Séance de VENDREDI 14/10/2016 à St-Elivet

Le 14 octobre 1066, à Hastings, Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, défait les troupes du roi d’Angleterre, Harold qui meurt d’une flèche dans la bataille. Guillaume, qui après sa mort, en 1087, sera surnommé le Conquérant, est proclamé roi d’Angleterre sous le nom de William.  C’est la dernière tentative réussie de conquête de l’île, et la naissance de l’Angleterre moderne

La bataille de Hastings sera immortalisée dans l’une des cinquante-huit scènes de la célèbre tapisserie de Bayeux, brodée entre 1066 et 1077. Qui a eu l’idée de la Tapisserie de Bayeux… qui est d’ailleurs une broderie ? Les spécialistes du sujet sont partagés. Le commanditaire le plus communément évoqué est Odon, évêque de Bayeux et demi-frère de Guillaume,  pour orner la cathédrale de Bayeux  et conter par l’image les exploits de Guillaume à ses sujets, dont peu savent lire. Odon, reconnaissable à sa tonsure ecclésiastique, est lui-même en bonne place dans la tapisserie puisqu’il participe à la bataille en personne, muni d’un bâton au lieu d’une épée — les ecclésiastiques ayant le droit de frapper l’ennemi, mais pas de faire couler le sang.

A St-Elivet, le 950è anniversaire de cet événement qui inspira la tapisserie de Bayeux fut célébré à grands renforts d’une pâtisserie des aïeux, la gaufre (que, dès le XIIIe siècle, on vendait au peuple dans les rues de Paris pour un demi-dernier). Joan était à la manœuvre pour une réalisation parfaite sous forme d’oxymore géométrique entre les fameux petits carrés et sa propre rondeur, et aux doux parfums d’enfance, comme Proust a su les relater dans un passage célèbre du côté de chez Swann (où il était, bien sûr, question d’une madeleine).

Table 1, dite « sans motif précis » : Xel, Thierry, Agnès et Bruno lancent un Mystérium dont personne ne réussira à sortir vainqueur.

Table 2, dite « ça plane pour elle » : Baptiste engrange les cotisations mais trouve le temps de convier Xel, Joan, et Julien à Mission: planète rouge. Ce jeu semble faire l’unanimité et c’est Joan qui se fait sauter la gaufrette à l’issue d’une partie disputée.

Table 3, dite « cousue main » : dans l’espace clos de la cuisine propre aux préparations au longs cours, l’équipe de choc d’inspecteurs patentés (Dom, FR, Thomas, VHS) se lance dans le cinquième opus de Sherlock Holmes: Détective Conseil, intitulé Le mort mystérieux. On ne peut bien entendu pas dévoiler ici l’intrigue dans ses détails, mais sachez q’un message codé, présent dès l’exposition, nous aura donné du fil à retordre… Nous avons péniblement cherché à renouer le fil des différents événements, et terminons cependant avec le score très honorable de 35, grâce à une intuition fulgurante de Dom qui a permis au groupe de se refaire la pelote.

Table 4, dite « tapis volant » :  Agnès, Thierry, Bruno et Olivier se lancent dans Les voyages de Marco Polo, une partie studieuse remportée par le dernier cité.

Table 5, dite « décousue » : Paul, Julien – de Paimpol, Mickaël et Jeff explorent Mare Nostrum. Une partie dont Julien perdit le fil, troublé de laisser la victoire à Paul, au point qu’il en laissa son pull sur la chaise. Xel, qui s’en aperçut, le confiera aux bons soins de Joan.

Table 6, dite « aux conquérants » : Nicolas II, Jack, Tristan et Michal se lancent dans un Scythe que l’on imagine épique, forcément épique, et que le premier nommé s’adjuge.

Table 7, dite « embobinée » : Mickaël, Dom et VHS essaient Eternity. Voici un jeu de plis au principe simple: il s’agit de remporter des plis avec trois couleurs de cartes, dont l’une à un moment donné joue le rôle d’atout, mais avec un mécanisme vicieux de pari sur le nombre de plis réalisés qui influence énormément le jeu, car il attribue un bonus, bonus qui va croissant au fil des trois manches (2, 4 et 7 points). C’est Mickaël, avec 19 (avec le bonus à 7) qui remporte cette partie inaugurale devant Dom, 14 (gratifié également du bonus à 7), et VHS, 10. On devrait revoir ce jeu sur les étals de Scorfel, équipé d’un démonstrateur.

Table 8, dite « le cinquième aliment » : Agnès, Dom, et Joane, les bleus, affrontent Xel, Thierry et VHS, les rouges, dans un Codenames réclamé à grands cris nonobstant l’heure tardive. Une partie remportée sans équivoque par les rouges, emmenés par un Thierry au meilleur de sa forme dans un Varan 3 (Dragon, Peau, Dent), VHS étant au diapason sur un Colisée 3 (Rome, Cirque, Boxer) pendant que les bleus se gaufraient allègrement, échafaudant d’improbables coups de billard à trois bandes où Joan et Dom se répondaient étonnamment, à l’image de cet Aliment 5, qui dévoilait 4 mots, le cinquième restant enfoui à jamais, et ce n’était pas Pépin (ni Gaufre, qui n’est pas un mot du jeu mais pourrait le devenir). Une partie conclue sur un coup de poker de votre modeste narrateur, qui, avec 3 mots en main (Boxer, Mine et Livre)  lança un très tactique Mike Tyson 1 (même Xel identifia Boxer), pour laisser jouer les rouges (qui avec 5 mots restants n’avaient aucune chance de conclure). Le coup réussit: le Tissu 3 lancé par Joan élimina la Bande, intrus gênant, et qui me permit de proposer un Dessinateur 2, qu atteignit sa cible pour les deux mots restants.

Table 9, dite « bubble star » : Nicolas II mystifie Julien à Bubblee pop – je ne vois rien à ajouter à ce constat bleu comme une orange.

Table 10, dite « le dixième commandement » :  Julien mate Nicolas II à Alien menace – je ne vois rien à ajouter à ce constat vert comme une guêpe.

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Séance de MARDI 11/10/2016 à St-Elivet

Cette année, l’association a démocratiquement décidé d’enrichir sa collection avec 2 jeux : Cash & Guns et Mission Planète Rouge. Ce dernier est déjà sorti plusieurs fois à la satisfaction générale. Pour célébrer la soif de découverte qui a amené l’humanité à explorer cette planète lointaine et peu accueillante, tout autant que la civilité des adhérents qui ont participé au processus de sélection de ces jeux, ce soir les différentes tables recevront le nom de sondes qui ont réussi à amarsir sur le sol caillouteux de la planète rouge.

Table 1, dite « Spirit » [posée en 2004, communication perdue en 2010 après qu’elle s’est ensablée] : animés d’un bel état d’esprit et prêts à passer la soirée sur un gros jeu stratégique, Bruno, Xel, Paul et Jean-Yves se lancent dans une partie de Russian Railroads. Partie qui durait encore quand les autres tables se dispersèrent, mais dont nous parvinrent quelques couinements devant le rythme avec lequel Bruno, tel une locomotive emballée, progressait sur la piste de score.

Table 2, dite « Curiosity » [posée en 2012 et toujours active] : en guise de préliminaire, VHN invite Frank à essayer Bubblee Pop, tiré du lot de jeux donnés par Blackrock Games dans le cadre de Scorfel. Derrière son aspect cartoon et sa  jeu mécanique de jeu vidéo se cache en fait un intéressant petit jeu de réflexion à 2. Frank emporte cette première confrontation.

Table 3, dite « Opportunity » [posée en 2004 et toujours active, un record alors qu’elle ne devait durer que quelques mois] : attendre le fin de la partie précédente, c’est l’occasion pour une joyeuse assemblée (les Nicolas -Neox et N2-, Baptiste-les-chèques, Jocelyn, Agnès –une nouvelle tête- et Thierry) de s’échauffer avec un petit Croc au cours duquel de multiples membres ont été dévorés (aucun remboursement même partiel de cotisation n’est envisageable, me fait savoir le trésorier).

Rapidement , les tables 2 et 3 se recomposent.

Table 4, dite « Viking 1 » [posée en 1976, communication perdue en 1982 suite à une erreur humaine lors d’une mise à jour logicielle] : Neox, Baptiste et Jocelyn continuent l’exploration de notre acquisition récente Mission Planète Rouge (2e édition). Les deux derniers s’entredéchirent comme deux guerriers nordiques se défiant en combat singulier et laissent un boulevard à Neox qui confirme sa maîtrise totale du jeu. Il n’a pas confirmé la rumeur indiquant qu’il est en pourparlers avec Elon Musk pour prendre place dans sa première fusée pour Mars.

Table 5, dite « Mars 3 » [première sonde posée en 1971, communication perdue après moins de 30s] : Mars était le dieu de la guerre et en un certain sens, les joutes moyennageuses étaient un simulacre et un entraînement à la guerre. Ainsi, Nicolas-2, Agnès, Frank, Thierry et VHN se lancent dans un Camelot dont ils maîtrisent rapidement les subtilités des combats plus ou moins nobles entre chevaliers. Il y a eu de superbes passes d’armes, depuis le tournoi remporté par Frank avec un unique 2 jaune jusqu’aux épiques joutes violettes dont l’une se termina avec exclusivement des cartes blanches sur la table. Satisfactions multiples pour Nicolas : c’est son jeu, il a pu exploiter sa connaissance de la distribution des cartes Action et de leurs effets, on utilise (enfin ! après tout c’est Parties Civiles) les vraies règles et il emporte la partie après une belle remontée.

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Séance de VENDREDI 07/10/2016 à St-Elivet

Le 7 octobre 1337, à l’abbaye de Westminster, le roi d’Angleterre Édouard III lançait publiquement un défi à son cousin, le roi de France: contestant la légitimité de Philippe VI de Valois, il revendique la couronne de France pour lui-même. C’est le début de la guerre de Cent Ans.

Bien des années plus tard, une session beaucoup plus pacifique eut lieu à St-Elivet, quoi que les vélléités belliqueuses n’en furent pas absentes.

Table 1, dite « La paix des braves » : dans un bel hommage au nouveau prix Nobel de la paix, Josselin, Nicolas II et Baptiste (au front luisant) se lancent dans un San Juan que s’adjuge le dernier nommé.

Table 2, dite « Mars attacks » : Xel, Dom, VHS et, Baptiste (au coeur d’or) s’initient à Mission: planète rouge. Ce jeu, récente acquisition de l’association et déjà dévoilé la semaine dernière est une improbable mais heureuse combinaison de Citadelles et d’Alien Frontiers. Il faut bien choisir ses cartes de rôle pour faire décoller ses fusées, sans quoi le gadin est assuré, comme le montre l’agent de voyages, un rôle délicat à exploiter (j’échouai par deux fois à utiliser son pouvoir). Un point de règle suscita un débat durant et après la partie: faut-il lire la carte découverte qu’on pioche avant de la placer ? La réponse unanime (ex post) des participants fut oui, la règle n’étant pas détaillée sur ce point. Au final, Baptiste a décollé très haut et avec 53 PV, dame le pion à ses lointains poursuivants Dom (36), VHS (31) et Xel (29).

Table 3, dite « Bataille navale » : à cette partie découverte de l’exemplaire de Captain Sonar reçu pour Scorfel, pas moins de trois parties furent jouées rassemblant une dizaine de joueurs, et la concentration était à son comble dans la grande salle du RDC.

Captain Sonar

Table 4, dite « De toutes les couleurs » :  Nicolas II initie Xel, Dom et VHS à Camelot qui se révèle être un jeu aussi subtil que riche. Une partie où Xel nous en a fait voir de toutes les couleurs.

Table 5, dite « Permis de tuer » : Thomas, Thierry, François-René et Julien (de Lannion) s’entretuent pendant 10 minutes, au jeu éponyme 10′ to kill.

Table 6, dite « Duel sous la lune » : Nicolas II et Baptiste se lancent dans un 7 Wonders-Duel où le premier nommé périt.

Table 7, dite « Mort à l’arrivée » : Nicolas II, Dom, Thierry et Mickaël, les bleus, défient Xel, François-René, Thomas et VHS, les rouges, dans un Codenames homérique. Dans une partie où l’onanisme pratiqué à répétition par les bleus eut des conséquences fâcheuses (dont celle de projeter le Liquide, mot assassin), la clairvoyance des bleus à éclaircir les oracles même les plus brumeux (l’historique Garrincha 3: Génie – élu membre de l’équipe mondiale du vingtième siècle, Centre – c’était un ailier et non pas un milieu, donc il en adressait et des beaux, Pont comme ses géniaux petits ponts), ou encore l’antique Trirème (voir image ci-dessous), qui visait Cale et Double, fut récompensée. La victoire des rouges 3 – 2 fut scellée par une mauvaise intuition de Dom sur le dernier coup, qui opta, au doigt mouillé, pour le dernier mot des rouges (Table), alors qu’il fallait choisir Ordre, héritage d’un Académique 2 laissé en route. A la décharge du maître espion bleu (Thierry), trouver un mot rassemblant bobine, manche et ordre n’était point chose aisée (Pêche, bien choisi, permettant de dévoiler les deux premiers). Quant à l’intuition qui mena mystérieusement Dom à la table, on ne saurait l’expliquer. Comme l’écrit Laurent Binet dans la septième fonction du langage, « L’intuition est un concept commode, comme Dieu, pour se dispenser d’explications ».

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[jdr] vendredi 07/10/16 @ Beg-Leguer

Quand je dis crossover, le quidam moyen pense sans doute à un type de voiture légèrement surélevé dont l’on paie très cher ces quelques centimètres supplémentaires  😉 … Un rôliste , lui , pense tout de suite à une multitable. Deux (ou plus) MJ gèrent chacun leur groupe de joueurs sur leur table. Sauf que toues ces personnes jouent au même jeu dans un scénario commun. Scénario qui provoque parfois le regroupement des deux tables.

Le jeu proposé était donc In Nominé Satanis Magna Véritas (insmv pour les intimes). Dans cet univers on peut incarner soit un ange, soit un démon se battant pour le Grand Jeu : la conquête des âmes humaines. Ndlr : la composante religieuse passe très vite en arrière plan tant ce jeu est basé sur l’humour ambiant : on ne s’offusque pas hein!

Le MJ Démoniaque (Elodie) comptait dans ses rangs : Marvin, Kirdinn, Jimmy et Pierre. Tandis que l’Ange que je suis (lol) se chargeait des chérubins sous les traits de Marie Anne, Gwen, Jeff et Mickaël. Sans spoiler le scénario disons que tout ce joli monde s’est croisé au Purgatoire ainsi qu’au cimetière du Père Lachaise et que la soirée a rempli son but : passer un bon moment entre copains !!!

Séance de MARDI 04/10/2016 à St-Elivet

L’ordonnance du 4 octobre 1945 institue une « organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent ». C’est le Conseil national de la Résistance qui instaure ce nouveau régime pour unifier toutes les formes d’assurance sociale existant en France au sein d’une caisse unique, financée par une cotisation interprofessionnelle à taux unique, et gérée par des représentants syndicaux. C’est la naissance de la sécurité sociale qui nous semble si familière aujourd’hui…

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71 ans après, plusieurs pathologies ont été observées au centre St-Elivet, et la pandémie fut évitée de justesse. Heureusement, votre humble serviteur, célébrant St-François d’Assise, avait ramené des paniers de pommes fraîchement cueillies, et comme chacun sait: an apple a day keeps the doctor away.

Table 1, dite « Incurable » : Jérôme, Xel, Jean-Yves et VHS se lancent dans une partie de Ghost stories, le jeu où on ne gagne jamais. Car nombreux avant nous furent tombés pour mettre fin au règne de terreur de Wu-Feng, le Seigneur des Neuf Enfers. L’urne funéraire qui abrite ses cendres fut cachée dans le cimetière d’un village de l’Empire du Milieu. Les années ont passé, les générations se sont succédé et l’héritage maudit fut oublié des vivants. Terré dans les enfers, Wu-Feng n’a rien oublié: l’ombre de son incarnation s’étend sur les villageois inconscients du danger qui les menace. Nous, moines taoïstes, garants de la frontière entre les morts et les vivants, armés de courage et de foi, n’avons pu renvoyer Wu-Feng dans les Enfers, succombant à l’une des trois conditions de défaite: « Une quatrième tuile du village est hanté. Les fantômes ont retrouvé l’urne funéraire de Wu-Feng. Le monde des vivants n’existe plus.. ». A notre décharge, l’incarnation de Wu-Feng (que nous n’avons donc pas eu le loisir de croiser) avait pour nom Uncatchable….

Table 2, dite « Effet secondaire » : Neox, Josselin, Baptiste (en pleine phase de collecte de chèques ce soir-là) inaugurent Mission: planète rouge. Initialement paru en 2005, ce jeu de majorité simple et rapide, basé sur un système de sélection de personnages proche de celui du célèbre Citadelles a été réédité l’an dernier par FFG. Jusque-là, seuls les américains pouvaient profiter du superbe matériel et des nouvelles règles, permettant d’une part de lisser les effets les plus « violents » du jeu, mais aussi et surtout de pouvoir jouer de 2 à 6 joueurs ! Le jeu bénéficie maintenant, enfin, d’une version française qui vient d’arriver tout juste sur les étals.

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Cette partie découverte fut remportée deux fois par Neox, qui avait vu les règles avant en vidéo, comme quoi le bachotage, ça rapporte encore…

Table 3, dite « Agoraphobe » : Nicolas II, Paul et Franck jouent à Welcome to the dungeon. Franck s’impose sans effort. Les mêmes enchaînent ensuite sur un Camelot, que Paul s’adjuge.

Table 4, dite « Premier vaccin » :  c’est l’heure du bizutage des braves pour Dom, qui défie avec panache à Caylus le grand Protagoras, alias JiBee (par l’odeur du jeu arraché à son canapé), mais aussi Jeff et Tristan. Le petit nouveau (à ce jeu historique) fait bonne figure (56) en complétant un podium que domine JiBee, who else (97), et son dauphin Tristan (90). Jeff, resté collé aux basques de Dom (~50) ne montera pas sur la caisse.

Ce compte-rendu lapidaire résume imparfaitement cette table, mais Dom nous en offre, de l’intérieur, une exégèse à la mesure de son talent d’observateur aiguisé autant que d’acteur engagé (merci à lui !):

« Après avoir proposé avec un enthousiasme teinté de naïveté de découvrir un classique, Caylus, VHN se retrouve entouré de trois fauves salivant et aux babines retroussées : JiBee, Jeff et Tristan qui s’avèrent tous les trois avoir pas mal de parties au compteur. Soulignons la qualité des explications du Président qui, soucieux de faciliter l’introduction, a pris soin de distiller à votre honoré néophyte quelques utiles conseils et remarques tirés de son expérience. Nous passerons rapidement sur le déroulement de la partie qui a vu un prévôt dans l’ensemble bienveillant et deux groupes de joueurs lutter à distance sur la piste de score : chez lez centenaires, JiBee prend le pas de 7 points (97 à 90) sur un Tristan avec plus d’un tour dans son sac tandis que chez les cinquantenaires Dom coiffe de 6 points (56 à 50) un Jeff victime d’inattention.

Quant au jeu, parfois présenté comme un monstre froid et laid « à l’allemande », je ferais quelques remarques :

  • le thème fait sens (construire la ville et rénover le château pour acquérir du prestige) et le matériel est raisonnablement attrayant
  • même si aujourd’hui le « placement d’ouvriers » est un mécanisme ludique banal, il faut imagine la nouveauté qu’a représenté Caylus quand il a été publié en 2005. Et dans le genre il me semble toujours excellent, depuis la nécessité de payer pour aller chez les autres, la résolution des actions dans l’ordre de la route qui permet d’intéressantes combinaisons (et de redoutables erreurs !) jusqu’à la tuile « porte » qui ajoute une dimension bluff et suspense
  • difficile d’être formel après 1 partie, mais on sent aussi une grande variabilité/plasticité du jeu du fait qu’on ne pose pas ses ouvriers sur les cases d’un plateau fixe, mais sur une suite de tuiles dont la nature et l’ordre d’entrée en jeu change à chaque partie. Difficile donc de s’en tenir à une recette stéréotypée.
  • en fait plutôt qu’un jeu allemand qui déroule les poncifs de la conversion argent/ressources/bâtiments/points de victoire, c’est au contraire un jeu représentatif de la « French touch » qui y ajoute une dimension de bluff, de coups bas, possiblement de négociation ou, comme l’a fait très justement remarquer JB, de psychologie. Alors oui on peut jouer dans son coin ; mais si on veut gagner, il y a intérêt à prêter attention à ce que font les autres. Et il mérite sa place parmi les très bons « gros jeux » de stratégie. »

Table 5, dite « Soporifique » : La table 1 (rejointe par Paul à la fin) enchaîne sur une partie de Sbires, qui se prolongera jusqu’à potron-minet, et qui, après d’innombrables combats, voit la victoire finale de Jean-Yves (27) devant Jérôme (20), VHS (15) et Xel-Paul (12, mais 19 avant l’irruption de Paul au quatrième jour….)

Table 6, dite « Antalgique » : Nicolas II et Josselin se lancent dans un 7 Wonders-Duel où le premier nommé survit.

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Séance de VENDREDI 30/09/2016 à St-Elivet

Le 30 septembre 1955, James Dean, qui veut participer à une compétition automobile au nord de la Californie, part tôt le matin de Los Angeles avec son mécanicien au volant d’une Porsche 550 Spyder. Durant le trajet, il reçoit une contravention pour excès de vitesse. Il roule déjà depuis presque quatre heures lorsqu’à un croisement proche de la petite bourgade de Cholame, un étudiant, Donald Turnupseed (tragiquement bien nommé), qui conduit une Ford Sedan, arrive en face et lui coupe la priorité. Les deux voitures se percutent de plein fouet, selon les deux policiers présents, qui évoqueront le manque de visibilité. Le mécanicien heurte le tableau de bord avant d’être projeté hors de la voiture. James Dean est tué sur le coup, tandis que l’étudiant succombera d’un cancer du poumon, mais 40 ans plus tard et sans avoir jamais évoqué publiquement l’accident. Le décès de l’acteur est annoncé à 17 h 59.

Baby you can drive my car/yes I'm gonna be a star

61 ans plus tard, alors qu’un autre Donald menace les USA d’une sortie de route d’un genre nouveau, la visibilité n’est guère meilleure sur une soirée de jeu qui eut lieu, selon plusieurs témoins, au centre S-Elivet. On rapporte une table de Age of Industry, où Xel se fit massacrer par Thomas, Tristan et Baptiste, puis un Bohnanza, où elle prit sa revanche sur les presque mêmes, François-René tenant le rôle de victime sacrificielle en lieu et place de Baptiste. Le reste des événements de cette soirée restera nimbé d’un épais brouillard.

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Séance de MARDI 27/09/2016 à St-Elivet

Le 27 septembre 1905 paraissait un article scientifique intitulé Ist die Trägheit eines Körpers von seinem Energieinhalt abhängig ? Son auteur, un certain Albert Einstein, y proposait une relation entre masse et énergie capturée par la formule E = mc². Exactement 111 ans plus tard, une douzaine de joueurs chargés d’une masse de jeux débordait d’une énergie communicative.

Table 1, dite « Le choix de la race » : Jérôme, Paul et Nicolas-2 s’installent au calme au rez-de-chaussée et se lancent dans une partie de Smallworld. Trois heures de baston plus tard, et après de multiples expérimentations sur la relation entre la masse d’une arme contondante et l’énergie des coups qu’elle porte, ils y étaient encore ! Ils se sont bien amusés même s’il semble que le pouvoir des Sorciers ait fait couler beaucoup de salive. Au bout du bout, Paul s’impose.

Table 2, dite « La soie pure Chine » : Bruno (Kublai Khan), Jean-Yves (Mercator ex Tabriz) et VHN (Matteo Polo) s’attablent autour des Voyages de Marco Polo. Partie de découverte pour les deux derniers nommés qui ont très apprécié le jeu, même si les cinq brefs tours nécessitent des choix déchirants, forcément déchirants. VHN laisse des traces de corne sur la route de la soie en lâchant ses chameaux (NDLR : autant en Occident on mesure la puissance en chevaux, autant en Orient ce sont les chameaux qui sont l’unité utilisée – à PC on s’instruit en s’amusant) et distance ses adversaires sur la piste de score (mais avec 67 points, il y a encore de la marge pour atteindre les 90+ points que l’on voit rapportés sur Internet)

Table 3, dite « Y’a du soleil et des mayas » : Xel, Tristan et Baptiste-2 jouent à Tzolk’in. Longue partie au terme de laquelle Tristan finit juste devant Xel au tableau de marque.

Table 4, dite « Should I stay or should I go ? » : Baptiste-le-joaillier et Nicolas-Neox joignent leurs efforts pour initier un nouveau venu, Jocelyn, à Diamant (fort bon jeu d’exploration en mode stop-ou-encore que nous reverrons bientôt au Festival Scorfel) puis à Lanternes. Le petit nouveau s’impose les deux fois. « La chance du débutant » concluent les deux anciens.

A presque minuit, personne ne veut rentrer à la maison et voilà que 2 tables redémarrent. Leurs résultats seront à collecter sur le forum, VHN étant lui resté raisonnable.

Table 5, dite « Les yeux dans les yeux » : Nicolas-2 défie Tristan (ou est-ce l’inverse ?) à 7 Wonders-Duel.

Table 6, dite « Très conceptuel ça, coco » : Xel, Paul, Jean-Yves et Jérôme se lancent dans un Concept où ils n’auront pas manqué d’être créatifs.

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Séance de VENDREDI 23/09/2016 à St-Elivet

Le 23 septembre de l’an 605 avant notre ère, Nabuchodonosor II était couronné roi de Babylone. Il succède à son père, Nabopolassar, qui devait obéissance au souverain assyrien, le prestigieux Assourbanipal, un conquérant qui avait repoussé jusqu’en Égypte les limites de son empire. Mais après sa mort, l’Assyrie, usée par les guerres et détestée par ses sujets allogènes, se délite sous l’effet des révoltes et luttes de palais. Le gouverneur de Babylone s’allie à Cyaxare, roi des Mèdes (un peuple de l’Iran actuel) et porte le coup de grâce à la monarchie assyrienne. Les Assyriens sont défaits en 615 à Arapkha (aujourd’hui Kirkouk) et leur capitale, Ninive, est détruite en 612. Nabopolassar peut dès lors restaurer l’indépendance de l’empire chaldéen et le prestige de Babylone.

Le principal souci du nouveau roi de Babylone est la lutte contre les Égyptiens qui dominent le Proche-Orient et menacent ses frontières occidentales. Quelques mois avant son couronnement, Nabuchodonosor vainc les Égyptiens du pharaon Néchao II à Kharkémish, les chasse de Palestine et de Syrie et, la même année, en 605, peut ainsi entrer à Jérusalem, capitale du royaume de Juda.

Nabuchodonosor se consacre surtout à l’embellissement de sa capitale. Il fait aménager une enceinte de 18 kilomètres de long dont le principal point de franchissement est la porte d’Ishtar. A partir de celle-ci, une voie processionnelle en brique émaillée conduit au temple de Mardouk, le dieu de Babylone.  Il fait aussi rénover la ziggourat, qui a donné naissance au récit biblique de la «tour de Babel», haute de 90 mètres sur une base de 90 mètres de côté.

Enfin, le roi fait aménager les jardins suspendus. Une légende prétend qu’il aurait ainsi voulu faire une faveur à son épouse d’origine mède, qui regrettait les montagnes verdoyantes de son enfance. Le fait est que cette merveille du monde est la seule à ne pas avoir d’existence officielle: aucune trace archéologique n’a pu confirmer que les jardins ont bel et bien existé. En outre, l’existence de cet édifice n’est relatée que par des textes grecs, jamais par des textes babyloniens. Chose d’autant plus étrange que Nabuchodonosor ne s’est jamais privé de mettre en avant la grandeur des édifices bâtis sous son règne. Il se pourrait, selon une nouvelle hypothèse, que les Grecs aient confondu Babylone et Ninive, la capitale de l’Empire assyrien, qui précéda l’Empire perse…

Hauts de 23 à 92 mètres, les Jardins de Babylone étaient composés de plusieurs étages en terrasses, reliés par un grand escalier de marbre. L’édifice était soutenu par des voûtes et des piliers de brique. L’eau était ramenée de l’Euphrate, et remontait jusqu’au étages à l’aide d’un savant montage hydraulique.

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Songeons que Babylone, du règne d’Hammourabi, vers 1750 avant JC, à celui d’ Alexandre le Grand, vers 330 avant JC, en passant par celui de Nabuchodonosor, aura rayonné presque sans discontinuer sur le Moyen-Orient pendant quinze siècles !… Sans doute un record historique.

Bien des années plus tard, cet autre 23 septembre vit à S-Elivet le dévoilement d’une autre merveille du monde: Scythe, dont notre grand reporter Dom fait ci-dessous le récit emerveillé. Si l’existence du jeu est incontestable, le triomphe de son premier vainqueur fut contesté, comme il le reconnait lui-même avec un fair play qui l’honore.

Table 1, dite « La boîte aux merveilles » : Jack sort avec un air gourmand sa boîte de Scythe tout juste reçue. Scythe est un des jeux qui a fait le plus parler de lui cette année, se hissant rapidement dans le top 20 de BGG après avoir été prévendu à 18000 exemplaires sur Kickstarter. Et il faut avouer que la réputation de qualité et de professionnalisme de son éditeur américain, Stonemaier Games, est méritée : le matériel est exceptionnel, les règles et les plateaux individuels clairs et bien conçus avec un tour de jeu simple et logique et des parties qui tiennent en 2 heures.

Le jeu fait partie de la famille « développement/conquête sur une carte » : chacun développe sa faction en accroissant ses capacités de production et ses effectifs tout en s’étalant sur le plateau de jeu jusqu’à avoir quelques frictions avec les voisins. De plus, de subtiles asymétries assurent renouvellement des parties et orientation des choix stratégiques, mais compliquent la tâche de garder un œil sur les autres. Les mécanismes sont classiques, sauf peut-être le fait que les ressources restent sur le plateau et peuvent être accaparées suite à un combat.

Plus qu’une épopée, le jeu est un mélange d’optimisation et de course tandis que la force est le plus souvent une menace protégeant son territoire et ses ressources (les combats sont assez coûteux pour l’attaquant pour que seule une poignée ait lieu à chaque partie). La première moitié du jeu (assez lente car les ressources sont rares et les actions chères) voit chaque faction faire ses choix de développement et élargir son contrôle autour de la base de départ. Puis la rivalité s’exprime pour atteindre ou contrôler les zones au centre de la carte et le rythme s’accélère. La fin de partie est soudaine et nécessite de bien jauger où en sont les adversaires.

Cette première partie a regroupé Laurent (Saxon), Neox (Rusviet) et Dom (Nordic) autour de Jacques (Crimea). Logiquement, nous sommes concentrés sur le développement de notre faction et l’exploitation de ses spécificités mais on peut s’attendre que dans le futur il y ait plus d’attention portée aux choix et aux positions des autres. Jacques ayant envoyé son Héros un peu trop près de Dom s’attira en retour une double contre-attaque qui lui rogna les ailes. Laurent pendant ce temps se répandait sur la carte et Neox avec ses recrues profitait des actions des autres. Dom mit fin à la partie juste avant que Laurent et Neox soient en mesure de le faire. Après décompte, il finit 2 points devant Laurent mais sa victoire ne sera pas homologuée : en cours de partie il avait fait un mouvement illégal qui lui avait permis de récolter les bénéfices d’une carte Rencontre. On peut s’attendre à revoir Scythe sur les tables de PC !

Table 2, dite « Babies alone in Babylone » : Axel, Elaine, Gael, Baptiste (au poil dru), François-René et VHS, tous des grands enfants, se retrouvent au carrousel enchanté de Mickaël, fantôme clairvoyant de Mysterium. Une fort joyeuse partie, où tous les protagonistes ont découvert les ressorts de leur énigme. Comme à l’école des fans, tout le monde a donc gagné, mais pour la petite histoire, c’est Axel et François-René qui remportent de concert la victoire au score, par leur habilité à miser sur les paris de leurs adversaires.

Table 3, dite « Merveilleusement simple » : c’est à Barony que Paul mate sans effort une opposition composée de Xel, Baptiste (aux poches pleines) et Sly, de retour et qui, d’un assaut vengeur, provoqua la sortie de route de Xel qui faisait alors la course en tête. Les mêmes enchaînent sur Cap’taine Carcasse, qui voit cette fois la victoire de Sly.

C’est alors que Vincent fit son apparition cameo. A l’instar d’Alfred Hitchcok dans ses propres films, ses passages dont la brièveté n’ont d’égal que l’intensité sont très attendus, et souvent le théâtre de joutes oratoires qui font le régal des initiés. Il fut ce soir là (mais pourquoi ?) question de Jaï Alai, alias cesta punta, un jeu très populaire au pays basque, et non pas de la Lorelei, nymphe de la mythologie germanique dont la légende a donné son nom à un rocher surplombant le Rhin.

Table 4, dite « Suspendue » : Après le départ de Gael et Elaine, les survivants de la table 2 flottent un bon moment avant de jeter leur dévolu sur Smash Up. Ils découvrent en Axel un fin connaisseur de ce jeu et ses différents peuples, allant jusqu’à explorer les recoins des forums pour arbitrer telle ou telle propriété absconse d’une créature… Rappelons qu’à ce jeu, chaque joueur est muni de 2 peuples, qui doivent conquérir des bases. Chacun dispose des créatures sur ces bases, et joue optionnellement des cartes actions. Lors de la conquête d’une base (matérialisée par une somme des forces des créatures attachées supérieure ou égale à la valeur de la base), des PV sont attribués aux joueurs majoritaires. Une étape clé du jeu est donc la draft des peuplades, que nous avons pour le coup choisies au hasard. Je me trouvai avec une jolie combinaison Dinosaures-Zombies, mais très mal mélangés entre eux.. La victoire m’était promise, mais, à 14 PV, tout le monde me tomba dessus (la victoire étant à 15), et, alors qu’Axel, nanti de peuples aux pouvoirs extraordinaires, semblait voué à l’emporter, c’est FR et ses Ninja « tout pourris » qui lui dama le pion…Ah oui, j’oubliais: c’est un jeu chaotique, forcément chaotique..

Table 5, dite « Dans son jardin » : le premier Baptiste rejoint le second au sous-sol (*) pour former, avec Paul et Xel, une table de Pandémie: Contagion. Xel s’impose avec un bras et une jambe d’avance, dépassant même l’espace prévu sur la piste de score.

(*) : on me souffle dans l’oreillette que techniquement, cette salle est au RdC, pas au sous-sol. Question de point de vue, aurait dit Einstein…

Table 6, dite « Aux laboureurs déchus » : à Codenames , les rouges (Dom, Xel, Neox, renforcés brièvement par Axel) s’imposent 3 à 2 face aux bleus (Paul, VHS, FR), dans une partie étrange, où la vérité sembla souvent ailleurs. On y fit ainsi connaissance de l’île de Kourou, et de Flipper le requin. Les règles furent malmenées (mots trop longs, utilisation abusive du smartphone…), Tyrion Lannister fit une apparition, et FR démontra une aussi improbable que parfaite connaissance du chausseur de luxe Louboutin. Les rouges, partis pour gagner largement, ne durent finalement leur salut qu’à un hasard improbable: un Bigouden 2 qu’ils prirent pour un 3: ils choisirent donc trois mots, le troisième tombant sur un rouge (ce mot était cependant bien choisi: voile). Quant aux bleus, ils réussirent l’exploit de proposer à chaque manche un « Labourer », mais ne prenez pas conseil sur eux car ils font usage de pelles et de fourches…

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Séance de MARDI 20/09/2016 à St-Elivet

Il y a exactement 70 ans était inauguré le festival de Cannes, avec plus de 7 ans de retard…un petit retour historique s’impose. Irrité par la mainmise hitlérienne et mussolinienne sur la Mostra de Venise, née en 1932, le gouvernement français du Front Populaire décide de créer un festival concurrent et choisit Cannes. L’idée en revient au ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts Jean Zay. Mais son ouverture, le 1er septembre 1939, sera reportée en catastrophe du fait de l’invasion de la Pologne, le même jour. C’est donc après la Seconde Guerre mondiale, 7 ans plus tard, que la Croisette reçoit réalisateurs, stars et journalistes pour la plus grande joie des badauds. Il y aura donc deux affiches (que tout oppose, comme on peut le voir) pour ce festival inaugural…

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Un tapis rouge accueille les invités et les vedettes à l’entrée du Palais des festivals. Les photographes immortalisent la montée des « vingt-quatre marches de la gloire » avant la cérémonie d’ouverture, rituel qui va rapidement devenir incontournable. Le premier Grand Prix est remis à un film de René Clément qui exalte la Résistance française : La Bataille du Rail (en 1955, le Grand Prix sera remplacé par la Palme d’Or).

Mais on retiendra aussi de ces premières agapes l’irruption du phénomène des starlettes….70 ans après, si un petit parfum d’été régnait encore à Saint-Elivet, les températures étaient enregistrées en baisse, ne permettant pas une tenue aussi décontractée, quoique certains furent aperçus en bras de chemise.

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Table 1, dite « La parole donnée (Palme 1962) » : Xel, Tristan, VHS et Frank jouent à Kardinal und König que Xel et Frank découvrent.  Une partie serrée où votre modeste narrateur s’impose sur le fil, devançant Tristan et Xel d’une demi-hostie. Le tournant du match fut l’implantation par mes soins d’une abbaye à Angoulême, la dernière en France, qui scella le destin du royaume et me rapporta 8 points. Il y eut aussi un pacte avec Tristan, reposant sur la parole donnée, entre Angleterre et Aragon. Bon, j’avais quand même blindé l’Aragon au cas où… Quant à Frank, victime d’une énorme méprise sur la façon de compter les points, il se cantonna dans une attitude belliqueuse qui se révéla improductive, et quitta définitivement les lieux à l’issue de cette partie. Suivit, donc à trois, un 6 qui prend dont Xel sortit victorieuse, me semble-t-il.

Table 2, dite « Le vent se lève (Palme 2006)» : Nicolas-Neox, Baptiste, Jean-Yves, Bruno et Dom prennent le large pour Isle of Skye, une partie que Dom remporte grâce à une dernière vente fort lucrative, selon ses propres dires.

Table 3, dite « Le troisième homme (Palme 1949) » : C’est à Las Vegas que les protagonistes de la table 1 retrouvent Jean-Yves. Un petit jeu fort sympathique où il s’agit de miser sur six tapis de jeu en fonction des dès que l’on a lancés, avec trois règles redoutables: 1. Placer ses dès impose de jouer TOUS les dés identiques sur le tapis idoine, 2. Parmi leu jeu de dès, deux dés blancs ne vous appartiennent pas et pourrissent simplement le jeu, et enfin (et surtout) 3. Les joueurs ex-æquo sur un même tapis (y compris le blanc) s’éliminent. Alors que VHS ramasse des butins lucratifs et que Dom fait son beurre, Xel se lance dans un pari insensé où elle perd près de 100.000$ (heureusement qu’ils sont virtuels). « C’est c…u » lança Dom, ce que l’intéressée confirma… Et, à la fin du film, c’est donc le troisième homme qui remporte la mise sur un tableau de score serré comme un nœud papillon (J-Y 380.000$, Xel 370.000$, Dom 360.000$, et VHS 320.000$).

Table 4, dite « Le goût de la cerise (Palme 1997) » : la table 3 dispute ensuite une partie de Imagine, succédané d’un Linq qui ne démarra jamais et d’un Codenames orphelin de son DUC… A ce jeu où l’on devine des mots (personnages, objets, expressions…) à l’aide de multiples calques transparents, Xel fut la plus habile à reconnaître les mots des autres, mais aussi la moins habile à faire deviner les siens, et notamment l’expression « la cerise sur le gâteau » qu’elle ne put nous faire avaler… Quant à Dom, il se lança dans une description encyclopédique de l’Allemagne (Forêt Noire, Rhin, tout y passa…) sans pouvoir nous faire penser une seule seconde à Angela Merkel…

Table 5, dite « L’éternité et un jour (Palme 1998) » : une table qui dura une éternité et déborda sur la journée suivante, mais qui nous est cependant narrée de première main par Dom, envoyé spécial en mode « heures supp ». Voici donc son récit: « En seconde partie de soirée, Bruno convainc Nicolas et Tristan de jouer aux Voyages de Marco Polo, un jeu des auteurs de Tzolk’in qui a l’air bien intéressant avec des dés, des déplacements sur une carte (la route de la soie) et des personnages aux pouvoirs asymétriques. Neox-le-moulox, capable d’aligner des séries impressionnantes de 6, finit en tête sur la piste de score (d’où la valeur 48 est étrangement absente, une erreur du graphiste !). Selon certaines rumeurs, il y aurait eu quelques approximations de règles qui auraient nui à Tristan ; gageons que ce dernier demandera prochainement à ressortir le jeu. »

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