Le 31 juillet 1451 est le jour de la chute de Jacques Cœur, personnage remarquable du XVe siècle. Né dans un milieu commerçant prospère, il déploie très tôt dans les affaires ses qualités et son énergie, avec aussi un peu de chance quand le dauphin (futur roi Charles VII) vient se réfugier dans sa ville de Bourges. Actif dans la monnaie et la banque, il développe des activités commerciales en Méditerranée et conçoit un plan audacieux de mise en place d’une flotte marchande pour court-circuiter les cités italiennes dans le commerce avec le Levant. Il établit des comptoirs de négoce, crée un chantier naval et obtient le monopole de l’importation des épices. Il utilise son immense fortune pour racheter de multiples seigneuries, construire de magnifique demeures -dont le palais portant son nom à Bourges- et prêter de l’argent aux nobles et aux politiques. Ayant la confiance de Charles VII, il devient son Argentier, finance ses projets et se voit confier des missions diplomatiques. Anobli, il devient l’un des conseillers du roi. En 1450, suite à la mort de la maîtresse du roi Agnès Sorel dont il était proche c’est le début de la fin. Il a fait trop d’envieux et a trop de débiteurs qui voient l’occasion de ne pas le rembourser. Abandonné par le roi, il est accusé du crime de lèse-majesté ce funeste 31 juillet. Emprisonné, ses ennemis lancent le dépeçage de ses biens ; son procès inique dure deux ans, il est torturé, sa femme meurt de chagrin et il finit par être condamné en 1453. Il réussit cependant à s’échapper en 1454 et rejoint Rome où le pape l’apprécie ; il s’y soigne et récupère des bribes de sa fortune pour finalement mourir en 1456 au cours d’une expédition qu’il a organisée contre les Ottomans (qui ont conquis Constantinople en 1453).
Table 1, dite « Mener une vie aventureuse » : F-R, Mickaël, Axel et Nico font trois parties de Mythic Battles en 2+2. On sait que la première fut rapide mais on sait peu d’autres choses. Aux protagonistes de compléter.
Table 2, dite « Se méfier de tous » : Fred, Xel, François et VHN forment l’autre table. Après un faux départ (« no new rules! ») il s’accordent sur le bien connu Evolution Climate que Fred découvre cependant. Il apprend à ses dépens que la sélection naturelle est cruelle envers les carnivores qui ne trouvent pas de proies. Il faut dire que les autres s’ingénient à bien se défendre, qui en grimpant dans les arbres, qui avec la symbiose ou bien les cris d’alarme. Malgré une canicule sévère le climat reste dans des limites supportables, tandis que le pot commun de nourriture est étonnamment bien approvisionné sauf en fin de partie où quelques espèces voient leur population sévèrement rabotée. Au final un score ultra serré : 71 PV pour Dom, 70 François, 69 Xel et 45 Fred, il se rattrapera la prochaine fois qu’il jouera à Bios Genesis.
Après départ de Xel, Dom fait découvrir aux autres Arboretum, un jeu de cartes aux règles simples mais aux choix déchirants : avec des cartes allant de 1 à 8, on est constamment en train de peser si on augmente ses points potentiels en jouant une carte devant soi ou si on la garde en main pour avoir le droit de scorer son espèce d’arbre en fin de partie, sans parler de la carte qu’on défausse en fin de tour et avec laquelle il faut éviter les beaux cadeaux aux autres. Pour cette initiation François score 3 espèces sur 8 mais avec des petits chemins pour un total de 11 PV. Il pense bloquer Dom sur les lilas avec 4+8 en main, mais on l’a vu venir : Dom révèle 3+5+6 -à ce jeu il faut bien savoir où est chaque carte- et l’emporte avec 17 PV pour deux espèces, Fred ne scorant qu’une seule espèce pour 3 PV, il s’est laissé surprendre par la fin de la partie.




Le 19 juin était l’anniversaire de Mouammar Kadhafi. Officier des forces armées libyennes, il arrive au pouvoir lors du coup d’État de 1969, qui renverse la monarchie, et se distingue d’emblée par une politique panarabiste volontariste. En 1977, il réorganise les institutions de la Libye en faisant du pays une Jamahiriya (
Seuls les enfants changent le monde, et ils étaient là, en ce dimanche, petits et grands enfants à s’ébrouer gentiment dans la salle de la maison de quartier de Servel. Une table tôt formée de Rajas of the Ganges faisait office de comité d’accueil, et les protagonistes s’y plurent tant qu’ils en redemandèrent en fin de journée. A la table d’Inis, on observa un singulier retournement, le vainqueur qui s’avançait étant défait sur une manœuvre tout en nuance d’un autre, qui œuvrait pour un troisième, faiseur de roi à défaut de l’être lui-même. Il s’en fallut d’un défenseur au royaume du Brenn, erreur fatale. Est-ce la force d’être juste qui manquait ? A défaut de nuances, les clans de La Famiglia ne manquaient pas de courage, mais ils s’affrontèrent dans un silence religieux, c’est rare pour la Sicile, tandis que plus loin se jouait Le destin de la communauté. Entre les gros jeux, les amuse-bouches florissaient, de Château Combo à Faraway, et Crack List pour finir. Le soir n’était pas tombé quand il fut temps de coucher petits et grands, et la nuit venue, de méditer à leur jeunesse et la nôtre, à nos vies aussi rapides à se dissiper dans le soir qu’un chagrin d’enfant.