Séance de VENDREDI 20/11/2015 à St-Elivet

Au début du XIXe siècle, le textile est la principale activité industrielle. À Lyon, le tissage de la soie fait vivre la moitié de la population, et notamment les canuts, mot qui vient de canne et du suffixe -ut ou -u qui représente le latin orem, en français “eur”. Le canut est donc celui qui use de la canne (roseau) dont a été faite la cannette, petit tuyau de bois qu’on charge de soie pour faire la trame d’une étoffe.

La révolte des canuts, qui débuta le 21 novembre 1831, est l’une des grandes insurrections sociales du début de l’ère industrielle. Si, contrairement à une idée répandue, les canuts ne s’en prirent pas spécifiquement aux machines – ils revendiquaient surtout un salaire garanti face à des négociants qui répercutaient toujours les fluctuations du marché à la baisse –, ces émeutes se produisent dans un contexte de révolution industrielle et de libéralisation de l’économie qui dégrade profondément les conditions de vie de ces ouvriers et artisans, en les dépossédant d’un savoir-faire pour les ravaler au simple rang de force de travail.

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Ce qui nous amène à la question: qu’est-ce qu’un outil ? Mais nous y reviendrons.

184 ans plus tard, notre soirée à St-Elivet fut placée sous le triple signe d’un DUC, d’un empire, et de zombies, non sans résonance avec une actualité récente et tragique. Dominique nous offrit sa tournée (de jeux), en nous présentant son grand DUC: le  Deck Universel de Cartes. Cette fascinante création, dont il tire une fierté légitime, permet, avec un matériel réduit, de jouer à plus de 70 jeux (recensement en cours), à partir d’un ensemble de dés, cartes et autres ressources dont la customisation permet de s’adapter à tous les contextes ludiques.  Il y a même des fiches cartonnées pour les règles et aides de jeux. Pendant ce temps, un assaut sur l’empire était en cours à la bibliothèque, mettant aux prises un quarteron de joueurs chevronnés (mais pas encore chevrotants).  Enfin, à l’écart, un peuple de zombies affamés jetait son dévolu sur le reste des visiteurs.

Table 1, dite «dans l’antichambre du DUC»
A Codenames, plusieurs parties sont jouées, chacun étant au moins une fois MJ. A ce jeu, quand on est dans le rôle du MJ de son équipe, il faut certes la faire gagner en orientant ses voix vers les bons mots, mais aussi, voire surtout, éviter qu’elle ne se porte sur le mot assassin. Et il se trouve que plusieurs parties connurent cette fin brutale, dont l’une donna lieu à la controverse de l’échelle, que l’on peut résumer ainsi: une échelle est-elle un outil ? Thierry, persuadé du contraire, tenta d’organiser sur le champ un vote démocratique au sein des différentes tables. Il semble qu’au final, dans l’esprit torturé des parti-civiliens présents et exprimés, une échelle ne soit pas un outil. Mais le débat n’est probablement pas clos: vous pouvez voter sur le forum…

La table de marque finale donne Dom vainqueur sur 4 parties, devant Michał, Thierry et votre humble serviteur (3), Mickaël (2), puis David & Vincent (une chacun, mais on put les compter ensemble car l’un remplaça l’autre).

Table 2, dite «la loi du plus fort»
L‘assaut sur l’empire  met aux prises Julien, venu de Paimpol ferrailler avec la vieille garde, composée de Laurent, Jacques, Jean-Baptiste et Jeff. Oui, rien que ça. Mais il aura essayé.

Table 3, dite «appétissante»
A Eaten by zombies !, Françoise et Axel se repaissent de Xel et Thomas. La digestion était en cours à l’heure du bouclage.

Table 4, dite «faisandée»
A Stupide vautour, qui restera donc, pour l’histoire, le premier opus officiel d’un jeu issu du DUC, Axel dame le pion par deux fois à  Xel, Jeff, Dom, et votre modeste narrateur. Ci-dessous, les règles diaboliques de ce jeu (avec la fameuse annulation des mises identiques), illustrées par le DUC (NDLC: cliché transmis par un amateur).

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Table 5, dite «mercantile»
A Las Vegas, jeu qui illustre bien la versatilité des cartes et dés du DUC, Jeff l’emporte avec 33 $, devant Xel (30 $), Axel (28 $), Dom (21 $), et votre pauvre chroniqueur (15 $).

Table 6, dite «tortueuse»
A Level Up, nous quittons le DUC et votre fortuné rédacteur, malgré un départ poussif bloqué sur l’objectif 7 (suite de couleur), finit, tel le lièvre de la fable, en boulet de canon pour faire mentir La Fontaine et devancer Xel d’un cheveu. Suivent au loin Jeff et Dom.

Table 7, dite «mer profonde»
Alors qu’on s’enfonce dans la nuit noire, à Abyss, Thierry sort premier de cordée, devant Françoise, Thomas et Vincent, le quarté dans cet ordre s’il vous plaît.

Table 8, dite «gorge profonde»
Pas rassasiés, Thierry et Thomas font un dernier petit tour à la table d’Eaten by zombies ! Mais lequel a avalé l’autre ?

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Séance de MARDI 17/11/2015 à St-Elivet

Deux tables et pas moins de quatre mains (Baptiste et Dominique) pour relater cette séance. Merci à eux, et pour commencer, nous passons la parole à Dom pour sa keynote introductive:

Le 17 novembre 1869, le canal de Suez est inauguré. 146 ans plus tard, aucun égyptien n’a participé à la soirée de ce mardi où l’on n’a joué ni à Pyramide, ni à Brass.

Table 1 dite « aventurière » : Baptiste-à-la-sébile, Hélène, Neox et Frank jouent à la Cité des Voleurs, puis les mêmes moins Frank à Korsar. Les résultats ne nous étaient pas parvenus à l’heure du bouclage.

Cependant, en cours de bouclage, le rédac chef reçut cette contribution de Baptiste :

Ce mardi il y a notamment eu une table de La Cité des Voleurs, jeu de plateau dans l’univers de Cadwallon, avec Nicolas, Frank, Hélène et moi. Dans le scénario choisi (par Hélène) nos différentes bandes de voleurs se sont affrontées pour dérober les ressources de la Cité Franche en évitant les Miliciens ainsi qu’un personnage spécial bien connu des amateurs du JDR Cadwallon : Isabeau la Secrète. Dans cette course à la richesse, Hélène et Nicolas s’affrontèrent férocement pour se voler mutuellement le résultat de leurs larcins. Frank prit courageusement le large le premier lorsque l’alerte fut donnée dans le quartier. Hélène se retrouva face à Isabeau et l’envoya ad patres, vengeant par ce moyen détourné la perte de ses butins. Quant à moi je dus abandonner l’un de mes hommes aux piques de la Milice, étant bloqué par les herses érigées aux différents points de sortie. Au final je l’emporte avec 49 pts, suivi par Hélène avec 48, Frank avec 44 et Nicolas avec 42.

Suite au départ de Frank, nous avons enchainé avec une partie de Korsar qui fut assez déséquilibrée. Nicolas s’est retrouvé avec quasiment que des galions, moi avec quasiment que des pirates. Je gagne cette partie avec une large avance sur mes adversaires, grâce à une main complètement cheatée, sûrement la conséquence de mes récentes parties d’Assasin’s Creed Black Flag.

C’est donc Dom qui enchaîne pour la suite:

Table 2 dite « chicaneuse » : Xel, Thierry, Jean-Yves, Jérôme et VHN se lancent dans une partie de Bohnanza. Certains maîtrisaient déjà l’art de la culture (et surtout du négoce) des haricots tandis que d’autres découvraient. A ce jeu c’est un novice, Thierry, qui l’emporte d’une cosse.

Histoire de maintenir l’ambiance de franche camaraderie, c’est ensuite à Dungeon Raiders d’entrer en piste. La dernière salle fut fatale à 2 joueurs et c’est Xel qui ressort en vainqueur et en sifflotant (oui, c’est un zeugme), pétant la santé et les poches pleines.

Ensuite Dom cède à la demande populaire et sort de son sac son adaptation en français à peine sèche de Codenames. Première partie où tous les participants se sont essayé au rôle pas si facile de maître-espion. S’il était encore besoin de s’en convaincre après nos parties récentes de Mysterium et de Linq, c’est confirmé : les autres ne pensent pas comme nous.

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Un dernier trio de couche-tard se lança enfin dans une partie d’essai de Niet!, acquisition récente de Jérôme. C’est un jeu de plis où les joueurs, en fonction de leur main, influencent en début de manche les règles qui s’appliqueront ensuite. La fatigue et le livret mal rédigé nous firent abréger la partie avec plusieurs doutes sur la façon correcte de jouer. Dehors, la nuit était anormalement douce.

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Séance de VENDREDI 13/11/2015 à St-Elivet

Au matin d’un 13 novembre quelque part au XIXè siècle, Claude Monet peignit le port du Havre, la ville de son enfance. Impression soleil levant allait donner son nom à une révolution picturale, l’impressionnisme, où les scènes quotidiennes de la vie contemporaine  sont librement interprétés et recréés selon la vision et la sensibilité personnelle de l’artiste. Le tableau eut une vie agitée, et fut même volé, puis retrouvé chez un malfrat corse qui avait essayé de le négocier avec un Japonais en relation avec les yakuzas.

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Commencée en pente douce dans un St-Elivet joyeusement envahi d’une bande de joueurs de toutes origines et confessions, cette soirée bascula soudain après 22h dans l’émoi des attentats parisiens dont l’impressionnante litanie se diffusait peu à peu parmi les tables. Nous n’eûmes pas le cœur d’atteindre le soleil levant pour mettre fin à nos joutes si dérisoires.

Table 1, dite « molotovienne»
A ce jeu de déductions qu’est L’alchimiste, Thomas fait les meilleurs cocktails et l’emporte avec 30 PV devant Julien de Paimpol (30 également). Votre humble serviteur (20) eut du mal à se concentrer, et précède Xel (16), qui avait du mal à voir les cartes, ce qui n’aide pas.

Table 2, dite « écrasante»
A Smash Up Baptiste-au-chéquier-d’argent affronte Thierry, Hélène et Jérôme. Ce dernier, expert du jeu et de ses peuplades, avait la faveur des pronostics.

Table 3, dite « policière»
A Descent, François-René, Nicolas , Franck et Axel joutent. Le diable en rit encore.

Table 4, dite « hollandaise»
A C’est moi le patron !, Michal affronte Joane, Mickaël et Julien du Trégor. Le plus gros salaire n’ayant pas levé le doigt, le vainqueur restera anonyme.

Table 5, dite « tragique»
A L’auberge sanglante, Mickaël abat sans ménagement Marvin, Franck et Elaine. Je crois que ce jeu fut même joué une seconde fois, un bien funeste présage.

Table 6, dite « infernale»
A Trains, Joane (40) dépasse de peu Michal (38), et Julien du Trégor (25)

Table 7, dite « kleptomane»
A La cité des voleurs, Baptiste-aux-mains-d’or fait la route avec Thierry, Jérôme et Hélène. Pour le vainqueur, j’ai un doute.

Table 8, dite « délivrée»
A Linq, Thomas, Francois-René, Xel, Julien de Paimpol, Dom et VHS s’amusent. On retiendra surtout de cette partie qu’il y a plusieurs façons de préparer les moules, et que tout le monde a gagné.

 

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Séance de MARDI 10/11/2015 à St-Elivet

Les soubresauts de l’histoire encadrent le 10 novembre: chute du mur de Berlin hier, armistice de la grande guerre demain, ce jour aurait vu l’anniversaire de Bachir Gemayel, l’éphémère président Libanais, qui avait promis de débarrasser son pays de ses démons, de démanteler les milices, et de le réunifier,  et qui sera assassiné dans un attentat commandité, déjà, par la Syrie. Bien sûr, notre soirée de parties fut bien plus civile que cela !

Table 1, dite « impériale »
A Summoner wars, Thomas et Jacques gagnent des confetti d’empire face à Thierry et Jérôme .

Table 2, dite « anarchiste »
Dans un univers où reignent l’anarchie et l’arbitraire, Sang rancune voit l’implacable domination de Baptiste-aux-mains-d’argent (23), seul survivant avec François-René (17) et Xel (3). Parmi les morts au champ de bataille, Jean-Yves (3) sauve l’honneur, contrairement à Baptiste-à-la-barbe-naissante et votre humble serviteur, qui laissent leur dépouille sans héritage.

Table 3, dite « altermondialiste»

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Dixit est un univers où plein d’autres mondes semblent possibles, comme le rêve d’Alice, ou l’écume des jours. C’est Xel (30) qui se montre la plus perspicace, notamment en trouvant seule par deux fois la carte que j’avais imaginée. Suivent en un respectueux cortège les deux Baptiste (26 et 25), votre modeste narrateur (24), Jean-Yves (23) et François-René (13, mais, dont la chaleur d’été sera bientôt culte).

Table 4, dite « féodale»
A Dungeon raiders, Thomas s’adjuge deux parties de suite. Jérôme et Thierry l’ont applaudi.

Table 5, dite « conservatrice»
Mascarade est un jeu où il faut savoir parler peu mais parler juste, et surtout conserver son trésor. Se faire oublier est aussi une bonne stratégie, que j’employai pour l’emporter face à des adversaires inattentifs captivés par les nouvelles cartes de l’extension: Xel, François-René, Thomas, Jérôme et Thierry.

Table 6, dite « communiste»
Dans un récent livre d’entretiens en forme de bilan, le philopsophe André Comte-Sponville relate une conversation avec Louis Althusser. « Le communisme, tu y crois encore  ? », demanda-t-il à son ancien professeur, qui lui fit cette réponse: « Le communisme comme système politique ou social, oui bien sûr c’est terminé. Mais il n’y a pas que ça ! Au fond, qu’est-ce que le communisme ? Des relations humaines libérées de tout esprit marchand. Regarde, entre toi et moi: tu n’as rien à me vendre ou à m’acheter, je n’ai rien à t’acheter ni à te vendre….. Entre toi et moi, c’est le communisme, ici et maintenant ! »
Ainsi, à cette table de Linq réunissant nuitamment les protagonistes de la table 5, nous n’avions rien à vendre, pas de points à compter, mais beaucoup à partager. Et tout le monde en ressortit avec quelque chose en plus dans son coeur.

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Séance de VENDREDI 06/11/2015 à St-Elivet

Une folle effervescence reignait ce soir-là à St-Elivet. Certains étaient venus de loin, pour d’autres c’était la première fois, Thierry arpentait les couloirs à la recherche du webmaster pour lui soumettre un Change Request à ouiMite visant à pouvoir créer des alias distincts des login, et François-René avait amené à boire pour fêter son anniversaire, mais ça datait déjà de la veille.

En fait, celle qui avait vraiment son anniversaire ce  jour là, c’était Emmma Stone. La nouvelle égérie de Mr. Woody était trop occupée pour venir, mais on avait promis de donner à chacune de nos tables un de ses titres de films. Ce qui commence à faire un joli paquet, mais il faut dire que la gamine a commencé tôt dans le métier.

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Table 1, dite « Super Grave »

Il ne fait pas bon faire étape à L’auberge sanglante, récente acquisition que Mickaël nous invite à visiter. Il s’y passe même des trucs super graves, comme de la corruption, des meurtres et des enterrements. Et plus on enterre un voyageur huppé, plus ça rapporte (des francs, comme dans un bon vieux film noir des sixties). Bref, aucune morale à ce jeu original, avec un dispositif où chacune des cartes représente à la fois un voyageur, un corps de métier, et un bâtiment (qui sera une future pierre tombale). La vie est courte, et la fin du jeu nous saisit de notre vivant, quelques cadavres encore fumants reposant sur le trottoir en attente d’une digne sépulture.  Dominique fut le fossoyeur le plus zélé et repart lesté de 83 nouveaux francs, devant Jeff (9,91 €), Mickael (5200 anciens francs) et VHS (3900 Francs CFA).

Table 2, dite « La couleur des sentiments »

Summoner wars est un jeu de combat tactique où, dans la peau d’un Invocateur, on constitue ses troupes pour ensuite les mener au champ de bataille (où, en général, on trouve des ennemis), et sans trop faire de sentiments. Jérôme et Jacques dament le pion à Thierry et Thomas.

Table 3, dite « Super blonde »

A Shadow Hunters, nous étions 7: 3 Neutres (Baptiste au Trésor, Julien H le novice, VHS), 2 Shadow (Xel et Hélène) et 2 Hunters (Nicolas et François-René). Dans le rôle de la super brune, Hélène n’a pas compté pour des prunes, car, même si elle se fit occire d’entrée sous les coups fatals de…en fait, d’un peu tout le monde, elle fit partie, avec Xel, du clan victorieux des femmes de l’ombre. Portant le masque d’Allie, la plus frêle des Neutres (8 points de vie), je tire les ficelles de cet imbroglio en étouffant François-René, l’avant-dernier autre survivant, d’une étreinte trop poussée. Méfiez-vous aussi des blondes…

Table 4, dite « The amazing Spider-man »

1949: la guerre dure depuis trente-cinq ans lorsque les fouilles archéologiques de l’Obscura Korps mettent à jour une relique révélant l’emplacement de l’un des quatre points cardinaux obscurs du globe. Véritable porte des enfers, ce lieu maudit: Tannhäuser se trouve enfoui dans les cryptes. Et c’est ainsi que ce jeu d’affrontement uchronique vit la victoire d’une équipe de winners improbable (Hélène entraînant Axel, Baptiste-au-Trésor et Franck) contre une équipe de losers tout aussi improbable (Baptiste-au-chef-luisant, les deux Julien – F et H- et Laurent).

Table 5, dite « Sexe entre amis »

On ne présente plus BSG, et ses afficionados: Michał et François-René, plus humains que jamais, épaulaient Xel et Nicolas. A ce jeu, les couples se font et se défont comme dans un bon club échangiste, mais il faut veiller à garder du carburant et du moral si on ne veut pas mal finir. Les humains ne furent pas de trop pour vaincre 2 cylons en mal d’accouplements: Franck et Marie-Anne.

Table 6, dite « Gangster squad »

Avec vos bateaux pirates, à  Korsar, partez à l’abordage de gallions remplis de doublons. Mais vos adversaires veulent aussi remporter le magot. Baptiste-je-veux-de-l’or s’est logiquement le plus enrichi (35), devançant Hélène (26) et Julien F (22).

Table 7, dite « Magic in the Moonlight »

A-t-on assez parlé de la magie des fonds sous-marins sous la lune ? A Abyss, les protagonistes de la table 6 enchaînent, et c’est une cordée serrée qui voit remonter en tête Julien F (69) devant Bapiste-je-veux-mes-sous (66) et Hélène sur ses talons (65).

Table 8, dite « Hanté par ses ex  » (recueilli avec l’aimable participation de Dom)

Mikael, Jeff et Dom se replongent dans la Gloire de Rome. Dom précipite la fin de la partie en construisant les Catacombes avant que les moteurs à combos de ses adversaires ne soient lancés. Il l’emporte avec 14 PV, Jeff 9, Mikael 8.

Table 9, dite « Bienvenue à zombieland » (recueilli avec l’aimable participation de Dom)

Une bande de joyeux fêtards (Thierry, Thomas, Jérôme, Dom) sirote 3 tournées au Beasty Bar, offertes par les gagnants Thierry (1) et Jérôme (2).

Table 10, dite « Birdman »

A Level Up, faites comme l’oiseau en volant de niveau en niveau. A cette partie « ouverte », Votre Humble Serviteur coiffe sur le poteau Axel, qui allait l’emporter depuis au moins 2 tours, Julien H (notre nouvel ami) et Baptiste (l’homme au cuir d’airain).

Table 11, dite « L’homme irrationnel »

Spyfall était le jeu approprié pour clore cette soirée mémorable. Réunissant, outre Votre Humble Serviteur, Xel, Dom, Thomas, Thierry et Jérôme, cette partie nous permit de faire de belles découvertes sur les uns et les autres:

  • Dom ne passe jamais plus d’une ou deux heures à l’hôtel, et, quand il y est, demande comment sont les filles
  • Xel va toujours au Casino avec un sac à dos, dont elle prend soin d’ôter le révolver
  • Thierry n’est jamais rentré dans un hôpital, mais, quand il va à la plage, il mange aussi des crêpes
  • Votre Humble Serviteur trouve normal que les animaux d’un studio de cinéma soient adaptés à cet environnement, et, en général, fréquente les studios situés dans le Trégor
  • Quant à Thomas, n’étant jamais espion -bien que régulièrement suspecté-, il sut toujours se tenir du bon côté de la limite des réponses bizarres. Mais on l’aura aussi, on l’aura !

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Séance de VENDREDI 30/10/2015 à St-Elivet

« Depuis l’aube de notre siècle, nous sommes observés par des êtres d’une intelligence absolue ». Ainsi s’exprimait Orson Welles, le 30 octobre 1938 sur CBS. Le ministre de l’intérieur s’exprime ensuite par sa voix: « Mes bien chers concitoyens, je ne vous cacherai pas la gravité de la situation. Ni l’extrême gravité de la menace à laquelle nous sommes confrontés. Pour autant, je vous en supplie, gardez votre calme. Pour le moment, l’ennemi est cantonné sur une portion réduite du territoire. Prions que les forces armées parviennent à l’y maintenir. En attendant, tournons-nous vers Dieu et continuons, comme si de rien n’était. Que notre Nation se dresse face à cette menace d’extinction. »

Cette adaptation radiophonique originale d’Orson Welles et du Mercury Theatre de La Guerre des mondes d’H.G. Wells a encore pour réputation dans la mémoire collective d’avoir semé un vent de panique en Amérique, des dizaines de milliers d’auditeurs croyant qu’il s’agissait d’un bulletin d’informations et qu’une attaque extraterrestre était en cours. Une réputation, forgée par les journaux de l’époque et gonflée au fil du temps, qui serait plutôt à ranger au rayon des légendes urbaines.

77 ans après, point d’invasion extra-terrestre à St-Elivet, mais plutôt un chouette aréopage de terrestres extra et très sages. Les éclats de voix sur la voie de parties-civiliens sur le retour seraient-il devenus une légende urbaine ?

Table 1, dite « dans son jardin »

A Agricola, Jack n’hésite pas un instant à battre deux faibles femmes (Elaine et Marie-Anne) et un jeune quadragénaire sans défense (Jeff).

Table 2, dite « dans la petite maison sur la colline »

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Kelly et son accolyte Franck invitent Dom et VHS à l’univers impitoyable de Betrayal at House on the Hill. Comme l’indique le nom du scénario joué, « Death doth find us all », nous succombons les uns après les autres à la faucheuse, incarnée, si l’on peut dire, par Franck, le traître. Nous aurons au moins profité de l’exercice pour pratiquer notre anglais.

Table 3, dite « dans le fond »

A Abyss, Thierry l’emporte de très peu devant Xel, suivie de Mickaël. Mais une carte ayant été perdue, puis retrouvée par la suite, il semble qu’ils aient finalement fait match nul.

Table 4, dite « à la porte du bar »

Dans la langue de Welles, Dom initie Kelly et Franck à l’univers frelaté du Beasty bar. VHS remporte une manche, Franck s’adjuge la deuxième.

Table 5, dite « sur la route»

Nous parcourons Tokaido, la légendaire route de la Mer de l’Est reliant Kyotô à Edô, voyage initiatique au cours duquel il faut savoir prendre le temps de contempler les somptueux panoramas qui s’offrent à vous (majestueuses montagnes, paisibles littoraux et vastes rizières), de faire des rencontres, de collecter des souvenirs, sans oublier de se restaurer car il y a plusieurs étapes où tous se retrouvent. Au bout de la route, pour sa première partie, sur une stratégie payante tarifée 73 PV et basée sur les rencontres et les souvenirs, VHS dame le pion à ses honorables poursuivants: Thierry, Xel, Dom et Mickaël.

Table 6, dite « dans le bar »

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Thierry, VHS, Xel et Dom se retrouvent pour un dernier verre au Beasty bar. Les deux premiers cités offrent chacun leur tournée.

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Séance de MARDI 27/10/2015 à St Elivet

Au cinéma, c’est le retour de James Bond. Le lendemain de la première du dernier opus (nous n’étions pas invités) coïncida avec le retour à St-Elivet de certains membres de Parties Civiles. Comme le SOE (Special Operations Executive), la branche 00 du Secret Intelligence Service, Parties Civiles est un petit monde, dont on pourrait s’amuser à numéroter les adhérents. Il doit bien y avoir quelqu’un qui le fait, par exemple pour recenser les cotisations… Mais au fait, qui est l’adhérent 007 ?

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Encore plus troublant, ce mardi, chacune des tables jouées s’illustrait comme par magie avec un élément de la filmographie du célèbre agent secret.

Table 1, dite « Demain ne meurt jamais »

L’agriculture est un éternel recommencement. Votre ouvrage aujourd’hui accompli, vous en aurez toujours à faire autant demain. A Agricola (équipé bien entendu d’une extension), Jack, selon ses propres termes « sort de sa tanière », pour damer le pion à Xel, Jeff et Baptiste-au-chef-luisant.

Table 2, dite « Golden eye »

Smash Up est un jeu où il faut avoir un œil en or pour lire ses cartes, surveiller toutes les bases et les multiples opportunités de conquète. Partis sur un format long (victoire à 15), nous obliquons en cours de route vers un format court (victoire à 10), qui permet à Nicolas de l’emporter à 13, devant VHS à 11 (avec quelques jolis coups de mes Geeks et Voyageurs du temps). Hélène-qui-vient-de-loin et Jérôme suivent, mais au temps de jeu, la première citée l’emporte largement en ayant passé son temps à combotter avec ses cartes Ninja.

Table 3, dite « Le monde ne suffit pas »

Sur terre, le monde est bien petit, comme on s’en rend compte en plongeant dans Abyss. Thierry sort la tête le premier, maintenant sous l’eau Thomas et Audrey. Peu galant pour le retour de cette dernière, mais elle a dit qu’elle reviendrait quand même.

Table 4, dite « Permis de tuer »

Des chevaliers en provenance d’Europe se dirigent vers Jérusalem, pour reprendre la Terre Sainte. Après de nombreuses batailles exténuantes et d’innombrables sièges, la Palestine est capturée, et Jérusalem prise par Godefroy de Bouillon. Les croisés construisent leurs châteaux sur la Terre Sainte et créent de nouveaux états. Mais cette victoire n’a pas mis fin à la guerre: maintenant, un conflit intérieur se pose. Qui gouvernera le nouveau royaume de la chrétienté ? C’est Thomas qui sortira couronné du Kingdom of crusades, devançant de peu Thierry à l’issue d’un duel sans merci.

Table 5, dite « Tuer n’est pas jouer»

Nicolas nous présente sa dernière acquisition, 10′ to kill, un jeu fort sympathique, qui, comme son nom ne l’indique pas (car 10′ n’est pas une mesure de temps mais d’angle), se joue en dix minutes. Mais il y est aussi question d’angles de tir….

10 to killC’est donc un jeu de bluff et de déduction dans lequel chaque joueur incarne secrètement un tueur à gages (du genre animal anthropomorphe, si vous voyez le topo), qui doit éliminer ses 3 contrats sans se faire repérer par les autres. Le jeu se joue de 2 à 4 joueurs mais on peut l’étendre à 5 et nous y avons joué à 6 (Xel, Thomas, Jérôme, VHS, Thierry et donc Nicolas), avec un MJ « tournant ». Ce dernier n’est pas inutile, car il a la règle en main et peut préciser ce qui est autorisé.

En effet, si la mise en place est simple et le tour de jeu fluide, le mécanisme n’est pas si trivial: on peut éliminer son contrat au couteau, sur la même case que lui, au revolver sur une case adjacente (hors diagonales), et à distance avec un fusil à pompe, si on est sur une case qui en est pourvue. Mais il faut être discret: pas question de sortir une arme à feu si on est en compagnie (cependant, l’arme blanche, plus discrète, est autorisée en ce cas), ou si des policiers rôdent !

Il y a enfin une condition de fin de partie qui fit polémique: selon la règle, le jeu ne prend pas fin immédiatement quand un tueur a gages a refroidi ses trois cibles: on finit le tour, ce qui est une excellente occasion de faire sa peau à celui qui vient de laisser bien des indices compromettants.

Bref, pour un premier opus, qu’on joua quand même trois fois, toutes les parties furent entachées d’erreurs et aucun vainqueur officiel ne saurait être reconnu.

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Séance de VENDREDI 23/10/2015 à St-Elivet

Albert Camus disait « Ce que je sais de plus sûr à propos de la moralité et des obligations des hommes, c’est au football que je le dois ». Il y a exactement 75 ans, naissait Pelé, roi du jeu le plus populaire au monde. Fait citoyen du monde par l’ONU dès sa retraite en 1977, Pelé incarne à jamais une certaine idée du football, et en nous résonne l’écho de gestes mémorables, dont ce but de la tête au style intemporel inscrit lors de la mythique finale Brésil-Italie du Mondial 1970. Puissions-nous être des joueurs aussi civils qu’il le fût.

BRESIL-ITALIE (4-1)

 

Table 1, dite « joyeuse comme un rire»

Une joyeuse bande de déploie autour de Mysterium. Michał est à la manoeuvre. On ne sait pas s’ils ont gagné, mais ils ont beaucoup ri, les portes s’en souviennent.

Table 2, dite « silencieuse comme une prière»

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Dans l’ambiance monastique de la bibliothèque, reconvertie à l’occasion en prieuré, Dominique, Thomas, Xel et VHS s’exercent à une partie découverte de Ora & Labora. O&L complète le quadriptyque de Uwe Rosenberg (admirez ici l’imposante production de cet auteur allemand), commencé en 2007 avec Agricola, suivi de près par Le Havre en 2008 puis par Loyang en 2009. Il en reprend  les mêmes mécaniques de gestion de ressources et de développement. Le lecteur latiniste aura compris qu’à O&L, on prie et travaille dans un monastère du Moyen-Age. On y récolte du blé, on y fait du pain, de la bière, des reliures, et toutes activités ecclésiastiques. O&L est donc un jeu de placement de clercs, d’optimisation, de gestion et de développement de bâtiments à travers le puissant mécanisme des agglomérations (qui scellera mon triomphe, comme on le verra). Les règles sont bien expliquées et claires, la mécanique étant finalement bien plus simple que les règles ne le laissent paraître. Enfin, le jeu comprend une plaisante déclinaison du thème en deux versions: irlandaise et française, qui se distinguent par quelques subtilités, et des breuvages bien typés.

A son tour, un joueur n’a qu’une seule action à disposition parmi 3 disponibles :
1. activer un bâtiment avec un moine disponible. Cela peut même être un bâtiment d’un autre joueur, pour autant qu’on lui paie de l’or, du vin ou du whiskey pour la peine. Un mécansime redoutable car un bâtiment activé par un autre n’est plus activable pour soi au même tour!
2. déforester ou détourber l’une de ses cases et recevoir la ressource correspondante (en quantité plus ou moins importante selon un mécanisme de roue dentée, que les connaisseurs de Tzolkin reconnaîtront)
3. construire un bâtiment en payant les ressources correspondantes.

Précisons que la version découverte est plaisante, car abrégée à 13 tours, et agrémentée de bonus fort sympathiques pour les joueurs: par exemple, lorsqu’un joueur touche des ressources, tous le monde en touche aussi !

Cela dit, ce jeu n’est pas exempt de chausses-trappes que nous avons un peu survolées (action bonus de fin de partie, règle de placement des bâtiments escamotée: seuls les bâtiments du monastère (en jaune)  doivent être adjacents ENTRE EUX , autrement dit le monastère croît à  partir du bureau du monastère préimprimé, etc..). On notera aussi la présence d’un faux phare, qui, comme son nom ne l’indique pas, se construit sur une région côtière et non en plaine comme je l’avais supposé et comme son dessin l’illustrait.

Tout ce qui précède sera foison d’arguments, que mes opposants invoqueront sans vergogne pour invalider le score de cette partie. Je leur pardonnerai cette offense.

Dominique Xel François Thomas
Grand total 171 155 205 110
Tuiles 63 25 34 46
Bâtiments 45 65 60 28
Agglomérations 63 65 111 36

Table 3, dite « inaudible»

Marvin & Co ont joué à plein de petits jeux (dont un Dungeon Raiders), dont l’écho nous parviendra peut-être sur le forum.

Table 4, dite « tapage nocturne »

Les protagonistes de la table 2 sont rejoints par Alwen pour un Linq joyeux, parfois révélateur des fantaisies inavouées des uns et des autres, dont nous ne dirons pas plus ici.

Table 5, dite « baroque n’roll »

Hèlène s’adjuge un New York Kings dans l’ambiance surchauffée de Manhattan.

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Séance de MARDI 20/10/2015 à St Elivet

En ce mardi soir, alors que prenait fin la cinquième journée mondiale de la statistique, on comptait 9 joueurs, à 91% mâles et à 78% imberbes. L’occasion de faire le point sur quelques statistiques qui nous concernent (ou pas).

Table 1, dite « fromagère »

Entre 2000 et 2009, la consommation de fromage aux Etats-Unis a augmenté à peu près au même rythme que le nombre de personnes mortes étouffées dans leur lit. Plus on mange du fromage, plus on meurt étouffé dans son lit? Ignorant cette statistique funeste, Baptiste, Jeff, Xel et JiBee entament un Agricola qui prendra fin tard dans la nuit, marqué par la victoire in extremis de Jeff (43), devant Xel et Baptiste ex-aequo (42). JiBee était encore en train de parquer ses bêtes à lait à l’heure du verdict et resta à l’écart du podium.

Table 2, dite « double double »

La corrélation est troublante entre le nombre de documentaires produits et le nombre de porcs abattus, n’est-ce-pas ?

doc

Sans le moindre rapport avec ce qui précède (quoique ?), Thomas, le Baptiste au trésor, Jérôme, Neox et VHS s’exercent à Arcana. Neox l’emporte avec 46, devançant Baptiste, crédité du même score, grâce au nombre de ses cartes enjeux. Suit un autre duo, Thomas-Jérôme, à 32, que je talonne de deux petits points.

Tables 3, dite « clanique »

Selon l’étude Violent Video Games and Real-World Violence: Rhetoric Versus Data, quand un jeu comme GTA ou Call of Duty sort dans le commerce, le nombre d’homicides et de faits de violence aggravée plonge. Étonnant ? Pas de quoi effrayer en tout cas les protagonistes de la table 3, qui après avoir abandonné Baptiste, s’exercent à la violence des samouraï (dont le fameux clan Kobayakawa) pour un petit jeu éponyme de fin de soirée, que Neox remporte encore, avec une bourse copieusement garnie de pièces.

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[St Elivet] Vendredi 16 Octobre 2015

Cette séance nous est narrée par Dominique. Merci à lui !

En ce vendredi soir, une petite vingtaine de joueurs se retrouvent dans un centre St-Elivet à la fraîcheur toute Scorfellienne. Les groupes ont souvent changé ce qui ne simplifie pas le compte-rendu des réjouissances: il y aura sûrement des oublis et des erreurs dans cette tentative de description d’une soirée de jeux à Lannion-France.

Table 1 dite « ceux qui donjonnent »

Baptiste, Jeff, Julien2 et David jouent à Lords of Waterdeep puis Dungeon Raiders

Table 2 dite « ceux qui fourmillent »

Mikael, Elaine & Gaël et Axel jouent (au moins) à Myrmes

Tables 3 & 4 dites « ceux qui diversent »

Après 3 parties de découverte de Mafia de Cuba animées par Frank, deux groupes se séparent. Michal, Franck et Kelly jouent à Robo Rally puis à Betrayal at House on the Hill tandis que Thierry, Neox, Xel, Jérôme, Joan, VHN et Vincent ressortent Mysterium (une mention spéciale à Nicolas qui est retourné chercher le jeu !). Partie de difficulté « moyenne » avec Thierry dans le rôle du fantôme. Comme toujours beaucoup d’interactions et de plaisir, et comme parfois une victoire collective. La prochaine fois, il faudra passer au niveau « difficile ».

Le groupe se scinde et tandis que Baptiste, Jérôme, et Neox jouent à C’est Moi le Patron, le maintenant fameux Beasty Bar refait 2 tours de piste avec Xel, Vincent, Thierry et VHN.

Un ultime carré d’insomniaques (Baptiste, Jérôme, Xel et VHN) couronne la soirée avec un Roi des Nains que Xel emporte grâce à un dernier pli inespéré.

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