Séance de MARDI 03/08/2021 à SERVEL

Le 3 août 1492, Christophe Colomb partait, à bord de la Santa Maria accompagné de deux autres navires, à la recherche d’une nouvelle route vers les Indes orientales par l’ouest. Au terme de deux mois de voyage, il fera, à son insu, la découverte du continent américain.

529 ans plus tard, moyennant la présentation à la shérif d’un pass sanitaire, de nombreux joueurs embarquaient à bord d’un long et ludique voyage sur le rafiot Parties Civiles.Image dans Infobox.

Table 1, dite « Découverte de l’Amérique » ! Nous fêtons le retour de Neox qui a sous le bras l’opus 1 de la « trilogie du masque », Tikal dans la réédition SuperMeeple aux belles pyramides en résine (mais donc le niveau est peu lisible). Xof sera le troisième aventurier s’enfonçant dans la jungle guatémaltèque. Les voies de chacun n’auront pas été entièrement choisies : Neox ne tire quasiment aucune tuile temple. Un peu forcé il se spécialise dans les trésors (27 PV au dernier décompte quand même). Xof à l’inverse multiplie les tirages de temples et se crée un joli fief suffisamment isolé pour qu’on ne vienne pas trop le chercher. Il est aussi le seul à faire monter un temple jusqu’au niveau 10. Dom est le premier à poser son 2e camp, lutte avec Neox pour le contrôle d’un temple central, oublie qu’on ne peut prendre le contrôle que de 2 temples au maximum mais réussit à maintenir son avance sur la piste de score jusqu’à la fin (119 PV). Neox (109) et Xof (110) ne sont pas loins, mentionnons l’habile déplacement de son chef explorateur tout à la fin qui lui donne 6 PV décisifs. Cela a donné envie de découvrir Java et Mexica, les deux autres de la série.

Table 2, dite «  Puissance et gloire »: Lucas se montra à cette table de Splendor au faîte de sa gloire et de sa puissance, maîtrisant les combinaisons avec un art consommé, s’adjugeant deux parties avec 16 à chaque fois, devant Xel (6 et 14), et VHS (11 et 12), qui manqua l’occasion de porter l’estocade dans la deuxième en ne réservant point une carte qui lui eût permis de triompher, à moins que le maître ne sortît une parade de son sac.

Table 3, dite « My way »: F-R, Axel et Jimmy et Camille démarrent une partie de Aeon’s end. Ils y ont remporté une victoire très facile, mais, de leur propre aveu, sans respecter les règles.

Table 4, dite « Terres fertiles » : pour parfaire son éducation, Lucas rejoint Xel et VHS à Innovation. Faisant un usage immodéré de la fameuse carte Agriculture, Xel réussit le tour de force de dominer les âges 1 à 4, et se trouve aux portes de la victoire. Mais la révolte gronde, et votre serviteur se sacrifie pour assécher son influence et au passage lui subtiliser sa carte, la laissant fort démunie avec un tableau famélique, tandis que Lucas, parfaitement étranger à cet acte d’héroïsme, déroule un tableau aussi imposant qu’improductif. Xel croit gagner en alignant trois icônes de chaque, sans réaliser que je me suis déjà adjugé la domination Militaire à la faveur d’une carte ! Alors que la partie semble pouvoir basculer, Xel sort une carte 8 pour comptabiliser une carte 10 et en tirer une autre, Deux ex machina qui lui offre sa cinquième domination et donc la victoire, alors que le rouleau compresseur de Lucas, décalé dans toutes couleurs, venait juste de finir sa période de rodage.

Table 5, dite « Au pied du mur » : c’est au pied du mur que l’on voit le maçon, et à cette table d’Azul, entre matines et laudes, François-René a déployé ses talents de carreleur pour dominer Axel, Camille et Xel.

 

 

Séance de VENDREDI 30/07/2021 à Servel

Le 30 juilllet 1971, la mission Apollo 15 se pose sur la lune avec dans la soute à bagages le premier Lunar Roving Vehicle et dans la cabine de première classe D.Scott et J.Irwin (dont tout le monde a oublié les noms. Comme dirait François, « first is first, fourth is nowhere »). Un LRV, c’est un croisement entre une rosalie et un twizzy pour transporter les astronautes. Au total trois exemplaires seront abandonnés sur la surface lunaire. Ce souvenir nous donne l’occasion d’évoquer d’autres rovers sans passagers qui parsèment notre voisinage spatial.

Table 1, dite « Lunokhod 2 » (arrivé en 1973 sur la Mer de la Sérénité il est, avec 39 km parcourus sur la Lune, médaille d’argent de distance)  : retour en piste de Oceans, appris la semaine dernière, au format 3 joueurs avec Mickaël, Thomas et VHN. La physionomie de la partie a été très différente avec plus d’animaux, des événements moins pénalisants, moins de prédation mais plus d’optimisation des combos. Dom sort un grand numéro de jongleur : ajoutant un animal à chaque tour et parvenant par diverses acrobaties à les maintenir en l’air en vie, il finit avec 6 espèces. La conséquence des écosystèmes efficaces, c’est que l’océan s’est vidé rapidement et la partie a été rondement conclue. Mickaël finit avec des poissons bien nourris et évitant leur surpopulation, il score plus de 12 PV à la fin mais sans pouvoir changer le classement final (Dom 54, Thomas 40, Mickaël 37).

Thomas sort alors Shards of Infinity, deck-builder apprécié et vu régulièrement en ces lieux. Pas en version de base mais avec l’extension Shadow of Salvation qui introduit un mode coopératif : au lieu de se foutre sur la gueule, on affronte ensemble un boss et ses sbires. Chacun continue à construire son deck comme dans le jeu de base mais on peut partager cristaux (= points d’achat) et points d’attaque pour aider ses petits camarades. Deux runs ont été joués, dans le premier la séquence d’arrivée des alliés du boss a vidé les caisses et finalement amené Thomas à 0 points de vie. Au deuxième essai, quelques cartes puissantes ont été acquises à temps pour produire des combinaisons sympathiques et infliger des dégats cuisants au boss qui n’a pas demandé son reste.

Table 2, dite « Spirit » (arrivé sur Mars en 2004, ce premier « gros » rover y a fonctionné 20 fois plus longtemps que prévu) : F-R et Camille démarrent tardivement une partie de Spirit Island. Ils sont familiers du terrain mais cela n’a pas suffi. Le début était favorable, les Iliens arrivant à plutôt bien gérer l’envahisseur. Malheureusement ils n’ont pas réussi à engendrer assez de peur pour lui faire quitter l’île. Ils échouent donc au temps.

Table 3, dite « Perseverance » (arrivé sur Mars en 2021, c’est du lourd, un rover de plus d’une tonne) : Samuel, OlivierB et Frédéric inaugurent le jeu superlatif Too Many Bones (grrrrosse boîte, matériel haut de gamme, règles touffues). Croisement des jeux de rôle de notre jeunesse (un groupe d’aventuriers, chacun avec ses caractéristiques, affronte une série de monstres et un boss final, mais sans DM en face) avec une mécanique d’ « arbre de technologies » matérialisé par une variété extrême de dés qui viennent s’ajouter au plateau individuel de chaque personnage. Si on a bien compris, le groupe de néophytes a fini par l’emporter mais cela a duré parce qu’un « tank » faible en attaque mais fort en défense s’est retrouvé face au boss et aucun des deux n’arrivait à se débarasser de l’autre. Nous ignorons ce qui a dénoué ce face-à-face.

Table 4, dite « Yutu 2 » (ou lapin de jade, arrivé en 2019 sur la face cachée de la lune) : les tables 1 et 2 se regroupent pour du jeu plus léger. Les restants après le départ de Mickaël essaient le party game Entre les lignes, création de 2019 de la valeur montante Wolfgang Warsch. On retrouve un mélange de principes déjà vus comme « 2 joueurs ont une info en commun que les autres ignorent » (comme à Linq) et « je dois fournir un indice mais pas trop évident » (comme à Dixit). Mais il s’agit d’un jeu de dessin et il faut être un minimum doué en dessin. Le groupe a rangé la boîte (bien grande pour son contenu) après quelques tours, pas vraiment convaincus à cet effectif. On se rabat sur le classique Just One. A quatre il faut éviter les collisions d’indices (qui sont alors éliminés, laissant le joueur devant deviner avec un unique mot pour le guider), ce que nous réussîmes 12 fois sur 13, pas facile de trouver « Gorge » avec juste « Wonderbra ». Le score final collectif est de 6 points, rien de fabuleux.

Table 5, dite « Zhurong » (posé sur Mars en 2021, la Chine est la deuxième nation à y parvenir) : soirée chinoise pour Xel, François, Lucas et Nicolas-2 qui disputent dans les formes une vraie partie de Mahjong (en 16 manches), remportée par Lucas (99), devant Nicolas (-4), François (-7) et Xel (-102), qui, comme le score l’indique, a beaucoup donné. Une belle bataille où chacun a eu son quart d’heure de gloire !

Séance de MARDI 27/07/2021 à SERVEL

Fichier:Arrestation de Robespierre.jpgLa dictature de Robespierre prend brutalement fin le 27 juillet 1794. Le président du Comité de Salut public et ses proches sont arrêtés après un an de pouvoir sans partage.

La veille, à midi, l’Incorruptible est monté à la tribune de la Convention et a tenu un discours lourd de menaces dénonçant une «ligue de fripons», sans donner de noms. Les députés s’inquiètent car la loi de Prairial lui permet de faire arrêter et exécuter le moindre suspect. Tous ceux qui ont quelque motif de craindre Robespierre prennent peur et se dévoilent, tels Collot d’Herbois, qui proteste contre la «dictature de la vertu», ou Fouché qui a profité de son autorité pour s’enrichir…

Quand il s’approche de la tribune pour parler à nouveau, Robespierre est houspillé. On le montre du doigt aux cris de : «À bas le tyran !» Dans un sursaut de courage, un député, Cambon, lance à la tribune sa mise en accusation. Il est arrêté ainsi que son frère, Saint-Just, Lebas et Couthon, tous membres du Comité de Salut public.

Les prisonniers sont transférés à l’Hôtel de ville et se retrouvent sous la protection des sans-culottes, fervents partisans de la Révolution. Tandis que sonne le tocsin, le député Barras se dépêche d’intervenir. Il rassemble des troupes et entre dans l’Hôtel de ville.

C’est la fin. Dans la confusion, Robespierre est blessé à la mâchoire par un coup de pistolet. Il sera guillotiné le lendemain, avec Robespierre jeune, son frère, ainsi qu’une vingtaine d’autres partisans. Le jour suivant, 80 autres robespierristes montent à l’échafaud. Les Thermidoriens, ces députés qui ont osé s’en prendre à Robespierre, libèrent les suspects et mettent fin à la Terreur tout en préparant la mise en place d’un nouveau régime, le Directoire, dont on espère qu’il ramènera la paix, l’ordre et la prospérité sans trahir les acquis révolutionnaires.

Quelques temps plus tard, un climat, de concorde mais non dénué d’émulation, régnait à Parties Civiles.

Table 1, dite « When we were kings » : un nouveau venu sur nos tables, Le dilemme du roi, où il s’agit de prendre les bonnes décisions pour soi-même et son royaume, sans pour autant délaisser le bien-être de ses sujets. Deux parties en furent jouées, Vincent et Lucas en sortirent couronnés, Jimmy et François-René étant gros Jean comme devant.

Jimmy s’en va et, entre les fripons restants, la baston commence, avec un Hit z Road qui, de l’avis général s’est mal passé. Lucas en ressort le moins éclopé.

Table 2, dite « Lèse-majesté» : classique s’il en fût, Brass: Birmingham fait son retour, et c’est sans peur que Thomas se voit défié. Mais, à l’issue d’une partie homérique, il n’y eut pas de crime de lèse-majesté: il l’emporta avec 151, grâce à quelques coups d’estoc remarquables, devançant Dominique, qui, avec 147, avait bien trompé son monde. Xel, 129, et votre modeste narrateur, 123, complètent un quarté de haut vol.

Table 3, dite « Salut public » : nous voici à Pixie Queen. Un jeu où les Pixies sont des petites créatures mythologiques qui volent et trompent les gens, surtout parce qu’elles ont peur de leur Reine qui gouverne en tyran et exige constamment de nouveaux présents. Nicolas II rétablit le salut public et s’impose, mais timidement, avec un score négatif (-3) ! Il faut croire que Benjamin, Gilles et Émilie ont eu encore plus peur car ils ont fini encore plus négatifs !

Séance de VENDREDI 23/07/2021 à Servel

Le 23 juillet 1645 s’éteignait Michel Romanov. En 1613, il avait été élu tsar de toutes les Russies sous le nom de Michel Ier. Cette élection mit un terme au « temps des troubles », qui a vu la Russie occupée et pillée par les Polonais mais également les Suédois et les Tatares. Le nouveau tsar a tout juste 16 ans alors, mais il est le fils du prestigieux patriarche de Moscou, Philarète, qui a combattu l’usurpateur Boris Godounov et les Polonais aux côtés des Cosaques. Prisonnier des Polonais, il fait figure de martyr et de saint protecteur.

Sa parenté le relie à l’ancienne dynastie, qui s’était éteinte après la mort du tsar Ivan IV le Terrible. Le nouveau tsar s’applique à en finir avec l’occupation étrangère. Pour reconstituer une armée, il impose les villes et opère des emprunts forcés auprès des riches marchands, la plupart des étrangers. En février 1617, il a la satisfaction de conclure la paix avec les Suédois, au prix d’un lourd tribut et de la perte de tout accès à la mer Baltique. L’année suivante, il repousse les Polonais et conclut une trêve avec eux, ce qui lui vaut de retrouver son père Philarète. Ce dernier est aussi énergique et dur que son fils est doux et pieux. Se complétant à merveille, les deux hommes vont réussir à rétablir la paix civile en Russie en écartant tout esprit de vengeance, notamment à l’égard des boyards (nobles) qui ont collaboré avec l’occupant polonais.

Michel Fédorovitch Romanov (21 juin 1596 - Moscou, 23 juillet 1645), gravure de la fin du XVIIe siècle, musée national russe, Moscou

Le tsar prend l’habitude de décider de tout en toute indépendance. Ainsi se met en place l’autocratie, régime caractéristique de la Russie des derniers siècles. Les paysans russes perdent leurs dernières libertés. Écrasés d’impôts, ils s’enfuient de leur village et gagnent l’étranger ou les marges orientales en voie de colonisation, ou se placent sous la tutelle d’un seigneur. Philarète multiplie les décrets pour décourager les fuites. Il porte à quinze ans au lieu de cinq le délai après lequel un paysan fugitif peut bénéficier de la liberté. Ainsi la paysannerie russe va-t-elle peu à peu retomber dans le servage alors même que tout l’Occident s’en éloigne.

En 1632, profitant des désordres occasionnés en Europe centrale par la guerre de Trente Ans et d’une mauvaise passe des Polonais, Michel Ier attaque ces derniers. Mais son armée se débande et est écrasée. L’humiliation est immense en Russie.

La personne du tsar acquiert avec Michel Ier un caractère sacré. En 1626, à 30 ans, après deux mariages inféconds, il épouse Eudoxie Strechneva, qui lui donnera dix enfants. L’avenir de la dynastie est assuré: la descendance de Michel Romanov règnera sur la Russie, jusqu’à la Révolution de 1917.

Quelques années plus tard, une séance de Parties Civiles réunissait toutes les générations, pour les siècles à venir.

Table 1, dite « Servitudes volontaires » : Mickaël présente fièrement sa dernière acquisition fraîchement kickstartée: Oceans. On retrouve le schéma de base de son cousin Evolution: il s’agit de lutter pour survivre, mais ici, les amphibiens ont remplacé les dinosaures: ça se passe sous les mers, et jusqu’aux abysses. Quelques mécanismes originaux changent la donne, en particulier l’action de migration qui permet de répartir les poissons, consommés par ces charmantes créatures, et les différents lieux de ressources (récif, océan…), avec un phasage et une gradation dans la lutte pour la vie à partir du moment où le récif se vide. Comme de juste, on gagne à ce jeu en optimisant les combos entre ses espèces, et à ce petit jeu, Dom fait merveille, ce qui lui vaut une bel accessit (46). Mais Mickaël (55) l’emporta avec l’audacieuse stratégie de créer trois espèces très tôt dans la partie, gage de gains pérennes, et en les protégeant bien grâce notamment au « trait qui fait gagner »), à propos duquel l’auteur du jeu lui-même reconnut qu’il était surpuissant. Votre serviteur (38) fit belle figure et crut s’octroyer un avantage décisif en missionnant une sangsue de Cthulhu sur un monstre effrayant développé par Thomas (42), mais hélas celui-ci périt dans l’instant.

Oceans (Édition Limitée) (2020) - Jeu de société - Tric Trac

Table 2, dite « Dynastique » : Quoi de plus symbolique que le retour de Battlestar Galactica pour marquer le retour des séances de Parties Civiles ? Des dynasties de joueurs y ont fait leurs armes, et la lignée se prolonge, avec Paul à cette table. Le jeune y passa la plus clair de son temps en prison, où il trouva le temps si long – mais tout le monde ne peut devenir tsar à 16 ans: c’est sur la durée que se construit une dynastie ! Les vrais cylons, Axel et Jimmy, firent un feu si long que les humains (Xel, François-René, Axel) n’eurent pas de peine à l’éteindre.

Table 3, dite « Bonne étoile » : Nicolas II initie Vincent à l’art subtil et japonisant du Shoggi. A cette sorte de jeu d’échec d’extrême-Orient, il aurait dû, de son propre aveu, s’incliner. Pourtant il l’emporta, porté par une bonne étoile.

Table 4, dite « Évasion malheureuse » : Frank, à cette partie de Nemesis, eut toutes les malchances de jets et de tirages que l’on peut craindre à ce jeu, et n’échappa pas à son destin, finissant broyé par Gilles et Olivier.

Table 5, dite « La marche de l’empereur » : Nicolas II persiste dans sa veine orientaliste et nous propose de peindre le portrait de l’empereur en suivant les traces du génial Reiner Knizia, auteur de Sakura. Une sorte de Lemming mafia rethémé, si ça vous parle: donc un jeu où le chaos règne en maître. La bonne étoile de Nicolas II stoppe sa course pour un instant, et votre serviteur s’octroie les faveurs du souverain (10), devançant Dom et Thomas (8), Mickaël et Nicolas II (6).

Table 6, dite « A tsar is born » : Pour finir en fore de digestif, une petite partie de Just one, qui est à Codenames ce que la Canada Dry est au gin. On peut en boire sans fin et on ne s’y fait pas trop mal à la tête, mais il faut quand même donner des indices assez pertinents sans être trop évidents, car tout indice en double (voire plus !) est supprimé. Passé les 2 heures des matines, le tsar Nicolas II réussit à s’imposer en déchiffrant toutes les énigmes. Aucune ne résista à sa sagacité, même pas celle qui rassemblait les indices: sucre, allongé, grain, corsé, arabica. D’autres eurent moins de chance, à l’image d’Axel qui ne déchiffra pas le trio d’indices fibre, ours, brun (spoiler: l’indice glacial, en double, avait été éliminé), de Thomas qui sécha sur (souterrain, Sèvres-Babylone) – où trois dodo avaient été recalés, ou de Xel, qui devant (purin, engrais, salaud, digéré, crottin), ne vit qu’une ordure…

 

Séance de VENDREDI 16/07/2021 à Servel

Le 16 juillet 1945 eut lieu dans le désert américain du Nouveau-Mexique, près de Los Alamos, la première explosion atomique. Cet essai en grandeur nature précède de trois semaines le largage meurtrier et sans précédent d’une bombe atomique au-dessus de la ville japonaise d’Hiroshima. Le nom de code Trinity lui fut proposé par le physicien Robert Oppenheimer dirigeant le laboratoire de Los Alamos en référence à un poème de John Donne sur la Trinité.

Dans le cadre du projet Manhattan, les scientifiques avaient développé une arme à fission utilisant du plutonium surnommée « Gadget » mais, en raison de sa complexité, ils n’étaient pas certains qu’elle fonctionnerait. Il fut donc décidé de réaliser un essai dans une région isolée et inhabitée, et le choix se porta à la fin de l’année 1944 sur cette zone désertique au Nouveau-Mexique, la bien nommée Jornada del Muerto.

Bulle de plasma de 266 mètres de diamètre formée par Gadget, lors de l'essai Trinity, après 0,025 seconde.

 

Une répétition fut organisée le 7 mai avec 108 tonnes d’explosifs mélangées à des particules radioactives pour calibrer les instruments. La détonation de Gadget dégagea une énergie d’environ 21 kilotonnes de TNT et fut considérée comme un succès par les observateurs. Bien que l’explosion ait été vue et entendue à des dizaines de kilomètres, le public ne fut informé de l’essai que le 12 août à la publication du rapport Smyth.

76 ans plus tard, une séance de Parties Civiles fit grand bruit à Lannion et aux alentours.

Table 1, dite « Inspecteur Gadget » : Lucas est devenu un pilier de nos soirées, et il ne vient jamais sans gadgets. Pas de grosse valise de Mah-Jong ce soir, mais les jolis cailloux de toutes les couleurs de It’s a wonderful world. Aucune bavure dans cette inspection en règle où Fabrice, un nouveau venu fort sympathique (et que nous appellerons pour plus de simplicité Fabrice-alias-Fabrice), et Olivier firent figure de victimes, expiatoires mais néanmoins admiratives de la maîtrise de leur initiateur. Il tenta ensuite de les mettre de son côté avec le coopératif Enchanteur, mais ils durent déchanter.

Table 2, dite « Sainte Trinité » : Mickaël apporte Blood rage et, au nom du père, récite son sermon, il le connaît par cœur désormais. Elouann, le fils, mesura que, même détenteur d’une liberté de locomotion toute nouvelle, il n’était encore qu’un humain, tout comme Axel, le Saint-Esprit descendu de ses hauteurs avec la légèreté de la colombe

Table 3, dite « Fission de cœur » : Du groupe de six joueurs sans table encore alors que la soirée s’avançait, et qui hésitait à fusionner, Vincent et Thomas provoquèrent une fission de cœur en se retrouvant à Shards of Infinity. Deux joueurs qui s’apprécient, donc, ce qui ne les empêcha pas de croiser le fer. Au bout des ébats, un oxymore: c’est Thomas qui imposa sa « suprépapamacie » sur le score de 2-1.

Table 4, dite « Manhattan Transfer » : Les rescapés de la fission sus-mentionnée se retrouvent à Las Vegas, où Dom joue le caïd (300 k$) devant Xel (290 k$), VHS (270 k$) et François-René (270 k$ également), puis la soirée tourne à la Vendetta sous la double patronage de Bruno Faidutti (l’auteur du jeu) et Gogo Yubari (qui présente la particularité d’être à la fois une écolière japonaise et un tueur à gages), et à un tableau de score inversé (François-René 23, VHS et Xel 21, Dom 16).Vendetta - Vampire : La Mascarade

Table 5, dite « Alerte rouge » : Un Codenames final réunit, comme il est de tradition, deux équipes: Bleus: Xel, VHS, Thomas, Axel Rouges: Dom, Vincent, François-René, Elouann Les bleus furent atomisés dans cette partie qui tourna à l’alerte rouge (4-0). La faute au professeur Tournesol, qu’on croyait être un génie, à Michou, interprète d’une jolie quadrangulation (Paris, Champ, Boîte, Piano), à un siège rotatif mortel, et à une poudre explosive !

 

Séance de MARDI 13/07/2021 à Servel

Le 13 juillet 1923, les promoteurs d’un nouveau quartier de la ville californienne de Los Angeles inaugurent un gimmick publicitaire, l’inscription HOLLYWOODLAND accrochée en lettres géantes au flanc d’une colline. L’enseigne a été reconstruite deux fois depuis, perdant au passage ses quatre dernières lettres et devenant un symbole de la ville et de son industrie cinématographique.

Table 1, dite « Cliffhanger » : une brochette de vétérans (Thomas, F-R, Camille et Dom) joue les monte-en-l’air en ressortant Burgle Bros et profite de la veille de férié pour tenter un casse dans la salle des coffres d’une grande banque dont nous tairons le nom. Petite variante qui corse les choses, on joue sur 2 étages de 5×5 au lieu de 3 étages de 4×4, la densité de gardes sera plus importante. L’entrée en matière est calamiteuse : la ronde du garde l’envoie immédiatement sur la tuile par laquelle les 4 cambrioleurs entrent en jeu, les points de furtivité s’envolent. Le groupe se reprend avec notamment une bombe thermo qui ouvre un passage entre les deux niveaux et un corbeau bienvenu qui passe son temps à distraire et ralentir les gardes. Au final, tout le monde finit sur le toit avec dans la musette 2 lingots d’or et un tableau de maître. Oui mais au moment de l’ouverture d’un coffre de l’étage, le dé de mobilité du garde n’a pas été augmenté. Vu comme cela a été serré par moments, comment cela aurait-il fini sans cette erreur de règle ? Méditez ce final twist.

De l’aventure, du suspense, des coups du sort ! Oui, tout cela dans la petite boîte de Deep Sea Adventure, second film de la soirée. Les mêmes chaussent masque et palmes et plongent à la pêche de trésors fabuleux. Comme toujours, les lancers de dés suscitent exclamations et déceptions. En particulier pour Thomas, le triple noyé de la soirée. Les autres ont eu du mal à calmer leur cupidité et seul un dernier jet chanceux permet à VHN de gagner avec 44 PV, devant Camille à 33.

Pour ressouder le groupe, François-Ryan propose un jeu de dés coopératif, D-Day Dice, qui propose de prendre d’assaut une plage le 6 juin à l’aube (5 semaines de retard, désolés mais on était confinés dans nos péniches de débarquement). On retrouve le principe du Yam’s (aussi utilisé dans King of Tokyo) et la coopération consiste surtout à s’assurer que chaque section progresse au même rythme, il s’agit de faire preuve de camaraderie en tirant parti le mieux possible des spécificités de sa troupe. La partie de découverte se conclut avec succès par la prise d’assaut du bunker mais la boîte propose moult autres scénarios.

Table 2, dite « Remakes » : Lucas entraîne Olivier2 et Benoît dans 3 parties successives de Roll for the Galaxy. Si le Mah-Jong-Cooker concède la première, il survole les deux suivantes. Histoire de varier les plaisirs après l’entracte, il ressort It’s a Wonderful World. Savaient-ils que, comme dans The Big Lebowski, « they were entering a world of pain » ? Cela ne vaut même pas la peine de parier sur l’Oscar du meilleur comboteur.

Séance de VENDREDI 02/07/2021 à Servel

Approchez, approchez ! Parfait dans le costume de M. Loyal, Neox accueille ses ouailles pour la reprise des activités « en présentiel » de Parties Civiles. On s’étire, on se frotte les yeux et on se demande si tout cela est bien réel. Comme si on sortait d’un long sommeil (476 jours selon ceux qui ont coché leur calendrier soir après soir. 476 est d’ailleurs l’année de la chute de l’empire romain d’occident, traditionnellement considérée comme le début du moyen-âge mais c’est une autre histoire).

Le protocole sanitaire a été respecté avec port du masque jusqu’à la fin de la soirée et désinfection des jeux au lance-flammes.

Table 1, dite « Sous le regard des dieux » : Les jeux plantureux sont de retour, la paire François-René/Guillaume affronte Axel/OlivierL à Mythic Battles. Ce sont les seconds qui manoeuvrent le mieux et finissent avec les quatre omphalos de la victoire.

Table 2, dite « Same players shoot again » : Baptiste et Steven ressortent leur cher Warhammer 40k. Ils ont joué longtemps, très longtemps, qui pourra en dire plus ?

Table 3, dite « Fric-frac » : Bien planqués dans une salle périphérique, la bande à Thomas (Nicolas2, Samuel et Jérôme) tente le casse du mois dans Burgle Bros. Ils ont efficacement coopéré et, souples et agiles tels le félin, ont échappé aux rondes des gardes (en se réfugiant dans les toilettes, ça à la SNCF ça ne passe pas). A la fin ils repartent lestés d’un buste de Nefertiti (et de quelques lingots d’or me glisse un commentateur matérialiste).

Table 4, dite « Recrutées » : Non seulement on a eu le plaisir de revoir des (demi) visages connus mais on a découvert de nouvelles têtes, en l’occurence Adriane, Marianna et Chloé. Déjà joueuses et tuyautées par un sympathique adhérent, elles ont enchaîné Splendor (featuring Mikaël) puis Five Tribes pour ensuite rejoindre le Codenames final.

Table 5, dite « Maxivilles » : Le binôme intergénérationnel Eric-Elouan, adjoints d’OlivierB et instruits par Lucas découvre le Royaume de Valeria, un jeu qui reprend la mécanique de Minivilles : on achète des cartes pour son tableau depuis une rivière et à chaque tour les cartes que l’on peut activer sont déterminées par un lancer de dés. Les protagonistes ont disparu avant d’être inverviewés, on est encore un peu rouillés.

Table 6, dite « Apéritive » : Petite partie intercalaire de Coloretto en attendant Lucas pour Gérard, Thibault, Nicolas-qui-vient-deux-fois-par-an et Dom. Thibault, récompensé de sa prise de risques et malgré les croche-pieds de ses collègues, finit avec une collection de cartes quasi parfaite (3 couleurs seulement et 2 jokers) et l’emporte sans discussion.

Table 7, dite « Plat de résistance » : Lucas (qui a encore pris le temps d’expliquer les règles de Five Tribes, il devrait en faire son métier !) prend place avec son jeu fétiche, It’s a wonderful world, avec Thibault dans le rôle du second expérimenté et Gérard, Vincent et VHN comme candides. La hiérarchie a été respectée et il s’avère qu’il faut utiliser les multiplicateurs de score pour gagner. Aidé du bonus de sa carte de départ, Lucas fait tapis sur les cartes jaunes et finit avec 107 points. Thibaut ne démérite pas avec 72 tandis que les autres naviguent autour de 30. Plus cruel que merveilleux, ce monde !

Table 8, dite « Tête à tête fatal » : Thomas convainc N2 de l’affronter à Shards of Infinity, à la fois excellent jeu à 2 et deck-builder parmi les meilleurs. Mais Nicolas savait-il que que Thomas en mangeait un tous les matins ? A-t-il été croqué tout cru ?

Table 9, dite « Farandole de desserts » : Tous les restants finissent sur la scène pour le numéro final, un Codenames, what else ? Avec tellement de joueurs/joueuses qu’ils tenaient difficilement autour de la table. Unité de temps et de lieu pour une partie en 3 manches belle comme une tragédie et drôle comme une comédie. La première aux Rouges (Axel contre Thibault) avec pas mal d’indices en 1, on était rouillés, et juste ce qu’il faut de chance (Rebelle 2 visait Mêche et Fils, mais Base -à cause de Star Wars- marchait aussi). Les Rouges doublent la mise avec F-R face à Adriane : son Anatomie 5 révèle qu’un an de parties à distance l’ont maintenu surentraîné. Les Bleus prennent leur revanche dans la dernière (Vincent-Jérôme) avec un ace sous la forme de Lacoste 3 (Service, Griffe, Col).

La nuit était chaude quand votre rédacteur se retira dans le respect des gestes barrières, mais les tables 2 et 8 allaient toujours bon train. Le forum semble avoir succombé à la pandémie mais tout élément d’information transmis sera examiné avec soin.

Séance de VENDREDI 13/03/2020 à Servel

L’origine de la superstition associant le vendredi 13 à un jour de malchance reste un mystère. Pour certains, le nombre 13 est une référence au treizième apôtre présent à la Cène, Judas. Avec 20 présents, plus d’une table fut nécessaire pour accueillir les disciples.

Table 1, dite « Jour de chance » : Benjamin, Steven et Baptiste disputent une longue et tendue partie des Paladins du Royaume de l’Ouest. C’est Steven, qu’on voit en général aux tables de figurines, qui l’emporte avec 95 PV, légèrement devant Benjamin et nettement devant Baptiste.

Table 2, dite « Film d’horreur » : une très grande table (9 joueurs : Jimmy, Benoît, Sam, Christophe, Eric, Elouan, Dom, Thomas, François-René) de Zombicide dans sa version Black Ops (censément dans l’esprit d’Alien mais beaucoup de créatures ont des looks Lovecraftiens). Une fois les personnages choisis et équipés, on se lance dans l’exploration de la base spatiale, à la recherche d’oxygène et d’armes qui fonctionneront dans le vide. Poussez-pas derrière. Etait-ce la taille du groupe qui a rendu les monstres top puissants, a-t-on trop pris son temps, a-t-on inutilement voulu éliminer les créatures qui s’en prenaient à l’arrière-garde ? Toujours est-il que les malheureux sortis du sas ont été anéantis par un adversaire supérieur en force et en nombre, en particulier des Abominations trop mobiles et dégommant d’une baffe les frêles humains et leurs machines sophistiquées. Quelques actes d’héroïsme n’ont pas suffi à arrêter le bain de sang qui scelle la défaite collective. On se serait cru dans Vendredi 13, le film, j’en frissonne encore.

Table 3, dite « Mystère » : Mickaël, Alexandre, Frédéric et OlivierL ont inauguré Fuji Koro, une boîte riche de matériel mais dont nous ignorons tout.

Table 4, dite « Scène » : la guilde du Grojeu (Tristan, Xel, Julien et Lucas) entre en scène autour du plateau de Trickerion pour une séance d’illusions qui se termine par la victoire de Tristan.

Table 5, dite « Ce n’est qu’un au revoir » : Pour finir dignement la soirée avant une interruption indéterminée du son et de l’image, la table 2 enchaîne sur un Codenames avec en Bleu Thomas, F-R, Eric et Sam et en Rouge Elouan, Christophe, Jimmy et VHN. On sentait les participants rouillés, les marqueurs blancs ont été nombreux tout au long de la partie.

La première manche voit une victoire serrée mais logique des Bleus malgré leur difficulté à faire trouver Bulle et Gaz avec Champagne 2. En face, le Brouillard 2 est resté trop opaque (il visait Corne -de brume- et Bouchée -la vue-). La seconde manche voit s’affrontre un duo père-et-fils d’artistes surréalistes (utilisant des expressions comme « la surface de réservation »). Après un bon départ (Vacances 4 pour Colonie, Londres, Rome et Manège), Elouan explore des associations d’idées que seul lui peut décoder, et encore ! En face, Poulet 2 visait Aile et Croûte mais a bien failli les mener vers l’assassin Dent. Au final, 2-0 pour les Bleus. La dernière manche a vu les Rouges sauver l’honneur, d’autant plus méritoire que Jimmy était face au redouté F-R. Mais ce dernier n’a pas vu que Sac allait aussi bien avec Constantinople que Banane. Les Rouges, eux, ont eu du mal avec Orchestre 4 (Flûte Canon Tube Boîte mais ni Radio ni Piano) mais ont fini avant des Bleus encore plus confus qu’eux.

En partant, un adhérent prit avec lui Pandémie Contagion, un choix bien thématique pour occuper les enfants les prochaines semaines.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de MARDI 03/03/2020 à Servel

Le 3 mars est un double anniversaire pour le téléphone : c’est le jour de naissance de Alexander Graham Bell (en 1847) et celui de la fondation de American Telephone & Telegraph (ATT, en 1885), entreprise qui a dominé l’industrie pendant tout le XXe siècle en étant à la fois un opérateur de réseaux et un fabricant d’équipements télécoms. Indiquons encore que le centre de recherche de ATT, les Bell Laboratories, a une contribution scientifique inégalée dans le privé et s’est vu attribuer 9 prix Nobel (suivi semble-t-il par IBM avec 3 Nobel).

Une nouvelle tête apparaît à 20h30 : c’est Michael, installé récemment à Beg-Leguer, avec un passé de joueur remontant aux années 80 et curieux de découvrir l’offre contemporaine de jeux.

Table 1, dite « Texto » : Compte tenu de l’arithmétique des tables, Michael se retrouve pris en charge par Dom qui sort de l’armoire des jeux sympas, pas trop long et bons à deux. Initiation à Kingdomino pour commencer, avec une victoire de Dom 57 à 51 sur la grille 5×5. On remet ça sur la grille 7×7 et cette fois c’est Michael qui l’emporte 129 à 115. Deuxième étape avec 7 Wonders Duel. Les deux découvrent le jeu et après une lecture en commun des règles, la partie démarre. A l’âge I, Michael rafle les ressources brunes tandis que Dom lui met la pression sur la piste militaire. Soudain, telle une Cendrillon recevant des SMS, Michael se souvient qu’il a une contrainte horaire et doit prendre congé sans aller au bout. On a cru comprendre qu’on le reverrait.

Table 2, dite « Coupure de communication » : Axel pointe son nez à l’occasion des vacances et se joint à une table de Dead of Winter avec Xel, Neox et François-René. Partie abrégée là encore, mais pour des raisons différentes : dès le deuxième tour, un jet malheureux d’Axel fait 2 morts puis le moral s’effondre : défaite collective avant même que la traîtresse ait eu le temps de traitrer. Ils poursuivent avec Villainous après les départs successifs du Président et du rédacteur.

Table 3, dite « Opérateur dominant » : à côté, une table de barbus -comme Alfred Nobel- (Tristan, Nicolas-2, Benjamin, RomJé) se plonge dans des jeux récents : The River tout d’abord, remporté par Nicolas (50 PV), puis , dominé par Benjamin.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 21/02/2020 à Servel

Le 21 février 1848 paraît le Manifeste du Parti Communiste, texte fondateur de Marx et Engels. Proclamant l’opposition ontologique entre une bourgeoisie exploitant hommes et ressources à l’échelle du globe grâce au capital et une classe ouvrière n’ayant que sa force de travail à vendre, il affirme que la lutte des classes doit déboucher sur une société nouvelle par l’union internationale et révolutionnaire des prolétaires. Avance rapide de 172 années pour retrouver les forçats du poussage de cube.

Table 1, dite « Moyens de production » : une partie de plus de Brass (Birmingham) pour Neox, Xel, Thomas et Eric qui rivalisent pour la possession de moyens de production capitalistes dans l’Angleterre de la révolution industrielle. Que croyez-vous qu’il arriva ? ce fut Thomas qui gagna (à noter, la réaction de Xel après le premier coup d’Eric : « c’est plié, Thomas a gagné ! »)

Table 2, dite « Révolution prolétarienne » : affrontement à Star Wars Rebellion entre Julien et Steven, affrontement qui tourne en faveur du premier dans le costume des rebelles qui mettent à bas l’ordre établi.

Table 3, dite « Classes bourgeoises » : Lucas propose Five Tribes à Dom et Elouan qui acceptent bien volontiers. Un jeu où on croise les classes dominantes incarnées par des vizirs, des sages et des marchands. C’est le propriétaire qui l’emporte avec 204 PV, ivre de djinns.

Table 4, dite « Le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, le socialisme c’est le contraire (Coluche) » : les tables 1 et 3 se regroupent pour enchaîne les tours de Just One. Un jeu où on ne compte pas les points et l’important est de faire preuve d’imagination dans la bonne humeur. Parmi les indices qui ont marqué la partie, « Brochette » pour faire trouver « Licorne » (un des rares échecs du groupe), ou encore « Jacques-Yves » pour faire trouver « Couteau » ! Quant à « Pierre Perret » pour faire trouver « Cantine », son auteur coiffe un bonnet d’âne vu que la chanson est de Carlos !

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum