Séance de MARDI 28/06/2016 à Ti Koad

Nous sommes le 28 juin, date de batailles bien connue dans l’histoire, et quelles batailles….
Au cœur des Balkans, sur la lande sinistre de Kossovo Polié, deux armées s’affrontent le 28 juin 1389: les Serbes de Lazare, prince de Raska, et les Turcs du sultan ottoman Mourad 1er. Le sultan est assassiné au cours de la bataille. Son fils Bajazet lui succède aussitôt et à la fin de la journée, victorieux, fait décapiter le prince Lazare tombé entre ses mains. C’en est fini de l’indépendance du royaume serbe. Aucun royaume chrétien n’est désormais en mesure d’arrêter la poussée turque dans les Balkans et l’Europe centrale. La péninsule des Balkans ne retrouvera son autonomie puis son indépendance qu’au XIXe siècle.
Le 28 juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, est assassiné à Sarajevo par un nationaliste serbe. Cet attentat est le prétexte que vont utiliser quelques semaines plus tard les grandes puissances européennes pour s’entredévorer…
Et cinq ans plus tard jour pour jour, dans la Galerie des Glaces du château de Versailles, là même où fut proclamé le IIe Reich allemand en 1871, un traité entre l’Allemagne et les Alliés règle le conflit qui germa à Sarajevo.

Les représentants de 27 pays alliés font face aux Allemands, mais le traité a été concocté en cercle fermé par quatre personnes seulement : Georges Clemenceau, David Lloyd George, Thomas Woodrow Wilson et Vittorio Orlando. L’Allemagne est amputée du huitième de son territoire et du dixième de sa population, soumise à des limitations de souveraineté humiliantes, et tenue pour seule responsable de la guerre. À la signature du « Diktat », le comte de Brockdorff-Rantzau lit une longue protestation au nom de l’Allemagne, début d’un grand malentendu qui rencontrera un écho sinistre quelques années plus tard…

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Table 1, dite « effondrée »
…où, dans un Pyramide d’animaux en guise d’apéritif amené par Dom, Thomas se révèle le plus habile face à Bruno et votre humble serviteur dans un final à suspense. Le principe du jeu tient dans son titre et l’image ci-dessous le résume bien: empiler les animaux sans en faire tomber, le tout agrémenté d’un dé qui introduit un chaos relatif (à l’échelle des 4 ans et plus à qui ce jeu est destiné…)

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Table 2, dite « étirée»
…où  Nicolas II sort victorieux d’un Summoner wars qui l’opposa à Jean-Yves, Jérôme et Frank. Quatre joueurs calmes, c’est appréciable dans un petit espace pour une table qui subsista jusqu’au bout de la nuit…

Table 3, dite « disputée »
…où Baptiste, la bourse pleine de jeux récupérés à St-Elivet, s’impose de haute lutte avec 26 PV devant Hélène (21) et Nicolas-Neox (23) dans un opus de Via Nebula serré comme une boîte de sardines.

Table 4, dite « rendue à César »
…où Dom fait découvrir à Bruno La gloire de Rome. Un jeu agréable, bien pensé avec ses cartes aux usages multiples, et facile à jouer, mais où il faut surveiller ses voisins comme le lait sur le feu compte tenu des conditions de fin de partie associées à certaines cartes. Car un des inconvénients majeurs du jeu, c’est que lorsqu’un joueur a pris un ascendant, il est quasiment impossible de le rattraper: une bonne main de départ, un brin de stratégie, et la partie est jouée. Un Thomas taille patron, fort d’un banc de touche musclé et d’une main longue comme le bras, s’y voyait déjà.  Cependant, il existe des combos de cartes assez puissantes qui permettent, avec un brin de chance, de revenir dans la partie, et, aussi, des cartes qui y mettent fin abruptement, comme la carte Catacombes, que Dom réussit à construire. Ainsi, il acheva le jeu dans l’instant, et le remporta illico avec 10 points, devant Thomas, 9, Xel, 7, VHS, 4 et Bruno, maçon resté au pied du mur, 2. Un coup de vache, mais, reconnaissons le au vu du résultat, un coup de maître.

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Table 5, dite « anesthésiée »
…..où la table 3 enchaîne sur un Pandémie, dont le monde terminera guéri.

Table 6, dite « ciel mon Mardi ! »
…où la table 4, cherchant un petit jeu d’ambiance de fin de soirée (un jeu qui « pulse » dixit Dom, et donc exit P.I. que je proposai en vain), tombe dans le traquenard posé par Bruno qui réussit à placer son Alhambra: un jeu de développement de cité avec ses chambres, jardins, palais (à l’image du vrai Alhambra)…. Des constructions ouvertes, car il faut faire attention aux murs, des règles assez simples mais plutôt nombreuses, un comptage des points subtil, avec 3 décomptes intermédiaires et un final, et le tout avec des extensions, bien sûr des règles nouvelles et certains joueurs qui ralentissent la progression du jeu: tout était réuni pour défier la promesse initiale… Dom réussit une fois de plus à assimiler les règles de placement et de « scorage » mais, avec 109, finit cette fois coiffé au poteau par Thomas, 116. Xel, 108, complète avec honneur un podium que Bruno, 93, manque de peu, et que VHS, englué dans un dédale de murs inextricable, regarde aux jumelles (45). Ceux qui voulaient se coucher tôt pour un mardi en furent pour leurs frais, mais soyons reconnaissants à Bruno de nous avoir fait découvrir ce joli jeu.

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Table 7, dite « digestive »
…..où Nicolas II et Jérôme, pas lassés de leur interminable campagne, se lancent à l’assaut d’un donjon peuplé de monstres. Welcome to the dungeon fut joué en deux manches, dont le résultat sera partagé en frères.

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Séance de VENDREDI 24/06/2016 à Ti Koad

Le 24 juin 1859, les armées franco-sardes se heurtent à l’armée autrichienne à Solferino, en Lombardie, dans une mêlée sanglante et désordonnée qui fait suite à celle de Magenta du 4 juin. Le roi de Piémont-Sardaigne Victor-Emmanuel II et son allié, l’empereur des Français Napoléon III, font face à l’empereur d’Autriche, François-Joseph 1er.

Le conflit entre l’empire autrichien et la coalition franco-sarde est né de la promesse faite par Napoléon III au roi de l’aider à faire autour de lui l’unité de l’Italie en échange de la Savoie et Nice. L’Autriche occupe la Vénétie et la Lombardie et exerce un protectorat de fait sur les principautés d’Italie centrale. Elle constitue le principal obstacle à l’unification de la péninsule.

Au cours d’une entrevue secrète à Plombières, les 20 et 21 juillet 1858, le Premier ministre piémontais Cavour convainc l’empereur des Français d’intervenir en faveur du Piémont-Sardaigne en cas de « geste agressif » de l’Autriche. Il provoquera ensuite habilement ce geste de l’Autriche. C’est ainsi que la France est entraînée à son corps défendant dans une guerre entre le Piémont et l’Autriche, et déclare la guerre à Vienne le 3 mai 1859.

Les alliés franco-sardes l’emportent difficilement à Magenta, une région marécageuse entre Novare et Milan, où Napoléon III manque d’être fait prisonnier avec son état-major. L’armée française arrive à prendre la ville au terme d’une bataille qui laisse 9 000 morts sur le terrain.  

L’armée autrichienne fait une retraite ordonnée et les avant-gardes alliées la rencontrent avec surprise. Les Franco-Piémontais se voient contraints au combat qu’ils n’attendaient pas si tôt. Le front s’étire sur une douzaine de kilomètres et donne lieu à quatre batailles séparées, décousues et épuisantes. Au bout de quelques heures, l’empereur Napoléon III décide de provoquer une rupture par une attaque massive au centre, sur le village de Solferino, que surplombe une célèbre tour carrée, la spia dell’Italia («l’espionne de l’Italie»).

Au terme de cette bataille désordonnée et sans envergure stratégique, près de 40 000 soldats restent sur le champ de bataille: 12 000 Français, 6 000 Piémontais et 22 000 Autrichiens. L’empereur assiste dès le lendemain aux opérations de secours, sous un soleil de plomb. Il respire l’odeur des charniers, voit les amputations à la chaîne, entend les cris des blessés et des agonisants, et ne peut retenir ses larmes.

Malgré les réticences des Piémontais, qui ont tout lieu d’être satisfaits de cette guerre par procuration, Napoléon III profite de son avantage pour signer un armistice avec l’empereur d’Autriche François-Joseph 1er le 11 juillet. La guerre entre la coalition franco-piémontaise et l’Autriche n’aura duré que deux mois. Quelques mois plus tard, par le traité de Turin, la France reçoit Nice et la Savoie.

Solferino inaugure une période de conflits très meurtriers, avec des batailles où mourront des dizaines de milliers de soldats sans emporter la décision. La guerre de Sécession, qui se profile aux États-Unis, sera le premier de ces conflits d’un nouveau genre.

Visitant le champ de bataille de Solferino à l’occasion d’un voyage d’affaires, un banquier genevois de 31 ans, Henry Dunant, s’indigne du sort fait aux blessés et organise de premiers secours. De retour à Genève, il lance un appel à l’opinion européenne dans un livre intitulé : Un souvenir de Solferino. Avec quatre amis genevois, il crée le 17 juillet 1863 une organisation internationale et neutre destinée à secourir les victimes de guerre, le Comité International de la Croix-Rouge  (CICR).  Une conférence internationale aboutira à la signature de la première Convention de Genève « pour l’amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne ».

157 ans après la bataille de Solferino, quelques joutes un peu moins sanglantes se produisirent à Lannion. La première fut verbale, opposant une bataillon de parti-civiliens à l’assaut du fort de St-Elivet, et une association qui y avait établi ses quartiers pour la soirée. Deux émissaires furent missionées, mais leur misison échoua et un camp de fortune fut établi sur le site de Ti Koad. D’autres joutes vous sont contées ci-après. Il semble que la Croix Rouge n’ait pas eu à intervenir…

Table 1, dite « sanglante »
…où, dans un Quartermaster, Jeff, Jack, Laurent et François-René se sont affrontés dans une partie qui vit me semble-t-il la victoire de l’axe.

Table 2, dite « discutée »
…où  Xel, Elaine, Gael, Baptiste, Hélène et Nicolas se mesurent à Paul, le fantôme de Mysterium. La lutte fut épique mais la victoire était au bout.

Table 3, dite « stratégique »
…où Joane et Jérôme s’imposent presque sans bruit à Marvel dice masters, en mystifiant Axel et Julien.

Table 4, dite « initiatique »
…où De vulgari eloquentia accueille une tablée composée de Tristan, Dom, Mickaël, Thomas et VHS. Nous sommes en Italie, fin du Moyen-Âge. Pour rédiger leurs contrats, les grands marchands de tissus ont besoin d’une langue unique, comprise par tous. Les érudits se mettent en quête d’une alternative au latin, traditionnellement utilisé par les élites. Ce sera la Volgare, une langue populaire issue des dialectes parlés dans la péninsule. Saint François d’Assise et Dante l’utilisent même pour rédiger deux textes majeurs, La Cantique de frère Soleil et La Divine Comédie. Les joueurs sont réunis pour prendre part à la création de cette langue…
De Vulgari Eloquentia est un jeu riche et aux possibilités multiples autour d’une quête pour la connaissance: réunir les manuscrits des différents dialectes italiens, percer les secrets de la bibliothèque du Vatican ou de l’université de Bologne font partie des épreuves initiatiques. Le jeu se dote d’un mécanisme de rôle original: de marchand, le rôle de départ, on peut monter en grade, ou alors se convertir en frère, puis monter l’échelle de l’église, cardinal ou même pape. Et bien sûr, s’ils ne peuvent profiter des richesses de villes, les hommes d’église demandent l’aumône aux marchands… La fin est imprévisible, dépendant de la santé du pape, qui est toujours embuée d’un épais mystère…

Tous se convertirent sauf Dom, qui suivit la filière marchande jusqu’au bout et termine second avec 53. Tristan, primus inter pares, finit comme il se doit en tête, auréolé de 59 points, entouré d’un aéropage composé du cardinal Thomas (48), et des frères Mickaël (48) et François (40). Je fus mal payé, étant le seul à visiter toutes les villes, y compris l’université de Bologne, mais il me manqua un peu de connaissance sur la fin pour acquérir les précieux manuscrits. Un bon jeu, un peu long à 5, mais dont le matériel sobre et de bon goût incite à la méditation quand ce n’est pas son tour de jeu…

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Table 5, dite « cartographiée »
…..où une partie de Imagine oppose divers joueurs qui firent assaut d’imagination pour faire deviner des mots et des concepts, dont un subtil « Bison futé » qui donna lieu à un foisonnement de propositions…

Table 6, dite « crucifiée »
…les bleus (Jérôme, Joane, Paul, VHS) finissent par dominer les rouges (Xel, Dom, François-René) par 2 à 1 à Codenames. On retiendra de cette partie un « bras » baladeur de peintre et de boxeur, soutenu mordicus par Joane avec juste raison, mais que les bleus perdirent en route alors qu’ils l’avaient à portée de main, et un audacieux « Eglise 6 » de François-René, qui faillit réussir. Les rouges eurent la balle de match avec un (main, opération) mais ne purent conclure avec un doigt (chirurgien aurait été approprié), mais surtout avec un (crèpe, suite) trop dissimulé derrière l’énigmatique raffinement et finirent crucifiés…

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Séance de VENDREDI 17/06/2016 à St-Elivet

A la mort de Staline, le 5 mars 1953, dans les pays soumis au joug soviétique, on se prend à espérer. C’est ainsi qu’éclate en RDA l’insurrection ouvrière du 16 juin 1953. À Berlin-Est, 60.000 manifestants s’en prennent aux symboles du pouvoir communiste. Cette initiative des ouvriers du bâtiment qui travaillent sur la Stalinallee s’étend le lendemain à toutes les villes de la RDA. Les ouvriers dénoncent l’augmentation des cadences dans les usines et chantiers, à salaire constant, imposées par le gouvernement communiste mis en place dans sa zone d’occupation militaire après l’effondrement de l’Allemagne nazie.

Les chars Soviétiques noient l’insurrection dans le sang, au prix d’un grand nombre de victimes: au moins 80 morts et 25.000 arrestations. Ce soulèvement démocratique et anticommuniste vaut à Beria, successeur de Staline, d’être évincé le 26 juin, arrêté, et aussitôt exécuté sur les ordres de Nikita Khrouchtchëv.

La répression laissera les Occidentaux indifférents. Au plus fort de la guerre froide, quelques mois à peine après les éloges dithyrambiques qui ont accompagné les funérailles de Staline, ils se résignent à la coupure de l’Europe en deux. Les Allemands de l’Est échappent comme ils le peuvent à la répression. Sur 19 millions d’habitants, plus de 3 fuiront à l’Ouest avant la construction du mur de Berlin,  le 13 août 1961.

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63 ans plus tard, si le mur de Berlin est tombé, les murs sont revenus partout ailleurs, et l’Europe est plus que jamais menacée d’éclatement. Cherchez l’erreur….

Table 1, dite « épurée »
…où, dans un Battlestar Galactica tendu comme l’élastique d’une trique, les humains (Xel, FR, Nicolas II) finissent par épurer les traîtres Paul, qui passa longtemps en prison avant de réclamer sa libération et Michal, serial cylon.

Table 2, dite « de guerre froide »
…où Julien de Lannion expose les rudiments d’Arctic scavengers, un jeu de deck building où l’on doit survivre dans le froid polaire tout en faisant des escarmouches. Une partie pour polyglottes avec des cartes en anglais et en français, et où Thomas, serial deck builder, s’impose avec 38 PV, devant Xel, 37, VHS, 33 et Julien, 21.

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Table 3, dite « à bas bruit »
…où Nicolas-Neox (63) s’impose sans bruit à Barony pendant que JiBee (40), Tristan (55) et Baptiste (54) se tirent la bourre mutuellement, sans prendre garde à l’eau qui dort…

Table 4, dite « de la vendetta»
…où l’Auberge sanglante accueille des tauliers qui ne font pas dans la dentelle. Mickaël repart plus riche de 79 francs, devant Baptiste, 66, Jibee, 63, et Tristan, 60.

Table 5, dite « des ouvriers »
…..où une partie de Deck building (un jeu qui est une forme de tautologie puisqu’on y construit vraiment des bâtiments, tout en suivant les mécanismes du deck building) oppose Tristan à Mickaël sans que le résultat nous parvienne à l’heure du bouclage. Mais ça avait l’air mieux bâti chez Mickaël…

Table 6, dite « embastillée »
…où Thomas, Axel, Julien et VHS se retrouvent à Welcome to the dungeon. A ce jeu, on combat des monstres qui arrivent dans un donjon..ou pas. Tout l’art est de se retirer à temps du combat, ou d’y aller si on s’en sent capable. Une partie très très serrée où VHS s’impose sur le fil, et repart avec deux beaux diplômes à accrocher dans son salon.

Table 7, dite « coupée en deux »
…où Elaine remporte un 7 wonders (duel) face à Mickaël.

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Séance de MARDI 14/06/2016 à St-Elivet

En ce 14 juin, les manifestants sillonnaient Paris. Célébrant à leur façon l’anniversaire de Che Guevarra, ils se placèrent sous le patronage du « révolutionnaire le plus glamour et ayant la réputation d’avoir connu le plus de victoires », ainsi que le Département d’État américain le consacra au lendemain de sa disparition. Pendant ce temps, à Lannion, tout était calme sauf au premier étage d’une rue apparemment tranquille…

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Table 1, dite « des affaires étrangères »
Bruno convie Jean-Yves, Dom et Nicolas II à Kemet. Il gagne la partie à l’usure, Jean-Yves l’ayant accompagné jusqu’à la fin avant de lâcher à la fin.

Table 2, dite « des colonies »
A Lords of waterdeep il se dit que Baptiste, avec 123, céda le pas à Nicolas-Neox, 126, qui lui-même eut la galanterie de laisser s’imposer Hélène (130).

Table 3, dite « de la roulette russe »
A Marvel dice masters, Jérôme nous montre qu’il en a vraiment une très volumineuse. En plus, elle est très pratique sa mallette à dés, jaune et noir façon bricoleur-du-dimanche-mais-quand-même-classe, il ne fallait pas moins pour transporter les innombrables dés, tous différents et de belle facture, que comporte ce jeu. Faisant équipe avec lui, VHS se retrouve embarqué dans l’équipe victorieuse, face à Xel et François-René, sur un score de 22 points de vie à 0, autant dire, une valise, et ceci malgré les protestations de l’équipe adverse sur le thème « à ce jeu, c’est le premier qui joue qui gagne…. ».

Table 4, dite « de la guerilla »
Dans le confort feutré d’un coin de salle, Mickaël affronte Thomas: ils se disputent A few acres of snow, un Wallace qui rejoue le match France-Angleterre de façon très réaliste m’a-t’on-dit (genre: les anglais avec leur grosse flottille face aux petits français débrouillards). Les anglais, incarnés par Mickaël, s’imposent à l’usure.

Table 5, dite  » de la légende noire »
La table 3 se recompose pour former une table de Dark Tales,  un jeu de cartes plaisant où VHS se complut à faire fructifier une rente (combo de cartes nuit et jour) pour l’emporter 32 à 30 face à FR. Jérôme (19) n’a pas eu la main et Xel (5) passa le plus clair de son temps à l’obscurcir entre les cartes nuit et jour.

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Table 6, dite « des héros ordinaires »
La table 5 enchaîne sur Héros à louer. Une partie que votre modeste narrateur, qui découvrait le jeu, remporte encore, sa modestie dut-elle en souffrir.

Table 7, dite « de l’amour éternel »
La table 1 se disperse, Dom entraîne Nicolas II à Love letter et le laisse gagner.

Table 8, dite « des agents secrets »
La table 7 peut enfin fusionner avec la 6 pour le digestif Codenames – version DUC. Une partie où des bleus solides (VMN, Jérôme, Dom) s’imposent 2 à 1 face à des rouges (FR, Xel, N2) désorientés , aux cultures cinéphiles divergentes, et qui ne durent leur point qu’à un pari très hasardeux sur la fin (un coup de « baguette » magique puisque tel était le mot). Pendant ce temps, les bleus avaient déroulé avec des Mussolini 4 (Rome, botte, ordre, noir), et même régalé avec le magnifique Cocaïne 2 = Rail + Air trouvé par Jérôme.

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Séance de VENDREDI 03/06/2016 à St-Elivet

Le 3 juin, c’est l’anniversaire de Julie Gayet. Une actrice qui revient régulièrement dans l’actualité pour diverses raisons, et plus encore le soir de ses 44 printemps, belle occasion de revisiter sa filmographie sucrée comme un loukoum à la rose…

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Table n°1 dite « Sans laisser de traces »…

.. où Thomas, Tristan, Laurent, Nicolas II et Baptiste-au-cuir-luisant  se sont affrontés à Naissance et apogée des empires dans un fond de salle délaissé. Seule trace de cette partie, la victoire sans bavure de Nicolas II.

Table n°2 dite « Les Cent et Une Nuits » …

… où Xel, Bruno, Paul et VHS ont exploré l’univers de Kemet. Votre humble serviteur a mis un temps certain à assimiler le mécanisme jour / nuit. Mes nuits ont été plus belles que mes jours, mais comme le jour est beaucoup plus long que la nuit, je finis par m’éclipser d’une feuille de marque que Bruno domine d’un point (9 à 8) face à Paul, à qui la victoire semblait promise. Il faut dire que nous avons consciencieusement pilonné ses positions lors du dernier jour, dans l’espoir de faire renaître une dernière nuit, manoeuvre dont Bruno, tapis dans l’ombre du dernier jour, profita avec un opportunisme qu’il serait coupable de nier.

Table n°3 dite « La Confusion des genres » …

… où à Shadow Hunters avec Baptiste, Hélène, Axel, Dom, F-R et Nicolas-1, les personnages sont tombés comme des mouches. Les Hunters (Nicolas & Hélène) triomphent quand Neox remporte son combat singulier contre Dom, et F-R en profite pour gagner aussi à cause de sa condition de victoire de Neutre.

Table n°4 dite « Un monde presque paisible » …

… où Julien-Paimpol, Jacques et Marie-Anne ont livré 3 aventures de Arcadia quest dans l’univers paisible de la bibliothèque.

Table n°5 dite « A la belle étoile » …

… où, à Big book of Madness (un deck builder coopératif dans un monde de magiciens), Elaine, Frank et Dom gagnent facilement la partie de niveau facile mais en oubliant une règle qui ajoutait des cartes nuisibles à leur deck à chaque fois que leur pioche était vide…

Table n°6 dite « La Petite Apocalypse » …

… où Mickaël, Joan et Julien-Lannionse ont voyagé sur Chosŏn, dynastie fondée par le Général Yi et qui a succédé à la dynastie Koryŏ, éteinte. Malheureusement, peu après sa création, des intriguants font leur apparition dans le royaume de Chosŏn. On les surnomme les Observateurs et depuis leur arrivée, le royaume est de nouveau déchiré par une lutte intestine féroce: la guerre a pris le pas sur la politique et ses manipulations. L’influence des Observateurs sur certaines familles est très grande, et d’aucuns affirment même qu’ils ont doté celles-ci de pouvoirs incroyables comme celui de voyager dans le temps… Un voyage dont Mickaël sortira en vainqueur.

Table n°7 dite « After » …

… où Hélène, Axel, FR et Neox se sont penchés sur Zombicide Black Plague : ils se sont fait collectivement exploser. A noter que Black Fleet a préalablement fait un aller retour rapide entre sa boîte et cette table.

Table n°8 dite « Carré blanc » …

… où Mickaël, Joan et Julien-Lannion se sont penchés sur Via Nebula. Un Wallace où il faut dissiper les brumes, exploiter et convoyer des ressources vers des chantiers afin d’être récompensé par les villageois locaux. Coopérer ponctuellement avec les autres joueurs permet d’ouvrir des chemins et partager les denrées…mais il ne faut pas perdre son objectif en route. Mickaël, très en verve, enchaîne.

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Table n°9 dite « Ça ne se refuse pas » …

… où 11 joueurs ont pris place autour de la table d’un Codenames commercial. Dans cette version non-DUCifiée, les mots changent, et si le matériel de jeu est plaisant, il se révèle moins facile de faire jouer des doubles sens. Certains ont lourdement déroulé leur répertoire de connaissances sportives (ainsi, Tarzan, Florent Manaudou et Dominique Rocheteau ont été convoqués dans la même manche) pour finir par dérouter leur public (non, Tarzan n’est pas vert), d’autres se sont perdus dans des allusions trop équivoques dans l’univers idéal des nectars, des biches et des boréales. On disserta sur les noeuds lunaires, le moment où, lors de sa rotation autour de la terre, la lune coupe le plan de rotation de la terre autour du soleil (plan de l’écliptique). Enfin, Paul nous gratifia d’un joli Ibis 3 qui visait à la fois hôtel, pyramide et Egypte, malheureusement resté incompris. Au final, les rouges (Paul, VHS, Xel, Bruno, Axel) l’emportent 2 à 1 face aux Bleus (Hélène, F-R, Dom, Nicolas II, Joane, Baptiste).

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Séance de MARDI 31/05/2016 à St-Elivet

Le 31 mai 1793, à l’appel de Robespierre, des sans-culottes parisiens encerclent la Convention et réclament la mise en accusation des députés de la Gironde qui gouvernent le pays. Ils leur reprochent leur incapacité à faire face à l’invasion étrangère et les soupçonnent de préparer le retour de la monarchie. 3 jours plus tard, le 2 juin, 80 000 Parisiens en colère assiègeront l’assemblée de la Convention. Les 22 chefs girondins seront arrêtés et envoyés à la guillotine. À la faveur de ce coup d’État parisien, les députés de la Montagne prendront le pouvoir et installeront la Grande Terreur.

Le crime des Girondins ? Après la victoire de Valmy (20 septembre 1792) et l’instauration de la République, adeptes d’un pouvoir décentralisé, ils auraient souhaité arrêter le cours de la Révolution. Mais au printemps 1793, une succession de défaites militaires ranime la crainte de l’invasion. Les Vendéens se soulèvent de leur côté pour échapper à la levée en masse. La disette et l’inflation réapparaissent de plus belle.

Dans l’urgence, la Convention crée un Tribunal révolutionnaire et un Comité de Salut public. Au contraire des Girondins, les députés de la Montagne (ainsi appelés parce qu’ils siègent en haut de l’Assemblée) préconisent des mesures draconiennes. Robespierre, leur chef, craint qu’une interruption du processus révolutionnaire n’entraîne une restauration de la monarchie.

Les Montagnards font voter une loi sur le cours forcé de l’assignat et ils obtiennent le lancement d’un « emprunt forcé » sur les riches. Ils bénéficient du soutien des sans-culottes parisiens, de la Commune de Paris et du club des Jacobins. Mais ils hésitent à promulguer un prix maximum sur les denrées de première nécessité (le pain) comme le réclament les Enragés.

Les Girondins, bien que tenant les rênes du gouvernement, sont acculés par les groupes de pression parisiens et impuissants à mobiliser leurs propres partisans, pour la plupart en province. Ils tentent de mettre en accusation Jean-Paul Marat, un agitateur populaire qui sait manoeuvrer les sans-culottes des sections parisiennes. Acquitté par le Tribunal révolutionnaire qu’il a lui-même fondé, il a fait un retour triomphal à l’assemblée le 24 avril 1793.

Les Girondins mettent alors sur pied, à la Convention, une Commission des Douze chargée d’enquêter sur des pétitions contre eux-mêmes, qui circulent dans les sections parisiennes de sans-culottes. Les Montagnards tentent une première fois, le 31 mai, d’organiser une insurrection populaire autour de l’Assemblée pour abattre leurs rivaux. Mais l’insurrection n’aboutit qu’à la suppression de la Commission des Douze.

L’insurrection du 2 juin, préparée avec soin par Marat, met en branle les sections parisiennes de sans-culottes et la garde nationale qui encerclent l’assemblée. Comme les députés sortent pour adjurer les manifestants de rentrer dans leurs sections, le sans-culotte Hanriot, à la tête de la garde nationale, menace de faire tirer les canonniers sur eux. Penauds, les élus s’inclinent, reprennent place dans les travées de l’assemblée et votent la mise en état d’arrestation de 29 des leurs, ainsi que l’exige l’insurrection parisienne. Les Girondins, retenus à domicile, s’enfuient et tentent sans succès de soulever les provinces. La plupart seront rattrapés et guillotinés.

Les Montagnards ayant enfin les mains libres, ils vont prendre des mesures d’exception pour contenir les périls tant extérieurs qu’intérieurs. Ce sera pendant 13 mois la Terreur, sous la férule du Comité de Salut public, un gouvernement de sept membres duquel se détache la personnalité visionnaire de Robespierre.

Les sans-culottes menacent les députés girondins le 31 mai 1793 (musée Carnavalet, Paris)

Bien des années plus tard, 223 pour être précis, il règne un léger parfum d’insurrection en France. Mais une troupe de vaillants joueurs ont bravé les périls de l’état d’urgence pour s’affronter dans des joutes ô combien passionnantes…

Table n°1 dite « aux stratèges »…

.. où Bruno invite JiBee, Françoise et Jean-Yves à une partie d’une de ses dernières acquisitions,  Kemet. Premiers arrivés, ils seront presque les derniers partis du centre. Voilà un jeu qui compte des combats, des territoires, des armées, bref un jeu favorable aux stratèges. On l’aura devné, à cet exercice, c’est JiBee qui régale. Who else ?

Table n°2 dite « aux Nicolas » …

… où Baptiste invite les deux Nicolas et Mickaël à guerroyer dans les eaux inhospitalières de Black feet. C’est Nicolas Ier qui s’impose devant son homonyme, sur le score de 5 à 2, les autres, non qualifiés, n’étant pas jugés digne de figurer à la table de marque en vertu d’un mécanisme dont le détail m’échappe.

Table n°3 dite « aux fortunés » …

… où , après avoir beaucoup louvoyé, François-René, Xel et VHS se retrouvent tenanciers de L’auberge sanglante. Un jeu que découvrait Xel,  dont la méconnaissance d’une règle causa l’infortune (54 petits francs). Votre Humble Serviteur, qui s’est laissé piéger par la limite des 40 francs en pièces et une fin de partie trop subite, coince, avec 84 francs face à la bourse de François-René, garnie quant à elle de 87 francs. Un jeu plutôt rapide, subtil, et où il faut bien calculer ses actions.

Table n°4 dite « aux chanceux » …

… où les tables 2 et 3 fusionnent allègrement pour prendre le départ d’une course. La Camel Cup ? On pourrait le croire à l’examen de l’image, mais le jeu s’appelle en fait Camel up ! Ce jeu, qui compte à son palmarès une liste impressionnante de distinctions que je résiste au plaisir de vous citer, est, comme son nom ne l’indique donc pas, une course de chameaux sur lesquels on peut parier, un peu sur le mode de Lemming Mafia. Son matériel subtilement conçu (chameaux qui se montent les uns sur les autres d’où le vrai nom du jeu, pyramide creuse pour tirer le résultat des avancées de chacun….) est plaisant. Bien sûr, la course est chaotique, mais certains, plus clairvoyants, réussissent à tirer leur épingle du jeu. Mickaël (29) devance Nicolas II (26), François-René (23), Baptiste (20), Nicolas Ier (19), Xel (18) et VHS (16) dans cette partie à 7 pour un jeu « idéal familles nombreuses ».

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Table n°5 dite « aux contribuables » …

… où la table 4, délestée de Mickaël et Baptiste, finit la soirée comme on prend un dernier verre à La fièvre de l’or où, dans un univers western, on tente d’acquérir des concessions  sur la base d’un système d’enchères, de devenir maire d’un village et d’y lever la taxe d’habitation… On gagne aussi des points avec des tirages de dés si le nombre de la concession correspond. Un jeu où il ne faut peut-être finalement pas trop se laisser tenter par les enchères, ce que je fis, pour échouer à un point de Nicolas II (95 contre 96), bien que maire de deux des cinq villages. Dans le ventre mou, François-René (48), Nicolas I (46) et Xel (42) ont surtout payé des enchères et des  taxes.

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Séance de VENDREDI 06/05/2016 à St-Elivet

Le 6 mai 1432, le célèbre retable de L’Agneau mystique, chef d’oeuvre de Jan Van Eyck et préfiguration de la Renaissance, était inauguré à la collégiale des Deux-Saints-Jean, à Gand. Composé de vingt-quatre panneaux en bois peints à l’huile, il a été commandé par un sacristain à Hubert Van Eyck. Après sa mort, en 1426, c’est à son frère Jan qu’est revenu le soin de l’achever. Une inscription sur le cadre d’origine indiquait que Hubert van Eyck maior quo nemo repertus (meilleur que quiconque) avait débuté la peinture du retable, mais que Jan van Eyck — arte secundus (deuxième meilleur dans l’art) — l’avait achevé en 1432.

Admirable pour sa fraîcheur, sa spiritualité et sa liberté iconographique qui annonce la Renaissance, le polyptique va connaître de nombreuses pérégrinations avant d’être enfin rendu à Gand en 2012.

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Le retable représente une « nouvelle conception de l’art », dans laquelle l’idéalisation de la tradition médiévale cède la place à une observation rigoureuse de la nature. Les panneaux offrent au spectateur deux scènes différentes, selon sa position ouverte ou fermée, obtenue en repliant vers l’intérieur les panneaux à ses extrémités. Le registre supérieur de l’intérieur du retable représente le Christ-Roi trônant entre la Vierge Marie et saint Jean-Baptiste. À droite et à gauche de ces trois personnages, des anges chantant et jouant de la musique et, sur les panneaux extérieurs, Adam et Ève. Le registre inférieur du panneau central représente l’adoration de l’Agneau de Dieu, par plusieurs groupes de personnes absorbées dans la prière, et éclairés par une colombe (le Saint-Esprit).

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En 1934, deux panneaux du retable furent volés par le sacristain de l’église. L’un d’entre eux, saint Jean Baptiste fut restitué par le voleur, mais il mourut avant de dire où se trouvait le second, « Les Juges intègres ». Le panneau volé, jamais retrouvé et remplacé par une fidèle copie en 1945, figure en bonne place dans le roman d’Albert Camus, La Chute. En 2010, un journaliste d’investigation néerlandais décrit méticuleusement les tentatives de groupes religieux du Vatican et des services de renseignement britanniques de récupérer le panneau disparu.

En 1942, Hitler ordonne que le retable soit saisi et amené en Allemagne pour être stocké dans un château en Bavière. Après le lancement de raids aériens par les Alliés, conserver le re320px-Ghent_Altarpiece_E_-_Pilgrimstable dans un château était devenu trop dangereux, et il est déplacé dans une mine de sel en Autriche. À l’approche des troupes américaines, un haut responsable allemand donne l’ordre de faire sauter la mine, qui abritait aussi d’autres œuvres d’art. Huit bombes de 500 kg sont placées dans la mine, mais un désaccord au sein de l’état major permet d’éviter le désastre.

Le retable est retrouvé par les Américains à la fin de la guerre (comme le montre le film « Monuments Men ») et restitué à la Belgique au cours d’une cérémonie au Palais royal de Bruxelles, où dix-sept panneaux sont présentés à la presse. Aucun officiel français n’est invité à la cérémonie, des fonctionnaires de Vichy ayant accepté le transfert du retable vers l’Allemagne.

L’historien de l’art Noah Charney décrit le retable comme étant « l’œuvre d’art la plus fréquemment volée dans l’histoire », objet de treize vols en six siècles. Il fait également valoir qu’il s’agit de la peinture la plus influente jamais réalisée.

584 ans après, à St-Elivet,  il fut beaucoup question de fantômes, de morts-vivants, de larcins coupables et de quêtes improbables.

Table 1, dite « au meilleur que quiconque » : Julien de Paimpol, François-René, Jacques et Neox entament une partie qui dura jusqu’a 2h (1h de règles, 4h30 de jeu). Neox raconte: « Le but de Forbidden Stars est de ramasser 4 pions objectifs disséminés sur le plateau (4 car 4 joueurs). Le jeu dure 8 tours maximum. Résultat final au 8ème tour: Vainqueur: Moi-même avec 4 pions objectifs – le dernier ramassé sur le fil du rasoir – 2ème et 3ème ex-aequo: Francois-René et Jack (3 pions), 4ème: Julien (2 pions) ».

Table 2,  dite « douce comme un agneau » :  Mickael et Jeff cèdent à Paul et Jérôme, vainqueurs méritoires d’un Summoner wars,  d’une durée étonamment raisonnable.

Table 3,  dite « plus morte que vivante » : Thomas reste le dernier rescapé, et donc vainqueur, à Eaten by zombies ! Une opposition formée de Xel, VHS et Nicolas II opposa une résistance fugace à un maître du deck building, efficacemment secondé par une horde de zombies à sa solde.

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Table 4, dite « fantomatique» : à Ghost stories, les protagonistes de la table 3 se font rapidement submerger par une armée de fantômes. Une collaboration approximative entre forces alliées précipita ce funeste destin.

Table 5,  dite « l’armée des ombres » : à Shadow Hunters, la table 3 fusionne avec les vainqueurs de la table 2, et enchaîne deux manches. Votre modeste chroniqueur, deux fois Hunter, s’adjuge les deux, associé à Nicolas II puis à Jérôme, dans un opus où Saint Thomas fit office de bouc émissaire de manière plus ou moins justifiée.

Table 6,  dite « polyptique» : pour finir, la table 5 enchaîne à Mascarade, que je conclus victorieusement avec le Juge que l’on me laissa distraitement revendiquer.

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Séance de VENDREDI 29/04/2016 à St-Elivet

Le 29 avril 1945, tandis que la guerre touche à sa fin, les élections municipales donnent l’occasion aux Françaises de voter pour la première fois de leur Histoire. Entre les deux guerres mondiales, sous la pression des mouvements suffragistes et d’intellectuelles comme Louise Weiss, la Chambre des députés vota à plusieurs reprises en faveur du vote féminin. Mais ses propositions seront six fois repoussées par le Sénat. Les motifs des opposants tiennent à des préjugés personnels et à la crainte paradoxale que les femmes ne renforcent le camp conservateur. La gauche radicale et socialiste craint en particulier que les femmes ne rallient le camp clérical et ne se soumettent aux injonctions de leur curé !

Il faut attendre les soubresauts de la Libération pour qu’enfin les Françaises obtiennent le droit de vote et voir l’égalité des droits inscrite dans le préambule de la Constitution de la IVe République (27 octobre 1946). Mais la féminisation de la représentation parlementaire se fait attendre et le nombre d’élues à l’Assemblée nationale stagne aux environs de 30 (5% des députés) jusqu’en 1997, où laquelle il passe à 59 grâce à un effort particulier du Parti socialiste.

A noter, les militaires étaient aussi exclus du droit de vote mais pour d’autres raisons (quoi que…). C’est seulement le 17 août 1945 – quelques mois après les femmes – que les troupes de la Grande Muette ont obtenu ce droit…

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71 ans après, à St-Elivet,  tout le monde a eu le droit à la parole, mais peu en ont usé. Tandis que votre chroniqueur débarquait d’un train de nuit, il découvrait le spectacle fascinant de 4 tables très studieuses, autour desquels s’amassaient des joueurs mutiques et profondément absorbés à leur tâche. Comme celle de la presse, la liberté de parole ne s’use que si l’on ne s’en sert pas…

Table 1, dite « Tambouille électorale » : Marie-Anne, Jacques et Franck revisitent Alchimistes, un joli jeu scientifique où l’on se bat pour la réputation d’être un chercheur efficace, soutenu par les mécènes, et surtout, un chercheur dont les théories se vérifient. Et des recherches, ce n’est pas ce qui manque, à tel point qu’une application sur smartphone est fort conseillée pour jouer ! Le résultat de cette partie haletante sera dévoilé par le comité Nobel du forum.

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Table 2,  dite « Une attente sans fin » :  Mickael, Nicolas II, un de ses accolytes, le nommé Paul, et Frank s’essaient à Runewars,  un jeu très riche en matériel et règles, et surtout très long. Il semble que personne n’a gagné cette partie qui prit fin avant son terme faute de combattants….

Table 3,  dite « Cinq contre un » : Baptiste triomphe à Trône de fer, opposé à François-René, Hélène, Julien de Paimpol, Jérôme, et Nicolas-Neox. Hélène a dû jeter l’éponge avant l’heure, privée de territoire et peu soutenue par la gent masculine dans cette partie d’hommes… Mais où étaient les suffragettes ?

Table 4, dite « Conservatrice » : à Brass, Thomas (125) devance modestement Dom (113), Xel (105), et Tristan (104). Mais c’est quand même une victoire de plus à son palmarès, dans une table où le haut niveau des scores témoigne d’une intense bataille d’experts.

Table 5,  dite « Grande Muette » : à Black Vienna, Thomas, Xel, Tristan, Dom, et VHS échouent collectivement à deviner les trois espions dans ce jeu, qui, dans sa version originale, vous plonge dans l’univers de l’après guerre, quand le clan de malfaiteurs « Black Vienna » terrorisait la population de Vienne. il s’agit bien sûr de retrouver les trois personnages mystérieux et seule une enquête approfondie de combinaisons logiques permet de démasquer les coupables. Dans sa version DUC, il faut faire assaut d’imagination pour retrouver l’ambiance conspiratrice qui régnait dans la capitale autrichienne…

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Table 6,  dite « Inexorable » : à Codenames, les rouges, Dom et VHS, pulvérisent (4-0) les bleus Thomas, François-René, tardivement renforcés par Nicolas II, un coaching qui ne s’avéra point décisif. Les rouges furent efficaces, sobres, et parfois chanceux (un Râteau est-il plus proche d’une Fourche que d’un Club selon vous?),  les bleus brouillons et déconnectés, et parfois trop subtils (à l’image du joli Somalie 2 pour Corne et Colonie).

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Séance de VENDREDI 22/04/2016 à St-Elivet

Le 22 avril 1637, exaspérée par la création de nouvelles taxes et la présence de troupes dans les campagnes, auxquelles une ordonnance contraint de fournir des rations de blé, une partie de la population du Périgord se soulève. C’est l’insurrection des Croquants, la plus célèbre des révoltes anti-fiscales qui ont marqué les dernières années du règne de Louis XIII.

Les insurgés s’attaquent aux collecteurs d’impôts et forment une armée de quelque 8000 hommes. La rébellion s’étend, atteint le Haut-Quercy, entre Lot et Dordogne. 3.000 hommes de l’armée royale sont obligés d’abandonner la surveillance de la frontière espagnole pour venir mater le soulèvement, au prix d’un millier de victimes. Les chefs des Croquants sont condamnés à mort, au bannissement ou aux galères mais la masse des paysans et villageois est traitée avec plus de mansuétude. Le Premier ministre, le cardinal de Richelieu, accorde une large amnistie, ayant besoin de forces pour combattre l’Espagne.

La révolte des Croquants constitue la plus grande insurrection populaire de la monarchie, même si elle a été moins meurtrière que la Grande Jacquerie de 1358. Les années 1636 et 1637 furent également marquées par des manifestations en Bretagne, où la rumeur courait que la gabelle allait y être introduite, et des soulèvements dans le Poitou.

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379 ans après, à St-Elivet,  une certaine ambiance insurrectionnelle reignait, et les propriétaires des jeux y ont connu des fortunes très aléatoires.

Table 1, dite « Cardinale » : à Cthulhu Wars, Vincent, avec l’aplomb d’un Richelieu, mate une solide opposition formée de Xel, Nicolas-Neox, Thierry et Laurent !

Table 2,  dite « Insurrectionnelle » :  Thomas (10 PV)  finit à la traîne une partie de Battalia,  devançant votre humble serviteur (9 PV) . Tristan (13 PV) fit longtemps figure d’homme à abattre avant que la machinerie bien huilée de JiBee se mette en marche, à coup de répétitives cohortes bleues, façonnées par son ardoise magique. S’il l’emporte avec 15 PV, il aurait pu tout perdre sur un coup de poker que je tentai, en forme d’insurrection. JUché sur mon cheval ailé, je lançai une bataille éclair sur une cité à 4, que j’attaquai à 13. Mais le président avait planqué des biscuits dans sa tente et réussit miraculeusement à parer l’offensive. La messe était dite.

Table 3,  dite « Rationnée» : Michal triomphe à Forbidden stars, opposé à François-René, Mickaël et Dominique. Les fans des « gros » jeux de stratégie trouveront leur bonheur à cet opus qui, malgré une certaine simplification, garde tout le charme et l’attirance du genre FFG (Fantasy Flight Games) dont Twilight Imperium est la référence. Si vous êtes en plus un fan de l’univers Warhammer, alors Forgotten Stars devient un achat obligatoire.

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Table 4, dite « Amnistiée » : à Spyfall, François-René, Thomas, JiBee, Xel, VHS et Dominique aiguisent leur couverture pour jouer selon le cas le rôle d’espion ou de contre-espion. Une partie où François-René, Dom et Xel furent presque systématiquement les passagers clandestins, souvent soupçonnés mais pas toujours dénoncés. Certains firent des effets de manche aussi spectaculaires que vains avec des questions comme « vous aimez les chiens ? », mais au vu de l’heure tardive, on n’hésitera pas à les amnistier.

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Séance de MARDI 19/04/2016 à St-Elivet

En ce 19 avril, Eliot Ness, aurait eu 113 ans. Cet agent du Trésor américain,  dont la détermination à faire respecter la prohibition à Chicago le plaça à la tête des Incorruptibles, livra une guerre sans merci à Al Capone, parrain de l’Outfit de Chicago, de 1925 à 1932, et qui tombera finalement pour fraude fiscale. Devenu, en 1935, avec la fin de la prohibition, directeur de la sécurité publique de Cleveland, il y mènera une campagne de lutte contre la corruption dans les services de police et de secours, ainsi que contre le jeu. Mais il échouera cependant à arrêter le Cleveland Torso Murderer, tueur en série qui fit trembler la région au milieu des années 1930. Cela lui sera vivement reproché par un député dont Ness suspecte fortement le cousin d’être le tueur en série, sans réussir à en réunir les preuves. Cet échec contribuera à la fin d’une carrière honorable à Cleveland, qu’il devra, tragique ironie, quitter en 1942 à la suite d’un accident de circulation dû à l’alcool. Son livre, The Untouchables, référence à la tentative de Capone pour acheter ses agents, sera publié en 1957, peu après sa mort d’une crise cardiaque.

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Eliott Ness n’était pas à St-Elivet en ce mardi: jeux et chocolats y prospérèrent sans encombre.

Table 1, dite « cœur de pirate » : Baptiste-aux-mains-d’or propose Metal adventures, un univers où, face à des nations stellaires assoiffées de pouvoir, des hommes et des femmes au cœur vaillant décident de vivre leur propre destin. Leur existence dangereuse, mais vibrante de liberté et d’exotisme, en fit l’espace d’un soir des pirates de l’espace ! Hélène s’adjuge le cœur des pirates, dans une partie à laquelle participa également Nicolas 1er.

Table 2, dite « intouchable » : François-René s’associe à JiBee et Xel pour défier Dom, Bruno et VHS à revisiter la  2ème guerre mondiale à Quartermaster. Dans une première partie, ils jouent l’Axe, qu’ils finissent par faire gagner après avoir pilonné l’Union Soviétique, abandonnée de tout soutien allié et notamment Anglais. Dans une seconde manche, qui s’imposait pour compenser la frustration de l’équipe alliée face au blitz krieg allemand, ils triomphent, cette fois avec les Alliés, en imposant à L’Allemagne et à l’Italie (deux pays que je contrôlais suite au départ inopiné de Bruno) une guerre économique sans merci, les privant de deck, et donc de toute action, bien avant la fin. Et pendant ce temps, le cousin Russe allait se dévergonder en Orient en délaissant ses bases, que l’Allemagne, privée de cartes conquête, ne put jamais investir ! Décidément, cette équipe de choc était intouchable.

Table 3, dite « serial winner » : à Marvel dice masters, Jean-Yves s’adjuge les trois manches, secondé par Thierry dans les deux premières et Thomas dans la troisième, tandis que Jérôme repart bredouille.

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