Séance de MARDI 29/11/2022 à Servel

Le 29 novembre 1830, les Polonais se soulèvent contre l’occupant russe. La répression féroce menée par le tsar Nicolas Ier va marquer le début d’une longue nuit pour la nation polonaise, jusqu’à l’indépendance de 1918. La Pologne avait disparu de la carte le 24 octobre 1795, victime de l’appétit de ses voisins, Prusse, Autriche et Russie. Napoléon Ier l’avait brièvement restaurée sous le nom de Grand-duché de Varsovie à la suite du traité de Tilsit.

Mais en 1815, à la chute de l’empereur, le Congrès de Vienne place la majeure partie du pays sous l’autorité du tsar Alexandre Ier. Les provinces orientales sont annexées à la Russie. Quant à la région de Varsovie, aussi appelée « Pologne du Congrès », elle se voit octroyer un statut de royaume uni à l’empire de Russie. Le tsar en est le souverain. Il lui accorde une très large autonomie et témoigne d’un grand respect pour sa culture et sa religion catholique. Mais les étudiants, les militaires et la bourgeoisie de Varsovie ne se satisfont pas de cette situation et rêvent d’un retour à l’indépendance. L’accession au trône de Nicolas Ier, plus autoritaire que son prédécesseur, ravive leur opposition. Dans ce contexte court le bruit que le tsar va envoyer des contingents polonais en France pour rétablir le roi Charles X, victime de l’insurrection parisienne des « Trois Glorieuses ». L’insurrection éclate à Varsovie dans la nuit du 29 novembre 1830. La diète (assemblée nationale) proclame l’indépendance du pays.

Les insurgés, d’abord victorieux, étalent vite divisions et incompétences. Face à la menace d’un retour en force des Russes, ils en appellent aux gouvernements occidentaux, mais ceux-ci se gardent d’intervenir. Nicolas Ier reprend Varsovie avec 110 000 hommes de troupe. La répression est féroce. C’en est fini de l’autonomie du pays : la Pologne devient une simple province russe. À Paris, on s’indignera d’un mot maladroit attribué au ministre de la Guerre, le général Sébastiani : « L’ordre règne à Varsovie ».

Alors que la Pologne revient dans l’actualité française pour un événement footballistique, Parties Civiles se réunissait pour une soirée calme et ordonnée.

Table 1, dite « Équilibres instables » : à Vikings, les stratégies s’affrontent dans une double partie à 4. Dans la première, le tableau de notes équilibré de Dom lui procure une victoire sans soucis (49, François 43, Marc 42, Olive 31). Marc domine les débats dans la seconde grâce à une efficace stratégie de maîtres d’équipage mais en oublie l’équilibre, chutant de 12 PV faute d’avoir assez de pêcheurs au décompte final. La stratégie diversifiée de François a fait merveille (51, devant Dom 46, Marc 38, Olive 31).

Table 2, dite « Terres de connaissance » : l’expérience prime à Agricola, où Jérôme s’impose facilement avec 35, laissant ses étables clôturées. Matthieu (28), Alex (21) et Evan (13) sont encore à différents niveaux de leur courbe d’apprentissage.

Table 3, dite « Loi martiale » : dans cette Mission planète rouge, BenjaminF impose sa loi martiale, c’est le cas de le dire. Avec 54, il laisse à des années-lumière tous ses rivaux, Baptiste, Luc et Elouann, coincés entre 26 et 29.

Séance de VENDREDI 25/11/2022 à Servel

Le 25 novembre 1783 est connu comme le Jour de l’Évacuation, marquant le départ de Manhattan des troupes stationnées à New York, dernier vestige de l’autorité britannique aux États-Unis, fermant ainsi le dernier chapitre de la révolution américaine. Le dernier tir de la guerre d’indépendance des États-Unis est rapporté y avoir été d’un artilleur britannique, depuis un des navires sur le départ. Le boulet de son coup de canon sur la foule de railleurs rassemblés sur le rivage de l’île de Staten Island, à l’embouchure du port de New York, tomba bien avant d’atteindre la rive.

Description de cette image, également commentée ci-après

239 ans plus tard, l’évacuation des locaux de Servel fut tardive, mais néanmoins pacifique.

Blackout : Hong KongTable 1, dite « Libération tardive » : Olive apporte Blackout Hong Kong, jeu habile de gestion du maître Alexander Pfister qui, après Mombasa (2016) et Great Western Trail (2017), sans oublier Isle of Skye ou Boon Lake, confirme avec cette livraison de 2018 son génie en matière de jeux profonds. Comme son nom l’indique, nous sommes dans l’ancienne colonie britannique, menacée d’une panne générale, et qu’il faut aller sortir de ce mauvais pas, en expédiant des troupes pour en sécuriser les quartiers. Le jeu semble complexe au premier abord, mais il s’apprend vite, et se révèle d’une belle profondeur. On doit donc déployer des colonnes d’équipements et de professionnels, avec un système très bien pensé en trois couleurs jaune, rouge, bleu, qui donne une grande unité au jeu, en collectant les ressources : eau, riz, trousse médicale, outils, jerricans, et surtout les précieux GPS qui permettent d’envoyer les troupes dans les quartiers et donc de les boucler, ce qui rapporte de précieux PV. Baptiste réussit rapidement un premier contrat et, surtout, choisi de l’exposer, ce qui lui donne rapidement un gain presque assuré de 3 PV à chaque tour. Un avantage énorme qui le propulse en tête, avant que les autres ne perçoivent la pertinence de sa stratégie. Il est freiné sur la fin, ratant d’un cheveu un contrat au prix de 18 GPS, mais finit en tête avec 84. Evan le talonne une petite dizaine dernière, François une petite dizaine encore derrière, et Olive fermant la marche un peu plus loin. Un jeu bon mais très long, au point que nous avons pris le parti de raccourcir la fin pour ne pas être entraînés au bout de la nuit.

Table 2, dite « Petits conflits entre voisins » : Nous avons le plaisir de voir revenir Jérôme (pas RomJe, l’autre) avec sous le bras sa boîte d’Inis qu’il a bien envie d’essayer. Il a même glissé dedans le contenu de l’extension, on peut donc à jouer à 5. Voilà donc Marc, Frank et PaulJr écoutant l’explication des règles par Dom. Rappelons que le jeu repose sur un contrôle de chaque territoire par ses clans (=figurines), sur un tour de jeu au tempo habile (on joue une carte, la plupart issues d’un draft en début de tour ou en passe non définitivement avec toujours le risque que tout le monde passe, vous privant du reste de vos actions), et sur l’existence de 3 conditions de victoire différentes et cumulables qui permettent des stratégies diverses et retorses. Le jeu permet le combat lorsqu’on pénètre sur un territoire mais ce n’est pas la seule voie du succès et il faut bien anticiper les conséquences : un seul clan pouvant suffire à faire gagner ou perdre une condition de victoire, il faut éviter la situation pas rare où quand A affaiblit B il met C en position de gagner.

Marc s’impose d’emblée en Brenn (= premier joueur) en contrôlant la capitale avec 5 clans. A la fin du premier tour, Dom l’envahit avec un clan isolé, il n’a aucune chance mais sa carte Barde lui permet de convertir son action suicidaire en 1 Exploit (tuile qui abaisse de 1 le seuil d’une condition de victoire). Rebelote au second tour où une seconde escarmouche lui vaut un second Exploit. Pas mal (si le Barde a bien profité à Dom, Paul a rapidement su utiliser le Druide à son profit, seul le Geis qui permet d’annuler une action adverse aura été peu vu) mais le prix à payer est qu’il n’a que 2 clans quand les autres atteignent déjà la demi-douzaine. Au troisième tour pas mal de monde converge sur la capitale au point qu’on découvre que Marc, chef de ce territoire contenant 6 clans adverses, est en position de victoire. Une petite bataille y met bon ordre.

A la mi-partie, Paul a 1 Exploit et Dom 3, les cris excités fusent pour anéantir ses troupes. Une bataille impliquant 4 des 5 joueurs (seul Frank restera loin de ces tumultes) est déclenchée mais un Récit Épique (carte « coup fourré ») permet aux 3 troupes de Dom de revenir en jeu après leur destruction. Qu’à cela ne tienne, un second conflit réduit sa présence à un unique clan. Quand la poussière retombe, on constate que Paul, pas le dernier à désigner la cible à abattre, est chef de 2 territoires contenant 8 clans adverses et se déclare prétendant à la victoire avec un rire machiavélique. Son père réussit à y mettre bon ordre juste avant la fin du tour. Au tour suivant, Marc décide de donner une leçon au jeune manipulateur et la capitale voit une nouvelle bataille rangée. Les cibles sont cette fois Paul et Jérôme qui pourrait lui aussi se retrouver à dominer 6 clans. Il n’y parvient pas mais se retrouve quand même dominant et prend le marqueur de Brenn. Dès le début du tour suivant, une carte interdit les conflits dans la capitale tandis que Dom y construit un sanctuaire. La lutte pour l’influence va donc passer par la capacité de chacun à y faire apparaître ou y déplacer des clans. Alors que la plupart des cartes ont été jouées, on constate que Jérôme (avec 5 clans, il est chef d’un territoire avec 6 clans adverses) et Dom (présent dans des territoires avec 6 sanctuaires – en fait 2 sanctuaires et 4 Exploits) sont chacun en position de victoire. Dans ce cas elle échoira à Jérôme qui est Brenn. Dom n’a plus que deux cartes en main, un Récit Épique inutilisable et la carte permettant, en défaussant une autre carte, de piocher un Récit Épique. Ce dernier est littéralement la carte qui va le faire gagner : il échange un de ses clans de la capitale avec un clan de Paul dans la Plaine voisine. Voila Paul avec lui aussi 5 clans dans la capitale qui n’a plus de chef. Les dernières cartes restantes ne permettent pas de modifier cette situation et Dom, avec 2 clans en tout et pour tout, est désigné vainqueur au début du tour suivant.

Table 3, dite « Évictions prématurées » : expert reconnu de Flamme Rouge qui met en scène les cyclistes, François-R attire dans ses filets Neox, Xel, Samuel et Mickaël pour une course cette fois automobile : Heat. Il la remporte puis l’on convient de passer sous terre, et, à Sub Terra, Mickaël et Xel sortent indemnes des profondeurs de la terre. Un petit Die crew fait office de digestif en attendant l’interminable issue de la table 1.

Table 4, dite « Évacuée » : Tristan a été aperçu expérimentant l’inédit Clank! In! Space! avec Yvan, mais le résultat s’en est évacué dans l’espace.

Séance de DIMANCHE 20/11/2022 à Servel

Réclamé à haute voix par certains de nos gentils adhérents, c’est le retour des mythiques Dimanche on joue de Parties Civiles. En cette fin d’année en pente douce, parasitée par l’ouverture concomitante de la coupe du monde, quelques-uns se sont risqués à prendre la route de la maison de Servel. Bien leur en prit, car on retiendra de cette édition, outre l’atmosphère studieuse des quelques tables déployées, l’excellent gâteau rhum-vanille avec sa pointe de badiane concocté par Samuel, les succulents cookies moelleux d’Adrianne, et l’infusion citron-gingembre pour nimber ces douceurs de la magie épicée d’un Noêl bientôt annoncé. Sinon, on joua aussi : un interminable Pillards de la mer du Nord toutes extensions dehors (Neox, Xel, Adrianne, Samuel, Gilles), une exotique version d’Azul, un Bolt Action achalandé en majesté par Baptiste et Steven, et un voyage dans le temps de la bête du Givaudan, où Mickaël perdit une partie imperdable contre Fred et François, à une morsure de la victoire, laissant malencontreusement son diable en contact direct avec l’évêque, exposant donc le compte, seule identité restante, à un dévoilement fatal !

Baptiste fait sa grande entrée au panthéon des contributeurs de ce blog en livrant le compte-rendu épique, mais néanmoins aussi précis qu’un bilan comptable, de la joute qui l’opposa à Steven. Entre ici, Baptiste, avec ton cortège de cadavres.
« Le Japon a tenu 2 objectifs (2x 1pt) et a tué 2 unités US (2x 1pt) = 4pts
L’oncle Sam a placé une unité à 3″ du bord de table adverse (1pt) et tenait le 3ème objectif (1pt). Il a tué 5 unités japonaises (5x 1pt) = 7pts
Ce fut donc un débarquement réussi. La partie était serrée, ma première vague a subi la foudre comme on pouvait s’y attendre.
J’ai fait entrer mes réserves sur mon flanc droit ce qui m’a permis de mettre un pied solide dans le village et de remonter la table par là.
Mon Sherman a fait le taf en éliminant toutes ses menaces (tank + suicide men) ce qui m’a évité de perdre mon flanc gauche.
Par contre le centre de mes lignes s’est fait massacrer sur la plage »

Séance de MARDI 15/11/2022 à Servel

Le 15 novembre 2002, Hu Jintao est élu secrétaire général du Parti communiste chinois. Dix ans après, jour pour jour, Xi Jinping était élu à son tour. Dix ans après, la date d’entrée en fonction de son successeur est une conjoncture à ce jour irrésolue, tout comme, dans un registre différent, celle du Président de Parties Civiles.

Table 1, dite « Règne sans partage » : à la table de La route du verre la maîtrise de Dom a éclaté au grand jour, il l’emporte en effet avec 23.5 grâce à une stratégie de marchand de sable qui a endormi ses adversaires. Marc, 17, fit mieux que résister, tout comme Xel (16). François, lui, sembla plongé dans un profond sommeil et culmine à 10.

Table 2, dite « Succession organisée » : Deux nouveaux à cette table, Benjamin-2 et Anthony. Bienvenue à eux ! Ils ont découvert It’s a wonderful world, grâce à Evan et Benjamin, qui faisait son retour, et qui, lui, s’est trouvé un successeur.

Séance de VENDREDI 11/11/2022 à Servel

Tycho Brahe Portrait Line Art - Free vector graphic on PixabayDans la soirée du 11 novembre 1572, l’astronome danois Tycho Brahe (1546-1601) observe dans la constellation de Cassiopée une étoile qu’il n’avait jamais vue auparavant. Aussi brillante que Vénus, elle est visible même en plein jour. L’astre annonce-t-il quelque calamité ? S’agit-il vraiment d’une étoile ? Aristote affirme que tout est immuable dans le monde des étoiles. L’objet commence à décliner en décembre 1572 pour disparaître à la fin de mars 1574. Alors, est-ce une comète ? Tycho Brahe infirme cette hypothèse : en comparant de façon répétée la position de l’astre par rapport aux étoiles voisines, il constate qu’il est immobile. Il ne peut donc s’agir d’une comète. Ce phénomène ébranle la doctrine aristotélicienne.

En 1573, Tycho publie à Copenhague un ouvrage sur la nouvelle étoile, De nova et nullius ævi memoria prius visa stella (« D’une étoile nouvelle jamais vue auparavant… »), où il fait l’hypothèse que celle-ci se serait condensée à partir de matière diffuse. En réalité, on avait déjà constaté des objets semblables, mais ces observations avaient généralement été occultées en Occident car contraires aux idées d’Aristote, alors qu’elles ont été bien répertoriées en Extrême-Orient. Cette observation va stimuler l’intérêt de Tycho Brahe pour l’astronomie et l’inciter à élaborer un nouveau catalogue d’étoiles très précis (il en comporte 777) puis à mesurer les positions des planètes par rapport à ces étoiles. Ces magnifiques observations sont à la base de la découverte des lois du mouvement des planètes par Kepler.

L’objet de Tycho Brahe était en fait une supernova, c’est-à-dire l’explosion d’une étoile massive, désormais catalogué et connu sous le nom de SN 1572. La position qu’il en a donnée est assez précise pour qu’on ait pu en retrouver facilement le faible reste, qui est aujourd’hui un des mieux étudiés. L’objet se trouve à environ 7 500 années-lumière de la Terre.

450 ans ont passé, et, à Lannion, beaucoup virent leurs certitudes ébranlées lors de cette soirée de Parties Civiles.

Table 1, dite « Intrigues dans le ciel » : à la table de Dune Imperium le suspense subsista jusqu’au dernier tour. Qui allait l’emporter, de Xof auteur d’un départ canon et maître des combats, Adrianne qui montait discrètement sur toutes les échelles, Dom qui étendait ses troupes et fourbissait ses intrigues, ou François, parti en retard mais qui, roi des épice, n’en finissait plus d’engranger les succès ? Lors du combat homérique de la neuvième manche, François croyait avoir plié l’affaire  mais Dom le coiffa au poteau, et encore, dit-il, il en avait sous le pied avec des cartes intrigues surpuissantes. Ce qui scella sa victoire avec 10, Adrianne 9, Xof 8, et François 7 ou 8 – la VAR n’ayant jamais pu conclure sur une action litigieuse, preuve que l’on ne remplacera jamais l’humain, même sur les planètes les plus lointaines.

Table 2, dite « Massive attaque » : 25  10 pour Yann dans cette joute de Warhammer 40 000, qui tirait bien trop fort pour Malo.

Table 3, dite « Nocturne en plein jour » : Tristan domine cetet partie de Reef encounter devant Thomas, où Xel s’est laissée enfermer sans pouvoir développer son réseau de polypes ni se défendre.

Table 4, dite « Jamais vue avant » : ce devait être la première de Boom Lake, mais faute de joueur qui en maîtrise les règles, le jeu revient dans sa boîte pour alimenter l’hypothèse du retour, et c’est à Ark Nova que Samuel (40) s’impose devant Fred (10) et Olive (-20).

Table 5, dite « La nuit du chasseur » : Une boîte inédite fait son apparition sur nos tables :  La bête – du Gévaudan bien sûr – incarnée par Olivier L. terrorise son chasseur (Mickaël), mais se fait finalement capturer.

Table 6, dite « Certitudes ébranlées » : à coups de parties de Red 7 Tristan, Xel, Thomas et Fred déroulent une fin de soirée en pente douce, la tête dans les étoiles, et les certitudes  ébranlées pour Thomas, qui se vit chuter dès la première.

Séance de MARDI 01/11/2022 à Servel

Halloween trouve son origine dans la fête de Samain que célébraient Celtes de Bretagne et d’Irlande, le 1er novembre. Cette date marquait le moment où les troupeaux quittaient les pâturages, les baux étaient renouvelés, la fin de l’été, l’entrée en hiver, le passage de la lumière à l’obscurité. Ce jour était aussi pour les Celtes le temps des revenants, car les âmes des morts étaient censées rendre visite à leur famille. Des feux de joie étaient allumés au sommet des collines pour ranimer les foyers contre l’hiver et éloigner les mauvais esprits. Les participants portaient masques et déguisements pour ne pas être reconnus des fantômes qu’ils croyaient présents à la fête. De là vient aussi qu’Halloween est associée aux sorcières, lutins, gobelins, fées, démons et autres créatures fantastiques. Les Celtes estimaient cette période de l’année propice aux divinations ayant trait au questions de mariage, de santé et de mort.

Lorsque les Romains conquirent la Bretagne au ier siècle, ils adjoignirent leurs propres rites à ceux de Samain : les dies ferales, jours de culte en l’honneur des morts, et la fête de Pomona, déesse protectrice des moissons. En l’an 607, le pape Boniface IV instaura la Toussaint, initialement fixée le 13 mai. Au ixe siècle, la date fut repoussée par Grégoire IV au 1er novembre, probablement dans l’intention d’effacer la fête païenne de Samain, toujours vivace, au profit de la célébration chrétienne. Si bien que la soirée (even, en vieil anglais) précédant la Toussaint devint alors sainte (hallowed) et prit le nom d’All Hallow Even, « soir de tous les saints », nom bientôt abrégé en Hallowe’en. Vers la fin du Moyen Âge, les deux fêtes, païenne et sacrée, étaient devenues indissociables. La Réforme protestante entendit mettre fin aux fêtes religieuses, mais les coutumes païennes perdurèrent par endroits, en particulier au Royaume-Uni.

Table 1, dite « Un revenant » : à cette table de Northgard, Jack fait figure de revenant au milieu de Malo, Gilles, Frank et Fred. Une table imposante, et dont l’issue restera engloutie dans les brumes de la nuit.

Table 2, dite « Une apparition » : nous faisons connaissance à cette table de Laetitia, qui se présente d’abord comme une joueuse de niveau « 3/10 », mais qui, au fil de la discussion, mentionne à son tableau de chasse Agricola, du JdR, et même du GN. Notre débutante n’en est donc pas vraiment une, et rejoint sans crainte notre confrérie, débutant par un Bohnanza où l’on troque les bonbons contre des haricots, et qu’elle s’adjuge du reste sans coup férir avec 12 (Xel 11, Thomas 8, François 8, Dom 7).

A Voodoo Prince, on est bien dans la thématique de la soirée : un jeu de cartes de toutes les couleurs où il faut faire 3 plis pour marquer, mais sans être le dernier à le faire – perspective qui fait peur à tout le monde, car elle impacte fortement le score ! François s’impose en contrôle avec 48, ayant évité à tout coup la dernière place. Laetitia, 32 Xel, 36 et Dom 40, n’ont rien pu faire.Thomas 27

Séance de MARDI 25/10/2022 à Servel

Sophia at the AI for Good Global Summit 2018 (27254369347) (cropped).jpgModelée à partir de l’actrice Audrey Hepburn, le robot Sophia est connu pour son apparence humaine vraisemblable et son comportement réaliste. Selon son constructeur, David Hanson, il utilise l’intelligence artificielle, le traitement des données visuelles et la reconnaissance faciale. Sophia imite également les gestes humains et les expressions faciales et est capable de répondre à certaines questions, mais aussi de produire des conversations simples à partir de sujets prédéfinis, comme la météo. Le robot exploite la technologie de reconnaissance vocale d’Alphabet et est conçu pour apprendre et devenir plus intelligent avec le temps.

Le 25 octobre 2017, lors de la conférence Future Investment Summit à Riyad, Sophia se voyait obtenir la citoyenneté saoudienne, devenant ainsi le premier robot au monde à posséder une nationalité. Des journalistes se sont demandé si cela impliquait que Sophia pouvait désormais voter et se marier, ou encore si une extinction délibérée de son système interne pouvait être considérée comme un meurtre. La plupart des internautes ont pointé du doigt la citoyenneté de Sophia pour critiquer le statut de l’Arabie saoudite en matière de droits humains.

Comme l’expliqua le directeur de l’Institut des affaires du Golfe : « Beaucoup de saoudiennes ont rencontré la mort simplement parce qu’elles ont tenté de quitter leur maison et Sophia se balade partout sans tuteur masculin. La loi saoudienne ne permet pas aux non-musulmans d’obtenir la citoyenneté. Est-ce que Sophia s’est convertie à l’Islam ? Et pourquoi ne porte-t-elle pas le hijab ? Si elle demandait la citoyenneté en tant qu’être humain, elle ne la recevrait pas ».

5 ans après, à Lannion, une armée de Playmobil investissait l’espace de Servel pour s’adonner aux plaisirs ludiques.

Table 1, dite « Conversations automatiques » : à cette table de Super Motherload , certains ont laissé libre cours à une volubilité sans limites quand d’autres restaient focalisés sur leurs objectifs, tel Thomas, grand vainqueur. Xel ressort première dauphine, François devançant Dom, qui en oublia de compter tous ses bonus, glissant de ce fait d’un podium auquel il était promis.

Table 2, dite « Émancipation féminine » : à Almanac Adélie s’adjuge une belle victoire devant François-René, Yvan et Jules.

Table 3, dite « Retour vers le futur » : grand retour de Funkenschlag après une pénitence de 5 ans sur nos tables ! le Grand Maître Jibee est l’auteur de cette renaissance, et finit en grand vainqueur.

Table 4, dite : « Un monde sans fin » : à Deep sea adventure on ne voit pas toujours à temps la fin de la descente. François en fit les frais, noyé trois fois de suite, au contraire d’Adélie, qui mit à profit une stratégie prudente.

Table 5, dite « Instants fragmentés » : aperçue dans l’aquarium, une table de Twisted fables voyait Lucie déployer ses talents en bonne compagnie. Aucune IA ne put en dire plus.

Festival SCORFEL des 22 et 23 Octobre 2022 aux URSULINES

Cette année encore, Parties Civiles était fidèle au rendez-vous du festival SCORFEL, qui retrouvait la foule après une édition sous pass sanitaire. Les habitués étaient présents, les nouveaux bien présents (mention spéciale au Truc café et à la librairie Manga no Umi, tenus de mains de maîtres par des êtres qui nous sont chers), les exposants au rendez-vous, et le public de retour en nombre, en particulier le dimanche après-midi.

Nous avons mis nos pattes à l’organisation, à l’accueil, à la buvette, à la librairie, à la boutique, à l’installation, au rangement des cimaises, au dérangement des neurones, et bien sûr aux tables de jeu, qu’on ne s’aventurera pas à dénombrer ici tant elles furent nombreuses et joyeuses dans une sorte de carré VIP au milieu du village, qui formait un étonnant cocon à l’écart du bruit ambiant.

Merci à  nos adhérents qui ont donné de leur temps, de leur cerveau disponible, et même de leurs muscles, pour permettre au gentil dragon d’enchanter une fois encore le petit monde de Lannion et du Trégor, avant de s’envoler vers l’infini et au-delà !

Séance de VENDREDI 21/10/2022 à Servel

Comédie-FrançaiseLe 21 octobre 1680, par lettre de cachet, le roi Louis XIV fonde la Comédie-Française. C’est la première troupe de théâtre permanente de France. Elle rassemble deux troupes rivales : celles de l’hôtel de Bourgogne et de l’hôtel Guénégaud qui résulte de la fusion de la troupe de Molière, mort 7 ans plus tôt, et du théâtre du Marais. Encore aujourd’hui, pour rappeler cette fusion originelle, on frappe six coups avant chaque représentation, et non trois comme dans les autres théâtres. Et, à la fin de chaque représentation du Malade imaginaire, quand le « malade » Argan est intronisé médecin et prononce son serment : « Juro », les lumières s’éteignent et le silence se fait en souvenir de Molière, victime d’une fluxion de poitrine en jouant cette pièce et mourut une heure après.

Quelques siècles après, la troupe de Parties Civiles se préparait fiévreusement à l’aube de l’ouverture du festival Scorfel.

Table 1, dite « Répétition » : à cette table de Stardew valley , comme une répétition de la nuit ludique, Killian, Arakis et Yvan ont réservé leur meilleur actuel à Benjamin, notre nouveau gentil membre. La fin de l’histoire n’est pas connue, diluée dans les ombres de la nuit.

Table 2, dite « Un roi sans divertissement » : à Mythotopia le roi Thomas sort bien entendu vainqueur d’une joute de longue haleine avec Xel, Olive et Jules, qui ne l’ont en aucune façon diverti de sa trajectoire.

Table 3, dite « Seuls en piste » : à Infinity Samuel et Olivier L ont goûté aux plaisirs du tête-à-tête.

Table 4, dite : « Morts en scène » : une nouvelle aventure de The thing où les humains (F.-R., Malo, Paul, Frank) laissent à quai pour mortes deux choses imprudemment exposées (Fred et Evan)

Table 5, dite « Cigales et fourmis » : à la redécouverte d’Un monde sans fin, la famine faisait rage, et la cigale Dom (60) tire son épingle du jeu. Olivier B. (49), Mickaël (47), François (45, mais lésé de 4 PV par un manque de blé au marché en violation des règles), forment un joli tir groupé.

Table 6, dite « Malade imaginaire » : était-il encore malade de sa déconvenue ? François prend une belle revanche à Kingdomino, avec un carré complet et parfaitement centré, pour un total de 48 PV. Dom accuse le coup, entre géométrie bancale et tuiles mal garnies, pour un total de 37 PV, et Mickaël joue les figurants.

Séance de MARDI 04/10/2022 à Servel

Le 4 octobre 1957, l’URSS mettait en orbite le premier satellite artificiel de l’histoire, Spoutnik 1 (du russe «compagnon de voyage»). L’engin, d’un diamètre de 60 cm et d’un poids de 83,6 kilos, est mis en orbite par une fusée à une altitude de 900 km. Il accomplit une révolution de la Terre en 96 minutes. Son «bip-bip» va devenir vite familier à tous les hommes. Le 3 novembre suivant, les Soviétiques récidivent avec Spoutnik 2. Cette fois, l’engin amène dans l’espace une chienne nommée Laïka (elle meurt au cours du voyage, un fait qui ne sera révélé que 40 ans plus tard !).

Cette performance trouve son origine dans la rafle de savants allemands qui travaillaient sur les fusées V2 de Hitler et sont entrés, bon gré mal gré, au service des vainqueurs. Les plans des missiles allemands sont retraités par Sergueï Korolev, un ingénieur russe de génie, rescapé du Goulag grâce à une intervention de l’aéronauticien Andreï Tupolev, en 1940. Il conçoit le lanceur qui va mettre en orbite Spoutnik ainsi que les fusées Vostok des programmes habités.

Le petit satellite prouve que l’Amérique n’est plus une forteresse géographique et les citoyens des États-Unis prennent conscience qu’ils ne sont plus à l’abri d’une attaque par des missiles nucléaires. C’est ainsi que Spoutnik 1 déclenche la course à l’espace. Elle va se poursuivre avec Iouri Gagarine qui, le 12 avril 1961, accomplit le tour de la Terre en 108 minutes. Il est le premier homme à naviguer dans l’espace

65 ans plus tard, Parties Civiles continuait l’exploration de civilisations lointaines.

Table 1, dite « Des ingénieurs »  : Arakis nous dévoile Pharaon, un jeu de gestion qui vous plonge dans l’antiquité égyptienne. Sous des dehors classiques (pose de ressources sur différents postes générateurs de PV par des mécanismes variés), il recèle quelques astuces, comme une roue qui fait varier les ressources à utiliser pour rentrer sur les postes, et des piliers qui permettent de combiner les résultats de différents ateliers pour des points supplémentaires, soit autant d’occasion de mettre à profit ses capacités calculatoires. Les interactions se limitent à une petite compétition pour les postes, et à un mécanisme de fin de tour qui permet à ceux qui passent de s’octroyer des bonus. On relève les copies à la fin de cette composition de mathématiques, pour y lire le triomphe d’Arakis, 137, qui devance Gilles, 128, et François, 103.

Table 2, dite « Des bâtisseurs » : Le Président n’avait jamais joué à l’excellent Gloire de Rome. C’est chose faite ce soir sous la houlette de Dom qui récupère aussi Evan et Jules pour une partie à quatre. Partie étonnante où le lot commun (réserve de cartes au cœur des différentes actions de jeu) restera désespérément chiche, oscillant entre 0 et 2. Nicolas construit très vite le Sénat qui lui permet de récupérer les Sénateurs (cartes joker) utilisées par les autres joueurs. Ce pouvoir lui garnira sa main et lui permettra de participer à la plupart des actions de jeu. Evan a du mal à construire son premier bâtiment et finit par se retrouver limité dans sa clientèle. Dom démarre par un Egout, carte qui lui permet de mettre dans ses stocks les cartes qu’il a jouées comme actions, s’assurant une réserve inépuisable de matériaux de construction. Usant et abusant de l’action Architecte, il construit au total 8 bâtiments.et finit par clore la partie par épuisement des chantiers urbains. Il score 30 PV (18 bâtiments/12 stocks) contre 22 à Neox (11 bâtiments/11 stocks), 12 pour Evan et 11 pour Jules. Quant à ceux qui ont persiflé en surnommant le jeu « la gloire de Dom » nous les traiterons de vappae (vauriens).

Table 3, dite « Des paysagistes » : à Amytis on s’essaie à l’agriculture dans l’ancienne Égypte, pour une table qui s’effilocha dans la langueur de la nuit. Adélie, un temps  en tête puis rejointe, ressort victorieuse grâce à une stratégie irrigation (72), surprenant Thomas (70), mystifiant Xel (61), et martyrisant Olive (53).