Le 20 mai 1570 est publié à Anvers le Theatrum Orbis Terrarum, un ensemble de 53 cartes considéré comme le premier atlas et emblématique d’une tradition d’excellence cartographique dans les Pays-Bas. 452 ans plus tard, zoomons sur une ville cotière d’une péninsule au nord ouest de l’Europe continentale.

Table 1, dite « Errance » : après quelques flottements de règles la fois précédente, on rejoue à Nemesis. « On » c’est Xel, Neox, OlivierL, François-René et Mickaël. A ce jeu pas tout à fait coopératif, les vétérans retrouvent leurs réflexes. Par exemple F-R qui occit Xel (qui devient une alien) et s’enfuit ensuite dans une capsule de survie. C’est le seul à avoir rempli son objectif, il gagne donc la partie. Xel nantie de son nouve-u look parcourt les couloirs du vaisseau spatial et dézingue Mickaël et Olivier. Quant à Nicolas, il s’endort dans un pod hibernatoire sans avoir atteint son but. Dans l’espace on ne vous entend pas ronfler.
Table 2, dite « Carte d’état-major » : autre adaptation ludique d’une œuvre majeure, Dune Imperium réunit Fred, Thomas, Samuel et Tristan. Fred pense avoir partie gagnée en atteignant 10 points, ce qui déclenche le dernier tour. C’était sous-estimer le général en chef Tristan qui avec ses dernières actions marque des points et en retire à Fred. Il finit à 14 PV (au delà de la piste de score !) et triomphe.
Table 3, dite « Un fleuve et une mer » : après quelques palabres, Olive, Frank, PaulJr, Vincent2 et VHN se lancent dans un Râ. Plusieurs découvrent ce classique des jeux d’enchère de l’intemporel Rainer Knizia, sis en Egypte. Après une manche, les subtilités de timing et de valorisation des lots sont entrées dans les têtes. Frank cumule les tuiles Nil et parvient toujours à récupérer une Crue qui les transforme en points de victoire. Le fleuve sacré lui donnera plus de 20 PV sur son total de 37. Les autres sont très groupés, Vincent 35 (trop gourmand dans la seconde manche, le Râ de trop !) Paul 34 Dom 32 et Olive 29 (quasiment tous marqués dans la dernière manche qu’il conclut, dernier joueur en lice, avec un magnifique assortiment de tuiles).
En deuxième mi-temps, Olive, Vincent et VHN remettent le couvert avec Kogge. Vincent découvre ce jeu original et retors avec ses cartes multi-usages, ses actions imbriquées et ses coups habilement planifiés. Ayant bien écouté les conseils, il sillonne la Baltique et met rapidement la main sur un jeton bonus (celui du trader, échange de ressources au taux de 3:1). C’est aussi le seul qui, sans pitié, lance un raid sur les cales de la cogue d’Olive (OK, avec 12 cubes c’était tentant mais les deux autres se sont contentés de piller les entrepôts des villes). L’enchère qu’il remporte face à Dom (deux « 8 » contre deux « 4 ») scelle son avance puisqu’il coupe le varech sous les pieds du malheureux narrateur en construisant sous son nez un entrepôt à Stockholm. En fin de partie, Dom et Olive achètent leur second jeton Raid, il y a du règlement de comptes dans l’air. Mais c’est trop tard, Vincent s’est fait oublier en se plaçant dernier dans l’ordre du tour, on n’a pas vu (alors qu’Olive avait les moyens de le piller) qu’il peut rejoindre l’échevin à Åbo et y obtenir le 5e point de développement qui lui donne une victoire immédiate devant Dom 4 et Olive 2.
Le 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris, sur la butte Montmartre. Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire de la République, renonce à la réprimer et s’enfuit à Versailles avec tous les corps constitués. C’est l’amorce de la « Commune ». Maîtres malgré eux de la capitale, les révolutionnaires et militants socialistes et ouvriers vont offrir à la bourgeoisie républicaine l’occasion de se débarrasser une fois pour toutes de la « question sociale ». Il en coûtera 20 000 victimes.
Le 11 mars 1985, cinq heures seulement après l’annonce de la mort de Constantin Tchernenko (73 ans), Mikhaïl Gorbatchev (54 ans) lui succède à la tête de l’Union soviétique. L’arrivée de ce réformateur jeune au Secrétariat général, après une succession de vieillards valétudinaires (Brejnev, Andropov, Tchernenko), cause la surprise. Elle s’accompagne d’une vaste tentative de modernisation de l’économie et des institutions. Les mots « perestroika » (restructuration) et « glasnost » (transparence) résonnent dans le monde entier. L’opinion publique occidentale, séduite, est prise de « gorbymania ».
Le chancelier allemand Wilhelm Cuno proteste et appelle ses concitoyens à la « résistance passive » face à l’occupation. Il s’ensuit un très brutal effondrement de la valeur du mark allemand, au point qu’il faut à l’automne 1923 plusieurs dizaines de milliards de marks pour s’offrir simplement une baguette de pain ! Cette hyperinflation ruine les rentiers et tous les bénéficiaires de revenus fixes.

Table 1, dite « Débutant accepté, expérience exigée » : Iki, qui est en passe de devenir un classique sur nos tables, et les parties n’y sont jamais les mêmes en fonction des stratégies suivies par chacun. C’est le type de jeu où, le score final étant un total de points issu de plusieurs catégories, il importe de bien choisir des batailles. Il faut aussi veiller à nourrir ses artisans et éviter les incendies. Ces derniers sont particulièrement redoutables, mais on peut s’en protéger en se cachant derrière un joueur qui a déjà une bonne protection – mais c’est sans compter quelques twists imprévus, comme cette action qui permet d’intervertir au choix de cartes sur le plateau ! Le petit Paul suggéra cette action à François, avant d’être victime du choix des cartes interverties. Le silence peut être d’or dans l’univers feutré d’Edo. Cette partie très enlevée se conclut par un score serré, comme le montre la feuille de score. Paul s’est focalisé sur les poissons, mais ils ne lui ont apporté que 18 de ses 89 points. Mickaël a brillé sur la piste d’expérience avec 58 points, mais pas ailleurs, et culmine à 93. François réussit un coup de maître avec un bâtiment à 32 et termine premier dauphin. Quant à Olivier L., il réalise pour sa première l’exploit d’égaler le record absolu détenu par Axel, avec 118, grâce à une expérience très élevée, mais aussi un beau duo à 26 de pipes et de blagues à tabac.
Table 2, dite « Christmas is coming » : tout vient à point à qui sait attendre: depuis 1999 et sa naissance, Râ, jeu d’enchères très original n’avait point eu l’honneur de nos tables, et c’est en avant première que nous fut dévoilé cet achat de Noël ! Mais impatience est mauvaise conseillère: une première partie fut jouée avec deux erreurs de règles, l’une, bénigne, qui inversait la carte Rivière et la carte Crue, et l’autre, majeure, qui faisait jouer leur tour aux joueurs qui ne pouvaient enchérir. Samuel remporta cette partie, mais on convint de remettre le couvert dans les règles de l’art, et le résultat fut très différent: victoire indiscutable d’Adriane (40), devant Dom (32), François (30), Samuel (29), Olivier L (22). Mais dans les deux cas, les rires fusèrent autour de la table, accompagnés par des Râ !! sonores émanant des joueurs repus et invitant au tirage de la carte du Dieu égyptien qui précipite les enchères, et donc la fin de la manche.