Séance de MARDI 09/06/2026 à Servel

Le 9 juin 1975, débutait la carrière des voitures CoRail avec la mise en service des premières rames sur l’axe historique Paris-Austerlitz => Bordeaux. Le nom de baptême « Corail » n’est pas, comme on entend souvent, un mélange de confort et rail, mais viendrait d’une multitude de propositions. Popularisé par la publicité, il évoque la couleur orange vif des portières qui caractérisait la première livrée de ces voitures.

Cinquante et un ans plus tard, les membres de Parties Civiles étaient transportés de différentes manières.

Table 1, dite : « Carte orange » : Cinq joueurs autour de Lords of Vegas, c’est la promesse d’un bel embouteillage au pays du poker. Ce jeu nécessite une stratégie subtile, car, si l’on score des points de casinosconstruits en fonction de leur taille et leur étendue, la table de marque est graduée en seuils qu’il faut franchir (avec un casino unique !), seuil qui grandit au fur et à mesure. Gérard est bien parti, construisant habilement un casino rose lucratif, avant de basculer, au mitan du jeu, sur la couleur orange. Et pour cause, aucune carte de cette couleur n’est encore sortie, c’est donc qu’elles sont encore nombreuses dans le paquet se dit-il,  non sans raison, bientôt imité par ses adversaires et notamment Dom, persuadé d’avoir trouvé la martingale, et qui en use et abuse. Olive, pour sa part, adopte une stratégie opportuniste et belliqueuse, attaquant François le débutant sur ses casinos pour tenter d’en prendre le contrôle, en vain, pendnat que Xel mixe les couleurs, avec ausi un penchant orange. Mais la couleur ne sort toujours pas : aucune carte orange en 28 cartes tirées, comme en témoigne le  cliché ci-contre (on est sur du 2 pour mille en probabilité) ! Finalement les cartes tant attendues arrivent, et Dom progresse à pas de géant avec un casino de trois cases, avec une chance insolente aux dés (François tente de lui ravir son beau casino gris et fait deux jets de 5, et il sort un 6 !). Mais il est trop tard : François a pris trop d’avance avec ses autres couleurs, sans oublier un casino orange à trois étages bâti sur le tard, pour la soif, et porte l’estocade sur la carte Strip « FIN », celle qui clôt la partie, en possédant deux casinos à ses abords, dont un opportun casino bleu de taille 4 juste suffisant à l’approche du seuil 4 sur la table de marque. Il devance donc Gérard et Dom d’un souffle, Olive est un rail plus loin, quand Xel finit avec un wagon de retard. Au fait, que croyez-vous qu’il arrivait après la carte Strip de fin de partie ? Deux cartes orange….

Table 2, dite « Transport fluvial » : à la recherche d’un jeu au hasard dans l’armoire, Mickaël, Corentin et Benjamin font chou blanc, le détenteur des clés, qu’on ne nommera pas par charité, les ayant oubliées. Qu’à celà ne tienne, Mickaël fait un crochet à son domicile d’où il ressort illico, muni, toujours au hasard, d’une boîte de jeu issue de quelque placard.  Par une chance inouïe, il se trouve que c’est Ark Nova, un jeu bien connu des protagonistes. La suite s’est étirée dans la nuit.

Table 3, dite « Par delà plaines, forêts, déserts et montagnes » : Dewan a trouvé son public, Faline attirant à sa table David, Caroline et Virginie. L’invitation est un traquenard: elle remporte deux parties de suite, avec 42 puis 47. Parce que nous aimons aussi la poésie, on ne résiste pas au plaisir de vous conter le pitch du jeu :

“Un nouveau jour commence, mais nos ressources s’épuisent. Nous avons décidé de lever le camp et d’explorer les terres alentour afin de garantir notre survie. Que ce soit au détour d’une rivière ou au cœur des montagnes, nous chercherons les ressources dont nous manquons. Au cours de notre périple à travers forêts et déserts, nous protégerons le feu précieux qui nous réchauffe et éclaire notre chemin. Face à la pression croissante des tribus voisines, nous tiendrons bon et nous efforcerons d’écrire notre propre histoire.”

Séance de VENDREDI 08/05/2026 à Servel

Pope Leo Stock Illustrations – 32 Pope Leo Stock Illustrations, Vectors & Clipart - DreamstimeIl y a un an exactement que le cardinal américano-péruvien Robert Francis Prevost est pape sous le nom de Léon XIV. Sa devise, « In illo uno unum », que l’on peut traduire par « En Celui qui est Un, soyons un », puise son inspiration dans la pensée de saint Augustin. Elle exprime un appel profond à l’unité des croyants dans le Christ, seul fondement véritable de la communion ecclésiale.

Un an après,  Parties Civiles honorait son Dieu unique: le jeu, et ses nombreux créateurs.

Table 1, dite « Deux éminences » : Xel, Olive, Gérard et Dom débutent la soirée avec Lancaster, dont nous vous invitons à relire la présentation dans un CR de 2024 : on place des ouvriers-chevaliers de force variable sur des emplacements en pouvant chasser un chevalier adverse moins gradé. Il y a aussi de résolues à chaque manche 3 « lois » (tuile condition => gain) et tous les joueurs votent pour ou contre de nouvelles lois ce qui permet à la fois d’en faire entrer en jeu de plus favorables et de chasser celles qui profitent trop aux autres. Chacun a développé sa chevalerie et son château mais à la fin Dom dominait à la fois sur la force totale (grâce au départage par ses nombreux écuyers), sur le développement de son château et sur la brochette de nobles recrutés. Il l’emporte avec 88 PV devant Xel 48, Gérard 41 et Olive 35.

Puis sort un nouveau jeu « fun et interactif » : Lords of Vegas où il s’agit par des manœuvres douteuses de développer des casinos le long de la célèbre artère The Strip. Un jeu avec des dés et donc plus ou moins de chance quand on les lance. Une originalité du jeu est sa piste de score qui, si elle démarre classiquement 1 2 3 4 etc. voit ensuite les valeurs s’espacer : 16 18 20 23 26. Comme on score un par un une fraction des casinos au début du tour, cela met une pression pour les agrandir puisqu’au bout d’un moment un casino rapportant 1 PV ne permet plus d’avancer au score. Pour cette partie de découverte, les autres se sont ingéniés à venir perdre leur argent sur les tables de jeu de Gérard qui n’en demandait pas tant. Il se détache rapidement avec Xel qui occupe efficacement des emplacements coûteux le long de l’avenue. Olive fait un coup habile lui donnant le contrôle d’un casino de Gérard mais celui-ci est trop devant : quand la carte mettant fin à la partie est piochée, il mène par 44 PV devant Xel 36, Dom 32 et Olive 20. On va sûrement y rejouer, peut-être à 5, et en explorant les négociations et les deals entre joueurs qui ajoutent encore du plaisir et des possibilités.

Table 2, dite « Résurrection » : la table 1 étant bouclée, restent 9 joueurs à se répartir et, après quelques atermoiements, Mickaël sort Orléans du placard, ce qui recueile l’assentiment général, et permet d’exfiltrer Younaël de la table 3. On joue donc à 5, et donc, c’est une foire d’empagne aussi bien sur les pistes de recrutement (quand il n’y a plus de jetons, c’est épuisé) que sur le plateau des déplacements (quand les domaines sont créés, c’est cuit). Marc fonde sa stratégie presque uniquement sur ce plateau, pour maximiser la formule Niveau de développement * (Comptoirs + Citoyens) et score bien sur ce critère, mais se voit pénalisé sur le reste des décomptes et culmine à 92. Younaël le rejoint sur ce même score, et François échoue  à 84, se voyant privé au dernier tour des trois actions qu’il visait, prises par les trois premiers joueurs, après avoir chouiné toute la partie contre Mickaël qui empruntait le même parcours sur la carte mais établissait systématiquement ses comptoirs avant lui ! Mickaël, donc, qui avait essuyé récemment quelques échecs cuisants, a de la mémoire et met fin à sa série noire de défaites, en copiant la stratégie gagnante de François lors sa partie mémorable du 2 janvier  Nanti de lucratifs brocarts, il l’emporte avec 117 sur un ultime coup de collier qui booste son niveau de développement à 6, en acquérant un des deux jetons Université, miraculeusement revenus en jeu après un épisode de peste (ceux-là même que convoitait François). Il coiffe Xof, qui avec 114, se voyait vainqueur, fort d’un beau trésor de guerre amassé au cours d’un habile chemin alternatif sur la carte où personne ne l’embêtait.

Faline remplace ensuite François pour une partie de Mythologies – dont l’écho ne nous est pas parvenu.

Table 3, dite « Soyons un » :  Après quelques conciliabules, c’est finalement le coopératif The loop qui réunit Faline, Franck, OlivierB et Corentin. Ils ne font qu’un mais leur communion sera inachevée, et ils essuient une défaite après avoir mené à bien trois chapîtres.