Séance de MARDI 16/07/2024 à Servel

Explosion au niveau du sol et début de la formation d'un champignon atomique. Les nuages et le sol sont illuminés par la couleur orange de l’explosion.À h 30, en ce petit matin du 16 juillet 1945, lors de l’essai Trinity, Gadget, première arme nucléaire du projet Manhattan, explosait dans le ciel du Nouveau Mexique, avec une puissance équivalente à 20 kt de TNT, laissant un cratère de 76 m de diamètre. L’onde de choc fut ressentie jusqu’à 160 km et le nuage en champignon s’éleva jusqu’à 12 km. Le bruit de l’explosion fut entendu jusqu’à El Paso au Texas.  Ainsi fut testée pour la première fois l’arme au plutonium. Quelques jours plus tard, les bombes Little Boy à l’uranium et Fat Man au plutonium furent utilisées lors des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki.

79 ans plus tard, un petit peuple de joueurs investissait en secret une maison de quartier.

Table 1, dite « Morts à la pelle » : beaucoup de combats à cette table de Cyberpunk., jeu de plateau tiré du jeu vidéo, lui-même issu du jeu de rôle éponyme. Steven en sort vainqueur devant Nico77 et Benjamin, Olive et Mickaël les observant de loin.

Table 2, dite « En pente douce » : soirée en pente douce à la table de Dale of merchants. Dom s’impose devant François et Thomas à la faveur de belles combinaisons, puis l’ami Vincent rejoint les lieux, et gagne une deuxième partie grâce à un coup double salvateur. Les mêmes explorent ensuite l’univers infini de So Clover, terminant de manière mémorable sur un sans-faute collectif qui déclencha des salves d’applaudissements !

Table 3, dite « Forêt fantôme » : Marco et son compère Corentin sont présents, un Forêt mixte s’impose, mais c’est Nolwenn qui s’impose devant Marco, laissant Younaël et Corentin jouer les utilités. Suivent deux parties de Mysterium pour autant de victoires, avec Marco et Younaël dans le rôle du fantôme.

Table 4, dite « Little boys » : La nuit s’étire pour Steven et Nico77, aux manettes d’un duel à Star Wars – The clone wars, dont l’issue semblait très indécise !

Séance de VENDREDI 12/07/2024 à Servel

En cette soirée estivale, tous et jusqu’aux gentils membres de PC footophiles, zappant la commémoration du 12 juillet 1998, se retrouvèrent autour d’une table. Il y en eut même plusieurs…

Table 1, dite « Chauves qui peuvent » : F-R, Nico77, OlivierB et Elie jouent en mode coopératif à Marvel Champions. Le groupe est parvenu à une victoire sur l’homme absorbant (alias Fabien Barthez).

Table 2, dite « 1.2.et 3 zoo » : en coupe du monde, on s’offre des voyages exotiques, comme celui de cette table à Rajas of the Ganges. Mickaël en sort large, coiffant Marc, et laissant loin Olive. Les mêmes explorent ensuite l’uunivers interlope de Maffiozzo, sans résultat connu.

Table 3, dite « A jamais les premiers » : Partie découverte de The A.R.T Project où l’on échine à sauver des oeuvres d’art. Une mission réussie pour Jérôme, Thomas, et Younaël.

Table 4, dite « Recrutement express » : L’exploration aux frontières continentales continue avec Tortuga – les protagonistes de la table 3 accueillant en dernière minute la légende F.-R, à l’instar de Ronaldo pour la finale France-Brésil. De cette expédition, il ne reste aujourd’hui qu’une feuille de marque inconnue.

Table 5, dite « Le code a changé » : Dom, François et Fred se retrouvent en terrain connu à Pax Pamir dans une partie étrange, caractérisée par le vide à peu près constant de la carte, la faute à une configuration bicolore (1 russe, 2 britanniques) mais bisounours, puis carrément monocolore (russe), où les afghans se sont vus spectateurs d’une joute coloniale. Domination facile des britanniques pour commencer, Dom prend l’avantage sur François, 5 à 3, puis domination évidente des russes, et Fred et François se neutralisent (4, 4), Dom récoltant un petit point. Mais alors, le code change. Le monde de Pamir est toujours intégralement russe, mais il n’y a plus d’armées, ni de routes. Pourtant, Fred et Dom se focalisent sur la domination territoriale et jouent des coups pendables qui vont en ce sens : ainsi Fred sort un quasi carton rouge à François, le privant de tous ses patriotes, pendant que Dom passe son dernier coup à échafauder des tactiques plus vaines les unes que les autres, au mépris du sablier. Erreur fatale de timing : François avait depuis longtemps parié sur la domination sans majorité, qu’il avait failli déjà déclencher au coup d’avant, à un sou près, c’est dire (celui que Dom lui avait taxé, rompant un “товарич” agreement, au tour précédent). Une fois que Dom en eut enfin avec le désert des Tartares, François déclenche, se payant au passage le luxe de passer britannique, rendant ses cadeaux et patriotes. Mais peu importe: avec 0 armée sur le plateau, pas de domination et ce sont les cercles qui comptent, or l’égalité y est parfaite. L’avance acquise perdure donc, laissant François s’offrir une victoire de prestige avec 9 PV, devant Dom, 8, et Fred, 6.

Table 6, dite « Haute en couleur » : Nouvel épisode de la campagne ISS Vanguard avec toujours Fabrice, Xel, Steven et Samuel. Une table haute en couleurs où « tout s’est bien passé », selon les protagonistes, en témoigne ce récit haletant :
« Ca y est, nous avons enfin réussi à rentrer en contact, et à nous lier d’amitié, avec les Idémiens. Notre persévérance et notre soif de liens nous ont permis d’accueillir, de manière permanente, une Idémienne (Una ?) et ses complices, à bord de l’ISS Vanguard. Cette mission nous a fait prendre conscience de l’importance de la diplomatie et des relations interstellaires. Nous avons donc décidé de créer un pôle extérieur d’ambassades. Nous avons identifié 9 planètes vers lesquelles il serait bien d’envoyer des émissaires. Ces relations nous permettront ainsi d’acquérir connaissance, matériaux et autres tout au long de notre voyage. »

Séance de MARDI 02/07/2024 à Servel

le 2 juillet 1782, la capitulation de Genève, assiégée par trois armées coalisées, met fin à la « Révolution de Genève », inspirée par les idées de Jean-Jacques Rousseau, dont l’exemple pourrait être contagieux. Après de nombreux soulèvements, c’est en 1781 que les bourgeois et les natifs de Genève renversent le gouvernement par les armes. Dès leur arrivée au pouvoir, une première loi est votée qui instaure l’égalité civile entre toutes les classes de la population genevoise. Ce coup d’État est historiquement reconnu comme la Révolution genevoise. Mais les aristocrates de la ville appellent rapidement leurs alliés à l’aide. Louis XVI, roi de France, rallie trois armées : la France, la Sardaigne et Berne, qui assiègent la ville, et le nouveau gouvernement capitule un an et demi après avoir accédé au pouvoir. Les patriciens retrouvent leurs anciens postes. De nombreuses nouvelles lois, comme celle instaurant la liberté de la presse, sont abolies. Cercles et groupes de discussions politiques sont dissous. Un millier de Genevois ayant participé au soulèvement quittent la ville pour Paris. Leurs idées libertaires, inspirées de la philosophie rousseauiste, ont par la suite influencé les Révolutionnaires français.

Quelques années plus tard, à Lannion, Parties Civiles combattait des idées dangereuses et en plein développement.

Table 1, dite « Affaissement spirituel » : à Black Orchestra une coalition efficace (François-René, François, Mickaël, Nico77) permet de réussir un attentat contre Hitler. C’est François qui porta le coup fatal, touchant quatre fois grâce à un joli budget de 7 dés, après plusieurs essais infructueux de ses compères, par train, sniper et même enlèvement !

Table 2, dite « Déchéance physique » : à cette table, les mangeurs de morts se réveillent, d’où le nom du jeu Death eaters rising, inspiré de l’opus de Harry Potter : l’Ascension des Mangemorts. Younaël, Olivier L, Marco et Steven étaient de cette quête.

Table 3, dite « Déliquescence morale »: à cette table de Burgle Bros, Marie-Anne Thomas et Xel obtiennent une brillante victoire sur le fil, repartant lestés de 2 lingots d’or, 1 key card et 1 tableau.

Séance de MARDI 11/06/2024 à Servel

Le 11 juin 1924, le Président de la République Alexandre Millerand démissionnait. À l’issue des élections du 11 mai, le cartel des gauches est minoritaire en voix mais le mode de scrutin lui permet d’emporter la majorité absolue. La nouvelle majorité reproche au chef de l’État ses prises de position hostiles à son égard et réclame sa démission, invoquant la défense des institutions et craignant qu’il ne soit une entrave à son action gouvernementale. La première formation à se prononcer en ce sens est le Parti radical, suivi par les républicains-socialistes et la plupart des conseils généraux à majorité radicale. Pour obtenir le départ du président, les députés du cartel entendent refuser la confiance à tout gouvernement formé sous son autorité. Mais Millerand refuse de démissionner, conservant l’appui de la Fédération républicaine, du PRDS, de quelques radicaux ainsi que la bienveillance de grands journaux qui soulignent qu’aucun texte ne l’oblige à démissionner et estiment que l’attitude du cartel est inconstitutionnelle. Dans le même temps, Raymond Poincaré refuse de chercher à constituer un ministère s’étendant de la droite aux radicaux et présente sa démission à l’ouverture de la législature. Un congrès de la SFIO vote le même jour l’opposition à tout ministère constitué sous la présidence Millerand.

Le 5 juin, le chef de l’État propose la présidence du Conseil au radical Édouard Herriot, qui soulève la question de son maintien à l’Élysée, mais Millerand rejette cette proposition, ce qui conduit Herriot à refuser. Le président confie alors la mission au ministre des Finances, Frédéric François-Marsal. Le gouvernement François-Marsal est constitué le lendemain, le 8 juin, avec une majorité de ministres sortants. Dans son texte lu aux chambres le 10 juin, Alexandre Millerand qualifie le soulèvement de la question présidentielle d’« acte révolutionnaire » et appelle le Sénat à se poser en garant du respect de la Constitution. François-Marsal présente son gouvernement comme transitoire et appelle le cartel à entrer dans un ministère sans la démission préalable du président. Mais le Sénat vote la mention de renvoi, et la Chambre aussi, ce qui provoque la chute du gouvernement.

Après un mois de conflit, constatant qu’il a « épuisé tous les moyens légaux », Alexandre Millerand présente sa démission dans une lettre lue aux deux chambres et adresse un message aux Français. Il y affirme avoir respecté le suffrage universel, qu’il oppose aux partis, et annonce son intention de poursuivre son engagement politique.

100 ans plus tard, à Parties Civiles, les luttes d’influence faisaient rage.

Table 1, dite « Invocation divine » : à Culte on vit Younaël, Nico77, Steven et Dany tenter de faire vivre la magie druidique.

Table 2, dite « Retraite anticipée » : découverte plaisante de Venise du Nord pour Xel, qui dame le pion avec 102 à Olive (83) et François (70).

Table 3, dite « Pauvre Angleterre » : Thomas et Dominique initient Mickaël à Londres (2nde édition). Une partie plaisante où s’est tous regardés en fin de partie avant de choisir nos derniers coups (celui qui vide la pioche met fin à la partie mais on peut aussi piocher des cartes au marché central, donc le timing de la fin de partie est variable). On peut dire que les résultats reflètent la maîtrise du jeu : Thomas déroule une stratégie redoutable : accumuler plein d’argent au début, acheter avec plein de cartes District et scorer gros en fin de partie avec un Métro doublé par un Hôpital. Il a dû néanmoins multiplier pour ce faire les piles de cartes et ses pauvres lui coûtent 18 PV en fin de partie, ce qui le laisse néanmoins en tête avec 55 PV. Dom déroule une partie efficace et frugale mais regrette amèrement un emprunt précoce, on avait oublié de lui dire qu’il lui coûterait une demi-douzaine de pauvres, il pointe à la seconde place avec 50 PV. Mickaël est resté prudemment avec quatre piles de cartes et, avec seulement 3 pauvres de plus que Dom, finit cette première partie avec 45 PV (rappelons qu’on a vu des débutants finir avec un score négatif !)

Séance de MARDI 04/06/2024 à Servel

Le 4 juin 1958, Charles de Gaulle prononce un discours à Alger, amorcé par son fameux Je vous ai compris. Sur le moment, il provoque une explosion de joie. Les pieds-noirs prennent le mot pour eux, pensant avoir le soutien du nouveau président du Conseil. Selon de Gaulle lui-même, cette phrase avait pour but de « saisir le contact des âmes » avant un discours qui ne laissait guère de doute sur sa volonté de laisser l’Algérie s’autodéterminer : « je tiens le même langage : plus de discrimination entre les Algériens quels qu’ils soient ! Ce qui veut dire que le jour viendra où la majorité d’entre eux pourra choisir le destin de tous. » Pour sa part, Jacques Lenoir, directeur des Affaires personnelles et administratives à la Délégation générale du gouvernement en Algérie de 1958 à 1960, lui donnera un sens beaucoup plus trivial: « Comme suite aux paroles de Jacques Soustelle et du général Salan, la foule s’est fort échauffée et les cris ne cessent pas à l’apparition du Général. Cette exclamation n’est rien d’autre qu’un « J’ai entendu que vous réclamiez Soustelle, j’ai compris, mais maintenant laissez moi parler ». C’est le cri d’un orateur qui veut s’exprimer, qui n’arrive pas à se faire entendre de la multitude mais qui trouve les mots susceptibles de la faire taire. »

66 ans plus tard, un dialogue fructueux avait cours à Parties Civiles.

Table 1, dite « Compréhension mutuelle » : à La bête on retrouve Olive contre Nastasia, Michaël, Marie-Anne et Xel. La bête a été cernée rapidement et les cartes n’ont jamais été en sa faveur, ou trop tard.

Table 2, dite « Si loin » : Faraway en mode découverte pour Nastassia. Xel sort en tête et Olive en queue sur les deux parties.

Table 3, dite « Colonisation » : à Terraforming Mars : Marco, Jérôme C, Steven et Younael jouent aux explorateurs, et Marco l’emporte.

Séance de MARDI 28/05/2024 à Servel

Après avoir modifié son petit monomoteur Cessna 172 au cours du printemps, en rajoutant des réservoirs de carburant à la place des sièges passagers, Mathias Rust décolle le 14 mai 1987 près de Hambourg, pour un périple scandinave. Le 28 mai, il quitte l’aéroport Helsinki et s’écarte de son plan de vol pour pénétrer en URSS à faible altitude. À 19 h 24, après 800 km de survol du territoire soviétique, il se présente au-dessus de la place Rouge de Moscou et, après deux boucles, se pose sans encombre à côté de la muraille du Kremlin, sur la place Vassili Spusk, devant les yeux ébahis de la population, des touristes et des autorités. Après avoir signé quelques autographes, il est arrêté par la police. À l’âge de 19 ans, il entre dans l’histoire, sans doute grâce à la chance, car ce jour-là était aussi celui de la fête officielle soviétique du jour des gardes-frontières.

Selon ses déclarations, le but de Mathias Rust était de promouvoir par son geste la paix dans le monde. Il en paya le prix : 4 ans de travaux forcés, ramenés finalement à 432 jours. Gorbatchev profita de l’occasion pour limoger son ministre de la Défense et le responsable de la défense aérienne, tous les deux réputés opposés à la glasnost et à la perestroïka. 2 000 officiers, la plupart opposés aux réformes de Gorbatchev, furent également évincés. Ainsi cet évènement favorisa-t-il la victoire des réformistes sur les conservateurs communistes et les militaires.

Le Cessna est visible au musée des Techniques de Berlin.

37 ans plus tard, les membres de Parties civiles entreprenaient de grands voyages, mais beaucoup moins risqués.

Table 1, dite « Apprentissage accéléré » : Marc découvre Splendor, il n’est jamais trop tard, et se frotte à Dom et François, pratiquants chevronnés. Une première partie voit Dom s’envoler et retomber en douceur après la ligne d’arrivée des 15 PV, sans crier gare. Marc et François, 11 PV chacun, n’ont rien vu venir. Mais Marc est un apprenant rapide, et à la conclusion de la deuxième, déclare avoir franchi les 15 – et en effet il a 16 PV. Mais François, en mode furtif, lui ravit la victoire avec ses 17 PV, tandis que Dom descend à 13.

Table 2, dite « Ballon d’essai » : Younael invite à redécouvrir son prototype An drouiz meur et trouve Marco, Xel et Thomas en guise de cobayes. Il engrange une victoire, cependant disputée.

Table 3, dite « Au long cours » : Voyage au long cours, dans la géographie comme la durée, pour Olive, Steven, Benjamin et Mickaël à Voyageurs du tigre du sud, pour une « chouette partie », sans vainqueur connu de notre pigiste.

Table 4, dite « Pari aléatoire » : On se retrouve à six à Ticket gagnant, une fois les tables recomposées, pour des paris hautement aléatoires sur des courses hippiques. L’affaire traîne un peu en longeuur, et Dom, prétextant une occupation nocturne, s’éclipse après la troisième manche, atterissant au score honorable de 25, seulement devancé par Xel, 31 (dont un tiercé gagnant !) et Marco, 36. François, 24, a fait bonne figure, quand Thomas, 7, et Younael, 9, ont manqué de bons tuyaux.

Séance de VENDREDI 24/05/2024 à Servel

Pas d’envoyé spécial pour cette séance, mais un correspondant local nous informe laconiquement de la tenue de 4 tables. Dans l’aquarium, Fabrice, Samuel, Steven et Xel prolongent le plaisir de ISS Vanguard, quand, dans la grande salle, un Marvel  Champions réunit F-R, Jérôme LG, Nico77, Olivier B et Armand, et La Bête Mickaël, Olive, Fred, Élie, Anthony (fraîchement arrivé). Puis, après le départ d’Armand et Olivier B, une table enchaîna Mot malin et Secret Hitler (avec des erreurs de règles, apprit-on ensuite).

Séance de DIMANCHE 12/05/2024 à Servel

Certains êtres humains, pendant la période la plus active de leur vie, tentent de s’associer dans des micro-regroupements, qualifiés de famille, ayant pour but la reproduction de l’espèce. Parties Civiles est à sa façon une petite famille de particules élémentaires, s’y reproduit l’atavisme ludique, comme une partie de Golem le montra, le père prenant le pas sur le fils de fort belle manière. Ailleurs, on sortit Ora et Labora, s’activant à prier et travailler. Ce n’est pas étonnant : en vieillissant,  l’athéisme est difficile à tenir, et c’est sa place dans le processus de production qui définit avant tout l’homme occidental.

Un peu plus loin sur le champ de bataille s’étendait le domaine de la lutte : Mythic battle, Quartermaster et Les piliers de la terre livraient leurs lots de jeune chair à canon. Il paraît invraisemblable qu’une vie humaine se réduise à si peu de chose ; on s’imagine malgré soi que quelque chose va, tôt ou tard, advenir. Profonde erreur. Une vie peut fort bien être à la fois vide et brève. La Fiesta de los muertos, en fin de soirée, leur rendit hommage, avec cette séquence incongrue pour camper Hitchcock : (Oiseau, Hirondelle, Gendarme, Policier).

Le buffet faisait dans le partage, avec les cookies maison et les douceurs. Ce sont choses qui se partagent, mais le café n’était point à l’appel, splendeurs et misères de l’autogestion. Un cookie sans café, en solitaire, c’est une expérience ultime, même Françoise Sagan n’aurait pas pu décrire cela. Les rires aussi furent partagés à Insider, où par deux fois les traîtres lurent mal le mot à deviner (motocycle au lieu de monocycle, sous-main pour sous-marin), source de fou-rires enfantins. Je ne crois pas à cette théorie selon laquelle on devient réellement adulte à la mort de ses parents; on ne devient jamais « réellement adulte », se disaient-ils.
Etais-je capable d’être heureux dans la solitude ? Je ne le pensais pas, se dirent deux âmes en quête de soeur. Un Splendor duel régla l’affaire.

Les vétérans étaient revenus, pour le rituel, et ils furent embarqués trés loin, à Faraway, mais dans un jeu très court. Les regards complices et les voix familières ne trompaient pas : au milieu de l’effondrement physique généralisé à quoi se résume la vieillesse, la voix et le regard apportent le témoignage douloureusement irrécusable de la persistance du caractère, des aspirations, des désirs, de tout ce qui constitue une personnalité humaine.

Certaines solitudes semblent sans remède. Pourtant, il en existe : ainsi se passent les dimanches heureux de Parties Civiles, de génération en génération et jusqu’à la nuit des temps.

Nous voulons retourner dans l’ancienne demeure
Où nos pères ont vécu sous l’aile d’un archange,
Nous voulons retrouver cette morale étrange
Qui sanctifiait la vie jusqu’à la dernière heure.

Séance de VENDREDI 10/05/2024 à Servel

undefinedLe 10 mai 1774, La bougie allumée à la nuit, au balcon de la chambre de Louis XV, est éteinte lorsque le souverain meurt suite à une septicémie aggravée de complications pulmonaires. Étant variolique, il n’est pas embaumé et reste le seul roi de France à ne pas avoir reçu cet hommage post-mortem, le seul aussi à naître et mourir au château de Versailles. « Bien-Aimé » en début de règne, resté tel dans la plupart des régions de France à sa fin, il est très impopulaire à Paris, à tel point que sa mort donnera lieu à des fêtes joyeuses dans la capitale.

19 ans plus tard, le 16 octobre 1793, durant la profanation des tombes de la basilique Saint-Denis, après avoir ouvert les cercueils bien conservés de Louis XIII et de Louis XIV, les révolutionnaires trouvent dans celui de Louis XV un cadavre nageant dans une eau abondante due à la perte d’eau du corps non embaumé, enduit de sel marin, et qui tombe rapidement en putréfaction. Les révolutionnaires brûlent de la poudre pour purifier l’air de l’odeur infecte qu’il dégage et le jettent, comme les autres, dans une fosse commune sur de la chaux vive. Le 21 janvier 1817, Louis XVIII fait rechercher les restes de ses ancêtres dans les fosses communes pour remettre leurs ossements dans la nécropole des rois mais aucun corps ne pourra être identifié

250 ans plus tard, Parties civiles réunissait, autour de son roi bien vivant et bien aimé, une assemblée joyeuse.

Table 1, dite « Décomposition finale » : nouvelle sortie de Bruxelles 1893, un jeu récemment ressorti dans une version nouvelle, et qui engrange de nouveaux adeptes. Son mécanisme très bien huilé pourrait en faire un nouveau classique, et l’ambiance art nouveau est parfaitement traduite, ce qui ne gâche rien. Au terme d’une partie haletante, la feuille de score indique Steven 133, Olive, 117 au terme d’une folle remontée, Fred, bien placé partout mais trop éparpillé, et François, à la peine sur ses nobles et systématiquement grillé dans les majorités, 108. Mais ce résultat est immédiatement contesté, entaché de deux grosses erreurs de score : premièrement, les bonus de Notre-Dame ont été comptés à la fin, et non au début, ce qui fausse le calcul ce celui qui octroie 1 PV supplémentaire pour 7 (François et Steven ont un trop perçu), deuxièmement, les bonus finaux des lignes horizontales ont été omis ! Pas de discussion possible pour le vainqueur, mais au vu de ces bévues, François sera éjecté du podium sur tapis vert.

Table 2, dite « Une reine et son dauphin » : Au terme d’un Biathlon crystal globe très disputé, avec des rebondissements tout au long du parcours, Thomas, vu en tête après le premier tour mais victime de mauvais tirs au deuxième s’est fait griller😈et le score final par équipe donne 134 Xel, 124 Thomas et 123 Flavien. Faraway est ensuite une découverte pour Flavien, qui démarre modestement à 39, cédant le pas aux aguerris Thomas, 66 et Xel, 73.

Table 3, dite « Chronique d’une mort annoncée » : Mickaël et Dom retournent sur la planète rouge de On Mars, cette fois accompagnés par le scaphandre de Christophe. Inversant leurs choix précédents Mickaël débute à la surface tandis que Dom commence en orbite. Ce dernier développe rapidement une technologie au maximum ce qui lui permet de scorer 6 points à chaque fois qu’il construit une tuile blanche; par contre il ne parvient pas à acheter le scientifique brun qui irait avec sa carte Plan. En face, Mickaël met la main sur les scientifiques bleus et gris qui lui permettent d’activer gratuitement au choix 5 cartes Plan. Il réussit aussi un très beau coup en utilisant son objectif secret qui lui permet de placer deux bâtiments. Christophe et lui réalisent un contrat à 12 PV, cela va peser lourd alors que la fin de partie approche. Dom foire une combinaison compliquée qui devait permettre l’acheter des Plans et de les construire dans la foulée tandis que comme à son habitude Mickaël, redescendu à la surface en navette privée, construit un abri qu’il garnit d’une horde de colons. Comme on pouvait s’y attendre, l’avance prise par Dom en cours de partie ne résiste pas au décompte final et Mickaël s’impose avec 104 PV devant Dom 87 et Xof 76.

Table 4, dite « Embaumés volontaires » : à Marvel Champions, une victoire de plus pour la fine équipe de Jérôme, OlivierB et François-René. Ce dernier en finit rouge de plaisir, à moins que ce ne soit le soleil. Vite, un tube de baume solaire pour notre roi bien-aimé !

Image illustrative de l’article AnubisTable 5, dite « Embaumement volontaire » : Table haletante de Codenames pour finir, avec les Bleus (François, Thomas, Steven, François-René, Fred), et les Rouges (Dom, Nico77, Mickaël, Élie) :

  • Bleus 1-0 : au terme d’une remontada impressionnante, les Bleus l’emportent par un raisonnement imparable avec 5 mots de suite trouvés ! L’indice Observatoire visait (Mars, Lunette), et ils parviennent à se rattraper sur Notre-Dame (Croix, Lumière, Ville), et triangulent Bec et Dragon pour identifier l’indice vainqueur : Défense (le régiment de dragons avait cheminé dans les têtes)
  • Rouges 1-1 : une manche marquée par l’énigmatique indice Anubis – un dieu funéraire de l’Égypte antique, maître des nécropoles et protecteur des embaumeurs, représenté comme un grand canidé noir couché sur le ventre, sans doute un chacal ou un chien sauvage. Les équipiers de François-René pensent assez logiquement à Vénus pour la divinité et Loup, mais Vénus est faux, et l’indice suivant, Poil 0, leur fait comprendre qu’ils doivent éviter le loup. Hélas, cette valse-hésitation leur sera fatale et ils finissent embaumés volontaires (finalement c’était (Plateau, Palais)).
  • Rouges 2-1 : les Bleus meurent sur le fil, les armes à la main, Steven bloquant à l’instant décisif devant la combinaison (Mouche, Queue) : son indice Prendre échoue sur Pince, alors qu’un Vache aurait fait l’affaire… En face, Dom règle le match avec le joli Stonehenge 2 (Cercle, Ruine), après avoir induit en erreur sur un Krakatoa 2 (Ile, Ruine), qui faisait penser au bouchon du volcan !

Séance de VENDREDI 03/05/2024 à Servel

Le 3 mai 1791, la Pologne se dote d’une constitution, deuxième acte juridique de ce type en Europe (après la Constitution corse du 18 novembre 1755) et troisième au monde (après la Constitution américaine de 1789). Inspirée de la pensée politique et sociale des Lumières européennes ainsi que de la Constitution américaine de 1787, elle dispose en ses onze articles que le gouvernement doit donner la priorité à la nation plutôt que de défendre les intérêts de privilégiés. Son premier article accorde un statut dominant à la religion catholique mais, en même temps, garantit la liberté de croyance et de pratique des autres religions, confirmant la tradition de tolérance du pays. Acte législatif majeur dans l’histoire de la république des Deux Nations (Pologne et Lituanie), elle est la première constitution adoptée par la voie démocratique en Europe, et le symbole de la mutation pacifique d’un système politique.

Dans les faits, sa principale innovation est d’abolir le liberum veto. Cet usage, fondé sur l’idée de l’égalité des nobles polonais entre eux, d’où ils tiraient le principe de l’unanimité du vote, autorisait un seul député à la Diète à imposer un arrêt immédiat de la session en cours en criant « Je n’autorise pas ! », reportant toutes les mesures prises à la tenue d’une nouvelle diète. Le principe du liberum veto, élément essentiel du système politique de la république des Deux Nations, instaurait un pouvoir de contrôle illimité du pouvoir central par la noblesse, à l’opposé des systèmes de monarchie absolue en France, Espagne, Autriche, Prusse ou Russie, et du système britannique, où le contrôle du pouvoir exécutif par le Parlement était fondé sur le vote à la majorité.

Les historiens voient dans le liberum veto la cause principale de la déliquescence de l’appareil politique de la république des Deux Nations et de son démembrement lors des trois partages de la Pologne (1772, 1793 et 1795). En effet, la turbulente noblesse polono-lituanienne, de moins en moins capable de s’entendre pour former un gouvernement, va en faire un usage croissant, au point de paralyser toute action gouvernementale. Durant la période 1573–1763, sur les 150 diètes qui ont été tenues, près d’un tiers ont échoué à passer une quelconque législation, principalement à cause du liberum veto. À partir de 1736, plus aucune diète n’arriva à son terme normal ! De plus, les puissances voisines, principalement l’Empire russe et la Prusse, ont profité du chaos pour s’immiscer dans les affaires internes de l’Union. Le liberum veto était un moyen idéal car il suffisait de soudoyer un seul député pour faire échouer toute mesure contraire à leurs intérêts. Selon l’historien Michel Mourre, « le plus extraordinaire est que, avec une disposition constitutionnelle aussi absurde, l’État polonais ait encore réussi à survivre pendant plus d’un siècle »

Moins révolutionnaire que celle dont se dotera la France cinq mois plus tard, la Constitution du 3 mai 1791 est un texte novateur, perçu comme dangereux par les monarchies absolues. Supprimée avec la Pologne elle-même en 1793 à la suite du partage du pays par ses voisins, elle devint un symbole de l’indépendance du pays. Aujourd’hui, le 3 mai est célébré comme fête nationale en Pologne.

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233 ans plus tard, Parties civiles réunissait une assemblée de membres égaux entre eux, qui avaient fait de leur présence consentement unanime.

Table 1, dite « Consensus unanime » : à la suite d’une missive reçue, notre noble assemblée reçoit en grand équipage un druide, pardon, l’auteur d’un jeu, venu trouver des cobayes pour tester son prototype. Son nom était Younael et son œuvre prenait le fier nom An Drouiz Meur – c’est-à-dire le grand druide en bon français. Nico777, Camille, Franck et Paul étaient les bêta-testeurs, les deux derniers nommés trustant les deux premières places. Le consensus fut unanime sur la qualité du jeu parmi la noble assemblée, personne n’ayant usé du liberum veto

Table 2, dite « Deux nations, un maître » : Nico77 et Younael se retrouvent seuls pour ferrailler à Star Wars Unlimited. Notre visiteur du soir a l’air doux et gentil comme le druide de son jeu, mais ne vous y fiez pas : dans le costume de Dark Vador, il fut impitoyable, et, dans cette lutte entre deux Nations, le seigneur Sith a par deux fois mis l’empire à sa botte.

Table 3, dite « Habitude séculaire » : par delà les siècles des siècles, la fine équipe de Gloomhaven (Jérôme, François-René, OlivierB, Armand) engrange un gain par la force de l’habitude.

Table 4, dite « Une si longue attente » : de nouveaux adeptes rejoignent la confrérie de Vital Lacerda pour un nouvel opus de On Mars, Mickaël et Steven initiant Xof et Tristan. Une fois encore, l’attente de la feuille de score a dépassé largement le budget d’heures supplémentaires alloué à nos pigistes.

Table 5, dite « Nouvelle ère » : le grand grimoire de Parties Civiles fait foi : voilà presque 8 ans que Bruxelles 1893 n’était pas venu sur nos tables. S’il fait son retour, c’est dans une réédition récemment acquise par Fred, qui échoue cependant à honorer cette rédemption d’une victoire. Avec 115, il sort dauphin d’un duel avec Gilles, 130 et meilleur architecte, dans un podium que complète Olive, 103.

Table 6, dite « Le grand siècle » : soirée grand siècle à cette table de larrons en foire, qui enchaîne pas moins de 4 jeux dans une joyeuse effervescence. Grâce à de judicieux achats de cartes, le loyaliste Thomas s’adjuge le gain à A study in Emerald avec 15 PV, suivi de François, 9 PV et loyaliste également, qui doit sa médaille à une attaque venue de nulle part sur Marie-Anne, prélude à une sourde lutte à deux qui laissera son adversaire restauratrice à un score nul et vierge. Xel, l’autre restauratrice, a tenté de combattre les monstres avec vaillance et, engrangeant 6 PV, complète le podium. S’ensuit un Ticket gagnant, un jeu nouvellement acquis et étrenné mardi, qui enchaîne les courses hippiques aux déroulements imprévisibles. François tient le haut du pavé avec 24, grâce à une merveilleuse troisième manche où il prédit le premier et le troisième. Avec 24, il explose la concurrence, Marie-Anne, 11, Xel, 8, et Thomas, 7 se contentant des accessits. A Scout, Thomas prend sa revanche de peu, 41 contre 36 à François, Marie-Anne 29 et Xel 25. Et c’est Marie-Anne qui, grâce aux desserts (ce qui n’étonnera personne), s’impose à Sushi Go : 41 contre 39 à François, 31 à Thomas, 26 à Xel.

Table 7, dite « Univers mentaux » : à Mot malin, il s’agit de faire coïncider divers univers mentaux, et ce n’est pas toujours mince affaire, à l’image de cette partie entre François-René, Fred, Nico77 et Jérôme. Ainsi, quand l’indice Mont-Blanc, pour les aristocrates de cette table, évoquait un « Joli crayon », pour la noblesse, elle faisait plutôt penser à un « Joli dessert » !