Séance de MARDI 07/09/2021 à Servel

Eh oui c’est la rentrée, les pommes tombent, les jours raccourcissent et les trésoriers agitent leur sébille. A Parties Civiles pas de pleurs, on a chaque année à peu près les mêmes camarades.

Table unique, dite « Chahut de rentrée » : Trouver un jeu qui donne envie à cinq joueurs aux goûts hétéroclites (Xel, F-R, Lucas, Nicolas-2 et VHN), surtout si les règles doivent être maîtrisées par au moins l’un d’eux, n’est pas évident. Au termes des conciliabules, nous voilà installés autour de Space Hulk : Death Angel, jeu coopératif dans l’univers de Warhammer 40000. Avec essentiellement des cartes, on a une version spatiale du porte/monstre/trésor, les trésors en moins et les monstres se déplaçant à chaque tour. La variabilité est plutôt bien réalisée à travers les cartes événements et les pouvoirs spéciaux de chaque Space Marine. Nicolas nous briefe en insistant sur la nécessité de bien se coordonner et d’aider les autres avec les jetons de soutien. Le tour de jeu est ultrasimple : choisir 1 carte parmi 3 sachant qu’on ne peut pas jouer deux fois la même. Nous progressons plutôt bien de zone en zone, malgré quelques inévitables pertes (chaque joueur anime deux persos) quand l’arrivée de Vincent créée un champ de force perturbateur qui ralentit l’action tout en dissipant les participant(e)s qui prennent des nouvelles de Scorfel. Nicolas ne lâche pas le morceau et tente de garder sa troupe concentrée sur l’action, même si sa grosse prise de risque lui coûte un personnage. Les phases de combat finissent par se dérouler dans une ambiance survoltée (tout se résout par des lancers de d6 et on tue un alien à chaque fois qu’une des 3 faces avec un symbole de crâne sort) où la table résonne de l’incantation « Crâne ! Crâne ! Crâne ! » avant chaque lancer et de cris de joie à chaque victime, heureusement qu’il n’y a pas de voisins immédiats. On ne sait plus trop bien comment on y est arrivés mais la mission a été couronnée de succès.

Il faut maintenant trouver un jeu à 6 pour la seconde partie de soirée. C’est Detective Club (un hybride de Linq et de Dixit sur un thème improbable de voleur de rêves) qui est choisi. On retiendra que Vincent a été souvent le voleur, que quand par erreur deux joueurs ont cru être le voleur, ce sont les seuls qui n’ont pas été suspectés, que F-R a sorti un heureux coup de bluff avec son « tomber dans les pommes », et qu’au final c’est Nicolas qui avec 16 points s’est révélé comme le meilleur détecteur de voleurs.

Séance de VENDREDI 03/09/2021 à Servel

Le 3 septembre de l’an 401 av. J.-C., les Dix Mille, mercenaires grecs au service d’un prince perse, livrent combat à Canouxa, en Mésopotamie, du côté de Babylone. Ils ont été enrôlés par Cyrus le Jeune (424-401) pour renverser du trône de Perse son frère aîné, le souverain achéménide Artaxerxès.

Battus, ils décident de rentrer dans leur pays. Leur équipée va donner lieu à un récit devenu nom commun : L’Anabase. Son histoire nous est connue par le récit qu’en a fait Xénophon, qui a pris part à l’affaire, puisqu’il s’est engagé comme hoplite (un fantassin lourdement armé, par opposition au gymnète et au peltaste, armés plus légèrement), puis a ensuite été élu stratège de l’arrière-garde — un poste clé (ce qui lui a valu une grande notoriété). Le terme « anabase » désigne depuis une longue expédition militaire, dans le sens « ascension dans le haut pays » ou « expédition de la mer vers l’intérieur montagneux d’un pays ».

Le parcours réussi du contingent grec à travers l’empire perse (en rouge sur la carte) a frappé les contemporains de Xénophon. Une petite troupe de mercenaires, aguerris et déterminés, peut donc réussir sans trop de pertes à échapper à la vengeance des armées d’Artaxerxès au cœur de son royaume. Leur succès montra qu’une expédition à l’intérieur des terres perse est possible, ouvrant la voie à la conquête d’Alexandre.

1620 longues années après, à Lannion, quelques fantassins lourdement armés de figurines et boîtes de jeux débarquaient depuis les mers sur les hauteurs de Servel, pour y livrer des joutes mémorables.

Table 1, dite « Conquêtes ottomanes » : Christophe (intéressé par approfondir après son initiation récente) et Dom s’installent face à Pax Renaissance, excellent à deux joueurs. Ils enchaînent deux parties dont le déroulement similaire reflète mal l’extrême diversité des situations de jeu et des rebondissements que le jeu offre. Tout d’abord (Dom Cœur / Xof Marchionni), Dom ouvre par un Jihad en Ottoman et, malgré un usage efficace des pirates et des Repress pour réduire les concessions bleues, s’établit à l’Est avec un bon contrôle des flux financiers. Quant la première comète arrive, Dom a les moyens de l’acheter et, avec le seul évêque en jeu, conclut par une victoire Islam rapide. On remet cela après avoir rebattu les cartes (Dom Medici / Xof Cœur) et cela démarre presque identiquement (Jihad de The Grim en Ottoman) avec les rôles échangés. Dom se marie au Portugal et s’installe en France tout en prenant soin d’acheter un évêque blanc qui bloque une éventuelle victoire Islam. Malgré un basculement de la route de commerce orientale, Christophe continue a encaisser de bons revenus et enchaîne les captures (Saint Empire et États papaux) tout en prenant soin de mettre la main sur un badge « exploration » pour bloquer une éventuelle victoire Globalisation. Quand la première comète apparaît, Dom n’a d’autre solution que de vendre sa reine portugaise pour activer défensivement la victoire Renaissance. Mais peu après arrivent un second évêque noir et la suite des comètes, impossible d’empêcher Christophe des les acheter et de mettre fin à la partie par une victoire Islam.

Table 2, dite « Un gymnète en tête » : en majesté, Ankh : Les Dieux d’Egypte, son plateau XXL, ses figurines maousses font leur arrivée à la table de Parties Civiles, Steven, OlivierB, Mickaël, F.-R. et Neox s’y font enrôler. Un jeu qui s’avère complexe à 5 aux dires des participants, et, selon F.-R., déséquilibré dans son déroulement puisque les premiers à jouer s’emparent des meilleures ressources et que les suivants n’ont que leurs yeux pour pleurer. Ce qu’il fit durant les deux heures que dura cette partie, dont, pourtant, il fut déclaré vainqueur.

Table 3, dite « Corps expéditionnaire » : Petite soirée entre amis (Frank, Paul, Vincent, Guillaume) avec tout d’abord Pour la reine. La Reine a décidé d’entreprendre un long et périlleux voyage pour négocier une alliance avec une puissance éloignée. Les cartes permettront de créer un récit mêlant amour, héroïsme, doutes et trahisons. Bizarrement, à l’heure des comptes, ne subsistera qu’une feuille de score indiquant une absence de résultat. Cette échappatoire se poursuivit avec Deckscape, un escape game à base de cartes qui se solda par une réussite collective.

Table 4, dite « Histoire millénaire » : Comme pour de nombreux jeux, la naissance du Mah-jong reste floue. Si les plus vieux jeux retrouvés datent de 1875 et sont conservés aux États-Unis, il est difficile de savoir où et par qui il a été mis en forme. Les historiens s’accordent sur le fait que les jeux de cartes et de dominos (qui sont des dés accolés) ont été inventés par les Chinois. Au fil des siècles, ces derniers ont joué à toutes sortes de jeux de dominos et de cartes: cartes monétaires, cartes d’échecs et cartes dominos. Il a été démontré que le mah-jong est la forme aboutie de plusieurs jeux ou variantes de jeux se pratiquant avec les cartes monétaires qui a pris l’aspect d’un jeu de dominos (tuile en os et/ou bambou). Les cartes monétaires faisaient déjà apparaitre 3 séries de 4 cartes identiques (les sapèques, les ligatures et les myriades) correspondant aux cercles, aux bambous et aux caractères, auxquels s’ajoutaient les honneurs supérieurs ou dragons. Se sont successivement ajoutés les vents, ainsi parfois que les « fleurs et les saisons ».

Quoi qu’il en soit, malgré sa longue histoire, ce jeu fait chaque jour de nouveaux adeptes dans nos rangs, à l’image de Samuel ou de Guillaume ce soir (ce dernier en connaissait cependant la version de Hong Kong). Avec Xel et François à la table, c’est un de trop pour Lucas, qui prit le costume du coach, intervenant auprès des joueurs sur leur stratégie, avant de prendre place à la table pour finir par deux victoires, chaque fois avec le 2 de Caractère. Ce qui n’est pas étonnant, puisqu’il a du caractère pour deux. Pas de comptage officiel dans ces tours d’initiation, qui virent Xel hésiter sur une main fabuleuse entre un « tout honneur », combinaison exceptionnelle, et un 13 orphelins (la figure la plus difficile de tout le jeu, que personne d’entre nous n’a jamais réussie), et Guillaume provoquer la consternation en déclarant un faux mah-jong sur la base de ses pratiques locales (figure valable, mais sans le nombre de points requis), ce qui lui sera plus facilement pardonné qu’aux partisans de la révolution des parapluies.

 

Séance de MARDI 31/08/2021 à SERVEL

Dans la nuit du 31 août 1997, à Paris, une voiture s’encastre dans un pilier du tunnel de l’Alma au terme d’une course poursuite avec des paparazzi. Le chauffeur et l’un des passagers sont tués. La passagère décédera quelques heures plus tard à l’hôpital de la Salpêtrière. On découvrira bientôt qu’il s’agit de la princesse de Galles, tragique fait divers qui ne manquera pas d’attiser d’innombrables théories du complot.38 Lady Diana Stock Photos, Pictures & Royalty-Free Images - iStock

24 ans après, nul besoin de presser le pas pour rejoindre Parties Civiles et une entrevue ludique à deux tables, qui vit accueillir trois nouveaux adeptes. « Deux salles, deux ambiances » : on ne saurait, sans doute, mieux résumer cette soirée.

Table 1, dite « La mort aux trousses » : trois nouveaux à cette table de Detective Club. Nos nouveaux amis, Jean, Klervi et Jérôme (troisième du nom) sont conviés à ce jeu léger, mais avec des partenaires un peu lourds (F.-R., Lucas), dans le volume de voix s’entend. Ils furent donc délocalisés dans une salle à l’immense espace et où personne ne les entendait rire ni mentir, surtout Lucas, qui, jouant à merveille le menteur effronté, l’emporta. Ils tentent ensuite Cerbère, jeu où un molosse infernal est à vos trousses et compte bien vous garder à jamais. Seuls trois survivants s’échappèrent des Enfers.

Table 2, dite « En habits de chasse » : changement d’ambiance – c’est dans une atmosphère studieuse, au fin fond du royaume d’Everdell, qu’on trouve une petite ville habitée par des animaux forestiers, qui se développe et prospère à travers les âges. Malgré un cadre idyllique (et propice à la chasse, aurait songé la déesse Diane), la vie n’y est pas facile. Les hivers y sont rudes et les habitants luttent pour tenir jusqu’au retour du printemps. A ce jeu de placement, d’une profondeur stratégique étonnante, au bout de trois heures d’un suspense haletant et de chasse aux récompenses, Paul s’impose à l’usure (64), d’un poil de renard devant Neox (63) et Xel (58). François (55) reste au pied du podium, malgré sa carte Théâtre à 11 et un bonus final de 9 gagné de haute lutte en fouaillant le cimetierre.

Séance de VENDREDI 27/08/2021 à Servel

Le 27 août 1859, du pétrole jaillit pour la première fois du sous-sol des États-Unis. La découverte survient à point nommé, à un moment où les besoins d’éclairage n’arrivent plus à être satisfaits avec l’huile de baleine traditionnelle et le kérozène, un combustible extrait du charbon.

Le miracle se produit au nord-est du pays, en Pennsylvanie, au lieu-dit Oil Creek («la mare d’huile» !). Son auteur est un bourlingueur du nom d’Edwin L. Drake, qui se fait abusivement appeler « colonel Drake ». Contre l’avis des experts, il a acquis la conviction qu’il pourrait extraire le pétrole du sous-sol par simple forage et s’est adjoint pour cela le concours d’un puisatier. Ensemble, ils ont creusé un puits grâce à un trépan suspendu à un câble et mis en mouvement par une machine à vapeur. Le précieux liquide a jailli lorsque le trépan a atteint 23 mètres de profondeur seulement.

Syrie : Politis déplore « l'inaction occidentale », en choeur avec  Jean-Pierre Filiu - AgoraVox le média citoyen

Dès le premier jour, avec une production de l’ordre de huit ou dix barils, Drake multiplie la production mondiale de pétrole par… deux ! Il s’ensuit une première ruée vers l’or noir. La région se couvre de derricks et procure la fortune à de nombreux audacieux. Quant à Drake, dépourvu du sens des affaires, il néglige de faire breveter son système de forage et sombre dans la pauvreté. Compatissants, les habitants de la ville finiront par verser une pension à lui-même et à sa veuve.

162 ans après, il faut creuser bien plus profond et bien plus loin qu’aux USA pour trouver le précieux liquide, et même les américains commencent se demander si c’est une bonne idée. A Parties Civiles en tous cas, avec deux tables dans le vaste espace de Servel, nous étions les rois du pétrole.

Table 1, dite « Or gris » : comme vendredi dernier, OlivierL convie trois cobayes, Xel, François et Samuel à une table de Dig Your Way Out. On est donc tous en prison, et on survit à coup de cigarettes, or gris aussi nocif pour la santé que l’or noir l’est pour la planète. Une partie qui semble équilibrée et où chacun semble pouvoir prétendre à la victoire. Mais, tapi dans l’ombre, François fomente un coup qui doit le faire gagner à coup sûr, ayant dans sa main de quoi construire la pelle qui lui assurera la victoire, et trois surins pour pallier aux coups durs. Seul accroc à ce plan, il vient de se prendre deux raclées, l’une en début de partie (un duel homérique avec Xel), et l’autre à l’heure où son plan final peut s’enclencher, toujours par Xel. Avec deux blessures, impossible de construire la pelle ni de creuser, mais il suffit, pour se soigner, de faire un tour à l’infirmerie. C’est là que le sort s’en mêle: en 7 jets de dès consécutifs, il ne réussira à sortir ni 3 ni 5, un événement de probabilité 5,8 % ! Profitant de ces atermoiements de l’aléatoire, c’est OlivierL qui s’adjuge la partie avec une dernière petite cuiller.

Table 2, dite « Le présent du passé » : en fin de soirée, Innovation fit trois nouveaux adeptes ! Samuel, venu pour voir les règles, s’éclipse, alors que Vincent rejoint Xel et OlivierL fait équipe avec François. Une partie à sens unique, conclue par un cruel 6-0 des rouges, qui n’ont pourtant dominé que 4 âges, mais avec deux dominations spéciales chez Xel. OlivierL est resté en panne de moteur, comme cela arrive parfois, et François a été à deux doigts de recycler les influences adverses, mais il manquait toujours un pommier ou une couronne. Tout porte à croire que Vincent, que l’on ne reverra pas de tout de suite sur nos tables pour cause d’agenda professionnel, a apprécié d’être passé.

Table 3, dite « Raffinée » : Mickaël invite à cet exercice tout en raffinement oriental qu’est Gugong, un classique qui ne sort pas assez. Alors qu’il a attiré Neox, Fred et OlivierB, Adrien se présente, et, n’ayant pas froid aux yeux, choisit ce jeu exigeant pour sa première apparition à Parties Civiles ! Il ne participera pas à la lutte des places, et c’est OlivierB qui s’impose dans un mouchoir de poche, 5 points seulement séparant les quatre premiers.

Séance de MARDI 24/08/2021 à Servel

Le 24 août 1909, si l’on croit Wikipedia, le premier béton a été coulé sur le chantier du canal de Panama. Projet d’ingéniérie hors norme du début du XXe siècle, il avait été précédé par la construction d’une ligne de chemin de fer (1850-1855) à travers l’isthme d’Amérique centrale qui répondait aux besoins de traversée vers la Californie après la découverte d’or. Un premier projet français, promu par le diplomate Ferdinand de Lesseps qui avait joué un rôle central dans la réussite du canal de Suez, se heurte à des difficultés insurmontables et fait faillite dans le scandale. Il faut dire qu’entre une jungle dense, une chaleur étouffante, des pluies tropicales, la rouille rapide du matériel, une collection de maladies diverses sans parler des alligators, serpents et autres arachnides, on estime que 22000 ouvriers trouvèrent la mort en quelques années. Ayant racheté à bon prix les restes du projet français, les américains déploient quantité de matériel de pointe (pelleteuses à vapeur etc.) et une organisation poussée ; ils mènent à bien le projet en 10 ans, créant au passage le plus grand barrage et le plus grand lac artificiel de l’époque. 130 millions de mètres cubes de terre et de roches ont été excavées et déplacées.

Table 1, dite « Conversation diplomatique » : Lucas et Camille s’affrontent d’abord à Splendor puis à Azul puis prennent le large sans faire de déclaration.

Table 2, dite « Canaux & canots » : Dernier opus de la triologie « du masque » avec cette partie de Mexica regroupant Neox, Xel, DocNico et Dom. Toujours des points d’action et toujours des majorités territoriales à atteindre avec ce jeu. Cette fois, les possibilités de blocage des déplacements sont nombreuses tandis qu’il faut bien gérer son stock de points d’action, faute de quoi les territoires se retrouvent garnis de temples avant qu’il soit possible de placer les siens. La partie se déroule sur deux phase. Au terme de la première, les quatre participants sont regroupés au score dans un mouchoir de poche. La seconde débute par un joli coup combiné des deux Nicolas qui s’arrogent un monopole sur le palais présidentiel, Les luttes territoriales se poursuivent, sans aller jusqu’au repositionnement des ponts (qui enjambent les canaux séparant les territoires et qu’on relie dans de petits canots) prévu par les règles. Le décompte final voit Neox finir en tête, suivi de Xel, Doc et Dom.

Séance de VENDREDI 20/08/2021 à Servel

Le 20 août 1910 démarre dans l’ouest des Etats-Unis, près de la frontière canadienne, un gigantesque incendie de forêt qui le temps d’un week-end va détruire plus de 12000 km2 (soit à peu près la superficie du Connecticut). Comme souvent cet événement exceptionnel est dû à des circonstances exceptionnelles, une année particulièrement sèche, des températures très élevées et des vents violents qui transforment une série d’incendies locaux en un gigantesque brasier. Il fit 87 morts, principalement des pompiers, c’est beaucoup mais c’est moins que les 1152 victimes du Peshtigo Fire de 1871 dans le Wisconsin.

111 ans plus tard, les incendies sont devenus le nouveau normal et ce n’est pas fini, ce n’est qu’une question de temps pour que des feux se développent à Fontainebleau ou Brocéliande. Cet été le pourtour méditérannéen a connu des incendies multiples tandis que dans l’ouest des Etats-Unis, le Dixie Fire est hors de contrôle depuis plus d’un mois. Et dans la Silicon Valley on n’a pas oublié le Kincade Fire il y a deux ans qui a laissé des images impressionnantes.

  

Table 1, dite « Sauver sa peau » : OlivierL convie Fred, Mickaël et François-René à une table de Dig Your Way Out, un jeu à l’humour grinçant où chaque participant tente de s’échapper d’une prison. Et c’est pas joli joli, non seulement il faut s’équiper et creuser mais les coups bas, allant du racket aux raclées, se multiplient. « Malgré le coup de la savonnette bulgare », me dit-on, c’est le tête blonde d’Olivier qui émerge la première de son tunnel. L’alarme est donnée et tous les autres ont été repris. Ca va chauffer pour eux.

Autres temps, autre ambiance mais toujours dans le milieu criminel avec Le Mystère de Whitehall où Mickaël se glisse dans les brodequins de Jack l’Eventreur. Retors, il planifie habilement ses meurtres et son itinéraire. En face, la police se perd en conjectures et ne parvient pas à lui mettre la main dessus. Le bandit n’a pas eu à répondre « tu brûles » au bobby tâtonnant, il s’est échappé dans ls nuit londonienne et le crime resté impuni.

Table 2, dite « Etincelles » : Lucas est (toujours) motivé pour Innovation, Dom se laisse faire (!) et deux novices, Adriane et OlivierB les rejoignent pour une partie en mode 2×2 par équipe. On prend soin de constituer des paires néophyte/moustachu histoire que la découverte se passe dans de bonnes conditions. La paire Dom/Olivier démarre sur les Tours avec un usage répété de Elevage tandis que l’Agriculture donne la première Domination à Adriane. Les Dominations suivantes sont pour l’autre équipe (une Poudre opportune côté Dom, une Monnaie rentable côté Olivier). Lucas met fin à la fête en dévastant les influences adverses avec Statistiques. Les tableaux et les décalages grandissent et l’équipe masculine, ayant récupéré la Domination spéciale Empire (3 icônes de chaque visibles), finit par conclure sur un score de 6-1.

Il n’est pas tard, on connaît les règles, autant s’y remettre en inversant. Cette fois la Domination spéciale est pour Lucas (Empire grâce à Construction) mais la paire Adriane/Dom met en place une synergie de cartes d’âge 1 (Poterie et Agriculture) sous le signe du Pommier. Certes leurs tableaux se développent peu mais l’un fait piocher tandis que l’autre score. En face les esprits s’échauffent : on hésite à recouvrir des cartes qui ont bien fonctionné mais ont fait leur temps et on ne parvient pas à créer les décalages qui assureraient leur force. Et les pommiers de l’équipe mixte les protègent contre certaines cartes jaunes néfastes. Tout ça pour dire qu’elle conclut en dominant l’âge 6 sur un nouveau score de 6-1.

Table 3, dite « Sécheresse » : Xel, François et Camille accueillent Elodie venue découvrir les activités de P-C. Le premier choix se porte sur P.I, jeu de déduction simple à approcher. A ce jeu, c’est la maître-enquêtrice Xel qui mène le mieux son affaire, don’t mess with her. Avec 19 PV elle est proche du sans-faute, Camille la suit avec 15 PV. Changement de panorama, cette-fois c’est Azul qui est déballé, un jeu tout aussi aride mais plus interactif qu’il en a l’air. Que croyez-vous qu’il se passa ? C’est Xel qui l’emporta avec 70 PV, Camille la suit avec 67 PV.

Table 4, dite « A l’aise braises » : Les restants (Xel, F-R, François, Elodie, Camille et VHN) laissent la soirée s’éteindre avec Just One à défaut de Codenames. Malgré quelques rares doublons dans les indices, le score de 11 sur 13 est tout à fait respectable, seuls Sahara et Boudin ne parvenant pas à être trouvés.

Séance de MARDI 17/08/2021 à SERVEL

#70 Un bachelier nommé Daubié – Épicerie SequentielleJulie-Victoire Daubié fut la première femme française à s’inscrire aux épreuves du baccalauréat, et la première à l’obtenir, le 17 août 1861. C’est aussi la première licenciée des lettres, en 1871, à l’époque où les cours à la Sorbonne ne sont pas ouverts aux femmes.

Le 31 août 1844, elle obtient le « certificat de capacité », brevet d’enseignante, obligatoire pour tous depuis la loi Guizot de 1833. La loi Falloux de 1850 rendra ce brevet obligatoire pour les enseignantes laïques alors que selon l’article 49, « Les lettres d’obédience tiendront lieu de brevet de capacité aux institutrices appartenant à des congrégations religieuses vouées à l’enseignement et reconnues par l’État ». Julie-Victoire Daubié s’élèvera contre le manque de qualification de certaines religieuses pour enseigner.

En 1859, son essai La Femme pauvre au xixe siècle, avec lequel elle remporte le premier prix du concours de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon lui vaut une médaille de 800 francs. Cette question de concours, publiée en livre, sera couronnée en 1867 à l’Exposition universelle de Paris.

Elle étudie le grec et le latin, avec son frère prêtre, a complété sa formation en zoologie, section mammifères et oiseaux, en s’inscrivant en 1853 au Muséum national d’histoire naturelle de Paris (une autorisation spéciale lui étant accordée pour qu’elle vienne étudier dans les galeries hors des heures d’ouverture au public). Puis, forte de son succès au concours lyonnais de 1859, s’inscrit à la faculté des Lettres de Lyon pour passer son baccalauréat.

Les épreuves écrites ont lieu le 16 août 1861 : un local spécial lui est réservé pour les épreuves. Le 17, Julie-Victoire Daubié, âgée de 37 ans, décroche le baccalauréat en totalisant six boules rouges (avis favorable), trois boules blanches (abstention) et une boule noire (avis défavorable) :

« Nous sommes heureux d’annoncer qu’elle a été reçue avec distinction et qu’elle s’est montrée bonne latiniste, soit dans les compositions, soit dans les explications. On peut citer un certain nombre de femmes qui au Moyen Âge et surtout à l’époque de la Renaissance, ont obtenu leur bonnet de Docteur, mais Mademoiselle Daubié est certainement le premier bachelier de sexe féminin qu’ait proclamé l’université de France. »

160 ans après, à Parties Civiles, hommes et femmes faisaient local commun pour une soirée ludique entre amis.

Table 1, dite « Womansplaining » : à Cuzco – un jeu de placement qui rappelle Tikal selon les connaisseurs, Xel se fait d’entrée souffler les bonnes places et les actions juteuses qu’elle convoîtait. Les deux mâles présents, Dom et Neox, la privèrent ainsi sans ambages de la Victoire, et même du premier accessit, le premier nommé recueillant les lauriers.

Table 2, dite «  Mathématiques élémentaires » : Pour occuper les cinq joueurs restants, Camille sort Cartographies. Ce jeu, où il faut placer des pièces de différentes formes et types (fôrets, villages, lacs, fermes) sur une carte, s’apparente à un certificat de capacités au croisement de la géométrie dans l’espace (les amateurs de TETRIS apprécieront) et du calcul mental (pour compter les points engrangés à chaque saison). C’est Lucas qui combotte le mieux et termine vainqueur avec 148. Suivent Camille, première dauphine, 134, et la piétaille, avec votre serviteur, 110, Axel, 108, et F.-R., 99.

Table 3, dite « Oraux de rattrapage » : Pour terminer la soirée, on lance une partie de Mysterium, avec les protagonistes de la table 2 sous la férule du fantôme, votre humble narrateur, qui peina à faire transparaîte le sens de ses pensées avec les diaboliques cartes Vision, toutes plus inadaptées les unes que les autres à evoquer les ressorts des énigmes soumises aux médiumx. Ce fut donc un échec collectif, malgré plusieurs oraux de rattrapage: à l’issue du temps imparti, certains en étaient encore à patauger sur le lieu du crime.

Séance de VENDREDI 13/08/2021 à Servel

Le funambule Philippe Petit est né un 13 août, en 1949. Esprit libre, touche-à-tout de talent et organisateur méthodique, il s’est fait connaître par ses marches non autorisées entre les tours de Notre-Dame (1971) et celles du World Trade Center (1974) pour ensuite monter des événements uniques comme la fameuse liaison entre le Trocadéro et le premier étage de la tour Eiffel en 1989. Pratiquant aussi la magie, le jonglage et la menuiserie, il est auteur de l’intéressant ouvrage « L’art du pickpocket ».

Table 1, dite « Perte d’équilibre » : OlivierL a convaincu Neox, Xel, F-R et Camille de découvrir Solomon Kane, un jeu coopératif de la famille « Kickstarter, grosse boîte, plein de figurines ». Il est dérivé d’un personnage de Robert Howard, le créateur de Conan, qui parcourt le monde et se bat contre le Mal. Le jeu, très narratif, est construit autour de nombreux scénarios et son système, très souple, permet aux joueurs de se retrouver face à des situations très variées. Ce soir il semble que le récit ait mené à pas mal de combats. Chaque personnage ayant ses forces, ceux qui n’étaient pas très guerriers en ont été réduits à donner leurs dés aux autres bien souvent. Les mines étaient un peu déconfites à la fin de la partie, certains ayant finalement peu participé à l’action.

Table 2, dite « Corde raide, piano volant » : encore une nouveauté avec Marvel Champions, un jeu sous licence comme FFG en fait beaucoup. Là encore c’est coopératif et il s’agit d’affronter un méchant accompagné de sa bande, les gentils état Frank & fils, OlivierB et Mickaël. Chaque personnage utilise un deck de cartes relativement épais, préconstruit avant la partie, qui donne à chacun aptitudes et personnalité. Pour cet essai le boss s’appelait Rhino et était féroce. Le jeune du groupe a bien cru sa dernière heure venue, Olivier a fait le tank et ils ont collectivement fini par l’emporter avec un petit coup de pouce de la chance.

Table 3, dite « Sur le fil » : c’est avec plaisir que nous retrouvons Paul après un certain nombre de mois. Cela tombe bien, Lucas est chaud pour disputer un Innovation en équipe (2×2, bien meilleur qu’un affrontement à 4 qui est excessivement chaotique). Ce sera donc Paul & Dom vs. Lucas & François. Eh bien le plus rouillé des quatre a fait fort bonne figure tout en semblant prendre grand plaisir à chercher les combinaisons favorisant son partenaire et bousculant les adversaires. Dom et François font la course aux points mais c’est le premier qui a tendance à arriver le premier aux seuils d’influence permettant les Dominations. Le tout à un rythme pépère, on était à l’âge 5 qu’aucune Domination n’avait été réalisée. Lucas, comme souvent, développe un tableau pléthorique et remporte d’ailleurs la Domination « 5 couleurs décalées à droite ou en haut ». On retiendra aussi une action d’un Lucas un peu insouciant qui permit à la fois à Dom de chiper une Domination et au ton de monter autour de la table, suivi d’un « Voile » tardif de Dom qui recouvrit, la chance étant de la partie, exactement la carte sur laquelle François comptait pour renverser la situation. Au final, la paire Paul & Dom, protégée par quelques horloges de la toute-puissance lucasienne, conclut sur le score de 6 à 2.

Entretemps était apparu Axel, arrivé directement de son lieu de travail, qui fut convié à rejoindre une table de The Crew (ou pour certains, Die Crew). La configuration a 5 joueurs n’avait jamais été essayée et il s’avère qu’elle complique pas mal les choses, au point que dès les premières missions il a fallu s’y reprendre à plusieurs fois. Parfois dès la distribution des cartes nous nous sommes regardés déconfits sur le thème « est-ce possible de réussir ? » Qu’importe, on passe toujours un bon moment avec cette création simple et originale, grand succès de l’année 2020.

Après le départ de Lucas, un dernier tour de piste pour essayer Oriflamme que la moitié de la table connaissait. Jeu rapide de cartes où chacun part avec la même main mais où la défausse intitiale de 3 cartes sur 10 crée une asymétrie aléatoire. Le mécanisme de pose des cartes au début ou à la fin de la rangée puis d’activation de la rangée est intéressant mais les nombreuses cartes d’attaque reconfigurent rapidement la situation, difficile de planifier une stratégie. Paul se retrouva régulièrement taxé par Dom tandis qu’Axel sut à la fois bluffer et protéger sa carte Complot qui rapporta 6 PV à la fin. Avec 18 points contre 4 au dernier c’est lui qui l’emporte et baisse le rideau sur cette soirée.

Séance de MARDI 11/08/2021 à SERVEL

La vie des Mayas était structurée par deux calendriers. Le premier, bien connu à Parties Civies, est le tzolk’in, « année » non numérotée de 260 jours (ou kin), à caractère divinatoire et religieux, calendrier composé de vingt jours combinés à treize nombres (sans doute les 13 divinités diurnes). Le deuxième est le haab, « année vague » non numérotée de 365 jours, à caractère civil. Ce calendrier comporte dix-huit mois (uinal) de vingt jours chacun, plus cinq jours additionnels nommés uayeb (way + haab = lit de l’année). Ces deux calendriers se synchronisent toutes les 52 années solaires (18 980 jours).

Le compte long est un décompte permettant de faire le lien entre le haab et le tzolkin et d’établir la position d’un événement historique donné dans les deux systèmes. Le système est majoritairement vigésimal (base 20): chaque unité du compte est égale à vingt sous-unités, avec l’exception de la deuxième position (tun), qui correspond à 18 uinal, afin qu’un tun corresponde à 360 kin, soit une durée proche de l’année solaire.

La date 0.0.0.0.0 du compte long maya correspond au 11 août 3114 av. J.-C. (date maya : 4 ahau 8 cumuk), soit le jour julien 584257 (sensiblement à partir du lever du soleil sur un fuseau horaire pour l’Amérique).

5135 longues années ont passé depuis le temps 0, pour une soirée ludique venue du fond des âges qui rassemblait les survivants de la double morsure de l’été et du pass sanitaire.

Table 1, dite « Un temps si long » : à Battlestar Galactica on revisite ses classiques, et Xel, une joueuse chevronnée, prend l’initiative en se déclarant cylon dès le premier tour. Ses compères, Xof et Olivier L.( lui étant compatissant) la rejoignent peu après et signent une large victoire. Les humains (Jimmy, Axel, F.-R.) y ont trouvé le temps si long.

Table 2, dite «  Oldies but goodies » : Cela devait être une table d’Innovation, mais par un loupé digne du fameux France-Hongrie de la coupe du monde 1978, le jeu avait été oublié, et Lucas en profita pour sortir Roll for the galaxy. Après une explication de gravure sèche comme l’atmosphère de Mars, il enquilla une large victoire avec 40 PV, devant Dom, 29, et votre serviteur modestement dernier avec 21.

Table 3, dite « Les nombres de la rose » : La frénétique recherche d’un jeu déboucha sur la découverte de Cottage Garden, un jeu sympathique où l’on doit remplir des jardinières de fleurs aux allures de Tetris, et avec des pots de fleurs, des cloches et des chats. Sympathique mais non dépourvu de stratégie (c’est de l’Uwe Rosenberg quand même !), en particulier sur le final, qui peut être cruel pour les retardataires. A l’issue du sixième printemps, Dom avait la main verte (66), Lucas aussi mais avec une lieue de moins (56), et à une encablure encore gisait votre toujours modeste narrateur (46).

 

 

Séance de VENDREDI 06/08/2021 à SERVEL

Disparu trop tôt (1987), après une banale opération, Andy Warhol aurait eu 93 ans en ce 6 août. L’inventeur du pop art se rendit mondialement célèbre par le détournement de marques de tous genres avec le procédé de la sérigraphie. Grâce au procédé sérigraphique, qui laisse la trace de la trame lors de l’impression, Warhol restituait un aspect essentiel des documents qu’il utilisait : leur nature d’images déjà imprimées par la presse, leur nature de cliché, dans tous les sens du mot. En les transposant sur la toile, l’artiste accentuait encore l’aspect cliché de ces images dont la multiplication achève de leur faire perdre leur sens.L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est 220px-Warhol_grave-LF.jpg.

Warhol est parti trop tôt pour s’emparer du logo de Parties Civiles, qui n’aurait pas déparé ses sérigraphies au milieu des Marilyn et autres soupes Campbell.

Table 1, dite « A découvrir » : Dom déballe la petite boîte de Pax Renaissance, « petit par la taille, grand par la profondeur », un jeu-qui-peut-emplir-une-vie-ludique®. Malgré son discours publicitaire bien rôdé (« il ne se laisse pas apprivoiser facilement, il y a une courbe d’apprentissage raide », « vous allez subir 2 heures de règles denses plus 2 heures de jeu », « votre première impression sera cuisante, vous ne saurez pas comment jouer »), il recrute trois novices, Christophe, Fabrice et Lucas. La partie aura été très pédagogique, la plupart des actions de jeu possibles ayant été vues. Dom a la chance de pouvoir ouvrir le bal avec une reine ottomane bon marché qui lui fournit une bonne base pour poursuivre calmement des visées expansionnistes. A l’ouest cela chauffe avec divers coups bas autour d’une lutte pour Portugal et Aragon. Christophe se positionne pour une victoire Globalisation tandis que Fabrice penche vers la victoire Renaissance, utilisant son action « Vote » pour s’emparer de Aragon. Les évêques s’en mêlent, 3 catholiques bloquent diverses cartes au gré de leurs visites tout en orientant vers une possible victoire Religion. Les fortunes de Lucas varient, il s’empare d’Aragon (qui finira avec 5 cubes réprimés !) par une croisade qui surprend tout le monde mais doit céder la Hongrie qui devient vassale des ottomans. Le marché ouest se vide nettement plus vite que celui de l’est mais il a fallu attendre 4 cartes avant la fin pour que la première comète apparaisse. Dom l’achète derechef en activant la victoire Impériale alors qu’il a 4 Royaumes. Lucas, qui joue juste avant lui, est chargé bien malgré lui de consommer son tour à freiner la marche du sultan, sans parvenir à empêcher une dernière combinaison redonnant les 4 Royaumes nécessaires pour l’emporter. L’expérience a parlé mais on espère que certains seront prêts à donner une deuxième chance à cette pépite ludique de niche.

Table 2, dite «  In memoriam »: Revenu de Parthenay la gibecière lestée de quelques découvertes, Frank se lance en mode « jeu apéro » et propose tout d’abord Top 10. Mais c’est un faux départ car Olivier oppose son véto à ce petit jeu qui fait appel à des dons d’imagination et d’expression dont il s’imagine dépourvu…. On jette alors son dévolu sur Fiesta de los muertos, un jeu où les morts sont évoqués par des mots, puis l’évocation est détournée par les joueurs successifs, pour finalement être exposée de tous et devenir un indice pour retrouver la figure du mort. Par exemple, Freud peut se voir représenté par les indices divan, lit, couche, seul ce dernier subsistant à la fin. L’équipe composée, outre les suscités, de Adrianne (qui prend goût à PC après une soirée découverte validée en juillet) et votre serviteur, enquilla trois victoires de rang à ce jeu, qui serait, de l’avis général, « best with 6 » pour mieux brouiller les pistes. Les mêmes enchaînent avec un Splendor que votre modeste narrateur s’adjuge d’un souflle avec 15 points (Adrianne 14, Olivier 8, Frank 6),

Table 3, dite « Fin de série »: fin de la campagne du Seigneur des Anneaux, entamée en février, et qui se conclut entre François-René et Neox par une belle victoire – mais toute bonne série a une fin.

Table 4, dite « Most wanted men » : Warhol fit sensation en exposant le portrait des 13 hommes les plus recherchés de New York à une exposition, rendant ainsi hommage à Duchamp qui s’était représenté en Wanted dès 1923. Justement, à la table du  Mystère de Whitehall – comme chez son cousin Whitechapel on incarne soi-même un odieux criminel et l’on se fairt chasser, et reprendre – très vite ce soir dans le cas de Mickaël, et beaucoup plus tardivement, à un lieu du but dans le cas de Paul. Xel et Axel, dans le rôle des chasseurs, n’ont pas failli à leur tâche.

Detective Club

Table 5, dite « Do it yourself » : Les tables se recomposent et la séance se termine avec la découverte de la soirée: Detective club. Un jeu qui s’inspire de Mysterium et qui a beaucoup plu car il s’agit d’illustrer un mot par un dessin (ils sont de surcroît magnifiques), mais aussi de justifier son choix (ce qui va bien quand on connait l’indice, mais est plus ardu quand on se retrouve dans la peau du voleur, qui ne le connaît pas). Mickaël a été très fort à ce jeu (26), quand votre humble serviteur (17), François-René (16), Xel (14) et Axel (11) ont peiné à se rendre crédibles.