Séance de VENDREDI 30/09/2016 à St-Elivet

Le 30 septembre 1955, James Dean, qui veut participer à une compétition automobile au nord de la Californie, part tôt le matin de Los Angeles avec son mécanicien au volant d’une Porsche 550 Spyder. Durant le trajet, il reçoit une contravention pour excès de vitesse. Il roule déjà depuis presque quatre heures lorsqu’à un croisement proche de la petite bourgade de Cholame, un étudiant, Donald Turnupseed (tragiquement bien nommé), qui conduit une Ford Sedan, arrive en face et lui coupe la priorité. Les deux voitures se percutent de plein fouet, selon les deux policiers présents, qui évoqueront le manque de visibilité. Le mécanicien heurte le tableau de bord avant d’être projeté hors de la voiture. James Dean est tué sur le coup, tandis que l’étudiant succombera d’un cancer du poumon, mais 40 ans plus tard et sans avoir jamais évoqué publiquement l’accident. Le décès de l’acteur est annoncé à 17 h 59.

Baby you can drive my car/yes I'm gonna be a star

61 ans plus tard, alors qu’un autre Donald menace les USA d’une sortie de route d’un genre nouveau, la visibilité n’est guère meilleure sur une soirée de jeu qui eut lieu, selon plusieurs témoins, au centre S-Elivet. On rapporte une table de Age of Industry, où Xel se fit massacrer par Thomas, Tristan et Baptiste, puis un Bohnanza, où elle prit sa revanche sur les presque mêmes, François-René tenant le rôle de victime sacrificielle en lieu et place de Baptiste. Le reste des événements de cette soirée restera nimbé d’un épais brouillard.

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Séance de VENDREDI 23/09/2016 à St-Elivet

Le 23 septembre de l’an 605 avant notre ère, Nabuchodonosor II était couronné roi de Babylone. Il succède à son père, Nabopolassar, qui devait obéissance au souverain assyrien, le prestigieux Assourbanipal, un conquérant qui avait repoussé jusqu’en Égypte les limites de son empire. Mais après sa mort, l’Assyrie, usée par les guerres et détestée par ses sujets allogènes, se délite sous l’effet des révoltes et luttes de palais. Le gouverneur de Babylone s’allie à Cyaxare, roi des Mèdes (un peuple de l’Iran actuel) et porte le coup de grâce à la monarchie assyrienne. Les Assyriens sont défaits en 615 à Arapkha (aujourd’hui Kirkouk) et leur capitale, Ninive, est détruite en 612. Nabopolassar peut dès lors restaurer l’indépendance de l’empire chaldéen et le prestige de Babylone.

Le principal souci du nouveau roi de Babylone est la lutte contre les Égyptiens qui dominent le Proche-Orient et menacent ses frontières occidentales. Quelques mois avant son couronnement, Nabuchodonosor vainc les Égyptiens du pharaon Néchao II à Kharkémish, les chasse de Palestine et de Syrie et, la même année, en 605, peut ainsi entrer à Jérusalem, capitale du royaume de Juda.

Nabuchodonosor se consacre surtout à l’embellissement de sa capitale. Il fait aménager une enceinte de 18 kilomètres de long dont le principal point de franchissement est la porte d’Ishtar. A partir de celle-ci, une voie processionnelle en brique émaillée conduit au temple de Mardouk, le dieu de Babylone.  Il fait aussi rénover la ziggourat, qui a donné naissance au récit biblique de la «tour de Babel», haute de 90 mètres sur une base de 90 mètres de côté.

Enfin, le roi fait aménager les jardins suspendus. Une légende prétend qu’il aurait ainsi voulu faire une faveur à son épouse d’origine mède, qui regrettait les montagnes verdoyantes de son enfance. Le fait est que cette merveille du monde est la seule à ne pas avoir d’existence officielle: aucune trace archéologique n’a pu confirmer que les jardins ont bel et bien existé. En outre, l’existence de cet édifice n’est relatée que par des textes grecs, jamais par des textes babyloniens. Chose d’autant plus étrange que Nabuchodonosor ne s’est jamais privé de mettre en avant la grandeur des édifices bâtis sous son règne. Il se pourrait, selon une nouvelle hypothèse, que les Grecs aient confondu Babylone et Ninive, la capitale de l’Empire assyrien, qui précéda l’Empire perse…

Hauts de 23 à 92 mètres, les Jardins de Babylone étaient composés de plusieurs étages en terrasses, reliés par un grand escalier de marbre. L’édifice était soutenu par des voûtes et des piliers de brique. L’eau était ramenée de l’Euphrate, et remontait jusqu’au étages à l’aide d’un savant montage hydraulique.

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Songeons que Babylone, du règne d’Hammourabi, vers 1750 avant JC, à celui d’ Alexandre le Grand, vers 330 avant JC, en passant par celui de Nabuchodonosor, aura rayonné presque sans discontinuer sur le Moyen-Orient pendant quinze siècles !… Sans doute un record historique.

Bien des années plus tard, cet autre 23 septembre vit à S-Elivet le dévoilement d’une autre merveille du monde: Scythe, dont notre grand reporter Dom fait ci-dessous le récit emerveillé. Si l’existence du jeu est incontestable, le triomphe de son premier vainqueur fut contesté, comme il le reconnait lui-même avec un fair play qui l’honore.

Table 1, dite « La boîte aux merveilles » : Jack sort avec un air gourmand sa boîte de Scythe tout juste reçue. Scythe est un des jeux qui a fait le plus parler de lui cette année, se hissant rapidement dans le top 20 de BGG après avoir été prévendu à 18000 exemplaires sur Kickstarter. Et il faut avouer que la réputation de qualité et de professionnalisme de son éditeur américain, Stonemaier Games, est méritée : le matériel est exceptionnel, les règles et les plateaux individuels clairs et bien conçus avec un tour de jeu simple et logique et des parties qui tiennent en 2 heures.

Le jeu fait partie de la famille « développement/conquête sur une carte » : chacun développe sa faction en accroissant ses capacités de production et ses effectifs tout en s’étalant sur le plateau de jeu jusqu’à avoir quelques frictions avec les voisins. De plus, de subtiles asymétries assurent renouvellement des parties et orientation des choix stratégiques, mais compliquent la tâche de garder un œil sur les autres. Les mécanismes sont classiques, sauf peut-être le fait que les ressources restent sur le plateau et peuvent être accaparées suite à un combat.

Plus qu’une épopée, le jeu est un mélange d’optimisation et de course tandis que la force est le plus souvent une menace protégeant son territoire et ses ressources (les combats sont assez coûteux pour l’attaquant pour que seule une poignée ait lieu à chaque partie). La première moitié du jeu (assez lente car les ressources sont rares et les actions chères) voit chaque faction faire ses choix de développement et élargir son contrôle autour de la base de départ. Puis la rivalité s’exprime pour atteindre ou contrôler les zones au centre de la carte et le rythme s’accélère. La fin de partie est soudaine et nécessite de bien jauger où en sont les adversaires.

Cette première partie a regroupé Laurent (Saxon), Neox (Rusviet) et Dom (Nordic) autour de Jacques (Crimea). Logiquement, nous sommes concentrés sur le développement de notre faction et l’exploitation de ses spécificités mais on peut s’attendre que dans le futur il y ait plus d’attention portée aux choix et aux positions des autres. Jacques ayant envoyé son Héros un peu trop près de Dom s’attira en retour une double contre-attaque qui lui rogna les ailes. Laurent pendant ce temps se répandait sur la carte et Neox avec ses recrues profitait des actions des autres. Dom mit fin à la partie juste avant que Laurent et Neox soient en mesure de le faire. Après décompte, il finit 2 points devant Laurent mais sa victoire ne sera pas homologuée : en cours de partie il avait fait un mouvement illégal qui lui avait permis de récolter les bénéfices d’une carte Rencontre. On peut s’attendre à revoir Scythe sur les tables de PC !

Table 2, dite « Babies alone in Babylone » : Axel, Elaine, Gael, Baptiste (au poil dru), François-René et VHS, tous des grands enfants, se retrouvent au carrousel enchanté de Mickaël, fantôme clairvoyant de Mysterium. Une fort joyeuse partie, où tous les protagonistes ont découvert les ressorts de leur énigme. Comme à l’école des fans, tout le monde a donc gagné, mais pour la petite histoire, c’est Axel et François-René qui remportent de concert la victoire au score, par leur habilité à miser sur les paris de leurs adversaires.

Table 3, dite « Merveilleusement simple » : c’est à Barony que Paul mate sans effort une opposition composée de Xel, Baptiste (aux poches pleines) et Sly, de retour et qui, d’un assaut vengeur, provoqua la sortie de route de Xel qui faisait alors la course en tête. Les mêmes enchaînent sur Cap’taine Carcasse, qui voit cette fois la victoire de Sly.

C’est alors que Vincent fit son apparition cameo. A l’instar d’Alfred Hitchcok dans ses propres films, ses passages dont la brièveté n’ont d’égal que l’intensité sont très attendus, et souvent le théâtre de joutes oratoires qui font le régal des initiés. Il fut ce soir là (mais pourquoi ?) question de Jaï Alai, alias cesta punta, un jeu très populaire au pays basque, et non pas de la Lorelei, nymphe de la mythologie germanique dont la légende a donné son nom à un rocher surplombant le Rhin.

Table 4, dite « Suspendue » : Après le départ de Gael et Elaine, les survivants de la table 2 flottent un bon moment avant de jeter leur dévolu sur Smash Up. Ils découvrent en Axel un fin connaisseur de ce jeu et ses différents peuples, allant jusqu’à explorer les recoins des forums pour arbitrer telle ou telle propriété absconse d’une créature… Rappelons qu’à ce jeu, chaque joueur est muni de 2 peuples, qui doivent conquérir des bases. Chacun dispose des créatures sur ces bases, et joue optionnellement des cartes actions. Lors de la conquête d’une base (matérialisée par une somme des forces des créatures attachées supérieure ou égale à la valeur de la base), des PV sont attribués aux joueurs majoritaires. Une étape clé du jeu est donc la draft des peuplades, que nous avons pour le coup choisies au hasard. Je me trouvai avec une jolie combinaison Dinosaures-Zombies, mais très mal mélangés entre eux.. La victoire m’était promise, mais, à 14 PV, tout le monde me tomba dessus (la victoire étant à 15), et, alors qu’Axel, nanti de peuples aux pouvoirs extraordinaires, semblait voué à l’emporter, c’est FR et ses Ninja « tout pourris » qui lui dama le pion…Ah oui, j’oubliais: c’est un jeu chaotique, forcément chaotique..

Table 5, dite « Dans son jardin » : le premier Baptiste rejoint le second au sous-sol (*) pour former, avec Paul et Xel, une table de Pandémie: Contagion. Xel s’impose avec un bras et une jambe d’avance, dépassant même l’espace prévu sur la piste de score.

(*) : on me souffle dans l’oreillette que techniquement, cette salle est au RdC, pas au sous-sol. Question de point de vue, aurait dit Einstein…

Table 6, dite « Aux laboureurs déchus » : à Codenames , les rouges (Dom, Xel, Neox, renforcés brièvement par Axel) s’imposent 3 à 2 face aux bleus (Paul, VHS, FR), dans une partie étrange, où la vérité sembla souvent ailleurs. On y fit ainsi connaissance de l’île de Kourou, et de Flipper le requin. Les règles furent malmenées (mots trop longs, utilisation abusive du smartphone…), Tyrion Lannister fit une apparition, et FR démontra une aussi improbable que parfaite connaissance du chausseur de luxe Louboutin. Les rouges, partis pour gagner largement, ne durent finalement leur salut qu’à un hasard improbable: un Bigouden 2 qu’ils prirent pour un 3: ils choisirent donc trois mots, le troisième tombant sur un rouge (ce mot était cependant bien choisi: voile). Quant aux bleus, ils réussirent l’exploit de proposer à chaque manche un « Labourer », mais ne prenez pas conseil sur eux car ils font usage de pelles et de fourches…

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Séance de MARDI 20/09/2016 à St-Elivet

Il y a exactement 70 ans était inauguré le festival de Cannes, avec plus de 7 ans de retard…un petit retour historique s’impose. Irrité par la mainmise hitlérienne et mussolinienne sur la Mostra de Venise, née en 1932, le gouvernement français du Front Populaire décide de créer un festival concurrent et choisit Cannes. L’idée en revient au ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts Jean Zay. Mais son ouverture, le 1er septembre 1939, sera reportée en catastrophe du fait de l’invasion de la Pologne, le même jour. C’est donc après la Seconde Guerre mondiale, 7 ans plus tard, que la Croisette reçoit réalisateurs, stars et journalistes pour la plus grande joie des badauds. Il y aura donc deux affiches (que tout oppose, comme on peut le voir) pour ce festival inaugural…

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Un tapis rouge accueille les invités et les vedettes à l’entrée du Palais des festivals. Les photographes immortalisent la montée des « vingt-quatre marches de la gloire » avant la cérémonie d’ouverture, rituel qui va rapidement devenir incontournable. Le premier Grand Prix est remis à un film de René Clément qui exalte la Résistance française : La Bataille du Rail (en 1955, le Grand Prix sera remplacé par la Palme d’Or).

Mais on retiendra aussi de ces premières agapes l’irruption du phénomène des starlettes….70 ans après, si un petit parfum d’été régnait encore à Saint-Elivet, les températures étaient enregistrées en baisse, ne permettant pas une tenue aussi décontractée, quoique certains furent aperçus en bras de chemise.

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Table 1, dite « La parole donnée (Palme 1962) » : Xel, Tristan, VHS et Frank jouent à Kardinal und König que Xel et Frank découvrent.  Une partie serrée où votre modeste narrateur s’impose sur le fil, devançant Tristan et Xel d’une demi-hostie. Le tournant du match fut l’implantation par mes soins d’une abbaye à Angoulême, la dernière en France, qui scella le destin du royaume et me rapporta 8 points. Il y eut aussi un pacte avec Tristan, reposant sur la parole donnée, entre Angleterre et Aragon. Bon, j’avais quand même blindé l’Aragon au cas où… Quant à Frank, victime d’une énorme méprise sur la façon de compter les points, il se cantonna dans une attitude belliqueuse qui se révéla improductive, et quitta définitivement les lieux à l’issue de cette partie. Suivit, donc à trois, un 6 qui prend dont Xel sortit victorieuse, me semble-t-il.

Table 2, dite « Le vent se lève (Palme 2006)» : Nicolas-Neox, Baptiste, Jean-Yves, Bruno et Dom prennent le large pour Isle of Skye, une partie que Dom remporte grâce à une dernière vente fort lucrative, selon ses propres dires.

Table 3, dite « Le troisième homme (Palme 1949) » : C’est à Las Vegas que les protagonistes de la table 1 retrouvent Jean-Yves. Un petit jeu fort sympathique où il s’agit de miser sur six tapis de jeu en fonction des dès que l’on a lancés, avec trois règles redoutables: 1. Placer ses dès impose de jouer TOUS les dés identiques sur le tapis idoine, 2. Parmi leu jeu de dès, deux dés blancs ne vous appartiennent pas et pourrissent simplement le jeu, et enfin (et surtout) 3. Les joueurs ex-æquo sur un même tapis (y compris le blanc) s’éliminent. Alors que VHS ramasse des butins lucratifs et que Dom fait son beurre, Xel se lance dans un pari insensé où elle perd près de 100.000$ (heureusement qu’ils sont virtuels). « C’est c…u » lança Dom, ce que l’intéressée confirma… Et, à la fin du film, c’est donc le troisième homme qui remporte la mise sur un tableau de score serré comme un nœud papillon (J-Y 380.000$, Xel 370.000$, Dom 360.000$, et VHS 320.000$).

Table 4, dite « Le goût de la cerise (Palme 1997) » : la table 3 dispute ensuite une partie de Imagine, succédané d’un Linq qui ne démarra jamais et d’un Codenames orphelin de son DUC… A ce jeu où l’on devine des mots (personnages, objets, expressions…) à l’aide de multiples calques transparents, Xel fut la plus habile à reconnaître les mots des autres, mais aussi la moins habile à faire deviner les siens, et notamment l’expression « la cerise sur le gâteau » qu’elle ne put nous faire avaler… Quant à Dom, il se lança dans une description encyclopédique de l’Allemagne (Forêt Noire, Rhin, tout y passa…) sans pouvoir nous faire penser une seule seconde à Angela Merkel…

Table 5, dite « L’éternité et un jour (Palme 1998) » : une table qui dura une éternité et déborda sur la journée suivante, mais qui nous est cependant narrée de première main par Dom, envoyé spécial en mode « heures supp ». Voici donc son récit: « En seconde partie de soirée, Bruno convainc Nicolas et Tristan de jouer aux Voyages de Marco Polo, un jeu des auteurs de Tzolk’in qui a l’air bien intéressant avec des dés, des déplacements sur une carte (la route de la soie) et des personnages aux pouvoirs asymétriques. Neox-le-moulox, capable d’aligner des séries impressionnantes de 6, finit en tête sur la piste de score (d’où la valeur 48 est étrangement absente, une erreur du graphiste !). Selon certaines rumeurs, il y aurait eu quelques approximations de règles qui auraient nui à Tristan ; gageons que ce dernier demandera prochainement à ressortir le jeu. »

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Séance de MARDI 06/09/2016 à Ti-Koad

4 présidents américains ont, à ce jour, péri assassinés au cours de leur mandat. Si l’on se souvient facilement de JFK ou de Lincoln, l’histoire retient aussi le nom de  William McKinley. Avocat originaire de l’Ohio, McKinley s’est signalé en 1890 par la loi protectionniste qui porte son nom, le « McKinley Tariff », qui porte à 50% les tarifs douaniers sur les importations. Elu une première fois à la présidence en 1896 sous l’étiquette républicaine, il engagea contre l’Espagne une guerre très profitable qui marque le début de l’impérialisme américain et lui valut une réélection triomphale.

C’est l’esprit serein, impeccablement vêtu comme à son habitude, qu’il se rend à Buffalo, le 6 septembre 1901, pour inaugurer la Pan-American Exposition. Après un discours d’inauguration, il assiste en fin d’après-midi à une fête au Temple de la Musique et serre des mains quand il tombe en arrière, frappé de deux balles en pleine poitrine. L’assassin est un ouvrier anarchiste au chômage d’origine polonaise, Leon Czolgosz, qui voyait dans le Président un « ennemi du peuple ». Le vice-président Théodore Roosevelt lui succède, et poursuivra sa « diplomatie du gros bâton » (Speak softly and carry a big stick).

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Quant au nom du quatrième président, il se confond avec celui d’un matou célèbre (c) que vous n’aurez aucune peine à identifier avec l’indice contenu dans cette bande…Afficher l'image d'origine

116 ans après cet événement tragique, Ti Koad sentait encore l’odeur de la poudre, qui allait bientôt parler….

Table 1, dite « d’un petit baton » : où Baptiste l’emporte d’un tout petit point (mais ce n’est pas la taille qui compte) à Alien Frontier devant Nicolas-Neox, tandis qu’Hélène complète le podium.

Table 2, dite « lost in translation » : où la fine équipe d’enquêteurs (Dom, FR, VHS, Thomas) s’essaie à une nouvelle énigme de Sherlock Holmes: Detective conseil. Une partie déroutante que traduit le score pathétique de 15, plombé par une indigestion de visites et malgré l’effort louable de Thomas de dessiner une timeline des événements comme dans les meilleurs polars. On y croisa, paraît-il, des personnages de Blade Runner, film au mérite discutable (comme le dit fort bien FR, « déjà la version courte me paraît longue »), on y discuta des méfaits de la vitamine A à haute dose (selon Dom qui s’était documenté sur le sujet), d’une équipée folle sur la 4-voies Lannion-St-Brieuc qui se termina dans un fossé sur une embardée du chauffeur pour éviter une herse, bref autant de sujets légèrement périphériques à l’action centrale.

Table 3, dite « népotique » :  où une partie de Descendance tint en haleine jusqu’au bout de la nuit Paul (71), Xel (57), et Nicolas II (51).

Table 4, dite « Un Codenames et puis au lit » : malgré l’heure tardive, les derniers motivés (Rouge : F-R, Paul et Nicolas-2 / Bleu : Dom, Xel et VHS) s’attaquent à un Codenames en 2 sets gagnants.

La première manche vit une victoire sur le fil des bleus, plombés par un départ laborieux sur un Berger 4 (Mouton, Défense, Nuit, Canne) mal interprété, mais sauvés par les incompréhensions mutuelles des rouges, ce qui se confirma dans le second set, où VHS, étant maître-espion réussit à faire tout deviner, malgré un débat nourri sur les Avalanches, et concluant sur un joli « Feuilleter 2 » (Canard, Main), tandis que les rouges n’avaient pas la victoire dans la peau, comme en témoigne un audacieux « Jason Bourne 2 » (Volet, Carton) qui suscita une incompréhension totale. Il n’y eut donc pas de troisième set….

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Séance de VENDREDI 19/08/2016 à Ti-Koad

Comme bien souvent, Français et Anglo-Saxons se sont disputé la paternité de cette invention considérable, la photographie. Celle-ci est au croisement de plusieurs techniques : la « chambre noire », dont les propriétés ont été identifiées dès l’Antiquité, et la fixation des couleurs sur papier par voie chimique.

Les Anglais soulignent que les premiers résultats dans ce domaine sont obtenus vers 1800 par l’un des leurs, Thomas Wegwood, fils d’un potier qui eut l’idée d’enregistrer une image produite par une « chambre noire » de son père sur une feuille de papier imprégnée de chlorure d’argent, une substance photo-sensible. Mais il meurt en 1805 avant d’avoir obtenu des résultats satisfaisants.

Nicéphore Niépce, un Français passionné par la lithographie (impression sur pierre) reprend l’idée d’imprégner une plaque d’impression métallique avec du chlorure d’argent mais, pour fixer l’image durablement, ajoute une couche de vernis également photo-sensible à base de bitume de Judée (une sorte d’asphalte). Dès 1822, il produit de premières « héliographies » qui ont la vertu de ne pas s’effacer au bout de quelques minutes mais c’est en 1826 ou 1827 qu’après avoir exposé une plaque d’étain poli pendant huit heures, il produit la première photo digne de ce nom : une vue (très floue) de la fenêtre de sa maison. Vu le temps d’exposition, le procédé n’est pas prêt pour la photographie instantanée mais Niépce n’en a cure : il s’intéresse avant tout à la lithographie.

L’inventeur modeste de Chalon-sur-Saône entre en relation, par l’intermédiaire de son opticien, avec un fantasque décorateur de théâtre parisien, Jacques Daguerre. De vingt-deux ans plus jeune, celui-ci utilise habilement les ressources de la chambre noire dans ses arrangements théâtraux. Il perçoit tout l’intérêt commercial du procédé de fixation des images de Niépce et le convainc de signer un contrat d’association en 1829. Voilà réunies les deux techniques à la base de la photographie

Après la mort de Niépce, en 1833, Daguerre réussit avec des produits ad hoc à ramener les temps de pose à quelques minutes et conçoit en 1837 un appareil de prise de vues qu’il baptise avec modestie «daguerréotype». Comme il manque d’argent mais pas d’entregent, il convainc l’astronome François Arago de soutenir son projet. Celui-ci s’empresse de jouer de son influence pour pousser l’État à se rendre acquéreur de l’invention puis à « en doter libéralement le monde entier », lors de la séance historique du 19 août 1839. La France prend ainsi de vitesse l’Angleterre de Fox Talbot (1800-1877). Ce dernier, qui était en concurrence avec Niépce, mettra toutefois au point un procédé permettant de multiplier les épreuves positives à partir d’un négatif.

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177 ans après, nous avons eu droit à une séance de jeu qui fit, par une de ses tables, forte impression.

Table 1, dite « Pour l’histoire »
…où Thomas et François ont convié deux aprentis de choc, Jeff et Franck, à une table de Mythotopia. Ce jeu est déjà devenu, au-dela de son nom, un mythe du jeu de plateau, réunissant les propri&tés du deck building et de la conquête de territoires sous la houlette du maître Martin Wallace. Mais cette partie en particulier fera date. D’abord par sa durée, car elle prit fin à 0h21. Durée exceptionnelle qu’explique l’intensité exceptionnelle de la bataille, où chacun des quatre joueurs aurait pu prétendre à gagner. Tout d’abord Franck le rouge, parti bille en tête dans ses conquêtes navales, domina le score. Son expansion incontrôlée lui vit quelques revers dans les terres, et Thomas le jaune étendit son emprise sur le plateau tel un Marspilami. Pour ma part, j’étais bon dernier, cantonné dans la montagne, et pris à revers dans ma citadelle, que j’avais peu opportunément placée près d’un lac. Mais je n’avais pas dit mon dernier mot: je remontai la pente en grignotant la montagne avec la carte du Ranger, mais subissant le feu des jaunes, bardés de boucliers, puis des bleus dans ma citadelle. Je réussis surtout à acquérir deux cartes qui allaient se révéler décisives dans un voyage au long cours: l’Alchimiste et le Scribe. Au bout de trois heures de jeu, il y avait trois joueurs à égalité et la fin de partie approchait. Le rouge, attaqué de toutes parts, déclina. J’ouvris, sur une dernière construction, le chemin vers la fin de partie en vidant une quatrième carte de ses jetons. Manoeuvre diabolique car elle obligea Jeff à attaquer Thomas pour qu’il ne puisse mettre fin au jeu, délaissant donc la bataille où nous étions opposés. A plusieurs reprises, les conditions de fin de partie semblaient réunies, mais à chaque fois, la résolution des conflits en cours l’empêcha. Je me détachai peu à peu, pilonnnant la piste de score avec l’Alchimiste, faisant des constructions lucratives avec le Scribe, et plantant mon piolet dans les cités escarpées avec mes bottes de Ranger. Franck, épuisé, avait le masque de Diniz et lâcha prise avant la fin. Ironiquement, je mis fin à la partie au tour suivant, qu’il n’aurait donc pas pu jouer. Le score final (Vert 51, Jaune 47, Rouge et Bleu 37) reflète mal cette dernière heure de jeu irrespirable, où l’on avait l’impression irréelle de jouer une partie d’échecs à 4 mains. Une partie pour l’histoire.

Table 2, dite « Disputée »
…Mickaël souffle d’un petit point la victoire à Elaine dans un Roll for the galaxy des plus disputés.

Table 3, dite « Irrégulière »
…où Nicolas-Neox, Hélène, Xel, Bpatiste et Jérôme s’affrontent à Shipwrights of the North sea. Une partie presque aussi longue que celle de la table 1, la sauce des règles ayant été allongée par Baptiste, qui au passage, s’impose de concert avec Nicolas.

Table 4, dite « Chambre noire »
…Axel, Nicolas II et Julien.L s’opposent à Crisis Expansion avec des scores respectifs de 54, 36 et 43. Comme de juste, la jeunesse a donc pris le pouvoir dans cet univers Marvel deckbuildé.

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Table 5 dite « Révélée »
…où Mickaël, Axel, Nicolas II et Julien.L s’affrontent à Welcome to the dungeon (victoire du premier cité) puis à Manchots Barjots (l’antépénultième de cette liste s’impose) .

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Séance de MARDI 16/08/2016 à Ti-Koad

Beaucoup de gens admirables sont nés un 16 août, à commencer évidemment par Madonna. En septembre 1978, elle arrive à New York avec 35 $ en poche, et se rend au quartier des théâtres, Times Square, espérant y trouver la gloire. Elle vit d’emplois occasionnels dans une grande précarité, esseulée et avec le peu d’argent que lui rapportent ses emplois de serveuse, danseuse ou modèle de nu. Madonna incarnera l’image du rêve américain : réussir à partir de rien et par sa seule détermination à devenir une des chanteuses les plus riches du monde, avec une fortune estimée à 560 millions de dollars en mai 2016. Celle qui est aussi une des six artistes dont les tournées ont rapporté plus d’1 milliard de dollars de recettes a cependant bien voulu fort bénévolement marrainer cette soirée, dédicaçant les différentes tables du nom de ses plus grands hits.

madonna

Table 1, dite « Revolver »
…où l’équipe d’inspecteurs de choc (Dom, Thomas, François-René et VHS) poursuit sa campagne d’enquêtes de Sherlock Holmes: Détective conseil. Son titre, L’orpheline emprisonnée, est tout un programme. Grâce à jeu d’équipe collectif très élaboré, chacun complétant les analyses de son voisin, nous atteignons le score respectable de 50 points. Juste un indice pour les futurs enquêteurs (attention please, spoiler ahead) : il n’est pas question, dans cette affaire, d’un masque de Jacques Chirac (ce qui serait surprenant en 1888, je vous l’accorde). En revanche, si vous arpentez les ronds-points de Lannion avec constance (et surtout les soirs de pleine lune), il n’est pas exclu de vous trouver un jour nez à nez avec un cycliste revêtu de cet appendice, aussi original que malcommode pour cette activité…

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Table 2, dite « La isla bonita »
…où L’île de Skye, une île magnifique avec ses plages de sable, ses douces collines et ses montagnes impressionnantes, offre un paysage à couper le souffle et, ce qui ne gâte rien, est éponyme du jeu Isle of Skye. Notez, pour les puristes, que c’est bien l’île et non le jeu qui est éponyme, comme on l’entend trop souvent dire… Dans ce jeu de tuiles, donc, les joueurs sont des chefs de clans et doivent construire leur royaume. Une partie survolée en planeur par Xel, qui médusa Baptste, Nicolas-Neox et Paul réunis.

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Table 3, dite « Papa don’t preach »
…où Nicolas II, à son détriment, défie l’ami Vincent à 7 wonders (en mode duel). Le sermon aura-t-il porté ?

Table 4, dite « Like a prayer »
…où Nicolas II rejoint les protagonistes de la table 2 pour un Pandémie : Contagion où, de nouveau, Nicolas-Neox a marché sur l’eau. Serait-il invaincu à ce jeu ?

Table 5 dite « Frozen»
…où une partie de Manchots barjots se compose. Paul y verra la vie en rose (39 points dont 19 roses), VHS (33), Nicolas II (27), F.-R. (24) et Xel (23) complétant la photo finish. Deux tactiques opposées s’affrontèrent, celle de Paul consistant à tout miser sur une couleur, et celle de F.-R. revenant au contraire à ne miser sur aucune, mais à multiplier les  actions doubles.

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Séance de VENDREDI 12/08/2016 à Ti-Koad

Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, le gouvernement de la RDA fait bâtir un « mur de protection antifasciste », en plein coeur de Berlin pour mettre fin à l’exode croissant de ses habitants vers la RFA. Plus qu’un simple mur, il s’agit d’un dispositif militaire complexe comportant deux murs de 3,6 mètres de haut, un chemin de ronde, 302 miradors et dispositifs d’alarme, 14 000 gardes, 600 chiens et des barbelés dressés vers le ciel. Les gardes-frontière est-allemands et des soldats soviétiques n’hésitèrent pas à tirer sur des fugitifs.

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55 ans plus tard, c’est entre quatre murs surchauffés que les hostilités commencèrent à Ti Koad.

Table 1, dite « construction express »
…où, dans un Mare Nostrum avec Julien-Paimpol, Mickaël, Michal, Dom et Nicolas 2, Michal gagne après seulement quelques tours de jeu en construisant les pyramides, avant même que le premier combat ait eu lieu. Les autres se regardent surpris et frustrés.

Table 2, dite « politique »
…où Tristan, Thomas et VHS s’embarquent pour deux parties de  Kardinal und König. C’est au comptage des points que l’on s’aperçoit de l’importance des conseillers: à chaque fois, Tristan, devancé sur les abbayes, fait le plein de points avec ses conseillers majoritaires et remporte la mise. Une victoire aussi calculée que politique.

Table 3, dite « anti-fasciste »
…où une partie de Hit z road rassemble des habitués de l’exercice : François-René, Xel, Nicolas-Neox et Julien-Lannion. Neox s’impose.

Table 4, dite « Heroes »
…où les protagonistes de la table 2 cherchent le héros qui sauvera le monde de Eaten by zombies ! Inspiré par le mythique concert de David Bowie à Berlin Ouest du 6 juin 1987, Thomas devient ce héros, juste pour un jour, car VHS puis Tristan rendent l’âme prématurément.

Table 5, dite « baptisée »
…où François-René, Xel, Nicolas-Neox et Michal tentent, pour la première fois à PC, un jeu nommé Sbires. Une partie remportée par Michal.

Table 6, dite « encartée »
…où fut joué Camelot avec Nicolas 2, les 2 Julien, Mickaël et Dom : un petit jeu de cartes plein de rebondissements, conçu par Reiner Knizia mais qui ressemble à un Bruno Faidutti. Julien de Lannion se distingue en jouant quasiment une carte spéciale à chaque tour, mais à la fin c’est Nicolas le plus méchant combattant.

Table 7, dite « check-point »

…où à Tobago, avec les mêmes moins Mickaël, Nicolas gère bien mieux les malédictions que Dom (le trésor dont il devait récupérer les 4/5 est annihilé, lui faisant perdre 6 PV au passage). Nicolas l’emporte donc avec 37 points. A noter que dans ce jeu, les 4×4 peuvent rouler dans les lacs ???

4x4

Table 8, dite « à deux c’est mieux »
…où la table 4 enchaîne sur Antler island. Les cerfs de l’Ile de la Ramure (Antler Island) sont prêts pour la saison des ruts. Seuls les plus élégants et les plus forts attireront le regard des belles biches pendant qu’elles se rendent vers les meilleurs endroits de reproduction. Un jeu où on se reproduit beaucoup, mais aussi où il faut avoir au moins remporté un combat contre ses congénères pour gagner, ce qui m’ota la victoire que je touchais du doigt. C’est finalement Tristan qui sera couronné du meilleur brâme.

Antler Island

Table 9, dite « coupée en deux »
…où François-René, Xel,  et Nicolas-Neox enchaînent à Deep sea adventure. Une première partie sous l’eau pour tout le monde, puis, à la seconde, François-René émerge.

Table 10, dite « yaltesque »
…où les bleus (Thomas, Tristan, François-René, VHS) affrontent les rouges (Xel, Dom et Julien-Lannion) à Codenames. La première manche fut un fiasco pour les bleus qui , sur un tirage compliqué, n’ont pas suivi mon raisonnement de maître espion dès le départ (Hôtel, Espace et Chaîne pour Suite 3), sont tombés dans la gueule d’un Loup qui évoquait trop les contes, et dans une Coupe de fruits assassine. La deuxième manche fut au contraire tout en maîtrise, avec Thomas à la baguette qui entame par un magistral Photographie 4 – mais sans voir le mot Canon, impair vite corrigé, tandis que les rouges s’égarent entre les ports, les vampires et les cages. Dans la manche décisive, le maître-espion bleu fait assaut d’imagination en ne donnant que des noms propres. Si l’on peut saluer le Zoff 2 (But, Dinosaure), il faut avoir l’esprit tordu pour proposer un Caroline Garcia 3 sur (Boulet, Chou, Double) – retenez qu’il s’agit d’une joueuse de tennis de double, mignone comme un chou, et qui traînera comme un boulet l’affaire du « textilegate » des jeux de Rio – et plus encore Kimi Raikonen (alias « Iceman » pour les intimes) pour juste faire trouver Glace ! En face, les rouges se ressaissisent, et gagnent au finish sur un joli Glotte 2 englobant Bec et Centre.

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Séance de MARDI 09/08/2016 à Ti-Koad

François Ier aura beaucoup œuvré pour la promotion de sa langue. Le 10 août 1539, le roi signe l’ordonnance de Villers-Cotterêts, rédigée par le chancelier Guillaume Poyet. Riche de 192 articles, celle-ci prévoit que le « langage maternel françois » remplace le latin pour la rédaction de tous les actes légaux et notariés, ainsi que pour l’enregistrement des baptêmes et des enterrements: ainsi naît l’état civil. Cette ordonnance est le plus ancien texte législatif pour partie encore en vigueur en France, ses articles 110 et 111 (concernant la langue française) n’ayant jamais été abrogés.

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477 ans plus tard, à Ti Koad, un officier d’état-parties-civiles enregistra en bon françois les faits suivants au grand livre du registre.

Table 1, dite « notariée »
…où Nicolas II remporte avec 25 points une partie de Via Nebula avec une facilité telle que Dom, Mickaël et Bruno n’ont pas daigné révéler leurs scores.

Table 2, dite « post mortem »
…où la table 1, amputée de Dom, enchaîne sur La fureur de Dracula. Une partie tardive qui ne nous permettra pas d’en conter l’issue, fatale, forcément fatale…

Table 3, dite « ressuscitée »
…où quatre habitués ressuscitent Brass. Quand un nouveau-né paraît, ses petits frères et soeurs peuvent en prendre ombrage. Ainsi, face à l’irruption fulgurante de Mythotopia, sans oublier Hit Z Road ou encore Via Nebula et In Flanders Field (tous deux également joués ce soir), Xel, Jeff,Thomas et Votre Humble Serviteur se sont penchés sur le berceau d’un illustre ancêtre Wallacien, pour lui faire l’honneur d’une partie riche en points. Chacun reprit ses marottes: Xel fit du rail à fond et termine à  111, VHS des manufactures lucratives (115), et Thomas des chantiers navals décisifs (131). Quant à Jeff (96), auteur d’un contrepet involontaire (« j’en ai rien à foutre du fer ») qui ne lui rappporta aucun bonus, il nourrit son monde de fer et de charbon, mais, comme chacun sait, les matières premières, ça eut payé mais ça paye plus….

Table 4, dite « archiviste »
…où Nicolas-Neox s’adjuge avec brio une partie de Favor of the pharaoh. Baptiste fut sa victime et Vincent, arrivé tardivement, observa le forfait en spectateur…

Table 5, dite « baptisée »
…où la table 4, rejointe par Dom, enchaîne deux parties de Deep sea adventure. Si la première vit tout le monde toucher le fond sans reprendre son souffle, la seconde vit Baptiste émerger la tête la première.

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Table 6, dite « testamentaire  »
…où l’enfant rebelle Pandémie : Contagion voit s’affronter 5 joueurs chevronnés dans une partie de tous les dangers (la fin de partie étant, à ce jeu, d’autant plus rapide que les joueurs sont nombreux). Nicolas-Neox l’emporte sur le fil avec une main puissante (43), talonné par Jeff (42), VHS (34), pris par des crampes  l’instant décisif, Baptiste (32), et enfin Dom (29).

Table 7, dite « classée »
…où Thomas l’emporte sur Xel à un nouvel opus Wallacien, In Flanders field. Une affaire vite classée.

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Séance de MARDI 02/08/2016 à Ti-Koad

Le 2 août 1897 naissait Philippe Soupault. Ce poète surréaliste sera, avec André Breton, l’un des deux artisans des Champs magnétiques, recueil de textes en prose écrits en 1919, fruit des premières applications systématiques de l’écriture automatique, et considéré par Breton comme le « premier ouvrage surréaliste ». Ce livre « longtemps plus célèbre que connu » est à la fois l’aboutissement de la quête dans laquelle s’est engagé André Breton depuis 1916 et le point de départ d’un « mouvement ininterrompu [où] la poésie vient se confondre avec la vie. »

Constituée de plusieurs textes sans aucun lien entre eux, cette œuvre « d’un seul auteur à deux têtes [et au] regard double » a permis à Breton et Soupault « d’avancer sur la voie où nul ne les avait précédés. » En signant conjointement, les auteurs ont voulu signifier qu’« ils ont parlé ensemble, [qu’] ils ont mêlé leurs voix non pour se cacher mais pour éclater ». Contrairement à une idée généralement répandue, l’écriture automatique représente le contraire de la facilité. Elle impose à celui qui ne veut plus être que le récepteur le plus fidèle possible de la parole intérieure une tension difficile à maintenir entre les pôles opposés de l’abandon et de la vigilance.

Au printemps 1919, André Breton est encore mobilisé à l’hôpital du Val de Grâce, Philippe Soupault est détaché au Commissariat des Essences et Pétroles de la rue de Grenelle et Louis Aragon est envoyé en Sarre avec les troupes d’occupation. Les autorités ménagent une transition pour le retour à la vie civile des soldats, craignant la colère de ceux-ci à cause du sentiment de l’inutilité du sacrifice de tant de vies et de l’attitude « jusqu’au-boutiste » de l’arrière allant de pair avec un affairisme sans scrupule. Pour Breton, l’avenir n’a aucune représentation. « On revenait de guerre, c’est entendu, mais ce dont on ne revenait pas, c’est de ce qu’on appelait alors le bourrage de crânes qui, d’êtres ne demandant qu’à vivre et – à de rares exceptions près – à s’entendre avec leurs semblables, avait fait durant quatre années, des êtres hagards et forcenés, non seulement corvéables mais pouvant être décimés à merci. » Il erre sans but, dans sa chambre ou dans les rues de Paris. La revue Littérature lancée en février avec Aragon et Soupault ne lui apporte plus aucune satisfaction. Il voudrait la faire sortir de son côté « anthologique ».

En « logicien passionné de l’irrationnel », Breton est alerté par les phrases involontaires qui se forment dans le demi-sommeil, tout illogiques, gratuites, absurdes même qu’elles soient, elles n’en constituent pas moins des « éléments poétiques de premier ordre » comme certains propos des malades mentaux qu’il a connus en 1916. « Tout occupé que j’étais encore de Freud à cette époque et familiarisé avec ses méthodes d’examen que j’avais eu quelque peu l’occasion de pratiquer sur des malades pendant la guerre, je résolus d’obtenir de moi ce qu’on cherche à obtenir d’eux, soit un monologue de débit aussi rapide que possible, sur lequel l’esprit critique du sujet ne fasse porter aucun jugement, qui ne s’embarrasse, par suite, d’aucune réticence, et qui soit aussi exactement que possible, la pensée parlée. C’est dans ces dispositions que Philippe Soupault, à qui j’avais fait part de ces premières conclusions, et moi, nous entreprîmes de noircir du papier avec un louable mépris de ce qui pourrait s’ensuivre littérairement. »

Le premier essai auquel se livre Breton aboutissant à la formation de quelques phrases le déçoit tout d’abord, à l’exception de quelques mots parmi les premiers Fleur de laque jésuite dans la tempête blonde…. « Ce jésuite dans la tempête blonde me hantait, me donnant à penser que je n’avais pas tout à fait perdu mon temps ». La fréquentation quotidienne de Soupault, Aragon absent, n’explique pas complètement le choix de Breton d’en faire un « compagnon de risque ». Ce qui lui plaît c’est son caractère « aéré », sa disponibilité, sa capacité à « laisser le poème comme il vient, à la tenir à l’abri de tout repentir ». Breton et Soupault passent huit à dix heures consécutives à la pratique de l’écriture automatique. À la fin du premier jour, ils ont noirci une cinquantaine de pages et les seules différences qu’y voit Breton tiennent à l’humeur de chacun. Cependant, pratiquée avec ferveur, l’écriture automatique provoque des hallucinations et au bout quelques jours pendant lesquels ils s’interdisent de « corriger et de raturer nos élucubrations », ils renoncent à poursuivre plus loin leur désir d’écrire un livre « dangereux. »

Le livre aborde les thèmes de la désespérance (Glace sans tain), de la nostalgie de l’enfance (Saisons), de la solitude de la ville et de l’isolement de l’âme errante, de la métamorphose de l’âge d’homme et provoque la perturbation surréaliste comme cette « fenêtre creusée dans notre chair » (Glace sans tain) ou ce pagure, animal double, crustacé au ventre mou, échappé du bestiaire de Maldoror. Nous en extrairons quelques passages pour illustrer les tables de cette soirée ludique, 119 ans après la naissance de celui qui sera exclu du mouvement surréaliste en 1926, avec le motif « trop de littérature », alors que le mouvement s’engage dans la cause communiste….

Table 1, dite « Tout le monde peut y passer dans ce couloir sanglant où sont accrochés nos péchés, tableaux délicieux, où le gris domine cependant »
…où l’équipe d’inspecteurs de choc (Dom, Thomas, François-René et VHS), soudée et éclairée par les intuitions fulgurantes du premier cité, poursuit sa campagne d’enquêtes de Sherlock Holmes: Détective conseil. Nous n’en dévoilerons que le titre, Le vieux soldat, et notre score, un très honorable 70 (100 étant le score de Sherlock), obtenu en seulement cinq déplacements, ce qui d’ailleurs laisse un léger sentiment de frustration puisqu’on ne peut pas tirer toutes les ficelles sans aller au détriment du score….

Table 2, dite « Il n’y avait plus que la mort ingrate qui nous respectait »
…où Nicolas-Neox (27) corrige Baptiste (7) à Hit Z Road. Quoique fort, ce mot s’impose sans discussion au vu du score.

Table 3, dite « Ils regardent mes yeux comme des vers luisants s’il fait nuit ou bien ils font quelques pas en moi du côté de l’ombre »
…où nous remontons le temps quelques années en arrière, en 1963 précisément (mais le jeu s’intitule 1969). Vous êtes responsable du programme spatial de l’une des grandes nations en compétition pour envoyer le premier homme sur la Lune (d’où 1969, je vois que certains suivent). La course à l’espace est lancée, les années sont comptées, mais la tâche s’annonce immense ! Il faudra gérer au mieux le budget que vous alloue votre gouvernement, tâche à laquelle Xel, Jeff, Thierry et David s’appliquent avec conscience, Thierry tentant, selon ses propres termes, une « approche novatrice » qui le laissera pourtant KO, laissant David s’envoyer seul en l’air, puis s’envoler dans la nuit trégoroise tel un petit dragon ailé…

1969

Table 4, dite « J’avale ma propre fumée qui ressemble tant à la chimère d’autrui »
…où la table 4 se réunit avec Baptiste pour un Shipwrights of the North sea. Là encore, Thierry se distingue en provoquant la fin, mais non sa victoire, laissant cette dernière au nouvel arrivant…

Table 5, dite « Vous voyez ce grand arbre où les animaux vont se regarder : il y a des siècles que nous lui versons à boire »
…où un Archeologia voit jouter Nicolas II, Olivier, Franck, et Paul, qui l’emporte large (une cinquantaine de points alors que son plus proche suiveur ne dépasse pas la trentaine).

Table 6, dite « On rit aussi, mais il ne faut pas regarder longtemps sans longue vue »
…où la table 1, réunie sous les auspices du DUC, se penche avec bienveillance sur Un mouton à la mer, alias en VO Land Unter. Le tour de jeu paraît alambiqué à la première explication, mais après quelques tours, on comprend l’intérêt et la finesse de ce petit jeu de cartes à choix simultané signalé parmi les meilleurs du genre. Pour visualiser, il s’agit, si l’on peut dire, de l’enfant terrible constitué par l’union de For sale et 6 qui prend. Chaque joueur a un lot de cartes (de 1 à 60) et doit s’arranger à (presque) chaque tour pour ne pas finir en deuxième position sous peine de perdre une bouée. Celles-ci constituent le score final. Point fort, le jeu est équilibré car chaque joueur joue une fois chaque main distribuée en début de partie. Un jeu accessible, distrayant mais aussi répétitif, et où il faut avoir une longue vue sur la liste des cartes qui vont sortir et sur les mains de ses adversaires ! A découvrir avant de s’endormir au lieu de compter les moutons (surtout dans la version DUC qui demande un effort d’imagination certain pour visualiser une scène déjà peu banale)… Au final de cette partie découverte, Dom surnage avec 11 bouées, devant Thomas (6), VHS (4) et FR (3).

Table 7, dite « Quand les liqueurs pailletées ne leur feront plus une assez belle nuit dans la gorge, ils allumeront le réchaud à gaz »
…où la table 6 enchaîne avec sobriété sur un trio 100% pur DUC, formé de Qwixx, Qwixx en mode mélangé, et Qwinto, et dont voici les scores:

Dom: 98, FR: 91, Thomas: 88, VHS: 74
Dom: 23, FR: 37, Thomas: 44, VHS: 23
Dom: 21, FR: 41, Thomas: 29, VHS: 38

Table 8, dite « Un jour, on verra deux grandes ailes obscurcir le ciel et il suffira de se laisser étouffer dans l’odeur musquée de partout »
…où Vincent nous fait l’honneur d’une apparition surprise, aussi fugace que nocturne. Il s’assit à une table de Splendor garnie également de Baptiste et Nicolas-Neox, mais repart battu avec 9, devancé par le trésorier (13), qui finit à deux louis du vainqueur.

Table 9, dite « Belles nuits d’août, adorables crépuscules marins, nous nous moquons de vous ! »
…où en fin de soirée quelques survivants, qui n’avaient pas école le mercredi, ont entamé puis fini un Les piliers de la terre tardif, réunissant Nicolas II, Olivier et Paul. Je mets mon billet sur ce dernier, qui présente bien un profil de serial winner, ceci complètement à l’aveugle et au risque d’être démenti par le forum.

Table 10, dite « Soins des parasites qui entrent dans l’eau ferrugineuse, absorbez-moi si vous pouvez  »
…où la table 4 se reconstitue à Pandémie : Contagion. Un jeu dont l’extension le rend plus du tout coopératif, car tous sont désormais adversaires. Il y aura deux ex-æquo, mais, pour ménager le suspense, vous devrez vous risquer sur le forum pour les découvrir. A vos risques et périls, car ils sont peut-être encore contagieux…

Pandemie : Contagion

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Séance de VENDREDI 29/07/2016 à Ti-Koad

Parmi les espèces menacées aujourd’hui, le tigre occupe une place peu enviable, qui lui vaut, en ce 29 juillet, de se voir dédier une journée internationale à sa cause.

La population mondiale de tigres sauvages a chuté de 97% au cours du XXème siècle et, faute d’un recensement réellement efficace, certains pays risquent de voir disparaître purement et simplement leur population de tigres. En 2010, lors du Sommet du Tigre de Saint Pétersbourg, les chefs d’Etat des pays de l’aire de répartition du tigre s’étaient engagés à atteindre l’objectif « Tx2 » qui prévoit de doubler le nombre de tigres sauvages d’ici 2022. A l’époque, la population était évaluée à 3200 individus seulement. L’objectif  sera difficile à mener à bien, mais le jeu en vaut la chandelle. Il en va de la préservation d’une expèce rare !

tx2_logotigre

Le parti-civilien, lui, n’a pas de journée consacrée, et pour cause, cette espèce n’est pas menacée de disparition, comme en témoigne l’effervescence qui régnait encore à Ti Koad en pleine torpeur estivale. Torpeur que brisa Dom pour lancer avec autorité une Table 1, dite « proverbe chinois avec tigre », de Two rooms and a boom. Car, comme le dit un proverbe chinois, alors que tu chasses un tigre par la porte de devant, un loup peut entrer par celle de derrière… Résultat, au final, président et kamikaze se trouvèrent réunis dans la même pièce, mais aucun n’avait reconnu son indispensable aide de camp (le médecin et l’artificier). Il semble que dans ce cas de figure la partie soit déclarée nulle… S’ensuivit un bel exercice de démocratie directe, Dom invitant les joueurs à voter pour savoir s’ils voulaient rejouer, et désavoué, prit acte avec dignité…Quatre tables s’organisèrent alors.

Table 2, dite « tigre et dragon »
…où prit fin l’invicibilité éphémère de Thomas à Mythotopia. Dans une partie serrée comme un putt de Tiger Woods, c’est à Tristan que revint l’honneur de jouer l’action « Mettre fin à la partie », sur la proposition très fair-play de Thomas. Toutes les conditions étaient remplies, et ce fut donc une victoire 48 à 42 (Thomas et VHS ex-aequo) après un duel homérique dans le dernier tour (Tristan jouant avec à-propos son rôle de maraudeur pour me faire gagner une bataille aux dépens de Thomas, qui allait sceller sa victoire), qu’Olivier (29) observa à certaine distance.

Table 3, dite « dans l’oeil du tigre »
Un proverbe tibétain dit qu’il vaut mieux avoir vécu vingt-cinq jours comme un tigre qu’un millénaire comme un mouton. Pourrait-on dire, à la vue du plateau de Star wars Rebellion, qu’il vaut mieux avoir tâté une fois de ce géant interplanétaire du jeu de plateau que mille fois de tel petit jeu insignifiant ? Ce n’est pas sûr, car si les vainqueurs (Axel et Mickaël) semblent s’être bien amusés, l’équipe adverse (Michal et Nicolas II) pourrait avoir péché par manque d’entrain et de communication. Mais il est vrai que dans l’espace, on ne vous entend pas crier…

Table 4, dite « le tigre des mers »
…où Jeff, Baptiste et Thierry enquillent deux parties de Shipwright of the North Sea. Les Charpentiers de la Mer du Nord, en bon français, est un jeu situé dans les premières années de l’ère viking, vers l’an 1000. Comme les charpentiers vikings, les joueurs s’affrontent pour construire la plus grande flotte sur la Mer du Nord, doivent collecter du chêne, de la laine et du fer, et trouver d’autres artisans pour les aider. Comme on peut s’y attendre, le village comprend de nombreuses personnes, les meilleures et les pires… Baptiste, alliant ses talents de trésorier et de secrétaire réunis, nous présente les tables de marque:

1er Thierry, 15  2ème  Jeff, 12  3ème Baptiste 7, puis

1er Thierry, 49 2ème  Baptiste, 43 3ème Jeff, 36

Shipwrights of the North Sea

Table 5, dite « X 2 »
…où Laurent s’adjuge une partie à Innovation (un jeu de civilisation parait-il), devant Dom, Xel et François-René. Les mêmes enchaînent avec Les Poilus, partie collectivement victorieuse grâce à l’extension.

Table 6, dite « pour l’honneur d’un tigre »
…où, en début de fin de soirée, Thomas tente de venger l’affront qui lui fut fait à son jeu, et engage un duel Wallacien avec Tristan à In Flanders field. Mais, une fois de plus, la victoire ne fut pas au rendez-vous…

Table 7, dite « tigres de papier »
…où, en fin de fin de soirée, les rouges (Xel, VHS, Olivier, puis Thomas) affrontent les bleus (Dom, François-René, Thierry, puis Tristan) à Codenames. Les rouges s’imposent sur le fil 3 à 2 après avoir mené 2-0 sur deux manches jugées litigieuses, marquées notamment par un effleurement de carte de Thierry trop vite interprété (à quand les ralentis à Parties Civiles ?). Les bleus se précipitèrent sur une gorge évocatrice de f***ion (ici s’impose l’auto-censure car, nous le savons, des mineurs nous lisent). Un « Zombie 1 » nous plongea dans la perplexité car il visait Pieu, mais un zombie n’est pas un vampire et Olivier fut condamné à lire in extenso tous les opus de Walking Dead… La culture fut à l’honneur avec un « Pierre Soulages 2 » (Plan, Noir) ou encore un « Tryphon Tournesol 3 » (Lunettes, Figure, Docteur), la palme revenant au très subtil « X 1 » à l’américaine, qui désignait File et non pas Charme, car à Codenames aussi, la vérité peut (souvent) être ailleurs…. Dans la manche décisive, VHS étant maître espion se demanda s’il fallait jouer ses 2 dernières tuiles en 1 coup ou deux. J’optai pour 2 coups avec raison, car je doutais qu’avec un « Peinture 2 » mes équipiers auraient deviné Taupe et Ecailles (en deux coups, Trou et Poisson étaient bien plus sûrs…).

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