Séance de MARDI 12/08/2025 à Servel

Le 12 août 1981, le premier ordinateur personnel grand public, l’IBM PC, était présenté à New York, lors d’une conférence de presse à l’hôtel Waldorf-Astoria. Il comportait un microprocesseur Intel 8088 cadencé à 4,77 Mhz et une mémoire vive de 16 Ko, pouvant être portée à 256. Il disposait, selon les modèles, d’aucun, d’un ou deux lecteurs de disquettes 5 pouces 1/4, et était équipé d’un interpréteur du langage BASIC Microsoft en mémoire morte. Il pouvait fonctionner sans charger de système d’exploitation : si, lors de la mise sous tension, aucune unité d’amorçage n’était identifiée, l’utilisateur se retrouvait directement dans une session BASIC. Les 26 mots-clé les plus courants du BASIC s’obtenaient par la touche Alt : Alt-F = FOR, Alt-I = IF, Alt-N = NEXT, etc., ce qui permettait une saisie rapide des programmes.

C’est le 15 avril 1987 seulement que fut annoncé son successeur, le PS/2, qui s’écartait des standards établis par le PC en termes de type de disquette, de bus et de BIOS. Cette dernière ligne, moins ouverte, ne remporta pas de succès comparable. L’IBM PC, longtemps protégé par son BIOS propriétaire IBM, fut ensuite détrôné par Compaq et d’autres, qui réussirent à le copier par des moyens détournés, et à ouvrir le marché.

44 ans plus tard, les membres de Parties Civiles revisitaient leur musée ludique.

Table 1, dite « Passés composés » : Comme un fantôme du passé, Notre-Dame revient en scène grâce à Olive, et après plus de six ans de purgatoire. Ce jeu de Stéphane Feld combine des mécanismes originaux, comme un draft des trois cartes jouées en début de chaque manche, trois plateaux individuels, mais reliés, justement par la célèbre cathédrale, et, Moyen-âge oblige, des invasions de rats. C’est Olive qui s’installe sur le trône de l’archevèque avec 55, score favorisé par des achats compulsifs permis par un stock de pièces d’or patiemment constitué, notamment celui d’une carte surpuissante qui rajouta miraculeusement un ouvrier à chaque emplacement vide de son plateau. Moins argentés, François, 42, et Dom, 40 passèrent à côté de l’aubaine, et furent régulièrement punis par des mains inadaptées, comme celle de François lors de l’avant-dernière manche, composée de trois cartes identiques ! On enchaîne ensuite avec un autre ancêtre du même auteur, le vénérable Bruges, où Dom prend sa revanche avec 51, réussisssant tous les bonus de type « joueur en tête » et engrangeant une belle gratification de fin de partie. Olive et François firent chemin commun sur la table de score dans un étonnant mimétisme, terminant logiquement avec la même marque de 41.

USAopoly USODC010634 Harry Potter Death Eaters Rising, Multicolour : Toys & Games - Amazon.comTable 2, dite « La mort vous va si bien » : Harry Potter : Death eaters rising fait son apparition sur nos tables. Si le nom du jeu peut faire peur, l’ambiance semblait joyeuse entre Nolwenn, Faline et Pierre-Yves, qui engrangèrent une victoire glorieuse, longuement élaborée sous la férule de Nolwenn et victorieusement conclue par Pierre-Yves.

Table 3, dite « Basique » : Mickaël, Xel et Steven se mesurent à Ark Nova. La partie se conclut comme de juste par la victoire de ce dernier, et de l’avis général, il n’y avait rien à y redire. Simple, basique.

Séance de MARDI 05/08/2025 à Servel

Il y a 30 ans, Marie-José Pérec décrochait sa première médaille d'or olympique à BarceloneChampionne olympique contre championne du monde. Le 5 août 1992, à Barcelone, deux athlètes se détachent lors de la finale olympique du 400 mètres. L’Ukrainienne Olga Bryzgina mène d’un cheveu, la Guadeloupéenne Marie-José Pérec la talonne. Après 48″83 de course haletante, c’est la Française qui décroche l’or, battant le record de France. Un magnifique prélude à un parcours olympique haut en couleur, que complète la consécration d’Atlanta avec le doublé 200-400, avant la fuite de Sydney, où, cloîtrée dans son hôtel, victime, selon elle, de menaces, elle décide de quitter l’Australie juste avant de disputer les premières séries du 400m où elle apparaîtra sur le tableau de résultats du stade olympique avec un « DNS » (did not start). Triple championne olympique, double championne du monde, elle sera intronisée en 2013 au Panthéon de l’athlétisme (Hall of fame) de l’IAAF bien que n’ayant jamais battu le record du monde.

33 ans plus tard, les membres de Parties Civiles se replongeaient dans les merveilles de l’olympiade barcelonaise.

Table 1, dite « Deuxième merveille » : Comme vendredi dernier, Wonder Book a les honneurs de F.-R., Faline, Ewen et Frank. Un jeu d’aventures coopératif, découpé en six chapitres dont ils franchissent le second chapitre en aidant un dragon et montant dans un arbre magique, imitiant en celà Pérec, qui, après Tokyo, écrivait la deuxième page de son livre des merveilles, qui en compta finalement 5, le sixième s’étant perdu en Australie.

Table 2, dite « Fièvre catalane » : Fomentée de longue date, cette partie de Barcelona tombait à pic pour l’anniversaire olympique. A ce jeu haut en couleurs et en mécanismes, on construit la ville, on échaffaude la Sagrada Familia, on balade son tramway, on acquiert des services publics, et surtout on construit les rues, le tout sous l’oeil attentif de Cerda, qui fixe par une échelle la taille des récompenses acquises aux trois décomptes intermédiaires. Il paraît que cela varie selon le tirage des tuiles, mais de l’avis unanime, ces derners ne méritaient pas une attention soutenue du fait de leur dotation un peu chiche. Ce qui rapporte surtout est encore de pouvoir construire des bâtiments à chaque tour, fruit d’un savant calcul résultant du placement de jetons citoyens de trois couleurs. Première à jouer, Xel ne pouvait pas construire, et en prit prétexte à son score modeste de 119, pas loin d’Olive, 122, qui accorche le podium. François, en tête avant le décompte après un festival de routes créées, piétine ensuite avec des objectifs mal calibrés, mais fut seul à marquer avec son tramway (juste 1 PV !). Avec 152, il est devancé par Dom, qui exulte avec 169, un score qui doit beaucoup à des objectifs de fin de partie bien choisis. A ce jeu qui fait un peu figure de salade de points, il vaut finalement mieux avoir une stratégie et s’y tenir.

Table 3, dite « Chaleur humaine » : Mickaël, Nolwenn, Younaël auraient été aperçus mais l’ilôt de chaleur typiquement barcelonais qui les enveloppait interdit d’en dire plus, à moins que…..
Post Scriptum: notre réseau d’informateurs bienveillants nous souffle dans l’oreillette que The loop fut joué à cette table.

Table 4, dite « Histoire sans fin » : En fin de soirée, quelques rescapés des tables 1 et 3 s’affrontent à Almost Innocent.Le chroniqueur prit la fuite avant d’en avoir le fin mot.

Séance de DIMANCHE 27/07/2025 à Servel

Dans une ville où le fond de la mer où valsent les brins d’algues est vert comme l’herbe est rouge, en proie à la mélancolie qui me dévore, je poussai la porte d’une maison de quartier où se pressaient quelques jeunes zazous. Ici, sortis d’une machine à explorer le passé, on visitait les garnisons de Belfort. Un peu plus loin, je traversai une ménagerie de charmants dragons appelée Wyrmspan  offraient leurs couleurs chatoyantes et leurs longs sanglots, on se serait cru un soir d’automne à Pékin. Mais comme le plus clair de mon temps, je le passe à l’obscurcir, parce que la lumière me gêne, je m’atttardai sur les curieux paradoxes d’un chat bien connu des physiciens, que certains cherchaient en vain à reproduire avec l’expérience Cat in the box. Quoi de plus seul qu’un héros ? Je trouvai le repos dans un Refuge, où un magicien qui se prenait pour Harry Potter m’arracha le coeur. On écumait mes jours, il était temps de jouer au déserteur. A la vue de la Flamme rouge, je pris mes jambes à mon cou. Je voulais pas crever avant de savoir si le soleil est froid, mais il était tiède. Et si vous trouvez mon histoire absurde, sachez qu’elle est entièrement vraie puisque je l’ai imaginée d’un bout à l’autre.

Séance de VENDREDI 25/07/2025 à Servel

Le 25 juillet 1909, Louis Blériot, tentant à traverser la Manche par la voie aérienne, monte à bord de son Blériot XI, escorté par le torpilleur Escopette, et décolle au lever du Soleil, condition est exigée par le Daily Mail, à l’origine du défi et qui met en jeu la somme de 25 000 francs-or. Malgré une blessure au pied, Blériot met 37 minutes à parcourir les 35 km du hameau Les Baraques, près de Calais, à Douvres, à la vitesse moyenne de 57 km/h et une altitude moyenne de vol de 100 m. Le premier à réussir cet exploit, il devient célèbre dans le monde entier et ce hameau de la commune de Sangatte sera plus tard rebaptisé Blériot-Plage en son honneur.

116 ans plus tard, décollage en pente douce pour une soirée de Parties Civiles qui s’étira jusque dans la nuit.

Table 1, dite « Fort fort lointaine » : La gros jeu du soir est Andromeda’s edge, ou l’on ne revisite pas le temps dans le passé grec mais l’espace dans le lointain de la galaxie d’Adromède. Olive et Marc ont recruté Xel, bonne élève qui s’est engouffré le copieux livret de règles et rivalise avec Marc, avant de céder sur le fil. Héroïque, Olive, lui, fut de tous les combats et reçoit la palme du courage.

Table 2, dite « L’étoffe des héros » : Mickaël, Armand et François embarquent pour le voyage à risques de Dune imperium – Insurrection. Après un habile parcours, Mickaël arrive à 9 PV, à un donc de la victoire, mais, dans la manche décisive, Armand déclenche une tempête du désert monstrueuse, avec un nombre incalculable d’armées, de vers et de renforts de cartes pour culminer à une force de combat de 27, et encore en avait-il 5 en réserve d’une carte intrigue ! Devant un tel déploiement, Mickaël rend les armes, et le vainqueur du combat engrange 4 PV d’un coup (victoire bonifiée ET doublée par les vers), passant ainsi de 8 à 12 pour gagner la partie ! François, aux premières loges du spectacle, termine à 5 et apprecie en connaisseur.

Table 3, dite « Tabloïd absent » : à Vampire heritage on vit Julien, Marie, F.-R. et Jérôme jouer à se faire peur, mais leur commerce, qui n’aurait pas manqué de faire les choux gras d’un tabloïd, restera sans témoignage.

Table 4, dite « Feu d’artifice » : Feu d’artifice ludique à cette table réunissant Faline, Franck, Corentin et Pierre-Yves. Cela commence par un Vale of eternity (Faline s’impose à 77), puis on enchaîne avec un proto de Franck au nom inconnu, et on termine par rien de moins qu’un Pandémie, dont l’issue était incertaine à l’heure du bouclage !

Table 5, dite « Défaite annoncée » : Julien, Jérôme et F.-R. poursuivent à Sub Terra 2 où l’on se laissera à parier sans trop de risques qu’un sort cruel les frappa.

Séance de VENDREDI 11/07/2025 à Servel

undefinedLe 11 juillet 1804, Alexander Hamilton affronte dans un duel au pistolet le vice-président américain Aaron Burr, qui lui reproche de l’avoir qualifié d’«homme dangereux à qui l’on ne doit pas faire confiance», définition au demeurant proche de la réalité. Opposé par principe au duel, Hamilton tire en l’air. Son adversaire riposte par un tir à l’abdomen. Hamilton meurt après 30 heures d’agonie.

Avec lui, les États-Unis perdent un économiste de talent et un chef politique méritant. Il fonda le Parti fédéraliste, premier parti politique de l’histoire des États-Unis. Juriste constitutionnaliste, il fut un délégué influent de la convention constitutionnelle américaine de 1787 et était un auteur éminent des Federalist Papers, recueil d’articles publié entre 1787 et 1788 qui faisaient autorité sur la Constitution. Premier secrétaire au trésor des États-Unis pendant la présidence de George Washington, il mit en place la première banque nationale du pays, les premières taxes et fait en sorte que l’état fédéral nouvellement créé reprenne les dettes de guerre des états confédérés. Considéré comme un des principaux Pères fondateurs des États-Unis, son influence sur les institutions américaines se fait encore ressentir à ce jour.

Quant aux hommes dangereux à qui l’on ne doit pas faire confiance et qui prennent ombrage qu’on le remarque, les dirigeants américains en fournissent quelques exemples plus récents.

221 ans plus tard, des duels homériques avaient lieu à Parties Civiles.

Table 1, dite « Une âme bien née » : Jack souhaite jouer à Arcs, un achat récent. Fred, Elie et Dom répondent à l’appel et s’embarquent pour cinq heures de jeu. On rappelle très vite les grandes caractéristiques de ce jeu déjà présenté ici : 3X dans l’espace avec des contraintes sur les actions qu’on peut faire à chaque tour apportées par un paquet de cartes façon « jeu de plis ». On score à chaque manche (3 à 5) en fonction d’un nombre variables de critères qu’il faut explicitement activer. Elie prend le meilleur départ, mais à la troisième manche tous sont regroupés entre 13 et 16 PV. Fred nettoie le tableau de Dom au début de la cinquième manche et Elie réussit à garder l’initiative pendant plusieurs tours, il a été richement doté en « 7 », la plus forte carte, tout au long de la partie. Il a de plus une Guilde qui lui permet d’activer les conditions de victoire qui l’arrangent sans pénalité. Il est inarrêtable tandis que Fred coiffe sur le fil Jack sur le critère des trophées (= victimes des batailles). Elie l’emporte avec 30 PV contre Fred 28, Dom 25 et Jack 21.

Table 2, dite « Duel mortel » : François invite Faline à découvrir le toujours plus populaire Wyrmspan et son univers de dragons, grottes et cavernes. La débutante ne s’en laisse pas conter, et prend vite l’ascendant avec des dragons ultra-puissants, notamment un qui fait avancer sur la guilde dragonique, qu’elle se met à arpenter à toute vitesse, réussissant même en fin de partie à n’avoir plus assez de cubes à placer sur les cases bonus tant elle les avait rafflées ! Ajoutez à cela un tableau tout rempli de cavernes et dragons, des gratifications de fin de partie explosives, dont l’une, tiens tiens, était lié à la guilde, une jolie collection d’oeufs, la première place sur chaque objectif de manche, et la voilà qui termine avec le score mirifique de 134, écrasant de 21 points le record tous temps de l’association à sa première partie ! Quant à François, grand perdant de ce duel avec le score plus classique de 91, il n’était pas opposé au duel, mais c’est comme s’il s’était contenté de tirer en l’air.

Table 3, dite « Mort à l’arrivée » : à Black Orchestra une fine équipe composée de F.-R., Olivier B., Younaël, Mickaël et Jérôme rejoue la seconde guerre mondiale. Mais n’est pas un héros qui veut, et leur aventure se termina en déconfiture.

Table 4, dite « Confiance mal placée » : Les tables 2 et 3 fusionnent pour un Shadow Hunters, jeu de retour sur nos tables après près de trois ans de disette ! On rappelle qu’à ce jeu, les Shadows et les Hunters sont deux clans qui se font face et doivent s’éliminer, sous le regard compatissant de joueurs neutres, mais qui ont eux aussi un objectif de victoire. A ce jeu, on jette des dès et on aboutit sur un espace du plateau où l’on peut tirer des cartes, et, en option, provoquer en duel un de ses voisins. Evidemment, comme le jeu est à rôle caché, il est de bon ton d’avoir glané des indices sur ces derniers avant de leur tomber dessus. Enfin, c’est la théorie, parce qu’on peut aussi taper sur tout le monde, et c’est un peu ce qu’on observa ! Dans cette partie, peu de rôles ont été identifiés, sinon Mickaël vu rapidement comme un gentil. François, Hunter émérite (avec le plus haut nombre de points de vie, 14), s’en prit à F.-R. après un calcul probabiliste lui donnant 75% de chances d’être un homme à abattre, mais hélas il ne l’était pas, c’était un Hunter comme lui. Après son trépas, François se croit protégé par un équipement qui rend inopérant les combats contre lui, mais les autres se déchaînent par d’autres moyens, et il perd 10 PV en un seul tour, ce qui finit quand même par l’occire, scellant le sort des Hunters.

Table 5, dite « Non conventionnelle » : Un Codenames final réunit les survivants, et là aussi ça faisait longtemps. A cette table, les Bleus (Jérôme, F.-R. Younaël), affrontent les Rouges (François, Faline, Mickaël), pour un déroulement peu conventionnel, jugez-en :

  • Rouges 1-0: un implacable 8 à 2 scelle cette improbable première manche, où Jérôme a multiplié les impairs, à l’exemple de Coffre, invalide sur l’indice Trésor, alors que François faisait suer ses partenaires sur le Vatican 3 (Croix, Radio, Ville),  l’énigmatique Ficelle 2 (Lien, Pain) – que Younaël voulait associer à Bretagne à cause de la danse Fisel, mot breton -, et pour finir par l’impeccable Villers-Côterets 2 (Ville, Langue).
  • Rouges 2-0: longtemps menés, les Rouges l’emportent sur le fil avec une grille difficile, sur une belle inspiration finale de Mickaël, Sucer pour (Glace, Membre) mots choisis du tac au tac par ses coéquipiers, et qui donna à F.-R. l’occasion d’une blagounette hilarante.
  • Rouges 3-0 : malgré le « renfort » de Dom, les Bleus boivent la lie en touchant l’Assassin.

Séance de VENDREDI 04/07/2025 à Servel

Alejandro Mogollo Art on X: "Eva Marie Saint as spy Eve Kendall in #AlfredHitchcock's #NorthbyNorthwest, wearing the beautiful black silk with red roses gown bought in Bergdorf. #evamariesaint #evekendall #hitchcock #masterpiece #spy #En cette fête de l’indépendance américaine, quel meilleur symbole de liberté que l’actrice Eva Marie-Saint, qui partage avec l’état fédéral sa date de naissance et fêtait en cette soirée son cent-unième anniversaire. Etonnament, les tables jouées ce soir se reflètent dans sa filmographie, jugez plutôt.

Table 1, dite « La mort aux trousses » : Nolwenn, Xel, F.-R., Armand, Jérôme, Vincent et Elouann embarquent pour un long voyage à bord de Battlestar Gallactica. Les deux derniers sont cylons, Elouann vite démasqué et sitôt embastillé, Vincent révélé sur le tard. Face à une équipe expérimentée, les deux novices ont eu le mérite de retarder l’inexorable jusqu’à une heure déraisonnable.

Table 2, dite « Les russes arrivent » : Dom, Olive et François revisitent Russian Railroads. Une partie rondement menée par Dom, qui déploie une myriade de rails richement valorisés par des étoiles qui doublent leurs points, et Olive, qui multiplie les actions supplémentaires. François axe sa stratégie sur la piste de construction, mais patine sur ses lignes, échouant à 186, devancé largement par Olive, 246. Tout en haut, le tsar Dom, à 342, n’a laissé aucune chance aux camarades cheminots.

Table 3, dite « Rien en commun » : Toujours aussi populaire, Ark Nova attire toujours les foules. Mickaël et olivier B se sont inclinés face à l’inévitable Steven, qui réussit à l’emporter par l’alliance de deux pensionnaires qui n’ont rien en commun sinon la rime: le lapin et le requin.

Table 4, dite « Don’t come knocking » : Mickaël et Stéven ferment la porte à clé pour un rendez-vous rapide aux chandelles dans les dédales de Agent Avenue. Leur étreinte fut aussi brève qu’intense, on n’a pas osé les déranger avant de leur donner rendez-vous en table 5.

Table 5, dite « Superman returns » : Les tables 2 et 4 se retrouvent donc à . Un jeu fièrement propulsé par Dom à la gloire du génial Reiner Knizia et qui vit son lot habituel de surprises (le Nil brusquement privé de crues, les arrivées intempestives du Dieu égyptien), dont Steven sut jouer avec une habileté diabolique et une chance insolente, notamment en faisant main basse sur une ligne pleine de tuiles magnifiques alors qu’il restait seul en piste à la fin de la première manche. Mais à ce niveau de fréquence, la chance n’est-elle pas une forme de talent ? Le tableau final parle de lui-même, avec Steven à 45, Mickaël, 36, Dom, 27, Olive, 22, et François 18.

Table 6, dite « Exodus » : Quelques rescapés de la table 1 tentent l’aventure à Die Crew. Une expérience mitigée, et pourtant, à ce jeu coopératif, il n’y a aucun cylon.

Séance de VENDREDI 27/06/2025 à Servel

Le 27 juin 1954, l’URSS est le premier pays à ouvrir une centrale nucléaire, à Obninsk. Il s’agit de la première station d’énergie nucléaire civile dans le monde, opérationnelle entre 1951 à 2002, bien que la production pour le réseau électrique ait cessé en 1959. L’unique réacteur de la centrale, AM-1 (Atom Mirny, « Atome pacifique »), pouvait produire 5 MW d’électricité pour une puissance thermique de 30 MW. Ce prototype utilisant le graphite et refroidi à l’eau, à l’origine de la filière des réacteurs de type RBMK, utilisait de l’uranium enrichi à 5 %, pourcentage abaissé pour les réacteurs qui ont suivi.

En 2000, après que la centrale nucléaire d’Obninsk a fonctionné 18 ans de plus que prévu, son exploitation est devenue dangereuse et économiquement non rentable et son unique réacteur est stoppé en 2002. Le président Medvedev souhaite alors en faire un mémorial pour l’industrie nucléaire, ce qui permet de ne pas la démanteler. Arborant à son frontispice l’expression « Première au monde », elle propose depuis de nombreuses excursions pour les écoliers, étudiants et délégations étrangères, abritant une exposition et un musée qui contribuent au « tourisme nucléaire ».

Obninsk Nuclear Power Plant in Obninsk

Table 1, dite « Civile et militaire » : Dom, Xel et François se lancent dans l’inusable Innovation. Une partie à mêche lente, avec des dominations rapides de Xel et Dom dans les premiers âges, suivie d’une longue période de glaciation bloquée à l’âge 8, avec alors 4 dominations pour Dom et 3 pour Xel. Au faîte de cette partie très civile, c’est le moment que Dom choisit pour une action brillante où il décale brusquement en haut une couleur richement dotée, faisant bondir ses icônes, et s’adjugeant ainsi le domaine militaire promis au joueur pourvu de trois exemplaires de chaque icône. Une cinquième domination synonyme de victoire avec cette manoeuvre à enseigner dans les bonnes écoles de guerre. Ils embarquent ensuite dans le sous-marin de Die Crew pour un résultat qu’on qualifiera pudiquement de globalement positif.

Table 2, dite « L’avenir dure longtemps » : La fine équipe de Vampire chapters continue sa campagne au long cours. A l’instar de la centrale d’Obninsk, sa durée de vie semble impossible à prévoir.

Table 3, dite « Retour vers le passé » : Retour vers le passé, politique du bloc soviétique, énergétique du charbon, Kutna hora attire quatre touristes en quête d’exotisme, Fred, OlivierL, Caroline et Pierre-Yves. C’est Fred qui, au métier autant qu’à l’ancienneté, est élu premier secrétaire.

Table 4, dite « Excursion scolaire » : Mickaël et Armand ferraillent à Dune Imperium – Insurrection, mais se laissent surprendre par Elie, qui se joue d’eux comme s’il était en excursion scolaire. Cette jeunesse est sans pitié.

Séance de DIMANCHE 15/06/2025 à Buhulien

Comme des enfants en classe de neige, nous avions préparé ce voyage pour retrouver nos amis, mais dans cadre différent. Nous n’avions pas beaucoup de route, il suffisait de quitter la voie rapide, direction Buhulien, salle du Guindy, pour rejoindre notre royaume, celui des jeux bien sûr. Nous autres apôtres de ses Dieux, qu’on trouve peut-être dans la quête des terres du milieu, sommes tous des amis mais n’oublions pas que, dans le prochain que j’aime come moi-même et qui prend place à ma table, il y a surtout un Adversaire, et qu’on ne se privera pas de le réduire à néant un Vendredi 13 sans autre forme de procès. Cela tombe bien, le dernier est encore frais, c’était il y a deux jours. On prendra sa table pour un vignoble, en adepte de la Viticulture, ou pour une plantation de thé hors d’atteinte, sous les cieux de Ceylan. On s’intéressera vaguement aux autres vies que la mienne, celles des tables d’à côté, pour s’en éloigner au vu de mystiques ou de vampires comme échappés d’un roman russe. La boulangerie avait fait des miracles, tel Jésus mutlipliant les pains. Compagnons de cubes en bois ou enfants de boulange, chacun se disait qu’en ce jour, il était vraiment avantageux d’avoir où aller. Sous le soleil radieux, dans le bâtiment désaffecté, tout était lumière, comme au dernier jour. Et l’on ne put s’empêcher de penser en sortant, toisant le cimetierre attenant : je suis vivant, et vous êtes morts.

Séance de VENDREDI 13/06/2025 à SERVEL

C’est vendredi 13 et donc jour de chance, comme si tout Lannion s’était donné rendez-vous à Servel: parking bondé, salles qui débordent et joyeuse  agitation. Mais, à l’abri de cette effervescence, les adhérents de Parties Civiles, entre vampires et démons, se plongeaient dans la face sombre de ce jour maudit.

Table 1, dite « Jour de chance » : Ark Nova, sans Steven ? Jour de chance et opportunité unique pour engranger une victoire, se disent Mickaël, Fred, Armand et OlivierB. Le suspense est insoutenable encore à cette heure sur le nom du vainqueur, mais on peut parier qu’il sera inhabituel.

Post scriptum : un câble urgent nous informe que le novice Armand s’est imposé pour sa première partie ! On ne croyait pas si bien dire.

Table 2, dite « Âmes damnées » : Une première sortie pour Mal ardent, jeu apporté par Younaël et Nolwenn qui revisite Nosferatu. Dans un village du Moyen-âge rongé par 4 maux, les fidèles luttent conte la malpeste, la famine, la folie et la guerre. Mais parmi eux, tois possédés, qui se reconnaissent en début de partie en ouvrant seuls les yeux, ont pour projet secret de irer le village vers un de ces mal ardents. Concrètement, les 4 maux évoluent sur une échelle positive ou négative, les menant soit vers le bien soit vers le mal. Par un mécanisme maléfique, l’échelle du mal est mobile, montant inexorablement à chaque tour. A cette table de 7, nous avons quatre fidèles, Younaël et Nolwenn mais aussi Pierre-Yves et Faline. Frank est identifié rapidement comme le prmeier possédé, et se voit lapidé à mort. Elie est le deuxième, coupable d’avoir annoncé une carte positive dont l’examen ultérieur montrera qu’elle était absente. Il meurt lui aussi sous les pierres, mais François, le troisième possédé et non encore repéré (Pierre-Yves fut longtemps suspecté suite à une erreur de carte, croyait-il, avant que Frank dévoile en fin de partie que ce n’en était pas une), le ressucite grâce à une carte pouvoir du Juge. Cette manoeuvre de la dernière chance parie sur la probabilité non négligeable qu’Elie possède une carte très négative, envoyant le mal vert (la malpeste) vers une issue fatale dont il était proche. Hélas pour les possédés, il n’en avait point ! Au tour suivant, François est exécuté sans pitié, et sans opposition, les fidèles finissent par gagner.

Table 3, dite « Vendredi 13 » : dans l’aquarium, les protagonistes de Vampire chapters, François-René, Julien, Marie et Jérôme jouent à se faire peur, ignorant la joie ambiante de la maison de quartier.

Séance de VENDREDI 06/06/2025 à Buhulien

En ce 6 juin, un débarquement était au programme pour Parties Civiles, délocalisé de Servel à Buhulien, et la salle Yves Le Faucheur dont la décoration nous replonge illico dans l’atmosphère du jeune vingtième siècle. Ce périple n’a pas fait peur à nos valeureux adhérents, certains n’hésitant pas, toutes proportions gardées bien sûr, à jouer au jour le plus long.

Table 1, dite « Débarquement imprévu » : Ark Nova, c’est sans modération pour Steven, Mickaël et OlivierB. Mickaël se voit vainqueur mais il se fait déborder par Steven, qui débarque sur la fin du fin fond du classement dans un retournement de situation inouï !

Table 2, dite « Un jour cylon » : C’est le grand retour pour Battelstar Galactica, qui voit se presser à sa table ses adeptes bien, connus, tels F.-R., Xel, Jérôme, Armand, Hélène venue voir et Xof. Pas moins de trois cylons ont été détectés dans cette partie, dont un compatisssant, et avec un niveau de carburant réduit au minimum, la ballade a été fatale aux humains. Les Cylons en la personne de Xel et Jérôme ont fait un massacre et envahi tout le vaisseau en privant les autres de nourriture, d’énergie et de Netflix ! La table poursuit avec Bomb busters, cette fois c’est coopératif et ils arrivent à bout du scénario 16. Enfin en fin de soirée c’est Château Combo qui fait un dernier tour de piste avec les trois restants.

Table 3, dite « Terrain mouvant » : De la logique et de la bonne humeur à cette table de Almost Innocent, qui réunissait Nolwenn, Younaël et François. Après un tour de chauffe, l’équipe enchaîne les succès et les difficultés, y compris sur les terrains mouvants où des indices occupent plusieurs cases.

Table 4, dite « Devine où je suis » : La table 1 accueille Mickaël et Steven pour un jeu de poker menteur collectif, The gang, où la psychologie joue plus que les cartes, tout l’enjeu étant de deviner la force des mains des joueurs, classée de 1 à 5, dans un mécanisme de gradation où la rivière s’enrichit à chaque tour, mais peut-être moins que la chance. Ce « devine où je suis » se traduisit par un échec collectif par deux fois, mais, à l’inverse des puissances de l’axe qui attendaient un débarquement allié au nord, toujours dans l’allégresse.

Table 5, dite « Planification avancée » : Au programme de la soirée : découverte de ARCS, le dernier jeu de Cole Wehrle, par Fred, Gérard et Dom qui se sont tous trois frottés à son très original (et complexe) jeu de négociations legacy : Oath.

On retrouve indéniablement la patte de l’auteur dans la demi-douzaine de conditions pour marquer des points qu’il faut explicitement activer, dans les cartes permanentes puissantes qu’on peut se faire voler et dans la mécanique de combat qui se retrouve quelque part à mi-chemin de complexité entre Root et Oath : chaque unité attaquante donne droit à un dé et le joueur choisit pour chaque entre trois types de dés qui sont plus ou moins risqués et orientés vers la destruction ou le pillage.

L’autre originalité du jeu est la façon de choisir ses actions à chaque tour, inspirée des jeux de plis. On distribue des cartes allant de 2 à 6 en 4 « couleurs », chaque couleur ne permettant que deux ou trois actions (construire, se déplacer, attaquer, produire etc.). Il est important d’être premier joueur car on détermine la couleur du tour : ceux qui ne peuvent monter n’exécutent qu’une seule action, contre deux à quatre sinon, et c’est la plus forte carte dans la couleur qui détermine qui devient premier joueur. On peut aussi devenir premier joueur en sacrifiant une carte (et donc en jouant un tour de moins). Autant dire que c’est un jeu 3X (expand/exploit/exterminate) avec une couche de contraintes ajoutée sur le nombre et le type des actions qu’on peut faire.

C’était une partie de découverte donc tous ont tâtonné sur la voie à suivre. Ce qui est sûr c’est que la partie se joue en 3 à 5 manches et finit quand un joueur atteint 30 points (la valeur des décomptes augmente à chaque manche ce qui permet des retours spectaculaires d’un joueur à la traîne). Gérard a commencé par bloquer les mouvements de Dom qui a répondu par une attaque immédiate (« il faut bien tester le système de combat »). Gérard a ensuite commencé une collection de cartes puissantes, dont une qui a fait grincer des dents par sa puissance apparente lui permettant de prendre la tête à la fin de la première manche. On prend en main le jeu et au cours de la troisième manche c’est Dom qui arrive à scorer sur les trois conditions activées, le voici à 29 PV contre 17 à Gérard et 9 à Fred. A un point près c’était fini et, à la quatrième manche, c’est Gérard qui score fort et remonte à 26 PV, Dom fait du surplace en construisant un coup compliqué qui lui permet de scorer … zéro. Enfin à la cinquième manche, grâce à peu de choses (un otage et un trophée), Dom, bien aidé par ses bonus dus au fait qu’il a construit toutes ses villes fait un grand bond et l’emporte avec 47 PV contre 26 à Gérard et 21 à Fred.