Le 26 juillet 1887 Louis-Lazare Zamenhof publie, sous le pseudonyme Dr Esperanto Langue internationale, et établit les bases de la langue qui sera popularisée sous le nom d’espéranto. Ce livre est fréquemment surnommé Unua libro (premier livre) car c’est le premier livre à avoir marqué la naissance de l’espéranto. On y trouve les seize règles de grammaire, 900 racines de vocabulaire, et quelques textes en espéranto dont le Notre Père, des versets de la Bible, une lettre, de la poésie. Son introduction présente les motivations de l’auteur, qui travaillait sur ce projet depuis l’adolescence:
- Que la langue soit extrêmement facile, de manière qu’on puisse l’apprendre, comme qui dirait, en passant.
- Que chacun qui apprendra cette langue, puisse aussitôt en profiter pour se faire comprendre des personnes de différentes nations.
- Trouver les moyens de surmonter l’indifférence des hommes avec une langue vivante, et pas uniquement à l’aide du dictionnaire.
L’espéranto n’est généalogiquement issu d’aucune famille de langues vivantes mais une part de sa grammaire et l’essentiel de son vocabulaire portent à le rattacher aux langues indo-européennes (souvent aux langues romanes). Toutefois, la typologie morphologique de l’espéranto l’écarte significativement des langues indo-européennes, largement à dominante flexionnelle. En effet, il consiste en monèmes invariables qui se combinent sans restriction, ce qui l’apparente aux langues isolantes (Asie, sud de l’Afrique). En espéranto, comme en chinois, on dérive « mon » (mia), de « je » (mi) et « premier » (unua) de « un » (unu). Sa tendance à accumuler les morphèmes porteurs d’un trait grammatical distinct le rapproche aussi des langues agglutinantes (tel le finnois, le basque).
Selon les estimations du linguiste et espérantiste findandais Jouko Lindstedt, le nombre d’espérantophones capable de réellement parler la langue serait de 100 000 (avec une marge d’erreur d’un demi-ordre de grandeur, soit entre 30 000 et 300 000), 1 million pouvant le comprendre. Ce qui reste assez modeste par rapport au globish, qui, lui, n’a eu les honneurs d’aucun manuel.
Table 1, dite « Lost in translation » : 135 ans après, à Lannion, il fut difficile de trouver une langue commune dans une assemblée limitée à 7 joueurs (Malo, Thomas, François-René, Xel, Mickaël, François, Axel). On commença par The thing, où une explication de règles fantaisiste fut l’occasion d’un quiproquo initial, François se croyant chose à la vision d’un jeton chien. Axel étant la vraie chose, on en fut vite réduit à rebattre les cartes. De nouveau, François se trouva tout chose, cette fois-ci à bon droit, et promptement démasqué par un test agressivement mené par les humains, au fallacieux prétexte qu’il s’était installé sur la case Leader (de manière totalement involontaire, rien de tout cela n’ayant été exposé). Ayant eu le temps cependant de faire deux rencontres, le doute se propagea dans l’assistance, d’autant que les deux cas contacts se recroisèrent ensuite plusieurs fois, augmentant leur probabilité d’avoir été chosifiés. A l’heure de monter dans l’hélicoptère, les humains décidèrent donc de se passer de leur compagnie. Mal leur en prit, car si François-René était bien contaminé, Mickaël était resté l’humaniste que tous connaissent. Entraînant la défaite des humains, ce choix funeste consacra la victoire des deux François.
On poursuivit par un tour de Detective Club, jeu populaire en fin de soirée sur nos tables ces temps-ci. Là encore, les quiproquo furent nombreux dans cette bataille entre les frugaux et les cigales, les premiers ayant à cœur de proposer un indice difficile à associer, voire abscons, et les seconds, au contraire, un indice tellement large (végétal par exemple) que pratiquement chaque carte peut l’illustrer. Cette fois, François, que d’aucuns classeront parmi les abscons, resta au parfum tout du long, ne recevant aucun carnet vierge, mais il peina à déchiffrer les intentions. Dans le camp adverse, Thomas multiplia les ouvertures, et Malo fut accusé bien plus souvent qu’à son tour, faute de tromper son monde à l’oral. A égalité, Xel et Mickaël furent les plus perspicaces.


Le 8 juillet 1982, à Séville, la France s’inclinait face à l’Allemagne de l’Ouest en demi-finale de la coupe du monde au bout d’un match de légende sur fond d’une rivalité historique encore chaude, que l’agression du gardien allemand fit douloureusement revivre. L’occasion manquée d’atteindre la première finale de son histoire, qu’il faudra encore attendre 16 ans.
dépunché par Julien, qui a sans doute rêvé de cet instant plus d’une fois sous la douche (ou pas…). C’est un jeu d’exploration, de piraterie et d’influence dans un univers ressemblant aux Caraïbes. Avec un deck de cartes, chaque joueur commande un bateau et son équipage, et cherche à amasser la plus grande fortune. Il y a des combats évidemment, car la maîtrise des îles est la clé du gain de l’influence et des différents objectifs de fin de partie (le premier jouer à en remplir 4 met fin au jeu, sans pour autant que la victoire lui soit promise). La grande originalité de ces combats est que l’état des forces en présence ne fait pas tout, car il faut lancer les cubes représentant les forces dans un toboggan, qui décidera de son sort (dégâts, gains, et même issue su combat). Ainsi, la dernière action de la partie fut un assaut de François sur Xof, qu’il entama façon tête brulée à 4 cubes contre 13, et qu’il gagna (tut en succombant de ses blessures, mais les deux sont compatibles) ! Le principal effet de cette dernière joute fut d’octroyer 5 pièces d’or à Xof, qui n’en demandait pas tant, d’autant qu’il venait de connaître la même conclusion dans un fight avec Julien, tout aussi hasardeux étant donnée l’impressionnante armada de canons qu’il avait amassée au long de la partie. Autre particularité du jeu, les améliorations de cartes, avec des bonus transparents qui se glissent dans les protège-carte, notamment avec des icônes gouvernail que personne n’a bien réussi à utiliser (elles améliorent des actions existantes, encore faut-il avoir la bonne combinaison). Voici donc Xof avec 44 pièces d’or au compteur, de quoi lui assurer la victoire (87 PV au total). Julien fut un grand explorateur (24 PV sur les îles, autant que ses deux compères du podium), mais échoue à 68 PV. François amassa 30 pièces d’or (ce qui est l’un des objectifs), et culmine à 55 PV. Killian finit à 31 PV, attaqué de toutes parts et privé d’un port d’attache accessible. Une belle découverte pour un jeu au matériel superbe et qu’on rejouera sans hésiter.


Table 1, dite « Mornes plaines » : Dom transforme ses compagnons du soir (Xel, François, Thomas) en garçons vachers et fille vachère à un Great western trail, jeu dont il vient de faire l’acquisition (neuf !), pour une course à travers les USA à destination de Kansas City où il s’agit de vendre ses vaches après moult péripéties. Un jeu à la profondeur étonnante, avec de multiples possibilités, et qui s’étira jusque tard dans la nuit. La feuille de score ci-contre publiée montre l’emprise que Dom y exerça, et surtout son flair, en accumulant le bétail et en choisissant les meilleurs spots de vente.