Blondin, né en 1824 dans le nord de la France, est un des grands funambules de l’histoire. Ses parents exerçaient déjà cette activité hors normes et le jeune se retrouve très vite sur la corde raide. Il parcourt un moment la France avec sa troupe mais vit son rêve américain en partant pour les Etats-Unis en 1851. Il découvre le site des chutes du Niagara en 1858 et l’idée d’en effectuer la traversée ne le quitte plus. Chose faite l’année suivante, le 30 juin 1859. Il renouvellera plusieurs fois l’exploit devant des foules nombreuses, ajoutant selon les fois diverses facéties : pousser une brouette, se faire cuire une omelette ou encore transporter son manager sur son dos (voilà un entrepreneur qui savait se mouiller !). Il s’installe ensuite à Londres et continue d’attirer les foules dans des représentations spectaculaires, au Crystal Palace et lors de multiples tournées qui l’ont mené en Australie, en Inde, en Russie et en Amérique du Sud. Un an avant son décès à 72 ans, il s’était encore donné en spectacle. 167 ans plus tard, chaque partie (civile) est un équilibre subtil entre tension, plaisir, imagination et frustration.
Table 1, dite « Un pied devant l’autre » : Partie de Age of Champagne pour Xel, Gérard, Olive et VHN. Après Viticulture vendredi, une autre approche d’un jeu de placement d’ouvrier autour du cycle production-commercialisation de vins. Ici il y a 4 emplacements pour chaque action, on se gêne mais pas trop. Pas de cartes Saisonniers pour des surprises et des coups de boost mais des événements de début de tour qui affectent tous les joueurs. Deux stratégies s’affrontèrent : le lièvre (Dom) produisit rapidement des vins bas de gamme (« le Meunier c’est pas fameux », dixit une connaisseuse) écoulés en grande surface et se dépêcha de rafler des contrats de vente apportant des jetons bonus. Les tortues (Xel et Gérard) passèrent plus de la moitié de la partie à investir patiemment dans le marketing pour créer une marque désirable. En quelques ventes dans les derniers tours, avec un bonus de +6 PV par cube jaune, ils rattrapèrent à grandes enjambées l’infortuné léporidé et prirent la tête au score. Malgré une piste d’empreinte écologique poussée à son maximum, Dom constata son positionnement prix-produit défavorable et la partie se termina par la victoire de Xel avec 85 PV, Gérard 80, Dom 73 et Olive 54.
Table 2, dite « Que d’eau, que d’eau » : Faline, Caroline et Virginie jouent deux fois à Dewan, en introduisant des règles supplémentaires (déluges) à la seconde. C’est Virginie puis Faline qui s’impose.
Table 3, dite « Plein le dos » : Un jeu pas vu depuis longtemps, Gugong, ressort avec Mickaël, Benjamin, Marc et Corentin. La partie est gagnée par Marc qui a fait un choix de décret qui lui a bien servi : quand il envoyait un serviteur construire la muraille, il pouvait en mettre un autre gratuitement. Il est le seul à ne pas être allé à la course au jade. Suivi par Mickaël à quelques points près, puis Benjamin et Corentin .
Table 1, dite : « Carte orange » : Cinq joueurs autour de Lords of Vegas, c’est la promesse d’un bel embouteillage au pays du poker. Ce jeu nécessite une stratégie subtile, car, si l’on score des points de casinosconstruits en fonction de leur taille et leur étendue, la table de marque est graduée en seuils qu’il faut franchir (avec un casino unique !), seuil qui grandit au fur et à mesure. Gérard est bien parti, construisant habilement un casino rose lucratif, avant de basculer, au mitan du jeu, sur la couleur orange. Et pour cause, aucune carte de cette couleur n’est encore sortie, c’est donc qu’elles sont encore nombreuses dans le paquet se dit-il, non sans raison, bientôt imité par ses adversaires et notamment Dom, persuadé d’avoir trouvé la martingale, et qui en use et abuse. Olive, pour sa part, adopte une stratégie opportuniste et belliqueuse, attaquant François le débutant sur ses casinos pour tenter d’en prendre le contrôle, en vain, pendnat que Xel mixe les couleurs, avec ausi un penchant orange. Mais la couleur ne sort toujours pas : aucune carte orange en 28 cartes tirées, comme en témoigne le cliché ci-contre (on est sur du 2 pour mille en probabilité) ! Finalement les cartes tant attendues arrivent, et Dom progresse à pas de géant avec un casino de trois cases, avec une chance insolente aux dés (François tente de lui ravir son beau casino gris et fait deux jets de 5, et il sort un 6 !). Mais il est trop tard : François a pris trop d’avance avec ses autres couleurs, sans oublier un casino orange à trois étages bâti sur le tard, pour la soif, et porte l’estocade sur la carte Strip « FIN », celle qui clôt la partie, en possédant deux casinos à ses abords, dont un opportun casino bleu de taille 4 juste suffisant à l’approche du seuil 4 sur la table de marque. Il devance donc Gérard et Dom d’un souffle, Olive est un rail plus loin, quand Xel finit avec un wagon de retard. Au fait, que croyez-vous qu’il arrivait après la carte Strip de fin de partie ? Deux cartes orange….