repartir avec pour mission d’approfondir les règles avant de se remettre à table.

Table 2, dite « Privée de dessert » : Partie entre connaisseurs (Julien, OlivierL, Sébastien2 & Caroline2) de Dune Imperium. La lutte finale est entre Sébastien et Caroline mais, alors qu’elle pense avoir partie gagnée, les dernières cartes jouées donnent juste assez de points à Sébastien pour qu’il passe devant sur la piste de score. Pas rassasiés, il continuent à trois par un Splendor, cela se mange sans faim.

Table 3, dite « Goût amer » : Pierre-Yves, VHN et Olive choisissent de jouer à Yunnan. Les deux premiers ont déjà fait une partie mais il y a assez longtemps pour avoir tout oublié. A trois joueurs les interactions sont moins dures, que ce soit à la phase initiale d’enchères pour les différents bâtiments d’amélioration où à la phase de voyage sur la carte (où il peut arriver qu’un meeple soit renvoyé en arrière par un nouvel arrivant ou par l’Inspecteur). Pour la même raison le bénéfice tiré d’une visite à la banque (qui remplace les enchères en redistribuant les mises des autres joueurs) est plus limité, seul Olive y est allé. Comme toujours il y a pas mal d’intrigue possible pour maximiser son revenu de fin de tour tout en mettant des bâtons dans les roues des autres. La leçon de cette fois est que Dom a été laissé trop libre de recruter des meeples en début de partie. Il s’est mieux développé sur la route de Pu’er, son revenu supérieur lui permettant d’enchérir agressivement. Il met fin à la partie en produisant un revenu de 64 et, au terme du décompte, finit avec 142 points contre 75 à P-Y et 58 à Olive.

Les mêmes testent ensuite Maka Bana, un jeu pas récent et plutôt pas beau de contrôle de territoire où on essaie de deviner et bloquer les actions des autres joueurs. Olive réussit à construire un groupe de cinq paillottes et score fort avec son club de plongée, il s’impose avec 25 PV contre 14 à P-Y et 9 à Dom qui repart l’estomac dans les talons.

Table 4, dite « Gloutonnerie » : Le toujours apprécié Hansa Teutonica sort entre les mains de Mickaël, Thomas, JérômeC et Théo. Jérôme, affirmant avoir distillé la quintessence des stratégies gagnantes des parties précédentes et avoir « tout vidé » -comprenne qui pourra-, gagne de peu avec 60 PV devant Thomas 58, Mickaël 47 et Théo 42. Ils poursuivent avec un Odin très serré où Mickaël gagne avec 19 PV contre 21 à 23 aux trois autres.

Table 5, dite « Confiseries » : Marie-Christine, Corentin et Delphine jouent à Terraforming Mars et cela dure, au point que le résultat n’était pas connu avant que le rédacteur se barre.

Séance de MARDI 23/09/2025 à Servel

Le 23 septembre 1954, c’est la consécration pour Georges Brassens qui se produit à l’Olympia. Agé de 33 ans, cela fait quelques années qu’il rencontre un succès croissant comme auteur-compositeur-interprète dans les cabarets parisiens. Ceci en continuant à loger dans une minuscule maison sans aucun confort du XIVe, celle de Jeanne qui recueille les animaux du quartier, dont la fameuse cane de la chanson. C’est aussi à travers Jeanne (née à Lanvollon) qu’il développe un lien avec les Côtes d’Armor ; il finira par acquérir une maison au bord du Trieux. « Un vingt-e-deux septembre au diable vous partîtes » mais un vingt-trois septembre nombreux nous jouâmes.

Table 1, dite « Le gorille » : L’inévitable Ark Nova (avec extension) réunit au zoo les inévitables Stéven, Mickaël et BenjaminG.

Table 2, dite « Hécatombe » : Clément et Olive disputent un match de Blood Bowl (du football américain où on peut massacrer les adversaires, un jeu du siècle passé). Le coach Clément s’impose 3 à 0 (il s’agit bien de touchdown, pas d’évacués sur une civière).

Table 3, dite « La file indienne » : Marie-Anne, Marc et Nastassia jouent à Cascadia (avec extension). Un jeu où il faut arranger ses animaux (pas de cane, cependant) suivant différents motifs. Partie serrée qui voit M-A s’imposer avec 101 PV devant Marc 95 et Nastassia 91.

Table 4, dite « Le revenant » : Initiation à l’Année du Dragon par VHN au profit de NicolasII et Virginie. Les règles ne sont pas compliquées, il faut juste apprendre la dizaine de personnages et les deux apprécient. Les novices prennent un bon départ grâce à leur certificat acheté tôt et leur nombre supérieur de palais, ils grapillent 2 PV à la fin de chaque tour (12 tour pour les 12 mois de l’année). Nicolas fait de tout : un moine, des lettrés, une courtisane, et il dispute à Dom la tête de la piste Personnages qui détermine l’ordre du tour. Dom de son côté a optimisé le début de partie qui voit les 2 épidémies et les 2 sécheresses se produire ; il peut ensuite sacrifier ses médecins et fermiers et s’arroge les points des fêtes du Dragon. En fin de partie, Nicolas est toujours en tête au score mais perd plusieurs personnages tandis que Dom le prive des points de ses lettrés. Au décompte final, Dom refait son retard avec ses dix persos dont deux moines (20 + 9 PV). Il finit en tête avec 93 PV devant Virginie 84 et Nicolas 82.

Les mêmes poursuivent la soirée avec une Course vers El Dorado. Nicolas fait la course en tête, bloquant les autres si nécessaire. Il négocie un raccourci audacieux en sacrifiant deux cartes lui permettant de passer par une case « 4 pièces ». Dom, aidé par ses Cartographes, revient de loin et dépasse Virginie sur la même tuile et rattrape Nicolas. Mal inspiré, il abat la barrière qui retenait Nicolas ; celui-ci reprend aussitôt son sprint vers El Dorado. Dom, lesté d’une Boussole qu’il n’a pas su utiliser, l’atteint dans le même tour mais le départage aux barrières (4 à 1) donne la victoire à Nicolas.

Table 5, dite « Les copains d’abord » : Nolwenn organise deux Pandémie avec Sébastien2, Caroline2 et Delphine. Les deux fois, la team triomphe de la maladie. Ils finissent la soirée avec les Tours Ambulantes, un jeu familial méconnu des vétérans Kramer & Kiesling. Sur un thème loufoque de magiciens procrastinateurs, un jeu sympa avec un matériel réussi (des tours en carton qu’on peut empiler), de la course, un peu de mémoire, un zeste de chaos et pas mal de bons moments. A son tour on joue deux cartes pour déplacer un de ses sorciers et/ou une tour. C’est Delphine qui est la première à remplir la double condition de victoire (avoir amené tous ses sorciers à destination et avoir rempli toutes ses fioles d’élixirs magiques).

Séance de VENDREDI 19/09/2025 à Servel

On se presse à Servel alors que l’été agonise ; un chouette mélange d’anciens et de nouveaux s’installe autour des tables et se lance dans une sympathique variété d’activités ludiques.

Table 1, dite « Mobilisation » : Younaël, François et les deux Caroline se plongent dans le jeu historique coopératif Una Vittoria Impossibile. Il confirme sa réputation de jeu difficile : il leur faut trois tentatives et l’ajout des pouvoirs tirés du mode expert pour enfin réussi à sauver la ville de Parme des menaces fascistes.

Table 2, dite « Domination » : OlivierL savait-il qu’il serait comme un faon jeté au milieu d’une meute en rejoignant Stéven, Mickaël et BenjaminG pour un Ark Nova ? Selon les propos pudiques captés, Stéven a gagné « avec une belle avance ». Pas rassasiés, les fauves accueillent Younaël en provenance de la table 1 et repartent pour un Dune Imperium tardif.  Qui l’eût cru ? Le joueur-au-prénom-commençant-par-S mène bien son affaire, remonte peu à peu au score, remporte le dernier combat et finit un point devant son dauphin.

Table 3, dite « Elimination » : Partie du classique et toujours apprécié Battlestar Galactica pour Xel, F-R, Nolwenn, Armand et Sébastien2. C’est Nolwenn qui débute avec deux cartes Cylon, elle entraîne Sébastien avec elle et ourdit pour mener le vaisseau spatial et l’humanité à sa perte.

Table 4, dite « Exploration » : Un nouveau jeu, Star Scrappers : Orbital, est découvert par Pierre-Yves, Corentin, Théo, Delphine et Pierre, des adhérents récents. Il s’agit pour chacun de construire une station spatiale avec des cartes et d’activer les différents modules de sa station avec son équipage, en mode « placement d’ouvrier ». Le résultat de la partie n’est pas parvenu à travers l’espace infini. Certains poursuivent avec Dystopia dont nous ignorons tout.

Table 5, dite « Fermentation » : Avec le retour de Thomas on a le retour de Viticulture qu’il  fait découvrir à Tristan, flanqué de Marie-Anne et VHN. Ces deux derniers investissent dès le début dans un bâtiment rapportant des points au cours de la partie, le moulin pour Dom et la salle de dégustation pour Marie-Anne. Dom continue à grappiller des points mais tarde à lancer son business (aucun contrat et un pauvre champ produisant 4 rouge). En face, Tristan nage dans les cartes (y compris volées aux adversaires) et a ses 6 ouvriers tandis que Thomas est fidèle au cottage et construit patiemment de quoi fabriquer des vins haut de gamme : sa première vente rapporte 5 PV (il en faut 20 pour déclencher la fin de partie). Pendant ce temps, Dom a construit ses deux caves et au sixième tour il enchaîne deux ventes à 3 et 5 PV. Thomas fait sa propre vente de prosecco pour 6 points mais c’est trop tard : avec 21 PV, Dom l’emporte sur Thomas 19, Tristan 14 et Marie-Anne 12. Ils poursuivent avec un Odin où l’ordre est exactement inversé : Marie-Anne (qui se prétend somnolente mais réussit à surprendre les autres) gagnante avec 10, Tristan 14, Thomas 17 et Dom 23. Enfin, ayant reçu le renfort de F-R, ils font deux So Clover : au premier les choix sont un peu opaques, les joueurs mal synchronisés et cela finit piteusement avec 3 échecs sur 5. Le second est bien meilleur : 5/5 dont 2 grilles trouvées au premier essai.

Table 6, dite « Prolongation » : Pendant que la table 2 est dans son second gros jeu, Nolwenn organise un Res Arcana avec Corentin, les Caroline et peut-être Sébastien.

Séance de VENDREDI 12/09/2025 à Servel

Le 12 septembre 1983, Arnold Schwarzenegger était naturalisé américian. Surnommé le « Chêne autrichien » pendant ses années de culturisme, puis « Schwarzy » pendant sa carrière d’acteur, et enfin « Governator » (Governor et Terminator), il se fit d’abord connaître en devenant avec cinq titres de Mister Univers et sept de Monsieur Olympia, devenant l’un des culturistes les plus titrés de tous les temps. Son père voulait qu’il devienne policier, sa mère qu’il fasse une école de commerce, mais un jour, il remarque dans une vitrine la couverture d’un magazine où pose un homme musclé déguisé en guerrier des temps anciens. Il retrace la vie de Reg Park, un ancien culturiste anglais devenu Mister Univers, puis acteur ayant fait fortune en fondant un empire dans le sport. Il le prend comme modèle et décide de suivre la même voie, mais y ajoutera la carrière politique. En 2003, il transformera le scrutin qui l’a porté au pouvoir en Californie suite à la destitution du gouverneur démocrate (recall), en spectacle entièrement basé sur son statut de star du cinéma hollywoodien, argent, célébrités et marketing ayant dominé la campagne électorale, au détriment des idées politiques – essentiellement, la dénonciation des excès de dépenses et de taxes attribués au gouvernement sortant. La procédure du recall, une manœuvre des républicains pour prendre le contrôle du poste de gouverneur d’un des États les plus importants de l’Union, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2004 est la seconde dans l’histoire à avoir abouti, après celle contre le gouverneur du Dakota du Nord en 1921. Réélu, devenu pionnier de l’environnement, il se détachera peu à peu du parti Républicain tel qu’il évoluera sous l’emprise de Donald Trump.

42 années plus tard, Parties Civiles vivait une soirée à grand spectacle et fort contenu environnemental, attirant à l’occasion plusieurs nouveaux venus attirés par le bouche à oreille, le forum des associations ou la lecture de son blog.

Table 1, dite « Forts comme personne » : Séance de spiritisme avec Nolwenn à la manoeuvre pour Mysterium qui tente de convaincre une fine équipe de médiums, où trois nouveaux (Delphine, Théo, et Julien alias Bubble) côtoient des habitués (Faline, François, Mickaël). Comme habitual, il y a eu quelques quiproquos, comme ces images d’ours qui envoient derechef vers un salon garni d’une pelure du plantigarde, fausse piste, ou des engrenages étrangements ressemblants à ceux d’un personnage, enfin oui mais non…Au bout du compte, chacun finit par résoudre son énigme et on se retrouve avec trois indices pour résoudre l’enquête finale, un luxe. Le choix 6 semble évident à tous, sauf un qui parie sur le 4, et c’était……le 1, donc un gros fail pour l’équipe et son médium qui, c’est le cas de le dire, n’avait pas les cartes.

Table 2, dite « A l’ancienne » : à New revolution, quatre vieux routiers s’affrontent et de l’avis général, à l’heure du décompte, Tristan s’imposerait à Pierre-Yves, Olive et Julien.

Table 3, dite « Toujours vert » : à Earth, un vent de fraîcheur souffle avec l’arrivée pour la soirée de Gabriel et Gabin, peut-être de futurs adeptes ! Ils ont eu à expérimenter la diversité de la nature pour créer le plus parfait des écosystèmes, mais n’ont rien pu faire face à l’expérience du toujours vert Xof (238). Suivent Gabriel 189, Corentin 157, et Gabin (116).

Table 4, dite « Le dernier rempart » : Les habitués de Nemesis (F.-R., Olivier B, Armand, Julien, Jérôme) ont ils été le dernier rempart de l’humanité ? Impossible de le savoir mais il est certain en revanche que le spectacle et l’horreur étaient au rendez-vous.

Table 5, dite « La fin des temps » : Clap de fin pour l’équipe ISS Vanguard, Samuel, Fabrice, Olivier L et Steven. En attendant un remake ?

Table 6, dite « See you » : à Forêt mixte, Gabriel pulvérise Corentin sur la marque de 393 contre 219. Hasta la vista, baby !

Table 7, dite « Total recall » : la table 1 se reconfigure à Codenames pour une manche unique, les Rouges (Théo, Nolwenn, François) matant les Bleus (Mickaël, Delphine, Faline) grâce à leur persévérance, sélectionnant enfin le mot Pêche après avoir tourné autour toute la partie et l’avoir évité deux fois sur les  indices Approvisionnement et Agriculture.

Table 8, dite « Destin à construire » : à Courtisans, la mécanique est simple: on place trois cartes à chaque tour, qui vont rapporter des points, positifs ou négatifs, mais la stratégie est largement soumise aux impondérables, aussi difficiles à maîtriser qu’une campagne électorale. C’est Delphine qui clôt la soirée (13), devant Théo (8), François (6), Faline et Mickaël (5).