Carlo Pietro Giovanni Guglielmo Tebaldo Ponzi est né en Italie le 3 mars 1882 et émigre aux Etats-Unis à 21 ans. A sa descente du bateau il a $2.50 en poche, ayant perdu le reste de ses économies au jeu. Arrivé à la quarantaine, il a déjà fait de la prison et il imagine un schéma tordu exploitant les différences de tarifs postaux entre des pays d’Europe et les USA. Théoriquement on peut gagner de l’argent mais cela nécessiterait de manier des mètres-cubes de timbres pour chaque $1000 de profit, en pratique c’est irréalisable. Cela ne l’arrête pas et il met en place ce qui est désormais nommé une « pyramide de Ponzi » : promettant de doubler leur investissement en 90 jours, il paie les intérêts des anciens pigeons avec le capital des nouveaux pigeons, tout en les encourageant à réinvestir pour ne pas avoir à décaisser l’argent qui à la place nourrit son train de vie. Forcément cela ne peut que mal finir mais le principe a été réappliqué encore et encore et on peut lui prédire un bel avenir. Pas de ça à Parties Civiles où on s’honore de respecter les règles (des jeux), où les seules progressions spectaculaires admises sont sur les pistes de score et où on se garde bien de miser ses économies.
Table 1, dite « Etre Jane Fonda » : Faline, Nolwenn, Benjamin et Corentin se lancent dans un Forêt Mixte. Cela a été très serré et Faline ne l’emporte, semble-t-il, que parce que Nolwenn a commis une erreur à 8 PV en jouant une carte. A noter une certaine créativité taxonomique, un joueur ayant affirmé mettre en jeu une chauve-souris barbarelle !
Table 2, dite « Etre chocolat » : François, Olive, Caroline et VHN s’installent pour un Bruges, joué récemment et apprécié, et toujours avec son extension « bateaux » qui renforce la stratégie des canaux. François s’y consacre et construit la totalité de ses 10 canaux, récupérant au passage 11 PV de statues. Olive et lui parviennent tous les deux à valider deux marqueurs de majorité, voila encore 8 PV de pris alors que Dom reste bredouille. Les lancers de dés fournissent peu de 5/6, les tuiles Menace ne sont pas trop gênantes. A une carte près dans les sabots on joue encore une manche et à la fin on grappille des points en construisant des maisons ou en défaussant des menaces. La belle partie de François se confirme sur la feuille de score : il gagne avec 56 PV devant Olive 52, Dom 49 et Caroline 46.
François parti, ils poursuivent avec un Istanbul (sans extensions) que Caroline découvre. On l’a rappelé, c’est un jeu de course et il faut foncer pour collecter par tous moyens ses cinq rubis. C’est ce que fait Dom qui parcourt les 16 tuiles sans jamais passer par la Fontaine et utilise efficacement ses cartes Bonus. Il emploie quatre moyens différents pour obtenir ses quatre premiers rubis et finit par conclure la partie alors qu’Olive en est à 3 rubis (dont 2 achetés en une fois pour 35 lires) et Caroline 2.