Le baron Karl Drais est issu d’une noblesse éduquée mais pas très argentée, évoluant parmi l’administration des nombreux duchés et principautés de l’Allemagne du XIXe siècle. Après des études techniques il débute une carrière dans les Eaux & Forêts mais ce qu’il aime vraiment c’est inventer des machines. Ainsi la « machine à courir », ou draisienne, deux roues et 25 kg de bois et de métal qu’on propulse en poussant des pieds sur le sol. Pour démontrer ses performances, il parcourt le 12 juin 1817 une quinzaine de kilomètres en une heure. C’est une première mais son vélocipède, peu compatible avec l’état des routes de l’époque, reste plus une curiosité qu’un moyen de transport. De plus il est rapidement copié et Drais ne parvient pas à protéger ses droits d’inventeur. Il faudra attendre un demi-siècle d’améliorations, en particulier l’ajout de pédales, pour voir émerger les première bicyclettes en France et en Angleterre. 189 ans plus tard il n’est pas rare de croiser des joueurs trégorois à bicyclette.

Table 1, dite « Transports » : Retour de Martin Wallace sur nos tables, avec l’excellent Steam, bien dans la veine du profilique auteur de Brass, P.I., Londres, Auztralia et on en passe. Thomas est fan, et attire autour de lui Mickaêl, Tristan et François à ce jeu de construction ferroviaire. Le cœur de la stratégie consiste à transporter des marchandises sur le réseau construit précédemment (idéalement, en empruntant ses rails…), en respectant la couleur du produit et celle de la ville ciblée. On est limité dans son déplacement par une taille de locomotive, que l’on peut agrandir en perdant un coup de déplacement. Sa taille fait tout, disent les connaisseurs. Et comme chacune des manches (8 à quatre joueurs) débute par une phase d’enchères permettant de fixer l’ordre du tour qui ets aussi celui du choix de tuiles bonus, l’une permettant de faire grandir gratuitement sa loco, une bataille homérique oppose rapidement les joueurs, sauf François, vite découragé par les sommes en jeu. Cette enchère culmina dans un duel légendaire entre Tristan et Mickaël au mitan du jeu (le vainqueur y acquit pour un prix exorbitant la première place, avant de se demander qu’en faire). Les déplacements de marchandises rapportent selon leur distance, des sous ou, au choix, des points de victoire. Il y a donc un subtil équilibre à gérer, car si l’on n’est jamais à court d’argent puisque on peut toujours emprunter en début de manche, cela se paie par des intérêts conséquents en fin de manche. Au final, ce n’est qu’à la manche 6 que les joueurs optèrent pour les PV. A grands coups de déplacements lucratifs (jusqu’à 6), Tristan et Thomas se sont livré un duel mémorable, le premier l’emportant d’un souffle, 49 à 47. Mickaël se cantonna à 32, faute d’avoir assez construit (car les rails rapportent aussi), et de s’être consitué des fiefs lucratifs. François, à 29, a rattrapé une erreur de débutant (livraison en circuit court) en construisant un réseau complexe dont il a bien profité sur la fin. On retiendra aussi de cette superbe partie l’esprit de coopération inhabituel qui y régna, chacun s’échinant à prodiguer des conseils de jeu aux autres, dans un esprit d’émulation réciproque. Au jeu du meilleur CGPF (Conseiller en Gestion de Patrimoine Ferroviaire), Tristan et Thomas ont fait merveille, faisant de cette soirée un moment de camaraderie partagée, le mot n’est pas trop fort.
Ils enchaînent ensuite Voodoo Prince, jeu de cartes retors, où François prend un excellent départ. Hélas, à la dernière manche, il joue de malchance avec trois coups forcés qui le font sortir en premier du jeu et lui coûtent la victoire. Avec 25 PV, il est devancé par Tristan, 29, grand triomphateur de la soirée. Thomas suit avec 21, quant à Mickaël, qui termine à 6, le terme de chat noir reflète son infortune.
Table 2, dite « Transpiration » : Cinq furieux sur la ligne de départ (Marie-Anne, Fred, Gérard, JérômeC et VHN) pour une partie de Keyflower, un jeu qui mérite sa réputation de classique. Rappelons qu’on active des tuiles avec des meeples mais que ces meeples servent aussi à enchérir pour acquérir des tuiles, on se frictionne toujours et certains n’hésitent pas à chouiner. Marie-Anne a joué la carte des meeples verts, suffisamment rares pour de facto se réserver certaines tuiles. Elle accumule aussi Dom et Gérard ont suivi des voies parallèles, investissant dans la logistique et produisant de l’or, jusqu’à se retrouver en concurrence sur la tuile d’hiver (= dernier tour) qui transformait l’or en PV. Avec 5 meeples Gérard assomme Dom qui ne peut plus rien faire d’utile de son groupe insécable de 4 meeples rouges. Un hiver marqué par un nombre limité de tuiles en jeu (ce sont les joueurs qui décident d’un proposer 1 ou 2, et tous n’en n’ont choisi qu’une). Fred et Jérôme construisent des outils de production de ressources, en particulier Jérôme avec sa configuration simple et efficace : une mine de charbon à côté d’une tuile convertissant chaque charbon en 3 PV. Arrivé au décompte, elle lui rapport 36 PV sur 60 et il coiffe d’un point Fred, puis suivent Gérard 53, Dom 50 et Marie-Anne 47.
Table 3, dite « La bicyclette bleue » : F-R sort un nouveau jeu, Occupation, avec Armand, Elie, Pierre-Yves et Vincent. C’est un jeu en équipe avec une dimension narrative qui oppose les troupes d’occupation et les résistants, mais parmi qui peut se dissimuler un agent double collaborateur. Les occupants (Vincent et F-R) ont gagné en tuant le chef de la résistance (Elie) et en mettant en prison assez de partisans.
Table 4, dite « Une heure douche comprise » : Faline ressort First Giants, cette fois avec à sa table Corentin et François2. La partie s’est terminée sur une victoire de Corentin. Les novices ont trouvé le jeu intéressant mais ont regretté une profondeur un peu limitée.
Table 5, dite « Inspiration » : Comme aux grandes heures de St Elivet, la soirée se termine par un Codenames regroupant les restant(e)s. S’y opposent des Bleus (Dom, Faline, Marie-Anne puis Thomas) et des Rouges (F-R, P-Y, Corentin puis François). Peu inspirés, les Bleus sont battus 0-2, victimes d’un assassin à la première partie et d’un indice « Eau 3 » trop polysémique à la seconde.
Table 1, dite : « Carte orange » : Cinq joueurs autour de Lords of Vegas, c’est la promesse d’un bel embouteillage au pays du poker. Ce jeu nécessite une stratégie subtile, car, si l’on score des points de casinosconstruits en fonction de leur taille et leur étendue, la table de marque est graduée en seuils qu’il faut franchir (avec un casino unique !), seuil qui grandit au fur et à mesure. Gérard est bien parti, construisant habilement un casino rose lucratif, avant de basculer, au mitan du jeu, sur la couleur orange. Et pour cause, aucune carte de cette couleur n’est encore sortie, c’est donc qu’elles sont encore nombreuses dans le paquet se dit-il, non sans raison, bientôt imité par ses adversaires et notamment Dom, persuadé d’avoir trouvé la martingale, et qui en use et abuse. Olive, pour sa part, adopte une stratégie opportuniste et belliqueuse, attaquant François le débutant sur ses casinos pour tenter d’en prendre le contrôle, en vain, pendnat que Xel mixe les couleurs, avec ausi un penchant orange. Mais la couleur ne sort toujours pas : aucune carte orange en 28 cartes tirées, comme en témoigne le cliché ci-contre (on est sur du 2 pour mille en probabilité) ! Finalement les cartes tant attendues arrivent, et Dom progresse à pas de géant avec un casino de trois cases, avec une chance insolente aux dés (François tente de lui ravir son beau casino gris et fait deux jets de 5, et il sort un 6 !). Mais il est trop tard : François a pris trop d’avance avec ses autres couleurs, sans oublier un casino orange à trois étages bâti sur le tard, pour la soif, et porte l’estocade sur la carte Strip « FIN », celle qui clôt la partie, en possédant deux casinos à ses abords, dont un opportun casino bleu de taille 4 juste suffisant à l’approche du seuil 4 sur la table de marque. Il devance donc Gérard et Dom d’un souffle, Olive est un rail plus loin, quand Xel finit avec un wagon de retard. Au fait, que croyez-vous qu’il arrivait après la carte Strip de fin de partie ? Deux cartes orange….
Quelques années plus tard, sièges et batailles faisaient rage à Parties Civiles.
Cinquante ans déjà que les Verts de Saint-Etienne s’inclinaient (0-1) face au Bayern de Munich, lors de la finale mythique de la Coupe d’Europe des clubs champions, après avoir trouvé deux fois les poteaux carrés d’Hampden Park (tir de Bathenay, tête de Santini). Le Bayern, une fois encore bourreau des Verts, après la demi-finale perdue de l’année précédente (0-0, 0-2). Dans sa chronique politique, le journaliste Patrick Cohen rend un bel hommage aux Verts sur France Inter en ce jour du 50e anniversaire de la finale de Glasgow.