Le 16 octobre 1968, les athlètes américains Tommie Smith, vainqueur, et John Carlos, troisième, font sensation en chaussettes noires montantes ey levant leurs poings gantés de noir sur le podium des Jeux olympiques de Mexico après le 200 mètres. Ils avaient déjà ôté leurs chaussures pour protester contre la pauvreté et portaient également des colliers de perles contre le lynchage. Smith et Carlos ont ensuite été sommés de quitter le stade et exclus de l’équipe américaine d’athlétisme. Leur action, survenue dans le contexte de la guerre du Vietnam et de l’assassinat de Martin Luther King Jr., reste l’une des images de protestation les plus marquantes de l’histoire.
Très symbolique, ce geste est associé au Black Panther Party, bien que Tommie Smith n’en ait jamais fait partie, se réclamant de l’Olympic Project for Human Rights, qui proposait un boycott des Jeux olympiques par les athlètes afro-américains tant que leurs droits civils ne seraient pas respectés. Des badges de l’organisation seront d’ailleurs portés lors du geste, y compris par Peter Norman, athlète australien, deuxième de la course, qui suggéra lui-même le partage de la paire de gants des autres athlètes. Il fit un autre geste symbolique, moins remarqué, posant sur le podium sa paire de Puma pour rappeler que les afro-américains n’ont pas les moyens de s’offrir ce type de chaussures, les chaussettes noires montantes étant le symbole de leur pauvreté.
Le président du CIO, Avery Brundage, déclare qu’une protestation concernant la politique intérieure d’un pays n’a pas sa place au sein d’un événement apolitique comme les Jeux olympiques. En réponse, il ordonne que Smith et Carlos soient suspendus de l’équipe américaine et bannis du village olympique. Les deux athlètes seront suspendus, puis interdits de compétition à vie. Peter Norman sera lui aussi mis à l’écart par son pays. À la suite de ce geste, que Smith appellera « Stand for Victory », les deux hommes recevront également des menaces de mort.
Bien qu’étant le seul athlète à avoir détenu onze records mondiaux simultanément, en comprenant les records universitaires et par équipe, Tommie Smith ne fut pas directement élevé au statut d’athlète majeur, mais le sera au fil de l’évolution des mentalités. Le déclic vient en 1978 où il est intronisé au Temple de la renommée de l’athlétisme des États-Unis. Il faut attendre 2004 pour qu’un équipement sportif porte son nom, à Saint-Ouen, inauguré en sa présence. Le 17 mars 2007, La Courneuve donne son nom à la Maison des Sports, inaugurée aussi en sa présence, et Smith publie son autobiographie intitulée Silent Gesture avec l’écrivain David Steele. Le 30 septembre 2016, plusieurs décennies après avoir été ignorés, Smith et Carlos sont reçus à la Maison Blanche par le président Barack Obama. En 2019, ils seront finalement intronisés au Hall of Fame du Comité olympique américain.

48 ans plus tard, Parties Civiles était en éveil à la veille du festival Scorfel.
Table 1, dite « Et toujours le poing levé » : Olive fait découvrir Prosperity à de nouveaux adeptes, Marie-Anne, Thomas, et Baptiste. Comme mardi dernier, il leur inflige une leçon. Puis ils se tournen vers un Mot Malin, jeu qui reflète surtout les expériences de vie, en témoigne l’incompris indice Jacques Borel, le roi du restoroute (indices Repas et Route), qui parlera à certaines générations et moins à d’autres. Il avait fondé son succès au tournant des années 1950, lisant un article de magazine sur l’arrivée progressive des femmes dans le marché du travail. Convaincu que les foyers ne passeront plus autant de temps en cuisine et que deux salaires permettront plus de sorties, il décida alors de se lancer dans la restauration rapide. Et c’est aussi l’inventeur du Ticket Restaurant ! La prestation de l’équipe est noté « bonne », malgré les dérapages incontrôlés de Baptiste. Une deuxième table du même jeu se forme alors, Olive trouvant relais en Mickaël, François-René et François en relais. Ce dernier se triture les méninges pour proposer des indices créatifs : Piste pour Détective+Hiver, Christophe Colomb pour Route+Inde, ou encore Rouge pour Fraise+Japon.
Table 2, dite « Jeunesse triomphante» : à Tikal le jeune Yann s’impose fièrement devant Tristan, Yannick et Pierre-Yves.
Table 3, dite « Photo-finish » : Corentin remet le couvert de SETI, avec Quentin et cette-fois, Fred. Leur table était encore en débat au moment du bouclage et la photo-finish ne nous est pas parvenue.
Table 4, dite « Forme olympique» : Dom réussit à attirer trois compères à Taj Mahal malgré un pitch à contre-emploi, présentant le jeu comme allemand, spécialement moche, et bafouillant son explication de règles, une rareté. Malgré un beau réseau, avec47, ils doit céder le pas à Faline, qui survole la partie à 62, nantie d’un tableau de chasse d’éléphants tout à fait exceptionnel. Grâce à un dernier coup de collier, 9 points au dernier tour, François monte sur la caisse avec 36, au détriment de Virgine, 31. Après le départ de François, rapide partie de Dewan avec les trois autres. Il s’agit de s’étendre sur une carte partagée, chaque case ne pouvant accueillir qu’une joueuse, en réalisant des objectifs liés aux terrains occupés avec un maximum de synergies entre eux. C’est Faline la plus efficace avec 39 PV, juste devant Virginie 38 et Dom 33.
Table 5, dite « Reconnaissance incertaine » : On découvre Moon colony, un jeu où le hasard est maître, dixit Francois-René, qui en repart insatisfait, bien que vainqueur devant Nico77 et Mickaël. Suivent deux parties de Sengoku, où Francois-René et Mickaël s’imposent à tour de rôle.

