Un fragment de stèle gravée de l’Égypte antique portant trois versions d’un même texte a permis le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens au XIXe siècle : la fameuse pierre de Rosette. La stèle est érigée après le couronnement du roi Ptolémée V, et gravée d’un décret qui établit le culte divin du nouveau monarque, édicté par un congrès de prêtres rassemblé à Memphis à la date du 4 Xandicus dans le calendrier macédonien et 18 Méchir du calendrier égyptien, ce qui correspond au 27 mars 196 av. J.-C. Cette année est indiquée comme étant la neuvième du règne de Ptolémée V, ce qui est confirmé par la mention de quatre prêtres qui ont officié cette année-là. Toutefois, une autre date est donnée dans les textes en grec et en hiéroglyphes, qui correspond au 27 mars 197, anniversaire officiel du couronnement de Ptolémée. L’inscription en démotique entre en contradiction avec cette date, mais il est certain que le décret fut publié en 196 et destiné à rétablir le pouvoir des Ptolémées sur l’Égypte.
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2222 années plus tard, à Parties Civiles, on parlait en toutes les langues.
Table 1, dite « A l’heure allemande » : Younael entraîne de nouveaux adeptes à Libération, autant dire de nouvelles victimes, puisque dans le rôle de l’occupant, il brise encore la frêle résistance du réseau du musée de l’homme (François-René, OlivierL et Franck).
Table 2, dite « Déchiffrement » : Xel, Olive et Dom se lancent dans un Tzolk’in – Le calendrier maya. Seul le dernier n’est pas trop familier. Un jeu assez ouvert aux multiples directions, idéalement il faut tenir compte des tuiles Bâtiment et Monument proposées, comme Olive qui très tôt acquiert une réduction sur le maïs pour nourrir. Xel démarre avec un ouvrier de plus et se concentre sur la roue bleue où elle dépose plusieurs crânes. Dom fait progresser ses technologies et multiplie les ressources et les bâtiments. Les trois se disputent les bonnes positions sur les temples. En fin de partie, Xel utilise la possibilité, une fois par partie, de faire tourner l’engrenage de deux crans ce qui chamboule les plans de Olive qui parvient toutefois, au terme d’une manœuvre compliquée et astucieuse, à poser son dernier crâne et à progresser une dernière fois sur les temples. Il s’impose avec 71 PV devant Xel et Dom à égalité de 62.
Table 3, dite « Babil et Babel » : Venu tardivement d’une assemblée municipale, Vincent se joint à François-René et Younaël pour un babil de fin de soirée à Take time, où les trois compères s’imposent aisément.
Table 4, dite « Couronnement » : Nolwenn invite OlivierB, Faline, Armand et Valentin, un nouvel adepte, à dénouer Le destin de la communauté, et c’est une victoire collective haut la main !
Table 5, dite « Lost in translation » : à Dune Imperium Mickaël et Corentin se livrent de sourds combats, pendant que François développe de lucratives technologies. Quand il fait enfin une incursion sur le champ de bataille, il l’emporte, engrangeant deux planètes d’un coup avec ses technologies et ses cartes Intrigue. Mais son deck est un peu mince, et il doit céder sur la fin, malgré deux nouveaux points glanés sur ses technologies. Mickaël l’emporte avec 9 planètes, au départage sur Corentin, soudain court en traduction de ressources en avantages. Tous deux devancent François, 7.
Table 6, dite « Langue au chat » : à Food Chain Magnate de Thomas, Tristan, Benjamin et JérômeC se sont longuement penchés sur les menus. Qui a pris les meilleures commandes ? Cela nous reste sur le bout de la langue, il n’y a plus qu’à demander au chat.
En janvier 1911, le ministre des Postes annonça un concours de design, les gagnants devant être choisis par un comité. Cependant, après la clôture du concours en juin 1911, il douta de la pertinence des visuels gagnants et décida de ne pas les retenir. Son successeur, Charlie Frazer, n’était pas non plus enthousiasmé par les designs gagnants, mais appréciait des éléments de deux propositions : l’une avec un kangourou, l’autre avec une carte de l’Australie. Il contacta la Société des artistes victoriens pour obtenir de l’aide, et elle lui recommanda Blamire Young, un artiste anglais ayant vécu une grande partie de sa vie en Australie, qui créa alors un modèle selon ses spécifications. Frazer voulait « un timbre pittoresque dans lequel la silhouette de l’Australie soit mise en valeur ». Le résultat fut représentait un kangourou au centre d’une silhouette de l’Australie, avec une touffe d’herbe à deux pointes à gauche de l’animal.
Le dessin de Young fut moqué dans les médias : la touffe d’herbe comparée à la tête d’un lapin sortant de son terrier, à un navet ou un encrier. Le design global fut critiqué, jugé trop simpliste, « enfantin », voire « inartistique, d’une laideur crue et inouïe ». Le gouvernement du Royaume-Uni adressa des « protestations emphatiques », par l’intermédiaire du gouverneur général d’Australie, contre l’utilisation du kangourou comme symbole principal sur les timbres nationaux, au lieu de l’effigie du monarque. Il semblait inévitable que la touffe d’herbe offensante soit retirée du design final. Ce changement fut annoncé par le ministre des Postes peu après la publication du choix préliminaire. La version finale du timbre « Kangourou et Carte » sera légèrement différente de l’original, sans la fameuse touffe d’herbe. Il fut vendu en 15 valeurs différentes que Charlie Frazer put voir aboutir avant de succomber à une pneumonie, le 25 novembre 1913. Pour Frazer, cette représentation emblématique de l’Australie avait un sens politique : « Le timbre kangourou montrait la silhouette d’une Australie blanche, essentielle à la politique du pays, et il représentait un animal propre à l’Australie et commun à tous ses États. Nous dépensions 25 000 livres par an pour promouvoir l’Australie, et le timbre kangourou servait de publicité distinctive pour le pays sur chaque lettre envoyée à l’étranger. »