Séance de VENDREDI 12/08/2016 à Ti-Koad

Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, le gouvernement de la RDA fait bâtir un « mur de protection antifasciste », en plein coeur de Berlin pour mettre fin à l’exode croissant de ses habitants vers la RFA. Plus qu’un simple mur, il s’agit d’un dispositif militaire complexe comportant deux murs de 3,6 mètres de haut, un chemin de ronde, 302 miradors et dispositifs d’alarme, 14 000 gardes, 600 chiens et des barbelés dressés vers le ciel. Les gardes-frontière est-allemands et des soldats soviétiques n’hésitèrent pas à tirer sur des fugitifs.

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55 ans plus tard, c’est entre quatre murs surchauffés que les hostilités commencèrent à Ti Koad.

Table 1, dite « construction express »
…où, dans un Mare Nostrum avec Julien-Paimpol, Mickaël, Michal, Dom et Nicolas 2, Michal gagne après seulement quelques tours de jeu en construisant les pyramides, avant même que le premier combat ait eu lieu. Les autres se regardent surpris et frustrés.

Table 2, dite « politique »
…où Tristan, Thomas et VHS s’embarquent pour deux parties de  Kardinal und König. C’est au comptage des points que l’on s’aperçoit de l’importance des conseillers: à chaque fois, Tristan, devancé sur les abbayes, fait le plein de points avec ses conseillers majoritaires et remporte la mise. Une victoire aussi calculée que politique.

Table 3, dite « anti-fasciste »
…où une partie de Hit z road rassemble des habitués de l’exercice : François-René, Xel, Nicolas-Neox et Julien-Lannion. Neox s’impose.

Table 4, dite « Heroes »
…où les protagonistes de la table 2 cherchent le héros qui sauvera le monde de Eaten by zombies ! Inspiré par le mythique concert de David Bowie à Berlin Ouest du 6 juin 1987, Thomas devient ce héros, juste pour un jour, car VHS puis Tristan rendent l’âme prématurément.

Table 5, dite « baptisée »
…où François-René, Xel, Nicolas-Neox et Michal tentent, pour la première fois à PC, un jeu nommé Sbires. Une partie remportée par Michal.

Table 6, dite « encartée »
…où fut joué Camelot avec Nicolas 2, les 2 Julien, Mickaël et Dom : un petit jeu de cartes plein de rebondissements, conçu par Reiner Knizia mais qui ressemble à un Bruno Faidutti. Julien de Lannion se distingue en jouant quasiment une carte spéciale à chaque tour, mais à la fin c’est Nicolas le plus méchant combattant.

Table 7, dite « check-point »

…où à Tobago, avec les mêmes moins Mickaël, Nicolas gère bien mieux les malédictions que Dom (le trésor dont il devait récupérer les 4/5 est annihilé, lui faisant perdre 6 PV au passage). Nicolas l’emporte donc avec 37 points. A noter que dans ce jeu, les 4×4 peuvent rouler dans les lacs ???

4x4

Table 8, dite « à deux c’est mieux »
…où la table 4 enchaîne sur Antler island. Les cerfs de l’Ile de la Ramure (Antler Island) sont prêts pour la saison des ruts. Seuls les plus élégants et les plus forts attireront le regard des belles biches pendant qu’elles se rendent vers les meilleurs endroits de reproduction. Un jeu où on se reproduit beaucoup, mais aussi où il faut avoir au moins remporté un combat contre ses congénères pour gagner, ce qui m’ota la victoire que je touchais du doigt. C’est finalement Tristan qui sera couronné du meilleur brâme.

Antler Island

Table 9, dite « coupée en deux »
…où François-René, Xel,  et Nicolas-Neox enchaînent à Deep sea adventure. Une première partie sous l’eau pour tout le monde, puis, à la seconde, François-René émerge.

Table 10, dite « yaltesque »
…où les bleus (Thomas, Tristan, François-René, VHS) affrontent les rouges (Xel, Dom et Julien-Lannion) à Codenames. La première manche fut un fiasco pour les bleus qui , sur un tirage compliqué, n’ont pas suivi mon raisonnement de maître espion dès le départ (Hôtel, Espace et Chaîne pour Suite 3), sont tombés dans la gueule d’un Loup qui évoquait trop les contes, et dans une Coupe de fruits assassine. La deuxième manche fut au contraire tout en maîtrise, avec Thomas à la baguette qui entame par un magistral Photographie 4 – mais sans voir le mot Canon, impair vite corrigé, tandis que les rouges s’égarent entre les ports, les vampires et les cages. Dans la manche décisive, le maître-espion bleu fait assaut d’imagination en ne donnant que des noms propres. Si l’on peut saluer le Zoff 2 (But, Dinosaure), il faut avoir l’esprit tordu pour proposer un Caroline Garcia 3 sur (Boulet, Chou, Double) – retenez qu’il s’agit d’une joueuse de tennis de double, mignone comme un chou, et qui traînera comme un boulet l’affaire du « textilegate » des jeux de Rio – et plus encore Kimi Raikonen (alias « Iceman » pour les intimes) pour juste faire trouver Glace ! En face, les rouges se ressaissisent, et gagnent au finish sur un joli Glotte 2 englobant Bec et Centre.

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Séance de MARDI 09/08/2016 à Ti-Koad

François Ier aura beaucoup œuvré pour la promotion de sa langue. Le 10 août 1539, le roi signe l’ordonnance de Villers-Cotterêts, rédigée par le chancelier Guillaume Poyet. Riche de 192 articles, celle-ci prévoit que le « langage maternel françois » remplace le latin pour la rédaction de tous les actes légaux et notariés, ainsi que pour l’enregistrement des baptêmes et des enterrements: ainsi naît l’état civil. Cette ordonnance est le plus ancien texte législatif pour partie encore en vigueur en France, ses articles 110 et 111 (concernant la langue française) n’ayant jamais été abrogés.

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477 ans plus tard, à Ti Koad, un officier d’état-parties-civiles enregistra en bon françois les faits suivants au grand livre du registre.

Table 1, dite « notariée »
…où Nicolas II remporte avec 25 points une partie de Via Nebula avec une facilité telle que Dom, Mickaël et Bruno n’ont pas daigné révéler leurs scores.

Table 2, dite « post mortem »
…où la table 1, amputée de Dom, enchaîne sur La fureur de Dracula. Une partie tardive qui ne nous permettra pas d’en conter l’issue, fatale, forcément fatale…

Table 3, dite « ressuscitée »
…où quatre habitués ressuscitent Brass. Quand un nouveau-né paraît, ses petits frères et soeurs peuvent en prendre ombrage. Ainsi, face à l’irruption fulgurante de Mythotopia, sans oublier Hit Z Road ou encore Via Nebula et In Flanders Field (tous deux également joués ce soir), Xel, Jeff,Thomas et Votre Humble Serviteur se sont penchés sur le berceau d’un illustre ancêtre Wallacien, pour lui faire l’honneur d’une partie riche en points. Chacun reprit ses marottes: Xel fit du rail à fond et termine à  111, VHS des manufactures lucratives (115), et Thomas des chantiers navals décisifs (131). Quant à Jeff (96), auteur d’un contrepet involontaire (« j’en ai rien à foutre du fer ») qui ne lui rappporta aucun bonus, il nourrit son monde de fer et de charbon, mais, comme chacun sait, les matières premières, ça eut payé mais ça paye plus….

Table 4, dite « archiviste »
…où Nicolas-Neox s’adjuge avec brio une partie de Favor of the pharaoh. Baptiste fut sa victime et Vincent, arrivé tardivement, observa le forfait en spectateur…

Table 5, dite « baptisée »
…où la table 4, rejointe par Dom, enchaîne deux parties de Deep sea adventure. Si la première vit tout le monde toucher le fond sans reprendre son souffle, la seconde vit Baptiste émerger la tête la première.

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Table 6, dite « testamentaire  »
…où l’enfant rebelle Pandémie : Contagion voit s’affronter 5 joueurs chevronnés dans une partie de tous les dangers (la fin de partie étant, à ce jeu, d’autant plus rapide que les joueurs sont nombreux). Nicolas-Neox l’emporte sur le fil avec une main puissante (43), talonné par Jeff (42), VHS (34), pris par des crampes  l’instant décisif, Baptiste (32), et enfin Dom (29).

Table 7, dite « classée »
…où Thomas l’emporte sur Xel à un nouvel opus Wallacien, In Flanders field. Une affaire vite classée.

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Séance de VENDREDI 05/08/2016 à Ti-Koad

5 tables, 4 retardataires, 3 barbus, 2 cyclistes et 1 Président : tel fut le compte à rebours pour lancer notre séance de jeux en cette soirée d’ouverture des jeux olympiques. Pas de pause estivale cette année à PC, mais plein de joueurs motivés et désireux de concourir dans leur catégorie favorite.

Table 1, dite « Triathlon Wallacien » : un carré de récidivistes, Xel, François, Thomas et Tristan décident de se relancer dans leur jeu favori du moment, Mythotopia. Thomas, bien décidé à reprendre sa couronne à Tristan attaque le concours avec un mental de vainqueur. Après une lutte intense, il coiffe Tristan d’un point et décroche l’or. Histoire de reprendre son souffle, les mêmes sortent P.I., jeu de déduction du même Martin Wallace. François et Tristan luttent en tête mais le premier s’effondre dans le dernier round, laissant l’inévitable Tristan triompher (NDLA : Il serait temps de l’envoyer au contrôle antidopage !). Pour finir , le troisième temps de cette soirée les enverra valser dans la boue de  In Flanders fields. François prend de nouveau un départ canon mais Xel, telle la tortue de la fable, le coiffe au poteau à grands coups de tanks.

Table 2, dite « Triangle olympique » : Nicolas-II, Michal et VHN disputent une partie de Roll for the Galaxy. Avec 58 points contre 52 à Nicolas et 49 à Dom, Michal finit sur la première marche d’un podium très regroupé. Plus tard, ils font le trou normand en avalant une partie vite fait de Celestia.

Table 3, dite « Arrivé comme un roi » : Bruno, Jean-Baptiste et Jeff s’affrontent à New York Kings. La victoire revient au premier cité. Plus tard, avec Jeff en moins et Neox en plus, ils ont joué à Sea of Clouds que Neox a remporté.

Table 4, dite « Reparti comme une légende » : Mickaël et Julien-de-Lannion se lancent dans l’épopée qu’est Star Wars Rebellion sous le regard intéressé de Frank (qui a redémontré pendant la soirée son proto de jeu coopératif). Après 5 heures d’escarmouches et de chat et souris, l’Empire semblait avoir réussi le break mais le résultat final reste à confirmer.

Table 5, dite « Lutte libre -97kg Hommes » : Thierry ressort un jeu qui lui est cher, l’Age des dieux, et y convie Nicolas-Neox, Olivier et François-René. Avec, je cite un témoin, « une bonne stratégie, un placement favorable et de la moule aux dés », c’est Nicolas qui domine les débats.

Table 6, dite « 50 km marche Hommes » : La salle se recompose et Thierry propose à Bruno, J-B, F-R, et VHN de parcourir avec Tokaido la route reliant Kyotô à Edô, Neox jouant le rôle de coach (et de banquier !). A cinq joueurs, on joue des coudes pour les emplacements, il devient difficile de s’en tenir à un plan et l’atmosphère y perd un peu en zenitude. Une fois la dernière boulette de riz gluant dégustée dans la quatrième auberge, VHN s’impose au tableau de marque.

Table 7, dite « Dynastie d’olympiens » : tranquillement, Nicolas-II et Olivier se lancent dans une partie tardive de Descendance. Tardive au point que seul le forum permettra d’en savoir plus sur leurs affaires de famille. Ont-ils seulement pensé à la famille danoise Keller, de fameux joueurs de hockey, où Andreas (Or, 1992), Carsten (Or, 1972) et Erwin (Argent, 1936) ramenèrent tous trois une médaille des JO ?

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Séance de MARDI 02/08/2016 à Ti-Koad

Le 2 août 1897 naissait Philippe Soupault. Ce poète surréaliste sera, avec André Breton, l’un des deux artisans des Champs magnétiques, recueil de textes en prose écrits en 1919, fruit des premières applications systématiques de l’écriture automatique, et considéré par Breton comme le « premier ouvrage surréaliste ». Ce livre « longtemps plus célèbre que connu » est à la fois l’aboutissement de la quête dans laquelle s’est engagé André Breton depuis 1916 et le point de départ d’un « mouvement ininterrompu [où] la poésie vient se confondre avec la vie. »

Constituée de plusieurs textes sans aucun lien entre eux, cette œuvre « d’un seul auteur à deux têtes [et au] regard double » a permis à Breton et Soupault « d’avancer sur la voie où nul ne les avait précédés. » En signant conjointement, les auteurs ont voulu signifier qu’« ils ont parlé ensemble, [qu’] ils ont mêlé leurs voix non pour se cacher mais pour éclater ». Contrairement à une idée généralement répandue, l’écriture automatique représente le contraire de la facilité. Elle impose à celui qui ne veut plus être que le récepteur le plus fidèle possible de la parole intérieure une tension difficile à maintenir entre les pôles opposés de l’abandon et de la vigilance.

Au printemps 1919, André Breton est encore mobilisé à l’hôpital du Val de Grâce, Philippe Soupault est détaché au Commissariat des Essences et Pétroles de la rue de Grenelle et Louis Aragon est envoyé en Sarre avec les troupes d’occupation. Les autorités ménagent une transition pour le retour à la vie civile des soldats, craignant la colère de ceux-ci à cause du sentiment de l’inutilité du sacrifice de tant de vies et de l’attitude « jusqu’au-boutiste » de l’arrière allant de pair avec un affairisme sans scrupule. Pour Breton, l’avenir n’a aucune représentation. « On revenait de guerre, c’est entendu, mais ce dont on ne revenait pas, c’est de ce qu’on appelait alors le bourrage de crânes qui, d’êtres ne demandant qu’à vivre et – à de rares exceptions près – à s’entendre avec leurs semblables, avait fait durant quatre années, des êtres hagards et forcenés, non seulement corvéables mais pouvant être décimés à merci. » Il erre sans but, dans sa chambre ou dans les rues de Paris. La revue Littérature lancée en février avec Aragon et Soupault ne lui apporte plus aucune satisfaction. Il voudrait la faire sortir de son côté « anthologique ».

En « logicien passionné de l’irrationnel », Breton est alerté par les phrases involontaires qui se forment dans le demi-sommeil, tout illogiques, gratuites, absurdes même qu’elles soient, elles n’en constituent pas moins des « éléments poétiques de premier ordre » comme certains propos des malades mentaux qu’il a connus en 1916. « Tout occupé que j’étais encore de Freud à cette époque et familiarisé avec ses méthodes d’examen que j’avais eu quelque peu l’occasion de pratiquer sur des malades pendant la guerre, je résolus d’obtenir de moi ce qu’on cherche à obtenir d’eux, soit un monologue de débit aussi rapide que possible, sur lequel l’esprit critique du sujet ne fasse porter aucun jugement, qui ne s’embarrasse, par suite, d’aucune réticence, et qui soit aussi exactement que possible, la pensée parlée. C’est dans ces dispositions que Philippe Soupault, à qui j’avais fait part de ces premières conclusions, et moi, nous entreprîmes de noircir du papier avec un louable mépris de ce qui pourrait s’ensuivre littérairement. »

Le premier essai auquel se livre Breton aboutissant à la formation de quelques phrases le déçoit tout d’abord, à l’exception de quelques mots parmi les premiers Fleur de laque jésuite dans la tempête blonde…. « Ce jésuite dans la tempête blonde me hantait, me donnant à penser que je n’avais pas tout à fait perdu mon temps ». La fréquentation quotidienne de Soupault, Aragon absent, n’explique pas complètement le choix de Breton d’en faire un « compagnon de risque ». Ce qui lui plaît c’est son caractère « aéré », sa disponibilité, sa capacité à « laisser le poème comme il vient, à la tenir à l’abri de tout repentir ». Breton et Soupault passent huit à dix heures consécutives à la pratique de l’écriture automatique. À la fin du premier jour, ils ont noirci une cinquantaine de pages et les seules différences qu’y voit Breton tiennent à l’humeur de chacun. Cependant, pratiquée avec ferveur, l’écriture automatique provoque des hallucinations et au bout quelques jours pendant lesquels ils s’interdisent de « corriger et de raturer nos élucubrations », ils renoncent à poursuivre plus loin leur désir d’écrire un livre « dangereux. »

Le livre aborde les thèmes de la désespérance (Glace sans tain), de la nostalgie de l’enfance (Saisons), de la solitude de la ville et de l’isolement de l’âme errante, de la métamorphose de l’âge d’homme et provoque la perturbation surréaliste comme cette « fenêtre creusée dans notre chair » (Glace sans tain) ou ce pagure, animal double, crustacé au ventre mou, échappé du bestiaire de Maldoror. Nous en extrairons quelques passages pour illustrer les tables de cette soirée ludique, 119 ans après la naissance de celui qui sera exclu du mouvement surréaliste en 1926, avec le motif « trop de littérature », alors que le mouvement s’engage dans la cause communiste….

Table 1, dite « Tout le monde peut y passer dans ce couloir sanglant où sont accrochés nos péchés, tableaux délicieux, où le gris domine cependant »
…où l’équipe d’inspecteurs de choc (Dom, Thomas, François-René et VHS), soudée et éclairée par les intuitions fulgurantes du premier cité, poursuit sa campagne d’enquêtes de Sherlock Holmes: Détective conseil. Nous n’en dévoilerons que le titre, Le vieux soldat, et notre score, un très honorable 70 (100 étant le score de Sherlock), obtenu en seulement cinq déplacements, ce qui d’ailleurs laisse un léger sentiment de frustration puisqu’on ne peut pas tirer toutes les ficelles sans aller au détriment du score….

Table 2, dite « Il n’y avait plus que la mort ingrate qui nous respectait »
…où Nicolas-Neox (27) corrige Baptiste (7) à Hit Z Road. Quoique fort, ce mot s’impose sans discussion au vu du score.

Table 3, dite « Ils regardent mes yeux comme des vers luisants s’il fait nuit ou bien ils font quelques pas en moi du côté de l’ombre »
…où nous remontons le temps quelques années en arrière, en 1963 précisément (mais le jeu s’intitule 1969). Vous êtes responsable du programme spatial de l’une des grandes nations en compétition pour envoyer le premier homme sur la Lune (d’où 1969, je vois que certains suivent). La course à l’espace est lancée, les années sont comptées, mais la tâche s’annonce immense ! Il faudra gérer au mieux le budget que vous alloue votre gouvernement, tâche à laquelle Xel, Jeff, Thierry et David s’appliquent avec conscience, Thierry tentant, selon ses propres termes, une « approche novatrice » qui le laissera pourtant KO, laissant David s’envoyer seul en l’air, puis s’envoler dans la nuit trégoroise tel un petit dragon ailé…

1969

Table 4, dite « J’avale ma propre fumée qui ressemble tant à la chimère d’autrui »
…où la table 4 se réunit avec Baptiste pour un Shipwrights of the North sea. Là encore, Thierry se distingue en provoquant la fin, mais non sa victoire, laissant cette dernière au nouvel arrivant…

Table 5, dite « Vous voyez ce grand arbre où les animaux vont se regarder : il y a des siècles que nous lui versons à boire »
…où un Archeologia voit jouter Nicolas II, Olivier, Franck, et Paul, qui l’emporte large (une cinquantaine de points alors que son plus proche suiveur ne dépasse pas la trentaine).

Table 6, dite « On rit aussi, mais il ne faut pas regarder longtemps sans longue vue »
…où la table 1, réunie sous les auspices du DUC, se penche avec bienveillance sur Un mouton à la mer, alias en VO Land Unter. Le tour de jeu paraît alambiqué à la première explication, mais après quelques tours, on comprend l’intérêt et la finesse de ce petit jeu de cartes à choix simultané signalé parmi les meilleurs du genre. Pour visualiser, il s’agit, si l’on peut dire, de l’enfant terrible constitué par l’union de For sale et 6 qui prend. Chaque joueur a un lot de cartes (de 1 à 60) et doit s’arranger à (presque) chaque tour pour ne pas finir en deuxième position sous peine de perdre une bouée. Celles-ci constituent le score final. Point fort, le jeu est équilibré car chaque joueur joue une fois chaque main distribuée en début de partie. Un jeu accessible, distrayant mais aussi répétitif, et où il faut avoir une longue vue sur la liste des cartes qui vont sortir et sur les mains de ses adversaires ! A découvrir avant de s’endormir au lieu de compter les moutons (surtout dans la version DUC qui demande un effort d’imagination certain pour visualiser une scène déjà peu banale)… Au final de cette partie découverte, Dom surnage avec 11 bouées, devant Thomas (6), VHS (4) et FR (3).

Table 7, dite « Quand les liqueurs pailletées ne leur feront plus une assez belle nuit dans la gorge, ils allumeront le réchaud à gaz »
…où la table 6 enchaîne avec sobriété sur un trio 100% pur DUC, formé de Qwixx, Qwixx en mode mélangé, et Qwinto, et dont voici les scores:

Dom: 98, FR: 91, Thomas: 88, VHS: 74
Dom: 23, FR: 37, Thomas: 44, VHS: 23
Dom: 21, FR: 41, Thomas: 29, VHS: 38

Table 8, dite « Un jour, on verra deux grandes ailes obscurcir le ciel et il suffira de se laisser étouffer dans l’odeur musquée de partout »
…où Vincent nous fait l’honneur d’une apparition surprise, aussi fugace que nocturne. Il s’assit à une table de Splendor garnie également de Baptiste et Nicolas-Neox, mais repart battu avec 9, devancé par le trésorier (13), qui finit à deux louis du vainqueur.

Table 9, dite « Belles nuits d’août, adorables crépuscules marins, nous nous moquons de vous ! »
…où en fin de soirée quelques survivants, qui n’avaient pas école le mercredi, ont entamé puis fini un Les piliers de la terre tardif, réunissant Nicolas II, Olivier et Paul. Je mets mon billet sur ce dernier, qui présente bien un profil de serial winner, ceci complètement à l’aveugle et au risque d’être démenti par le forum.

Table 10, dite « Soins des parasites qui entrent dans l’eau ferrugineuse, absorbez-moi si vous pouvez  »
…où la table 4 se reconstitue à Pandémie : Contagion. Un jeu dont l’extension le rend plus du tout coopératif, car tous sont désormais adversaires. Il y aura deux ex-æquo, mais, pour ménager le suspense, vous devrez vous risquer sur le forum pour les découvrir. A vos risques et périls, car ils sont peut-être encore contagieux…

Pandemie : Contagion

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Séance de VENDREDI 29/07/2016 à Ti-Koad

Parmi les espèces menacées aujourd’hui, le tigre occupe une place peu enviable, qui lui vaut, en ce 29 juillet, de se voir dédier une journée internationale à sa cause.

La population mondiale de tigres sauvages a chuté de 97% au cours du XXème siècle et, faute d’un recensement réellement efficace, certains pays risquent de voir disparaître purement et simplement leur population de tigres. En 2010, lors du Sommet du Tigre de Saint Pétersbourg, les chefs d’Etat des pays de l’aire de répartition du tigre s’étaient engagés à atteindre l’objectif « Tx2 » qui prévoit de doubler le nombre de tigres sauvages d’ici 2022. A l’époque, la population était évaluée à 3200 individus seulement. L’objectif  sera difficile à mener à bien, mais le jeu en vaut la chandelle. Il en va de la préservation d’une expèce rare !

tx2_logotigre

Le parti-civilien, lui, n’a pas de journée consacrée, et pour cause, cette espèce n’est pas menacée de disparition, comme en témoigne l’effervescence qui régnait encore à Ti Koad en pleine torpeur estivale. Torpeur que brisa Dom pour lancer avec autorité une Table 1, dite « proverbe chinois avec tigre », de Two rooms and a boom. Car, comme le dit un proverbe chinois, alors que tu chasses un tigre par la porte de devant, un loup peut entrer par celle de derrière… Résultat, au final, président et kamikaze se trouvèrent réunis dans la même pièce, mais aucun n’avait reconnu son indispensable aide de camp (le médecin et l’artificier). Il semble que dans ce cas de figure la partie soit déclarée nulle… S’ensuivit un bel exercice de démocratie directe, Dom invitant les joueurs à voter pour savoir s’ils voulaient rejouer, et désavoué, prit acte avec dignité…Quatre tables s’organisèrent alors.

Table 2, dite « tigre et dragon »
…où prit fin l’invicibilité éphémère de Thomas à Mythotopia. Dans une partie serrée comme un putt de Tiger Woods, c’est à Tristan que revint l’honneur de jouer l’action « Mettre fin à la partie », sur la proposition très fair-play de Thomas. Toutes les conditions étaient remplies, et ce fut donc une victoire 48 à 42 (Thomas et VHS ex-aequo) après un duel homérique dans le dernier tour (Tristan jouant avec à-propos son rôle de maraudeur pour me faire gagner une bataille aux dépens de Thomas, qui allait sceller sa victoire), qu’Olivier (29) observa à certaine distance.

Table 3, dite « dans l’oeil du tigre »
Un proverbe tibétain dit qu’il vaut mieux avoir vécu vingt-cinq jours comme un tigre qu’un millénaire comme un mouton. Pourrait-on dire, à la vue du plateau de Star wars Rebellion, qu’il vaut mieux avoir tâté une fois de ce géant interplanétaire du jeu de plateau que mille fois de tel petit jeu insignifiant ? Ce n’est pas sûr, car si les vainqueurs (Axel et Mickaël) semblent s’être bien amusés, l’équipe adverse (Michal et Nicolas II) pourrait avoir péché par manque d’entrain et de communication. Mais il est vrai que dans l’espace, on ne vous entend pas crier…

Table 4, dite « le tigre des mers »
…où Jeff, Baptiste et Thierry enquillent deux parties de Shipwright of the North Sea. Les Charpentiers de la Mer du Nord, en bon français, est un jeu situé dans les premières années de l’ère viking, vers l’an 1000. Comme les charpentiers vikings, les joueurs s’affrontent pour construire la plus grande flotte sur la Mer du Nord, doivent collecter du chêne, de la laine et du fer, et trouver d’autres artisans pour les aider. Comme on peut s’y attendre, le village comprend de nombreuses personnes, les meilleures et les pires… Baptiste, alliant ses talents de trésorier et de secrétaire réunis, nous présente les tables de marque:

1er Thierry, 15  2ème  Jeff, 12  3ème Baptiste 7, puis

1er Thierry, 49 2ème  Baptiste, 43 3ème Jeff, 36

Shipwrights of the North Sea

Table 5, dite « X 2 »
…où Laurent s’adjuge une partie à Innovation (un jeu de civilisation parait-il), devant Dom, Xel et François-René. Les mêmes enchaînent avec Les Poilus, partie collectivement victorieuse grâce à l’extension.

Table 6, dite « pour l’honneur d’un tigre »
…où, en début de fin de soirée, Thomas tente de venger l’affront qui lui fut fait à son jeu, et engage un duel Wallacien avec Tristan à In Flanders field. Mais, une fois de plus, la victoire ne fut pas au rendez-vous…

Table 7, dite « tigres de papier »
…où, en fin de fin de soirée, les rouges (Xel, VHS, Olivier, puis Thomas) affrontent les bleus (Dom, François-René, Thierry, puis Tristan) à Codenames. Les rouges s’imposent sur le fil 3 à 2 après avoir mené 2-0 sur deux manches jugées litigieuses, marquées notamment par un effleurement de carte de Thierry trop vite interprété (à quand les ralentis à Parties Civiles ?). Les bleus se précipitèrent sur une gorge évocatrice de f***ion (ici s’impose l’auto-censure car, nous le savons, des mineurs nous lisent). Un « Zombie 1 » nous plongea dans la perplexité car il visait Pieu, mais un zombie n’est pas un vampire et Olivier fut condamné à lire in extenso tous les opus de Walking Dead… La culture fut à l’honneur avec un « Pierre Soulages 2 » (Plan, Noir) ou encore un « Tryphon Tournesol 3 » (Lunettes, Figure, Docteur), la palme revenant au très subtil « X 1 » à l’américaine, qui désignait File et non pas Charme, car à Codenames aussi, la vérité peut (souvent) être ailleurs…. Dans la manche décisive, VHS étant maître espion se demanda s’il fallait jouer ses 2 dernières tuiles en 1 coup ou deux. J’optai pour 2 coups avec raison, car je doutais qu’avec un « Peinture 2 » mes équipiers auraient deviné Taupe et Ecailles (en deux coups, Trou et Poisson étaient bien plus sûrs…).

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Séance de MARDI 26/07/2016 à Ti-Koad

Le 17 juin 656, le calife Othman était assassiné à Médine par une foule de musulmans en colère. La mort de l’octogénaire est à l’origine de la plus grave crise de l’islam. À la mort du prophète Mahomet, un quart de siècle plus tôt, son beau-père Abou Bekr est reconnu sans difficulté comme son remplaçant (calife). Son successeur, Omar, est tué en 644 par un esclave persan de confession chrétienne. Après d’âpres disputes, les leaders musulmans choisissent alors Othman ben Affan comme troisième calife. Le vieil homme appartient à une riche famille de La Mecque, a figuré parmi les premiers disciples du Prophète et a épousé deux de ses filles. Autant de titres qui justifient son élévation.

Bénéficiant de la foudroyante expansion des cavaliers musulmans au Moyen Orient et en Afrique du nord, le nouveau calife reçoit de considérables tributs qu’il met en bonne partie au service de sa famille. Il achève par ailleurs la recension de la Révélation divine, le Coran. Mais, il se voit reprocher son népotisme et doit faire face à une opposition grandissante à Médine.

Le calife appelle le gouverneur de l’Égypte à son aide, ce qui provoque la colère de ses soldats. Ils envahissent sa maison et le tuent alors qu’il est en train de lire le Coran. C’est le premier d’une longue série de meurtres politiques qui vont affaiblir le califat. Le jour même, Ali, le principal meneur, est proclamé calife à Médine. Mais son élection, très controversée, marque le début d’une bataille ouverte au sein de l’islam. Ali voit se détacher plusieurs alliés ainsi que de pieux Médinois révoltés par le meurtre d’Othman. Il est en contrepartie rejoint par les vieux croyants fidèles à la famille du Prophète et, tandis que ses appuis à Médine et La Mecque s’étiolent, il en retrouve de plus solides en Mésopotamie.

Le nouveau calife et ses partisans (chi’ites) prônent une grande rigueur dans la mise en pratique de l’islam et l’assimilation des populations conquises. Ils recommandent aussi que le califat revienne aux descendants en ligne directe du Prophète. Ils s’opposent sur ces points aux orthodoxes ou sunnites, adeptes d’une application souple de la doctrine musulmane (la sunna).

Afin de pouvoir affronter ses rivaux, le calife Ali quitte Médine avec ses troupes et s’établit à Koufa, en Mésopotamie C’en est fini du rôle politique de Médine et La Mecque. Ces oasis qui ont vu la naissance de l’islam ne seront plus désormais que des villes de pèlerinage…

Le calife triomphe une première fois de ses adversaires en octobre 656 au cours de la bataille dite « du chameau ». Aisha, l’épouse préférée du Prophète, adversaire déclarée d’Ali, est faite prisonnière et renvoyée à La Mecque pour le restant de ses jours. Mais le gouverneur musulman de Damas, Moawiya, un parent du précédent calife, prend à son tour les armes contre Ali. Les deux armées se rencontrent à Siffin, sur les bords de l’Euphrate, et s’apprêtent à en découdre après plusieurs semaines de vaines negotiations. Le choc a lieu à Siffin le 26 juillet 657. Ali est sur le point de l’emporter quand les soldats de Moawiya dressent des feuillets du Coran, le livre sacré, à la pointe de leurs lances, sur une idée de Amr ibn al-Aç, partisan de Moawiya. Impossible dans ces conditions de les attaquer !

Ali accepte l’arbitrage proposé par Moawiya et, ainsi, renonce à l’autorité de calife. Cette décision va causer sa perte: beaucoup de ses partisans l’abandonnent, considérant que l’arbitrage humain fait outrage à la justice divine. Ils provoquent le premier schisme de l’islam et forment la secte des kharidjites (du verbe kharadja, sortir), qui va prospérer brièvement en Mésopotamie avant de s’épanouir chez les Berbères d’Afrique du Nord, puis de se marginaliser.

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1359 ans après ce haut fait d’armes, l’Islam est plus que jamais en ébullition. Dire que brandir un livre saint en guise de bouclier sacré est une protection qui a quelque peu fait son temps, c’est aujourd’hui enfoncer une porte ouverte… De portes, il en sera d’ailleurs beaucoup question en cette soirée de Ti Koad où le jeu reprit ses droits (civils bien sûr).

Table 1, dite « porte abattante »
…où, en guise d’apéritif, Dom nous propose de tester Two rooms and a boom. Un jeu d’ambiance et de role play estampillé US, où les rouges affrontent les bleus. Parmi les rouges, un kamikaze (« bomber »). Parmi les rouges, un président. Le but des rouges est de mettre le kamikaze dans la même salle que le président à la fin des 3 manches, le but des bleus est bien sûr d’y échapper. Le mécanisme de jeu s’adjoint, dans chaque salle, d’un chef, révocable, qui a pouvoir, à la fin de chaque manche, de renvoyer un « otage » dans l’autre pièce. La parole est libre à propos de son propre rôle (qu’il est bien sûr interdit d’échanger), et tout le monde est debout ! Enfin, les manches, qui sont chronométrées, raccourcissent au fur et à mesure… Dans une deuxiéme partie, un nouveau rôle est introduit: le médecin bleu doit avoir rencontré le président, de même l’artificier rouge doit reconnaître son kamikaze. Bref, c’est une histoire de bluff, de role play, et de portes qui claquent, mais, comme on n’est pas chez Feydeau, on n’a pas le droit de mettre les otages dans des placards. Il doit y avoir aussi un peu de stratégie… Si vous la trouvez, dites m’en des nouvelles ! Pour la petite histoire les bleus ont triomphé deux fois, la deuxième partie s’étant conclue par l’expulsion d’un otage trop véhément, François-René (qui était le kamikaze) par le chef-président (Franck) efficacement secondé par votre humble serviteur, son médecin dévoué. Un joli coup !

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Après, tout le monde s’assit, la soirée prit un cours presque normal mais toujours entre deux portes, les gentlemen de la table 2, pour préserver leur réflexion,  prenant leurs quartiers dans l’entrée.

Table 2, dite « entre deux portes »
…où Dom, Thomas, François-René et VHS, coincés donc entre les deux portes, entament par un premièr opus une campagne d’enquêtes de Sherlock Holmes: Détective conseil. Nous n’en dévoilerons que le titre, Le magnat des munitions, et notre score, un honorable 40 (100 étant le score de Sherlock himself), grâce à un Thomas incisif, un François-René clairvoyant, et un Dom soucieux de développement durable.

Table 3, dite « the girl next door »
…où Xel s’adjuge deux parties de suite, à New York Kings, puis l’Auberge sanglante. Paul, Bruno et Olivier furent parmi ses victimes…

Table 4, dite « derrière la porte verte »
…où Franck, derrière la porte verte (donc invisible pour le chroniqueur, resté campé dans l’entrée, voir table 2), jouta avec quelques comparses (Felipe et les deux Nicolas) à Celestia puis, dépassé par cette lutte, se retira en soupirant. Je ne sais pas s’il leur a donné une leçon aussi à Hit Z Road (car il faut bien le dire, son tennis est prévisible), le forum le dira, mais quel beau métier, professeur !

Table 5, dite « en porte de saloon »
…où en fin de soirée quelques survivants, qui n’avaient pas école le mercredi, ont entamé puis fini un Colt Express qui verra un étrange tableau de marque surplombé par Nicolas II (2650) devant Nicolas-Neox (2500). Et la soirée n’était pas encore finie quand votre narrateur prit enfin congé. Ciel mon mardi !

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Séance de VENDREDI 22/07/2016 à Ti-Koad

Au milieu du XIIe siècle, tandis que le Bassin parisien donne naissance à l’art gothique et qu’une foi catholique ardente et profonde s’épanouit en Europe, le Midi toulousain est atteint par une hérésie religieuse tout aussi ardente, le catharisme. Saint Dominique de Guzman ayant échoué à ramener les hérétiques à la foi catholique, le pape Innocent III décida en désespoir de cause de recourir à la force. Le légat pontifical tente de convaincre le comte Raimon VI de Toulouse de prendre la tête d’une expédition contre les cathares, aussi appelés «Albigeois».

Mais le comte de Toulouse, qui descend du fameux Raimon IV de Saint-Gilles, chef de la première croisade en Terre Sainte, refuse net de combattre ses propres sujets. Il s’ensuit une dispute, l’excommunication du comte, le départ du légat pontifical et de son escorte, enfin son assassinat ! Ce drame de trop entraîne le pape à lancer l’appel à la croisade et canoniser derechef son légat. L’expédition porte officiellement le nom d’«Affaire de la Paix et de la Foi». C‘est la première fois qu’une croisade est dirigée contre des gens qui se réclament du Christ.

Le roi Philippe Auguste préfère se tenir en réserve. En bon politique, il ne veut pas altérer son image dans une guerre contre des gens qui sont formellement ses sujets. Il désapprouve aussi l’intervention du pape dans une affaire intérieure à la France et le fait savoir.

L’expédition est placée sous le haut commandement de l’abbé Arnaud-Amalric, chef du puissant ordre monastique de Cîteaux. Les opérations militaires débutent par le sac de Béziers et le massacre de sa population, le 22 juillet 1209. C’est le premier des nombreux drames qui émailleront la croisade contre les Albigeois.

Avant qu’ils ne pénètrent dans la ville de Béziers, les croisés auraient demandé au légat Arnaud-Amalric comment distinguer les hérétiques des autres habitants et le représentant du pape aurait répondu par un mot resté fameux : « Tuez-les tous et Dieu reconnaîtra les siens ! ». À vrai dire, ce mot est apocryphe et n’a jamais été prononcé. Il vient du récit du siège par le moine allemand Césaire de Heisterbach, qui ne portait pas les Français dans son coeur….

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807 ans plus tard, Ti Koad, qui a des vagues airs d’hôpital de campagne, vit l’organisation de quatre pôles.

Table 1, dite « pôle obstétrical »
…où Julien est venu de Paimpol nous soumettre un Runebound, proposition acceptée par Mickaël et votre humble narrateur. Le seigneur nécromancien Vorakresh tente de retrouver les runes des Dragons ancestraux afin de ressusciter Margath, le seigneur des Dragons. Comme vous êtes un héros, votre devoir est de stopper Vorakresh avant qu’il ne fasse aboutir ses noirs desseins.  Voilà un jeu où les mécanismes sont simples: on se déplace, on réalise des quêtes de différents types (aventure, social, combat) qui deviennent des trophées, on fait quelques emplettes d’artefacts, on reçoit aussi des cartes qui font office de compétences (que l’on achète avec ses trophées), bref chacun se prépare dans son coin sans trop d’interactions, si ce n’est lors des combats où le joueur affronte un monstre, joué par son voisin de gauche. Un système de cartes événements vient compléter le dispositif, pour créer « une aventure ». Le mécanisme des combats est très original, avec plusieurs rounds, et se révèle être le coeur du jeu, puisque le but de nos héros est d’occire Margath, monstre légendaire doté de 15 points de vie et de pouvoirs terrifiants. Celui-ci apparaît vers la fin du jeu et pose à nos héros un dilemne: y aller ou pas ? Car y aller et vaincre, c’est gagner la partie, mais perdre le combat vous élimine du jeu, alternative diabolique née du cerveau pervers de Martin Wallace himself… Chacun fourbit donc ses armes et ses compétences en attendant le grand moment…qui n’arrivera peut-être jamais ! A la fin, je me lançai dans l’affrontement, non sans biscuits: bardé de compétences, d’armes, de points de vie, et d’artefacts, je réussis, dans un combat homérique, à terrasser Margath. Avoir réussi à utiliser tous mes pouvoirs pour accomplir ma mission fut particulièrement gratifiant, tout comme, pour mes infortunés compagnons, il fut tout autant frustrant d’avoir mené à bien tant de quêtes sans pouvoir s’en servir !

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Table 2, dite « pôle des urgences » (de notre envoyé très spécial, Dom)

…où Nicolas-Neox, F-R, Maud et Dom essaient Hit Z Road, jeu récent avec des zombies, des enchères et des dés. Mélange peu digeste pour Dom qui voit sa petite famille éradiquée avant même le milieu du road-trip. Les trois autres parviennent au 8e et dernier tour de jeu, où il est question de survivre à tout prix beaucoup plus que d’optimiser ses points de victoire. Maud et Nicolas y parviennent avec des jets de dés remarquablement favorables tandis que F-R, avec une chance « juste normale » disparaît juste avant la ligne d’arrivée. Au décompte, c’est Maud qui s’impose d’un point.

Les mêmes se remontent ensuite le moral en enchaînant 3 parties des Poilus enrichi de son extension récente. Par deux fois, F-R montre une admirable capacité à attirer des coups durs que le reste de l’équipe ne parvient pas à éliminer assez vite. La troisième partie voit enfin la petite escouade revenir avec les honneurs du champ de bataille.

Après le départ de Nicolas, une rapide partie de Welcome to the Dungeon voit F-R l’emporter. Puis, en attendant l’inévitable table finale de Codenames, nous faisons découvrir Love Letter à Maud en quelques manches.

Table 3, dite « pôle chirurgical »
…où Michal, Tristan, Olivier et Nicolas II s’affrontent dans un (voire deux ?) Neuroshima Hex, un jeu de combats tactiques aux parties courtes et intenses comme une opération chirurgicale. Tellement intense en fait que l’escouade quitta la salle d’opération en réservant son pronostic sur le vainqueur, à moins que le forum… Il semble aussi que Alea Iacta Est fut joué après le départ de Michal, information non recoupée que nous publions avec les précautions d’usage.

Table 4, dite « pôle cardiologique »
…où Bruno, Thomas, Xel et Paul enchaînent les parties sans considération pour leur rythme cardiaque. La palme de la tachycardie sera décernée à Paul, vainqueur à Gearworld: the Borderlands, In Flanders Field, tandis qu’à Sea of clouds, c’est Xel qui dame le pion à Bruno, devant Paul et Thomas.

Table 5, dite « survivante »
…où une partie de Codenames rassemble les survivants, bleus (Dom, Xel, F.-R., Nicolas II) et rouges (Maud, VMN, Thomas et Paul). Partis pour mener 2 à 0 puis rejoints à 2-2, les  bleus s’imposent miraculeusement au cinquième set d’une partie qui a vu étrangement l’assassin sortir quatre fois sur cinq, dont dès le premier coup à la première manche (un Abordage 3 ayant malheureusement rencontré Feu). Pourtant les bleus furent, à leur habitude, divisés, velléitaires, mutiques, voire au bord de l’endormissement, et les rouges soudés, créatifs et solidaires. En témoignent les jolis apparentements trouvés par Thomas: Têtu 2 (Mule, Noeud), ou encore Requin 2 (Marteau, Peau) qui scella la quatrième manche, et la belle unanimité à aller visiter la boite d’un Jazz 3, une fausse piste trop voyante, alors que les rouges firent dans le graveleux (filles de joie et cocus), le nébuleux (OCS, conjonctivite furent cités) et se prirent le bec dans un Palmé 2, qui ne visait que la plongée.

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Séance de MARDI 19/07/2016 à Ti-Koad

Ce mardi 19 juillet a vu battu le record historique de température à Lannion avec un thermomètre à 35,8°C. Les autres adhérents ayant exprimé le souhait de jouer à « ni oui ni changement climatique », passons sans faire plus de commentaires au compte-rendu de la soirée. Dans une salle Ti-Koad chauffée à blanc et d’humeur vacancière, nous avons vu encore de nouvelles têtes se présenter (et c’est bien ©). Bienvenue donc à Robin et Felipe. Nous avons aussi eu les impressions du représentant de PC au FLIP de Parthenay (qui y a eu le coup de cœur pour Evolution, un jeu dont on reparlera à la rentrée) et échangé divers commentaires sur le palmarès du Spiel des Jahres décerné la veille (go Codenames, go !). En début de soirée, la douzaine de présents se répartit en deux tables :

Table 1, dite « Plein soleil » : Le cagnard méditerranéen, il peut taper dur. Cela n’a pas dissuadé Julien-de-Paimpol, Xel, Neox, Olivier et Felipe de s’attabler devant Mare Nostrum. Beaucoup de conquêtes, d’occupations… et au final trois deux vainqueurs au cours du dernier tour de jeu (c’est l’école des fans ou quoi ?) : Julien et Xel capables de faire une pyramide et Neox qui termine sa cinquième acquisition de héros ! Autant dire que les anciens ont donné une leçon aux nouveaux (qui ne perdent rien pour attendre).

Table 2, dite « Cerveaux en surchauffe » : Vincent fêta sa réapparition en conviant, dans le rôle de fantôme, une assemblée hétéroclite de medium (tendance charlatan, vu que leurs visions se recoupèrent rarement et ce malgré les diverses substances psychotropes dont il se sont arrosés) à jouer à Mysterium (enrichi de sa récente extension) : Thomas, Bruno, Frank, Robin, François-René et VHN.

Malgré quelques traînards et grâce à un vrai coup de pouce du spectre qui retrouva une carte providentielle au fond des poches de son suaire, la petite bande parvient à récupérer avant la fatidique septième heure son triplet de présumés innocents. Dans la phase de vote, seul votre HN aura désigné le véritable coupable après avoir enduré la partie durant les vilénies de ses petits camarades sur le thème « c’est comme à Codenames, il ne faut jamais se laisser influencer par Dom ». Echec collectif, donc.

Table 3, dite « Hot stuff » : Codenames justement. Vincent propose de voir ce que donne en VO cette pépite ludique dont le succès déjà considérable ne pourra qu’être accentué par la consécration reçue la veille au soir. Robin et VHN le suivent pour 2 courts tours de chauffe. L’anglais rajoute à mon sens la difficulté que de nombreux mots peuvent être à la fois un nom et une forme verbale, le plus souvent avec des significations sans rapport (exemple ce soir : ground).

Table 4, dite « A l’ombre de ma hutte » : Thomas entraîne Bruno et F-R dans une partie de Clans, un jeu rapide, simple et malin, limite abstrait. C’est la tribu de Bruno qui l’emporte. Plus tard, on les a vus jouer aux Poilus.

Il faisait encore 25°C à l’heure où les derniers joueurs se séparèrent.

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Séance de VENDREDI 15/07/2016 à Ti-Koad

La loi du 15 juillet 1975, relative à l’élimination des déchets et à la récupération de matériaux donne une définition du déchet: « tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon ». Cette définition, toujours en vigueur, s’accompagne du principe dit du pollueur-payeur, qui a parfois du mal à entrer dans les moeurs… Un petit pas vers la bonne poubelle, c’est un grand pas pour la planète, et ceux qui n’en sont pas convaincus sont invités à une croisière sur le septième continent. Voilà, c’est dit !

Sinon, à Ti Koad, 41 ans après, il y eut un bon petit paquet de tables, dont je vous laisserai faire le tri.

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Table 1, dite « enterrée »
…où Dom invite Nicola II, Paul et votre humble serviteur à Quartermaster. A ce remake de WW2, six pays sont en jeu, et donc, à quatre, deux joueurs contrôlent deux pays, en l’occurence Royaume Uni et USA pour Dom, Allemagne et Italie pour Paul. Je complète l’Axe avec le Japon tandis que Nicolas II, le bien désigné, prend les rênes de la Russie pour les Alliés. Voici une partie où le Japon, bénéficiant d’un tirage initial favorable avec beaucoup de cartes déploiement (car c’est la faiblesse du Japon, il a peu d’armées et peu de cartes qui les déploient), et la fameuse carte « Prospérité de l’Asie », qui rapporte 1 PV par territoire éloigné conquis (Asie du sud-Est, Philippines, Indonésie). A ce petit jeu, le Japon marque bientôt régulièrement 6 à 7 points et l’Axe se retrouve rapidement à 25, tout près de la barre de 30 qui scelle la victoire. L’anglais, bénéficiant de la puissance du Commonweath, s’installe alors en Inde, freinant la progression du Japon qui désormais hésite à conquérir l’Asie du Sud-Est, pour préserver ses cartes Déploiement. Mais le tournnant de la partie sera l’entrée en scène des USA sur le théâtre Pacifique avec la carte Pearl Harbour, puis, surtout, la conquête du Japon, qui sera immédiatement chassé de sa base, puis, dans le même mouvement, occupé par le biais d’une des nombreuses cartes Statut des américains (j’avais vu que le Japon était menacé dans son fief, mais pas anticipé qu’il pût être concomitamment conquis). Le coup de grâce fut une guerre économique, privant le Japon du reste de son deck et l’emmenant tout droit vers un enterrement de première classe, malgré un ultime baroud d’honneur kamikaze en Asie du Sud-Est grâce aux efficaces cartes Riposte. Pendant ce temps-là, Allemagne et Russie se faisaient des politesses entre Moscou et Donetsk, l’anglais défendait mollement sa base, et l’Italie était en perdition. Le hara kiri du Japon, désormais contraint à scorer 0, fut le chant du cygne de l’Axe, dont la chute fut foudroyante. Au 19 ème tour, la messe était dite et les Alliés triomphèrent.

Table 2, dite « recyclée »
…où Ivan, nouveau venu (mais le talent n’attend pas le nombre des années), l’emporte sans discussion à Metal Adventures face à une opposition formée d’Hélène, Olivier, et Baptiste aux mains d’argent.

Table 3, dite « biodégradable »
…où Xel se défait de Jérôme et Nicolas-Neox à Hit Z Road, encore un Wallace qui sort des placards, mais à contretemps dans un téléscopage malheureux avec une tragique actualité. Un jeu où qui vous propose d’incarner des survivants dans un monde post-apo’ (infesté de zombies), qui accomplissent un périple le long de la route 66.  Le but du jeu est de survivre pendant 8 tours et de marquer des points en faisant des actions héroïques en poutrant du zombie ou en affrontant des évènements funestes. Hit Z road est un jeu de gestion de ressources (essence, balles, adrénaline) avec une phase d’enchère et une phase de combats contre les zombies avec des dés, et il semble qu’aux enchères, certains y ont laissé plus que des plumes…
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Table 4, dite « verte de rage »
…où, un La fureur de Dracula vit, sur le fil, la mise à mort du vampire (Mickaël) face à une troupe de chasseurs sans merci (Michal, François-René et Thierry).

Table 5, dite « en vert et contre tous »
…où Baptiste, grand style, se rèvèle seigneur de Lords of Scotland face à Olivier et Ivan. Un trésorier maître de l’Ecosse c’est dans l’ordre des choses, mais, reconnaissons-le, il en a le physique de l’emploi.

Table 6, dite « incinérée »
…..où la table 3 se reconstitue pour un opus d’Ashes – un jeu de deck building pas si court que ça où Nicolas-Neox l’emporte devant Xel et Jérôme et, du même pas, prend la porte, pendant que ses opposants restent et rejoignent la table 7.

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Table 7, dite « compostée »
…..où, à Codenames, les bleus, formant une équipe soudée et homogène (François-René, Thierry, VHS, puis Jérôme) font du compost des rouges (Dom, Paul, Nicolas II, puis Xel), sur le score sans appel de 4 à 1. On retiendra de cette partie le méconnu (mais très réel) réseau hydraulique de la Suisse, évoqué par Dom, ce puits de science auquel son équipe ne sut s’abreuver, les errements des rouges sur le thème de l’oenologie et de Gérard Depardieu (tombé dans fût quand il était petit), alors que les bleus faisaient des étincelles avec un Ensemencement 2 (enceinte & jardinière) de haut vol, et une manche conclue sur un Echecs 2 fort bien amené (pion & tour). A noter, quand même, la jolie Pluie 3 des rouges (eau, liquide, pépin).

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Séance de MARDI 12/07/2016 à Ti-Koad

Il y a déjà 18 ans, Zidane avait les clés du paradis. Comme le temps passe vite… En ce 12 juillet, à peine ravalée la fin cruelle de la finale de l’Euro 2016, Parties Civiles se remettait à l’ouvrage, et il y avait du monde au balcon de Ti Koad.

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Table 1, dite « galactique »
…où, un Roll for the galaxy vit deux accouplements sr la table de marque, Baptiste et Paul dominant avec 27 PV, devant Nicolas-Neox et Olivier, 25 PV, Jérôme fermant la marche seul avec 19 PV.

Table 2, dite « sur le toît du monde »
…où Thomas l’emporte sans discussion (50 PV) à Mythotopia dans une partie où Nicolas II entretint un semblant de suspense (46 PV). Xel (35 PV) complète le podium pendant que VHS, un certain temps en tête, ferme le ban (32 PV). Thomas reste donc invaincu à ce jeu, mais, revers de la médaille, sa stratégie à été mise au grand jour: il suffit de se procurer au premier tour la carte qui fait gagner. Quant au jeu, si vous voulez mon avis, c’est un Wallace grand cru.

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Table 3, dite « présidentielle »
…où Tristan, déchaîné, enquille deux victoires de suite à une table présidentielle de Kardinal und Kônig honorée de la présence de Jibee, Cécile et du doyen Bruno.

Table 4, dite « et 1, et 2, et 3-0 »
…où la table 3 se reconfigure avce les mêmes joueurs pour un opus de Lords of Scotland gratifié du même résultat: victoire de Tristan.

Table 5, dite « materraziée »
…..où la Tristan et Bruno se défient à un 7 wonders (Duel), un duel où l’un des deux aura forcément pris un coup de boule. L’issue, postérieure au bouclage, sera dévoilée sur le forum.

Table 6, dite « aux chevaliers blancs »
…où Paul et Olivier, chevaliers de l’ombre, remportent un Shadow hunters face à Jérôme, Baptiste, François-René et Nicolas-Neox.

Table 7, dite « carton rouge »
…..où Jérôme, Olivier, François-René et Paul enchaînent sur un Dungeon raiders trop tardif pour être narré dans cette chronique.

Table 8, dite « tenue de soirée »
…..où la table 7 rejointe par Xel finit sur un Ghost stories en attendant le bouclage de Ti Koad, qui tarda à se manifester, Zizou étant parti avec la clé.

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