Séance de MARDI 04/08/2026 à Servel

Le traité de la Grande Paix de Montréal est signé le 4 août 1701 par le gouverneur de la Nouvelle-France, et par 39 nations amérindiennes. C’est un succès diplomatique car il assure la paix entre les nations (en particulier iroquoises) qui partageront leurs territoires de chasse, évite l’implication des indiens dans les conflits avec les colons anglais et garantit l’économie des comptoirs français qui repose sur le commerce des fourrures. Il a fallu plusieurs années d’approches et de négociations pour parvenir à ce résultat. Les français peuvent reprendre leur poussée vers l’ouest avec la fondation en 1701 du fort Pontchartrain qui deviendra la ville de Detroit. Les bases posées par le traité tiendront jusqu’à la conquête du Canada par les anglais en 1760. 325 ans plus tard, la poussée vers l’ouest finit à Servel.
Table 1, dite « Amérindiens » : Olive, François et VHN se penchent sur le cas de Cuzco, un des fameux de Kramer & Kiesling où il s’agit de construire et contrôler des temples avec un tour construit autour d’un budget de « points d’action ». Ici on peut en plus travailler en 3D puisqu’on peut empiler des tuiles de formes diverses (façon Taluva), le contrôle échéant au meeple placé le plus haut dans la ville. Les trois font de jolis coups avec les bassins d’irrigation (aka mégabassines) mais c’est Dom qui est le plus retors, utilisant ses indiens (en fait des incas) pour gêner les constructions et les déplacements des autres et surélevant à qui mieux mieux les temples. François, lui, dépense trop tôt ses tuiles personnelles. Jusqu’au décompte final les trois scores se tiennent mais Dom, en 1ère ou 2ème position pour quasiment tous les temples, se détache alors et finit avec 98 PV contre 63 à François et 56 à Olive (qui regrette amèrement d’avoir oublié d’organiser une fête qui lui aurait rapporté quelques points).

Olive et Dom poursuivent par un Alhambra, petit jeu de pose de tuiles et classique des jeux familiaux. Une difficulté est de prêter attention au mur d’enceinte présent sur 0 à 3 côtés de la tuile qu’on pose : il faut à la fois garantir qu’elle est connectée au centre de son domaine et maximiser la longueur du mur. Olive qui est habitué regarde goguenard Dom se mettre peu à peu dans une position bloquée. Pourtant le second, véritable Houdini de Parties Civiles, parvient à s’en sortir et éviter de ne plus pouvoir poser de tuiles, le tout en maximisant son mur (33 segments contre 19 à Olive). On score aussi en fonction de la majorité en 6 couleurs de tuiles et dès le second décompte, Dom mène dans 4 couleurs sur 6 et prend une telle avance au score qu’ils ont renoncé à compter.

Table 2, dite « Chefs à plumes » : F-R, Armand et Axel font la mini-campagne coopérative de Shards of Infinity qui consiste à triompher de trois boss. Après un premier échec ils enchainent les trois succès nécessaires à nos félicitations.

Table 3, dite « Animaux totems » : Nolwenn, Faline et Corentin enchaînent deux jeux poids-moyen : Forêt Mixte d’abord, où une combinaison Papillons/Orties emmène d’un battement d’ailes Corentin au-delà des 250 points. Nouvelle ambiance avec Wyrmspan enrichi de son extension avec les dragonneaux. C’est justement ces ados dragons que Faline utilise habilement pour s’imposer largement avec 126 PV contre moins de 100 pour ses deux adversaires dépités.

Séance de MARDI 17/08/2021 à SERVEL

#70 Un bachelier nommé Daubié – Épicerie SequentielleJulie-Victoire Daubié fut la première femme française à s’inscrire aux épreuves du baccalauréat, et la première à l’obtenir, le 17 août 1861. C’est aussi la première licenciée des lettres, en 1871, à l’époque où les cours à la Sorbonne ne sont pas ouverts aux femmes.

Le 31 août 1844, elle obtient le « certificat de capacité », brevet d’enseignante, obligatoire pour tous depuis la loi Guizot de 1833. La loi Falloux de 1850 rendra ce brevet obligatoire pour les enseignantes laïques alors que selon l’article 49, « Les lettres d’obédience tiendront lieu de brevet de capacité aux institutrices appartenant à des congrégations religieuses vouées à l’enseignement et reconnues par l’État ». Julie-Victoire Daubié s’élèvera contre le manque de qualification de certaines religieuses pour enseigner.

En 1859, son essai La Femme pauvre au xixe siècle, avec lequel elle remporte le premier prix du concours de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon lui vaut une médaille de 800 francs. Cette question de concours, publiée en livre, sera couronnée en 1867 à l’Exposition universelle de Paris.

Elle étudie le grec et le latin, avec son frère prêtre, a complété sa formation en zoologie, section mammifères et oiseaux, en s’inscrivant en 1853 au Muséum national d’histoire naturelle de Paris (une autorisation spéciale lui étant accordée pour qu’elle vienne étudier dans les galeries hors des heures d’ouverture au public). Puis, forte de son succès au concours lyonnais de 1859, s’inscrit à la faculté des Lettres de Lyon pour passer son baccalauréat.

Les épreuves écrites ont lieu le 16 août 1861 : un local spécial lui est réservé pour les épreuves. Le 17, Julie-Victoire Daubié, âgée de 37 ans, décroche le baccalauréat en totalisant six boules rouges (avis favorable), trois boules blanches (abstention) et une boule noire (avis défavorable) :

« Nous sommes heureux d’annoncer qu’elle a été reçue avec distinction et qu’elle s’est montrée bonne latiniste, soit dans les compositions, soit dans les explications. On peut citer un certain nombre de femmes qui au Moyen Âge et surtout à l’époque de la Renaissance, ont obtenu leur bonnet de Docteur, mais Mademoiselle Daubié est certainement le premier bachelier de sexe féminin qu’ait proclamé l’université de France. »

160 ans après, à Parties Civiles, hommes et femmes faisaient local commun pour une soirée ludique entre amis.

Table 1, dite « Womansplaining » : à Cuzco – un jeu de placement qui rappelle Tikal selon les connaisseurs, Xel se fait d’entrée souffler les bonnes places et les actions juteuses qu’elle convoîtait. Les deux mâles présents, Dom et Neox, la privèrent ainsi sans ambages de la Victoire, et même du premier accessit, le premier nommé recueillant les lauriers.

Table 2, dite «  Mathématiques élémentaires » : Pour occuper les cinq joueurs restants, Camille sort Cartographies. Ce jeu, où il faut placer des pièces de différentes formes et types (fôrets, villages, lacs, fermes) sur une carte, s’apparente à un certificat de capacités au croisement de la géométrie dans l’espace (les amateurs de TETRIS apprécieront) et du calcul mental (pour compter les points engrangés à chaque saison). C’est Lucas qui combotte le mieux et termine vainqueur avec 148. Suivent Camille, première dauphine, 134, et la piétaille, avec votre serviteur, 110, Axel, 108, et F.-R., 99.

Table 3, dite « Oraux de rattrapage » : Pour terminer la soirée, on lance une partie de Mysterium, avec les protagonistes de la table 2 sous la férule du fantôme, votre humble narrateur, qui peina à faire transparaîte le sens de ses pensées avec les diaboliques cartes Vision, toutes plus inadaptées les unes que les autres à evoquer les ressorts des énigmes soumises aux médiumx. Ce fut donc un échec collectif, malgré plusieurs oraux de rattrapage: à l’issue du temps imparti, certains en étaient encore à patauger sur le lieu du crime.