Séance de MARDI 14/04/2026 à Servel

Suite à la ruée vers l’or de 1848, la Californie se développe rapidement et devient officiellement un Etat de l’union. Située à l’autre bout du continent et sans aucune infrastructure terrestre à travers les Rocheuses et les déserts du Nevada (le chemin de fer ne va pas plus loin que le Mississippi), les liaisons postales se font par bateau avec traversée à cheval de l’isthme de Panama : il faut bien quatre semaines pour acheminer une lettre. Au début des années 1860, un demi-million de personnes habitent sur la côte ouest et il y a une volonté d’améliorer les choses. Un contrat est attribué à un consortium de grosses entreprises de transport (ayant des milliers d’employés et des dizaines de milliers de bœufs) pour organiser un nouveau service, le Pony Express. En un temps record début 1860 ils mettent sur pied une chaîne logistique reliant Saint Joseph (Missouri) à Sacramento (Californie) en s’appuyant sur 186 stations-relais, 400 chevaux et 80 coursiers (des adolescents poids-léger en général). Les cavaliers, transportant une dizaine de kilos de courrier, faisaient nuit et jour des relais de quelques dizaines de miles en changeant de monture à chaque station. Le trajet inaugural arriva dans un Sacramento en liesse le 14 avril 1860, après un parcours de près de 2000 miles. Le temps de livraison du courrier tomba à 10 jours mais les prix étaient élevés, c’était un peu le FedEx de l’époque. Ce qu’on sait moins c’est que le projet ne dura que 18 mois : en octobre 1861, la mise en service du télégraphe transcontinental précipita la faillite de la société. 166 ans plus tard, on vit quelques participants chevaucher des montures métalliques (vélo = marc’h houarn en breton c.a.d cheval de fer).

Table 1, dite « Légende de l’Ouest » : Faline, Virginie et Caroline, sur un thème « nature », jouent successivement à Forêt Mixte puis à Harmonies. Avec le premier, enrichi des deux extensions Lisière et Alpes, Faline est sans pitié pour ses deux adversaires qu’elle assomme avec 489 PV. Les deux acolytes prennent leur revanche dans une partie serrée d’Harmonies où Caroline s’impose avec 92 PV devant Virginie 90 et Faline 85.

Table 2, dite « Bêtes de somme » : Les addicts d’Ark Nova (Mickaël, Benjamin, Corentin), eux aussi amateurs d’animaux tous mignons, se font leur fix hebdomadaire. C’est Benjamin qui croise mais c’est Mickaël qui l’emporte ; il a amélioré tôt sa carte Association et il a multiplié les dons, c’était la recette gagnante ce soir.

Table 3, dite « Nuit et jour » : Deux revenant(e)s à cette table de Cthulhu Death May Die : Marc et Maiwenn. Ils se joignent à Elie et F-R mais personne ne sera épargné dans ce scénario : c’est une débâcle collective avec trois morts sur quatre. Ils passent ensuite à du plus paisible avec l’Ile des Mots, un coopératif asymétrique où un joueur guide les autre à travers l’île en fournissant comme indices des … mots, vous l’aviez deviné. F-R réussit puis Marc échoue puis cela a continué.

Table 4, dite « Chaîne logistique » : Suite à la « petite » erreur sur l’argent de départ commise vendredi à Container, une partie des mêmes armateurs rejoue, cette fois dans une configuration à quatre (Olive, Gérard, Fred et VHN). L’économie du jeu est effectivement plus intéressante et tout le monde s’est endetté à un moment où un autre (certain même à un point où il a dû faire défaut sur une échéance de remboursement). Dom mise à fond sur la production et accumule une belle collection de conteneurs, revalorisée in extremis par l’achat de la couleur bleue qui lui manquait. Fred construit 4 entrepôts et est le bénéficiaire de ce dernier achat pour une belle somme (34 M$ doublés par la banque). Les conteneurs de Dom valent plus de 120 M$ mais il doit rembourser ses deux emprunts : c’est Fred qui gagne avec 131 M$ devant Dom 116, Gérard 77 et Olive 75.

Table 5, dite « Courte vie » : certains des tables 2 et 4 finissent par un Lovecraft Letter qui laisse une impression mitigée. Par exemple à Olive qui quasiment à chaque manche meurt de folie à sa deuxième carte. Ou à Dom qui, à un jeton de la victoire, voit Fred remporter la partie par une combinaison improbable.

Séance de VENDREDI 10/04/2026 à Servel

La journée du 10 avril 1815 finit par un grand boum : le volcan indonésien Tambora, un impressionnant cône culminant à 4300 m d’altitude et qui est en éruption depuis quelques jours, explose. C’est probablement la plus importante éruption volcanique documentée dans l’histoire humaine même si, le télégraphe n’existant pas encore, l’information mit du temps à parvenir en Europe (on peut aussi estimer qu’elle fut plus puissante que les plus grosses bombes thermonucléaires). Le Tambora projette une quantité de matière estimée à 40 kilomètres cubes dont une partie atteint sous forme de poussières la stratosphère, à plus de 40 km d’altitude. Les habitats autour du volcan sont dévastés et un tsunami cause quelques autres milliers de morts dans les îles environnantes. Quand cela se calme le 15 avril, le sommet du cône a été remplacé par une caldera de 6 km de diamètre dont les bords ne sont plus qu’à 2580 m d’altitude. Le nuage de poussières s’étale peu à peu en direction des pôles. Il va modifier profondément le climat sur toute la terre pendant les trois années suivantes, au point que 1816 a été nommée « l’année sans été » : les températures baissent, les précipitations se dérèglent, le soleil est obscurci. Les rendements agricoles chutent, provoquant famine, migrations et épidémies (choléra, typhus). Certains artistes ont laissé des traces de cet événement : des peintres ont représenté les ciels jaunâtres et les couchers de soleil rouges dus à la présence d’aérosols soufrés dans l’atmosphère ; quant à Mary Shelley, coincée par les pluies continuelles avec sa bande d’amis dans une villa suisse et peut-être influencée par l’atmosphère lugubre de l’époque, elle écrit son roman Frankenstein. 211 ans plus tard, on continue sur tous les continents à modifier le climat sans faire de vagues.

Table 1, dite « Quatre cavaliers de l’apocalypse » : Tristan, Mickaël, JérômeC et OlivierL (re)découvrent un classique (un sommet diraient certains) du maître Knizia : Tigre & Euphrate qui va sur ses 30 ans (le jeu, pas le maître qui doit être septuagénaire). Tristan se glisse à la première place de la confrontation avec 7 PV devant Mickaël & Jérôme 6 et Olivier 3.

Table 2, dite « Climat ingrat » : A Dune Imperium Insurrection, c’est F-R qui, fort d’un personnage qui permet de supprimer une carte devant soi, affine et optimise son deck et remporte une belle victoire face à Pierre-Yves, Corentin et Elie en finissant avec 13 points -il en faut 10 pour gagner-.

Table 3, dite « Stratosphérique » :  A ARCS c’est Fred qui donne une leçon aux autres (Jack, Virginie, Caroline). Bien que sa flotte spatiale ait été réduite à pas grand chose, il a su manipuler à son profit les conditions de victoire.

Table 4, dite « Vague scélérate » : Une table complète de Container avec Gérard, Olive, Thomas, Xof et VHN. Malgré les difficultés de navigation actuelles, tous sont motivés par ce jeu économique très ouvert où une compétence-clé est de savoir évaluer les lots de conteneurs mis aux enchères. En général il vaut mieux se spécialiser un minimum entre les trois activités principales (produire/acheter/transporter), en particulier parce que les deux premières nécessitent des investissements qu’il faut ensuite rentabiliser. Ainsi Xof et Olive ont investi dans les usines et Thomas dans les entrepôts. Cependant, une politique de prix un peu excessive du dernier a fait que la rotation de ses marchandises a été faible, un lot restant coincé sans preneur pendant un bon moment. Cela ne l’a pas empêché d’accumuler une belle collection de conteneurs et de réaliser aussi quelques belles ventes de cargaisons. En fin de partie seul Gérard ne dispose pas des 5 couleurs de conteneurs (ce qui améliore la valorisation du stock). Avec 233 M$ (dont 132 pour son stock), Thomas l’emporte nettement devant Dom 178, Xof 151, Olive 144 et Gérard 136. Pourtant il faudra rejouer car une « minime » erreur de règles a alloué aux joueurs bien trop de capital de départ, ce qui a éliminé la nécessité d’emprunter en cours de partie et considérablement allégé la contrainte monétaire au cœur du jeu.

Table 5, dite « Balayé » : Olive et Dom poursuivent avec deux sessions de Splendor Duel que Olive ne connait pas encore. La version 2J impose des contraintes sur les lots de jetons qu’on prend et crée trois conditions de victoire différentes (20 points, 10 couronnes ou 10 cartes de la même couleur). Il y a aussi des minis-bonus qui modifient le cours du jeu et ajoutent un côté tactique, on retrouve bien la patte de Bruno Cathala. Dans la première partie, Dom accumule les couronnes et conclut avec 10. Pour la seconde Olive fait de même : il en a 5 puis 8 et Dom ne peut que réserver une carte de niveau 3 avec encore 2 couronnes ; il se retrouve à viser les 20 PV qu’il finit par atteindre avec une carte coûtant 8 Blancs, bien aidé par l’asséchement en couronnes du marché des cartes à ce moment.

Table 6, dite « Dé-cône-age » : Un assemblage de joueurs des tables 1, 2 et 4 joue à QE. Les mêmes, ou d’autres, finissent la soirée par une partie de Bomb Busters.

Séance de MARDI 07/04/2026 à Servel

François Xavier naît le 7 avril 1506 dans une famille noble du royaume de Navarre, situé à cheval sur les Pyrénées occidentales. C’est une période troublée car la Castille l’annexe en 1512 ; son père meurt et les possessions familiales sont saisies. François, le plus jeune des fils, part étudier à Paris où il reste onze ans, commençant à y enseigner. Mais il a fait des rencontres déterminantes dont Ignace de Loyola, plus âgé, et décide pour une carrière religieuse. Il est prêtre en 1537, cofonde en 1539 la société de Jésus et se retrouve envoyé comme missionnaire par le roi du Portugal vers ses récentes possessions de l’océan Indien. Certes il y a un évêque à Goa mais la religion n’est pas au cœur des préoccupations locales. Xavier tente d’évangéliser à la fois les portugais et les populations vivant le long de la côte, fondant des églises, catéchisant les enfants et consacrant du temps aux malades dans les hôpitaux. Il se demande s’il vaut mieux cibler les notables (à valeur d’exemple et pouvant utiliser leur influence) ou bien les masses -question toujours d’actualité sur d’autres sujets- et finit par vouloir aller plus loin. En 1845 il part à l’est et poursuit son action quelques années aux Moluques, les précieuses îles aux épices. Ayant rencontré un japonais et fasciné par le pays, il l’atteint en 1549 mais s’il reçoit un accueil poli son action se heurte à une interdiction de la conversion au christianisme. De plus la langue est un obstacle et beaucoup pratiquent déjà des rites bouddhiques ou shinto. Revenu à Goa en 1552 c’est en Chine qu’il décide de repartir mais il oublie sa lettre d’introduction officielle et se retrouve contraint de continuer à l’économie ; il tombe malade et meurt fin 1552 dans une petite île en face de la côte du Guangdong. Son corps est exhumé et ramené à Goa en 1554 ; divers morceaux en sont démontés dont l’avant-bras qui finit à l’église du Gesù de Rome, sa principale église jésuite. 520 ans plus tard, c’est plus vers les Amériques et le Moyen-Orient qu’on pérégrina.

Table 1, dite « Evangéliste » : Jean-Baptiste, Benjamin, Corentin et François2 se lancent dans un Tzolk’in sous la houlette du premier qui leur enseigne les principes d’un des plus anciens jeux de l’association. L’expérience et la vision du jeu de l’ex-Président, nourri aux galettes de maïs hyperprotéinées, se reflète sur la feuille de score qu’il domine avec 65 PV devant François 41, Corentin 40 et Benjamin un peu moins.

Table 2, dite « Pérégrinations » : Jeux à deux pour Olive et VHN qui commencent par deux parties de Watergate (comme journalistes et Nixon respectivement) assez différentes. Dans la première Nixon se bat pour les marqueurs Opinion (s’il en gagne 5 il gagne) mais néglige un peu le tableau des informateurs où Olive contourne le blocage initial. Dans la dernière manche les deux camps peuvent remplir leur condition de victoire mais Olive manque de chance et ne peut obtenir un dernier jeton Preuve jaune. Le même est beaucoup plus agressif sur les deux marqueurs Opinion et Initiative dans la seconde partie, au point qu’Olive joue presque toujours le premier (avec l’avantage d’une carte en main de plus). Arrivés à 4-4 en Opinion, Dom neutralise les trois derniers informateurs en une manche, Olive n’a plus de possibilité de jeu sur le tableau des preuves et doit concéder. Ils finissent avec un Five Tribes où Olive prend un départ canon dans la collection de ressources pendant que Dom multiplie les Djinns. Au décompte Olive accumule les points avec les meeples jaunes et blancs mais Dom a un écart de 31 PV sur les ressources, il finit en tête avec 223 à 199.

Séance de VENDREDI 27/03/2026 à Servel

Un fragment de stèle gravée de l’Égypte antique portant trois versions d’un même texte a permis le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens au XIXe siècle : la fameuse pierre de Rosette. La stèle est érigée après le couronnement du roi Ptolémée V, et gravée d’un décret qui établit le culte divin du nouveau monarque, édicté par un congrès de prêtres rassemblé à Memphis à la date du 4 Xandicus dans le calendrier macédonien et 18 Méchir du calendrier égyptien, ce qui correspond au 27 mars 196 av. J.-C. Cette année est indiquée comme étant la neuvième du règne de Ptolémée V, ce qui est confirmé par la mention de quatre prêtres qui ont officié cette année-là. Toutefois, une autre date est donnée dans les textes en grec et en hiéroglyphes, qui correspond au 27 mars 197, anniversaire officiel du couronnement de Ptolémée. L’inscription en démotique entre en contradiction avec cette date, mais il est certain que le décret fut publié en 196 et destiné à rétablir le pouvoir des Ptolémées sur l’Égypte.

Pierre de Rosette — Wikipédia

2222 années plus tard, à Parties Civiles, on parlait en toutes les langues.

Table 1, dite « A l’heure allemande » : Younael entraîne de nouveaux adeptes à Libération, autant dire de nouvelles victimes, puisque dans le rôle de l’occupant, il brise encore la frêle résistance du réseau du musée de l’homme (François-René, OlivierL et Franck).

Table 2, dite « Déchiffrement » : Xel, Olive et Dom se lancent dans un Tzolk’in – Le calendrier maya. Seul le dernier n’est pas trop familier. Un jeu assez ouvert aux multiples directions, idéalement il faut tenir compte des tuiles Bâtiment et Monument proposées, comme Olive qui très tôt acquiert une réduction sur le maïs pour nourrir. Xel démarre avec un ouvrier de plus et se concentre sur la roue bleue où elle dépose plusieurs crânes. Dom fait progresser ses technologies et multiplie les ressources et les bâtiments. Les trois se disputent les bonnes positions sur les temples. En fin de partie, Xel utilise la possibilité, une fois par partie, de faire tourner l’engrenage de deux crans ce qui chamboule les plans de Olive qui parvient toutefois, au terme d’une manœuvre compliquée et astucieuse, à poser son dernier crâne et à progresser une dernière fois sur les temples. Il s’impose avec 71 PV devant Xel et Dom à égalité de 62.

Table 3, dite « Babil et Babel » : Venu tardivement d’une assemblée municipale, Vincent se joint à François-René et Younaël pour un babil de fin de soirée à Take time, où les trois compères s’imposent aisément.

Table 4, dite « Couronnement » : Nolwenn invite OlivierB, Faline, Armand et Valentin, un nouvel adepte, à dénouer Le destin de la communauté, et c’est une victoire collective haut la main !

Table 5, dite « Lost in translation » : à Dune Imperium Mickaël et Corentin se livrent de sourds combats, pendant que François développe de lucratives technologies. Quand il fait enfin une incursion sur le champ de bataille, il l’emporte, engrangeant deux planètes d’un coup avec ses technologies et ses cartes Intrigue. Mais son deck est un peu mince, et il doit céder sur la fin, malgré deux nouveaux points glanés sur ses technologies. Mickaël l’emporte avec 9 planètes, au départage sur Corentin, soudain court en traduction de ressources en avantages. Tous deux devancent François, 7.

Table 6, dite « Langue au chat » : à Food Chain Magnate de Thomas, Tristan, Benjamin et JérômeC se sont longuement penchés sur les menus. Qui a pris les meilleures commandes ? Cela nous reste sur le bout de la langue, il n’y a plus qu’à demander au chat.

Séance de MARDI 24/03/2026 à Servel

Le 24 mars 1973 sort Dark Side of the Moon, ou bien le 16, ou le 1er, ou le 23, personne ne semble savoir d’autant que la date diffère entre les Etats-Unis et l’Europe. Disons qu’il est sorti en mars 1973 pour ne fâcher personne. Que dire de cet album-concept mythique qui évoque la vie sous pression des membres du groupe, y compris les problèmes de santé mentale de leur ancien chanteur et guitariste Syd Barrett ? Faisons plutôt silence, appuyez sur Play et laissez vous porter.

Table 1, dite « On the run » : Xel et Olive jouent à Barcelona. Petit mémo du second : « Départ canon de Xel qui a dû visiter la ville comment expliquer autrement la chose, elle marque presque 50 points en 2 tours. Le jeu est toujours aussi plaisant, mais il faut garder toute sa concentration sous peine de se faire distancer. Nous n’avons pas du tout utilisé l’action tramway (sans doute en panne ! comme le téléphérique de Brest NDLR). Au final je remonte au score en valorisant les scoring Cerda de la seconde et de la troisième manches. Malgré tout la victoire est pour Xel 278 à 261 », score serré finalement.

Table 2, dite « Money » : JiBee continue à découvrir les jeux de l’asso acquis avant son retour. Ce soir c’est le tour de Grand Austria Hotel, où il est rejoint par Vincent et VHN. Après avoir expliqué les règles, Dom les met en application en fermant rapidement trois chambres, puis en étant le premier à atteindre 2 des 3 objectifs de la partie. Sans se laisser démonter, Vincent et JB mettent en place les éléments d’un moteur puissant. Arrivé au milieu de la partie, celui de Dom s’enraye : incapable de progresser sur la piste de l’empereur, il subit ses punitions (-17 PV). Descendu à 0 couronnes, il se retrouve englué avec no money sans pouvoir faire d’action puissante et paradoxalement accumule les cubes en cuisine (il finira avec quatorze et osera la formule « mourir de faim le ventre plein »). JB a déjà pris la tête sur la piste de score et ouvre la dernière manche par un lancer de dés miraculeux (cinq « 2 » sur 12 dés !) qui lui permet de faire monter in extremis deux convives de poids (+24 PV). Au décompte final Dom perd encore 10 points pour ses deux convives restés en salle et JB ressort vainqueur avec 150 PV devant Vincent 98 et Dom 80. « Manque un peu d’interactivité » conclut sobrement le gagnant.

Table 3, dite « Eclipse » : Faline fait découvrir Vale of Eternity, jeu de cartes aux mécanismes intéressants, et avec des pièces (mais qui ne rend pas la monnaie), à Corentin et François. Ce dernier s’empare avec opportunisme d’une carte qui le fera gagner en doublant la valeur de ses pièces. Qui plus est, il la couple avec une autre carte qui transforme les pièces en PV, et avec une troisième qui permet de récupérer la deuxième de tour en tour. Il s’envole sur la piste de score et se voit grand vainqueur, quand, à la (sa ?) surprise générale, Faline l’éclipse sur le dernier tour. Avec 70, elle dame le pion à François, 66, et Corentin, 48. Les mêmes entament ensuite un Cat in the box, mais la matou accouche d’une souris et se voit remisé dans sa boîte en attendant des jours meilleurs, illustrant à merveille le paradoxe de son absence et sa présence simultanées.

Table 4, dite « Time » : Ou plutôt tea time, car Marie-Anne, Thomas et Nastassia jouent à faire briller des plantations de thé à Ceylan, et c’est Thomas qui l’emporte devant la plus versée de la table dans l’art du thé.

En cette nuit de premier croissant de la lune, un nombre de joueurs égal aux musiciens de l’album (si on inclut le saxophoniste présent sur deux titres) finit la soirée avec un The Gang où le groupe fit merveille.

Séance de VENDREDI 20/03/2026 à Servel

En ce 20 mars, avant-veille d’une élection municipale qui concernait plusieurs de nos influents adhérents, on se souvient que Jacques Chirac devint, en 1977, le premier maire de Paris depuis 1871. Jusqu’alors, on l’a oublié, mais un préfet dirigeait la capitale ! Nous dédions cette séance à sa mémoire, 49 ans après.

Table 1, dite « Paris outragé » : Younael entraîne Élie, Benjamin et François dans Libération, jeu qu’il vient de recevoir et qui a pour thème celle de Paris, à travers la reconstitution de séquences devenues légendaires, chacune étant déployée dans un scénario. Le premier, celui de cette soirée, a trait au réseau du musée de ‘homme. Dans ce jeu asymétrique, où Younaël icarne l’occupant face aux résistants, Paris a été outragé, martyrisé…mais pas libéré !

Table 2, dite « Fracture sociale » : Pas de fracture sociale à cette table ou l’on mène la vie de château dans l’excellent Le château blanc. Corentin l’emporte au dépouillement, d’extrême justesse (1 fer) face à Pierre-Yves, victime d’une pénurie de ce même métal.

Table 3, dite « Des français et des veaux » : Déjà presque un an qu’on n’avait pas sorti Great Western trail Nouvelle-Zélande, le voilà de retour avec Mickaël et Dom (qui apprécient) et JiBee (qui découvre mais le garçon est éclectique et apprend vite). Pas de mouton Dorset Horn bon marché sur le marché de départ, et les bâtiments neutres sont disposés dans l’ordre « pédagogique » favorable. Mickaël et Dom commencent par naviguer pour débloquer des lieux de livraison additionnels tandis que JB développe son troupeau et construit des bâtiments. Les stratégies évoluent en cours de partie et JB se spécialise dans la laine : a chaque parcours de la route vers Wellington il tond une ou deux fois ses plus belles bêtes, accumulant un pactole et empilant les disques sur l’emplacement « 13+ ». Mickaël a finalement pivoté vers une stratégie Charpentier, il en fait le plein sur son plateau individuel et construit les bâtiments de plus forte valeur, sans se priver de prélever sa taxe sur les voyageurs de passage. Dom s’en tient à son cabotage, il organise un faisceau serré d’effets se renforçant avec 5 objectifs, 5 certificats permanents et la démultiplication de sa présence dans les différents types de ports. Oubliant les leçons qu’il est censé avoir apprises il fait quasiment toute la partie avec une unique bergère, n’en embauchant une autre que pour convertir 10 sous en 7 PV (un bon taux !). Favorisé par des pioches heureuses il conclut par une livraison à 21 avant que JB ne termine. Au décompte, c’est logiquement que Mickaël domine les bâtiments et JB les brebis. Bien aidé par 16 points d’objectifs et 16 points de tuiles Capitainerie, Dom s’impose avec 145 PV devant Mickaël 124 et JB (dont la navigation a été un peu erratique, il peut faire mieux) 118. Une très belle partie, la première où tout le monde score au delà de 100.

Table 4, dite « Pas de débat » : Pas de débat possible, Xof s’adjuge une victoire de prestige à Crisis, avec 114, devançant Thomas et Olive, tous deux 108, et Marie-Anne. Ils partent ensuite batifoler en campagne à Freshwater fly.

Table 5, dite « Fluctuat nec mergitur » : Iss Vanguard continue, avec François-René, Armand, OlivierB et Jérôme, et il se dit qu’ils ont fini sous l’eau.

Table 6, dite « Cherchez la femme » : Le destin de la communauté voit Nolwenn, Virgine et deux Caroline tenter de s’en sortir, non sans batailler.

Table 7, dite « Mangez des pommes ! » :  Pour le deuxième tour, la table 2  fusionne avec la 1 pour finir avec le délicieux prototype de pierre-Yves A la ferme. Des cartes représentent des animaux et des légumes, avec leurs affinités bien connues (par exemple, le lapin mange les carottes mais pas les choux, dont la chèvre raffole). Chacun en joue une face cachée, et on révèle. Les animaux qui ont mangé et les légumes qui ne l’ont pas été font marquer des points, et l’on joue toutes ses cartes sauf la dernière, qui matérialisera le score si l’on gagne la manche. Un mécanisme subtil qui fait appel à la mémoire et à l’intuition pour ce party game au désign bien léché, et c’est Corentin qui s’impose au final.

Séance de MARDI 17/03/2026 à Servel

Le 17 mars est le jour de la Saint-Patrick, supposément la date de sa mort en 460 (ou peut-être 493, les récits liés à sa vie sont incertains et mêlent réalité et hagiographie). Dans la tradition, c’est lui qui a évangélisé l’Irlande où il est devenu évêque, utilisant à l’occasion un trèfle (shamrock) comme aide visuelle pour expliquer la Sainte Trinité. Fils d’un  notable dans la (Grande) Bretagne romaine, c’est après avoir été enlevé adolescent par des pirates irlandais et maintenu en esclavage six ans qu’il suit la voie de Dieu. Sa fête est devenue une date importante dans les diasporas irlandaises, en particulier aux USA. Il est d’usage d’y porter la couleur verte et, les restrictions du carême étant suspendues, de manger et boire (stout, whiskey etc.) copieusement. Pas de ça à PC où le règlement intérieur décourage d’approcher des tables avec liquides et solides.

Table 1, dite « Incertitude » : Xel et Olive découvrent au calme Round House, qualifié par une protagoniste de « joli jeu combinatoire et fluide » aux règles pas forcément claires, on n’en saura pas plus.

Table 2, dite « Verdure » : Benjamin, Caroline, Corentin, Faline et Virginie commencent par Forêt Mixte. Autour de la table, quelques beaux spécimen sylvestres qui maîtrisent bien les combos de ce jeu. Au terme du décompte, c’est Corentin qui l’emporte de 11 points sur Faline. Ils continuent avec deux parties de Maudit Mot Dit, un jeu d’association d’idées qui écouté de loin évoquait Linq : pour ces rounds de découverte c’est d’abord Caroline puis Corentin qui a gagné.

Table 3, dite « Shamrock » : François et VHN se font une madeleine de Proust avec une soirée Innovation + Echos, un de leurs jeux favoris. Ce n’est pas souvent qu’on sort l’extension et c’est l’occasion d’expérimenter les effets des nouvelles cartes et des nouveaux mécanismes (les échos et les projets principalement). La première partie est à sens unique : François arrive à rester devant en Influence et enchaîne les Dominations, en particulier par un usage répété des Ciseaux (« choisissez deux cartes de votre main : mettez en jeu l’une et comptabilisez l’autre »). C’est d’autant plus méritoire qu’il a un tableau riquiqui et non décalé alors que Dom est maître sur quasiment toutes les icônes. La victoire 7 Dominations à 2 est sans appel.

Pour la seconde manche c’est Dom qui prend le meilleur départ en dominant les âges 1 et 2 (plus la Domination spéciale de Maçonnerie) mais François ne tarde pas à réagir grâce à une de ses cartes fétiches, Agriculture. En milieu de partie, ce sont les points d’influence qui souffrent après que Dom s’est attribué les âges 5 et 6 : François (qui a re-dominé l’âge 3, une autre des nouveautés d’Echos) aspire 5 cartes d’un coup avec Horloge tandis que Dom, incapable de comptabiliser et ne souhaitant pas piocher ce qui accélérerait les dominations de François, recycle méthodiquement les cartes d’influence de l’adversaire avec Anatomie. Mais François finit par trouver comment scorer tout en neutralisant Anatomie par la réapparition d’Agriculture : avec plus de cinquante points d’influence, il domine successivement les âges 7, 8 et 9. Les voilà à 6-6, il manque une Domination pour gagner mais il n’y a plus d’âge à dominer. Si on épuise les pioches la partie sera pour François grâce à son influence. L’autre option est d’aller chercher une des 7 Dominations spéciales restantes. Dom vise « avoir toutes ses cartes décalées à droite ou en haut » mais il n’a qu’une rouge, tandis que François vise « avoir 5 cartes actives de niveau 8+ ». A cette fin, il met en jeu Ecologie qui permet de piocher des 10 mais Dom le déstabilise en lui subtilisant. Alors que ce dernier se prépare à gagner avec Biotechnologies, François active un Dogme partagé permettant de décaler ses cartes rouges et Dom gagne immédiatement 7-6. Peut-être avait-il un trèfle à quatre feuilles dans la poche ?

Séance de VENDREDI 13/03/2026 à Servel

En 1980, Tim Berners-Lee, 25 ans, informaticien britannique tout juste sorti d’Oxford, est en stage à Genève, au CERN. Pour faciliter la lecture de la base de données du centre, il conçoit une connexion directe entre mot-clé et dossier référent, et ainsi naît le lien hypertexte. Neuf ans plus tard, il y revient au CERN après un détour britannique et s’aperçoit que les chercheurs du monde entier qui travaillent avec le centre genevois  sont confrontés aux pires difficultés pour échanger dossiers et notes. À la demande de son supérieur hiérarchique, il reprend son idée de lien hypertexte et l’applique à la mise en relation non plus seulement des dossiers du CERN mais de toutes les bases de données scientifiques du monde en utilisant le réseau internet, dérivé d’ARPAnet. Le 13 mars 1989, il soumet son projet à son supérieur, lequel le juge « vague but exciting ». Grâce à l’appui efficace d’un collègue belge, Robert Cailliau, il emporte finalement l’adhésion du CERN. Le 12 novembre 1990, les deux amis déposent le nom de la nouvelle interface : World Wide Web. C’est le début d’une révolution planétaire.

37 ans après, Parties Civiles n’en finissait plus de tisser sa toile.

Table 1, dite « Connexions huilées » : Thomas entraîne Olive et François dans Crisis, jeu de placement d’ouvriers, où, dans une société en crise, il s’agit de produire des ressources pour survivre, mais aussi faire progresser la planète, chaque manche étant dotée d’un objectif collectif de PV pour la maintenir en bonne santé économique. Choisissant le niveau facile, ils parviennent au bout de la partie sans avoir précipité la société dans un krach économique fatal. Fort d’un dernier tour éblouissant, à 32 PV et 56 pièces, François sort vainqueur avec 131 (score sous-estimé car il s’est oublié des points), devant Thomas, 113, et Olive, 98. François parti, Olive entraîne son compère dans un délicieux Mille Fiori.

Table 2, dite « Des araignées et des hommes » : Mickaël invite Xof et  Dom à un Ark Nova (l’extension est dans la boîte et est plutôt transparente, surtout que les projets de conservation permanents ne poussaient pas vers les poissons). Justement, ces 3 projets concernent des familles d’animaux et assez naturellement chacun va se spécialiser en herbivore/oiseau/primate. Mickaël est le premier à décoller sur la piste de réputation tandis que Dom mène de peu sur la piste d’attrait. En fin de partie Dom remplit son zoo, vite suivi par Mickaël : leurs paires de marqueurs se rapprochent et le croisement est proche. Mickaël et Xof font carton plein sur leur objectif personnel et l’avance prise en cours de partie par Mickaël subsiste : il gagne avec +23 contre +12 et +11 à Dom et Xof. Belle partie où tout le monde finit avec un écart positif.

Table 3, dite « Toile de maître » : Dune Imperium voit Corentin mater sans coup férir Fred et François-le-jeune, notre nouvel adhérent, bienvenue à lui.

Table 4, dite « Vague mais excitante » : Younaël invite Pierre-Yves, JiBee, OlivierL et Faline à un projet excitant, celui de Hard rock 1977, mais ce qu’ils en ont fait nous est resté très vague faute de rapport circonstancié.

Table 5, dite « Réseau local » : Iss Vanguard continue, avec François-René, Armand, OlivierB et Jérôme, voilà un réseau qui ne s’étend guère au fil de la campagne.

Table 6, dite « Réseau étendu » :  la table 5  fusionne avec la 4 pour finir par The gang.

Séance de MARDI 10/03/2026 à Servel

Le 10 mars 1899 est publié un décret dédié à la règlementation administrative de la circulation des véhicules terrestres à moteur, les automobiles. Il était temps d’encadrer un nouveau moyen de transport qui se développait dans l’espace public et dont la technologie et les performances progressaient rapidement. Ainsi sont instaurés des normes techniques (double système de freinage, solidité des réservoirs, vérification par le service des Mines des éléments essentiels de sécurité, etc.), la formation des conducteurs (création d’un certificat de capacité à la conduite dont le retrait est prononcé après deux contraventions dans l’année), l’identification des véhicules par une plaque et un code de la route régulant la cohabitation entre piétons, cyclistes (eh oui, déjà !), animaux et automobiles (dont la vitesse se voit limitée à 30 km/h en campagne et 20 km/h en agglomération). Au cours du XXe siècle l’automobile s’est généralisée dans les pays riches au point de structurer profondément l’urbanisme et l’occupation du territoire, au prix d’une profonde dépendance aux importations pétrolières (et d’un litre de gazole à 2,20€ le jour même selon des sources bien informées -et navrées-) et d’un lourd tribut en vies humaines (plus de 18000 morts sur la route en 1972). Outil difficilement remplaçable d’une mobilité aisée et libérée, il lui reste à se réinventer dans un XXIe siècle aux contraintes toutes différentes. En voiture pour notre compte-rendu ludique !

Table 1, dite « Faux départ » : Moins connu que Viticulture mais sur le même thème, voici de retour Age of Champagne avec comme maîtres de cave Xel, Olive, Benjamin et François qui vient faire connaissance. Un jeu de placement d’ouvrier qui décrit fidèlement tout le cycle de production et de vente des cuvées du roi des vins. Avaient-ils forcé sur l’apéro ? on ne sait mais il s’avère qu’une erreur majeure de règles déclara la partie nulle. Pas lassés, Xel et Olive en redémarrent une à 23h passées. Cette fois-ci cela devrait être bon.

Table 2, dite « A toute berzingue » : Faline, Delphine, Corentin et VHN jouent à Wondrous Creatures, seul le dernier découvre. Un jeu où on construit un tableau de cartes en cherchant à la fois à les faire comboter et à se positionner en vue d’une demi-douzaine d’objectifs, un peu comme à Grand Austria Hotel. Classiquement, les effets des cartes sont soit à la pose, soit permanents, soit de scoring final mais il y a aussi deux types plus originaux : « Recharge » qui s’active quand on récupère ses 3 ouvriers du plateau où on obtient des ressources et des œufs, « Energie » qu’on active en défaussant un des quelques jetons qui sont arrivés au moment de la pose (un peu comme les cartes à effet différé de Troyes). Ce sont ces cartes que Corentin multiplie et active de façon croisée, donnant lieu à des tours acrobatiques qu’il prolonge à l’envi. Il est le premier à atteindre l’objectif de 14 cartes, Delphine celui de 8 œufs pendant que Dom vise les objectifs liés aux familles d’animaux. En fin de partie on voit arriver des cartes qui rapportent immédiatement des points et le rythme s’accélère (c’est l’épuisement des jetons Trophée, qu’on gagne en général en remplissant un objectif, qui déclenche la fin de partie). C’est Dom qui l’emporte avec 132 PV et une feuille de score équilibrée, devant Faline 115, Corentin 114 et Delphine 100.

Delphine partie, les trois restants finissent avec deux parties de The Gang, toutes deux gagnées (et la seconde avec une carte de handicap permanent). Certes c’est plus facile avec moins de joueurs mais on a vu pas mal de configurations inhabituelles (3 doubles paires ou 2 brelans de « 3 ») qui dans l’ensemble ont été intuitées avec succès.

Séance de MARDI 03/03/2026 à Servel

Carlo Pietro Giovanni Guglielmo Tebaldo Ponzi est né en Italie le 3 mars 1882 et émigre aux Etats-Unis à 21 ans. A sa descente du bateau il a $2.50 en poche, ayant perdu le reste de ses économies au jeu. Arrivé à la quarantaine, il a déjà fait de la prison et il imagine un schéma tordu exploitant les différences de tarifs postaux entre des pays d’Europe et les USA. Théoriquement on peut gagner de l’argent mais cela nécessiterait de manier des mètres-cubes de timbres pour chaque $1000 de profit, en pratique c’est irréalisable. Cela ne l’arrête pas et il met en place ce qui est désormais nommé une « pyramide de Ponzi » : promettant de doubler leur investissement en 90 jours, il paie les intérêts des anciens pigeons avec le capital des nouveaux pigeons, tout en les encourageant à réinvestir pour ne pas avoir à décaisser l’argent qui à la place nourrit son train de vie. Forcément cela ne peut que mal finir mais le principe a été réappliqué encore et encore et on peut lui prédire un bel avenir. Pas de ça à Parties Civiles où on s’honore de respecter les règles (des jeux), où les seules progressions spectaculaires admises sont sur les pistes de score et où on se garde bien de miser ses économies.

Table 1, dite « Etre Jane Fonda » : Faline, Nolwenn, Benjamin et Corentin se lancent dans un Forêt Mixte. Cela a été très serré et Faline ne l’emporte, semble-t-il, que parce que Nolwenn a commis une erreur à 8 PV en jouant une carte. A noter une certaine créativité taxonomique, un joueur ayant affirmé mettre en jeu une chauve-souris barbarelle !

Table 2, dite « Etre chocolat » : François, Olive, Caroline et VHN s’installent pour un Bruges, joué récemment et apprécié, et toujours avec son extension « bateaux » qui renforce la stratégie des canaux. François s’y consacre et construit la totalité de ses 10 canaux, récupérant au passage 11 PV de statues. Olive et lui parviennent tous les deux à valider deux marqueurs de majorité, voila encore 8 PV de pris alors que Dom reste bredouille. Les lancers de dés fournissent peu de 5/6, les tuiles Menace ne sont pas trop gênantes. A une carte près dans les sabots on joue encore une manche et à la fin on grappille des points en construisant des maisons ou en défaussant des menaces. La belle partie de François se confirme sur la feuille de score : il gagne avec 56 PV devant Olive 52, Dom 49 et Caroline 46.

François parti, ils poursuivent avec un Istanbul (sans extensions) que Caroline découvre. On l’a rappelé, c’est un jeu de course et il faut foncer pour collecter par tous moyens ses cinq rubis. C’est ce que fait Dom qui parcourt les 16 tuiles sans jamais passer par la Fontaine et utilise efficacement ses cartes Bonus. Il emploie quatre moyens différents pour obtenir ses quatre premiers rubis et finit par conclure la partie alors qu’Olive en est à 3 rubis (dont 2 achetés en une fois pour 35 lires) et Caroline 2.