Séance de VENDREDI 30/01/2026 à Servel

Le 30 janvier 1969, les Beatles donnent leur concert sur le toit (The Rooftop Concert), dernière prestation musicale live du groupe, gangréné par les querelles internes et qui ne s’était pas produit devant un public depuis août 1966. L’événement a lieu  sur le toit des studios Apple Corps, à Londres. Il provoque la stupéfaction des Londoniens présents, mais l’intervention de la police met fin au concert, qui dure en tout 42 minutes. Le lendemain, le tournage se termine avec l’enregistrement en studio des chansons Let It BeThe Long and Winding Road et Two of Us. Le concert sur le toit est devenu un événement majeur de l’histoire des Beatles, qui cesse d’exister en septembre de la même année après la sortie de l’album Abbey Road, lorsque John Lennon annonce son départ définitif. La séparation sera officialisée le 10 avril 1970, par Paul McCartney. Les enregistrements de I’ve Got a FeelingOne After 909 et Dig a Pony, effectués sur le toit, figurent sur l’album Let It Be. Les Beatles n’existent plus lorsque ce disque paraît en mai 1970, simultanément au film homonyme qui présente des passages du concert. Resté inaccessible dans sa totalité, le film du concert est désormais offert en streaming audio depuis le 30 janvier 2022. L’événement, régulièrement parodié, occupe une belle place dans l’histoire du rock et de la culture populaire.

57 ans après, une série d’expériences avait lieu à Servel.

Table 1, dite « Destin contrarié » : Invités par Nolwenn, JérômeC, François, et OlivierL s’unissent pour Le destin de la communauté. Ce jeu coopératif invite à revisiter l’excellent Pandémie dans l’univers du seigneur des anneaux, même si l’analogie ne saut pas au yeux de prime abord. On retrouve en effet des mécanismes communs (rôles, événements, objectifs, propagation), même si l’univers est radicalement différent, et très immersif pour qui connaît un tant soi peu la saga. Après les explications impeccables de Nolwenn, l’équipe enchaîne les succès et vient à bout des trois objectifs intermédiaires ! Reste le dernier, qui concerne Frodon spécifiquement. Mais ce dernier, joué par Jérôme, s’est peut-être trop collé au groupe, et ne voit pas venir le raid ennemi, qui assaille une place forte et fait chuter le moral des troupes au-delà du seuil de perte. Destin contrarié donc pour notre bande des quatre, mais le voyage a valu le coup, entraide et fous-rires compris.

Table 2, dite « Quatre garçons dans le vent » : La fine équipe de ISS Vanguard réunit les habituels François-René, OlivierB, Jérôme et Armand. Leur concert s’est prolongé sans être stoppé par les forces de l’ordre.

Table 3, dite « Jamais vu » : Cette table de Prototypes réunit Franck, Julien, et Erwan. On ne saura pas plus de leur délibréations, couvertes par le sceau du secret.

Table 4, dite « Get back » : C’est le grand retour de Tzolk’in – Le calendrier maya avec une palette de joueurs rompus à l’exercice : Olive, Jibee, Xel et Tristan. C’est ce dernier qui l’emporte, après une razzia sur le maïs. Puis, Xel partie, ils remttent le couvert à trois !

Table 5, dite « Sur le toît ? » : Un autre classique revient, Twilight Imperium. Entre Mickaël, Fred, Elie et Corentin, à quelques encâblures du dénouement, les bookmakers s’acordaient à voir le premier cité sur le toît du monde.

Séance de MARDI 27/01/2026 à Servel

Le 27 janvier 1983 dans la soirée, Louis de Funès est victime d’un infarctus dont il meurt dans l’heure. Ce n’est pas la première fois que son cœur le lâche, à 61 ans en mars 1975 il en avait déjà fait deux qui avaient conduit à sa mise en retrait de sa carrière d’acteur de cinéma et de théâtre. Cette pause ne dure qu’un an et il reprend les tournages avec un rythme toutefois bien plus modéré, d’autant plus que les assurance sont réticentes à s’engager sur ses projets. Deux des films de cette période figurent dans le top 10 de son box-office, l’Aile ou la Cuisse où il est en duo avec un comique bien plus jeune, Coluche, et le Gendarme et les Extra-Terrestres. A son décès, il travaillait avec le producteur Christian Fechner à l’adaptation de la pièce Papy fait de la résistance qui aboutira sans lui. Travelling avant de quarante-trois ans : à la maison de quartier, pas de papys (malgré un retraité-dans-dix-jours) mais une pensée pour son abondante filmographie couvrant 35 ans. On notera qu’il n’a commencé comme acteur qu’à 30 ans et qu’il a enchaîné les seconds rôles pendant dix ans, jusqu’à la Traversée de Paris en 1956.

Table 1, dite « Les Dents longues (1952) » : JiBee et BenjaminG, deux adhérents aux dents longues et aimant jouer et rejouer à leurs favoris se retrouvent face-à-face pour un Ark Nova (probablement avec l’extension). C’est finalement l’ex-Président qui l’emporte. « La faute aux cartes » selon son adversaire qui pourtant à ce stade devrait être familier avec le jeu.

Table 2, dite « Le Château de la dernière chance (1947) » : Corentin, Faline et F-R sortent Le Château Blanc et déballent son extension Matcha récemment arrivée dans le placard. Elle apporte, sous forme modulaire, un plateau secondaire, une nouvelle couleur de dé, de nouveaux ouvriers en bois -les Geishas- et de nouvelles actions. Chaque tour comprend 4 actions par joueur au lieu de 3 et de l’avis général élargit les stratégies possibles. Cependant l’apprentissage des règles a eu lieu dans la confusion et la victoire de Corentin n’a pas été jugée totalement concluante. La maîtrise sera au rendez-vous la prochaine fois.

Table 3, dite  » Fripouillard et Cie (1959) » : Olive, Caroline et VHN se lancent dans un Bruges récemment amélioré du module « bateaux » issu de l’extension La Ville sur le Zwin (pour la petite histoire c’est une marée catastrophique de tempête qui en 1134 ouvre le Zwin, un chenal qui relie Bruges à la mer et autour duquel elle va construire sa richesse de ville marchande , jusqu’à ce que son ensablement progressif la mène au déclin). Ce module est réputé améliorer l’équilibre du jeu en renforçant la stratégie « canaux » : on bénéficie désormais d’une action bonus si on paie un ouvrier de la bonne couleur. Et justement des canaux Olive en fait plein, il construit ses 10 sections à grande vitesse tandis que Dom, équipé d’un personnage permettant une construction gratuite par manche, peine à récupérer les cartes de la bonne couleur. Caroline, la seule à découvrir, tâtonne dans l’apprentissage des règles mais apprend vite. Les deux autres subissent les vilenies de cette fripouille de Dom dont le voleur les ponctionne chacun de 6 sous. Mais au décompte il s’avère que Caroline a construit une belle galerie de personnages de valeur et ne concède que 3 points à VHN qui gagne 55 PV à 52, et 36 à Olive. Le jeu est relativement court et fluide, on décide d’en refaire un. Cette fois Caroline sait anticiper et éviter les désastres, Olive fait de nouveau des canaux mais la carte jaune qui le débloquerait lui échappe longtemps, pendant que Dom se focalise exclusivement sur ses personnages, posant 0 canal et avançant à peine sur la piste de réputation. Son pari paie : avec 21 points de personnages et encore 12 points pour ceux qui scorent à la fin, il termine à 62 PV devant Caroline 57 et Olive 54.

Séance de VENDREDI 23/01/2026 à Servel

Comme Lavoisier, Claude Chappe faisait partie des privilégiés de l’ancien régime. Il naît en 1763 dans une famille aisée de Sarthe ouverte aux techniques et aux sciences (son oncle était astronome et fut envoyé en Sibérie par l’académie des sciences pour observer un transit de Vénus devant le soleil, un sacré périple) et étudie au collège jésuite de la Flèche, fameuse institution à l’époque qui compta Descartes parmi ses anciens élèves. Il obtient une position ecclésiastique assortie d’une bonne rente et peut alors se consacrer à son intérêt pour la physique. Fini tout cela à la Révolution, le voilà de retour sur les terres paternelles où il retrouve ses frères avec qui il travaille à un système de télégraphe optique.

L’idée de communiquer à distance par des signaux visuels n’est pas nouvelle mais sa contribution est d’organiser un système industriel complet avec construction de bâtiments sur des points hauts, recrutement et formation du personnel et invention d’un code original utilisant un bras rotatif aux extrémités articulées, facile à construire, qui reste discernable à grande distance et qui résiste bien aux tempêtes. Entrepreneur pionnier des réseaux de télécommunications, soutenu par son frère Ignace qui était membre de l’assemblée législative, il procède à des démonstrations convaincantes après pas mal de mises au point ; en 1793, avec l’ennemi aux frontières, il obtient le financement d’une ligne de télégraphe de Paris à Lille. En 1794, la nouvelle de la prise de la ville de Condé-sur-Escaut parvient à Paris en une heure, bien plus vite que n’importe quel cavalier. C’est la reconnaissance et plusieurs autres lignes sont construites, dont Paris-Brest en 1799 (qui traversait les Côtes d’Armor avec des stations notamment à Lanrodec et à Plougonver). Chappe prend la tête de l’Administration des Lignes Télégraphiques. A son apogée le réseau compte 8 lignes avec plus de 500 postes sur 4000 km mais à partir des années 1840 l’arrivée du télégraphe électrique, insensible aux conditions météo, transmettant l’information à plus haut débit et nécessitant moins de personnel le rend irrémédiablement obsolète et met fin à cette épopée économique d’un demi-siècle. Mais auparavant son inventeur est retrouvé mort au fond d’un puits à Paris le 23 janvier 1805, présumé suicidé. Une statue lui rendant hommage existait Boulevard Saint-Germain mais fut fondue en 1941.

Arrêtons-nous enfin sur deux aspects techniques intéressants du télégraphe de Chappe :

  • Chaque extrémité mobile pouvait être orientée dans 7 positions tandis que le bras principal de 4,6 m était soit horizontal soit vertical. Cela donnait un vocabulaire de 98 signaux (7 x 7 x 2), soit 92 symboles et 6 signaux de service. En les groupant par paires (il ne fallait pas se désynchroniser !) on pouvait communiquer 8464 (92 x 92) mots ou expressions : le premier code était le numéro de la page, le second le numéro de la ligne dans la page. Ce n’était donc pas un code alphabétique comme le fameux ASCII. Pour des raisons de confidentialité, seul un nombre restreint de directeurs disposaient du livre de vocabulaire qui était périodiquement renouvelé. Dans le Comte de Monte-Cristo, le héros (proto-hacker ?) soudoie un employé du télégraphe pour envoyer une fausse nouvelle visant à ruiner un banquier.
  • Il a fallu disposer d’instruments d’optique de qualité, des lunettes grossissant de 30 à 60 fois, mises au point à Londres à la fin des années 1750. Chaque station en avait deux réglées une fois pour toutes, visant les stations amont et aval à une distance de 10 à 20 km. Chacune coûtait plusieurs mois de salaire d’un employé au point que le pouvoir politique initiera le développement d’une industrie nationale d’optique pour ne plus dépendre des anglais.

Table 1, dite « Sacré périple » : Nouveau run de Tamashii : Chronicle of Ascend pour Stéven, Samuel et Fabrice. Ce soir ils doivent livrer différentes bricoles dans la galaxie mais face à eux cela ne rigole pas. Leur but principal est de survivre, ce qu’ils ont finalement réussi à faire.

Table 2, dite « Décodage hasardeux » : C’est cinq parties de l’apprécié The Gang qu’enchaînent F-R, Jérome, OlivierB, Armand et Bérenger. Il semble que la communication avec ce dernier ait été problématique ce qui donna 4 défaites sur 5, avec la consolation d’un perfect pour la dernière manche. La table réduite à trois dispute ensuite un Aeon’s End (coopératif) : face au boss « Chevalier des entours » ils ont gagné de justesse, avec juste un être survivant dans le village qu’ils devaient défendre, et il n’est même pas sûr que c’ait été un humain.

Table 3, dite « Radiocommunications » : Toujours loin mais loin dans l’espace une partie de S.E.T.I regroupe Fred (le seul à connaître), Corentin, CarolineTH et Sébastien. La partie a duré longtemps mais longtemps, et tout ce que nous avons capté sur notre radiotélescope de poche est que Caro & Seb galéraient, le second regrettant le choix de sa faction.

Table 4, dite « Epopée économique » : Ici pas de galères mais des barcasses ventrues appelées cogues, c.a.d de robustes cargos hauturiers qui sillonnaient la mer du Nord et la Baltique à l’époque de la Hanse. Quatre armateurs autour de Kogge : Tristan, Olive, Pierre-Yves et VHN. Une belle partie, très disputée et pleine de coups habiles et d’émotions. Olive et Dom, dans le sillage l’un de l’autre, parviennent à construire un second comptoir dès le premier tour. Tristan n’est pas en reste et P-Y, le seul à découvrir, se rôde aux conséquences subtiles des actions de jeu. L’auteur de ces lignes ne peut qu’encore une fois chanter les louanges de ce jeu original où on peut construire des coups créatifs mais où les joueurs qui vous précèdent disposent de plein de façons de faire tout dérailler (en changeant le stock de ressources dans les villes, en y construisant un comptoir avant vous, en modifiant la topologie des liaisons intervilles, ou plus grossièrement en pillant votre cargaison), d’où l’importance de l’enchère souvent cruciale de début de tour. On y joue un nombre variable de cartes qui vont à la fois déterminer l’ordre du tour (avec un petit bonus au premier qui décide du déplacement de l’échevin) et dans quelles villes de nouvelles ressources vont apparaître (… à condition qu’il en reste dans la réserve, là aussi on peut interférer avec vos plans). Tout ça pour dire qu’après moultes péripéties (P-Y qui pille sans conviction un Dom désigné à la vindicte populaire, Tristan qui accumule un butin considérable en pillant Riga mais que Olive, en faisant un triple déplacement, repille aussitôt -en ce cas la victime perd la moitié de sa cargaison mais il restait encore une dizaine de cubes au barbu qui put dans la foulée à la fois construire un comptoir et acquérir un jeton-bonus-) on retrouve trois joueurs à égalité avec 4 points de développement (DP) ; l’échevin est loin d’avoir bouclé son deuxième tour donc la partie va prendre fin au profit du premier à gagner son cinquième DP. Olive et Tristan ont l’avantage de pouvoir rejoindre à volonté la ville de l’échevin tandis que Dom a 6 cubes gris, il lui faut rejoindre l’échevin par les routes disponibles. Avec deux « 2 » en main, il peut remporter l’enchère mais, ayant bêtement révélé ses intentions, Tristan qui joue avant lui contre avec deux « 3 » et s’assure que l’échevin s’arrête avant. Dom se réfugie à Riga où il a un comptoir et achète deux « 3 », avec ça il devrait faire bonne figure à l’enchère suivante vu que Tristan aura moins de cartes en main. Malheureusement c’est Olive qui joue deux « 6 », déplace l’échevin à Stockholm où il le rejoint. Il lui manque un cube pour gagner et Dom, jouant en second, le rejoint en passant par Straslund et lui achète le jeton-bonus de la victoire.

Avec une petite reconfiguration (JiBee en plus, P-Y en moins) ils jouent ensuite à La Gloire de Rome. Tristan construit une combo de bâtiments qui le rend de plus en plus efficace pendant que JiBee et Olive, ne se faisant pas confiance, construisent chacun la Palissade (qui protège contre l’action du légionnaire). Ils mettent en jeu tous deux une carte avec un pouvoir à l’achèvement « faites l’action xxx pour chacun de vos points d’influence » (patron pour Olive, artisan pour JB) avec des résultats spectaculaires. Dom a moins de bâtiments et de clients mais soigne le remplissage de sa chambre forte avec des matériaux de qualité. Il met fin à la partie avant que Tristan soit surpuissant et ce sont des matériaux humbles et négligés (les débris et la brique) qui lui donnent 6 points de majorité lui permettant de l’emporter avec 33 PV (9 influence + 24 chambre forte) devant JB 28, Tristan 27 et Olive 14.

Table 5, dite « Dernières nouvelles ! » : On trouve à la table de l’Auberge Sanglante Marie-Anne, Mickaël, Thomas et JiBee. Une bien triste affaire d’aubergiste véreux et de clients abusés puis estourbis et enterrés. Mickaël est le plus psychopathe de tous les serial killers et sa cave (qui n’a pas le même usage qu’à Viticulture !) recèle en fin de partie pour 80 PV de victimes, mieux que Marie-Anne (71), Thomas (68) et JiBee (66). Plus ou moins les mêmes continuent avec Bomb Busters dont ils font plusieurs missions visant à chaque fois à désamorcer un engin explosif. Quelle époque nous vivons.

Séance de VENDREDI 16/01/2026 à Servel

Après le gel et la tempête, retour au calme pour cette séance hivernale qui précède le premier dimanche ludique de l’année.

Table 1, dite « Place net » : Isolés dans la quatrième dimension du bocal, Stéven, Samuel, OlivierL et Fabrice se lancent dans leur deuxième session de Tamashii : Chronicle of Ascend. Il s’agit d’un jeu coopératif qui se passe dans un futur plus ou moins proche où des IA autonomes ont pris le pouvoir. Un thème cyberpunk qui rappelle Neuromancien ou The Matrix et où les personnages alternent entre le monde physique et le monde virtuel des réseaux informatiques. Ce soir le scénario était plutôt facile mais les paquets IP avec leur témoignage ont été perdus dans un routeur nonchalant.

Table 2, dite « Tous contre un » : Mickaël ressort son Terroscape avec Erwan et OlivierB. C’est Erwan qui est opposé aux autres mais là encore le résultat définitif n’est pas connu.

Table 3, dite « Nous partîmes Cents » : Un grand retour pour Root enrichi d’une paire d’extensions. A la manœuvre, F-R (Seigneur des Cents) qui connaît bien et explique les subtilités de chaque faction asymétrique à Virginie (Marquise de Chats), Elie (Alliance de la Forêt) et Corentin (Lézards). Un coup d’œil au plateau aux 2/3 de la partie laissait peu d’illusions sur la capacité des Cents à envahir, détruire et contrôler leurs adversaires.

Table 4, dite « Avec modération » : Table à cinq de Viticulture (pour faire oublier le dry January ?) avec Thomas, Olive, Fred, BenjaminG et VHN. En début de partie Olive, loin dans l’ordre de choix du tour, prend souvent la place reculée attribuant 1 PV et avance doucement au score mais c’est Benjamin et Fred qui entament de belles ventes de vins (on verra plusieurs Prosecco de 9, le top du top, produits et vendus à cette partie). Thomas distille quelques remarques opaques sur l’acquisition du dernier ouvrier (grâce à, nous le citons, « un couillon ») et rejoint le duo en tête au score. On sent que le 6e tour sera (comme souvent) le dernier puisque la partie prend fin dès qu’un joueur atteint 20 PV. Fred pioche et plante des vignes, inhabituel à ce stade on se doute qu’il a une carte qui effectivement lui permet de récolter en grappillant 3 PV. Dom et Thomas achètent un cottage tardif pour récupérer une carte d’automne supplémentaire. Le premier sort une belle combo de cartes gagnant 8 PV en une action. Il marque encore deux fois 2 PV et se retrouve en tête. Mais Thomas a plus d’ouvriers en réserve, il pioche un contrat correspondant opportunément à sa seule cuvée de rouge et égalise à 23 PV. Comme il a plus d’argent c’est à lui que la victoire échoit devant Fred 21, Benjamin 20 et Olive 15.

Ils poursuivent sans Benjamin par une Course vers El Dorado que Thomas a envie de découvrir. C’est Olive qui prend le meilleur départ et commence à accumuler les barrières qu’on récupère quand on pénètre le premier sur une nouvelle tuile du parcours. Mais il se retrouve bloqué dans un passage qui nécessite une carte avec 3 Ors. Dom qui en a une en main le contourne et prend le large. Il a un deck solide avec plusieurs cartes qui font piocher, et des Machettes (avance de 6 cases Jungle) et continue d’avancer à un rythme soutenu. Pourtant Thomas revient sur lui et, par un habile raccourci aquatique, recolle. Dom poursuit sa course et arrive à une case ‘eau’ du but mais, deux tours de suite, ne pioche aucune carte présentant la rame manquante. Thomas continue de progresser, le dépasse et, avec un Capitaine (3 case Eau) en main, le coiffe dans une magnifique victoire.

Table 5, dite « Avec doigté » : Les restants de la grande salle (F-R, Mickaël, Thomas, Corentin) finissent la soirée avec Bomb Busters.

Séance de MARDI 13/01/2026 à Servel

Inauguré en 2006, le navire Costa Concordia fait naufrage le 13 janvier 2012 à proximité de l’île de Giglio, en Italie. Il a heurté un récif qui a ouvert une voie d’eau dans la coque à 21h45 pendant la soirée du capitaine, et provoqué son naufrage qui a causé la mort de 32 personnes. L’approche « révérence », consistant à raser les côtes pour saluer les habitants, le fit heurter un récif le long de la côte orientale de l’île, ce qui crée une brèche sur la carène bâbord de 70 où l’eau de mer va s’engouffrer très rapidement.

14 ans après, les adhérents de Parties Civiles allaient en croisière en tentant d’éviter le naufrage.

Table 1, dite « Sa révérence » : Olive à acquis Amalfi, à un prix scandaleusement bas, et en fait profiter Xel et François, sous l’oeil concupiscent de Mickaël. François prend un mauvais départ, accumulant inutilement les tuiles tissu, mais réussit peu à peu à sortir de la nasse. Ses ouvriers font merveile, avec des combinaisons lucratives et il empoche un joli bonus final de 28 uniquement sur les phares, pour terminer à 150. Olive, parti doucement aussi, se réveille sur la fin avec un beau rush final, et arrive au même score. Les règles échouant à les départager, on les croit vainqueurs, Xel étant recensée juste derrière à 149, avec de beaux coups d’éclat malgré une famine de pain persistante. Mais la nuit a passé, et une missive nous parvient : elle s’est oublié 6 points dans le décompte des objectifs de fin de partie, ce qui la propulse à 155 dans une inattendue révérence !

Table 2, dite « Capitaine de soirée » : à Dune imperium, François-René l’emporte en bon capitaine de soirée et au bout de la nuit avec 12 points. Suivent Corentin et Caroline à 8, puis Faline à 7.

 Table 3, dite « Naufrage sans fin » : Mickaël tente une nouvelle fois sa chance à Orléans…. Va-t-il enfin lever les bras ? Hélas non, mais à 126, il n’était pas loin de Benjamin, 128. Jibee, à 98, était aussi témoin de son quatrième naufrage.

Séance de MARDI 06/01/2026 à Servel

L e 6 janvier 2021, l’assaut du Capitole causait cinq morts, dont un policier. Cette émeute provoquée par Donald Trump, président sortant battu aux élections, qui rejette le résultat des suffrages. Au terme d’une vaste campagne pour conserver le pouvoir, en dépit de la victoire de son adversaire, qu’il conteste de nombreux recours en justice, tous infructueux, il ne reste plus que cette étape symbolique pour soutenir sa demande au Congrès et au vice-président Mike Pence de rejeter la victoire du candidat élu Joe Biden. Lors de son discours, alors qu’il expose sa rhétorique, Trump incite la foule à se lancer à l’assaut du Capitole pour bloquer la certification des résultats du vote du collège électoral et la victoire de son adversaire, alors que le congrès est réuni pour achever le processus électoral. Il les appelle à marcher sur le Capitole, en leur demandant de « se battre de toutes leurs forces », précisant : « Vous ne reprendrez jamais notre pays si vous êtes faibles. Vous devez montrer de la force et vous devez être forts ».

Avant la fin des discours, la manifestation tourne à l’émeute. Une foule de partisans part à l’assaut du Capitole, déborde violemment les forces de l’ordre et pénètre par effraction dans le bâtiment, en pleine session de décompte des voix du collège électoral. Les émeutiers franchissent les dispositifs de sécurité, investissent salles et bureaux, se livrant au saccage et au pillage. La session du Congrès américain reprend dans la nuit et débouche sur la certification des résultats par le vice-président des États-Unis (que certains émeutiers ont promis de « pendre »), officialisant la victoire de Joe Biden par 306 voix contre 232.

La plupart des dirigeants mondiaux tiennent Donald Trump pour responsable de cet événement sans précédent dans l’histoire du pays, et la Chambre des représentants vote le 13 janvier une seconde procédure de destitution pour « incitation à l’insurrection contre le gouvernement des États-Unis ». Le 14 février, le Sénat vote à 57 voix contre 43, sept républicains ayant rejoint les démocrates unanimes, mais il en fallait 67 pour le déclarer coupable. Il sera inculpé par la justice fédérale pour « complot contre les États-Unis » en août 2023, mais les poursuites seront abandonnées lorsqu’il est réélu président des États-Unis en 2024. Une fois investi, il continuera à affirmer qu’il a perdu des « élections totalement truquées », et gracie plus de 1 500 émeutiers qui avaient été condamnés pour leurs actes, les désignant « otages du 6 janvier ».

Political Cartoon U.S. Trump MAGA Capitol riot | The Week

5 ans après, nul discours enflammé n’était nécessaire pour inciter les adhérents de Parties Civiles à prendre d’assaut la maison de quartier de Servel. Etant fort civils, ils l’ont rendue dans le même état qu’à leur entrée.

Table 1, dite « Etranges créatures » : Wondrous Creatures, jeu de placement d’ouvriers et de collection de créatures rassemble des admirateurs ptêts à participer à la création de la première réserve de créatures au monde. Corentin, Nolwenn, Faline et François-René étaient de l’aventure. L’histoire ne dit pas s’ils ont croisé des créatures comme « QAnon Shaman », reconnaissable à sa coiffe à cornes et son corps peint, « Bullhorn Lady », son chapeau rose et son mégaphone, « Fingerman » – au geste offensant les forces de l’ordre, ou « CatSweat » et son sweatshirt Caterpillar.

Table 2, dite « Sans discussion » : Dom, Xel et François s’emploient à forcer leur destin en implorant , et c’est Xel qui s’impose avec 50, devant François, 43, et Dom 39. La somme des disques de vote restés à la fin a fait basculer le résultat, offrant 5 PV à Xel et délestant François d’autant, mais personne ne chercha à le contester.

 Table 3, dite « A l’assaut » : Mickaël aurait-il enfin trouvé la martingale à Orléans ? Pour s’en convaincre, il part à l’assaut de deux joueurs inexpérimentés, mais qui ne s’en laissent pas conter ! Pari perdu car Benjamin survole la partie avec un explosif 147, dont 72 au décompte final avec un niveau multiplicateur 6 ! Mickaël est un dauphin séduisant avec une marque de 120 remarquable, et Nastassia le suit de près avec un 113 très honorable.

 Table 4, dite « Mouvements de foule » : Younaël arrive en fin de soirée, et rejoint la table 2, qui l’accueille à bras ouverts pour une fin de soirée en pente douce et en coopératif, d’abord à Die Crew. puis à The gang. Ce furent autant de victoires pour cette foule aux mouvements très coordonnés.

Séance de VENDREDI 02/01/2026 à Servel

Bien qu’il ait été prévu que le Commonwealth dispose de ses propres timbres-poste, il fallut 12 ans pour que les premiers timbres nationaux australiens voient le jour, le 2 janvier 1913. La mise en circulation des timbres « Kangourou et Carte » ne fut pas sans embûches. Des problèmes de conception, de qualité artistique et des accusations de déloyauté envers l’Empire britannique retardèrent leur apparition. Bien après que le Commonwealth d’Australie ait été établi le 1er janvier 1901 et que tous les bureaux de poste des États fédérés soient passés sous juridiction fédérale, les timbres continuaient d’être émis par chaque État. En 1910, il fut décidé que tous les timbres émis par les États pourraient être utilisés dans toute l’Australie. Mais les timbres nationaux tant attendus n’étaient toujours pas apparus. Ce qui aurait dû être une simple mise en place de nouveaux timbres devint un drame marqué par l’angoisse, les critiques et les querelles politiques. De nombreux conservateurs et royalistes voulaient que les timbres représentent l’image du souverain britannique, conformément à la tradition postale. Les républicains, nationalistes et partisans d’une identité australienne souhaitaient abandonner l’image royale et diversifier les designs. Dans les années précédentes, lorsque la colonie de Tasmanie avait émis des timbres représentant des paysages locaux sans l’effigie du monarque, cela avait déjà suscité des remous, car les colonies australiennes faisaient partie de l’Empire britannique.

En janvier 1911, le ministre des Postes annonça un concours de design, les gagnants devant être choisis par un comité. Cependant, après la clôture du concours en juin 1911, il douta de la pertinence des visuels gagnants et décida de ne pas les retenir. Son successeur, Charlie Frazer, n’était pas non plus enthousiasmé par les designs gagnants, mais appréciait des éléments de deux propositions : l’une avec un kangourou, l’autre avec une carte de l’Australie. Il contacta la Société des artistes victoriens pour obtenir de l’aide, et elle lui recommanda Blamire Young, un artiste anglais ayant vécu une grande partie de sa vie en Australie, qui créa alors un modèle selon ses spécifications. Frazer voulait « un timbre pittoresque dans lequel la silhouette de l’Australie soit mise en valeur ». Le résultat fut représentait un kangourou au centre d’une silhouette de l’Australie, avec une touffe d’herbe à deux pointes à gauche de l’animal.

Le dessin de Young fut moqué dans les médias : la touffe d’herbe comparée à la tête d’un lapin sortant de son terrier, à un navet ou un encrier. Le design global fut critiqué, jugé trop simpliste, « enfantin », voire « inartistique, d’une laideur crue et inouïe ». Le gouvernement du Royaume-Uni adressa des « protestations emphatiques », par l’intermédiaire du gouverneur général d’Australie, contre l’utilisation du kangourou comme symbole principal sur les timbres nationaux, au lieu de l’effigie du monarque. Il semblait inévitable que la touffe d’herbe offensante soit retirée du design final. Ce changement fut annoncé par le ministre des Postes peu après la publication du choix préliminaire. La version finale du timbre « Kangourou et Carte » sera légèrement différente de l’original, sans la fameuse touffe d’herbe. Il fut vendu en 15 valeurs différentes que Charlie Frazer put voir aboutir avant de succomber à une pneumonie, le 25 novembre 1913. Pour Frazer, cette représentation emblématique de l’Australie avait un sens politique : « Le timbre kangourou montrait la silhouette d’une Australie blanche, essentielle à la politique du pays, et il représentait un animal propre à l’Australie et commun à tous ses États. Nous dépensions 25 000 livres par an pour promouvoir l’Australie, et le timbre kangourou servait de publicité distinctive pour le pays sur chaque lettre envoyée à l’étranger. »

113 ans après, quelques trégorrois passionnés, complètement timbrés mais pas givrés, passaient la soirée dans une maison de quartier chauffée à souhait.

Table 1, dite « Une si longue attente » : Axel remet le couvert avec Galactic Cruise, toujours avec Fred, Elie et Nico, qui en redemandent. Il semblait bien placé pour conclure quand le pigiste de service quittait les lieux.

Table 2, dite « Un seul être vous manque » : la fine bande de ISS Vanguard consttae avec stupeut la défection d’un de ses membres, et une intense cogitation s’poère alors. Elle se reconfigure autour de la proposition de Nolwenn, Le destin de la communauté, qu’elle présente comme une sorte de Pandémie dans l’univers du seigneur des anneaux….A l’heure blème, la fine équipe qui associait François-René, OlivierB, Faline et Erwan, semblait sur la bonne voie.

 Table 3, dite « Same player shoot again » : Mickaël retente sa chance à Orléans. Il convainc facilement François-l’ancien, puis un autre François, dit le neuf, attiré à cette soirée par les récits palpitants lus sur Internet….ici-même donc ! Chacun suivit sa stratégie à ce jeu, qui en comporte de multiples, Mickaël écumant la piste du prestige, le neuf campant sur la piste fermière – et chipant méthodiquement un sou à l’ancien à chaque tour, à la fin des 18, ça compte. Mais ce dernier avait mûri sa stratégie, prenant à froid ses adversaires avec la capture de deux citoyens coup sur coup. Il scellera sa victoire avec deux bâtiments de niveau II lucratifs, qui lui rapportèrent 10 points à chaque tour en fin de partie, et une belle moisson de brocarts, terminant à 110. Pour Mickaël, échoué à 107, c’est une deuxième défaite de rang, quand le neuf termine à un score honorable de 97.

 Table 4, dite « Drame national » : Delphine, Jérôme, Corentin et Younaël jettent leur dévolu sur The loop. Une défaite s’ensuit, après un portail explosé. On les vit ensuite enchaîner à Orbital.

Séance de MARDI 30/12/2025 à Servel

Malgré le temps hivernal les courageux qui sont venus à Servel n’ont pas eu trop froid et ont fini l’année ludique de Parties Civiles.

Table 1, dite « On n’est pas couchés » : Axel est de passage et, ne doutant de rien, vient avec Galactic Cruise, un gros jeu mais alors sérieux. Il attire dans le silence éternel des espaces infinis Fred, Elie et Nico. A minuit ils estimaient en être à la moitié de la partie.

Table 2, dite « Tout ça pour ça ?! » : Faline et Corentin testent Fallout à deux, il semble que cela ait été rapide et pas très convaincant. On les aurait vus ensuite avec Take Time.

 Table 3, dite « The Beauce » : Mickaël, Benjamin, Erwan et VHN déballent le récemment entré Orléans. Un jeu de développement à base de bag building où il faut choisir quels type de personnages recruter, dans quels bâtiments privés le mieux les utiliser et quand s’en débarrasser en allant chercher un bonus sur le plateau de bienfaisance. Les règles sont simples, il y a un peu de course entre les joueurs pour aller chercher les Citoyens qui amèneront des points à la fin et on anticipe facilement les événements favorables ou néfastes qui s’annoncent en début de tour mais se résolvent à sa fin. Pour cette partie de découverte, Mickaël a multiplié les jetons Ressources et a acquis plein (trop ?) de technologies avec son laboratoire. Dom et Benjamin finissent à égalité sur le nombre de comptoirs que Dom transformait en sous (et donc en PV) avec sa trésorerie ; Benjamin arrive de justesse au multiplicateur de points x4. C’est Erwan qui se révèle le plus efficace en jouant à fond la carte des bateliers, rendus polyvalents avec le jardin potager, et en étant le seul à atteindre un multiplicateur x6. On l’a probablement laissé un peu trop libre d’aller chercher des Citoyens sur le plateau de bienfaisance où l’on peut se retrouver à faire l’idiot utile. Sa victoire est nette avec 132 PV devant Dom 118, Benjamin 110 et Mickaël 109.

Séance de MARDI 23/12/2025 à Servel

Le 23 décembre 1947, une petite équipe de physiciens des Bell Labs obtient des résultats concluants à une série d’expériences qu’elle mène depuis un mois sur les jonctions à semiconducteur. Ils viennent de fabriquer le premier prototype fonctionnel d’un transistor, un dispositif électronique qui permet d’amplifier ou de commuter un signal électrique. Un tel dispositif n’est pas nouveau en soi : la triode, une forme de tube à vide, a été inventée au début du XXe siècle et a permis une première révolution dans la radio et les télécommunications longue-distance. La promesse du transistor est de disposer d’un composant solid-state plus petit, plus fiable et consommant moins  (et donc chauffant moins). Un personnage-clé de cette quête est Julius Lilienfeld, un juif allemand qui émigre aux USA dans les années 20. Non seulement a-t-il inventé le condensateur électrolytique et observé l’émission d’électrons par effet de champ mais il dépose à partir de 1925 plusieurs brevets sur le principe d’un transistor à effet de champ. Cependant la maîtrise des matériaux semiconducteurs était à l’époque insuffisante pour qu’il parvienne à démontrer expérimentalement ses idées, il échoue donc dans sa quête du transistor.

Revenons à MM. John Bardeen et Walter Brattain qui travaillaient dans l’équipe de recherche de William Shockley. Ce qu’ils ont inventé en plaçant deux films d’or au contact d’un bloc de germanium est le transistor à point de contact, qui sera rapidement remplacé par le transistor à jonction bipolaire, lui-même inventé par Shockley l’année suivante. Cela suffit à leur valoir le prix Nobel de physique en 1956. A partir de là la machine est lancée : les premiers postes de radio portables à transistor sont lancés au milieu des années 50 et feront le succès initial de Sony qui en vendra des millions. Côté science, l’amélioration continue est en marche, la technique MOS (metal-oxide semiconductor) et les transistors planaires en silicium sont mis au point dans la seconde moitié des années 50. La route était ouverte aux circuits intégrés qui ont permis la révolution informatique. Pensez, quand vous confiez votre vie à ChatGPT, que tout ceci est parti de l’humble transistor du trio américain. Un dernier mot sur John Bardeen : il poursuivit ses travaux scientifiques dans le domaine de la supraconductivité ce qui lui valut un second prix Nobel de physique en 1972 (avec John Schrieffer et Leon Cooper qui étaient à l’époque de ces travaux respectivement thésard et postdoc, sacré début de carrière). Chapeau, seules trois autres personnes ont obtenu 2 prix Nobel en sciences : Marie Curie (physique et chimie), John Sanger et Barry Sharpless (chimie et chimie).

Table 1, dite « Amélioration continue » : Mickaël et Benjamin jouent à Ark Nova, qui s’en étonnera ? Pour eux l’extension va de soi et chaque partie affûte leur expérience du jeu. Mickaël a gagné de peu, avec notamment 9 points de fin de partie, un record selon lui. Ce fut une course ou il fallait optimiser chaque tour.

Table 2, dite « Voies de recherche » : Fred, François et VHN font une escapade de Noël à Vienne avec Grand Austria Hotel. Chacun essaie d’optimiser la gestion de son Gasthaus et d’y attirer les convives frigorifiés les mieux en ligne avec sa stratégie. Sur ce point Fred et Dom prennent des voies opposées. Le premier accumule les clients de valeur et les PV grâce notamment à une paire de personnels qui lui rapportent 6 points quand il prend un dé « 4 ». Son avance au score culmine à près de 40 points. Le second vise tel un monomaniaque les 3 objectifs variables de la partie mais ne loge quasiment que des convives à 0 point. A la surprise générale il arrive à 20 couronnes (pas facile dans un jeu où l’argent est cruellement rare), et est le premier à fermer 4 chambres rouges + 3 jaunes ainsi qu’à finir deux colonnes de chambres. Le voilà avec 45 PV en poche et seul Fred prendra une seconde place rapportant 10 points. Personne ne passe durant la partie, même pas François pourtant pénalisé par l’absence de dés « 2 » dont il avait besoin pour nourrir des convives réclamant café et vin. François et Fred finissent à l’extrémité de la piste de l’Empereur, là encore une configuration pas fréquente. Les personnels scorant en fin de partie ne réduisent pas l’écart entre Fred et Dom (14 PV chacun), Fred perd 5 points pour son convive resté attablé en fin de partie et finalement c’est d’une courte tête  que Dom coiffe Fred, 147 PV à 139, François qui s’était depuis longtemps résigné finissant avec 78.

Table 3, dite « Echecs et succès » : Nolwenn, Faline et François-René s’accordent pour jouer à The Loop. Ils sont arrivés au bout malgré quelques péripéties causées par Nolwenn. En milieu de soirée ils sont rejoints par Younaël et font deux missionx de Take Time, avec un succès puis un échec. Ils finissent par une partie de Cthulhu Death May Die ; le jeu a l’air impressionnant déployé sur la table mais selon eux ils se coucheraient à une heure raisonnable car « on y meurt vite » !

Séance de VENDREDI 19/12/2025 à Servel

Le 19 décembre 1971 sort Orange mécanique, adapté du roman éponyme d’Anthony Burgess, film d’anticipation autant que satire de la société moderne. Dans une cité urbaine futuriste, les jeunes ont pris le pouvoir et font déferler une violence sans contrôle dans un climat malsain, viscéral, souvent plus psychologique que visuel. Le film chronique l’action criminelle d’un gang (Alex et ses « droogies »), puis de la tentative de réhabilitation de son chef par un conditionnement psychologique expérimental et controversé. Alex y narre l’action à la première personne dans le langage nadsat, un argot anglo-russe inventé par Anthony Burgess qui ancre le film dans l’imaginaire teenager (nadsat est le suffixe des nombres de 11 à 19 en russe). Stanley Kubrick décrira son film comme « une satire sociale traitant de la question de savoir si la psychologie comportementale et le conditionnement psychologique sont de nouvelles armes dangereuses pouvant être utilisées par un gouvernement totalitaire qui chercherait à imposer un vaste contrôle sur ses citoyens et en faire à peine plus que des robots. » En 2020, Orange mécanique a été sélectionné par le National Film Registry pour être conservé à la bibliothèque du Congrès pour son « importance culturelle, historique ou esthétique ». Et pour son effet d’anticipation, pourrions-nous ajouter aujourd’hui.

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54 ans après, aucune violence, plutôt un déferlement de douceur dans cette soirée de Parties Civiles à l’approche des fêtes, où l’on glissera quelques échantillons de nadsat pour ajouter au frisson de l’hiver. Tant qu’à se mettre au russe, autant le faire tôt.

Table 1, dite « Mâle dominant » :  Dominant species marine plaît, et on y revient avec cette table de malchiks. Avec les forellas qu’il a méthodiquement cultivés, Tristan endosse le rôle du mâle dominant. Il tolchoke soigneusement ses rivaux, Mickaël, Fred et Vincent-de-Dune, de sorte qu’à la fin leurs guttiwuts luisent à l’air sur le trottoir.

Table 2, dite « Very bad trip » : Une petite bande se forme pour un voyage exotique à Istanbul et JérômeC  s’impose sans coup férir à Thomas et Franck. Ce dernier rejoint ensuite son podooshka, laissant les deux « bad guys » en tête-à-tête, et n’assistant donc pas à la deuxième défaite de Thomas à Le seigneur des Anneaux: Duel pour le terre du milieu. Trop oomny pour ses rivaux, mais resté sammy dans l’âme, Jérôme poussera la prévenance jusqu’à la réconciliation autour du coopératif Sky team, évitant à Thomas la perspective d’une soirée en mode very bad trip.

Table 3, dite « Toute première fois » : 4 novembre 2022, c’est la dernière fois que Funkenschlag avait été aperçu sur nos tables, statistique ébouriffante que l’on doit à l’assiduité sans faille de nos chroniqueurs bénévoles, merci à eux ! Jack et François-René en sont des adeptes chevronnés, quand Pierre-Yves et Caroline découvrent. Pour eux, atteindre le podium relèverait déjà d’un snooty éveillé. Mais ce jeu d’enchères n’est pas qu’une question de yarblockos. Pas spoogy pour deux sous devant cette concurrence féroce, Caroline réussit à s’imposer aux malchiks, à la surprise générale. Avec Jack et François-René, elle avait alimenté 17 centrales, mais gagne au départage avec un gros podooshka de billets.

Table 4, dite « Take back control » : Joli rabbit de la part de Corentin à l’inépuisable Ark Nova, où il mystifie Virgine et Faline d’un point, glané en plus avec la carte Europe, sans avoir usé du moindre veloceet.

Table 5, dite « Expérimentation sociale » : Gérard a fait la récente acquisition de Limit – un jeu très réaliste, construit sur la lecture du rapport Meadows, et qui permet de simuler l’impact du développement humain sur les 9 limites planétaires. Le jeu semble complexe mais sa mécanique est simple: à chaque tour, on joue un carte et on en décline les conséquences. Il faut veiller à nourrir la populaton croissante, et sa soif de biens matériels, mais aussi sa popularité, sans oublier de se défendre de quelques voisins belliqueux. Tous adoptent une stratégie assez prudente, sauf François, qui expérimente en mode oddy knocky, poussant les curseurs de la croissance. Un peu trop, le voilà bientôt en crise de colis à livrer à ses ouailles, et en manque de pétrole pour faire tourner ses usines. De plus, avec ses cartes militaires, il joue au prestoupnick et fait mewler ses rivaux. Le retour de shlaga est violent, sa population décline brutalement, et il termine à -33. C’est Gérard qui a le mieux conduit sa barque. Avec 26, il s’impose en starry routier des plateaux, devant Dom, 18, et Xel, 14.

Table 6, dite « Psychologie comportementale » : La soirée se termine par The gang, autour d’une table recomposée avec Xel, François, Thomas, Corentin, François-René et Dom. A six, on rentre dans l’épaisseur du trait des calculs probabilistes des combinaisons au poker, même avec un flot de gavareet théoriquement proscrit à ce jeu silencieux, les droogies essuyèrent quelques échecs. Mais ils furent suivis d’une belle victoire finale à une heure bien peu chrétienne. Il était plus que temps d’aller au zasnoot !