Séance de VENDREDI 20/01/2017 à St-Elivet

Il y a 8 ans, le 20 janvier 2009, avait lieu l’investiture de Barack Obama, 44e président des États-Unis. La cérémonie fut un record d’affluence pour un événement se déroulant à Washington et l’un des événements les plus regardés dans le monde entier. Le thème choisi, A New Birth of Freedom, expression extraite du discours de Gettysburg, célébrait le 200e anniversaire de la naissance d’Abraham Lincoln. Dans ses discours à la foule, Obama fit référence aux idéaux de Lincoln sur le renouvellement, la continuité et l’unité nationale, portant l’accent sur le besoin d’éveiller un nouveau sens de responsabilité et de sacrifice partagés chez les citoyens américains.

Il fut le premier homme de couleur à occuper la fonction, mais si la postérité devait lui attribuer une couleur, c’est peut-être plutôt le vert qui lui irait le mieux, pour son action environementale, le blanc pour le quatrième président américain à recevoir le Nobel de la paix (2009), ou le rouge de la ligne du même nom franchie en 2013 et qui le laissa sans réaction. Celui qui fit illuminer la maison blanche aux couleurs de l’arc-en-ciel une nuit de 2015 (pour saluer la décision de la cour suprême sur le mariage des personnes de même sexe), aurait aussi aimé faire le constat qu’à l’issue de ses mandats, dans son pays, pas une couleur ne domine, comme Cabrel l’a chanté à propos de Mandela…

Presidente Obama Multicolor!!!@anatonia @patygallardo @elcolorcomunica

Exactement huit ans après, il y avait à Parties Civiles beaucoup de joueurs et de boîtes de jeu (et des premières dans ces deux catégories), un gâteau pistache-chocolat (merci Joan), et le temps s’est étiré jusqu’au milieu de la nuit pour une séance haute en couleurs.

Table 1, dite « Blanc sur rouge, rien ne bouge » : Bruno fait voyager Olivier, Camille et Guillaume dans l’univers japonisant de IKI. IKI est un jeu de stratégie sur le thème de l’activité commerciale dans la culture de l’époque Edo (1603-1868). Dans le quartier de Nihonbashi se trouvait le marché le plus animé de l’époque. Le long de la grande rue, toutes sortes de commerçants installaient leurs étals, attirant une foule de clients. À côté, se tenait un marché aux poissons, auquel de nombreux bateaux apportaient leurs cargaisons et où résonnaient les appels des acheteurs et des vendeurs. Dans les maisons autour de la grande rue habitaient des artisans et des marchands. Ils disposaient des compétences variées nécessaires à la vie quotidienne des habitants de la ville d’Edo: entre 700 et 800 métiers différents étaient représentés. Les charpentiers, les tisseurs de tatamis, les imprimeurs d’estampes, les colporteurs, les échoppes de vendeurs de tempuras ou de sushis, les geishas, les prêtresses vendeuses de porte-bonheurs, les comédiens de kabuki et bien d’autres métiers figurent dans ce jeu sous la forme de cartes. Le plateau de jeu est inspiré de la magnifique peinture « Kidaishouran », qui date de cette époque, un panorama de la grande rue de Nihonbashi en 1805 sur un rouleau de 12 mètres de long. 1600 personnes et animaux ainsi que 90 étals de vendeurs y sont représentés minutieusement. Il s’agit non seulement d’un précieux document qui présente l’apparence des habitants d’Edo, mais surtout d’un fascinant témoignage de l’effervescence de l’époque.

Le but du jeu est de traverser les 4 saisons d’une année à Edo et de devenir le meilleur Edokko, « l’enfant de Edo » (un personnage veillant au bien-être et à la prospérité de la ville et de ses habitants, incarnation de l’esprit de l’époque). Les joueurs recrutent artisans et commerçants, les font travailler et progresser avec de l’argent et de la nourriture. Le gagnant est le joueur qui a acquis le plus de points d’IKI, un concept philosophique de l’époque qui était considéré comme un idéal de vie. Connaitre les subtilités de la nature humaine, être courtois et raffiné, tels étaient les qualités du vrai maître de l’IKI. Sachant cela, il n’est pas étonnant d’apprendre que la seule femme de la tablée en ressortit victorieuse.

IKI

Table 2, dite « Idées noires » : MKS convie deux de ses connaissances (Armand et Vincent), ainsi que des habitués (Xel, l’autre Vincent, et votre modeste narrateur) à investir l’univers de CS Files. A ce jeu d’enquête modeste mais récréatif, on incarne le médecin légiste, le meurtier ou l’un des enquêteurs. Il s’agit de retrouver le meurtier, l’arme du crime, et un objet caractéristique, sur lesquels le légiste fournira des indications plus ou moins pertinentes, façon Mystérium… Le nouveau Vincent fut deux fois meurtier, et si son premier crime fut dévoilé, le second (un crime au couperet avec imperméable, commis par son épouse jalouse un soir de pluie dans un pub) résista à l’analyse. Je fus le troisième coupable, mais mon forfait (commis à mains nues dans un labyrinthe) ne fut pas dévoilé… Le jeu repose sur la déduction, mais aussi sur le role play du légiste, le seul à connaître les ressorts du crime (avec le meurtrier bien sûr, mais celui-ci a plutôt intérêt à la jouer discret).

Table 3, dite « Au violet de gentiane » : La coloration de Gram, qui doit son nom au bactériologiste danois qui mit au point le protocole en 1884, permet de mettre en évidence les propriétés de la paroi bactérienne, et d’utiliser ces propriétés pour les distinguer et les classifier (Gram positif vs. Gram négatif). Son avantage est de donner une information rapide sur les bactéries présentes dans un produit ou un milieu tant sur le type que sur la forme. Tristan, appelé à la table de Bios:Genesis pour découvrir les ressorts de la vie intérieure avec Nourdine, avait-il sur lui du violet de gentiane ? Thomas et Dom, quant à aux, n’ignoraient rien des chromosomes, virus et autres proto bactéries qui les constituent, mais peinèrent à s’en servir, à l’image de Dom qui passa la partie à parasiter les organismes de ses voisins. Tristan, quant à lui, qui se développa au point de créer deux macro-organismes et de résister à un cancer foudroyant ! Une première triomphante pour celui qui, avec 47, réalisa presque le double des points de ses adversaires réunis (7, 8 et 9) !

Table 4, dite « Le monde dans ses couleurs pures » : une bonne table de Myth, c’est un plateau volumineux, mais aussi des figurines peintes à la main avec amour, à l’imagine du magnifique spécimen représenté ci-dessous (© Julien) ! Victoire collective pour cette tablée qui réunit aussi Baptiste, Neox et Nicolas III.

Table 5, dite « Rouge, verte, bleue » : Ils sont six (Julien, Joan, Elaine, Gael, Axel, Mickaël) à tenter l’expédition de Mission: planète rouge pour vérifier la théorie de l’auteur de science-fiction Kim Stanley Robinson sur la colonisation et la terraformation de la planète Mars, avec sa trilogie Mars la rouge (1992), Mars la verte (1993) et Mars la bleue (1996). A l’arrivée, ce sont les femmes qui ont le mieux réussi à s’envoyer en l’air, Joan triomphant d’Elaine, mais quelque chose me dit qu’elle n’a pas gagné tout à fait seule.

Vue d'artiste de différentes étapes d'une terraformation

Table 6, dite « Lettres écarlates » : La table 2 enchaîne sur Lettres de Whitechapel. Votre modeste narrateur prend le rôle de Jack l’éventreur, mais échoue dans la nasse des enquêteurs à la toute fin de la deuxième nuit, arreté au 128 sur le point de rejoindre sa tanière, sise au 126…

Table 7, dite « Effet Doppler » : Titan race, c’est un peu Mario kart version plateau. Vous incarnez un cavalier et sa monture titanesque, utilisez vos pouvoirs et toutes sortes de bonus pour vous aider lors de la course, poussez vos adversaires et leur infligez des dégâts. En passant la ligne d’arrivée en premier, Joan, sur la vitesse acquise, devint la nouvelle légende vivante de Neverworld, sous les yeux médusés de Julie, Mickaël et Axel.

Table 8, dite « L’oeuvre au noir» : réclamé à grands cris lors de l’AG, Eclipse fait son grand retour sur les tables de PC. Avec Jack, Jeff, JiBee, FR et Nicolas III, c’est presque un conseil d’administration qui oeuvra dans la cuisine, pour un banquet long de six heures. L’occultation de la lumière durant ce phénomène ne nous permet pas d’en dire plus…

Table 9, dite « Arc-en-ciel » : la table 1 enchaîne sur un Evolution, dans la version de base (et française) de Bruno. Au fil des époques, ils en ont vu de toutes les couleurs, et c’est encore une fois la gent féminine qui s’impose dans cette soirée, comme en anticipation de la marche des femmes prévue le lendemain même…

Table 10, dite « Rouge sur blanc, tout fout le camp » : peu de jeux proposent une reconstitution aussi réaliste que Flamme rouge, encore une nouveauté pour cette soirée qui en fut riche. C’est une course cycliste sur un circuit ondoyant (à assembler à la main, plusieurs configurations possibles), chacun disposant d’un grimpeur et d’un sprinter. Zones de plaines et de montagne, montées qui freinent ou descentes qui donnent de l’allant, phénomènes d’aspiration et de prise de vent du leader (qui donnent de la fatigue), rien n’est oublié ! Le jeu est très ludique, sans dés et donc à la loyale, et au final c’est Neox qui gagne, poussant son sprinter ceint du maillot blanc du meilleur jeune sous la flamme rouge, devançant d’un boyau le sprinter et le grimpeur (sur la même ligne) de votre modeste narrateur ! Nicolas III et Xel ont sucé les roues trop longtemps et sont restés coincés dans le fond du peloton.

Flamme Rouge
Table 11, dite « Bleu blanc rouge » : A la table de Codenames, les Rouges (Xel, VMN, Dom, Mickaël), Nourdine, infligent aux Bleus (Axel, Thomas, Nourdine) une défaite cinglante:
  • 1-0 sur un Glucide 2 (Canne, Mars), subtilement lancé par VMN à la place de Sucre, pour éviter Poudre et Canard
  • 2-0 magré un hologramme qui donna du fil à retordre (pourtant, ce n’est rien d’autre qu’un jeu de lumière), alors que les Bleus s’aventurent sans succès à proposer le nom d’un membre de PC comme indice…
  • 3-0 après une manche parasitée par des questions issues d’un jeu sur le Brevet qui permit à certains de revisiter leurs classiques…
  • Et enfin 4-0 échoué sur l’assassin (Peau pour Pinocchio !!), alors qu’un joli Yves Duteil 2 n’a pas permis aux Bleus d’identifier Pont et Bois…

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Séance de MARDI 17/01/2017 à St-Elivet

Le 17 janvier 1912, en plein été austral, l’expédition anglaise Terra Nova menée par Robert Scott parvient au pôle Sud après avoir déjà passé plus d’un an en Antarctique. Parmi leurs moyens de déplacement, des attelages de chiens, des poneys de Sibérie et des traîneaux motorisés (ancêtres de la snowmobile). Et tout cela pour constater que le norvégien Amundsen les avait coiffés au poteau en les précédant de 34 jours. Malgré le sacrifice d’un blessé qui les ralentissait (il quitta la tente an annonçant « je sors pour un petit moment »), l’ensemble du groupe mourra sur le chemin du retour, bloqué par le blizzard à 11 miles d’un abri et dépôt. Il sera retrouvé 8 mois plus tard. Le navire Terra Nova, lui, sera coulé sur les côtes du Groenland en 1943.

Bien plus tard, en pleine vague de froid, un petit groupe embarque sur le Partes Civiliensis pour des terres ludiques inconnues (ou pas).

Table 1, dite « Coiffé au poteau » : Tristan convainc Xandra et VHN de découvrir Istanbul, jeu poids-moyen du vétéran Rüdiger Dorn (auteur entre autres du classique Goa, de l’excellent jeu de dés Las Vegas et de Karuba vu la semaine passée). La conversion de ressources en argent et en rubis (le premier joueur en ayant 5 met fin à la partie) est classique mais ce sont les règles de déplacement et de rencontre des pions sur une grille de 5×5 tuiles (qui elle-même assure la rejouabilité) qui donnent tout son sel au jeu. Quelques lancers de dés ajoutent ce qu’il faut de hasard et de frustration. Xandra prend un excellent départ en augmentant la capacité de sa charrette et en vendant lucrativement ses ressources au bazar. Tristan, lui, combotte en utilisant les pouvoirs spéciaux qu’il a acquis. Mais c’est finalement VHN qui se déplaçant sans stratégie apparente parvient, en enchaînant quelques cartes bonus et en envoyant son membre de famille à l’autre bout du plateau, à faire une remontée finale et à planter le drapeau de la victoire sur le pôle stambouliote.

Table 2, dite « Blizzard fatal » : nul ne sait si un vent glacé souffla sur le plateau de Kingsburg, autour duquel s’étaient installés F-R, Xel, Nicolas-Neox et Guillaume. En tous cas ce soir  c’est François-René qui en revint avec les honneurs.

Table 3, dite « Norvégiens et anglais » : Barony est un jeu relativement abstrait, alors on peut bien imaginer que les protagonistes qui y luttent (Tristan, Baptiste et Ivan) représentent des nations, par exemple des norvégiens et des anglais. Ou des sibériens. Pourquoi pas quand on s’appelle Ivan ? Et surtout si on gagne. Qui osera contester ?

Table 4, dite « Traîneaux motorisés » : pour finir la soirée dans une chaude ambiance, on se rêve avec Formule Dé à disputer le grand prix de Monaco. Sur la ligne de départ : Guillaume, Xel, Neox, F-R, Tristan et VHN en pôle position. Un seul tour parce que l’heure tourne : les mécaniques vont souffrir puisqu’il n’y a pas à les faire durer. Et vu le faible niveau des mécanos autour de la table, tout le monde prend les réglages par défaut. « Une configuration de pingouin ! » dixit F-R qui se révèle avoir plus d’un tour (de circuit) dans son sac. Nos pilotes débutants échapperont à la casse et aux sorties de route, mais les rebondissements ne manqueront pourtant pas : Neox qui à mi-course avait pris le large voit F-R et Tristan lui fondre dessus. Xel une fois ses pneus chauds entame une magnifique remontée tandis que Guillaume peste contre Dom qui lui a « fermé la porte » dans le virage serré de Mirabeau. La dernière accélération voit Tristan devancer sur la ligne d’arrivée un F-R qui a réalisé la plus belle performance, étant parti en fond de grille. Neox complète le podium. Champagne !

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Séance de VENDREDI 13/01/2017 à St-Elivet

Tenter le sort un vendredi 13, est-ce bien raisonnable ? Il faut croire que la paraskevidékatriaphobie ne sévit pas parmi les adhérents de Parties Civiles. Il y a pourtant de sérieuses raisons d’en être inquiet, comme nous allons le voir.

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Table 1, dite « La déposition du missionaire » : Axel, Nourdine et Guillaume investissent l’univers de Mage Knight: des orques y rodent, des villages de paysans apeurés se regroupent sous l’ombre de châteaux fortifiés, des magiciens construisent des tours plus hautes les unes que les autres, des monastères abritent des moines inquiétants, craints et respectés. Savaient-ils que c’est le vendredi 13 précédant le dimanche de la Résurrection, que selon l’évangile attribué à Jean et les sources hébraïques, a été crucifié Jésus de Nazareth ?

Table 2, dite « Sous le gui » : la mythologie nordique raconte comment le dieu Odin a invité onze de ses amis les plus proches à un dîner à son domicile de Valhalla juste pour le voir maudit par un treizième convive, Loki, le dieu du mal et de la tourmente. La légende raconte que Baldr, fils d’Odin et de Frigg et l’un des dieux les plus aimés, a tenté d’expulser Loki, déclenchant une bagarre et finalement sa mort avec une flèche à pointe de gui. Le fait de s’embrasser sous le gui provient de cette légende sur Baldr. En effet, Frigg décida de ne plus jamais ignorer le gui, et, pour ne plus penser que le gui était une arme, elle décida d’embrasser toute personne passant sous un bouquet de gui.
Beaucoup plus convivial, Neox, nouveau et heureux possesseur de Ave Roma, fait découvrir ce jeu à Xel, Thomas, votre humble serviteur, mais aussi à lui-même. Nous sommes en présence d’un jeu typique de la famille des jeux de placements d’ouvriers, où l’on va investir différents lieux qui permettent de réaliser des actions, engranger des ressources, et bien sûr utiliser lesdites ressources ad nauseam. Outre l’univers de la Rome antique, ce jeu se distingue par quelques mécanismes originaux, notamment le fait de reprendre la poignée de dés présents par poste à la fin du tour de jeu. Pour gagner, il faut, comme souvent à ce type de jeu, insister sur ses points forts quitte à négliger un poste ou deux. Règle suivie ad litteram par Thomas, qui, grâce au score canon de 30 points sur la piste de la « roue de la fortune », remporte la couronne de gui de la victoire avec 78, devançant VHS (69), Neox (66), et Xel (65).

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Table 3, dite « Fauve qui peut » : c’est le vendredi 13 septembre 1996 que fut assassiné à Las Vegas Tupac Amaru Shakur, plus connu sous les noms de scène de 2Pac et Makaveli. Ce rappeur, poète et acteur américain, issu d’une famille ayant milité dans les rangs des Black Panthers, a écoulé plus de 75 millions d’albums et se classe, selon le magazine Rolling Stone, à la 86e place du classement des plus grands artistes musicaux de tous les temps.Description de l'image Tupac Shakur drawing.jpg.

Ignorant ce signe funeste, Tristan convie Paul, David et JiBee sous les mânes des Dieux ancestraux peuplant l’univers de The great Zimbabwe. Il faut croire qu’une panthère noire un vendredi 13, c’était trop pour notre ami, qui échoua à confirmer son leadership sur le jeu, étant même relégué à la dernière place d’un combat de fauves que domina Paul en rugissant jusqu’au fin fond de la savane.

Table 4, dite « Des cœurs en hiver » : le vendredi 13 novembre 2015, une série d’attentats meurtriers ensanglantait Paris, faisant 130 morts et 413 blessés. Un bilan aussi triste que celui de cette table de Dead of winter, où périrent Olivier, Mks et son invité, et Nicolas II.

Table 5, dite « La croisière s’amuse » : le vendredi 13 janvier 2012, le navire de croisière Costa Concordia faisait naufrage à l’entrée du port de l’île de Giglio, au large de la Toscane. Sur les 4 229 personnes à bord ce soir-là, 32 morts seront à déplorer. Beaucoup plus aguerri, captain’ Julien mena une croisière plus tranquille vers Jamaica, emmenant Joan et Mickaël à bon port.

Table 6, dite « Le temps suspendu » : Le vendredi 13 octobre 1972, le vol 571 Fuerza Aérea Uruguaya s’écrasait dans les Andes. Sur les 45 passagers et membres d’équipage, 12 meurent lors de l’écrasement et 17 de leurs blessures dans les jours qui suivent. Les 16 survivants n’ont été retrouvés que deux mois plus tard, après que deux d’entre eux ont donné l’alerte après dix jours de marche dans les conditions extrêmes de la haute montagne, sauvant ainsi le reste du groupe resté dans l’épave. Les opérations de recherche avaient été arrêtées huit jours après sa disparition. Ayant appris grâce à une radio que les recherches avaient été abandonnées, isolés sans nourriture à 3 600 m d’altitude dans des conditions climatiques difficiles, les survivants furent réduits à manger les corps des morts, préservés par le froid.

C’est dans le huis clos presque aussi angoissant de T.I.M.E Stories que François-René, Dom, Sophie et Nicolas III furent reclus toute la soirée. Il leur a fallu trois tentatives pour sortir de l’aventure, dont tous sortirent sains et saufs. Dom, notre reporter spécial sur les lieux, nous relate les faits par le menu dans ce qui suit, merci à lui !

« Sophie, Nicolas-3, François-René et Dom se lancent dans le premier scénario de T.I.M.E Stories, « Asylum ». Ce jeu coopératif a été (aidé par la force marketing du groupe Asmodée) l’un des plus remarqués de 2015. Parfois présenté comme un hybride entre jeu de plateau et jeu de rôle, c’est plutôt un croisement entre jeu d’enquête (sur le modèle de l’indépassable Sherlock Holmes Détective Conseil) et le jeu d’aventure (où l’on incarne un personnage qui a des forces et faiblesses, peut récolter des objets et doit parfois combattre).
L’enquête doit être résolue en un nombre de tours limités (le run) et en général il faudra à l’équipe 2, voire 3 runs pour réussir, les itérations permettant de tirer parti des informations apprises et d’optimiser le parcours de l’équipe. Il est même possible de changer de personnage entre chaque run. Mentionnons que d’un point de vue conception ludique, l’utilisation d’un deck unique de cartes (qui servent à la fois de scènes illustrées, de plan des lieux, d’objets/armes et de support à la narration) est une solution à la fois élégante et habile commercialement (puisqu’un nouveau scénario se résume à publier un nouveau deck).
Ce soir il aura fallu trois runs pour parvenir à résoudre l’enquête, avec une solide contribution de tous (le détail-clé relevé par F-R, l’optimisation du parcours de N3, les jets de dés miraculeux de Sophie et le labyrinthe résolu par Dom). »
Table 7, dite « Le sillage du premier homme » : selon le récit biblique de la création du monde, le vendredi, veille de Chabbat, le sixième jour, est celui où Adam puis Ève furent créés, puis qu’ils ont croqué dans le fruit interdit. Le treizième jour est donc également un vendredi. Olivier et Nicolas III incarnèrent quant à eux les personnages de la gigantesque armada de Sillage à la recherche des planètes pouvant accueillir des aliens en mal de terres pour vivre… L’histoire ne dit pas le fruit de leur quête.
Table 8, dite « Loi martiale » : c’est le vendredi 13 décembre 1968 fut rédigée l’Ato Institucional Número Cinco, qui se substitue à la Constitution du 24 janvier 1967 et renforce la Dictature militaire au Brésil. De leur côté, à X-Wings, Jeff, Laurent et Franck ont pour mission d’arraisoner les pirates qui ont interrcepté leur cargo. Ont-ils réussi ? Le forum devrait le dire…
Table 9, dite « Maître du temple solaire » : le vendredi 13 octobre 1307, le roi Philippe le Bel fait arrêter les membres de l’ordre du Temple (Templiers) dont Jacques de Molay leur grand-maître et les fait torturer afin qu’ils avouent des crimes qu’ils assurent ne pas avoir commis ; ceux qui reviennent sur leurs affirmations sont condamnés au bûcher. L’ordre du Temple est ainsi dissous, laissant tout le pouvoir au roi. Certains font démarrer la superstition de ce jour funeste qui vit chuter à jamais les plus grands financiers d’Europe, mais l’association du vendredi 13 à cet événement serait en fait une invention moderne, reprise entre autres dans le roman Da Vinci Code. Cela n’a en tout cas pas impressionné, le grand maître Jibee, qui corrige Tristan, Neox et Nicolas II à Race for the galaxy.
Table 10, dite « La dernière tablée » : dans la religion chrétienne, la Cène se serait tenue la veille d’un vendredi 13 et comportait 13 membres, dont Judas, l’apôtre qui trahit le Christ (la treizième personne). Dans cette légende, le nombre treize est associé au malheur qui mènera le Christ au martyre, et Judas au suicide. A la table de Codenames, en comptant les renforts successifs et les spectateurs, il me semble bien qu’on est parvenus à treize, avec pour les Rouges Xel, VHS, Thomas, Nourdine, et pour les Bleus Axel, Paul, Olivier, Guillaume (puis Dom).  Il y eut pas mal de Judas parmi les Rouges qui se sont pris une jolie déculottée:
  • 1-0 avec une entame fatale à 6-0 pour les Bleus , inaugurée par un Or 3 (Règle, Mine, Suisse)
  • 2-0 avec de jolies associations sur Colle (Retenue, Couche) et Monokini (Plage, Raie)
  • 3-0 sur un Erudit 3 (Docteur, Livre, Rayon) alors que les Bleus se prennent les pieds dans un Camelot indéchiffrable
  • Enfin un point pour les Bleus , les Rouges étant refoulés à l’entrée d’une Discothèque indécryptable (Manège, Chasse, Plante)
  • 4-1 sur un Banquet royal (Astérix, Assiette, Table, Croute) alors que les Bleus se perdent en montagne, à l’image de Dom, leur guide égaré : « une montagne, c’est pas le truc avec des chamois et des sapins ? »
  • Et enfin 5-1 pour les Rouges alors que les Bleus ont persisté dans un Blanc insondable, navigant à vue entre le mot assassin et le dernier mot Rouge (Fer, qui allait très bien avec Blanc, mais peut-être pas pour les moins de trente ans…)

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Séance de MARDI 10/01/2017 à St-Elivet

Jauge respectable pour un mardi, et une grande variété de jeux.

Table 1, dite « Village fantôme » : Jérôme, Xel, Frank et VHN sortent ce jeu favori des masochistes, Ghost Stories. Malgré l’utilisation d’une stratégie originale dite « du hara kiri » où un joueur utilise son dernier point de vie pour supprimer un fantôme qui allait éliminer un autre joueur, les moines concèdent l’habituelle défaite sans avoir vraiment eu l’impression qu’ils pouvaient gagner la partie.

Table 2, dite « Jungle tuiles » : Vincent et François-René découvrent Karuba sur proposition de Marion. Jeu familial de placement de tuiles mais sans hasard ni interaction puisque tous les joueurs jouent en simultané. F-R emporte cette partie de découverte, d’un petit point je crois.

Table 3, dite « Barbarian queen » : Guillaume, Nourdine et Amina affrontent Mickaël à Conan. Seule Amina réussira à ressortir vivante et victorieuse.

Table 4, dite « Faucheuse polonaise » : Baptiste-le-fortuné, Neox, Nicolas-III et Jack s’attablent autour de Scythe. Jack aux commandes des Polonia (what else?) précipite la fin de la partie en marquant 3 étoiles en un tour et, aux dires de ses concurrents dépités, se retrouve avec plus du double de leurs points.

Table 5, dite « Rebel rebel » : Star Wars: Rebellion qui est déjà sorti à PC, c’est apparemment un jeu où 2 adversaires se font face sans rien dire pendant 5 heures puis se séparent ravis. Et là c’est Frank-2 avec l’Empire qui jette l’éponge, jugeant inéluctable la victoire de la Rébellion menée par Jeff.

Table 6, dite « Visions brumeuses » : fusion des tables 1 et 2 pour une partie de Mysterium avec F-R comme fantôme en difficulté « moyenne ». Jérôme et Marion parviendront bien vite à reconstituer leur triplet de cartes avec une chance insolente (pour l’arme, ils se retrouvent tous les deux avec une demi-douzaine de cartes indices indéchiffrables, ils choisissent au hasard et dans les deux cas ont vu juste !) tandis que VHN se traine au point de ne pouvoir voir qu’une seule des 3 cartes finales. Malgré cela, il fait le bon choix et, grâce au même choix éclairé de Marion, permet la victoire du carré de mediums.

Table 7, dite « Le temps des assassins » : le Codenames rituel de fin de soirée opposera en 2 manches gagnantes Xel, Guillaume et Jérôme à Dom, F-R, Nourdine et Nicolas-III. Dans la première, les Rouges tuyautés par N3 ont du mal avec ses indices (Maîtresse … d’école ou bien de 5 à 7 ? Orage … évoque-t-il un tronc -foudroyé- ou un chapeau -coiffé comme protection- ?). Les Bleus doivent gagner avec Champ-2 quand leur ultime choix, « Canne » (à sucre) se révèle assassin. Dans la seconde, F-R commence par un Lannister-4 qui lui ressemble bien : il provoque la consternation chez ses groupies quand le premier mot choisi, « Nain », est blanc ! Heureusement les Bleus ne sont pas mieux inspirés et les Rouges finissent victorieusement la partie.

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Séance de VENDREDI 06/01/2017 à St-Elivet

Son amour de la peinture cohabitait avec une authentique passion pour les sciences. Le 6 janvier 1838, Samuel Morse faisait la démonstration de son prototype de télégraphe, dans le New Jersey, en utilisant des points et des tirets au lieu de lettres et de chiffres – ce qui deviendra plus tard le code Morse. Le test est une réussite. Il lui faudra cependant cinq ans pour parvenir à convaincre le Congrès, sceptique, de financer la toute première ligne télégraphique des Etats-Unis, entre Washington DC et Baltimore. Le premier message officiel fait de points et de tirets « What hath God wrought » (Ce que Dieu a forgé) sera  transmis depuis la Cour Suprême vers un dépôt de chemin de fer de Baltimore distant de 60 km.

S’il n’a inventé ni le télégraphe (le télégraphe optique de Chappe permettait la transmission de messages à distance dès 1793), ni le télégraphe électrique, dont le principe avait été décrit depuis longtemps notamment par André-Marie Ampère, ni même l’alphabet qui porte son nom, dû à l’ingéniosité d’Alfred Lewis Vail, Morse a eu le génie de concevoir et réaliser une machine simple, pratique, efficace et bon marché parce que rustique, et l’opiniatreté pour convaincre ses contemporains de réaliser une expérience suffisamment spectaculaire pour frapper les imaginations.

Nous n’userons pas de cet alphabet pour relater la soirée, nous contentant, à titre pédagogique, de donner ci-dessous en Morse un texte que les plus joueurs de nos lecteurs s’essaieront à retranscrire.

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A Lannion, quelque 179 années plus tard, les adhérents de Parties Civiles avaient usé d’un outil un peu plus moderne pour se rencontrer en ce jour d’épiphanie. 22 joueurs, autant de parts de galettes (amoureusement confectionnées par Hélène, merci à elle !) et de verres de cidre, et 11 tables composèrent cette soirée mémorable.

Table 1, dite « S.O.S d’un terrien en détresse » : à la table de Conan, les héros (Marvin, Axel, Mickaël, Franck) avaient pour mission de s’enfuir. Deux ont réussi. Marvin, dont nous saluons le retour à nos tables, n’en était pas, et pour cause: il était venu sans son dragon.

Table 2, dite « Court métrage » : Tristan convie deux nouveaux apprentis (Thomas et Bruno) au voyage initiatique vers The great zimbabwe, table que complète votre modeste narrateur. A ce jeu, on peut élaborer une stratégie très complète pour durer sur le long terme, et permettre l’évélation de ses monuments jusqu’au niveau 4 en fin de partie, ce que je fis. Mais accumuler un arsenal d’artisans, de Dieux et de spécialistes a son revers: il alourdit l’objectif que le joueur doit ateindre, le fameux VR (Victory Requirement). Plus subtile fut la tactique de Tristan, qui occupa l’essentiel de son temps à profiter des artisans bon marché que nous recrutions (il n’en recruta lui-même qu’un seul), et engageant, au dernier tour, le seul Dieu qui baisse le VR ! C’est ainsi que son objectif passa subitement à 21, et, dans la foulée, son score aussi, ce qui derechef lui octroya la victoire et raccourcit subitement la durée de la partie. Le tableau de marque de ses opposants est éloquent: Thomas à -9 (18 / VR 27), VHS à -18 (19 / VR 37), et Bruno à -24 (12 / VR 36). De la frugalité comme leçon de vie…

Table 3, dite « En terrain connu » : FR retrouve Laurent, Julien de P., et Nourdine dans un nouvel opus de la campagne de Seafall. Le premier cité s’adjuge cette partie studieuse dans l’immense espace du RDC attenant  à la cuisine.

Table 4, dite « En mer inconnue » : Neox s’impose à une partie des Pillards de la mer du Nord dont seul ce résultat brut nous est parvenu. On peut cependant penser qu’il n’a pas joué seul…

Table 5, dite « Au nom de tous les siens » : à la table de London, deux experts (Xel et Thomas) affrontent deux néophytes (Jibee et Paul). Paul, avec la chance du débutant, s’impose pourtant avec autorité (61), dans un subtil hommage à la cathédrale Saint-Paul, justement construite après la destruction de l’ancien édifice lors du Grand incendie de Londres de 1666, incendie qui est précisément le thème du jeu.  Pour la chronique, il devança Xel (53), Dom (39) et Jibee (37) observant le duel aux jumelles.

Table 6, dite « Pixélisée » : un Demeures de l’épouvante sans MJ, ça vous tente ? C’est ce que propose la deuxième édition du jeu, qui impose l’usage d’un substitut électronique (tablette, smartphone) dans ce rôle. Pour ma part, je vais passer pour un vieux c.., mais je trouve un Jeff ou un FR plus crédibles qu’une galette de pixels… En tous cas, les quatre jeunes, Camille, Guillaume, MKS, Nicolas III et Sophie sont sortis sans encombre de l’aventure.

Table 7, dite « En terre inconnue » : Olivier, Baptiste, Neox et Alwen se lancent dans un Evolution dont l’issue restera incertaine jusqu’à la nuit des temps, à moins que Darwin ou le forum ne s’en empare…

Table 8, dite « Juste une mise au point » : les protagonistes de la table 2 se retrouvent sur Isle of Skye, qui consacre la soirée triomphale de Tristan (80), faisant mordre la poussière au maître du jeu, Bruno (75). Thomas, qui se croyait dans un paradis fiscal, finit le jeu lesté d’un butin considérable autant qu’inutile, et échoue à 61, pendant que votre humble serviteur s’adonnait au tourisme (49).

Table 9, dite « Message personnel » : à Quarriors, Mickaël corrige Axel. Rien de personnel petit, ce n’est qu’un jeu…

Table 10, dite « Traits d’union » : vidée de ses galettes et bouteilles, la cuisine accueillit une table de Not Alone opposant la créature (Dom) aux Traqués (Xel, Alwen, Neox, Paul). La créature sera vaincue par l’union sans faille de ses adversaires.

Afficher l'image d'origineLe Codenames final (et tant attendu par certains) de cette soirée n’aura pas lieu, à la suite d’une homérique joute oratoire à trois l’opposant à Mafia de Cuba et à Linq. Dans ce bel exercice de démocratie directe, c’est finalement à une table de Mafia de Cuba que revint l’honneur de conclure cette soirée…

Table 11, dite « Point d’honneur » : Nicolas III, Guillaume, Axel, Sophie, Nourdine, VHS, FR et Xel enchaînent (au moins, car votre narrateur quitta les lieux dans le feu de l’action et le froid de la nuit) trois manches de Mafia de Cuba, manches dont Axel, Paul et Nourdine sortiront couronnés maîtres du bluff, pendant que nombre de voleurs ont été refroidis par des parrains à la gachette facile…

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Séance de MARDI 03/01/2017 à St-Elivet

C’est le 3 janvier 1521 que l’excommunication de Martin Luther fut prononcée. Revenons sur l’engrenage des événements qui y conduisit, en prélude à cette soirée qui entretient avec cet événement un rapport ténu mais néanmoins réel, ainsi qu’on le verra.

Face au mouvement de la Réforme impulsé par Martin Luther, Rome choisit l’affrontement, méconnaissant l’adversaire et sa pugnacité. Le procès menant à son excommunication, loin d’affirmer le catholicisme, ne fait qu’accélérer le processus de la Réforme. En octobre 1518, Martin Luther est convoqué en vue d’obtenir sa rétractation. Peine perdue. Après cet échec, Léon X décide d’adopter une attitude plus conciliante. Il obtient de sa part l’engagement de ne plus s’exprimer sur la question des indulgences, et promet de son côté d’imposer le silence à ses adversaires. Mais la rupture avec Rome est déjà consommée. C’est qu’entretemps Luther a aggravé son cas : en juillet 1519, lors de sa controverse avec Johann Eck, qui sera l’organisateur de la Contre-Réforme dans l’Empire, il met en cause l’infaillibilité des conciles. En juin 1520, Rome publie la bulle Exsurge Domine le menaçant d’excommunication, tandis que ses livres sont brûlés. Luther réagit en brûlant, le 10 décembre, à la fois la bulle papale et le droit canonique. L’excommunication devient désormais inévitable.

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496 ans plus tard, à Parties Civiles, des jeux anciennement excommuniés, parfois depuis des années, sont revenus en grâce, et un nouveau jeu fut porté sur les fonts baptismaux. Enfin, le verdict d’une partie de Codenames bascula sur une bulle…

Table 1, dite « Une question d’indulgences » : votre humble serviteur remet donc au gout du jour Hermagor, auquel il initie Nourdine, Dom, et Marion. Pour sa part, Olivier, sans découvrir le jeu, ne l’avait jamais éprouvé. Dans la cité d’hermagor, des marchands achètent des marchandises, voyagent et commercent. Il s’agit ici d’avoir les bonnes denrée au bon moment, puis d’établir son influence économique sur des régions, de visiter les trois duchés d’Hermagor, sans oublier d’arpenter sa route principale. Au final, après une longue partie de trois heures (même si le jeu est fluide, il y a beaucoup d’actions dans une configuration à 5 joueurs), je remporte une victoire ténue (119), devant Nourdine (112), talonné par Dom (111), et Marion (94). Olivier ferme la marche avec 47, faute d’avoir assez vendu. C’est mon parcours équilibré dans les duchés, et mon labourage consciencieux de la route principale, qui m’offrent la victoire, car sur ces deux postes, j’engrangeai 14 contre 3 à mon dauphin. Comme quoi, en commerce comme en politique, oublier de voir du monde et de serrer des mains peut s’avérer aussi fatal à son salut que, pour les contemporains de Luther, de négliger ses indulgences…

Table 2, dite « Butins de mutins » : à cette table fut baptisé le jeu Pillards de la Mer du Nord,  la version française de Raiders of the north sea, qui se déroule pendant l’âge d’or des Vikings. Les joueurs incarnent des guerriers vikings qui vont chercher à impressionner le Jarl (Chef de Clan) en menant des raids téméraires. Ils devront rassembler un équipage et des provisions afin de voyager au delà des mers pour piller or, fer et bétail. Seules les batailles apportent la gloire, même si pour cela il faudra confier son âme aux Valkyries… Le pillard en chef fut François-René, 49, suivi de peu par Guillaume, 43, et Hélène, 42. Neox termine loin de ces conquêtes matérielles, son âme toute à son salut.

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Table 3, dite « Sola scriptura » : Selon Luther, l’homme n’a qu’un seul guide infaillible pour trouver le bon chemin : la Parole de Dieu, l’Écriture seule, qui lui révèle le Christ. Plus prosaïquement, le chemin de fer peut être une alternative honorable pour arpenter ce bas monde. Encore faut-il le construire: justement votre objectif à Russian railroads, encore un jeu sorti du purgatoire de Parties Civiles. Xel l’en extirpe pour jouter avec Baptiste, qui lui ravit la victoire. Suivent, dans cet ordre, Yvan et Jean-Yves.

Table 4, dite « Bulle fatale » : c’est une table vespérale de Codenames qui conclut cette soirée, entre les Rouges (Xel, Jean-Yves, VHS, Nourdine) et les Bleus (Guillaume, Dom, FR). Après quelques préliminaires – terminés par une Éjaculation (Membre, Tige, Purée, Blanc) un peu précoce – dans l’attente de la (petite) mort de la table 1, on rentre dans le vif du sujet en continuant dans la même veine sur un Lubrification 3 (Huile, Queue, Langue). Première manche Bleue, les Rouges échouant à deviner Bulle et Balance sous un Apesanteur 2, alors que les Bleus identifient immédiatement le Cafard de Franz Kafka, mais pas son Génie…. Deuxième manche Rouge parfaitement maîtrisée, déclinée dans un repas au long cours, alors que les Bleus pataugent. Les choses se tendent encore – si l’on peut dire – dans la manche décisive. Alors que les Rouges ont la victoire à portée de mains, ils se prennent les pieds dans le tapis, confondant Gymnastique et Athlétisme pour faire deviner (Tapis, Figure) et offrent la victoire sur un plateau aux Bleus qui concluent par un mot en 1.

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Séance de VENDREDI 30/12/2016 à St-Elivet

Un siècle exactement après l’assassinat retentissant de Raspoutine, la petite confrérie de Parties Civiles se réunit dans une ambiance quasiment mystique, marquée par un fugace retour d’exil (Audrey), des inititations (Elaine à Codenames, Guillaume à BSG), un retard aussi inquiétant que mystérieux (Dom), et deux tables de rebelles grognards en quête de revanches sur un Empire.

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Table 1, dite « Arbitrage vidéo » : Xel, Nourdine, FR, Franck et MKS initient Guillaume à Battlestar Galactica. Les humains ont semble-t-il gagné cette partie sur un coup fourré qui sera longtemps discuté, leur carburant étant tombé subitement à 0 avant de remonter, ce qui aurait du causer leur perte. On demandera le ralenti et l’arbitrage vidéo pour valider ce résultat.

Table 2, dite « Je sais » : Jeff, Laurent et Jack mobilisent la salle Radio pour déployer le gigantesque plateau de Star wars Rebellion. Ils ont quitté les lieux fort tard, et sans révéler l’issue de leur joute. Seuls ceux qui ont joué la savent. Mais on les aime quand même.

Table 3, dite « Format Normandie » : une table précoce de Codenames avait été commandée. Dom avait aquiescé, mais il n’était point là. L’inquiétude grandissait à vue d’oeil, mais pour conjurer le mauvais sort, nous sortîmes quand même la version commerciale du jeu, le temps de rancarder Audrey, venue de sa Normandie avec Nicolas (quatrième du nom), quand Dom apparut enfin, à notre soulagement mutuel. Plusieurs manches s’enchaînèrent. Les bleus avaient le cou bourré de nouilles (selon une expression un peu déformée qui sortit de la bouche d’une joueuse ingénue), et remportèrent cette partie, où l’on nota le très joli Chocolat 3 de Julien (Mars, Crème, Cirque), tandis que je desespérai mes partenaires en lançant un Nautamine 3 (Bateau, Assiette, Temps) qui fut totalement incompris – au point qu’ils tirèrent un mot au sort.

Table 4, dite « Grand seigneur » : Lords of Scotland, voilà une belle idée de voyage pour la dernière table de l’année. C’est Xel qui passera l’hiver au chaud en confortant son classement ATP (45), devant FR (37), Nourdine (36), et VHS (33).

Lords of Scotland

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