Séance de VENDREDI 14/12/2018 à Ti-Koad

En ce 14 décembre, on célèbre la naissance en 1503 de Michel de Nostredame, apothicaire, peut-être médecin, mais surtout connu pour ses prédictions sur la marche du monde sous le nom de Nostradamus. Le plus fameux de ses quatrains réputés prophétiques est le trente-cinquième de la première centurie:

Le lyon ieune le vieux surmontera
En champ bellique par singulier duelle
Dans Cage d’or les yeux luy creuera
Deux playes vne, puis mourir, mors cruelle.

Selon les adeptes d’une lecture prophétique, ce quatrain annoncerait la mort d’Henri II. En juin 1559, il affronta le comte de Montgomery, lors d’un tournoi de chevalerie. Ils auraient porté tous deux un lion comme insigne. Henri II reçut la lance de son adversaire dans son casque (selon certains, en or) et aurait eu l’œil transpercé. Il mourut dix jours plus tard.

Un historien québécois interprèta ce quatrain comme un prodige céleste tel que celui qu’on aperçut en Suisse en 1547, montrant un combat entre deux lions. Mais les adeptes y voient la preuve de ce qu’ils ont toujours su, à savoir que Nostradamus avait un don de clairvoyance. Pourtant, personne à l’époque ne fit le rapprochement.

https://www.factinate.com/wp-content/uploads/2018/06/11-3.jpg

515 ans plus tard, à Lannion, nul besoin de Nostradamus pour prédire que les particiviliens allaient passer une excellente soirée. En revanche, pour savoir qu’elle serait délocalisée à Ti Koad, maison désormais et depuis longtemps sliencieuse, inhabitée de notre présence, envahie d’une peuplade de grands Anciens venus du monde de Cthulhu et des fantômes des charniers de la seconde guerre mondiale, il fallait savamment interpréter le quatrain 41 de la Centurie 7, dont la lecture ne souffre a posteriori d’aucune équivoque:

Les os des pieds et des mains enserrés,
Par bruit maison longtemps inhabitée ;
Seront par songes concavant déterrés,
Maison salubre et sans bruit habitée.

Table 1, dite « Passé sans avenir » : à Achtung ! Cthulhu, le mythe créé par Lovecraft investit l’univers de la seconde guerre mondiale dans un JDR mené par maître Sylvain. En l’occurence, il conduisit une troupe d’américains, espions envoyés aux confins du globe. Nous n’en dirons pas plus ici, sinon que les braves: Neox, Olive, petit Pierre, Gabriel et Sébastien ont sauvé le monde. Merci à eux !

Résultat de recherche d'images pour "achtung cthulhu"


Table 2, dite « Le présent du passé » : Attablés devant l’imposant opus de Vita Lacerda, Vinhos, quatre vignerons s’emploient à cutiver leur arpent de terre. Dans la vraie vie, le sort d’une récolte s’en remet aux astres et leur cortège d’aléas climatiques et naturels, mais à nos jeux, on prévoit souvent l’avenir à la lumière du passé: on pouvait sans être Nostradamus prophétiser que Tristan sortirait vainqueur des chais, et ce fut le cas: avec 88, il devance sans coup férir Thibault, 75, et Benjamin, 59. Xel, plombée par un départ calamiteux, livra un petit millésime 56.

Table 3, dite « Comptes d’apothicaire » : à Sherlock Holmes: Détective conseil, la bande d’enquêteurs habituelle (François-René, Dom, Thomas, Vincent, Elouann et votre humble narrateur), qui a opéré deux recrutements tactiques (Sophie et Franck), attend fièvreusement l’arrivée de Vincent et Elouann, pourvoyeurs du jeu, puis, ceci fait, s’attaque à la découverte de Carlton House, une maison victorienne sur trois niveaux richement pourvue et à louer, une belle affaire paraît-il. Ce nouveau lieu sert de décor à une série de trois enquêtes dont nous abordons la première: La fin d’un néphaliste. Une enquête où des intuitions de Franck, combinées à une judicieuse visite, nous permirent d’arriver au score honorable de 60. Nous aurions pu faire mieux si nous avions décidé d’une ultime visite, mais certains faisaient des comptes d’apothicaire au sujet de son coût, et la chose se règla par un vote parfaitement démocratique, quoique à main levée. Même dopée par une dose de glucose apportée en milieu de partie par Vincent, surgi de nulle part, l’équipe manqua d’audace et de lucidité, deux qualités indispensables à ce jeu.

Table 4, dite « Interprétations hasardeuses » : alors que cette fin de soirée s’étire en palabres, Vincent, parti puis revenu de nulle part une nouvelle fois, apporte Codenames, et nous décidons d’une unique manche. Les Rouges (François-René, Xel, Vincent, Sophie) affrontent les Bleus (Votre Humble Serviteur, Dom, Franck). Alors que les Rouges accumulent les indices redondants (Nabilla, Pigalle, Culotte), les Bleus se focalisent sur L’Angleterre, avec les subtils indices Diana Spencer 3 (Princess, Classe, Voiture), et Calais 2 (Pêche, Tube), mais butent à deux reprises sur l’indice Barre, que ni Avocat ni Jérôme Kerviel ne parviennent à dévoiler. Les Rouges terminent sur un suicide français avec un indice Eric Zemmour 3 (Jet, Banane, Rat) aussi facile à deviner qu’une prophétie de Nostradamus, laissant le champ libre aux Bleus: le mot Filet enfin sorti de la grille, ils concluent victorieusement « à la Lavillenie » sur un Bateau 2, qui, associé avec Pêche, permet au troisième essai de passer la Barre.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de MARDI 11/12/2018 à Servel

Le premier numéro du Monde paraît le 18 décembre 1944, sur une seule page recto verso. Il succède au journal Le Temps qui, victime d’une ordonnance de 1944 sur les titres ayant paru sous l’occupation, a vu ses locaux réquisitionnés et son matériel saisi. Le Monde, bénéficiaire de cette confiscation, en reprend le format et la présentation, l’équipe rédactionnelle, les ouvriers et employés ainsi que les anciens locaux  de la rue des Italiens où il restera 44 ans. Charles de Gaulle, qui souhaitait doter la France d’un « journal de prestige » tourné vers l’étranger et qui serait « l’officieux » de la République, fut un élément moteur de sa création.

74 ans plus tard, à Lannion, un envoyé special suffisait pour couvrir les agissements d’une petite troupe de ludopathes.

Table 1, dite « Prise d’information » : à Innovation, votre serviteur attire dans ses filets Olive, qui revient en deuxième semaine, et Thibault, qui découvre. Ce dernier ayant mal compris la règle de domination, croyant que l’influence utilisée pour dominer était consommée, se laisse irrémédiablement distance par votre serviteur, qui, aux commandes d’un redoutable moteur à deux temps (je pique des cartes à mes voisins, puis je les recycle et comptablise des cartes du niveau N+1), finit sur in impitoyable 5-0-0. Mais une seconde partie est d’une toute autre facture: les chses sont très serrées avec Thibault, 4-4 à l’aube d’un dernier tour où je dois normalement conclure, mais Olive fait exploser cette logique avec un dogme à forte entropie, et c’est Thibault qui réussit à dominer l’âge 8, scellant une victoire de prestige (5-4-1).

Table 2, dite « Gros caractères » : Ce n’est pas encore Noël, mais voici un nouveau jeu qui atterrit sur nos tables: Architectes du Royaume de l’Ouest. En cette fin de l’Empire Carolingien, an 850. vous incarnez les plus grands architectes du Royaume, lancés dans une compétition effrénée pour impressionner leur Roi et tenter de conserver leur noble statut. C’est Benjamin qui fut le meilleur constructeur, à la barbe fleurie de Neox et sous l’oeil admiratif de Baptiste: trois gros caractères pour une belle composition.

Architectes du Royaume de l'Ouest


Table 3, dite « Envoyé spécial » : à Ascension, Nicolas II s’est envoyé très haut en l’air, culminant à 144, réglant ainsi le duel des barbus avec KreeNox, 121. Pour Jérôme, envoyé très special (66), la bataille se résuma à une prise de notes.

Table 4, dite « Rainbow warriors » : à Flamme rouge, les tables 2 et 3 fusionnent comme les couleurs de l’arc-en-ciel, sauf qu’ils ne sont plus que trois: François-René, Neox et Jerome, et en route vers une seule couleur: le rouge. Trois warriors confirmés pour une lutte dont on espère qu’elle ne laissa personne sur le carreau.

hPour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 07/12/2018 à Servel

Résultat de recherche d'images pour "willy brandt varsovie cartoon"

Le 7 décembre 1970, le chancelier allemand Willy Brandt se rend en Pologne et signe le traité de Varsovie: la RFA y reconnaît la frontière germano-polonaise de l’Oder-Neisse, imposée par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.

Après la signature, le chancelier se rend au Mémorial du résistant juif du ghetto, pour un dépôt de gerbe. Il se recueille et s’incline, puis, à la surprise générale, contre toutes les règles protocolaires, ploie les jambes et se met à genoux. Pendant de longues minutes, il demeure dans cette attitude d’humilité inhabituelle aux hommes d’État, faisant acte de contrition au nom du peuple allemand, lui qui, dans la nuit du 31 mars 1933, avait fui l’Allemagne nazie pour le Danemark grâce à un pêcheur. Ce geste et plus généralement sa politique d’ouverture à l’Est lui vaudront de recevoir le Prix Nobel de la Paix 1971.

Cette politique était largement controversée: certains Allemands considéraient l’Ostpolitik illégale, voire comme haute trahison. En mai 1972, une tentative de censure constructive de la CDU échouera, à la surprise générale, de quelques voix. Il sera plus tard révélé qu’au moins un membre de la CDU avait été payé par le ministère pour la Sécurité d’État de la RDA, la Stasi, pour voter pour le maintien de Brandt. Et c’est dans une atmosphère de scandale politique sans précédent en Allemagne que Willy Brandt démissionnera le 7 mai 1974, après l’arrestation de l’un de ses conseillers personnels, Günter Guillaume, qui avoua être un espion de la RDA.

48 ans plus tard, à Lannion, pas de paix: tous les fronts étaient ouverts: à l’Ouest, à l’Est, et jusque dans l’espace !

Table 1, dite « Est – Ouest mode d’emploi » : à Dominion, le front de l’Ouest, représenté par Mickaël puis Jérôme, a défait Xel, qui n’a su trouver le mode d’emploi de la victoire. Le tout sous les yeux interrogatifs de Lubin, un nouveau trouffion dans nos joutes.

Table 2, dite « Lent retour » : En décembre 1956, Fidel Castro retourne à Cuba pour lancer sa révolution sans base politique après un premier affrontement désastreux contre les forces gouvernementales. Deux ans plus tard, Castro, son frère Raül et l’icône révolutionnaire Che Guevara ont uni les guérillas et exploité l’opposition des cubains au dictateur Batista. A Cuba libre, Tristan, Thomas, François-René et Nicolas II revisitent cette histoire dans une partie au long cours (près de quatre heures), que François-René, castriste du 26 juillet à contre-emploi, finit par dominer à travers une perception aiguë de l’espace que n’aurait pas reniée Peter Handke.

Table 3, dite « Terre promise » : à Projet Gaïa, nous avons un petit maître, comme on le dit aux échecs: Benjamin. Celui-ci explique brièvement les règles nombreuses du jeu à KreeNox et votre serviteur, en mode « si vous avez des questions, n’hésitez pas ». Bon, on aurait dû, car on a découvert en cours de partie quelques points saillants qu’on n’avait pas forcément assimilés, moi le premier. Soyons honnêtes: cela n’aurait rien changé à la victoire promise au maître sur le score pharaonique de 160 (à 16 longueurs seulement de son record personnel), grâce à un dernier tour phénoménal où il utilisa à plein le pouvoir de sa race, les Ambas. Avec 75, les Itar de votre modeste chroniqueur ont accompagné les Lantida de KreeNox (73) dans leur commune déroute.

Table 4, dite « Territoire occupé » : dans les territoires occupés des Colons de Catane, Fred n’a eu aucune pitié pour ses deux bambins ni Camille, qu’il a tous battus à plate couture.

Table 5, dite « Dans le ghetto » : reclus dans le ghetto de leur aquarium, les aventuriers de Gloomhaven n’en ont laissé filtrer ni son ni image sur le coup, mais nous venons de recevoir un câble de Dom par pigeon voyageur, merci à lui !

« Retour au Alchemy Lab pour les 4 persos de Gloomhaven, cette fois tous au niveau 4 minimum. Une fois repartis dans le bâtiment en feu pour récupérer nos plantes magiques, on finit par comprendre que nous ne sommes pas les seuls à perdre 2 PV au début de notre tour : les monstres que nous combattons aussi. Cela change pas mal la donne et cela explique notre échec cuisant (!) la première fois. On s’organise mieux, aussi, et on encaisse moins de dommages : même pas peur des loups, des Ooze, des serpents et des dragons. Selon ses propres propos, Dom est altruiste en soignant à droite à gauche tout en négligeant les richesses matérielles. Son Cragheart commence à avoir des combinaisons de cartes puissantes mais qu’il est lent en déplacement et en initiative ! Jack de son côté a toujours du mal avec les pulsions masochistes de son Berserker.  Quant à Neox, il se languit de revoir quelque Démon. Victoire collective, pour finir, en mode « on peut car c’est un coop ». Et c’est les yeux mouillés de larmes qu’on voit la Brute de Julien partir en retraite pour être remplacée par une nouvelle classe, un soigneur Sawbones qui sait cogner à coups de sacoche. Mais qui va passer devant encaisser les coups maintenant ? »

Table 6, dite « Alliance Est-Ouest » : à De Stijl, Xel et Dom se partagent la victoire avec 10 domaines. Neox et Jérôme ont juste manqué d’inspiration, mais ont perdu avec style.

Table 7, dite « Retour d’exil » : pour finir sur un thème léger et coloré, une partie de Coloretto se prépare. Tandis que votre serviteur se soulage, un émissaire (mandé par Dom, impatient, et par Xel, inquiète), vient à sa rencontre pour l’y convier. Il fit bien, car si Jérôme s’adjuge une première partie avec 29, j’enlevai la seconde avec 25: la réalité avait fini par dépasser la miction.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de MARDI 4/12/2018 à Servel

Des créatures inquiétantes à chaque table, des combats sans merci ce soir Messieurs Dames, âmes sensibles s’abstenir !

Table 1, dite « Amazones et tritons » : baston tous azimuts entre peuplades fantastiques dans une partie de Smallworld réunissant Hélène, Jérôme, KreeNox, Nicolas-2 et Lubin. Ils ont passé un bon moment et les scores ont été particulièrelement serrés : N2 89, Hélène 88, Jérome 84, Lubin 80, KreeNox 79

Table 2, dite « Secrets et créatures » : Neox accueille en hôte-modèle ThomasC, Sébastien, François-René et Olivier pour une partie des Demeures de l’épouvante. Il assure aussi le SAV sous la forme d’un court récit, merci ! :

« Nous avons été sommés de nous rendre de toute urgence à l’université Miskatonic. Des créatures sont apparues, et il va falloir stopper leur propagation.
Arrivés sur place, nous avons tout d’abord rencontré des squelettes et autres vampires stellaires avant de trouver dans le labo la scientifique qui nous a demandé de venir. Celle-ci nous a chargés de réunir quelques ingrédients afin de créer l’élixir permettant de stopper le mal.
On a donc collectivement œuvré à la tâche. En éliminant quelques créatures plus ou moins grosses sur le passage. Une dernière énigme était cachée dans le document que nous avions reçu pour nous rendre sur place. Le message était codé, mais nous avons compris le procédé de décryptage… Thomas avait l’application smartphone qui faisait le reste. C’est une investigation couronnée de succès pour les enquêteurs ! Seul Neox était fou en repartant… Mais un gentil fou! »

Table 3, dite « Cultistes et hydrosquelettes » : les cultistes des jeux Sierra Madre (Gérard et Dom) avaient soigneusement préparé leur cérémonie d’inauguration de Bios:Megafauna (2e édition). Un jeu qui prolonge l’épopée ludique qu’est Bios:Genesis en démarrant il y a 450 millions d’années avec le déploiement sur les terres émergées d’espèces pluricellulaires, et qui se termine il y a 66 millions d’année avec la météorite de Chicxulub qui siffla la fin de la récré pour les dinosaures.

On retrouve du petit frère les mécanismes de développement d’espèces par un ajout judicieux (et parfois surréaliste) de mutations et les événements de début de tour, très thématiques (dérive des continents, épidémie, endommagement de l’ADN) et amenant une couche d’imprévu. Ajoutez à cela la compétition sur le terrain qui en fait un mini-wargame, chaque niche écologique ne pouvant accueillir qu’un herbivore et éventuellement un carnivore. Une part important des stratégies est donc de faire évoluer ses espèces pour qu’elles puissent dominer les concurrentes. Enfin un mécanisme malin à base de disques, mais là encore plus subi que contrôlé, couple l’environnement planétaire (température, humidité, niveau d’oxygène) avec l’évolution des différents territoires (glaciation, variation du niveau des océans, zones côtières riches en nutriment etc.). Et notez-le bien, PAS DE LANCERS DE DES !

Sur une planète relativement hostile avec un mégacontinent antarctique, Dom choisit une approche « verticale » en développant à fond une espèce puissante mais casanière tandis que Gérard se répand « horizonta-lement » avec plusieurs espèces dont une volante qui réussit à passer sur les autres continents. L’inévitable rencontre tourne à l’avantage des plantes à fourrure douées de langage (!) de Dom qui semblait avoir partie gagnée. Pourtant, malgré ses précautions consistant à sacrifier quelques organes pour être plus robuste, sa deuxième espèce fut emportée par une mutation fatale à quelques tours de la fin. Son espèce de base déjà entièrement déployée se retrouva quasiment incapable d’évoluer encore et surtout de bifurquer pour donner naissance à une autre espèce. Chaque individu survivant présent en fin de partie rapportant 1 PV, Gérard se dépêcha de coloniser à tout va en créant des poissons et multipliant ses bêtes à carapace. Au final, VHN l’emporta 18 à 17 ce qui lança le quart d’heure de discussion « et si on avait plutôt fait ça, cela aurait fait la différence ». A réessayer très bientôt à 3 ou 4 joueurs !

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 30/11/2018 à Servel

Le 30 novembre est propice aux batailles. Ainsi en 1700 à Narva une armée suédoise bien plus petite attaque les forces de Pierre le Grand pendant une tempête de neige et les met en déroute. A la bataille navale de Sinop en 1853, c’est la flotte russe qui envoie par le fond une escadre ottomane. Et que dire de l’affrontement nocturne entres navires japonais et américains à Tassafaronga en 1942 ? Enfin ce jour est aussi celui de la victoire du houblon et de l’orge, seuls ingrédients autorisés dans la bière allemande par le Reinheitsgebot de 1487, toujours en vigueur.

Table 1, dite « Pew Pew » : Jack et Jeff s’affrontent à Star Wars Legion, seul le son des armes laser vient briser le silence.

Table 2, dite « Boum Boum » : deux tables de Warhammer 40k accueillent, dans des décors magnifiques, les paires Julien-Maxime et Baptiste/Vincent-3.

Table 3, dite « Un os dans le kebab » : Michal, Hélène, Paul-Jr, Elouan, VHN et Sébastien disputent 3 parties de CS Files. Un jeu d’enquête, de bluff et de tchatche où on tente d’identifier un meurtrier avec  l’arme du crime et un  indice laissé derrière lui. Seul un joueur, le médecin-légiste, sait qui il est, mais il ne peut communiquer que par des listes plus ou moins pertinentes. Pour la première manche (« le kebab fatal »), un empoisonnement au cours d’un pique-nique, Michal parvient habilement à aiguiller vers la bonne coupable que Dom démasque dès le premier essai. Ce dernier devient légiste mais ne parvient pas à extirper son groupe des manipulations du meurtrier polonais qui a choisi des indices opaques à souhait et les envoie sur des fausses pistes jusqu’à sa victoire ultime. L’histoire imaginée (une rivalité professionnelle parmi les cuistots de la cafétéria qui en voit un assommer mortellement l’autre avec un jambon à l’os qui est ensuite servi en sauce Madère) laissera de marbre. Enfin, avec Paul comme légiste, c’est VHN le meurtrier qui choisit l’efficace tronçonneuse comme arme du crime sur un fond de meurtre passionnel. Après avoir longtemps réussi à brouiller les pistes, un témoin ayant entendu un son prolongé rend difficile la dissimulation. Les autres joueurs essaient toutes les combinaisons et finissent par le démasquer.

Table 4, dite « Famiglia » : à Signorie, Gérard, Xel, Thibault et Lubin lancent des dés pour assurer la prééminence de leur famille italienne. Gérard l’emporte mais ce fut serré.

Table 5, dite « Rush spatial » : après avoir été ressorti à « Dimanche on joue ! », le classique qu’est Race for the Galaxy fait son grand retour avec dans le rôle des bâtisseurs d’empires galactiques Mickaël, Frank, Frédéric et Noé. C’est le premier qui triomphe.

Table 6, dite « Avec ou sans Vikings » : Tristan, Gabriel et Eric jouent à Raids, un jeu avec des Vikings. Il y a aussi du commerce, des combats et de l’aventure. La vie, quoi. Ce n’est pas un barbu blond qui a gagné, mais le brun Gabriel. On y joue ensuite à Kardinal und König, un jeu sans Vikings mais avec des émissaires qui voit une victoire du barbu blond (mais « tout le monde a été bon », m’assure-t-on)

Table 7, dite « Restée sur l’estomac » : du gros coopératif qui tache (de sang) avec une aventure de Aeon’s End embarquant Neox, ThomasC, Jérôme et François-René. Ils ont fait la connaissance du Prince Glouton et ont dû s’admettre vaincus après n’avoir réussi à lui soustraire qu’à peine la moitié de ses PV.

Table 8, dite « Flambeuse » : la table 3 joue à Las Vegas après le départ de Paul. A cinq, et sans les dés supplémentaires du DUC, il faut se priver de la mécanique habile des dés blancs neutres. La partie a été comme souvent pleine de rebondissements, même si comme disent certains on croit contrôler mais on subit les dés. Retenons qu’à la première manche, Sébastien s’empare d’un gros billet par un ultime lancer de trois « 1 », et qu’à la troisième manche Hélène tire les marrons du feu en profitant de l’annihilation mutuelle des deux autres joueurs qui ont chacun misé 4 dés sur le casino « 6 ». Les scores finaux (en k$) reflètent ces coups d’éclat : Héléne 440, Sébastien 360, Elouan 340, Dom 280 et Michal 40.

Table 9, dite « Bouche-trou » : petit Non Merci pour Jérôme, Gabriel, ThomasC et F-R. Nous n’en savons pas plus.

Table 10, dite « Malentendus » : pendant que la table 4 est en mode « papotage de fin de partie », cela repart pour deux parties de Shadow Hunters. A la première à 7 joueurs (Gabriel, Jérôme, ThomasC, Hélène, F-R, Neox, VHN), les Neutres sont décimés peu à peu, Hélène entretient la confusion sur qui est qui, Gabriel appliquant des méthodes déductives débusque les Shadows et inflige au Vampire/F-R des dommages qui font gagner les Hunters au tour suivant. La seconde partie a lieu après le (faux) départ du narrateur.

Table 11, dite « Du neuf avec du vieux » : la table 4 déballe King’s Road, un jeu récent (et apparemment pas inoubliable) du vénérable (et vénéré) R. Knizia. Les protagonistes pourront s’exprimer à son sujet sur le forum.

Table 12, dite « After hours » : il y eut semble-t-il encore une partie de Hanabi.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de MARDI 27/11/2018 à Servel

Le 27 novembre est la date de naissance de Aldo Maccione, acteur comique turinois qui a connu une certaine célébrité en France.

Table 1, dite « Je suis timide mais je me soigne » : Jérôme, Christel, Nicolas-2, Nourdine, F-R, Camille, Olivier_L et un nouveau déjà accro, Sylvain jouent dans la bonne humeur à des jeux favorisant l’extraversion, d’abord à Room 25 (victoire contre les gardiens N2 et Sylvain) puis à Galerapagos (les survivants seraient F-R et Nourdine, sachant que N2 a réussi à mourir deux fois et que Jérôme a été mangé tout cru, il n’est pas verni !)

Table 2, dite « Les Terreurs de l’Ouest » : le gros-coop-qui-fait-parler, Spirit Island, avait été vu à « Dimanche on joue ! ». Le voilà de retour avec dans le rôle des Esprits protecteurs de l’ile autrefois paradisiaque Neox (la Foudre), François (la Terre) et Dom (la Rivière). La mécanique par laquelle les colons-envahisseurs se déploient en trois étapes (explorer/construire/ravager) permet de faire de jolis coups en anticipant, au prix d’une réflexion plus prolongée. Les styles de jeu des Esprits semblent chouettement individualisés et la coopération et l’échange sont encouragés par des Pouvoirs qui sont plus forts quand mis en œuvre au profit d’un autre joueur. Cette partie de découverte (mode « facile » donc budget de 15 pions de Désolation, mais pas de choix simplifié des cartes Pouvoirs acquises) s’est conclue par une victoire en deuxième phase (élimination de tous les bâtiments). On a terrorisé les Terreurs !

Table 3, dite « Tais-toi quand tu parles » : cinq durs-à-cuire de la table 1 repartent pour un Hanabi,  jeu coopératif où les paroles sont minimales.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 23/11/2018 à Servel

De la variété, du monde et de la bonne humeur, que demander d’autre pour une soirée de jeux ?

Table 1, dite « Ilienne » : soirée d’aventures coopératives chez Robinson Crusoé pour Xel, Sophie, DocNico, François-René et Camille-Elle. Ils et elles se confrontent au scénario « les naufragés » qui leur donne du fil à retordre puisque les événements contraires ont raison du petit groupe de survivants.

Table 2, dite « Inachevée » : Jérôme, Gabriel, Etienne et ThomasC se lancent eux aussi dans des aventures coopératives, ici dans l’univers très sombre de This war of mine où ils doivent survivre dans les ruines d’une ville en guerre. En résumé, on peut dire que jamais n’a-t-on vu (sauf peut-être à l’opéra) une si longue agonie : persuadés très vite de n’avoir aucune chance, nos damnés de la terre voient leur groupe de départ s’amenuiser, mais recrutent aussi quelques autres victimes. Ils tiennent bon et après plus de 4 heures de jeu, ils « sauvegardent » la partie pour reprendre une autre fois !

Table 3, dite « Incendiaire » : quelle surprise, une partie d’aventures coopératives pour les moustachus de Gloomhaven. On aurait dû avoir un pressentiment : revenus au département d’alchimie pour avoir une explication virile avec une enf***ée de fourbe de Quatryl, nous la trouvons en larmes devant son labo en feu. « Vous voulez vos plantes magiques ? elles sont là-dedans » nous dit-elle en désignant le brasier. Oui mais dans le labo il y avait toutes sortes de créatures sur lesquelles on expérimentait et que l’incendie a libérées. Sous la contrainte du temps, nous nous sommes divisés et cela s’est mal passé, le chacun-pour-soi reprenant le dessus. Dom-Cragheart, ayant nettoyé la pièces des vipères, se retrouve dans le couloir la cible de blobs s’écoulant de la pièce abandonnée par Julien et Neox. Déjà mal en point, il succombe sous une force supérieure en nombre. Neox-Quartermaster s’en tire bien dans la pièce aux dragons mais il se replie clopin-clopant avec Jack-Berserker, laissant Julien-Brute bien seul pour « traiter » la pièce aux loups. Notre tank est fort mais pas invincible et il dut à son tour déclarer forfait, scellant l’échec de la mission.

Table 4, dite « Inconnue » : ce qu’on sait : Mickaël fit jouer à Gugong Jeff, Nicolas-2 et Maxime. Ce qu’on ignore : ce qui se passa, qui gagna et ce qu’ils en pensèrent.

Table 5, dite « Imprévue » : partie de Dark Moon pour Michal, Sébastien-2, OlivierL et deux visiteurs motivés issue du forum des associations, Laurent et Camille-Il.  Un jeu à traître comme certains affectionnent. Mais cela ne s’est pas forcément passé comme certains espéraient et les Infectés ont gagné.

Table 6, dite « Impitoyable » : Nicolas-2 et Olivier poursuivent par un face à face à Warhammer Underworld:Shadespire. L’occasion pour Nicolas de se souvenir que les dés ne l’aiment pas. Il semblerait que ce soit terminé sur un score de 11-1.

Table 7, dite « Initiatique » : Laurent ayant indiqué un intérêt pour les jeux de cartes, Dom sort de sa besace son Innovation et initie illico Camille et Laurent. Il y a toujours une petite courbe d’apprentissage pour maîtriser le vocabulaire, le comptage des icônes et les différentes façons de gagner. Ils ne déméritèrent pas mais c’est le tuteur qui avec un tableau riquiqui l’emporta aux Dominations 5-1-0.

Table 8, dite « Impeccable » : histoire de finir dans la bonne humeur, un Codenames final avec le jeu contenant de vrais morceaux de meeples de Jérôme. Les Rouges (Xel, Laurent et VHN) se sont battus avec talent mais cela n’a pas voulu face à l’efficacité un peu terne des Bleus (F-R, DocNico, Camille-2 et quelques bouffées de Neox). Un peu comme un Brésil-Italie ?

  • 1-0 pour les Bleus bien aidés par le maître-espion Rouge qui, violant ses vœux de silence, leur explique ce qu’est le Tro Breiz 2 (indice litigieux par ailleurs, mais soyons beaux perdants). Ce qui n’empêche pas les Rouges de choisir Route juste après ! L’indice était Changeur (pas échangeur !!), sensé les aiguiller vers la thématique de l’argent (Bureau, Coupure, Montant).
  • 2-0 pour les Bleus qui pourtant ont bien tâtonné et laissé aux Rouges l’occasion de gagner. Mais si les hésitations initiales sur Magicien (Chapeau, Cirque, Pigeon mais pas Lame pour couper en deux l’assistante en fourreau lamé) ont été surmontées, les opaques Canon 3 (OK pour Poudre et Mèche. Pas Batterie mais Pointe ?) puis Procès 2 (qui a fait révéler une Balance blanche) ont scellé le sort des Rouges. En face, l’habile Tchaïkovski 2 (Note, Casse) a lui aussi dérouté.
  • Cette fois, les Rouges sont bien décidés à montrer de quoi ils sont capables, les deux novices occupant la place du maître-espion. Le premier indice de Laurent est Cuisiner 3 et son équipe raisonne correctement que, vu qu’il n’a pas dit Cuisine, c’est pour détourner des aliments comme Canard, Pain ou Coque. Après Vapeur, ils choisissent l’assassin Table (c’était Feu et Poche qui avait pourtant été évoquée) ! Victoire impeccable pour les Bleus, rien à redire.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de MARDI 20/11/2018 à Servel

Le 20 novembre est le 324e jour de l’année 2018. Or 324 = 4 * 81. Vous aurez reconnu deux carrés car 4 = 2 * 2  et 81 = 9 * 9. Oui mais 9 est lui même un carré car 9 = 3 * 3. Incroyable ! ce ne peut être un hasard et le 20 novembre est manifestement le jour des carrés. Et quel meilleur représentant des carrés que le 4 car c’est le plus petit nombre carré du monde et chacun sait qu’un carré a quatre côtés.

Il y eut donc quatre parties à quatre joueurs, la perfection régnait ce soir là à Servel, j’en ai les larmes aux yeux.

Table 1, dite « Atteintes sur mineures » : un quarteron d’expérience (Xel, F-R, Jérôme et Thibault) joue à Miskatonic Lycée de Jeunes Filles. Un jeu à élimination avec de vrais morceaux de tentacules où on vit partir avec regrets Jérôme et F-R, mais où la principale victime fut le respect des règles du jeu. Le représentant de l’Education Nationale surnagea.

Table 2, dite « 4 éléphants et 1 tortue » : Kree’Nox attire dans ses filets maléfiques Tristan, Benjamin et Dom et leur fait découvrir l’univers corrompu du Disque-Monde:Ankh-Morpork. Un jeu à la patte bien Wallacienne et à l’univers fort (la planète plate repose sur le dos de quatre éléphants. Quatre !!) où chacun doit atteindre un but secret à coups de contrôle de territoire, de bluffs et de coups bas. Bien sûr cela aide d’avoir bien en tête les différents buts possibles pour tenter d’y voir clair dans le jeu des autres. Tristan trompa son monde et parvint à semer le chaos à son profit.

Table 3, dite « Oui s’il vous plait » : la table 1 poursuit avec Non Merci, toujours un bon choix parmi les petits jeux.

Table 4, dite « Lave et villages » : la table 2 poursuit avec Taluva. Jeu d’une grande beauté et de réflexion profonde où il faut  bien choisir qui on va aider un peu et qui on va embêter beaucoup. KreeNox par sa dernière action tranche entre Tristan et Benjamin, départagés au nombre de huttes. Le dernier, qui s’était levé à 4h (Quatre !!!)  et commençait à décrocher, remporte la partie en avouant n’avoir toujours pas saisi les règles de placement des différents types de pièces.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 16/11/2018 à Servel

Au matin du , Missak Manouchian, commissaire technique des FTP-MOI de Paris, est arrêté. Son épouse, Mélinée, parvient à échapper à la police (en 1985, elle témoignera dans un documentaire pour accuser la direction de l’époque du PCF d’avoir lâché, voire vendu, le groupe Manouchian pour des raisons tactiques) mais pas son second, Arménak Manoukian.

Missak Manouchian, torturé, et vingt-trois de ses camarades sont livrés aux Allemands de la GFP, qui exploitent l’affaire à des fins de propagande. Le tribunal militaire allemand du Grand-Paris juge 24 des résistants arrêtés. Une parodie de procès est menée de façon expéditive à l’hôtel Continental en présence des journalistes. À leurs cris de haine racistes, Manouchian se tourne vers eux et leur jette « Vous avez hérité la nationalité française, nous l’avons méritée ». La presse collaborationniste dénoncera le « cynisme » d’accusés qui assument pleinement les attentats qu’ils ont commis.

Dix des prévenus sont sélectionnés pour la composition de l’Affiche rouge, sur laquelle apparaît l’expression « l’armée du crime ». Le tribunal prononce vingt-trois condamnations à mort. Le 21 février 1944, les 22 hommes du groupe des condamnés à mort sont fusillés au Mont-Valérien, en refusant d’avoir les yeux bandés.

Résultat de recherche d'images pour "affiche rouge cartoon"Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo de Manouchian, avec cette inscription : « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés ».

Mais l’Affiche rouge, placardée sur les murs de Paris par l’ennemi, produit l’effet contraire à celui escompté : pour toute la Résistance, elle devient l’emblème du martyre. Elle transformera un obscur en héros.

De cette nouvelle soirée de Parties Civiles, on retiendra une historique déculottée à Codenames pour les Rouges, et pour le coup, en ce triste soixante-quinzième anniversaire, ça l’affiche mal.

Table 1, dite « Franc-tireurs » : Dom propose à quelques cobayes de service de s’embarquer dans un voyage initnérant au long cours sur le thème du train. Les francs-tireurs de cette épopée s’attelent à un premier opus ludique: Paris connection, où il s’agit de rallier Marseille depuis Paris en construisant diverses lignes ferroviares, avec cette particularité qu’un joueur ne possède pas de ligne mais seulement des actions de la compagnie qui l’exploite. Autrement dit, sur le mécanisme d’Impérial, il s’agit ici de parier sur les lignes qui vont relier le plus de métropoles, avec en plus un mécanisme assez retors: à chaque tour, il faut choisir entre développer le réseau ou échanger ses actions (1 pour 1 ou 2). Résultat de recherche d'images pour "paris connection jeu"Le déroulement final est difficile à prévoir, surtout à 6, car le décompte des points dépend non seulement de la valeur des actions mais aussi du nombre qu’on en possède, qui n’est pas fixe (on part avec 5 et on peut grimper à 10). Si Tristan a survolé la première partie avec 123 (devant Maël, 101, Dom, 98, VHS, 93, Xel, 86, Mickaël, 75), il dut s’incliner dans la deuxième où tous avaient bien compris qu’il faut posséder 10 actions pour avoir une chance de gagner (Maël vainqueur avec 106, devant Dom, 101, VHS, 99, Xel, 96, Tristan, 91, Mickaël, 88).

Table 2, dite « Justice expéditive » : il y a déjà 4 ans que l’excellent Age of steam n’était pas ressorti sur nos tables ! Pour relancer la machine, des poids lourds tels que Neox, Jack, et Jeff ont invité le courageux Benjamain à assister à leur plaidoyer pour ce jeu injustement oublié ! Sans autre forme de procès, Jack, avec 104, administra une justice expéditive en pulvérisant ses adversaires Neox (90), Jeff (74), condamnés aux dépens. Quant à Benjamin (49), il limita ses effets de manche à retrousser les siennes pour la prochaine fois.

Table 3, dite « Résistance sans conscience » : Race for the galaxy voit Guillaume et Paul résister vaillamment à Franck (38). Ce dernier eut-il conscience d’avoir perdu ? On en doute car Thomas-le-barbu clamera la victoire avec 40 !

Table 4, dite « Main d’Oeuvre Imagée » : à Olive et Tom – François-René et Nourdine ont fait travailler une main d’oeuvre imagée, sans résultat connu.

Table 5, dite « Frères d’armes » : dans l’empire rouge de Gugong deux frères d’armes, Tristan et Mickaël, terminent à égalité avec le beau score de 42. Mais la règle les départagea en faveur de Tristan: dans l’empire intergalactique de Parties Civiles, tous les voyageurs sont égaux, mais certains sont plus égaux que les autres….

Table 6, dite « La friche rouge » : en fin de soirée, une vibrante partie de Codenames laissa les Rouges (Xel, Nourdine, François-René, Maïwen, petit Paul) en friche face au bulldozer des Bleus (Dom, VHS, Maël, Franck, Thomas-le-barbu):

  • Bleus 1-0: manche sabordée par les Rouges, tandis que les Bleus déroulent: ils mobilisent imprudemment l’indice Guerre, qui oriente les espions vers l’assassine Colonie
  • Bleus 2-0: manche offerte par les Rouges qui se délestent d’un joli bouquet de mots de la couleur adverse
  • Bleus 3-0: manche sacrifiée par les Rouges: ils lancent imprudemment l’indice Valmont 4 (Mouche, Culture, Reine, Aube), qui incite les espions à faire une dangereuse liaison avec l’assassin Lien !!
  • Bleus 4-0: manche en mode escargot, un mot après l’autre, et qui tourne à la déroute des Rouges symbolisée par l’énigmatique Tortue 2 (Poste, Rome). On s’en moque sur le coup mais pourtant la référence historique est incontestable: dans Astérix, chaque légionnaire romain est à son poste pour attaquer en formation tortue !
  • Bleus 5-0: dans cette manche finale, les trois couleurs du drapeau tricolore étaient sur la grille ! Bleu était Rouge, Blanc était Rouge, et Rouge était Bleu ! Et c’est justement cet indice Bleu qui paracheva la déconfiture des Rouges: l’indice Multicolore 2 fut bien compris pour Cirque, mais pas pour Bleu. En effet, Bleu est….monocolore !

Résultat de recherche d'images pour "asterix boucliers tortue"

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de MARDI 13/11/2018 à Servel

En ce 13 novembre, on fêtait la naissance d’Augustin d’Hippone ou saint Augustin, né à Thagaste, le philosophe et théologien chrétien romain de la classe aisée, ayant des origines berbères, et puniques est, avec Ambroise de Milan, Jérôme de Stridon et Grégoire le Grand, l’un des quatre Pères de l’Église occidentale et l’un des trente-six docteurs de l’Église.

Sur le plan théologique et philosophique, il incorpore au christianisme une partie de la tradition de force de la République romaine. Il est le penseur le plus influent du monde occidental jusqu’à Thomas d’Aquin qui, huit siècles après Augustin, donnera un tour plus aristotélicien au christianisme. Il laisse une œuvre considérable. Trois de ses livres sont particulièrement connus : Les Confessions, La Cité de Dieu et De la Trinité.

AuImage associéegustin est un penseur exigeant dans tous les sens du terme. De son passé manichéen, il garde une forte distinction entre le Bien et le Mal. Toutefois, le néo-platonisme qui a fortement influencé sa conversion l’a amené à une conception d’un Dieu fort qui, à l’inverse du Dieu faible des manichéens, assure qu’à la fin le Bien l’emporte. C’est, en Occident, le théologien qui insiste le plus sur la transcendance divine, c’est-à-dire que pour lui, les pensées de Dieu ne sont pas, de près ou de loin, les pensées des hommes. Selon lui, la croyance inverse constitue précisément le péché originel.

Le Dieu d’Augustin est à la fois au-dessus des êtres humains et au plus profond d’eux-mêmes, d’où un accent mis sur ce qu’il nomme la trinité intérieure : la mémoire, l’intelligence et la volonté. Si la mémoire est importante, l’idée de commencement, de renouveau, est également très présente. La volonté permet de se diriger vers le Bien, mais n’est pas suffisante ; il faut aussi la grâce.

Augustin met également l’accent sur la raison entendue comme un moyen de s’approcher de la vérité des choses — la vérité absolue n’étant pas de ce monde — dans une perspective qui intègre la dimension spirituelle. En règle générale, la pensée augustinienne est animée d’un double mouvement, de l’extérieur (le monde) vers l’intérieur, domaine d’un Dieu lumière intérieur, et de l’inférieur (les plaisirs faciles) au supérieur (la vraie réalisation de soi). Sa pensée est synthétisée par une de ses plus célèbres formules des Confessions : « Mais Toi, tu étais plus profond que le tréfonds de moi-même et plus haut que le très-haut de moi-même ».

Il distingue fortement le monde (lié à l’amour de soi), de la Cité de Dieu (liée à l’amour de Dieu), un terme plus république romaine, qu’il préfère à celui de royaume de Dieu. S’il contribue fortement à mettre au premier plan le concept d’amour (il aime aimer) dans le christianisme, il est accusé d’avoir transmis à l’Occident une forte méfiance envers la chair (une tentation forte chez lui). Pourtant, sur le péché de chair, en partie repris aux platoniciens et aux néoplatoniciens qui distinguent l’âme du corps, vu comme entraînant les humains vers le bas, il aurait une position plutôt modérée.

A Lannion, en cette soirée de Parties Civiles, mémoire, intelligence et volonté étaient au rendez-vous. En témoigne la confession qui suit.

Table 1, dite « Volonté puissante » : dans cette partie au long cours et fomentée de longue date de Root – ce jeu plein d’animaux aux rôles asymétriques, votre serviteur endosse le costume de la marquise de Cats, qui part avec une longueur d’avance, en investissant 11 clairières et construisant d’office ses premiers bâtiments. Faisant habilement fructifier ce butin, je m’étends, atteins bientôt les 20 (victoire à 30), et mes adversaires prennent peur. C’est Gérard, à la tête de l’Alliance des bois, qui sonne le tocsin et mêne des jacqueries qui épuisent mes actions à les combattre. C’est ce vagabond de Dom qui feint l’amitéié pour me poignarder dans les instants qui suivent. C’est enfin Tristan, menant une volée d’oiseaux de malheur, et qui se déploie dans un bouquet d’actions sans fin. Cette puissance coalition des volontés aura raison de la marquise, qui termine à une encâblure de la victoire (26), devancé par les serins de Tristan (30 sur un dernier coup à quitte ou double). Les vagabonds (24) et le peuple des bois (22) figurent fièrement au tableau d’honneur d’une soirée au long cours.

Table 2, dite « Déesse des hommes » : à Euphoria on assiste au grand retour de Marie-Anne, à qui ce nouveau jeu complexe ne fait évidemment pas peur, pas plus que l’armée biberonnée de testostérone qui lui fait face: Florian, Kree’Nox, Nicolas II, Doc Nico, et Olivier L. Si elle a gagné, c’est que, dans une geste toute augustine, tous ces hommes l’ont vénérée au point de jouer pour elle.

Table 3, dite « La cité de Dieu » : à Aeon’s end Xel, Maïwen, François-René et Neox ont failli entrer dans la cité de Dieu, mais n’ont pu s’opposer à la volonté de ce dernier et le jeu a gagné. Pourtant, ils s’en sont rapprochés: pour Augustin, comme pour Cicéron, nous sommes plus près du bonheur en échouant à faire ce que nous désirons qu’en voulant une chose non appropriée.

Table 4, dite « Justice rendue » : à Ghost stories les mêmes ont cette fois-ci engrangé une victoire, ravivant un sentiment inconnu à ce jeu depuis seize mois. Ce n’est que justice, Augustin l’aurait bien dit, qui reprit aux platoniciens et à Cicéron l’idée que « la justice consiste à donner à chacun ce qui lui est dû », et à saint Paul, celle selon laquelle il faut être juste « de façon à n’avoir aucune dette envers qui que ce soit, sinon de nous aimer les uns les autres ». Depuis Adam, notre volonté est tournée vers l’amour de soi et donc vers l’injustice. Chez Augustin, cette différence est centrale dans la distinction entre la Cité des hommes, dont l’exemple est Rome dominée par l’orgueil, et la Cité de Dieu, où le don de la grâce permet à la volonté de choisir librement ce qui en fait mène au vrai bonheur.

Table 5, dite « Les tréfonds » : en fin de soirée, Doc Nico, Olivier L., Maire-Anne et Florian laissent parler leurs bas instincts à Canon buster. Chez Augustin, c’est l’orgueil qui a détourné Adam et a provoqué le péché originel — non qu’il remonterait aux origines, mais un péché ayant faussé la perception de la nature originelle de la créature, et conduisant l’homme à adorer ses propres créations. Recevoir la grâce exige de la vouloir mais aussi de reconnaître son incapacité à vaincre par soi-même le péché. On doutera que cette table y soit parvenue.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum