Séance de MARDI 28/02/2017 à St-Elivet

Le 28 février 1946 paraissait le premier numéro de L’Equipe, journal sportif créé par Jacques Goddet et qui a été à l’origine de la création notamment de la Coupe d’Europe des clubs champions, dans la lignée de son ancêtre L’Auto, qui avait auparavant créé le Tour de France en 1903.

Le chroniqueur se mettra pour un soir dans l’ombre des plumes mythiques de l’Equipe, de Pierre Chany à Antoine Blondin, d’Alain Lutzenficher à Robert Parienté, de Dider Braun à Jean-Philippe Réthacker, pour faire revivre cette séance de la plus belle équipe de jeu de Lannion !

Table 1, dite « Perchée » :

En 1703, le tsar Pierre le Grand fondait Saint-Petersbourg, ville qui fut rapidement surnommée le « Paris de l’Est ».

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Encore aujourd’hui le palais d’Hiver, l’Ermitage, et plusieurs autres monuments impressionnent par leur architecture.

Une aventure que l’on revit à Saint-Petersbourg, le jeu, pour ériger des bâtiments, construire un palais et faire grandir la ville.

C’est perchée sur les coupoles de la cathédrale sur-le-Sang-Versé que Xel fit rendre gorge à Dom, Neox et Doc Nicolas, deux Nicolas pas tsars en leur palais sur le coup !

Table 2, dite « Ils ont tout tenté ! » : Un groupe composé de Jacques Ferran, François-René, Franck, Nicolas II, Nourdine, Jean-Yves et New Jackchap1970-une-1976-saintetienne s’engouffre dans l’univers carcéral de Room 25.

Les deux gardiens (Nicolas II et Vincent Duluc) ont tranquillement baladé les prisonniers, les laissant longtemps dans le doute (Nourdine faisant office de leurre par des manoeuvres douteuses), pour finir par se dévoiler par quelques poussettes non sollicitées…

Les captifs ont tout tenté, mais la découverte tardive de la tuile Room 25 ne leur laissait aucune chance.

Table 3, dite « Gouel ar Gelted» : point n’est besoin d’être linguiste pour réussir à Codenames mais il vaut mieux avoir un peu de vocabulaire quand même.

Pour les Rouges, Johnny Rives, Dom, Nicolas II, Jean-Yves et New Jack défient les Bleus, François-René (objet d’une interview parue le matin même non pas dans l’Equipe mais sur un sujet sportif !), Xel, Vincent et Nourdine. Un match en trois Résultat de recherche d'images pour "une l'equipe une 9 mai 2009"sets fut décidé pour respecter le sommeil des quinquagénaires.

  • 1-0 pour les Rouges sur un Huile assassin, glissé par erreur dans un Lumineuse 3 (Or, Ampoule, Paris), pendant que les Bleus restaient bloqués par une queue blanche qui parasitait les combinaisons.
  • 1-1 après une manche commencée avec une ambition démesurée par les Bleus (Sadomasochisme 8 !!), alors que les Rouges coinçaient sur le mot Bleu, qu’ils associaient, à tort, au masochisme, et qu’ils ne purent décoder le subtil Germination 3 (Mars, Pépin, Docteur)
  • 1-2 pour les Bleus, les Rouges trébuchant sur un Coeur assassin qu’ils associèrent à Nucléaire (c’était beaucoup plus technique: Charme et Noyau !), et ce malgré un remarqué Mer 3 (Puce, Voile, Mousse).

Table 4, dite « Regrets éternels » : Finir par un Citadelles n’était pas très raisonnable, d’autant que parmi cette table de rescapés ont comptait des quinquagénaires et des quadras bientôt mûrs…

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Alors que Gabriel Hanot mit fin à la partie sur son huitième bâtiment, il pourra ruminer des regrets éternels d’avoir laissé la partie à New Jack, qui le devança 28 à 25, ses constructions étant plus richement dotées ! Suivirent Nicolas II, 23, François-René, 22, Nourdine, 17, Doc Nicolas, 13, et Xel, 10.

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Séance de VENDREDI 24/02/2017 à St-Elivet

Ce 24 février était le 61ème anniversaire du rapport Khrouchtchev de 1956 sur les crimes de Joseph Staline au vingtième congrès du Parti communiste de l’Union soviétique, et le 69ème du Coup de Prague de février 1948, qui écarta les forces démocratiques du pouvoir. Deux faits d’armes, en des sens opposés, de la parenthèse communiste en Europe de l’Est au XXème siècle, et qu’unit aussi leur relation à Staline. En effet, Klement Gottwald, président du Parti communiste, vice-Premier ministre puis Premier ministre de la « Troisième République tchécoslovaque » et principal organisateur du Coup, décèdera quelques jours après Staline. Le 11 mars 1953, alors qu’il revient par avion de son enterrement, il se plaint de douleurs au Premier ministre Antonín Zápotocký. Il pense à une grippe, mais est atteint depuis longtemps de syphilis et souffre d’alcoolisme, faits longtemps tenus cachés, et succombe d’un anévrisme de l’aorte le 14 mars. A l’instar de Stalingrad en URSS, la ville de Zlín, dénommée Gottwaldov en son honneur en 1948, sera débaptisée en 1990.

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Si, en prononçant son discours, Khrouchtchev avait précisé « aucune nouvelle à ce sujet ne devra filtrer à l’extérieur », à Parties Civiles, on fait le contraire. Preuve en est dans le rapport qui suit, que nous mettons à la disposition des joueurs de tous les pays.

Table 1, dite « Coup de force » :  Julien, venu de Paimpol avec sa panoplie de magicien, initie Neox, Xel et VHS à l’univers de Trickerion: Legends of illusion. Un jeu qui nous transporte avec un grand réalisme dans l’univers de la magie: on y prépare des tours (plus ou moins réalisables en fonction de la réputation dont on jouit) dont on aura récolté les ingrédients, on engage des assistants, et une fois le tour préparé, on le présente au spectacle, qui est un enchaînement de tours de différents prestidigitateurs. Des mécanismes qui semblent complexes au premier abord, mais qui, une fois lancés, prennent tout leur sens. La partie dure 7 tours de jeu, mais ce que nous n’avions pas prévu, c’est que Julien était soumis à une double astreinte, professionnelle et familale ! C’est cette dernière qui l’alerta, mettant ainsi un terme abrupt à la partie, qui ne dura que 5 tours, et à l’issue duquel les positions étaient: Julien 38, Neox 33, VHS 30, Xel 24. Impossible d’extrapoler le vainqueur final sur cette base, puisque certains avaient préparé des tours qu’ils n’ont pu présenter.

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Table 2, dite « Front oriental » : Un aéropage entièrement masculin (Nicolas III, Guillaume, Nico-Mickey, de passage, et Olive) se mesure à Nefertiti. Le plus gradé des Nicolas s’adjuge cette partie.

Table 3, dite « Culte de la personnalité » : Jean-Louis a l’audace de défier Michal à Eath Reborn. Une partie qui s’est prolongée au-delà du raisonnable pour un résultat pourtant prévisible à ce jeu, eu égard au prestige de son déteneur.

Table 4, dite « Yalta dans la cuisine» : Dans le vaste espace de la cuisine, c’est un Yalta qui se joue à Twilight Struggle. Jack et Christophe en sont les protagonistes, tandis que Jeff en est le spectateur. Le partage du monde qui en résulta n’est pas connu à l’heure du bouclage.

Table 5, dite « Collectiviste » :  Non loin de là, c’est dans l’univers de T.I.M.E Stories que Dom, Doc Nicolas, Sophie, et François-René se mesurent à la prophétie du dragon. La victoire leur sourit à l’issue d’une longue joute.

Table 6, dite « Les deux tsars » : La table 3 se reconfigure pour un Armadora. Associés, les deux Nicolas triomphent sur les scores respectables de 37 à 3 et 24 à 16.

Table 7, dite « Le complot des cases blanches» : c’est l’heure de Codenames. Les Bleus, VHS, Olivier et Nicolas III, affrontent les Rouges, Nico Mickey, Xel et Guillaume.

  • 1-0 pour les Rouges après une manche truffée d’erreurs avec un record de cases blanches, et conclue sur un Jurassique 1 peu glorieux, alors que les Bleus avaient tenté un subtil Perpétuité 2 (Chaîne, Canne) resté incompris, manche également marquée par une curiosité: l’emploi du même mot par les deux maîtres-espions (Pièce qui visait d’un côté Bouchée et Pion, et de l’autre Coffre et Montant)
  • Egalisation des Bleus après un départ express où Rome (Colisée, Ruine) répond à Jivago (Docteur Film), puis une série de petits pas terminée sur un Casse-Noisettes
  • Les Bleus concluent malgré leur perplexité sur un Quimper 2 qui visait File et Bleu (à lire phonétiquement, et d’autant plus énigmatique que le https://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/5/5f/Logo_Festival_des_Filets_bleus.jpg ne se tient pas à Quimper mais à Concarneau !), tandis que les Rouges se prennent les pieds dans les pavés à Versailles.

Table 8, dite « Petits porcs des peuples » : l’heure avance à grandes enjambées, mais c’est toujours l’heure de Codenames, d’autant plus que Dom a fini son voyage dans le temps, et François-René itou. Les Bleus, VHS, Dom et Nicolas III, affrontent les Rouges, FR, Xel et Nico Mickey. Curieusement, cette partie aura le même déroulement.

  • 1-0 pour les Rouges après une manche plutôt cochonne, conclue sur un Explosion 2 (Piston, Choc), et émaillée de répliques intriguantes hors contexte, telles que: Et si on traitait d’abord notre fellation ? ou encore: Je te laisse mettre le doigt sur le proctologue ?
  • Egalisation des Bleus après un sans faute marqué notamment par un Couvre-Chef 3 (Tête, Astérix, AilesRésultat de recherche d'images pour "casque asterix"), même si le troisième mot visé était en fait Fou !
  • Les Bleus concluent sur un joli Week-end 2 (Jour, Double), tandis que les Rouges patinent sur un Géométrie 3 (Règle, Carreau, Gorge) trop complexe et donc fatal.

Table 9, dite « Stakhanoviste » : Un contrôle anti-dopage est demandé d’urgence pour Olivier, Doc Nicolas et Guillaume qui enchaînent à une heure peu chrétienne deux parties de Flamme rouge. Les deux premiers cités se les adjugent.

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Séance de VENDREDI 10/02/2017 à St-Elivet

Elle est l’ultime vigie de la langue française. Le 10 février 1635, l’Académie française est portée sur les fonts baptismaux par lettres patentes du roi Louis XIII, sur les conseils de Richelieu. Le cardinal est nommé « chef et protecteur » de l’institution, censée fixer les règles du bon français. Installée quai de Conti, à Paris, l’Académie a pour devise « A l’immortalité » – d’où le surnom de ses membres : les immortels.

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482 ans plus tard, la langue française a été parfois honorée, souvent maltraitée, et parfois ignorée dans une séance de jeux d’une grande diversité.

Table 1, dite « Les trésors du temple » : Tikal est le premier jeu de la série dite « du masque », comprenant aussi Java et Mexica, trilogie fameuse dans le monde du jeu et basée sur un même principe, inspiré du jeu Torres des mêmes auteurs : des points d’actions limités à gérer à chaque tour, du placement tactique et des luttes de majorité. Les joueurs incarnent des explorateurs qui mettent à jour des trésors dans des pyramides mayas perdues dans la jungle du Guatemala, aux alentours du site archéologique de Tikal. Nous avons joué avec la version avancée des règles, qui prévoit des enchères pour l’attribution des tuiles en début de tour. Une version qui change la donne, car il faut faire la bonne enchère au bon moment pour placer les tuiles les plus juteuses près de chez soi. Après une lutte homérique, Tristan remporta la partie avec 104, devançant Neox, 101, et Thomas, 98. Bien que chargé de précieux trésors, j’échouai pour ma part au pied du podium avec 88, penalisé par une tente trop tardive qui ne me permit pas d’amasser mes troupes aux endroits stratégiques.

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Table 2, dite « Grillée à point » : Dans une partie de Battlestar Gallactica longue comme un jour sans pain grillé, la coalition des cylons (Nicolas III – alias Doc Choucroute pour les intimes – Nourdine et François-René, compatissant) s’imposent aux humains (Xel, Michal, Jean-Louis).

Table 3, dite « Le coup d’épée » : Jeff et Julien de Paimpol s’opposent à 7 Wonders: Duel en duo, une partie qui voit le second nommé porter l’estoc.

Table 4, dite « Le coup du bicorne » : La table 3 enchaîne sur Splendor, en duo, mais l’issue du duel n’en fut point changée.

Table 5, dite « Le coup du chapeau » : Réalisant le coup du chapeau, Julien inflige une troisième défaite de rang à Jeff à Small World ??? (si notre reporter sur place a bien compris le nom du jeu, car au moment de la transcription, une interférence dans la transmission lui a brouillé l’écoute).
Postscriptum: on me souffle dans l’oreillette qu’il s’agissait en fait de Star Realms, un jeu de deck building. Ce qui ne change rien en tout cas au résultat.

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Table 6, dite « A l’immortalité » : à la table de Deus, Nicolas II, Sophie, Olivier et Mickaël ont livré une bataille à l’issue incertaine, que le forum dévoilera peut-être.

Table 7, dite « L’île de la tentation »:  Elaine se joue de Joan et Gael, ses opposants malheureux à une partie de The island.

Table 8, dite « Fumée blanche » : Joan s’impose avec brio (40) à Tobago. Un heureux avénement que Jeff (33)  et les deux Julien (32 et 26) n’ont pas osé contredire.

Table 9, dite « Coup de pouce » : si, à l’académie, un coup de pouce du destin s’avère nécessaire pour entrer, à la table de Flick em up, vous ne pourrez compter que sur le votre. A ce jeu où les brigands et les shérifs s’affrontent à coup de chiquenaudes, Mickaël a rassemblé une équipe large comme une porte de saloon: Thomas, Tristan, Neox, Dom, Xel, N II, Jeff et VHS. Sur le scénario 1, les brigands, plus adroits, ont gagné.

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Table 10, dite « Académique » : Point besoin du dictionnaire de l’académie (la première édition en date de 1694) pour prendre place à la table de Codenames. Dans sa version ducifiée, les Bleus (Dom, Thomas, Mickaël, Nourdine) affrontent les Rouges (VHS, Jeff, Joan, FR) pour un match serré en trois sets et une victoire des plus académiques :

  • 1-0 pour les Rouges sur une manche serrée, conclue par un Lactée 2 (Fusée, Crème) qui donna lieu à bien des hésitations sur le deuxième mot (Fusée, Base, ou Pavé ?), et des controverses, le maître-espion ayant pris la peine d’épeler le mot deux fois dans une interprétation libérale de la règle (ce qui n’est pas interdit est permis, n’est-ce-pas ?). En face, pour les mêmes mots, on aurait plutôt vu suppositoire…
  • Les Bleus égalisent, sur un Herbier 2 (Livre, Iris) tout en maîtrise
  • Les Bleus prennent l’avantage 2-1, dans une manche pourtant commencée avec audace par les Rouges sur un Prolifération 4 (Colonie, Cafard, Culture et Puce), qui aurait même pu être un 5 avec Bombe. Mais les Bleus concluent avec brio sur un Homme 3 (Docteur, Pirate et Gaule) !

Table 11, dite « Douce nuit » : Tristan et Nicolas II s’opposent à 7 Wonders: Duel en duo, une partie qui voit le premier nommé conclure victorieusement cette soirée.

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Séance de MARDI 07/02/2017 à St-Elivet

Le 7 février 1914, Charlot se rend à une course de voiturettes pour enfants. Une équipe de tournage cherche à filmer l’évènement, mais Charlot les dérange en permanence en essayant de s’imposer devant la caméra. Le réalisateur tente alors de le faire disparaître du champ de vision par de grands gestes et des coups de pieds et de poings, ce qui va perturber la course, les deux hommes se retrouvant régulièrement au milieu de la piste. Les spectateurs, au début intrigués par ce comportement, vont finir par s’amuser des pitreries de Charlot. Charlot est content de lui est le premier film où l’on découvre le personnage du Vagabond. Le personnage a été créé juste avant, pour le film L’Étrange Aventure de Mabel, mais celui-ci n’est sorti que deux jours après Charlot est content de lui, film plus court, achevé plus rapidement, et expédié aussitôt pour être exploité.

Le tournage s’est déroulé lors de la deuxième édition de la Pushmobile Parade qui se tenait à Venice, Californie, le 11 janvier 1914. La prestation de Chaplin fut improvisée, sans scénario préalable, et n’aurait nécessité que 45 minutes de tournage. Ce film d’une demi-bobine permet d’observer les premières réactions du public face au personnage de Charlot. Les spectateurs – qui ne sont pas des acteurs, mais des personnes venues pour assister à la course – semblent tout d’abord perplexes vis-à-vis du comportement et des pitreries de Charlot. Puis, au fur et à mesure du film, cette perplexité se change en amusement et en rires. Une carrière est lancée sur les chapeaux de roues !

103 ans plus tard, pas de charlots à St-Elivet, des joueurs, et des vrais !

Table 1, dite « Opinion publique » : Une table de Mysterium de niveau « difficile » (mais avec trois corbeaux, selon une combinaison maison préconisée par Nicolas III) se met en place. Votre modeste narrateur prend, presque à son insu, la place du fantôme. Devant lui, Sophie, Guillaume, Vincent, Nourdine et Franck. Après un début quelque peu poussif sur les criminels, illustré par la déconvenue de Franck avec le cuisinier (à sa décharge, il n’a pas vu « Ratatouille »…), les lieux plongent nos enquêteurs dans une certaine perplexité, notamment Vincent, surpris à l’évocation d’un mariage dans une crypte. Pour l’arme du crime, c’est en revanche un carton plein, tous découvrant, du premier coup ou presque, l’engin utilisé. La partie sera néanmoins perdue de peu, par la faute du lieu du crime de Guillaume qui ne sera pas identifié (c’était une chambre jaune avec un phonographe, un trophée et une coupe). Pour l’énigme finale, tout le monde part sur une fausse piste, faute d’avoir identifié dans une araignée velue le fil de la pelote d’une couturière…

Table 2, dite « Les temps modernes » : la Russie, ou plutôt l’URSS, est en plein essor dans l’univers de Russian Railroads. C’est Baptiste qui en profita le mieux, coiffant la chapka avec 380, devant Neox (365), Yvan (358), et Xel (342).

Table 3, dite « Une vie de chien » : Dead of Winter: La nuit la plus longue vous amène à Raxxon, où le résultat d’horribles expériences du laboratoire pharmaceutique risque de se répandre en ville si les joueurs ne parviennent pas à les contenir. C’est donc un jeu à part entière, pouvant se jouer seul ou en complément de « Dead of Winter – A la Croisée des Chemins » (jeu qui lui plonge une colonie de survivants dans l’hiver au lendemain d’une apocalypse provoquée par des zombies). Une vraie vie de chien pour François-René et sa meute (David, Nicolas II & III, Jean-Yves) pour une partie longue comme un jour sans pain, toujours active à l’heure où s’éteignaient les dernières lumières de la ville…

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Table 4, dite « Les feux de la rampe » : Votre modeste narrateur invite Sophie et Guillaume à faire l’artificier à Hanabi mais en oubliant au passage une règle primordiale, ce qui donne au final deux parties en mode Bisounours et des scores que la morale réprouve. S’il est mis en examen pour ces faits, le coupable se fera hara kiri. En attendant, il vivra sa vie de présumé innocent.

Table 5, dite « Un parfum de meurtre » : à la table de Codenames, dans sa version domifiée, les Bleus (Dom, Sophie, Guillaume) affrontent les Rouges (VHS, Xel, Neox) – deux compositions d’équipes inédites !

  • 1-0 pour les Bleus sur une manche serrée, marquée par un joli Encre 3 (Bleu, Signe, Poudre), les Rouges ayant frôlé l’assassin (Tête) à propos d’un Dictature 2 énigmatique (Fou, Régime).
  • Les Rouges égalisent, concluant sur un très inspiré Descendance 2 (Fils, Jeu) pendant que les Bleus tournent autour de l’assassin (Ordre), sans toutefois jamais oser le désigner.
  • Les Bleus l’emportent 2-1, l’assassin (Blanc) étant désigné d’emblée par les Rouges sur un Himalaya 2 peu inspiré, qui visait Terre et Sommet.
    Le coupable, s’il a survécu à son hara-kiri, sera condamné à escalader l’Everest en tongs.

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Séance de VENDREDI 03/02/2017 à St-Elivet

Il a légué à l’humanité un trésor indéniable : l’imprimerie. Le 3 février 1468, à Mayence, s’éteint Johannes Gensfleisch, plus connu sous le nom de Gutenberg. Treize ans plus tôt, il a achevé, au terme d’un travail de titan, ce qui restera son chef-d’œuvre : la « Bible latine à quarante-deux lignes », le tout premier ouvrage imprimé au moyen de caractères mobiles en plomb. Entre 1452 et 1455, elle sera imprimée à cent quatre-vingts exemplaires. Quarante-huit d’entre eux ont été conservés et douze sont imprimés sur parchemin.

En 1450, il persuade le riche banquier Johann Fust de l’aider à financer son projet. Fust lui prête 800 florins – somme considérable pour l’époque – et 300 florins par an pour les frais généraux. Il devient de fait son associé. Malheureusement pour Gutenberg, l’impression des livres connaît un succès mitigé. Dans l’inventaire de son atelier, les bibles resteront en rayonnage quelque temps. Fust, qui a investi plus de 2 500 florins dans l’entreprise, est furieux contre Gutenberg, car il lui avait promis un succès rapide. Gutenberg refusant de payer — ou ne le pouvant pas — les intérêts et le capital qu’il lui avait prêtés, il décide de porter l’affaire en justice. Le tribunal tranche en faveur de Fust, en reconnaissant toutefois qu’il ne s’agissait pas d’un prêt mais d’un investissement, et que Fust n’était pas prêteur mais associé.

Fust obtient alors la gestion de l’atelier et la mise en gage de la presse. Il continue l’entreprise d’imprimerie sous son propre nom avec Schoeffer (un ouvrier de l’imprimerie). Pour élargir leur clientèle et dépasser le petit cercle des bourgeois cultivés et des universitaires, ils orientent rapidement leur production vers des éditions de moindre ampleur, mais plus faciles à vendre. Ils s’installent à Paris pour y vendre leurs livres en 1463, une date où l’imprimerie n’existe pas encore en France. Fust n’en profitera pas longtemps : il meurt à Paris en 1466, mais il aura tout de même le temps de voir s’installer, rue Saint-Jacques, une quantité d’imprimeurs d’origine germanique.

Insolvable, Gutenberg tente de relancer un atelier d’imprimerie et participe en 1459 à une édition de la Bible dans la ville de Bamberg. Ses travaux ne portant ni date ni nom, il est difficile d’identifier avec certitude les documents provenant de son atelier. Il est possible que le dictionnaire Catholicon de 744 pages, imprimé à trois cents exemplaires à Mayence en 1460, soit de sa composition. En janvier 1465, Gutenberg est nommé gentilhomme auprès de l’archevêque de Mayence. Il bénéficie alors d’une rente, puis meurt largement méconnu par ses contemporains, et enterré à Mayence dans un cimetière qui sera détruit plus tard. Sa tombe est aujourd’hui perdue.

549 ans plus tard, nous eûmes droit, à St-Elivet, à une séance de jeux qui fit, elle aussi, forte impression…

Table 1, dite « Monnaie hélicoptère » : A notre arrivée, Neox avait avec amour préparé une jolie table de The gallerist. Tristan, Xel et Nicolas III y prirent place. Chacun se mit alors à acheter et vendre. Tristan, lui, opta pour une tactique plus brutale, et fit tant pour améliorer la réputation de ses protégés qu’il atteignit le total faramineux de 166, dont 60 de cash et 48 pour la valeur de ses œuvres, l’emportant haut la main devant Nicolas III (120), Neox (118), et Xel (87).

Table 2, dite « Livraison à domicile » : Thomas convie Christophe et votre modeste narrateur à l’univers de Mythotopia. A ce jeu, au bout d’un certain temps nécessaire à l’établissement de conditions préalables, tout joueur peut mettre fin à la partie, à la condition d’en être vainqueur, une fois les combats en cours résolus. Il faut donc verrouiller sa position, pour éviter que ses adversaires ne saisissent l’opportunité. Alors que je venais de sécuriser la mienne, Christophe négligea un combat en cours et Thomas n’eut qu’à sauter sur l’occasion livrée sur un plateau, finissant vainqueur avec 54, ses deux opposants culminant à 45 par le jeu de l’arrêt forcé des combats.

Table 3, dite « L’éternelle jeunesse du monde » : Axel s’adjuge une partie de 4 gods. devant Mickaël, Elaine et Guillaume. Ce jeu, sorti pour la première fois, repose sur la pose de tuiles, où l’on choisit son Dieu en cours de partie pour savoir sur qu’elle type de terrain scorer.

Table 4, dite « Sang et or » : Jeff et Joan s’embarquent dans un quickie, à savoir un Splendor en duo, poussant l’accointance jusqu’à la table de marque: 17 à 16 pour Joan.

Table 5, dite « Prêt d’honneur » : Bruno continue son évangélisation sur Iki, ses nouveaux adeptes étant Paul, Florian, et Sophie. Et une fois de plus, il pousse la politesse à prêter la victoire à un honorable congénère, à savoir Florian (qui, à cette occasion, signe son engagement dans notre confrérie, bienvenue à lui !)

Table 6, dite « Montée de sève » : à la table de Adrenaline, Julien de Lannion, Mickaël et Jean-Louis ont festoyé comme un hévéa en pleine montée de sève, pour le plus grand bénéfice du premier cité.

Table 7, dite « De plomb et d’or » : à la table de Black fleet, Laurent se joue de Julien de Paimpol.

Table 8, dite « Dura Hex »: la table 6, complétée par Julien de Paimpol, enchaîne sur un Neuroshima Hex, où Mickaël et Julien tirent les marrons du feu.

Table 9, dite « Gentilshommes d’infortune » : à la table de Titan Race, Joan, Axel, Mickaël, Nourdine et Guillaume ont conclu un combat de titans, mais dont le sexe dit faible ressortira le plus fort.

Table 10, dite « Gravée dans le plomb » : à la table de Codenames, dans sa version commerciale, les Bleus (Joan, Guillaume, Mickaël, Nourdine) affrontent les Rouges (VHS, Axel, Thomas, Christophe) pour un match des plus haletants en cinq sets et quatre assassinats !

  • 1-0 pour les Rouges sur une manche serrée, conclue par un Bière assassin, faute d’avoir su faire deviner Lentilles et Londres (Plat 2 fonctionnant juste à moitié)
  • Les Bleus égalisent, encore une fois avec l’intervention de l’assassin (Asile)
  • Les Bleus prennent l’avantage 2-1, encore une fois avec l’assassin (Cartouche étant identifié à tort comme le troisième élément d’un Seringue 3, qui visait Volume, Aiguille, mais aussi Timbre !)
  • Les Rouges égalisent, après un parcours tout en maîtrise – et sans assassinat pour cette fois, marqué par un joli Botté 3 (Chat, Pied, Pompe)
  • Les Rouges concluent, toujours par le truchement de l’assassin, qui était Lumière. Il restait aux Bleus Majeur et Paille, et un pourtant subtil Van Gogh 2 manqua sa cible !

Table 11, dite « De caractère »: Xel, Paul, Bruno, Julien, Sophie et Florian refont l’histoire du monde à Evolution, et c’est Julien qui s’y est le mieux adapté.

Table 12, dite « Impressionnante »: un Food Chain Magnate en dernière partie de soirée ? Très impressionnant, mais Neox, Julien, Nicolas III et Tristan n’hésitèrent pas à relever le défi ! Je mets un petit billet sur le dernier cité, on ne prête qu’aux riches, mais aux dernières nouvelles ce serait Julien qui aurait le mieux cuisiné cette partie « éclair » (2 heures bien tassées quand même) !

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Séance de MARDI 31/01/2017 à St-Elivet

Les Archives secrètes du Vatican furent officiellement fondées le 31 janvier 1612 par Paul V lorsque le pape les sépare de la bibliothèque du Vatican, formant ainsi deux institutions distinctes. Un million et demi de documents sur 2 000 ans d’histoire sont conservés sur deux étages dans 85 kilomètres linéaires de tablettes d’étagères dans un bâtiment climatisé construit sous la cour du musée du Vatican et inauguré par Jean-Paul II en 1982. Bien que le qualificatif de « secret » signifie « privé » (réservé à l’usage privé de ces documents par le pape et son entourage), de nombreux volumes restent interdits de consultation.

En 2012, marquant le 400e anniversaire de la création de ces archives secrètes, l’exposition « Lux in Arcana, les archives du Vatican révélées » au musée du Capitole dévoile, pour la première fois, une centaine de documents parmi les plus précieux : procès de Galilée, excommunication de Martin Luther, confession des Templiers (un parchemin de 60m), lettres de Michel-Ange sur la construction de la basilique Saint-Pierre, ou encore la requête en annulation du mariage d’Henri VIII et de Catherine d’Aragon.

A l’heure du numérique, les archives de Parties Civiles sont certes un peu moins volumineuses, mais surtout beaucoup plus accessibles. 405 ans d’histoire y tiendraient aisément dans un bâton d’octets ou l’écume d’un nuage.

Table 1, dite « Hostie apéritive » : arrivés en avance, Xel et VHS entament un Service compris. Et ici, il ne s’agit pas de la messe, mais du service, nettement plus prosaïque, de l’apétit d’ogre d’Oscar le géant dans la forêt de la dent creuse. Au final, c’est Xel qui s’adjuge cette mise en bouche.

Table 2, dite « La canine et le goupillon » : François-René invite Nourdine, Nicolas III, Guillaume, Hélène et Sophie à l’univers inquiétant de Dracula. L’histoire ne dit pas qui a mordu le plus fort.

Table 3, dite « Il est plus facile à un chameau… » : tel le chameau dans le chas d’une aiguille, Neox  s’adjuge une partie de Camel up. Xel, Baptiste, Paul et Hélène en ont été tout désarçonnés.

Table 4, dite « Le feu sacré » : Bruno fait deux nouveaux adeptes du voyage initiatique d’Iki: Jean-Louis, qui fit bonne figure, devançant même avec 50 le possesseur du jeu (47), et votre modeste narrateur, qui ressortit sain et sauf de tous les incendies et explosa tous les compteurs avec une marque historique (90) ! La partie se joua notamment sur un temple à 24 que je m’adjugeai au nez et à la barbe de Jean-Louis, qui n’en avait point voulu.

Table 5, dite « Capitulaire » : prisonniers dans l’univers angoissant de Room 25, les protagonistes de la table 3 ont pu échapper aux griffes de Neox, le gardien solitaire, sauf Hélène qui capitula avant l’heure de la sortie de cellule.

Table 6, dite « In partibus » : à la table de The battle at Kemble’s cascade, Jérôme, Nicolas II et Jean-Yves ont guerroyé, sans que l’issue de leur joute à cette adaptation pixellisée des jeux vidéos rétro « shoot’em up » ne s’imprime dans les grimoires.

Table 7, dite « Sur la mer comme au ciel »: à la table de Sea of clouds, Bruno, Xel, Paul et votre modeste narrateur entament une quête parsemée de trésors à collecter et de pirates à affronter. Bruno s’impose avec 63, suivent VMN (59), puis Xel (39), tandis que Paul (29) reste en cale sèche.

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Séance de VENDREDI 27/01/2017 à St-Elivet

Enlisés dans le bourbier vietnamien depuis 1965, les Etats-Unis parviennent à s’en extraire le 27 janvier 1973: un accord de cessez-le-feu signé à Paris prévoit le retrait des troupes américaines du Sud-Vietnam en échange de la libération, par les Nord-Vietnamiens, des prisonniers américains. Principaux artisans de ce compromis : Henry Kissinger et Lê Duc Tho, seront récompensés de leurs efforts par le prix Nobel de la paix, en octobre (Henri Salvador en fit un disque, publié par le label « Rigolo », et qu’on ne rangera pas dans la catégorie des standards indémodables). L’ancien secrétaire d’état américain en est d’ailleurs le plus ancien lauréat encore en vie. Une consécration pour cet allemand de naissance, de confession juive, émigré aux États-Unis en 1938 pour fuir les persécutions nazies, et qui, sitôt naturalisé (1943), partit en Europe en pleine guerre pour assurer des missions de renseignement non dénuées de risques, notamment durant la bataille des Ardennes.

44 ans après, à St-Elivet, pas de cessez-le-feu, plutôt des assauts guerriers, des enquêtes policières, des attaques de zombies et des brâmes de cerfs en rut couverts par des lemmings mafieux.

Table 1, dite « Entre terre et ciel » : A la table de P.I. il y eut beaucoup de va-et-vient, entre untel qui vadrouillait entre les tables, unetelle qui préparait du thé, un autre qui allait vérifier où en était le thé, des qui avaient du mal avec les petits cubes et les disques (points de pénalité à la clé immédiats pour le fautif, et première place d’office pour la victime, dit la règle, inflexible), et entre tout ça, des investigateurs qui tentaient tant bien que mal d’arpenter New York. De ce plateau comme suspendu entre terre et ciel, Mks ressort vainqueur avec 19 (bien aidé par deux erreurs de son voisin et les conséquences induites par la règle inflexible). Suivent Vincent (15), votre modeste narrateur (13), et Joan (11). Olivier finit son chemin de croix sur une note négative (-1).

Table 2, dite « Apocalypse now » : A la table de Eaten by zombies!, beaucoup de cadavres (Xel, Thomas, Christophe), et un seul survivant, Tristan. En est-il plus humain pour autant ?

Table 3, dite « The Deer hunter » : la table 2 se reconstitue pour une expédition à Anter Island, où il n’est plus question de zombies affamés mais de cerfs en rut. Le résultat sera le même. Tristan aux cornes chaudes a bramé si fort que les biches s’en souviennent.

Table 4, dite « Forrest Gump » : la table 3 enchaîne avec Clans, où, pour briser la monotonie qui s’installe, chef Tristan laissa sagement la place à un aîné, Thomas. Mais est-ce vraiment son aîné ?

Table 5, dite « Full metal jacket » : à la table de Myth, beaucoup de figurines en métal rivalisent, mais la victoire est collective, car les joueurs incarnent l’un des 5 héros et travaillent ensemble pour vaincre le mal. Autrement dit, cette table vit la victoire de trois hommes (Julien de Paimpol, Neox, Baptiste) sur un cuffin.

Table 6, dite « Platoon » : de cet Assaut sur l’empire, interprété par un quintett de pointe (Jack, Guillaume, Mickaël, FR, Nicolas II), on retiendra la victoire de l’empire.

Table 7, dite « Voyage au bout de l’oubli» : de cet opus de Lemming mafia, interprété par un quatuor de haut vol (FR, Guillaume, Neox, Marion), on ne retiendra presque rien.

Table 8, dite « Birdy » : Mickael et Nicolas II entament un 7 Wonders Duel, une partie dont un petit oiseau a emporté le résultat loin, si loin…

Table 9, dite « Good morning Lannion » : à cette dernière table de la soirée, un Deck building game, nous retrouvons les deux Julien, et nous pouvons vous annoncer sans erreur que Julien a gagné.

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Séance de MARDI 24/01/2017 à St-Elivet

Descendant des ducs de Marlborough, héros de la deuxième guerre mondiale, il aura été l’un des géants du XXe siècle. Le 24 janvier 1965, 70 ans jour pour jour après la mort de son père, Winston Churchill s’éteint à l’âge de 90 ans, laissant derrière lui un peuple éploré et un immense héritage. Grâce à lui, homme d’expérience et de conviction, les Britanniques ont réussi à tenir tête à Hitler. Le Vieux Lion, animal politique parfois blessé mais jamais terrassé, sera resté toute sa vie fidèle à l’un de ses aphorismes : « Nous sommes tous des vers, mais je crois que je suis un ver luisant. »

51 ans après, à St-Elivet, on promettait de la sueur, du sang et des larmes. Et aussi du labeur, le grand oublié de cette citation célèbre de l’homme aux cigares. Certains en redemandèrent, à l’image de Florian, un nouvel adhérent venu du sud et qui, enthousiasmé par sa première séance, décida derechef d’adhérer à cette confrérie de ludopathes.

Table 1, dite « De cendre et de poussière » : Selon Sir Winston, « plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur ». Nicolas II et Jérôme ont mis à propos cette maxime,entamant une partie de Ashes dès l’ouverture de la séance, et y étant encore à la clôture de cette dernière. Ils ont déclaré qu’ils auraient peut-être fini d’ici à vendredi, ou pas.

Table 2, dite « Revenus universels » : selon Churchill, “Christophe Colomb fut le premier socialiste : il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait… et il faisait tout ça aux frais du contribuable.” Une maxime qui pourrait trouver un écho dans cette partie de Pillards de la mer du Nord, à l’instigation de Neox, et rassemblant également Xel, Baptiste et Yvan. C’est le dépositaire des deniers qui mena le mieux sa barque, coiffant Neox sur le poteau d’arrivée.

Table 3, dite « Comité Théodule » :  Churchill définissait le comité comme un groupe de personnes incapables de faire quoi que ce soit par elles-mêmes qui décident collectivement que rien ne peut être fait, ce qui s’applique bien à l’organisation des humains (Florian, Vincent, FR, VHS, Nourdine, Guillaume), confrontés à Franck, la créature de Not Alone. La deuxième créature, Guillaume, échoua pour sa part, non pas que ledit comité se fut organisé entretemps, mais parce qu’il avait réduit en nombre, diminué par le départ de Franck et de Vincent.

Table 4, dite « Mon futur à présent » : selon Churchill, un bon politicien est celui qui est capable de prédire l’avenir et qui, par la suite, est également capable d’expliquer pourquoi les choses ne se sont pas passées comme il l’avait prédit. Dom applique la maxime à merveille dans son compte-rendu:

Dom et Marion découvrent ensemble 7 Wonders Duel, version à 2 du jeu multijoueurs qui en reprend le thème, les familles de cartes et les principes de développement de sa cité, avec par contre un mécanisme malin pour récupérer des cartes, qui remplace le draft. Après avoir évité in extremis une victoire militaire de la seconde, le premier l’emporte aux points, Marion ayant été victime des cartes « bois » dont elle avait grand besoin pour ses merveilles et dont 3 sur 4 n’ont pas été mises en jeu (et la dernière chipée par son adversaire) !

Table 5, dite « Changement perpétuel » : Pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent. Voilà une autre citation de Sir Winston, qui s’applique à merveille à Linq, où le maître mot est l’adaptation à son environnement. Dans cette partie où les protagonistes de la table 4 ont rejoint Dom, à moins que ce ne soit l’inverse, tous le monde s’est amusé, et, comme de coutume, les points ne furent point comptés.

Table 6, dite « Surprise sur prise »: distingué du prix Nobel de littérature pour sa maîtrise de la description historique et biographique ainsi que pour ses discours brillants pour la défense des valeurs humaines, Winston est à la fois déçu – il visait le prix Nobel de la paix – et surpris, s’exclamant : « Tiens je ne savais pas que j’écrivais si bien ». A la table de Codenames, les Rouges (Xel, Dom, Guillaume, Nourdine) défont 2-0 les Bleus (Florian, Marion, FR, VHS).  Une partie où l’on entendit cette sentence surprenante hors de son contexte de la bouche d’un joueur rouge: « j’aurais bien aimé qu’on finisse la copulation avant d’entamer le canard », un aphorisme qui ne relève pas de l’understatement.

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Séance de VENDREDI 20/01/2017 à St-Elivet

Il y a 8 ans, le 20 janvier 2009, avait lieu l’investiture de Barack Obama, 44e président des États-Unis. La cérémonie fut un record d’affluence pour un événement se déroulant à Washington et l’un des événements les plus regardés dans le monde entier. Le thème choisi, A New Birth of Freedom, expression extraite du discours de Gettysburg, célébrait le 200e anniversaire de la naissance d’Abraham Lincoln. Dans ses discours à la foule, Obama fit référence aux idéaux de Lincoln sur le renouvellement, la continuité et l’unité nationale, portant l’accent sur le besoin d’éveiller un nouveau sens de responsabilité et de sacrifice partagés chez les citoyens américains.

Il fut le premier homme de couleur à occuper la fonction, mais si la postérité devait lui attribuer une couleur, c’est peut-être plutôt le vert qui lui irait le mieux, pour son action environementale, le blanc pour le quatrième président américain à recevoir le Nobel de la paix (2009), ou le rouge de la ligne du même nom franchie en 2013 et qui le laissa sans réaction. Celui qui fit illuminer la maison blanche aux couleurs de l’arc-en-ciel une nuit de 2015 (pour saluer la décision de la cour suprême sur le mariage des personnes de même sexe), aurait aussi aimé faire le constat qu’à l’issue de ses mandats, dans son pays, pas une couleur ne domine, comme Cabrel l’a chanté à propos de Mandela…

Presidente Obama Multicolor!!!@anatonia @patygallardo @elcolorcomunica

Exactement huit ans après, il y avait à Parties Civiles beaucoup de joueurs et de boîtes de jeu (et des premières dans ces deux catégories), un gâteau pistache-chocolat (merci Joan), et le temps s’est étiré jusqu’au milieu de la nuit pour une séance haute en couleurs.

Table 1, dite « Blanc sur rouge, rien ne bouge » : Bruno fait voyager Olivier, Camille et Guillaume dans l’univers japonisant de IKI. IKI est un jeu de stratégie sur le thème de l’activité commerciale dans la culture de l’époque Edo (1603-1868). Dans le quartier de Nihonbashi se trouvait le marché le plus animé de l’époque. Le long de la grande rue, toutes sortes de commerçants installaient leurs étals, attirant une foule de clients. À côté, se tenait un marché aux poissons, auquel de nombreux bateaux apportaient leurs cargaisons et où résonnaient les appels des acheteurs et des vendeurs. Dans les maisons autour de la grande rue habitaient des artisans et des marchands. Ils disposaient des compétences variées nécessaires à la vie quotidienne des habitants de la ville d’Edo: entre 700 et 800 métiers différents étaient représentés. Les charpentiers, les tisseurs de tatamis, les imprimeurs d’estampes, les colporteurs, les échoppes de vendeurs de tempuras ou de sushis, les geishas, les prêtresses vendeuses de porte-bonheurs, les comédiens de kabuki et bien d’autres métiers figurent dans ce jeu sous la forme de cartes. Le plateau de jeu est inspiré de la magnifique peinture « Kidaishouran », qui date de cette époque, un panorama de la grande rue de Nihonbashi en 1805 sur un rouleau de 12 mètres de long. 1600 personnes et animaux ainsi que 90 étals de vendeurs y sont représentés minutieusement. Il s’agit non seulement d’un précieux document qui présente l’apparence des habitants d’Edo, mais surtout d’un fascinant témoignage de l’effervescence de l’époque.

Le but du jeu est de traverser les 4 saisons d’une année à Edo et de devenir le meilleur Edokko, « l’enfant de Edo » (un personnage veillant au bien-être et à la prospérité de la ville et de ses habitants, incarnation de l’esprit de l’époque). Les joueurs recrutent artisans et commerçants, les font travailler et progresser avec de l’argent et de la nourriture. Le gagnant est le joueur qui a acquis le plus de points d’IKI, un concept philosophique de l’époque qui était considéré comme un idéal de vie. Connaitre les subtilités de la nature humaine, être courtois et raffiné, tels étaient les qualités du vrai maître de l’IKI. Sachant cela, il n’est pas étonnant d’apprendre que la seule femme de la tablée en ressortit victorieuse.

IKI

Table 2, dite « Idées noires » : MKS convie deux de ses connaissances (Armand et Vincent), ainsi que des habitués (Xel, l’autre Vincent, et votre modeste narrateur) à investir l’univers de CS Files. A ce jeu d’enquête modeste mais récréatif, on incarne le médecin légiste, le meurtier ou l’un des enquêteurs. Il s’agit de retrouver le meurtier, l’arme du crime, et un objet caractéristique, sur lesquels le légiste fournira des indications plus ou moins pertinentes, façon Mystérium… Le nouveau Vincent fut deux fois meurtier, et si son premier crime fut dévoilé, le second (un crime au couperet avec imperméable, commis par son épouse jalouse un soir de pluie dans un pub) résista à l’analyse. Je fus le troisième coupable, mais mon forfait (commis à mains nues dans un labyrinthe) ne fut pas dévoilé… Le jeu repose sur la déduction, mais aussi sur le role play du légiste, le seul à connaître les ressorts du crime (avec le meurtrier bien sûr, mais celui-ci a plutôt intérêt à la jouer discret).

Table 3, dite « Au violet de gentiane » : La coloration de Gram, qui doit son nom au bactériologiste danois qui mit au point le protocole en 1884, permet de mettre en évidence les propriétés de la paroi bactérienne, et d’utiliser ces propriétés pour les distinguer et les classifier (Gram positif vs. Gram négatif). Son avantage est de donner une information rapide sur les bactéries présentes dans un produit ou un milieu tant sur le type que sur la forme. Tristan, appelé à la table de Bios:Genesis pour découvrir les ressorts de la vie intérieure avec Nourdine, avait-il sur lui du violet de gentiane ? Thomas et Dom, quant à aux, n’ignoraient rien des chromosomes, virus et autres proto bactéries qui les constituent, mais peinèrent à s’en servir, à l’image de Dom qui passa la partie à parasiter les organismes de ses voisins. Tristan, quant à lui, qui se développa au point de créer deux macro-organismes et de résister à un cancer foudroyant ! Une première triomphante pour celui qui, avec 47, réalisa presque le double des points de ses adversaires réunis (7, 8 et 9) !

Table 4, dite « Le monde dans ses couleurs pures » : une bonne table de Myth, c’est un plateau volumineux, mais aussi des figurines peintes à la main avec amour, à l’imagine du magnifique spécimen représenté ci-dessous (© Julien) ! Victoire collective pour cette tablée qui réunit aussi Baptiste, Neox et Nicolas III.

Table 5, dite « Rouge, verte, bleue » : Ils sont six (Julien, Joan, Elaine, Gael, Axel, Mickaël) à tenter l’expédition de Mission: planète rouge pour vérifier la théorie de l’auteur de science-fiction Kim Stanley Robinson sur la colonisation et la terraformation de la planète Mars, avec sa trilogie Mars la rouge (1992), Mars la verte (1993) et Mars la bleue (1996). A l’arrivée, ce sont les femmes qui ont le mieux réussi à s’envoyer en l’air, Joan triomphant d’Elaine, mais quelque chose me dit qu’elle n’a pas gagné tout à fait seule.

Vue d'artiste de différentes étapes d'une terraformation

Table 6, dite « Lettres écarlates » : La table 2 enchaîne sur Lettres de Whitechapel. Votre modeste narrateur prend le rôle de Jack l’éventreur, mais échoue dans la nasse des enquêteurs à la toute fin de la deuxième nuit, arreté au 128 sur le point de rejoindre sa tanière, sise au 126…

Table 7, dite « Effet Doppler » : Titan race, c’est un peu Mario kart version plateau. Vous incarnez un cavalier et sa monture titanesque, utilisez vos pouvoirs et toutes sortes de bonus pour vous aider lors de la course, poussez vos adversaires et leur infligez des dégâts. En passant la ligne d’arrivée en premier, Joan, sur la vitesse acquise, devint la nouvelle légende vivante de Neverworld, sous les yeux médusés de Julie, Mickaël et Axel.

Table 8, dite « L’oeuvre au noir» : réclamé à grands cris lors de l’AG, Eclipse fait son grand retour sur les tables de PC. Avec Jack, Jeff, JiBee, FR et Nicolas III, c’est presque un conseil d’administration qui oeuvra dans la cuisine, pour un banquet long de six heures. L’occultation de la lumière durant ce phénomène ne nous permet pas d’en dire plus…

Table 9, dite « Arc-en-ciel » : la table 1 enchaîne sur un Evolution, dans la version de base (et française) de Bruno. Au fil des époques, ils en ont vu de toutes les couleurs, et c’est encore une fois la gent féminine qui s’impose dans cette soirée, comme en anticipation de la marche des femmes prévue le lendemain même…

Table 10, dite « Rouge sur blanc, tout fout le camp » : peu de jeux proposent une reconstitution aussi réaliste que Flamme rouge, encore une nouveauté pour cette soirée qui en fut riche. C’est une course cycliste sur un circuit ondoyant (à assembler à la main, plusieurs configurations possibles), chacun disposant d’un grimpeur et d’un sprinter. Zones de plaines et de montagne, montées qui freinent ou descentes qui donnent de l’allant, phénomènes d’aspiration et de prise de vent du leader (qui donnent de la fatigue), rien n’est oublié ! Le jeu est très ludique, sans dés et donc à la loyale, et au final c’est Neox qui gagne, poussant son sprinter ceint du maillot blanc du meilleur jeune sous la flamme rouge, devançant d’un boyau le sprinter et le grimpeur (sur la même ligne) de votre modeste narrateur ! Nicolas III et Xel ont sucé les roues trop longtemps et sont restés coincés dans le fond du peloton.

Flamme Rouge
Table 11, dite « Bleu blanc rouge » : A la table de Codenames, les Rouges (Xel, VMN, Dom, Mickaël), Nourdine, infligent aux Bleus (Axel, Thomas, Nourdine) une défaite cinglante:
  • 1-0 sur un Glucide 2 (Canne, Mars), subtilement lancé par VMN à la place de Sucre, pour éviter Poudre et Canard
  • 2-0 magré un hologramme qui donna du fil à retordre (pourtant, ce n’est rien d’autre qu’un jeu de lumière), alors que les Bleus s’aventurent sans succès à proposer le nom d’un membre de PC comme indice…
  • 3-0 après une manche parasitée par des questions issues d’un jeu sur le Brevet qui permit à certains de revisiter leurs classiques…
  • Et enfin 4-0 échoué sur l’assassin (Peau pour Pinocchio !!), alors qu’un joli Yves Duteil 2 n’a pas permis aux Bleus d’identifier Pont et Bois…

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Séance de VENDREDI 13/01/2017 à St-Elivet

Tenter le sort un vendredi 13, est-ce bien raisonnable ? Il faut croire que la paraskevidékatriaphobie ne sévit pas parmi les adhérents de Parties Civiles. Il y a pourtant de sérieuses raisons d’en être inquiet, comme nous allons le voir.

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Table 1, dite « La déposition du missionaire » : Axel, Nourdine et Guillaume investissent l’univers de Mage Knight: des orques y rodent, des villages de paysans apeurés se regroupent sous l’ombre de châteaux fortifiés, des magiciens construisent des tours plus hautes les unes que les autres, des monastères abritent des moines inquiétants, craints et respectés. Savaient-ils que c’est le vendredi 13 précédant le dimanche de la Résurrection, que selon l’évangile attribué à Jean et les sources hébraïques, a été crucifié Jésus de Nazareth ?

Table 2, dite « Sous le gui » : la mythologie nordique raconte comment le dieu Odin a invité onze de ses amis les plus proches à un dîner à son domicile de Valhalla juste pour le voir maudit par un treizième convive, Loki, le dieu du mal et de la tourmente. La légende raconte que Baldr, fils d’Odin et de Frigg et l’un des dieux les plus aimés, a tenté d’expulser Loki, déclenchant une bagarre et finalement sa mort avec une flèche à pointe de gui. Le fait de s’embrasser sous le gui provient de cette légende sur Baldr. En effet, Frigg décida de ne plus jamais ignorer le gui, et, pour ne plus penser que le gui était une arme, elle décida d’embrasser toute personne passant sous un bouquet de gui.
Beaucoup plus convivial, Neox, nouveau et heureux possesseur de Ave Roma, fait découvrir ce jeu à Xel, Thomas, votre humble serviteur, mais aussi à lui-même. Nous sommes en présence d’un jeu typique de la famille des jeux de placements d’ouvriers, où l’on va investir différents lieux qui permettent de réaliser des actions, engranger des ressources, et bien sûr utiliser lesdites ressources ad nauseam. Outre l’univers de la Rome antique, ce jeu se distingue par quelques mécanismes originaux, notamment le fait de reprendre la poignée de dés présents par poste à la fin du tour de jeu. Pour gagner, il faut, comme souvent à ce type de jeu, insister sur ses points forts quitte à négliger un poste ou deux. Règle suivie ad litteram par Thomas, qui, grâce au score canon de 30 points sur la piste de la « roue de la fortune », remporte la couronne de gui de la victoire avec 78, devançant VHS (69), Neox (66), et Xel (65).

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Table 3, dite « Fauve qui peut » : c’est le vendredi 13 septembre 1996 que fut assassiné à Las Vegas Tupac Amaru Shakur, plus connu sous les noms de scène de 2Pac et Makaveli. Ce rappeur, poète et acteur américain, issu d’une famille ayant milité dans les rangs des Black Panthers, a écoulé plus de 75 millions d’albums et se classe, selon le magazine Rolling Stone, à la 86e place du classement des plus grands artistes musicaux de tous les temps.Description de l'image Tupac Shakur drawing.jpg.

Ignorant ce signe funeste, Tristan convie Paul, David et JiBee sous les mânes des Dieux ancestraux peuplant l’univers de The great Zimbabwe. Il faut croire qu’une panthère noire un vendredi 13, c’était trop pour notre ami, qui échoua à confirmer son leadership sur le jeu, étant même relégué à la dernière place d’un combat de fauves que domina Paul en rugissant jusqu’au fin fond de la savane.

Table 4, dite « Des cœurs en hiver » : le vendredi 13 novembre 2015, une série d’attentats meurtriers ensanglantait Paris, faisant 130 morts et 413 blessés. Un bilan aussi triste que celui de cette table de Dead of winter, où périrent Olivier, Mks et son invité, et Nicolas II.

Table 5, dite « La croisière s’amuse » : le vendredi 13 janvier 2012, le navire de croisière Costa Concordia faisait naufrage à l’entrée du port de l’île de Giglio, au large de la Toscane. Sur les 4 229 personnes à bord ce soir-là, 32 morts seront à déplorer. Beaucoup plus aguerri, captain’ Julien mena une croisière plus tranquille vers Jamaica, emmenant Joan et Mickaël à bon port.

Table 6, dite « Le temps suspendu » : Le vendredi 13 octobre 1972, le vol 571 Fuerza Aérea Uruguaya s’écrasait dans les Andes. Sur les 45 passagers et membres d’équipage, 12 meurent lors de l’écrasement et 17 de leurs blessures dans les jours qui suivent. Les 16 survivants n’ont été retrouvés que deux mois plus tard, après que deux d’entre eux ont donné l’alerte après dix jours de marche dans les conditions extrêmes de la haute montagne, sauvant ainsi le reste du groupe resté dans l’épave. Les opérations de recherche avaient été arrêtées huit jours après sa disparition. Ayant appris grâce à une radio que les recherches avaient été abandonnées, isolés sans nourriture à 3 600 m d’altitude dans des conditions climatiques difficiles, les survivants furent réduits à manger les corps des morts, préservés par le froid.

C’est dans le huis clos presque aussi angoissant de T.I.M.E Stories que François-René, Dom, Sophie et Nicolas III furent reclus toute la soirée. Il leur a fallu trois tentatives pour sortir de l’aventure, dont tous sortirent sains et saufs. Dom, notre reporter spécial sur les lieux, nous relate les faits par le menu dans ce qui suit, merci à lui !

« Sophie, Nicolas-3, François-René et Dom se lancent dans le premier scénario de T.I.M.E Stories, « Asylum ». Ce jeu coopératif a été (aidé par la force marketing du groupe Asmodée) l’un des plus remarqués de 2015. Parfois présenté comme un hybride entre jeu de plateau et jeu de rôle, c’est plutôt un croisement entre jeu d’enquête (sur le modèle de l’indépassable Sherlock Holmes Détective Conseil) et le jeu d’aventure (où l’on incarne un personnage qui a des forces et faiblesses, peut récolter des objets et doit parfois combattre).
L’enquête doit être résolue en un nombre de tours limités (le run) et en général il faudra à l’équipe 2, voire 3 runs pour réussir, les itérations permettant de tirer parti des informations apprises et d’optimiser le parcours de l’équipe. Il est même possible de changer de personnage entre chaque run. Mentionnons que d’un point de vue conception ludique, l’utilisation d’un deck unique de cartes (qui servent à la fois de scènes illustrées, de plan des lieux, d’objets/armes et de support à la narration) est une solution à la fois élégante et habile commercialement (puisqu’un nouveau scénario se résume à publier un nouveau deck).
Ce soir il aura fallu trois runs pour parvenir à résoudre l’enquête, avec une solide contribution de tous (le détail-clé relevé par F-R, l’optimisation du parcours de N3, les jets de dés miraculeux de Sophie et le labyrinthe résolu par Dom). »
Table 7, dite « Le sillage du premier homme » : selon le récit biblique de la création du monde, le vendredi, veille de Chabbat, le sixième jour, est celui où Adam puis Ève furent créés, puis qu’ils ont croqué dans le fruit interdit. Le treizième jour est donc également un vendredi. Olivier et Nicolas III incarnèrent quant à eux les personnages de la gigantesque armada de Sillage à la recherche des planètes pouvant accueillir des aliens en mal de terres pour vivre… L’histoire ne dit pas le fruit de leur quête.
Table 8, dite « Loi martiale » : c’est le vendredi 13 décembre 1968 fut rédigée l’Ato Institucional Número Cinco, qui se substitue à la Constitution du 24 janvier 1967 et renforce la Dictature militaire au Brésil. De leur côté, à X-Wings, Jeff, Laurent et Franck ont pour mission d’arraisoner les pirates qui ont interrcepté leur cargo. Ont-ils réussi ? Le forum devrait le dire…
Table 9, dite « Maître du temple solaire » : le vendredi 13 octobre 1307, le roi Philippe le Bel fait arrêter les membres de l’ordre du Temple (Templiers) dont Jacques de Molay leur grand-maître et les fait torturer afin qu’ils avouent des crimes qu’ils assurent ne pas avoir commis ; ceux qui reviennent sur leurs affirmations sont condamnés au bûcher. L’ordre du Temple est ainsi dissous, laissant tout le pouvoir au roi. Certains font démarrer la superstition de ce jour funeste qui vit chuter à jamais les plus grands financiers d’Europe, mais l’association du vendredi 13 à cet événement serait en fait une invention moderne, reprise entre autres dans le roman Da Vinci Code. Cela n’a en tout cas pas impressionné, le grand maître Jibee, qui corrige Tristan, Neox et Nicolas II à Race for the galaxy.
Table 10, dite « La dernière tablée » : dans la religion chrétienne, la Cène se serait tenue la veille d’un vendredi 13 et comportait 13 membres, dont Judas, l’apôtre qui trahit le Christ (la treizième personne). Dans cette légende, le nombre treize est associé au malheur qui mènera le Christ au martyre, et Judas au suicide. A la table de Codenames, en comptant les renforts successifs et les spectateurs, il me semble bien qu’on est parvenus à treize, avec pour les Rouges Xel, VHS, Thomas, Nourdine, et pour les Bleus Axel, Paul, Olivier, Guillaume (puis Dom).  Il y eut pas mal de Judas parmi les Rouges qui se sont pris une jolie déculottée:
  • 1-0 avec une entame fatale à 6-0 pour les Bleus , inaugurée par un Or 3 (Règle, Mine, Suisse)
  • 2-0 avec de jolies associations sur Colle (Retenue, Couche) et Monokini (Plage, Raie)
  • 3-0 sur un Erudit 3 (Docteur, Livre, Rayon) alors que les Bleus se prennent les pieds dans un Camelot indéchiffrable
  • Enfin un point pour les Bleus , les Rouges étant refoulés à l’entrée d’une Discothèque indécryptable (Manège, Chasse, Plante)
  • 4-1 sur un Banquet royal (Astérix, Assiette, Table, Croute) alors que les Bleus se perdent en montagne, à l’image de Dom, leur guide égaré : « une montagne, c’est pas le truc avec des chamois et des sapins ? »
  • Et enfin 5-1 pour les Rouges alors que les Bleus ont persisté dans un Blanc insondable, navigant à vue entre le mot assassin et le dernier mot Rouge (Fer, qui allait très bien avec Blanc, mais peut-être pas pour les moins de trente ans…)

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