Il y a quarante ans se produisit la catastrophe naturelle du lac Nyos au Cameroun, un événement dramatique, spectaculaire et toujours en partie incompris. Son point de départ est un lac profond dont les eaux sont saturées en CO2 dissous, peut-être en partie issue de volcanisme. Il faut aussi que les eaux de surface et profondes (plus froides, dépourvues d’oxygène et en l’occurrence riches en fer) se mélangent très peu, une situation très rare qualifiée de « méromictique ». On ignore ce qui déclencha le phénomène mais ce qui est certain c’est qu’une fois que des bulles de CO2 se forment, elle montent à la surface (comme quand on ouvre une bouteille de soda) et provoquent un dégazage de plus en plus rapide qui, arrivé à la surface, prend la forme d’une colonne d’eau et de gaz qui déclenche un petit tsunami. De plus, le CO2 étant plus lourd que l’air, la bulle formée à la surface stagne et asphyxie les êtres vivants présents alentours. Le 21 août 1986, il y eut plus de 1700 morts jusque dans un rayon de 25 km et on estime que 100 à 300 millions de tonnes de CO2 furent relâchées. Le niveau du lac se retrouva plus bas d’un mètre et il prit une couleur rouge profond due à l’oxydation du fer. Depuis, un système de dégazage captant le CO2 au fond du lac a été mis en place, stabilisant à un seuil sûr la concentration en gaz dissous.
Table 1, dite « Destructions successives » : Frank était désireux de découvrir Innovation, on ne se l’est pas fait dire deux fois et le voila attablé avec deux moustachus, François et VHN. Très belle partie où le novice s’est bien défendu et à pu goûter au côté « montagnes russes » du jeu. François utilise comme souvent l’Agriculture pour démarrer fort puis récupère la domination spéciale Sciences par une habile manœuvre. Dom s’attribue les âges 3 et 4 en faisant parler la Poudre au détriment des tableaux adverses. Frank, lui, a dominé les âges 2 et 5 sans se laisser impressionner. En milieu de partie, arrêt des dominations car on détruit gaiement l’influence adverse, qui avec la Vaccination qui avec l’Anatomie. Une situation peu fréquente se présente : on pioche dans les âges 8 et 9 mais les trois joueurs ont zéro d’influence ! En fin de partie, Dom met en jeu une série des cartes 10 toutes plus inutiles les unes que les autres. François et Frank alternent entre des comptabilisations spectaculaires et une destruction enthousiaste de l’influence de l’autre. François (a-t-il vu qu’il allait faire le kingmaker ?) active la Bio-Ingénierie alors que Dom et Frank sont à égalité avec 5 icônes Pommier contre 2 pour François. Il prend une carte jaune à Frank, s’attendant à donner la victoire à son compère mais surprise, la carte du dessous a autant de Pommiers et la partie se poursuit (si un joueur en avait strictement plus, il gagnait). La pile des cartes 10 est vide, il faut faire attention à ses pioches car sinon la victoire peut échoir à celui qui a plus d’influence (qui change de tour en tour, F & F persistant dans leur nihilisme tandis que Dom reste scotché à 0 points). François active les Mass-Media, dogme de coopération utilisé par les trois joueurs qui vide de nouveau les influences. Mais puisque le dogme a été partagé, il a droit à un bonus de coopération : en piochant il met fin au jeu et Frank avec 18 points d’influence remporte sa première partie grâce à la mauvaise anticipation de son collègue.
Table 2, dite « Retombées dangereuses » : Fred, Elie, Corentin et Armand jouent à Fallout. Jeu compétitif tiré du jeu vidéo du même nom. Après trois heures la situation restait indécidée, peut-être que les participants pourront nous en dire plus ?
Table 3, dite « Forces surnaturelles » : Faline et Mickaël commencent par un Dewan remporté par la première. Ils poursuivent, rejoints par François-René, avec Cthulhu Death May Die. C’est un jeu coopératif mais la première partie tourne court : un Mickaël schizophrène tue F-R, Faline trépasse rapidement et Mickaël ne fait pas le poids seul face à Cthulhu. Ils repartent mais nous restons en attente du récit de cette deuxième vague.


Table 1, dite : « Carte orange » : Cinq joueurs autour de Lords of Vegas, c’est la promesse d’un bel embouteillage au pays du poker. Ce jeu nécessite une stratégie subtile, car, si l’on score des points de casinosconstruits en fonction de leur taille et leur étendue, la table de marque est graduée en seuils qu’il faut franchir (avec un casino unique !), seuil qui grandit au fur et à mesure. Gérard est bien parti, construisant habilement un casino rose lucratif, avant de basculer, au mitan du jeu, sur la couleur orange. Et pour cause, aucune carte de cette couleur n’est encore sortie, c’est donc qu’elles sont encore nombreuses dans le paquet se dit-il, non sans raison, bientôt imité par ses adversaires et notamment Dom, persuadé d’avoir trouvé la martingale, et qui en use et abuse. Olive, pour sa part, adopte une stratégie opportuniste et belliqueuse, attaquant François le débutant sur ses casinos pour tenter d’en prendre le contrôle, en vain, pendnat que Xel mixe les couleurs, avec ausi un penchant orange. Mais la couleur ne sort toujours pas : aucune carte orange en 28 cartes tirées, comme en témoigne le cliché ci-contre (on est sur du 2 pour mille en probabilité) ! Finalement les cartes tant attendues arrivent, et Dom progresse à pas de géant avec un casino de trois cases, avec une chance insolente aux dés (François tente de lui ravir son beau casino gris et fait deux jets de 5, et il sort un 6 !). Mais il est trop tard : François a pris trop d’avance avec ses autres couleurs, sans oublier un casino orange à trois étages bâti sur le tard, pour la soif, et porte l’estocade sur la carte Strip « FIN », celle qui clôt la partie, en possédant deux casinos à ses abords, dont un opportun casino bleu de taille 4 juste suffisant à l’approche du seuil 4 sur la table de marque. Il devance donc Gérard et Dom d’un souffle, Olive est un rail plus loin, quand Xel finit avec un wagon de retard. Au fait, que croyez-vous qu’il arrivait après la carte Strip de fin de partie ? Deux cartes orange….