Le 1er mai était autrefois, en Europe, dédié à l’amour. Ce jour-là, il était coutumier de se coiffer d’une couronne de feuillages et de fleurs ou d’en offrir une à la personne aimée. Justement, le 1er mai 1707, sous le règne de la reine Anne, un Acte d’Union proclame le Royaume-Uni d’Angleterre et d’Écosse (United Kingdom of Great-Britain). Au siècle précédent, les deux pays avaient appris à vivre ensemble avec un même drapeau, l’Union Jack, et des gouvernements distincts. Avec l’Act of Union, ils n’ont plus qu’un gouvernement et un Parlement, à Londres, régime qui a pris fin avec la loi de dévolution (1979) qui a restitué aux Écossais un Parlement et un début d’autonomie…

Quelques années plus tard, en cette autre 1er mai à Parties Civiles, on célébrait de toutes parts l’Union Jack.
Table 1, dite « Un couronnement » : Retour dans la campagne anglaise pour les quatre Lords (Olive, Marc, Gérard et Dom) qui rejouent à Obsession, cette fois avec l’extension Upstairs Downstairs et un marché un peu plus dynamique (1 tuile est recyclée au début de chaque tour). Surtout, l’extension amène 4 nouveaux rôles de serviteurs qui multiplient les options tactiques et donnent plus de liberté d’action. Pour la première saison, Gérard s’empare de la seule tuile Prestige disponible et se voit déjà valser avec la charmante Elizabeth Fairchild. Mais au dernier tour Dom, financé par une héritière américaine voyante, met la main sur une tuile coûteuse qui vient d’entrer au marcher et le coiffe. Servi par une chance (que certains qualifieront d’outrancière), la seconde saison est sous le signe des tuiles Sport que justement il a accumulées et dont l’absence au marché empêche les autres de lui contester la domination. Pour la troisième saison, c’est le tour des tuiles Service … et Dom a le seul Monument de cette couleur, inutile d’essayer de lutter. Marc avec ses Monuments et Gérard avec son personnel et ses soirées nombreuses (6 ou 7 invités, mais il a été contrait de passer le jour de la Fête Nationale, un certain handicap) finissent ensemble au score avec 175 et 176 PV. Olive riche de cartes PV rattrape sa contre-performance de mardi avec 196 et Dom atteint le très beau score de 246.
Table 2, dite « Mémoires d’outre-Manche » : à cette table, on voayage outre-Manche. Tout d’abord à gérér des compagnies ferroviaires en Irlande, à Irsih Gauge, qui se solde par un score tres serré (Tristan 112, Xof 105, Marie-Anne 103, François 100, et Thomas 63). François construit une stratégie patiente, s’appuyant sur le réseau bleu de sa voisine, et qui lui promettait la victoire. Mais il rate complètement le coche trois tours de suite: à l’antépénultième, dépensant une livre de plus que nécessaire, sur l’avant-dernier, omettant de lancer une enchère qui lui était promise, et peut-être même au dernier, refusant de déclencher un versement de dividendes car il n’avait que trois compagnies. C’était largement assez pour voir Tristan triompher, avec une stratégie économe et le calme des vieilles troupes. On décide ensuite de passer en Ecosse à Glen More, pour y construire des domaines, recruter des hommes de main, produire du whisky et acquérir les plus beaux lochs et châteaux. A rebours de sa partie précédente, François prend un départ fumeux, dépassé sur les productions de ressources, tandis que Xof fait des merveilles, mais se rattrape en fin de partie avec une tuile providentielle qui lui fera scorer 10 PV au final, masquant l’indigence de sa prestation qui culmine à un total de 27. Un peu plus haut sur la table de marque, Thomas, 31, Marie-Anne, 32, et Tristan, 33, forment un joli trio, loin, très loin de l’inaccessible Xof qui, bien que pénalisé par son domaine très fourni (l’économie de tuiles étant récompensée), les coiffe tous avec le score rondelet de 60 PV.
Table 3, dite « Sous le feuillage » : A Forêt mixte, Mickaël fut le seul à dépsser 200 PV, faisant combiner à merveille sous le feuillage une ribambelle de loups, marcassins et cervidés. Elie, Faline, Pierre-Yves et Corentin n’ont pu que s’incliner.
Table 4, dite « L’union est un combat » : François-René, Armand, Jérôme et OlivierB ont connu une vraie galère dans leur mission ISS Vanguard: une partie ni gagnée ni perdue, mais, disent-ils, « on n’est pas morts, et c’est déjà bien ».
Table 5, dite « Heureux mariage » : La table 4 se décompose et fusionne avec la 3 pour terminer la soirée par une partie de Bomb Busters.
Le 24 avril 1967, 3 mois après l’accident d’Apollo 1, le soviétique Vladimir Mikhaïlovitch Komarov devient le premier cosmonaute à mourir lors d’une mission spatiale, à bord de Soyouz 1. Commandant du premier vaisseau emportant un équipage de trois hommes, Voskhod 1, le 12 octobre 1964, et à son bord, en orbite, un portrait de Karl Marx, un autre de Lénine, et un fragment d’un drapeau de la Commune de Paris, il termine sans problème cette première mission, avec l’atterrissage du vaisseau le lendemain.
Le 17 avril 1961, une poignée d’opposants à Fidel Castro débarquent dans la Baie des Cochons, à l’ouest de l’île de Cuba. Armés par la CIA, ils se donnent pour objectif de renverser le régime castriste, quelques mois après que celui-ci se soit rangé dans le camp soviétique. Mais les partisans de Castro, informés du débarquement, les accueillent avec des armes lourdes. La tentative échoue piteusement et les assaillants se font tuer sur la plage, sous la clarté de la pleine lune. C’est un immense succès pour Fidel Castro, qui se présente devant le tiers monde comme le meilleur opposant à l’impérialisme américain. Le président Kennedy, entré en fonction quatre mois plus tôt, s’en veut d’avoir été mal conseillé par les militaires et la CIA. Mais, contre toute attente, il fait publiquement amende honorable et assume à la radio la pleine responsabilité de l’échec. Les Américains lui en manifesteront de la reconnaissance.
