Séance de VENDREDI 15/11/2019 à Servel

Soirée dans le grande salle avec quelques refrains traînant dans l’air.

Table 1, dite : « Double je » : configuration inhabituelle pour Claustrophobia 1643, normalement un jeu à deux : face à OlivierL, Neox et Sébastien jouent à quatre mains. Olivier en rit, lui qui a récemment malmené Camille. Et pourtant les deux parties de la soirée se concluent par une nette correction infligée par la paire de compères.

Table 2, dite « Hit the road, Jack » : configuration resserrée pour la reprise des enquêtes de Sherlock Holmes : Yona remplace son frère tandis que François est retenu par une observation anatomique (sans même y convier Jasper Meeks, le célèbre légiste). Première soirée sur les traces de Jack l’éventreur sur le pavé mal famé de Whitechapel. A retenir, ce n’est pas parce qu’un individu est Docteur qu’il faut croire toute ce qu’il dit. Au moment des questions nous pensions avoir plutôt bien cerné le sujet ; au moment des réponses il a fallu concéder un excès de confiance, le score final étant de 35.

Table 3, dite « Un autre monde » : Mickaël, Frédéric et Eric ont rêvé d’un autre monde avec Dreamscape. Victoire onirique pour l’homme Eric.

Table 4, dite « Rebel rebel » : quatre amateurs de jeux velus (ou en l’occurrence barbus) se plongent avec Pax Pamir dans les luttes de pouvoir dans l’Afghanistan du XIXe. Deux connaissent et apprécient (Gérard et Tristan) tandis que deux découvrent et vont apprécier (Benoit et Christophe). La partie a duré jusqu’au dernier Dominance Check et c’est Christophe qui s’est imposé avec 12 points (et 0 à Tristan). Il ne faut pas sous-estimer les wargameurs qu’on invite à sa table.

Table 5, dite « Un peu plus près des étoiles » : une table avec Jeff, Jérôme et Elouann commence par un Ganymède. Ensuite, Smallworld pour finir par Secret Hitler. A chaque fois c’est Elouann, qui avait ce soir une bonne étoile, qui gagne. Ils sont pénibles, ces jeunes.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de MARDI 12/11/2019 à Servel

Résultat de recherche d'images pour "roland barthes cartoon"

Le 12 novembre 1915, Roland Barthes venait au monde. Pionnier de la sémiologie, pourfendeur d’idées reçues sur la critique littéraire, les mythes ou encore le statut de l’auteur, il a une place à part parmi les intellectuels français. Son homosexualité, ses incursions dans les champs du théâtre, de la photographie et de la littérature, sa disparition baroque dans un accident avec une voiture de blanchisserie en plein Paris, rue des Écoles, les pastiches dont il fut l’objet en font aujourd’hui une sorte de mythe de son époque, qui aurait mérité un chapitre de ses Mythologies, à côté de la Citroën DS, du steak-frites ou du visage de Greta Garbo.

104 ans après, à Lannion, un empire de signes se déployait sous les jeux des joueurs de Parties Civiles.

Table 1, dite « Mythologies » : Baptiste et Neox remontent sur le ring pour la deuxième semaine pour revisiter les mythes de l’Ouest américain à Paladins du Royaume de l’Ouest. Galants, ils ont convié également Camille et Xel. Comme la semaine dernière, Neox survole la partie, avec 89 points, laissant Baptiste au même étiage que vendredi (49). Xel (46) et Camille (42) ont observé, mutiques, cette mythique prise de catch d’un Président pas si débonnaire. « La vertu du catch, c’est d’être un spectacle excessif » disait Barthes dans Mythologies .

Table 2, dite « Fragments d’un discours amoureux » : Lucas et Thibault s’enferment dans l’aquarium pour un Terraforming Mars. Pourvu de toutes ses extensions, il sert de prétexte à les emmener jusqu’au bout de la nuit pour un tête-à-tête dont nous ne connaissons pas l’issue, puisque nous les laissâmes à leur intimité prolongée bien après l’heure du bouclage. Intimité bien imitée mais feinte: dans Mythologies, Barthes remarquait « Ce que le public réclame, c’est l’image de la passion, non la passion elle-même ».

Table 3, dite « Le bruissement de la langue » : on a beaucoup parlé à cette partie de Glory to Rome où Dom prit d’abord le ton professoral du Collège de France qu’on lui connaît pour énoncer les règles, RomJé jouant à livre ouvert dans une partie que l’on voyait promise à Audrey, nantie d’une liste vertigineuse de Patrons (qui sont en fait, dans cet univers romain, plus proche des esclaves), Dom encore commentant à l’envi ses combinaisons mirifiques qui ravissaient la foule (comme on dit à Hanabi). Tout ceci mêlé faisait un bruissement de langues et composait comme une écriture à quatre plumes. « L’écriture est précisément cet acte qui unit dans le même travail ce qui ne pourrait être saisi ensemble dans le seul espace plat de la représentation » indique justement Barthes dans L’empire des signes. Pourtant ce n’est ni Audrey (20) ni Dom (22) qui triomphèrent à cette fête romaine. Votre narrateur se voyait mal en point quand la partie prit fin, comme toujours à ce jeu, de façon abrupte, par un « Je pense » de RomJé. Pourtant je terminai à égalité avec lui (28), par la grâce d’un marchand démultiplié. Mais mon adversaire obtint la victoire grâce à sa main plus fournie, l’effet justement de sa dernière pensée ! Cogito ergo sum – Je pense, donc je suis (vainqueur), conclut-il, à la romaine, en latin.

Table 4, dite « Boissons et totems » : le Doc Nico sort Neta Tanka et attire dans ses rets Olive, et François-René, tardivement arrivé. Nous sommes le long de la Grande Rivière Gelée, où vit la tribu des Frostrivers en harmonie avec la Nature. La tribu obéit aux lois des Quatre Anciens, dirigés par le plus vénérable d’entre eux: le Neta-Tanka. Au crépuscule de sa vie, il réunit tous les Clans de la Tribu pour désigner son successeur. Durant cette cérémonie, chaque clan présente un jeune chef qui devra montrer sa générosité et sa capacité à pourvoir aux besoins des siens, pour devenir le nouveau Neta-Tanka. A l’issue de cette partie longuement étirée comme une dégustation de grands crus, c’est le Doc qui s’impose avec 48, devant F.-R., 33, et Olive, 30. Une victoire largement due à ses 18 points de totem qu’il acquit sans tabou. A propos de vin et de totem, Barthes disait ceci dans le chapitre « Le vin et le lait » de Mythologies: « Le vin est senti par la nation française comme un bien qui lui est propre, au même titre que ses trois cent soixante espèces de fromages et sa culture. C’est une boisson-totem, correspondant au lait de la vache hollandaise ou au thé absorbé cérémonieusement par la famille royale anglaise. »

Table 5, dite « La chambre claire » : pour finir la soirée, Doc Nico propose un petit Jumpy Jack. Voici un jeu de course de chevaux où l’on parie sur son tiercé dans le secret de sa chambre obscure, avant de faire avancer les pur-sangs (une sorte de variante hippique de Lemming Mafia si on veut). Il y a des chausse-trappes en cours bien sûr, les chevaux pouvant être ralentis, accélérés ou carrément éliminés, perspective que Barthes avait envisagée dans La Chambre claire: « J’observe avec horreur un futur antérieur dont la mort est l’enjeu. » A ce jeu de bluff où il s’agit de parier sur le positif en faisant croire au négatif, Doc Nico fit impression, triomphant sur un dernier pari qui fut l’unique tiercé dans l’ordre de la partie: un JOB (Jaune, Orange, Bleu) well done en l’occurrence !

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 08/11/2019 à Servel

Dans la soirée du 8 novembre 1895, il n’y a rien à la télé. Wilhelm Röntgen fait des expériences où il étudie la propagation des rayons cathodiques (en fait des faisceaux d’électrons) produits dans un tube de Crookes. Il découvre par hasard qu’un papier photosensible placé en arrière du tube luit, même si on interpose des matériaux d’opacité variable (papier, aluminium, bois mais pas le plomb). Intrigué par ce paradoxe et poursuivant ses investigations sur ce nouveau rayonnement qu’il nomme « X » (comme l’inconnue en maths), il constate qu’il peut impressionner le papier photographique et qu’il permet de distinguer avec un certain contraste les organes et les os du corps humain. La main de sa femme est ainsi entrée dans l’histoire des sciences tandis que le mari pionnier sera récompensé par le premier prix Nobel de physique en 1901.

Les applications médicales et récréatives (attractions de foire) se développeront rapidement mais il faudra du temps pour comprendre les effets néfastes des rayons X et nombre des pionniers de la radiologie seront amputés des doigts ou de la main. Propulsons-nous maintenant 124 ans en avant.

Table 1, dite « Rayonnement » : et revoila Tapestry, inauguré mardi, avec cette fois quatre joueurs (Neox, Lucas, Tristan et Julien). Les règles avaient été bien bûchées et la partie a eu une durée plus raisonnable. Les joueurs qui découvraient tous ont rayonné dans diverses directions de développement, avec une tendance expansionniste pour Julien (au détriment de Tristan semble-t-il) et bétonniste pour Lucas. Ce dernier, avec le personnage de l’Architecte, a méthodiquement construit son plateau individuel et l’a emporté avec une avance confortable. Il rayonnait après sa victoire.

Table 2, dite « Pionniers » : poursuite de la campagne de Descent pour Olivier3, Frédéric, Frank et Paul qui explorent toujours plus loin. Cette soirée est récompensée par une victoire collective contre l’intelligence de l’ordinateur, qui les a tous réjouis.

Table 3, dite « Paradoxe » : après les Paladins mardi, partie des Architectes du Royaume de l’Ouest avec ici Romjé, Audrey, Benoit et VHN. Audrey n’hésite pas à descendre sur la piste de vertu pour y remonter en fin de partie. Dom, pas à un paradoxe près, a deux apprentis s’activant au marché noir qu’il visite assidument. Pourtant c’est lui qui construit intégralement la cathédrale et finit au sommet de la piste de vertu. Benoit qui visait aussi la cathédrale en est réduit à se reconfigurer en milieu de partie. Quant à Jérôme, il déroule avec efficacité une stratégie « bâtiments » en en construisant cinq qui combotent bien. Avec 34 PV, il l’emporte devant Dom (29) et les deux autres (25).

Table 4, dite « Effets néfastes » : Camille et Olivier-L enchaîne deux scénarios de Claustrophobia 1643. Dans les deux cas c’est Olivier, aux commandes des forces obscures, qui a le dessus.

Table 5, dite « Etude de propagation » : la table 1 moins Lucas s’essaie à Asteroyds, un jeu de programmation en temps limité où il faut slalomer entre des corps célestes mouvants. Le programmeur Tristan s’impose.

Table 6, dite « Opacité » : histoire d’oublier les erreurs tactiques de la partie récente, nouvelle session de A Study in Emerald à cinq (Thomas, VHN, F-R, Mickaël et Frédéric). Pendant le round d’observation, c’est Thomas qui garnit le plateau d’agents tandis que F-R maintient l’opacité sur son affiliation (ainsi il achète à la fois la carte Zombies et la carte anti-Zombies). Mickaël, dans le flou, s’équipe de la carte permettant de changer de camp. Dom révèle trop tôt qu’il est Restaurationniste et les 3 Loyalistes lui tombent aussitôt sur le paletot. Il fait monter de 6 points la piste de son équipe, ce qui profite tout autant à F-R qui attend son heure dans l’ombre. Mais, rejouant le scénario de la semaine passée, Mickaël précipite la fin de partie (en éliminant le dernier agent de Dom, sur un malentendu de règle) dans une configuration défavorable pour son équipe. Dom finit au score juste devant son compère F-R. Bon allez promis la prochaine fois plus d’erreurs !

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de MARDI 05/11/2019 à Servel

Une séance du mardi à une douzaine, chaleureuse, automnale et doublement arrosée (à l’extérieur et dans nos gosiers, anniversaire aidant).

Table 1, dite « Frères d’armes » : Baptiste et Neox déballent Paladins du Royaume de l’Ouest en VO et en se léchant les babines. Le jeu, toujours illustré par le talentueux TheMico, se déroule en partie sur un plateau individuel et s’avère plus touffu que son petit frère Architectes. En toute confraternité, Nicolas l’emporte 69 à 49 PV.

Table 2, dite « Space Oddity » : Dom recrute deux autres astronautes, Thomas et Nicolas-2, pour embarquer dans Die Crew: Reist gemeinsam zum 9. Planeten. Un jeu à la mécanique originale puisque c’est un jeu de plis coopératif, à la communication limitée (à la Hanabi), où les joueurs doivent réaliser des « contrats » de plus en plus difficiles. Quatre couleurs plus un atout, il était aisé d’en bricoler un exemplaire avec des morceaux de DUC et de UNO. Bon, le thème de la mission spatiale est totalement artificiel et, si Thomas est visiblement un vétéran de la belote ou du tarot, Nicolas manquait un peu d’automatismes.

Nous sommes arrivés au terme de la mission n°16 (sur 50), seules les missions 5, 7, 10 et 16 ayant nécessité deux tentatives. Pas si mal mais l’équipage avait un peu le mal de l’espace et a commencé à réclamer son rapatriement sur terre en tambourinant sur les parois de son frêle vaisseau. Pourtant, souvenez-vous que c’est ici que vous avez entendu parler de ce jeu quand il sera nominé pour le Spiel des Jahres 2020 !

Ensuite, plongée dans Deep Sea Adventure. L’ivresse des profondeurs fait des victimes et le seul un peu raisonnable, Nicolas, l’emporte.

Table 3, dite « Jeunes pousses » : deux paires de nouvelles recrues, Lucas-Alice et Thibault-Justine, jouent d’abord à arroser et grignoter des bambous en téléguidant un panda vorace, limite obèse (Takenoko), avec (encore) une victoire de Lucas. Puis ils lancent de gros dés multicolores en faisant des combos de cartes (Seasons). Il y avait de l’expérience autour de la table, qui a sorti cette fois son épingle du jeu ?

Table 4, dite « Bling bling » : non ce n’était pas la tenue des participants (DocNico, François-René et Benjamin) mais l’objet de leurs attentions : Tapestry. La dernière production de Stegmaier Games aux méthodes marketing bien rodées. Le pitch ? un jeu de développement de civilisation en 2 heures et 4 pages de règles, avec 20 bâtiments uniques en plastique peints à la main par des petits nenfants asiatiques. Bon, apparemment ce n’était pas si simple que cela, cela dura et F-R l’emporta.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 01/11/2019 à Servel

Le premier novembre est dans nos contrées la Toussaint, la fête des Morts. Avec un grand M.

Table 1, dite « Miniatures » : Jack et Jeff déploient les figurines de A song of Ice and Fire sous le regard de Maxime.

Table 2, dite « Mixité » : Frank poursuit le développement de son prototype déjà vu, entretemps renommé My Dungeon Break. Ses testeurs d’un soir sont Olivier3, Kristell et Benoit. Toujours coopératif, toujours difficile : trois parties disputées, trois défaites même si l’une d’elles aurait pu être une victoire sans une inattention fatale.

A la mi-temps, Kristell est remplacée par Jeff et le quatuor se lance dans Race for the Galaxy (qui a fait un grand retour depuis quelques semaines). On sait que Jeff y est redoutable mais aucun résultat ne nous est parvenu.

Table 3, dite « Maladroit » : partie de A Study in Emerald (2e Ed.) pour Thomas, Tristan, Gérard, Christophe et VHN. Le démarrage est relativement paisible, chacun achète des cartes pour enrichir son deck sans trop gêner ses collègues. Tristan révèle rapidement ses penchants restorationnistes tout en perdant de la santé mentale. Alors qu’on pressent l’arrivée d’une vague d’attaques, Dom met fin à la partie en faisant perdre à Tristan sa 3e santé mentale. Mais il a a mal décodé l’allégeance de Thomas (loyaliste) qui, en faisant perdre 5 PV à son équipe, laisse Tristan et Christophe, l’autre restorationniste, à égalité sur le podium. Oups.

Après le départ de Gérard, les mêmes se lancent avec enthousiasme dans une partie de Meuterer (version dite Kingsroad rethémée à Westeros). La couronne de roi a souvent changé de tête au fil des rébellions, et la pioche, maladroitement brassée selon certains, aurait outrageusement favorisé Thomas (qui a reçu plusieurs fois les quatre seules cartes rouges du paquet) et puni Tristan (qui a beaucoup pesté). Au final VHN finit avec 35 PV, 2 points devant Thomas.

Table 4, dite « Maîtrise » : DocNico entraîne en compagnie de Vincent un couple de visiteurs, Charles et Julia, dans la découverte du riche univers du jeu de plateau. Ils choisissent Dead of Winter, jeu coopératif (sans traître ce soir) à l’atmosphère bien rendue. Le petit groupe de survivants résiste plutôt bien aux zombies qui tapent à la porte et parvient même à réaliser un second objectif.

Table 5, dite « Mégalomanie » : Paul-Jr est mis à la tête d’une multinationale spatiale et s’installe avec ses concurrents, Lucas, Nicolas-2 et Thibault, autour de Terraforming Mars. Lucas accumule les points de terraformation sans négliger sa présence sur la planète rouge et est couronné colon de l’année.

Une fois le jeune couché, les grands remettent le couvert avec une orgie de 7 Wonders où toutes les extensions (Leaders, Cities, Babel et Armada) sont étalées sur la table !

Table 6, dite « Morsures » : aventures militaires coopératives pour Neox, F-R, Jérôme, Axel et Olivier-L qui jouent à V-Commandos. Il était question de faire joujou avec un mini-char télécommandé mais de l’avis des protagonistes c’était plutôt mal parti.

Ils poursuivent avec Cerbère, une nouveauté qui a eu pas mal de succès au récent Festival Scorfel. Il s’agit de s’enfuir d’un souterrain avec à ses trousses un chien méchant, s’il vous rattrape vous passez dans son camp. Le genre de jeu riche en coups bas qui rappelle une histoire (« Comment échapper à un ours qui vous poursuit ? en courant plus vite que l’autre gars »). Il y a eu au moins 3 parties et au moins 2 victoires de Nicolas dans le rôle du toutou tricéphale.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de MARDI 29/10/2019 à Servel

Le 29 octobre 1787 eut lieu à Prague la première du Don Giovanni de Mozart. Reprenant le mythe du séducteur puni, l’opéra connait immédiatement un succès qui ne se démentira pas. 232 ans plus tard, moins de bruit et de fureur sont au rendez-vous ; et si l’on frappe à l’improviste, ce n’est pas le Commandeur mais un joueur retardataire fuyant la nuit et la pluie.

Table 1, dite « Il catalogo è questo » : une partie de Evolution en version à la fois Climate et française regroupe Neox, Xel, François, F-R, Elouan et Dom. Le climat part vers le froid ce qui donne lieu à plusieurs tours avec famine. Elouan démarre agressivement avec un carnivore chassant en meute, mais quasiment tous les autres s’en protègent tout en s’équipant rapidement du trait « charognard » qui leur permet de profiter de la prédation de l’Elouanosaurus. A six joueurs, le pioche se vide vite et le décompte place sur le podium F-R avec 61 PV qui ajoute cette victoire à son catalogue bien fourni, les autres sont regroupés autour de 50-55.

Table 2, dite « Finch’han dal vino » : du gros jeu spatial à cette table avec Kepler-3042 que ressortent Benjamin et DocNico, rejoints par Zerlina et Masetto dont c’est la deuxième visite. Le (bientôt officiellement intronisé) Doc l’emporte détaché avec 34 PV et peut déboucher une bonne bouteille. Ceux qui découvraient ont bien aimé, on les reverra donc !

Table 3, dite « Notte e giorno faticar » : Lucas fait découvrir Imaginarium à Vincent, Olive, Thibault et Eric. Lucas l’emporte (il ne faudrait pas que cela devienne une habitude) et Olive, sur le terrain nuit et jour, repart satisfait de sa prestation en sifflotant une aria.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

PS : on me signale une faute de frappe, c’était Jessica et Marco à la table 2

Séance de VENDREDI 25/10/2019 à Servel

Le 25 octobre 1415 se déroulait la bataille d’Azincourt. Les troupes françaises, fortes de 15 000 hommes, y tentent de barrer la route aux 8 000 de l’armée du roi d’Angleterre Henri V, qui veut regagner Calais, devenue anglaise depuis 1347, et donc, par là même, l’Angleterre.

La bataille se solde par une défaite importante pour le camp français : la cavalerie lourde, rendue moins efficace par un terrain boueux et les retranchements anglais, est transpercée par les archers anglais et gallois, équipés de grands arcs à très longue portée. Cette bataille, où la chevalerie française est mise en déroute par des soldats anglais inférieurs en nombre, est souvent considérée comme la fin de l’ère de la chevalerie et le début de la suprématie des armes à distance sur la mêlée, qui se renforcera avec l’invention des armes à feu. Elle est, en réaction, une cause majeure de l’épopée de Jeanne d’Arc, puis de l’investissement dans l’artillerie qui deviendra une spécialité française.

Les pertes des Anglais sont de 13 chevaliers et une centaine de simples soldats. Les Français perdent 6 000 chevaliers dont le connétable, et de nombreux grands seigneurs. La débâcle de la chevalerie française d’Azincourt, qui fait suite à celles de Crécy et de Poitiers, prive la France de cadres administratifs et militaires en grand nombre du fait des nombreux tués chez les baillis et les sénéchaux du roi. Elle met également en évidence la conception dépassée que se font de la guerre les armées françaises en particulier une partie de la chevalerie, alors qu’Anglais et Ottomans ont déjà organisé des armées unies et disciplinées : les Français, supérieurs en nombre, mais incapables d’obéir à un chef unique et placés dans l’impossibilité de faire manœuvrer les chevaux, comme à la bataille de Poitiers, soixante ans auparavant, auraient eu intérêt à négocier avec Henri V, qui avait abandonné son rêve de revendiquer la couronne de France.

Cette bataille marque un tournant dans l’art de la guerre en Europe : des armées plus maniables et plus articulées (comme l’était déjà celle d’Édouard III, dont la composition et le comportement permettaient de préfigurer le déroulement des batailles intervenant dès la fin du XIVe siècle) défont des masses hétéroclites pleines d’inutile bravoure. Enfin, cette bataille fait naître dans la population française un sentiment anti-anglais, qui nourrit un patriotisme préexistant en France depuis la bataille de Bouvines, et qui s’amplifiera au cours de la guerre de Cent Ans.

604 ans après Azincourt, la pluie tombait dru sur Lannion, et, si aucun cheval ne s’y embourba, la soirée fut peuplée de fantômes.

Table 1, dite « Planification défaillante » : sorti tout droit du moyen-âge, Hermagor, qui fait son retour après 3 ans de purgatoire sur nos tables, est le premier fantôme de cette soirée. Votre narrateur y initie Gérard, un homme d’expériences, et Benoît, nouveau venu chez nous. Une partie étrange que votre serviteur sembla dominer largement tandis que Gérard paraissait en perdition, peinant à établir ses citadelles. Mais tout se détraqua dans le dernier tour: ayant épuisé toutes mes citadelles, je me retrouvai à l’arrêt, et la machine s’enraya. Et Benoît s’impose largement avec 133, devant Gérard, 109, suite à une remontada de folie, et je termine dernier avec 95 !

Table 2, dite « Au champ d’honneur » : à l’issue de cette table de V Commandos les fantômes de Camille, Olivier, Jérôme, Nicolas II flottaient dans l’air. Les quatre terminent sur le carreau, malgré un premier objectif atteint.

Table 3, dite « Jaune canari » : à Wingspan c’est le jaune canari de Thomas, 86, qui sort en tête, un battement d’ailes devant Vincent, 82, et Julien, 81. Un vol d’hirondelles plus loin, Xel nous fait comprendre que son score lui rappelle l’Orne.

Table 4, dite « Maillot jaune » : à Shards of Infinity la table 3 refait le match, mais enregistre le même vainqueur !

Table 5, dite « Ghostbusters » : à Demeures de l’épouvante, les fantômes étaient omniprésents. La fin en fut déroutante Y a-t-il une vie dans l’au-delà se demandèrent Neox, François-René, Olivier et Thomas_2nd ? Une chose est sûre, Anthony, qui a collectionné les indices, ne s’y ennuiera pas.

Table 6, dite « Triangle isocèle » : un Mythic Battle à trois, c’est chacun pour soi. Mais comme dans tout bon triangle amoureux, il faut que deux s’y chamaillent: ce fut le cas d’Axel et Mickaël, permettant à Armand, le troisième larron qui jouait Artémis, de tirer les marrons du feu sans effort.

Table 7, dite « Ni grâce ni pardon » : on résumera cette partie de A song of ice and fire dans l’univers de GOT à l’équation suivante: Stark.Jack > Lannister.Jeff. Ni grâce ni pardon, comme l’a chanté Cabrel à propos d’Azincourt.

Table 8, dite « Lucas crâna » : Lucas était désireux de découvrir Race for the Galaxy, Dom l’initie en compagnie de Thibault. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’initié s’en est bien tiré ! A la première partie, il déroule une stratégie quasi-parfaite basée sur les ressources brunes et finit avec 62 PV (contre 34 et 21 respectivement). Tout le monde repart pour une seconde partie que Lucas, avec 4 mondes de production et 4 développements de valeur 6, remporte de nouveau avec 50 PV.

Table 9, dite « Fantômes de nuit » : comme la soirée ne finit toujours pas, nous abandonnons Camille, François-René et Neox à Greenville 1989 – un jeu narratif, où les joueurs incarnent une bande d’adolescents coincés dans un univers parallèle et cauchemardesque. Les fantômes de la nuit enveloppent l’issue de cette quête.

Table 10, dite « Ombres de nuit .» : c’est notre dernier revenant de la soirée: Shadow hunters n’était pas sorti sur nos tables depuis un an. Jérôme était bien sûr à la manœuvre ! Les ombres de la nuit enveloppent l’issue de cette joute.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum


Séance de MARDI 22/10/2019 à Servel

Le 22 octobre 1879, un bricoleur de génie inventait l’éclairage électrique. Après d’innombrables essais qui témoignent d’une rare détermination, l’Américain Thomas Edison réussit à produire un éclairage durable en faisant passer du courant à travers un filament de carbone, dans une ampoule sous vide.

Résultat d’images pour edison cartoon

Cette première lampe à incandescence dure quarante heures. Elle soulève les États-Unis d’enthousiasme et va révolutionner les sociétés humaines. C’en est fini de l’éclairage au gaz ou au pétrole, odorant et dangereux, qui avait remplacé un siècle plus tôt les chandelles de suif et les cierges de cire, apparus au Moyen Âge en substitution aux lampes à huile de l’Antiquité.

Selon ce véritable bourreau de travail, «Le génie, c’est 1% d’inspiration et 99% de transpiration». 140 ans plus tard à Parties Civiles, quelques génies étaient présents mais ils sont globalement restés dans leur lampe.

Table 1, dite « 99% de transpiration » : à cette table de Sherlock Holmes: Détective conseil on retrouva la bande habituelle des enquêteurs, à laquelle se joignit Guillaume. Pour cette enquête sur l’homme sans visage, on fut discipliné, sérieux et, à l’heure du gong, la copie qu’on tendit semblait solide. Il fallut lire la solution pour comprendre qu’on avait été hors sujet et qu’un petit 2 sur 100 gratifierait notre prestation !

Table 2, dite « Destin Aladin » : cette table découvre Ishtar avec Alice, Xel, Justine et Neox. Ce dernier se montra un président éclairé, gagnant sans vraiment l’avoir cru possible.

Table 3, dite « Générale électrique » : à Five tribes on vérifie que les femmes, aussi, ont une âme. Et entre Justine, Xel ou Alice cette dernière avait un petit supplément.

Table 4, dite « Noirceur divine » : à Deus nous sommes dans le noir pour dire qui de Lucas, Nicolas II, Frédéric ou Thibault-2 l’emporta.

Table 5, dite « Electron libre » : à Gugong, Mickaël accueille Axel, de passage en vacances, et pousse l’amabilité à lui faire croire qu’il pourra gagner. Notre électron libre, défait pile d’un point, repart sans avoir perdu la face.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Festival SCORFEL 19-20/10/2019 aux Ursulines

Cette année encore, Parties Civiles est devenu, le temps d’un week-end, le partenaire très particulier du festival Scorfel !

Si vous croisez cette pirate, nous ne répondons de rien

Sous la houlette de quelques parti-civiliens grimés en Scorfelnautes, la salle des Ursulines fut transformée en immense salle de trésors pour petits, grands, et geeks qui avaient à résoudre des énigmes en collectant des indices cachés dans la salle.

Des parties de jeu innombrables se sont succédé, allant du party game au lourd équipage des adeptes de Warhammer. Certains ont même succombé aux affres d’une murder party à l’atmosphère chabrolienne, Astre mort.

Miroir mon beau miroir, qui suis-je vraiment ?

Et nous étions également présents à l’animation ! Dans les entrailles du lieu et les ombres de la nuit, un parti-civilien meujeuta l’inquiétant jeu de rôle (100% role play et 0% dés) Something is wrong here, inspiré de l’univers de David Lynch, qui invitait les « acteurs » à se détacher de leur identité à travers un inquiétant miroir autour d’une boîte énigmatique. On a le regret de vous l’annoncer, tous n’y ont pas survécu.

Séance de VENDREDI 18/10/2019 à Servel

Le 18 octobre 1753 naissait Jean-Jacques Régis de Cambacérès, avocat de profession, grand et élégant homme, bon vivant et homosexuel notoire. Député de l’Hérault à la Convention en septembre 1792, c’est un révolutionnaire modéré, proche des Montagnards par nécessité et membre du Comité de Salut Public.

Afficher l’image source

Remarqué par Bonaparte lors de son passage au ministère de la Justice en 1799, il poursuit une brillante carrière politique comme deuxième Consul. Talleyrand, l’esprit toujours affûté comme un rasoir, disait des trois consuls : « C’est le Hic, le Haec et le Hoc ». Bonaparte est le Hic (celui-ci), Cambacérès le Haec (celle-ci) et Lebrun le Hoc (ceci).
Ce portrait doit cependant plus à l’esprit conciliant de Cambacérès qu’à ses mœurs. Par son talent et sa brillante personnalité, il a profondément marqué l’élaboration de ce qui va devenir le « Code Civil des Français ». Sous l’Empire, Cambacérès deviendra archichancelier et recevra le titre de duc de Parme.

Quelques poignées d’années plus tard, on notera que, à Lannion, en cette veille de Scorfel, il y avait du monde, beaucoup de tables, mais leur récit s’est perdu dans les limbes au profit de celui d’une joute mémorable.

Table 1, dite « Mortelle étreinte » : de nouveau à l’affiche, Pax Pamir accueille Tristan, Dom, votre serviteur et Gérard. Avec ce dernier, pas de risque d’erreur de règles. Le rang 0 ne fut donc nettoyé que dans les conditions adéquates, et la partie prit toute l’étendue de la soirée d’autant que la dernière carte de Dominance check était la dernière carte de la pile ! Après un départ en tête, votre serviteur, qui changea deux fois d’allégeance, finit broyé par Tristan, frère d’armes grand breton mais aux étreintes étouffantes, qui avait commencé la partie en canardant à tout va. Gérard tenait des positions solides avec les afghans, mais l’emprise montante des britanniques le conduisit à tourner casaque. La fin de partie fut marquée par un coup d’éclat de Tristan avec 7 actions en un tour, et, in fine, par sa victoire, malgré un final tendu qu’il maîtrisa quelle que soit la condition de scoring. Une victoire marquante pour une partie entamée à coups de gueule de crocodile et terminée façon boa constrictor.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum