Séance de MARDI 19/07/2016 à Ti-Koad

Ce mardi 19 juillet a vu battu le record historique de température à Lannion avec un thermomètre à 35,8°C. Les autres adhérents ayant exprimé le souhait de jouer à « ni oui ni changement climatique », passons sans faire plus de commentaires au compte-rendu de la soirée. Dans une salle Ti-Koad chauffée à blanc et d’humeur vacancière, nous avons vu encore de nouvelles têtes se présenter (et c’est bien ©). Bienvenue donc à Robin et Felipe. Nous avons aussi eu les impressions du représentant de PC au FLIP de Parthenay (qui y a eu le coup de cœur pour Evolution, un jeu dont on reparlera à la rentrée) et échangé divers commentaires sur le palmarès du Spiel des Jahres décerné la veille (go Codenames, go !). En début de soirée, la douzaine de présents se répartit en deux tables :

Table 1, dite « Plein soleil » : Le cagnard méditerranéen, il peut taper dur. Cela n’a pas dissuadé Julien-de-Paimpol, Xel, Neox, Olivier et Felipe de s’attabler devant Mare Nostrum. Beaucoup de conquêtes, d’occupations… et au final trois deux vainqueurs au cours du dernier tour de jeu (c’est l’école des fans ou quoi ?) : Julien et Xel capables de faire une pyramide et Neox qui termine sa cinquième acquisition de héros ! Autant dire que les anciens ont donné une leçon aux nouveaux (qui ne perdent rien pour attendre).

Table 2, dite « Cerveaux en surchauffe » : Vincent fêta sa réapparition en conviant, dans le rôle de fantôme, une assemblée hétéroclite de medium (tendance charlatan, vu que leurs visions se recoupèrent rarement et ce malgré les diverses substances psychotropes dont il se sont arrosés) à jouer à Mysterium (enrichi de sa récente extension) : Thomas, Bruno, Frank, Robin, François-René et VHN.

Malgré quelques traînards et grâce à un vrai coup de pouce du spectre qui retrouva une carte providentielle au fond des poches de son suaire, la petite bande parvient à récupérer avant la fatidique septième heure son triplet de présumés innocents. Dans la phase de vote, seul votre HN aura désigné le véritable coupable après avoir enduré la partie durant les vilénies de ses petits camarades sur le thème « c’est comme à Codenames, il ne faut jamais se laisser influencer par Dom ». Echec collectif, donc.

Table 3, dite « Hot stuff » : Codenames justement. Vincent propose de voir ce que donne en VO cette pépite ludique dont le succès déjà considérable ne pourra qu’être accentué par la consécration reçue la veille au soir. Robin et VHN le suivent pour 2 courts tours de chauffe. L’anglais rajoute à mon sens la difficulté que de nombreux mots peuvent être à la fois un nom et une forme verbale, le plus souvent avec des significations sans rapport (exemple ce soir : ground).

Table 4, dite « A l’ombre de ma hutte » : Thomas entraîne Bruno et F-R dans une partie de Clans, un jeu rapide, simple et malin, limite abstrait. C’est la tribu de Bruno qui l’emporte. Plus tard, on les a vus jouer aux Poilus.

Il faisait encore 25°C à l’heure où les derniers joueurs se séparèrent.

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Séance de VENDREDI 15/07/2016 à Ti-Koad

La loi du 15 juillet 1975, relative à l’élimination des déchets et à la récupération de matériaux donne une définition du déchet: « tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon ». Cette définition, toujours en vigueur, s’accompagne du principe dit du pollueur-payeur, qui a parfois du mal à entrer dans les moeurs… Un petit pas vers la bonne poubelle, c’est un grand pas pour la planète, et ceux qui n’en sont pas convaincus sont invités à une croisière sur le septième continent. Voilà, c’est dit !

Sinon, à Ti Koad, 41 ans après, il y eut un bon petit paquet de tables, dont je vous laisserai faire le tri.

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Table 1, dite « enterrée »
…où Dom invite Nicola II, Paul et votre humble serviteur à Quartermaster. A ce remake de WW2, six pays sont en jeu, et donc, à quatre, deux joueurs contrôlent deux pays, en l’occurence Royaume Uni et USA pour Dom, Allemagne et Italie pour Paul. Je complète l’Axe avec le Japon tandis que Nicolas II, le bien désigné, prend les rênes de la Russie pour les Alliés. Voici une partie où le Japon, bénéficiant d’un tirage initial favorable avec beaucoup de cartes déploiement (car c’est la faiblesse du Japon, il a peu d’armées et peu de cartes qui les déploient), et la fameuse carte « Prospérité de l’Asie », qui rapporte 1 PV par territoire éloigné conquis (Asie du sud-Est, Philippines, Indonésie). A ce petit jeu, le Japon marque bientôt régulièrement 6 à 7 points et l’Axe se retrouve rapidement à 25, tout près de la barre de 30 qui scelle la victoire. L’anglais, bénéficiant de la puissance du Commonweath, s’installe alors en Inde, freinant la progression du Japon qui désormais hésite à conquérir l’Asie du Sud-Est, pour préserver ses cartes Déploiement. Mais le tournnant de la partie sera l’entrée en scène des USA sur le théâtre Pacifique avec la carte Pearl Harbour, puis, surtout, la conquête du Japon, qui sera immédiatement chassé de sa base, puis, dans le même mouvement, occupé par le biais d’une des nombreuses cartes Statut des américains (j’avais vu que le Japon était menacé dans son fief, mais pas anticipé qu’il pût être concomitamment conquis). Le coup de grâce fut une guerre économique, privant le Japon du reste de son deck et l’emmenant tout droit vers un enterrement de première classe, malgré un ultime baroud d’honneur kamikaze en Asie du Sud-Est grâce aux efficaces cartes Riposte. Pendant ce temps-là, Allemagne et Russie se faisaient des politesses entre Moscou et Donetsk, l’anglais défendait mollement sa base, et l’Italie était en perdition. Le hara kiri du Japon, désormais contraint à scorer 0, fut le chant du cygne de l’Axe, dont la chute fut foudroyante. Au 19 ème tour, la messe était dite et les Alliés triomphèrent.

Table 2, dite « recyclée »
…où Ivan, nouveau venu (mais le talent n’attend pas le nombre des années), l’emporte sans discussion à Metal Adventures face à une opposition formée d’Hélène, Olivier, et Baptiste aux mains d’argent.

Table 3, dite « biodégradable »
…où Xel se défait de Jérôme et Nicolas-Neox à Hit Z Road, encore un Wallace qui sort des placards, mais à contretemps dans un téléscopage malheureux avec une tragique actualité. Un jeu où qui vous propose d’incarner des survivants dans un monde post-apo’ (infesté de zombies), qui accomplissent un périple le long de la route 66.  Le but du jeu est de survivre pendant 8 tours et de marquer des points en faisant des actions héroïques en poutrant du zombie ou en affrontant des évènements funestes. Hit Z road est un jeu de gestion de ressources (essence, balles, adrénaline) avec une phase d’enchère et une phase de combats contre les zombies avec des dés, et il semble qu’aux enchères, certains y ont laissé plus que des plumes…
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Table 4, dite « verte de rage »
…où, un La fureur de Dracula vit, sur le fil, la mise à mort du vampire (Mickaël) face à une troupe de chasseurs sans merci (Michal, François-René et Thierry).

Table 5, dite « en vert et contre tous »
…où Baptiste, grand style, se rèvèle seigneur de Lords of Scotland face à Olivier et Ivan. Un trésorier maître de l’Ecosse c’est dans l’ordre des choses, mais, reconnaissons-le, il en a le physique de l’emploi.

Table 6, dite « incinérée »
…..où la table 3 se reconstitue pour un opus d’Ashes – un jeu de deck building pas si court que ça où Nicolas-Neox l’emporte devant Xel et Jérôme et, du même pas, prend la porte, pendant que ses opposants restent et rejoignent la table 7.

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Table 7, dite « compostée »
…..où, à Codenames, les bleus, formant une équipe soudée et homogène (François-René, Thierry, VHS, puis Jérôme) font du compost des rouges (Dom, Paul, Nicolas II, puis Xel), sur le score sans appel de 4 à 1. On retiendra de cette partie le méconnu (mais très réel) réseau hydraulique de la Suisse, évoqué par Dom, ce puits de science auquel son équipe ne sut s’abreuver, les errements des rouges sur le thème de l’oenologie et de Gérard Depardieu (tombé dans fût quand il était petit), alors que les bleus faisaient des étincelles avec un Ensemencement 2 (enceinte & jardinière) de haut vol, et une manche conclue sur un Echecs 2 fort bien amené (pion & tour). A noter, quand même, la jolie Pluie 3 des rouges (eau, liquide, pépin).

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Séance de VENDREDI 08/07/2016 à Ti-Koad

De mémoire de rédacteur, rarement a-t-on vu autant de parties jouées en une soirée ce qui rendra leur compte-rendu nécessairement sommaire. Autre info réjouissante, 3 nouvelles têtes sont apparues, dont l’une semble avoir enfin trouvé le groupe de joueurs qui lui fait défaut sur Guingamp. La séance a commencé par une petite bourse aux jeux (merci à Jeff pour l’organisation) dont la principale fonction est de libérer de la place dans les armoires pour permettre l’acquisition de nouveaux jeux !

Table 1, dite « Une fois Trois » : Thomas, Jack et Bruno essaient Mythotopia, opus  de Martin Wallace qui combine deckbuilding et contrôle territorial sur une carte d’Europe. Thomas a gagné et je ne pourrai en dire plus.

Plus tard on les a vus jouer à Black Fleet.

Table 2, dite « Deux fois Trois » : Nicolas-2, VHN et Tristan se laissent convaincre par ce dernier de tester Kardinal und König. C’est un jeu de placement/majorité typique de la production de qualité de l’industrie allemande il y a 10-15 ans, quand il n’était pas nécessaire d’avoir des figurines, Cthulhu ou des zombies pour qu’un jeu se vende : règles et matériel simples, temps de jeu raisonnable (moins d’1 h), tension forte et abstraction/thème absent (pour la culture, il a été ensuite réédité sous le nom de China). Pour cette première partie, Tristan colle un boulevard à ses deux adversaires mais c’est typiquement le genre de jeu avec une courbe d’apprentissage (lecture de la carte, rythme de placement des conseillers, optimisations de sa main de cartes) qu’il faudra réessayer. En tous cas un très bon jeu pour ceux et celles qu’une certaine aridité ne gêne pas.

Plus tard, on les a vus jouer au toujours sympathique (pour quiconque accepte le hasard des dés) Las Vegas, à un La fièvre de l’or tendu et à 2 manches de Tides of Time, intéressant petit jeu de draft pour 2 (dans une version Dom-made, re-thèmée en « Société Secrète »).

Table 3, dite « Une fois Cinq » : Xel, Mickaël, François-René, Nicolas-Neox et Axel découvrent La fureur de Dracula. La partie a été longue (pas mal de règles à expliquer) et l’infortuné narrateur a égaré le résultat.

Table 4, dite « Deux fois Cinq » : Jeff, Jérôme, Julien-Trégor, ainsi que 2 nouvelles têtes, Adrien et sa sœur Bérénice, jouent à The Island. Adrien l’emporte, marquant ainsi une absence notable de respect pour ses aînés.

Plus tard, on les a vus jouer à Welcome to the Dungeon, à Tony et Tino et enfin à Star Realms, excellent deckbuilder pour 2 joueurs.

Table 5, dite « Trois plus Un » : Baptiste, Julien-Goëlo et Hélène étrennent la superbe réédition de Mare Nostrum – Empires récemment livrée par notre ami Kickstarter. Alors qu’il sont en train de mettre en place le jeu, un nouveau joueur/futur adhérent, Olivier, se présente et rejoint la table. Julien s’impose dans cette première partie d’environ 2 heures et les mines réjouies des joueurs présagent un retour prochain du jeu.

Plus tard, on les a vus jouer à Croc et à Rumble in the Dungeon.

Table tardive, dite « Un dernier avant la route » : Une séance PC sans Codenames, c’est comme un repas de noce sans pièce montée. Les Bleus (F-R, Tristan et Dom), d’un collectif et d’une solidarité à réchauffer le cœur d’un entraîneur de football, ne font qu’une bouchée (3 – 0) de Rouges (Xel, Thomas et Jérôme) noyés dans un océan d’incompréhension mutuelle. Un présage pour dimanche soir ?

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Séance de MARDI 05/07/2016 à Ti-Koad

Parties Civiles a pris ses quartiers d’été à Ti-Koad pour une soirée même pas en concurrence avec le foot. Plusieurs jeux inédits et neufs d’aspect font leur apparition, mais il serait hardi de faire un lien avec la période des soldes.

Table 1, dite « Panzer galactique » : On se bouscule pour tester Roll for the Galaxy, les heureux élus étant Mickaël, Franck, Jean-Baptiste, Jack et VHN. Il s’agit là d’une réadaptation sous forme de jeu de dés du classique Race for the Galaxy (qu’on ne voit plus trop ces temps-ci à PC, NDLR). C’est toujours malin : dans le jeu original, les cartes pouvaient servir non seulement de planètes/technologies à acquérir mais aussi de ressources et d’argent. Ici ce sont les dés qui sont à la fois des ouvriers et des ressources. Bien vu aussi, les tuiles recto/verso laissant le choix entre une planète et une technologie. On retrouve la possibilité de construire des combos puissantes et le fait de lire/bluffer les adversaires dans la sélection des actions (parmi 5) qui seront exécutées dans le tour. Tous ont apprécié cette première partie qui a vu Jack rouler sur tout le monde en jouant résolument et habilement la carte des développements. Il finit la partie avec 15 tuiles et 61 points, loin devant le peloton regroupé entre 31 et 39 points.

Table 2, dite « Carcassonne sous la pluie » : Autre première apparition pour Isle of Skye, jeu allemand poids moyen dégusté par Nicolas-Neox, Baptiste-econome-comme-un-Ecossais, Hélène et Jeff. C’est un jeu de placement de tuiles situé en Ecosse avec un mécanisme original de mise en vente des tuiles par chaque joueur aux autres joueurs. Des objectifs de fin de partie tirés au hasard garantissent un renouvellement élevé et l’exploration de stratégies variées. Les participants avaient l’air fort contents après cette première partie (gagnée par Neox) et on peut prédire qu’on le reverra prochainement.

Les mêmes poursuivent dans la thématique Braveheart en faisant une partie de Lords of Scotland remportée par Jeff.

Table 3, dite « Hôpital fatal » : Le toujours apprécié Dead of Winter réunit Xel, Nicolas-2, Bruno, F-R et une visiteuse, Clara. Le traître Nicolas mit du temps à sortir du bois mais lui comme les autres perdirent la partie, abattus par une fatale chute de moral suite à une méchante descente des zombies dans l’hôpital qui laissa trois morts sur le carreau glacé et ensanglanté.

Table 4, dite « Langues vivantes » : Le Président, le rouge au front de n’avoir pas encore essayé le jeu vedette du premier semestre, Codenames, se laisse entraîner par la table 1 dans une partie en 4 manches de la version série limitée du DUC. Le quatuor de départ fut bientôt complété par divers participants issus des tables 2 et 3. Les Bleus (Mickaël, VHN, Xel, Bruno et Nicolas-2) ne purent se départager des Rouges (J-B, Jack, F-R, Jeff et Clara) compte tenu du manque de temps et de la fatigue de ceux qui devaient se lever le lendemain.

Les 3 premières manches virent des victoires nettes (Bleu/Rouge/Bleu) avec des contributions décisives de Xel et Clara, pour qu’à la fin les Bleus se fracassent sur une Ville (ou vile ?) assassine. Comme souvent, c’est F-R qui avec son « Bolton 2 » a donné l’indice le plus remarquable. Son équipe, apparemment bien au fait des derniers rebondissements de la saison 6 de GoT –no spoilers, please !– désigna sans mal Arc et Peau. Xel quant à elle frappa fort en entamant sa manche avec un « Corps 5 » dont les Bleus trouvèrent 4 mots.

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Séance de VENDREDI 24/06/2016 à Ti Koad

Le 24 juin 1859, les armées franco-sardes se heurtent à l’armée autrichienne à Solferino, en Lombardie, dans une mêlée sanglante et désordonnée qui fait suite à celle de Magenta du 4 juin. Le roi de Piémont-Sardaigne Victor-Emmanuel II et son allié, l’empereur des Français Napoléon III, font face à l’empereur d’Autriche, François-Joseph 1er.

Le conflit entre l’empire autrichien et la coalition franco-sarde est né de la promesse faite par Napoléon III au roi de l’aider à faire autour de lui l’unité de l’Italie en échange de la Savoie et Nice. L’Autriche occupe la Vénétie et la Lombardie et exerce un protectorat de fait sur les principautés d’Italie centrale. Elle constitue le principal obstacle à l’unification de la péninsule.

Au cours d’une entrevue secrète à Plombières, les 20 et 21 juillet 1858, le Premier ministre piémontais Cavour convainc l’empereur des Français d’intervenir en faveur du Piémont-Sardaigne en cas de « geste agressif » de l’Autriche. Il provoquera ensuite habilement ce geste de l’Autriche. C’est ainsi que la France est entraînée à son corps défendant dans une guerre entre le Piémont et l’Autriche, et déclare la guerre à Vienne le 3 mai 1859.

Les alliés franco-sardes l’emportent difficilement à Magenta, une région marécageuse entre Novare et Milan, où Napoléon III manque d’être fait prisonnier avec son état-major. L’armée française arrive à prendre la ville au terme d’une bataille qui laisse 9 000 morts sur le terrain.  

L’armée autrichienne fait une retraite ordonnée et les avant-gardes alliées la rencontrent avec surprise. Les Franco-Piémontais se voient contraints au combat qu’ils n’attendaient pas si tôt. Le front s’étire sur une douzaine de kilomètres et donne lieu à quatre batailles séparées, décousues et épuisantes. Au bout de quelques heures, l’empereur Napoléon III décide de provoquer une rupture par une attaque massive au centre, sur le village de Solferino, que surplombe une célèbre tour carrée, la spia dell’Italia («l’espionne de l’Italie»).

Au terme de cette bataille désordonnée et sans envergure stratégique, près de 40 000 soldats restent sur le champ de bataille: 12 000 Français, 6 000 Piémontais et 22 000 Autrichiens. L’empereur assiste dès le lendemain aux opérations de secours, sous un soleil de plomb. Il respire l’odeur des charniers, voit les amputations à la chaîne, entend les cris des blessés et des agonisants, et ne peut retenir ses larmes.

Malgré les réticences des Piémontais, qui ont tout lieu d’être satisfaits de cette guerre par procuration, Napoléon III profite de son avantage pour signer un armistice avec l’empereur d’Autriche François-Joseph 1er le 11 juillet. La guerre entre la coalition franco-piémontaise et l’Autriche n’aura duré que deux mois. Quelques mois plus tard, par le traité de Turin, la France reçoit Nice et la Savoie.

Solferino inaugure une période de conflits très meurtriers, avec des batailles où mourront des dizaines de milliers de soldats sans emporter la décision. La guerre de Sécession, qui se profile aux États-Unis, sera le premier de ces conflits d’un nouveau genre.

Visitant le champ de bataille de Solferino à l’occasion d’un voyage d’affaires, un banquier genevois de 31 ans, Henry Dunant, s’indigne du sort fait aux blessés et organise de premiers secours. De retour à Genève, il lance un appel à l’opinion européenne dans un livre intitulé : Un souvenir de Solferino. Avec quatre amis genevois, il crée le 17 juillet 1863 une organisation internationale et neutre destinée à secourir les victimes de guerre, le Comité International de la Croix-Rouge  (CICR).  Une conférence internationale aboutira à la signature de la première Convention de Genève « pour l’amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne ».

157 ans après la bataille de Solferino, quelques joutes un peu moins sanglantes se produisirent à Lannion. La première fut verbale, opposant une bataillon de parti-civiliens à l’assaut du fort de St-Elivet, et une association qui y avait établi ses quartiers pour la soirée. Deux émissaires furent missionées, mais leur misison échoua et un camp de fortune fut établi sur le site de Ti Koad. D’autres joutes vous sont contées ci-après. Il semble que la Croix Rouge n’ait pas eu à intervenir…

Table 1, dite « sanglante »
…où, dans un Quartermaster, Jeff, Jack, Laurent et François-René se sont affrontés dans une partie qui vit me semble-t-il la victoire de l’axe.

Table 2, dite « discutée »
…où  Xel, Elaine, Gael, Baptiste, Hélène et Nicolas se mesurent à Paul, le fantôme de Mysterium. La lutte fut épique mais la victoire était au bout.

Table 3, dite « stratégique »
…où Joane et Jérôme s’imposent presque sans bruit à Marvel dice masters, en mystifiant Axel et Julien.

Table 4, dite « initiatique »
…où De vulgari eloquentia accueille une tablée composée de Tristan, Dom, Mickaël, Thomas et VHS. Nous sommes en Italie, fin du Moyen-Âge. Pour rédiger leurs contrats, les grands marchands de tissus ont besoin d’une langue unique, comprise par tous. Les érudits se mettent en quête d’une alternative au latin, traditionnellement utilisé par les élites. Ce sera la Volgare, une langue populaire issue des dialectes parlés dans la péninsule. Saint François d’Assise et Dante l’utilisent même pour rédiger deux textes majeurs, La Cantique de frère Soleil et La Divine Comédie. Les joueurs sont réunis pour prendre part à la création de cette langue…
De Vulgari Eloquentia est un jeu riche et aux possibilités multiples autour d’une quête pour la connaissance: réunir les manuscrits des différents dialectes italiens, percer les secrets de la bibliothèque du Vatican ou de l’université de Bologne font partie des épreuves initiatiques. Le jeu se dote d’un mécanisme de rôle original: de marchand, le rôle de départ, on peut monter en grade, ou alors se convertir en frère, puis monter l’échelle de l’église, cardinal ou même pape. Et bien sûr, s’ils ne peuvent profiter des richesses de villes, les hommes d’église demandent l’aumône aux marchands… La fin est imprévisible, dépendant de la santé du pape, qui est toujours embuée d’un épais mystère…

Tous se convertirent sauf Dom, qui suivit la filière marchande jusqu’au bout et termine second avec 53. Tristan, primus inter pares, finit comme il se doit en tête, auréolé de 59 points, entouré d’un aéropage composé du cardinal Thomas (48), et des frères Mickaël (48) et François (40). Je fus mal payé, étant le seul à visiter toutes les villes, y compris l’université de Bologne, mais il me manqua un peu de connaissance sur la fin pour acquérir les précieux manuscrits. Un bon jeu, un peu long à 5, mais dont le matériel sobre et de bon goût incite à la méditation quand ce n’est pas son tour de jeu…

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Table 5, dite « cartographiée »
…..où une partie de Imagine oppose divers joueurs qui firent assaut d’imagination pour faire deviner des mots et des concepts, dont un subtil « Bison futé » qui donna lieu à un foisonnement de propositions…

Table 6, dite « crucifiée »
…les bleus (Jérôme, Joane, Paul, VHS) finissent par dominer les rouges (Xel, Dom, François-René) par 2 à 1 à Codenames. On retiendra de cette partie un « bras » baladeur de peintre et de boxeur, soutenu mordicus par Joane avec juste raison, mais que les bleus perdirent en route alors qu’ils l’avaient à portée de main, et un audacieux « Eglise 6 » de François-René, qui faillit réussir. Les rouges eurent la balle de match avec un (main, opération) mais ne purent conclure avec un doigt (chirurgien aurait été approprié), mais surtout avec un (crèpe, suite) trop dissimulé derrière l’énigmatique raffinement et finirent crucifiés…

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Séance de MARDI 14/06/2016 à St-Elivet

En ce 14 juin, les manifestants sillonnaient Paris. Célébrant à leur façon l’anniversaire de Che Guevarra, ils se placèrent sous le patronage du « révolutionnaire le plus glamour et ayant la réputation d’avoir connu le plus de victoires », ainsi que le Département d’État américain le consacra au lendemain de sa disparition. Pendant ce temps, à Lannion, tout était calme sauf au premier étage d’une rue apparemment tranquille…

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Table 1, dite « des affaires étrangères »
Bruno convie Jean-Yves, Dom et Nicolas II à Kemet. Il gagne la partie à l’usure, Jean-Yves l’ayant accompagné jusqu’à la fin avant de lâcher à la fin.

Table 2, dite « des colonies »
A Lords of waterdeep il se dit que Baptiste, avec 123, céda le pas à Nicolas-Neox, 126, qui lui-même eut la galanterie de laisser s’imposer Hélène (130).

Table 3, dite « de la roulette russe »
A Marvel dice masters, Jérôme nous montre qu’il en a vraiment une très volumineuse. En plus, elle est très pratique sa mallette à dés, jaune et noir façon bricoleur-du-dimanche-mais-quand-même-classe, il ne fallait pas moins pour transporter les innombrables dés, tous différents et de belle facture, que comporte ce jeu. Faisant équipe avec lui, VHS se retrouve embarqué dans l’équipe victorieuse, face à Xel et François-René, sur un score de 22 points de vie à 0, autant dire, une valise, et ceci malgré les protestations de l’équipe adverse sur le thème « à ce jeu, c’est le premier qui joue qui gagne…. ».

Table 4, dite « de la guerilla »
Dans le confort feutré d’un coin de salle, Mickaël affronte Thomas: ils se disputent A few acres of snow, un Wallace qui rejoue le match France-Angleterre de façon très réaliste m’a-t’on-dit (genre: les anglais avec leur grosse flottille face aux petits français débrouillards). Les anglais, incarnés par Mickaël, s’imposent à l’usure.

Table 5, dite  » de la légende noire »
La table 3 se recompose pour former une table de Dark Tales,  un jeu de cartes plaisant où VHS se complut à faire fructifier une rente (combo de cartes nuit et jour) pour l’emporter 32 à 30 face à FR. Jérôme (19) n’a pas eu la main et Xel (5) passa le plus clair de son temps à l’obscurcir entre les cartes nuit et jour.

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Table 6, dite « des héros ordinaires »
La table 5 enchaîne sur Héros à louer. Une partie que votre modeste narrateur, qui découvrait le jeu, remporte encore, sa modestie dut-elle en souffrir.

Table 7, dite « de l’amour éternel »
La table 1 se disperse, Dom entraîne Nicolas II à Love letter et le laisse gagner.

Table 8, dite « des agents secrets »
La table 7 peut enfin fusionner avec la 6 pour le digestif Codenames – version DUC. Une partie où des bleus solides (VMN, Jérôme, Dom) s’imposent 2 à 1 face à des rouges (FR, Xel, N2) désorientés , aux cultures cinéphiles divergentes, et qui ne durent leur point qu’à un pari très hasardeux sur la fin (un coup de « baguette » magique puisque tel était le mot). Pendant ce temps, les bleus avaient déroulé avec des Mussolini 4 (Rome, botte, ordre, noir), et même régalé avec le magnifique Cocaïne 2 = Rail + Air trouvé par Jérôme.

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Séance de VENDREDI 03/06/2016 à St-Elivet

Le 3 juin, c’est l’anniversaire de Julie Gayet. Une actrice qui revient régulièrement dans l’actualité pour diverses raisons, et plus encore le soir de ses 44 printemps, belle occasion de revisiter sa filmographie sucrée comme un loukoum à la rose…

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Table n°1 dite « Sans laisser de traces »…

.. où Thomas, Tristan, Laurent, Nicolas II et Baptiste-au-cuir-luisant  se sont affrontés à Naissance et apogée des empires dans un fond de salle délaissé. Seule trace de cette partie, la victoire sans bavure de Nicolas II.

Table n°2 dite « Les Cent et Une Nuits » …

… où Xel, Bruno, Paul et VHS ont exploré l’univers de Kemet. Votre humble serviteur a mis un temps certain à assimiler le mécanisme jour / nuit. Mes nuits ont été plus belles que mes jours, mais comme le jour est beaucoup plus long que la nuit, je finis par m’éclipser d’une feuille de marque que Bruno domine d’un point (9 à 8) face à Paul, à qui la victoire semblait promise. Il faut dire que nous avons consciencieusement pilonné ses positions lors du dernier jour, dans l’espoir de faire renaître une dernière nuit, manoeuvre dont Bruno, tapis dans l’ombre du dernier jour, profita avec un opportunisme qu’il serait coupable de nier.

Table n°3 dite « La Confusion des genres » …

… où à Shadow Hunters avec Baptiste, Hélène, Axel, Dom, F-R et Nicolas-1, les personnages sont tombés comme des mouches. Les Hunters (Nicolas & Hélène) triomphent quand Neox remporte son combat singulier contre Dom, et F-R en profite pour gagner aussi à cause de sa condition de victoire de Neutre.

Table n°4 dite « Un monde presque paisible » …

… où Julien-Paimpol, Jacques et Marie-Anne ont livré 3 aventures de Arcadia quest dans l’univers paisible de la bibliothèque.

Table n°5 dite « A la belle étoile » …

… où, à Big book of Madness (un deck builder coopératif dans un monde de magiciens), Elaine, Frank et Dom gagnent facilement la partie de niveau facile mais en oubliant une règle qui ajoutait des cartes nuisibles à leur deck à chaque fois que leur pioche était vide…

Table n°6 dite « La Petite Apocalypse » …

… où Mickaël, Joan et Julien-Lannionse ont voyagé sur Chosŏn, dynastie fondée par le Général Yi et qui a succédé à la dynastie Koryŏ, éteinte. Malheureusement, peu après sa création, des intriguants font leur apparition dans le royaume de Chosŏn. On les surnomme les Observateurs et depuis leur arrivée, le royaume est de nouveau déchiré par une lutte intestine féroce: la guerre a pris le pas sur la politique et ses manipulations. L’influence des Observateurs sur certaines familles est très grande, et d’aucuns affirment même qu’ils ont doté celles-ci de pouvoirs incroyables comme celui de voyager dans le temps… Un voyage dont Mickaël sortira en vainqueur.

Table n°7 dite « After » …

… où Hélène, Axel, FR et Neox se sont penchés sur Zombicide Black Plague : ils se sont fait collectivement exploser. A noter que Black Fleet a préalablement fait un aller retour rapide entre sa boîte et cette table.

Table n°8 dite « Carré blanc » …

… où Mickaël, Joan et Julien-Lannion se sont penchés sur Via Nebula. Un Wallace où il faut dissiper les brumes, exploiter et convoyer des ressources vers des chantiers afin d’être récompensé par les villageois locaux. Coopérer ponctuellement avec les autres joueurs permet d’ouvrir des chemins et partager les denrées…mais il ne faut pas perdre son objectif en route. Mickaël, très en verve, enchaîne.

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Table n°9 dite « Ça ne se refuse pas » …

… où 11 joueurs ont pris place autour de la table d’un Codenames commercial. Dans cette version non-DUCifiée, les mots changent, et si le matériel de jeu est plaisant, il se révèle moins facile de faire jouer des doubles sens. Certains ont lourdement déroulé leur répertoire de connaissances sportives (ainsi, Tarzan, Florent Manaudou et Dominique Rocheteau ont été convoqués dans la même manche) pour finir par dérouter leur public (non, Tarzan n’est pas vert), d’autres se sont perdus dans des allusions trop équivoques dans l’univers idéal des nectars, des biches et des boréales. On disserta sur les noeuds lunaires, le moment où, lors de sa rotation autour de la terre, la lune coupe le plan de rotation de la terre autour du soleil (plan de l’écliptique). Enfin, Paul nous gratifia d’un joli Ibis 3 qui visait à la fois hôtel, pyramide et Egypte, malheureusement resté incompris. Au final, les rouges (Paul, VHS, Xel, Bruno, Axel) l’emportent 2 à 1 face aux Bleus (Hélène, F-R, Dom, Nicolas II, Joane, Baptiste).

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Séance de MARDI 24/05/2016 à St-Elivet

Affluence typique pour un mardi :

Table 1, dite « aventure version légère » : Baptiste-aux-Thunes, Mickaël, Hélène et François-René jouent à The World of Smog : Au Service de Sa Majesté. Dans cet univers uchronique et steampunk, c’est Mickaël qui ressort vainqueur du Londres mystérieux.

Les mêmes enchaînent avec une partie de Héros à louer, petit jeu de cartes avec du bluff et des pouvoirs. Et c’est Baptiste qu’il faut louer pour sa victoire.

Table 2, dite « aventure version lourde » : Pendant ce temps, 6 courageux aventuriers (Jérôme, Maud, Jean-Yves, Bruno, Nicolas-II et VHN) partaient à la découverte de Pathfinder (« Le Jeu de Cartes: L’Eveil des Seigneurs des runes » enrichi de quelques extensions, croyez-moi il y a du matos). C’est  un jeu coopératif d’aventures dans un monde heroic-fantasy, utilisant un mécanisme de deck-building (avec un deck à usage unique), et conçu pour être joué en mode campagne (nous avons fait le premier scénario d’une suite de 30). Nos erreurs de débutants (du genre s’éparpiller trop au début, ce qui fait que les personnages ne peuvent pas s’épauler), nos lancers de dés franchement pas fameux et l’impitoyable décompte des tours de jeu restants nous ont tout droit conduits à un échec collectif, sans même avoir aperçu le Boss qui se dissimulait dans l’un des 8 lieux visitables. Dans la série « PC est une communauté riche et diverse », signalons qu’après les demandes pour des jeux daltoniens-friendly, on voit émerger des demandes pour des jeux presbytes-friendly.

Table 3, dite « un Codenames, ça se mange sans faim » : Les restants se réunissent pour finir la soirée par un quickie : un Codenames en 2 manches gagnantes. Ca a été très serré entre les Rouges (Maud, Jérôme, J-Y et VHN) et les Bleus (F-R, Nicolas et Bruno). Dans la première manche, rien ne pouvait plus empêcher les Bleus de l’emporter. Rien ? si ce n’est la tentation de deviner le mot supplémentaire permis par les règles, mot vous l’avez deviné qui était l’assassin ! Au match retour, les Bleus l’emportent d’une courte tête malgré un « Bouclier de Brennus 3 » jugé hors-jeu.  La manche décisive a eu une physionomie inhabituelle : les Rouges n’ont pas suivi la « Prostituée 4 » puis les dés blancs et les indices à 1 se sont accumulés plus qu’à l’habitude. Le dernier mot gênant recouvert, VHN se voyait déjà en haut de l’affiche en livrant son indice final à 3. Las, l’imaginaire corrompu de ses partenaires engloutit ses espoirs dans un trou noir.

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Séance de VENDREDI 20/05/2016 à St-Elivet

En ce vendredi soir, la salle de quartier s’est emplie pour une soirée de jeux sous le signe de voyages lointains. La dispersion des troupes a empêché le rédacteur de collecter les résultats, mais nul doute que le forum y remédiera.

Table 1, dite « En Mésopotamie » : JiBee, Paul et Tristan jouent à Amyitis. NIP s’impose et repart chez lui en sifflotant un air oriental.

Table 2, dite « Sur le Missouri » : Lewis & Clark avec Mickaël, Julien-Lannion, Jeff et Françoise.

Table 3, dite « Week-end écossais » : partie de niveau difficile de Mysterium avec Thomas dans le rôle du fantôme, Elaine & Gaël qui découvraient, Joan, VHN, Jérôme et Maël, un jeune visiteur aux tendances rôlistes ayant découvert l’association sur internet.

La première phase se termine de justesse avec un bel exemple d’esprit d’équipe pour sauver le soldat Gaël au cours des deux dernières heures. Dans la seconde phase (le vote), seul Dom a accès à l’ensemble des indices (dont il fera un bien mauvais usage) et pas un seul des 6 medium choisira le véritable coupable. Oh well…

Table 4, dite « Voyage dans le temps et l’espace » : Space Crusade est un vénérable jeu avec des figurines des années 1990 (édité par MB, un nom qu’on n’est pas habitués à voir sortir à PC). Pour sa première apparition il réunit François-René, Baptiste-Ploutocrate-Interstellaire, Jack et Nicolas-II.

Table 5, dite « Paris-Berlin-Colorado » : Axel et son correspondant allemand, arrivés tardivement, se sont affrontés à Carcassonne dans sa version La ruée vers l’or.

Table 6, dite « Dans les nuages » : Jeff, Mickaël, Julien et Tristan essaient Via Nebula, un nouveau jeu de Martin Wallace avec des cubes et un look bisounours. Selon Jeff, c’est bien.

Table 7, dite « Au fond des oubliettes » : Axel et son visiteur, Jérôme et Nicolas jouent à Dungeon Raiders.

Table 8, dite « Nulle part ailleurs » : Plus de 3 heures pour achever 5 manches d’un party game léger, cela peut paraître beaucoup. Pourtant, on ne s’est pas ennuyés un instant pendant cette partie mémorable de Codenames et il y a avait un moment qu’on n’avait pas autant ri. Le casting : les Bleus alignaient Baptiste (jusqu’à son départ), Joan et Dom puis ont reçu le renfort de Paul et Nicolas; côté Rouge, Thomas et Gaël (que nous avions convaincu de rester essayer ; je crois qu’il n’a pas regretté !), ensuite rejoints par F-R et Jérôme.

Assez vite, les Bleus se sont retrouvés menés à 0 à 2 (on m’a demandé de passer sous silence l’épisode dit « des mains baladeuses »). La troisième partie a vu les Bleus de nouveau distancés entamer une remontée remarquable et coiffer leurs adversaires sur le fil. Dans la manche de l’égalisation, F-R en maître-espion a été victime de sa « Dominatrice 4 » en laissant l’inconscient de ses équipiers les entraîner dans un Lit assassin. L’affrontement ultime a tenu ses promesses : le « Tir 3 » des Bleus ayant raté sa cible, ils ont tenté avec un « Ephémère 3 » de découvrir en un tour leurs 4 dernières tuiles. Las, leur ultime choix a offert aux Rouges une belle victoire.

Encore une fois, on s’instruit en s’amusant à ce jeu tout en apprenant de belles sur les autres. Ainsi, certaines préfèrent leur plateau de fruits de mer garni de pinces de coques, les opérations ne font pas partie pour tous des bases des mathématiques, les cyclistes reçoivent peu de compassion et on sait maintenant pourquoi il n’y a plus de pigeons à Paris. Quant aux intéressantes discussions médicalo-anatomiques, elle n’ont je crains pas leur place ici. Mais où d’autre peut-on voir à minuit passé une adhérente à jeun, à moitié debout sur les tables et s’écriant « je suis un grand chat !!! » ?

Au fait, Codenames en version francisée vient de sortir dans les bonnes boutiques de jeu. Méfiez-vous des imitations !

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Séance de VENDREDI 29/04/2016 à St-Elivet

Le 29 avril 1945, tandis que la guerre touche à sa fin, les élections municipales donnent l’occasion aux Françaises de voter pour la première fois de leur Histoire. Entre les deux guerres mondiales, sous la pression des mouvements suffragistes et d’intellectuelles comme Louise Weiss, la Chambre des députés vota à plusieurs reprises en faveur du vote féminin. Mais ses propositions seront six fois repoussées par le Sénat. Les motifs des opposants tiennent à des préjugés personnels et à la crainte paradoxale que les femmes ne renforcent le camp conservateur. La gauche radicale et socialiste craint en particulier que les femmes ne rallient le camp clérical et ne se soumettent aux injonctions de leur curé !

Il faut attendre les soubresauts de la Libération pour qu’enfin les Françaises obtiennent le droit de vote et voir l’égalité des droits inscrite dans le préambule de la Constitution de la IVe République (27 octobre 1946). Mais la féminisation de la représentation parlementaire se fait attendre et le nombre d’élues à l’Assemblée nationale stagne aux environs de 30 (5% des députés) jusqu’en 1997, où laquelle il passe à 59 grâce à un effort particulier du Parti socialiste.

A noter, les militaires étaient aussi exclus du droit de vote mais pour d’autres raisons (quoi que…). C’est seulement le 17 août 1945 – quelques mois après les femmes – que les troupes de la Grande Muette ont obtenu ce droit…

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71 ans après, à St-Elivet,  tout le monde a eu le droit à la parole, mais peu en ont usé. Tandis que votre chroniqueur débarquait d’un train de nuit, il découvrait le spectacle fascinant de 4 tables très studieuses, autour desquels s’amassaient des joueurs mutiques et profondément absorbés à leur tâche. Comme celle de la presse, la liberté de parole ne s’use que si l’on ne s’en sert pas…

Table 1, dite « Tambouille électorale » : Marie-Anne, Jacques et Franck revisitent Alchimistes, un joli jeu scientifique où l’on se bat pour la réputation d’être un chercheur efficace, soutenu par les mécènes, et surtout, un chercheur dont les théories se vérifient. Et des recherches, ce n’est pas ce qui manque, à tel point qu’une application sur smartphone est fort conseillée pour jouer ! Le résultat de cette partie haletante sera dévoilé par le comité Nobel du forum.

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Table 2,  dite « Une attente sans fin » :  Mickael, Nicolas II, un de ses accolytes, le nommé Paul, et Frank s’essaient à Runewars,  un jeu très riche en matériel et règles, et surtout très long. Il semble que personne n’a gagné cette partie qui prit fin avant son terme faute de combattants….

Table 3,  dite « Cinq contre un » : Baptiste triomphe à Trône de fer, opposé à François-René, Hélène, Julien de Paimpol, Jérôme, et Nicolas-Neox. Hélène a dû jeter l’éponge avant l’heure, privée de territoire et peu soutenue par la gent masculine dans cette partie d’hommes… Mais où étaient les suffragettes ?

Table 4, dite « Conservatrice » : à Brass, Thomas (125) devance modestement Dom (113), Xel (105), et Tristan (104). Mais c’est quand même une victoire de plus à son palmarès, dans une table où le haut niveau des scores témoigne d’une intense bataille d’experts.

Table 5,  dite « Grande Muette » : à Black Vienna, Thomas, Xel, Tristan, Dom, et VHS échouent collectivement à deviner les trois espions dans ce jeu, qui, dans sa version originale, vous plonge dans l’univers de l’après guerre, quand le clan de malfaiteurs « Black Vienna » terrorisait la population de Vienne. il s’agit bien sûr de retrouver les trois personnages mystérieux et seule une enquête approfondie de combinaisons logiques permet de démasquer les coupables. Dans sa version DUC, il faut faire assaut d’imagination pour retrouver l’ambiance conspiratrice qui régnait dans la capitale autrichienne…

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Table 6,  dite « Inexorable » : à Codenames, les rouges, Dom et VHS, pulvérisent (4-0) les bleus Thomas, François-René, tardivement renforcés par Nicolas II, un coaching qui ne s’avéra point décisif. Les rouges furent efficaces, sobres, et parfois chanceux (un Râteau est-il plus proche d’une Fourche que d’un Club selon vous?),  les bleus brouillons et déconnectés, et parfois trop subtils (à l’image du joli Somalie 2 pour Corne et Colonie).

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