Séance de MARDI 01/03/2016 à St-Elivet

Durant l’hiver glacial de 1691 à Salem, des femmes se mettent à agir d’une curieuse manière : elles parlent une langue inconnue, se cachent, traînent des pieds. Les médecins ne parviennent pas à identifier le problème. L’un d’eux conclut même à une possession satanique. Les jeunes filles se décident alors à nommer qui les ont maudites.

C’est le 1er mars 1692 que les trois premières femmes seront accusées de sorcellerie: Sarah Good, une mendiante déshéritée, Sarah Osborne, une vieille femme alitée, et Tituba, une esclave. D’autres accusations suivent. Les prisons se remplissent progressivement et un nouveau problème surgit : sans forme légitime de gouvernement, les accusés ne peuvent être jugés. Aucun procès n’a lieu avant la fin mai 1692. Sarah Osburne est déjà morte en prison sans avoir été jugée, Sarah Good a accouché d’une petite fille, plusieurs autres accusés sont malades et 80 personnes attendent leur procès dans les geôles.

Une seule accusée sera relâchée, après rétractation. Tous les autres procès se terminent par la condamnation à mort de l’accusé pour sorcellerie. Seuls ceux qui plaident coupable et dénoncent d’autres suspects évitent la peine capitale. Une série de quatre exécutions a lieu au cours de l’été, avec la pendaison de dix-neuf personnes, dont un ministre du culte respecté, un ancien policier qui a refusé d’arrêter davantage de prétendues sorcières, et trois personnes disposant d’une certaine fortune. Six des victimes sont des hommes, la plupart des autres sont de vieilles femmes misérables.

Plusieurs théories essaient d’expliquer pourquoi la communauté de Salem a explosé dans ce délire de sorcières et de perturbations démoniaques. La plus répandue consiste à affirmer que les puritains, qui gouvernèrent la colonie de la baie du Massachusetts pratiquement sans contrôle royal de 1630 à la promulgation de la Charte en 1692, traversèrent une période d’hallucinations massives et hystériques provoquées par la religion. La communauté puritaine vivait dans l’angoisse. Après avoir perdu sa charte lors de la seconde révolution anglaise, elle ignorait toujours, au printemps 1692, de quoi son avenir serait fait. En butte aux attaques incessantes des Amérindiens, elle ne pouvait compter sur le soutien anglais. Sa milice se recrutait uniquement en son sein et sa population avait été décimée au cours du soulèvement général des Amérindiens de 1675-1676, la Guerre du Roi Philip : en Nouvelle-Angleterre, un colon sur dix avait trouvé la mort dans les attaques amérindiennes..

Parmi les théories modernes, celle de Mary Beth Norton, qui note que Salem et le reste de la Nouvelle-Angleterre étaient harcelés par les attaques amérindiennes, ce qui a créé une atmosphère de peur qui contribua beaucoup au développement de l’hystérie. La plupart des victimes d’accusations possédaient de forts liens personnels ou sociaux avec les attaques amérindiennes dans les quinze années qui précédèrent les événements. Les accusateurs faisaient fréquemment référence à un homme noir, soutenaient l’existence de sabbats entre les sorcières prétendues et les Amérindiens, et décrivaient des tortures provenant directement des récits de captivité entre les mains des Amérindiens. De plus, le clergé puritain assimilait souvent les Amérindiens aux démons, les associait aux sorciers et, au cours d’interminables sermons enflammés, fustigeait Satan et ses cohortes assiégeant les puritains, la sainte armée de Dieu. Le combat des Amérindiens devenait l’assaut des forces du mal essayant d’abattre la société puritaine: les puritains étaient mûrs pour l’hystérie magique.

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324 ans plus tard, la seule hystérie qui opéra à S-Elivet fut procurée par une bouteile de champagne amenée par Xel (of course) et des muffins concoctés par Hélène (who else ?). Il y eut aussi plein de jolies filles et quelques tables bien garnies. Les absents ont donc eu tort !

Table 1, dite « Puritaine » : Dominique et votre humble servieur initient à Troyes Bruno et Jean-Yves. Une partie équilibrée, que le premier nommé remporte avec 40 PV grâce à l’alliance démoniaque du prêtre et de l’orfèvre. Sur des dés blancs, le prêtre ajoute +3 aux dés jaunes, que l’orfèvre convertit en deniers et PV: une combinaison juste imbattable. Bruno (29 PV), VHS (28 PV) et Jean-Yves (25 PV) terminent dans un mouchoir.

Après la bataille, le vainqueur, après de fructueuses recherches, déclare:
*pour la carte Événement « perturbation des travaux », il aurait fallu enlever d’abord les cubes de plus haut niveau et si égalité les cubes dans la colonne la plus à droite. On a fait l’inverse.
*j’ai eu confirmation que si le dernier joueur passe alors que des dés restent, il prend bien 2 deniers
*pour les activités à effet différé, on ne consomme qu’un cube à la fois
*on ne peut placer un homme de métier qu’à condition d’activer la carte au moins 1 fois et donc d’avoir une valeur de dé suffisante pour ce faire
*le joueur majoritaire sur 1 carte Événement la prend quand elle est contrée (un des personnages les score en fin de partie).

Viennent ensuite trois tables avec les mêmes joueurs.

Table 2, dite « Hallucinogène » : François-René, Jérôme et Xel s’exercent à un jeu de deck building basé sur les personnages de Marvel (il s’agit de Marvel dice masters). C’est Jérôme qui s’impose.

Table 3, dite « Sermonée » : La table 2 enchaîne sur les Poilus, et conclut par une victoire collective.

Table 4, dite « Ensorcellée » : La table 2 enchaîne encore, sur un petit Lemming mafia remporté par Xel.

Une grande table mobilisa un certain nombre d’amérindiens dans le fond de la salle.

Table 5, dite « Maudite » :  Maud dégaine le plus vite à Colt express. Ses victimes furent Hélène, Baptiste et son trésor, Julien « kolok », et Matthieu.

C’était enfin l’heure des braves: le dernier pour la route, mais trois parties quand même.

Table 6, dite « Sabbatinique» : à Codenames les bleus (Xel, Dominique, Jérôme) battent 2 à 1 les rouges (VHS, Maud, François-René et Jean-Yves). On en retiendra que François-René n’a pas utilisé le vocabulaire tennistique pour faire trouver service et cloche, mais messe (qui nous dérouta car nous y avions vu Aube), que plusieurs joueurs (victimes de sorcellerie ?) ont fait deviner des mots adverses, et que les champignons sont, selon certains, des végétaux (mais le débat fut enflammé sur ce sujet et ne saurait être tranché si hâtivement).

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Séance de VENDREDI 26/02/2016 à St-Elivet et Ti Koad

Ce 26 février marquait la naissance de Victor Hugo.
Mais si, rappellez-vous ces vers longuement rabachés à l’école:

« Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte,
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte,
Et du premier consul, déjà, par maint endroit,
Le front de l’empereur brisait le masque étroit. »

C’était donc bien le 26 février 1802… Ce seul poème est un trésor, qui nous accompagnera dans la narration de cette soirée dipôle, car, pour cet anniversaire, deux lieux furent mobilisés : Ti Koad pour une quête spirituelle autour de la mort de Dieu, et St-Elivet pour une conquête de territoires.

Table 1, dite « La légende des siècles ».

« Car, lorsque l’aquilon bat ses flots palpitants,
L’océan convulsif tourmente en même temps
Le navire à trois ponts qui tonne avec l’orage,
Et la feuille échappée aux arbres du rivage ! »

hugo01Xel et quelques joyeux drilles s’embarquent pour un Battalia – The Creation, un jeu de construction et de conquête, où les joueurs envoient leurs héros dans une quête épique afin d’explorer de nouveaux territoires et prendre le contrôle de cités. Pour remporter la partie, il faut développer ses cités, ou mener une stratégie agressive à la conquête des terres adverses. Le jeu finit quand un joueur possède 5 villes de niveau 4 ou si les emplacements du plateau sont occupés. Le gagnant deevnu dirigeant de Battalia est alors le joueur avec le plus grand nombre de points de victoire, qui correspondent au niveau des villes.

Enfant illégitime de Dominion et Terra Mystica, ce jeu combine subtilement les techniques du deck building et de la conquête de territoire. Pour ménager le suspense, le score de cette partie initiatique sera dévoilé uniquement sur le forum….ou pas ?

Il y eut sûrement d’autres tables à St-Elivet… Le forum en parlera-t-il ?

…Et pendant ce temps, non loin de là, une Murder party réunissait une dizaine de créatures célestes conviées à se réunir dans un bar tranquille alors que Dieu est mort.

Victor Hugo / Karikatur von Andre Gill

Difficile de raconter ce type de soirée sans se livrer à l’exercice coupable du spoiling. Mais, pour un avant-goût elliptique, il n’est pas interdit de mettre dans la bouche de certains des protagonistes les vers de ce même poème, qui, ô miracle, leur collent à merveille…

Jésus, archange, fils de Dieu, âme tourmentée par le souvenir de sa naissance:

« Alors dans Besançon, vieille ville espagnole,
Jeté comme la graine au gré de l’air qui vole,
Naquit d’un sang breton et lorrain à la fois
Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix « 

Yves, archange des sources, serviteur érudit et obscur:

« Maintenant, jeune encore et souvent éprouvé,
J’ai plus d’un souvenir profondément gravé,
Et l’on peut distinguer bien des choses passées
Dans ces plis de mon front que creusent mes pensées »

Malphas, prince démon de la Discorde, aux mille paroles versées:

« Tout souffle, tout rayon, ou propice ou fatal,
Fait reluire et vibrer mon âme de cristal,
Mon âme aux mille voix, que le Dieu que j’adore
Mit au centre de tout comme un écho sonore ! »

Baal, prince démon de la Guerre, alliant le sabre au goupillon:

« Aimant la liberté pour ses fruits, pour ses fleurs,
Le trône pour son droit, le roi pour ses malheurs ;
Fidèle enfin au sang qu’ont versé dans ma veine
Mon père vieux soldat, ma mère vendéenne ! »

Crocell, prince démon du Froid, qui se souvient d’un passé glacial:

« Je pourrai dire un jour, lorsque la nuit douteuse
Fera parler les soirs ma vieillesse conteuse,
Comment ce haut destin de gloire et de terreur
Qui remuait le monde aux pas de l’empereur,
Dans son souffle orageux m’emportant sans défense,
A tous les vents de l’air fit flotter mon enfance. »

On ne peut malheureusement tous les citer ici. Mais la fin, aussi explicite que concise, revient à Andréalphus, prince démon de la Luxure, car, bien sûr, Dieu est amour:

« Si parfois de mon sein s’envolent mes pensées… »

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Séance de MARDI 23/02/2016 à St-Elivet

Le 23 février 1766, le duc Stanislas Leszczynski mourait dans des conditions atroces, suite aux brûlures advenues lors d’une chute près de sa cheminée, dans son château de Lunéville. Il avait 87 ans.

Ephémère roi de Pologne, le duc eut la chance de marier sa fille Marie au roi Louis XV et d’obtenir en viager les duchés de Lorraine et de Bar. Conformément aux conventions fixées avec les gouvernements de France et d’Autriche, sa mort  entraîna le rattachement définitif des duchés à la France, à la satisfaction du ministre de Louis XV, le duc Étienne de Choiseul.

Le duc François de Lorraine ayant épousé la future impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, il avait accepté en 1737 de céder ses duchés de Lorraine et du Barrois à Stanislas, roi déchu de Pologne et beau-père du jeune Louis XV, transaction qui mit fin à la Guerre de Succession de la Pologne.

Souverain éclairé et débonnaire, Leszczynski animait dans son château de Lunéville une cour brillante, accueillante aux artistes et aux gens de lettres. Il lança à Nancy, sa capitale, la construction d’un ensemble urbain magnifique qui fait aujourd’hui la fierté de la ville. Cet ensemble classique, dû à l’architecte lorrain Emmanuel Héré, réunit la vieille ville à la ville neuve de l’époque, via une grande place oblongue, dite place neuve de la Carrière (lieu où se déroulaient autrefois les tournois). Cette place communique avec la place Royale, aujourd’hui place Stanislas. Inaugurée le 26 novembre 1755, elle est entourée d’immeubles majestueux et communique avec le reste de la ville par de splendides grilles dorées à l’or fin qui font sa renommée. Le centre de la place est occupé depuis 1831 par une statue de Stanislas, en remplacement de la statue de Louis XV, enlevée sous la Révolution.

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Pile 250 ans plus tard, une poignée de joueurs se retrouva à St-Elivet.

Table 1, dite  » au coin du feu » . Un quarteron d’aventuriers en goguette s’affrontent à Tzolk’in – Le calendrier maya dans le confort ouaté d’une salle close. Jeff l’emporte d’un maïs devant Xel (65 à 62), Jean-Yves et Mathieu suivant ce duel à quelque distance.

Une aute table fut jouée. Le chroniqueur n’était pas sur place pour vous la relater mais le forum s’en chargera peut-être (ou pas).

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Séance de VENDREDI 19/02/2016 à St-Elivet

Le 19 février 1883, Philippe Auguste Villiers de L’Isle-Adam publiait ses Contes cruels. Le bourgeois est l’ennemi désigné par Villiers dans sa correspondance avec Mallarmé : « Le fait est que je ferai du bourgeois, si Dieu me prête vie, ce que Voltaire a fait des cléricaux, Rousseau des gentilshommes et Molière des médecins. Il parait que j’ai une puissance de grotesque dont je ne me doutais pas. »

Villiers fait la satire du bourgeois parce qu’il représente l’esprit étriqué, matérialiste et positiviste de son temps, alors que lui cherche à incarner l’idéalisme fin-de-siècle en se présentant comme « portier de l’Idéal » pour combler le vide métaphysique provoqué par le bourgeois. Pour répondre au matérialisme philosophique bourgeois, Villiers renouvelle la satire, utilise la forme brève pour rendre son ironie plus cruelle, et s’appuie parfois sur le fantastique .

Les contes, d’une grande diversité ont un dénominateur commun : la cruauté.  En effet, Villiers y montre sans fard, avec cynisme parfois, les travers de ses contemporains qui semblent bien cupides (Virginie et Paul), sots et superficiels (La machine à gloire). Néanmoins, les Contes cruels ne se bornent pas à une critique du temps : le fantastique (Véra, L’Intersigne), genre en vogue, est représenté. Surtout, dans la plupart des Contes transparaissent un sens du tragique et une poésie conformes à leur auteur, aristocrate ruiné, dramaturge sans succès et amoureux du Beau.

Sous l’outrance, Villiers dissimule une observation aiguë et profonde du cœur humain. Cet univers de « filles » et de dandys est le miroir grossissant des vices et des vanités partout répandus. L’humour noir et le raffinement transforment la chronique réaliste en mirage fantastique. Sous le masque du plaisir grimace l’angoisse : dans chaque récit, une lente horreur s’insinue peu à peu au cœur d’un tourbillon qui bascule dans le cauchemar.

« Le plus miraculeux des livres d’heures » (Mallarmé) est, avec L’Ève future (1884), le livre le plus connu d’un auteur considéré par plusieurs de ses contemporains, et non des moindres, comme un véritable génie, précurseur du symbolisme, mais dont la légende de dandy excentrique et d’écrivain maudit a fini par occulter en partie l’œuvre considérable.

En cet anniversaire, nous lui rendrons grâce en désignant chacune des tables de ce soir du titre d’un de ces contes.

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Table 1, dite « Le Traitement du docteur Tristan » : Une table racontée avec luxe de détails par notre envoyé très spatial, Dominique:

Thomas, Michal, Tristan et VHN essaient Xia, Legends of a Drift System, un jeu très original d’aventures spatiales. Chaque joueur démarre la partie aux commandes d’un modeste vaisseau qu’il pourra améliorer, voire s’il est assez riche échanger pour un plus gros. Son but est d’accumuler le plus de points de renommée mais c’est la façon de gagner ces points qui donne au jeu toute son ouverture : on peut aller explorer la galaxie (le plan de jeu se construite peu à peu avec de grandes tuiles hexagonales), faire du commerce, accomplir des missions secrètes, piller ou détruire d’autres vaisseaux, prendre quelques risques à extraire des ressources de champs d’astéroïdes ou de nébuleuses gazeuses, etc. Le recours aux jets de dés pour la plupart des actions empêche de planifier finement mais force à improviser constamment et donne un côté épique aux succès et aux échecs. La variété des parties est certainement immense à travers la forme/taille de la galaxie et les orientations choisies par les joueurs. C’est le genre de jeu où on a vraiment l’impression d’écrire une histoire au fur et à mesure de la partie.

« I’ve seen things you people wouldn’t believe » : ce soir là, on se souviendra de l’audace de Michal qui, après avoir à lui seul exploré plus de la moitié de la galaxie, réussit quelques exploits mémorables  (revenir à bon port après avoir eu toute son énergie drainée dans un nuage électromagnétique ou encore extraire une montagne de minerai d’une zone particulièrement risquée). Tristan, pour sa part, se lance dès le début dans un petit business consistant à faire commerce de Terra (des cubes verts, quoi)  entre deux planètes voisines. Personne n’ayant souhaité lui mettre des bâtons dans les réacteurs, il prospère
tranquillement et achète des vaisseaux de plus en plus puissants. Il fait quelques coups remarqués (enchaîner 3 jets de dé à 1 par exemple ! mais aussi boucler un marathon en passant en un tour de jeu par 4 secteurs différents de la galaxie) pour finir, dans un délire mégalomane, par s’équiper en armes de destruction massive et prétendre faire régner la loi. Parlez-moi du pouvoir corrupteur de l’argent…

Thomas et Dom, de leur côté, s’essaient avec plus ou moins de réussite à diverses activités. Le dernier irritera ses collègues en utilisant plusieurs fois son pouvoir de se « coller aux basques » d’un autre joueur
pour le suivre en profitant de ses déplacements. Les deux derniers tours voient un déchaînement de violence : après avoir échoué à détruire le vaisseau XXL de Tristan et réussi sournoisement à échapper aux puissantes armes de ce dernier, Dom est réduit en poussière par un Michal souhaitant régler quelques comptes (il est vrai que son vaisseau avait, quelques tours plus tôt, servi à Dom à apprendre à régler le tir de ses blasters). Dom jouant juste après Michal, le hasard le fait repartir d’une position proche de la planète où Tristan et Michal s’abritent. Forçant son bouclier de protection, il réussit à revenir au contact de Michal et le détruit une dernière fois !

Au final, la spécialisation commerciale sans rival de Tristan se révèle payante : il l’emporte avec 16 points devant Michal à 11 et Dom et Thomas à égalité à 7.

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Table 2, dite « Souvenirs occultes » : à la table de Room 25 nous accueillons un nouvel adhérent, Bruno, qui rédige derechef un bulletin d’adhésion et le remet en mains propres au secrétaire. Il hérite du rôle de prisonnier, tout comme Baptiste, Hélène et Nicolas. Xel et VHS sont les gardiens, cela se sait bien assez tôt, car nous faisons de notre mieux pour pousser nos petits camarades et chambouler l’ordre des chambres pour éloigner la chambre 25, trop tôt apparue dans le jeu. Baptiste sera notre seule victime, nous nous contenterons ensuite de faire tourner l’horloge pour emporter les prisonniers vers leur destin funeste. Surtout, nous avons réussi à tirer les ficelles dans le lointain. Et à ce jeu, comme le dit avec philosophie Nicolas, difficile aux prisonniers de gagner s’ils ne tuent pas au moins un gardien…

Table 3, dite « Les brigands » : Les aventuriers du rail voient s’affronter Gael, Elaine et Mickaël. L’issue de leur odyssée sera peut-être dévoilée sur le forum…

Table 4, dite « Fleurs de ténèbres » : Nicolas a patiemment attendu que les tables se libèrent pour proposer le désormais traditionnel Blood Rage. Avec 141 PV, il l’emporte haut la main devant Mickël, 118, tandis que Hélène (78) et Baptiste (76) cheminent ensemble.

Table 5, dite « La machine à gloire  » : Dans le rôle de l’empire, Julien-de-Paimpol échoue à cette campagne de Assaut sur l’empire. Tous les autres: Jack, François-René, Laurent et Jeff, ont donc gagné.

Table 6, dite « Le désir d’être un homme » : Xel et VHS invitent Bruno à Dominion sur un scénario malheureusement trop répétitif. C’est Xel qui s’adjuge la mise avec 36, devant VHS, 30, et Bruno, 26.

Table 7, dite « Le plus beau dîner du monde » : Xel et VHS invitent Bruno à optimiser son forfait tout neuf de membre de PC avec un nouvel opus de Splendor que Xel remporte encore avec 18, devant Bruno, 10, et VHS, scotché à 9.

Table 8, dite « Impatience de la foule  » :  la Table 4 se sépare de Mickaël et enchaîne sur un plan à 3 sur Lewis & Clark. Cette partie a sûrement connu un vainqueur mais il ne sera pas dévoilé ici…

Table 9, dite « A s’y méprendre » : une partie de Codenames oppose les diables rouges (Xel, VHS, François-René) à des bleus en surnombre (Jeff, Thomas, Dom et Julien). Ces derniers l’emportent de justesse 2 à 1. La victoire n’a tenu qu’à une ficelle de string, une aile de pigeon suivant un corner, et à un passage de témoin qui ne se fit pas entre tous les membres.

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Séance de MARDI 16/02/2016 à St-Elivet

Le 16 février 1943, une loi de l’État français instituait le Service Obligatoire du Travail, rebaptisé très vite Service du Travail Obligatoire (STO) en raison des moqueries suscitées par ses initiales. Dès le début de l’Occupation allemande, des Français se sont portés volontaires pour aller travailler en Allemagne dans les fermes ou les usines d’armement, en échange d’une bonne rémunération. On en compte au total 240.000, dont 70.000 femmes.

Ces travailleurs volontaires ne suffisant pas à colmater les manques de main d’œuvre occasionnés par la mobilisation, Fritz Sauckel, responsable de l’emploi dans le IIIe Reich, presse Vichy de lui fournir 350.000 travailleurs qualifiés supplémentaires. Le 22 juin 1942, Pierre Laval met donc en place la « Relève », promettant qu’au départ de trois travailleurs répondrait la libération d’un prisonnier français. L’opération se solde par un fiasco. Il se résout alors à organiser le STO.

C’est le seul exemple d’un gouvernement européen qui ait livré ses travailleurs à l’Allemagne. On comptera jusqu’en juin 1944 un total de 650.000 départs au titre du STO, mais aussi 200.000 réfractaires, dont beaucoup prendront le maquis.

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73 ans après, avec le « retour » simultané de Maud, Vincent, et JiBee, la « relève » était assurée à St-Elivet, qui vit des affiches hautes en couleurs….

Table 1, dite « Travailleurs de l’ombre » : Votre modeste narrateur invite à la table de P.I. Vincent, qui apprécia le mécanisme et l’ambiance de cette production Wallacienne, Xel, dont la maîtrise de ce jeu n’est plus à démontrer et qui termina avec le score « parfait » de 21, et Franck, qui, ayant un certain mal à se représenter les différents quartiers de Manhattan, termina à 5 suite à plusieurs « râteaux ». A quatre longueurs de Xel, Vincent et VMN ont fait bonne figure.

Table 2, dite « Terre promise » : En 1289, pour consolider les frontières du royaume de France, le roi Philippe Le Bel décide de faire construire un nouveau château. Pour l’instant, Caylus n’est qu’un modeste bourg mais, bientôt, les ouvriers et les artisans affluent par dizaines… Attirée par la fortune, Maud y défie JiBee avec le soutien moral de Jeff. Elle ne démérita point pour une première partie (58 PV), tandis que Jeff (73 PV) tutoya gentiment le maître, qui, avec 90 PV, avait de quoi voir venir…

Table 3, dite « Ouvriers réquisitionnés » : A Roborally Nicolas s’impose facilement devant Thierry et Baptiste, notre trésorier.

Table 4, dite « Retraités prématurés » : Le Signe des Anciens regroupe les protagonistes de la table 3. Ils sont partis sans laisser la feuille de match, qui sera peut-être dévoilée sur le forum…

Table 5, dite « Occupation lucrative » : A Level Up, Xel engrange sa deuxième victoire de la soirée devant votre humble serviteur, suivi d’un niveau par Maud, alors que Jeff prend le maquis et y végète en attendant son heure.

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Séance de VENDREDI 12/02/2016 à St-Elivet et Ti Koad

Le 12 février 1809 naissait Charles Darwin. Engagé comme naturaliste à 22 ans pour une expédition océanographique de cinq ans autour du monde, il observe en Patagonie des fossiles et squelettes d’espèces disparues alors que des individus semblables, mais plus petits, sont encore visibles. Aux îles Galapagos, le jeune savant est frappé par la coexistence d’espèces voisines de lézards (iguanes) et d’oiseaux. Il porte un intérêt particulier aux 13 espèces de pinsons qui s’y trouvent. De retour en Angleterre, Darwin rassemble les preuves de la non-fixité des espèces. Il publie enfin, au bout de trente ans, le fruit de ses travaux.

Dans L’Origine des espèces, Charles Darwin présente ses observations et conclut à une évolution naturelle des espèces : les individus qui ont hérité de caractères bien adaptés à leur milieu ont tendance à mieux se reproduire que leurs congénères et à prendre le pas sur eux. En quelques générations, une espèce peut se transformer jusqu’à donner naissance à une nouvelle espèce. Ainsi l’être humain est-il peut-être issu de deux singes nés avec 46 chromosomes au lieu de 48 comme leurs congénères. Cette théorie de la sélection naturelle est affinée au XXe siècle grâce aux progrès de la génétique qui mettent en évidence la possibilité de mutations ou de «sauts» en plus de la sélection des caractères héréditaires.

En 1863, H. W. Bates publie la première confirmation observationnelle de la théorie évolutionniste : une espèce de papillon amazonien a évolué pour adopter une couleur semblable à une autre espèce voisine que les oiseaux prédateurs ne mangent pas (théorie du mimétisme). À partir de 1870, l’ensemble de la communauté scientifique se rallie aux vues de Darwin.

Mais certains ont le tort de vouloir tirer de cette théorie plus qu’elle ne peut donner… C’est ainsi que se développe dans la deuxième moitié du XIXe siècle une théorie bâtie sur des hypothèses, le darwinisme social, qui tente d’appliquer la théorie de la sélection naturelle aux sociétés humaines. De cette théorie vont naître les aberrations racistes et criminelles de la fin du XIXe siècle et du siècle suivant (massacres des guerres coloniales, eugénisme et stérilisation des handicapés, antisémitisme).

Charles-Darwin

Le savant a également inspiré un site Internet, les Darwin Awards, récompenses humoristiques décernées aux personnes ayant montré un comportement particulièrement stupide ainsi remerciées (le plus souvent à titre posthume) pour avoir, de cette façon, contribué à l’amélioration globale du patrimoine génétique humain.

En voici un exemple, survenu en 2012 aux USA:

« C’était un incident bizarre. », a déclaré un enquêteur suite à la mort de Gary Allen, 43 ans. Gary était dans l’appartement d’un ami quand il repéra une bouteille contenant un liquide doré. Pensant qu’il s’agissait d’une boisson alcoolisée comme du whisky, et prit une rasade non négligeable d’essence ! Naturellement, il recracha immédiatement l’essence comme il put, la moitié au moins sur lui-même. Waouh ! Quel choc ! Pour se remettre de ces émotions, il alluma une petite cigarette…. Qui peut résoudre l’équation : essence + gaz + flamme = ? Maintenant Gary pourrait la résoudre puisque l’incendie créé lui coûta la vie. Disons pour sa défense que notre candidat au Darwin Award a cumulé les mauvais réflexes : boire un liquide inconnu et trop fumer. Mais qui garde de l’essence dans une bouteille dans la cuisine ? Un ami mécanicien, pour se laver les mains… What Else ?

Pour revenir au temps présent, notons que cette soirée éclatée sur deux sites aura à sa manière rendu un hommage spécial au darwinisme.

Table -1, dite « Dawinisme ludique » : dans la molle indécision qui régna au début de cette soirée, Dominique tenta avec ardeur de nous faire revisiter l’oeuvre de Darwin à Dominant spieces. Ironiquement, ce jeu ne sera pas adopté, n’ayant pas réussi à s’adapter à son public. La proposition  sera donc couronnée d’insuccès, ce sera pour une autre fois.

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Table 1, dite « Darwinisme social » :  à Ti Koad, un gardien pathibulaire, Jeff, fait le garde à Mansions of Madness. Il remporte une victoire « in extremis » face à Sylvain, François-René et Marie-Anne.

Table 2, dite « Les couloirs du temps » : Julien remporte la partie la plus longue de toute l’histoire de Lewis & Clark. Joane, Baptiste-au-cuir-luisant et Mickaël y ont cru plus de trois heures…

Table 3, dite « La mort leur va si bien » : Julien-de-Paimpol et Jack entamaient une lutte à mort dans le décor anachronique d’une bibliothèque en  pleine rénovation, transformée pour l’occasion en Dead Zone.

Table 4, dite « Sélection très naturelle » : Blood rage sort si souvent ces derniers temps qu’on pourrait penser qu’il s’est adapté à Parties Civiles, à moins que ce ne soit l’inverse ? Axel entame son oeuvre destructrice et l’emporte haut la main avec 153, Nicolas , 119, et Baptiste, notre trésor public, avec 93. Mais où s’arrêtera la jeunesse ?

Table 5, dite « S’adapter ou périr » : Lords of waterdeep n’était pas sorti si souvent ces derniers temps, au point qu’on pourrait soupçonner Baptiste de l’avoir sorti pour voir si Axel s’y adapterait.  Mais Axel continue son oeuvre destructrice et l’emporte haut la main avec 149, Nicolas , 129, et Baptiste, notre trésor public, avec 112. Essayez plutôt un concours d’orthographe…

Table 6, dite « Cherchez la femme » : Dans le nid d’espions qu’est Homeland, votre humble serviteur était l’unique traître. En face de lui, un politique, Tristan, et trois loyalistes: Michal, Xel et Dominique. Je parviens à masquer mon rôle jusqu’au dernier tour, où Dominique m’expose. J’aurais poutant dû gagner en activant Jessica, pour voler la carte Nicholas, et faire échouer la mission sur un -5 triomphant. Mais je n’eus pas la présence d’esprit de le faire. Erreur fatale, car Tristan sempara de Mike (l’amant de Jessica IRL) pour voler Jessica, et donc capturer Nicholas Brody (qui est bien sûr son mari IRL). L’échelle terroriste n’alla donc pas à son maximum et je perdis la partie, car un vote conspiratif s’organisa alors qui me démasqua. Je terminai donc officiellement avec 0 alors que j’aurais pu prétendre à 27 PV ! Tristant remporte ainsi une victoire méritée (31), devant Michal (29), Xel (18) et Dom (17).

Table 7, dite « Carrefour du développement » : les tables se mélangent, sauf bien entendu celle de Lewis et Clark toujours en cours, et pas moins de huit joueurs affamés se retrouvent à Crossing. Nicolas, son propriétaire, gagne sans coup férir.

Table 8, dite « De crânes et de roses » : une partie de Skulls & Roses oppose quelques survivants. Julien résiste à Nicolas.

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Séance de MARDI 09/02/2016 à St-Elivet

Il y a exactement 566 ans disparaissait Agnès Sorel. Comment ? C’est une longue histoire…

Née près de Tours vers 1422, Agnès devient à 17 ans fille d’honneur d’Isabelle de Lorraine, épouse de René d’Anjou. Belle et peu farouche, elle passe au service de la reine Marie d’Anjou, puis cède aux avances de Charles VII (40 ans) en 1444. Enclin à la tristesse, le roi justement surnommé le Bien Servi, a bénéficié dans sa jeunesse de l’aide de Jeanne d’Arc. Quinze ans plus tard, dans sa maturité, il trouve ainsi le réconfort dans les bras d’une autre jeune fille, de vingt ans sa cadette.

Agnès Sorel prend très vite rang de première dame du royaume devant la reine et tient, pour la première fois en France, le rôle officiel de maîtresse royale. Sûre de ses charmes, elle se maquille avec art, se couvre de bijoux et se pare de vêtements plus beaux que n’en a la reine. Elle n’hésite pas à choquer la Cour en mettant en avant ses avantages dans des robes « aux ouvertures de par-devant par lesquelles on voit les tétons » (d’après le chancelier Jean Jouvenel), comme en témoignent ces oeuvres licencieuses…

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Charles VII l’honore en lui accordant de somptueux cadeaux. Outre des bijoux, elle reçoit le domaine de Loches, sur les bords de l’Indre, puis le château de Beauté-sur-Marne, ce qui, dit-on, lui permit de la complimenter en lui disant : « Vous êtes deux fois ma Dame de Beauté ».

Si le château de Beauté a aujourd’hui disparu, la cité de Loches conserve avec fierté le souvenir d’Agnès dans le logis royal. Le donjon voisin, massif et sombre, a été transformé en prison d’Etat par Louis XI, fils de Charles VII, et l’est demeuré jusqu’en 1926. Le Dauphin, du même âge que la favorite, figure parmi ses opposants les plus déterminés. Impatient de monter sur le trône, il la jalouse tout autant qu’il appréhende la naissance d’un frère cadet, Charles, susceptible de lui voler la place.

Un jour de 1446, n’y tenant plus, il sort son épée du fourreau et poursuit Agnès Sorel jusque dans la chambre royale. Cela lui vaut d’être exilé par Charles VII dans son apanage du Dauphiné. C’est le début d’un affrontement haineux entre le père et le fils, qui ne cessera qu’avec la mort du premier.

En sept ans, Agnès Sorel donne trois filles à Charles VII. Une quatrième grossesse est fatale à la jeune femme. Elle meurt le 9 février 1450 sur la route de l’abbaye de Jumièges (Normandie), en allant rejoindre le roi à la guerre, alors qu’elle est sur le point d’accoucher, soit qu’elle veuille prévenir le souverain d’un complot contre sa vie, soit qu’elle veuille éloigner de son amant une rivale, sa propre cousine et dame de compagnie, Antoinette de Maignelais.

Le bruit court qu’elle aurait été empoisonnée mais rien n’est jamais venu le confirmer. Les analyses pratiquées en 2005 sur sa dépouille ont révélé des traces de mercure sans qu’il soit possible d’affirmer si elles étaient d’origine criminelle ou dues aux remèdes qui lui ont été administrés. Elle souffrait en effet d’une infection parasitaire que l’on traitait alors couramment au mercure. Ce produit, mortel à haute dose, était également utilisé pour soulager les femmes enceintes.

Charles VII, désespéré par la mort de sa maîtresse, fait inhumer son coeur dans un mausolée au coeur de l’abbaye de Jumièges, aujourd’hui disparu, et son corps dans la collégiale Saint-Ours, à Loches. Profané à la Révolution, son tombeau a retrouvé en 2005 sa place dans une nef latérale de cette belle église romane. Le mystère de sa mort subite y plane encore…

Ce soir, à St-Elivet, une seule Dame de Beauté faisait face à un attirail disparate de huit mâles….

Table 1, dite « du déclin fatal » : Une lutte farouche oppose 5 joueurs à Smallworld. Baptiste, qui expliqua les règles du jeu, en sortit épuisé et finit dernier avec 72 PV, victime de l’attaque brutale de votre humble serviteur dès le premier tour, et ne repartit même pas avec un chèque de Matthieu. Ce dernier, qui découvrait le jeu, défendit vaillamment sa peau et échoua au pied du podium avec 91 PV. Pour ma part, je basai ma stratégie sur une combinaison redoutable à base de zombies (qui continuent à conquérir même en déclin) et d’Elfes, qui réssucitent aussitôt morts. Stratégie gagnante qui me menait à une victoire méritée, mais, erreur fatale, je ne déclinai pas mes Elfes au tour 7, ce qui me coûta la partie sur un dernier score trop faible, et me vit échoué au bas du podium, à 94 PV. Je fus devancé par Xel, qui fréquentait mers et océans avec aisance, d’un petit PV. Mais c’est l’autre Baptiste qui, sorti d’on ne sait où, fut finalement vainqueur, ayant acquis au tour 7 la race que j’aurais du m’adjuger. Il nous coiffe avec 98 PV sur une table de marque serrée comme une boîte de maquereaux.

Table 2, dite « de sang royal » : Nicolas survole les joutes sanglantes de Blood Rage, jeu où les joueurs prennent le contrôle de puissants clans Vikings en quête de gloire avant que le monde ne touche à sa fin dans une ambiance d’apocalypse. Avec plus de 140 points, il devance Thierry, 123, Jacques, 118 et Jeff, 77.

Table 3, dite « au bien servi » : Les protagonistes de la Table 2 enchaînent par un Tokaido, qui voit encore une fois la victoire de Nicolas, le bien servi, avec 90 PV, devant Jeff, 80 PV, Thierry, 72 PV et Jacques, 65 PV. Pour le coup, on lui passerait presque la couronne de Charles VII !

Table 4, dite « exilée » : Xel et VHS font découvrir une autre histoire de Clans, le jeu du même nom, à Baptiste. Un jeu où il y a des huttes de cinq couleurs, une carte avec des régions et des territoires, et des époques plus ou moins favorables aux différents lieux (champs, désert, montagne, etc…). Le mécanisme du jeu est très simple: chaque joueur commence par piocher une tuile, secrète, qui représente la couleur qui lui fera marquer des points. Puis, à son tour de jeu, on déplace toutes les huttes d’un territoire vers un territoire voisin non vide. Un territoire qui n’a plus de voisin devient un village (son créateur marque un point), et les couleurs qui y sont présentes marquent autant de points que de huttes présentes, avec éventuellement, selon l’époque, un bonus (territoire favorable) ou un malus (territoire hostile). Précisons que ce malus est égal à 100%, il faut donc bien avoir en tête l’époque avant de fonder un village. Enfin, dernière règle, toutes les huttes présentes une seule fois dans un village sont éliminées si toutes les couleurs sont présentes. Ce jeu, qui semble simple, peut être redoutable de complexité à mon avis. Mais il vaut mieux le jouer vite: une partie est pliée en 30 minutes et on s’amuse bien.

A la table de marque, Baptiste, rend sa couronne chèrement acquise à la Table 1, et finit dauphin avec 26. Xel, avec 22, complète le podium que je domine avec 37.

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Séance de VENDREDI 05/02/2016 à St-Elivet

Le 5 février 2003, Colin Powell présentait, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, un épais dossier à charge contre le régime de Saddam Hussein contenant des preuves fabriquées relatives à l’existence d’armes de destruction massive en Irak. Pourtant, en découvrant le discours au contenu douteux rédigé par le directeur du cabinet du vice-président Richard Cheney, le général s’écriait « Je ne vais pas lire cela. C’est de la m… ». Dans ce discours, prologue de la guerre d’Irak, il affirme : « il ne fait aucun doute que Saddam Hussein possède des armes biologiques et la capacité de produire rapidement plus, beaucoup plus » ; puis : « aucun doute dans mon esprit que Saddam travaille pour obtenir des composants clefs pour produire des armes nucléaires ».

Le dossier cité par Colin Powell a été fourni par l’administration de Tony Blair, qui reconnaît dès le 7 février des « gaffes » dans le dossier. Le 8, les journaux anglais identifient les véritables auteurs du rapport — les services de communication de Downing Street — et la pauvreté des sources qu’ils ont utilisées : plagiat universitaire et sources suspectes. 45 jours plus tard, le président américain lance une opération militaire portant le nom de code « Liberté pour l’Irak ».

En 2005, Powell exprime son « amertume » à propos de sa présentation du dossier irakien devant l’ONU. Lors de la campagne électorale de 2008, il décide finalement d’apporter son soutien au candidat démocrate et lui renouvelle son soutien lors en 2012. En 2011, il demande à la CIA et au Pentagone des explications sur les fausses informations qui lui avaient été communiquées en 2003. Dans un entretien en 2013, Colin Powell reconnaitra qu’au sujet des armes de destruction massive en Irak « Saddam Hussein n’en possédait pas un gramme ».

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13 ans plus tard, aucune tricherie n’a été repertoriée dans  les tables de Parties Civiles, ce qui n’empêchera pas certains de prendre leurs désirs pour des réalités et d’autres de faire étalage d’une force presque brutale.

Table 1, dite « Droit de véto » : Une lutte de près de trois heures (règles comprises, doctement énoncées par Dominique) oppose 5 joueurs à El grande. Victime d’une chasse à l’homme initiée par Dom et d’un droit de véto digne de Dominique de Villepin à l’ONU (ici brandi par Thomas, non utilisé mais suffisamment dissuasif en lui-même), je fais pourtant la course en tête, contrôlant le Pays Basque jusqu’au dernier tour, perte qui me sera fatale, et finis devancé de 2 tout petits points par Xel. Tristan pointe à neuf points du vainqueur, Dom à 26 et Thomas à 33.

Table 2, dite « Destruction massive  » : Axel fait triompher la jeunesse en explosant ses adversaires à Blood Rage. Victoire de prestige, puisque ses lointains pousuivants furent, dans cet ordre, Franck, Jacques et JiBee.

Table 3, dite « Dura Rex sed Rex » : Rex fut l’occasion d’un face-à-face martial remporté par Thierry et François-René, opposés à Michal et Baptiste-aux-poches-pleines.

Table 4, dite « Ecrase-moi si tu veux » : Dominion est un jeu de cartes, où l’on constitue son deck en jouant, et dont le principe est le suivant : vous êtes un roi qui veut écraser par sa puissance les autres rois. A cet exercice martial, c’est la reine Joane qui dame le pion à Mickaël, Elaine et Jeff.

Table 5, dite « Attrape-moi si tu peux  » : Dans le rôle de Jack l’éventreur, Baptiste-aux-mains-d’argent, reste lontemps tapi au 79 sur la carte de Londres de Lettres de Whitechapel. Il finira cependant démasqué par trois fins limiers: François-René, Thierry et Michal.

Table 6, dite « Trésor enfoui » : dans l’atmosphère feutré de la grande salle désertée, Jeff s’adjuge les trésors enfouis de Splendor face à une opposition vaillament représentée par Julien-de-Lannion.

Table 7, dite « Réalité augmentée » : une partie de Codenames oppose une palanquée de joueurs en trois manches hautes en couleur. Dans la première, après un très bon départ facilité par des chaînes sur un terrain enneigé, les bleus patinent sur une homélie (qui consiste, en suivant le développement de l’année liturgique, à expliquer à partir du texte sacré les mystères de la foi et les normes de la vie chrétienne), aux correspondances absconses. En face, les rouges calent sur Saint-Exupéry et le château-fort, mais gagnent in extremis sur un Manège que rien n’expliquait ! Dans la seconde manche, les bleus s’adjugent une victoire méritée en suivant le cheminement direct mais parfois déroutant de la pensée de François-René, qui ne répugne pas à faire usage d’homophonies (est-ce légal ?). Dans la troisième, Jeff avait sorti un Borneo 3 qui laissa les rouges perplexes, après avoir deviné Hôtel et Palme, entre Chef (du restaurant le Bornéo bien connu à Lannion ??) et Fête (moins connues que celles d’Ibiza, les fêtes de Borneo sont plus chaleureuses dans l’ambiance intime des grottes trogolodytes…). Ils optèrent pour Chef, et c’était bien sûr Fête qu’il fallait trouver ! Quant aux bleus, après avoir foncé sur la Mousse (appelation classique de la bière) plutôt que sur l’Huile à boire, ils se fracassèrent sur une fricassée préparée par Thierry, en choissisant le canard, mot assassin !! Une fricassée est pourtant une préparation de viande blanche ou de volaille, détaillée et sautée au beurre sans coloration, cuite avec mouillement d’un fond blanc et liée à la crème épaisse, et qui ne contient aucun gramme d’huile !! Thierry sera condamné à avaler une cuiller d’huile de foie de morue chaque matin jusqu’à la prochaine partie.

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Séance de VENDREDI 29/01/2016 à St-Elivet et Ti Koad

C’est le le 29 janvier 1635 que l’Académie française, fondée en 1634, est officialisée, sous le règne de Louis XIII, par le cardinal de Richelieu. Elle se compose de quarante membres élus par leurs pairs. Intégrée à l’Institut de France à sa création, elle est la première de ses cinq académies.

La mission qui lui est assignée dès l’origine est de fixer la langue française, de lui donner des règles, de la rendre pure et compréhensible par tous. Elle doit dans cet esprit commencer par composer un dictionnaire: la première édition en est publiée en 1694, et la neuvième est en cours d’élaboration.

Les académiciens doivent leur surnom d’immortels à la devise « À l’Immortalité », qui figure sur le sceau donné à l’Académie par son fondateur, et vise à l’origine la langue française, non les académiciens. Rapidement, cette notion s’est étendue aux académiciens pour leur gloire posthume, l’immortalité littéraire étant conférée par le roi en échange de l’unification linguistique du royaume et son autonomisation par rapport à l’Église.

À partir du XVIIIè, les académiciens développent une éthique qui ne se veut plus au service du pouvoir, mais gardent ce titre d’« immortels ». La qualité d’académicien est en fait une dignité inamovible: nul ne peut démissionner de l’Académie française, et qui se déclarerait démissionnaire ne sera pas remplacé avant son décès.

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380 ans plus tard, on a beaucoup parlé à St-Elivet, et certains sont allés porter l’épée jusqu’à Ti Koad. Par un splendide effet mirroir, une table de Blood Rage ici répondait à celle de CITOW là-bas, alors qu’ailleurs, le centre de loisirs était sous l’empire du verbe.

Table 1, dite « Ceux qui guerroient » : Thierry, Tristan, Jeff et Nicolas portent le fer à Chaos dans le vieux monde. Le premier nommé l’emporte sur la fin.

Table 2, dite « Ceux qui guerroient au lointain  » : Notre modeste président emmène une escouade de bretteurs de premier rang, parmi lesquels Jacques et Julien de Paimpol, reprendre le territoire perdu de Ti Koad. Mais c’est Mickaël qui fera verser le dernier sang de ce Blood Rage.

Table 3, dite « Ceux qui parloient » : un nouvel ami, Jérôme, présenté par Baptiste-haut-et-court, nous fait l’honneur d’un jeu dont il est l’auteur: Quiproquo. Il nous en présente le prototype et nous prend comme cobayes. Un petit jeu de 30 à 50 minutes, dit la boîte, mais la partie va durer près de trois heures!

Le principe en est fort simple: un maître de jeu, tiré au sort au départ, pioche une carte parmi 3 catégories: citations, proverbes, et lois idiotes. Sur la carte, certains des mots ont été masqués. Par exemple, la cittaion originale « Quand le lion est mort, les chacals se disputent l’empire » devient « Quand le [lion – BONUS] est mort, les [Quiproquo 1] se disputent [Quiproquo 2] ». Chaque joueur dispose d’une main de cartes représentant des mots de sens divers, classés par type (verbe) ou famille (lieu, vêtement, acteur, sportif, etc…), et doit, à partir de sa main, remplacer, sur un petit paravent de papier, les mots Quiproquo (et événtuellement le mot bonus) par un mot de sa carte.

Dans notre exemple, cette phrase pourrait devenir: quand Victoria Abril est morte, les agents d’entretien se disputent les porte-jarretelle. Le maître de jeu choisit la proposition qui lui semble la plus drôle, sans bien sûr en connaître l’auteur, qui gagne 1 point (2 s’il a aussi remplacé le mot bonus), puis devient le prochain maître de jeu.

Cette partie homérique se conclut, sur le fil, par la victoire méritée de son créateur, avec 8 points, devant Thomas et votre humble serviteur à 6, Xel à 5, François-René à 4 et enfin, Baptiste et Dom à 2 (un score qui le poursuivra pendant la soirée, comme on verra plus loin).

quiproquo

Table 4, dite « Ceux qui parloient encore » : Les survivants de la Table 3 sont rejoints par Julien, pour un Codenames. Les bleus, représentés par le podium de la table 3 complété par François-René s’imposent facilement 4 victoires à 2. Même renforcés par Jeff sur la fin, les rouges ont paru aveuglés par les évidences, à l’exemple de ce Pétrole 2 qui désignait, on en peut plus clairement, « Or » et « Noir ». Les bleus, eux, firent preuve de cohésion et d’habileté, à l’exemple de ce Conte 2 qui visait « Loup » et « Flûte ». Ils auraient même pu creuser l’écart si votre humble serviteur avait su associer « Ampoule » et « Carré ».

Table 5, dite « Côté cour » :  Pendant qu’à la ville on faisait le bel esprit dans une fort bruyante assemblée, à la cour on comptait ses jetons de Splendor en silence. A un char à deux succéda un quadrige, et au total de ces joutes, Baptiste compta deux victoires, contre une à Jeff.

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Séance de MARDI 26/01/2016 à St-Elivet

Le 26 janvier 1788, l’Australie recevait ses premiers immigrants européens. Le gouvernement anglais, qui ne disposait plus de ses colonies d’Amérique, devenues indépendantes en 1783, a l’idée d’utiliser cette terre des antipodes pour y reléguer ses condamnés de droit commun ou convicts. Ce ne sont pas de grands criminels, mais de simples délinquants qui encombrent les bateaux-prisons des ports britanniques. Ils sont parfois seulement coupables d’avoir volé une miche de pain, mais la loi anglaise de cette époque punit de prison le moindre larcin de pendaison, ne serait-ce que le vol de quarante shillings !

Les navires s’approchent des côtes orientales de l’Australie et arrivent à Botany Bay, site remarquable pour sa flore. Puis ils accostent enfin, à un endroit aussitôt baptisé Port Jackson, où s’élève aujourd’hui la ville de Sydney. Pas moins de 162 000 convicts vont être expédiés en ce lieu, de 1788 au milieu du XIXe siècle. Ces colons d’un genre particulier, une fois leur peine accomplie, font souche sur place. Ils forment l’ossature du peuplement européen de l’Australie, et repoussent vers l’intérieur désertique les 500 000 à 3 millions d’Aborigènes présents sur l’île depuis des temps immémoriaux.

Les Australiens actuels ont hérité des convicts une relative nonchalance, un caractère frondeur et revendicatif, et un certain goût pour l’indépendance. La vie sociale y est aussi moins organisée que dans l’Amérique puritaine. Depuis, l’anniversaire de cette arrivée de la « First Fleet » est devenu la fête nationale du pays.

Port-Jackson et les bateaux de la 1ère Flotte, dessin d'un convict

228 ans plus tard, c’est de son plein gré qu’une cargaison de parti-civiliens vient coloniser le centre de St-Elivet. Une table à six se forme, puis, un peu plus tard, l’arrivée de Xel et votre modeste narrateur rebat les cartes et fend cette table unique en deux.

Table 1, dite « Botanique » : Jérôme, François-René et Mathieu tiennent le haut du pavé dans l’univers bucolique de Mysterium. Jeff, Nicolas, Jean-Yves et Franck suivent à distance cette partie que votre chroniqueur n’a pas eu le loisir de vivre en direct.

Table 2, dite « Colonisante » : Votre modeste chroniqueur entraîne Jeff et Jean-Yves sur les territoires d’Alien Frontier. Après un départ-fusée, je file plein gaz sur le territoire central et son dé bonus, et multiplie les dés et les conquêtes spatiales, creusant de profonds sillons sur de multiples planètes. Mes 10 PV me permettent de résister tranquillement à une ultime manœuvre désespérée de Jeff (7 PV), qui chercha à combiner plusieurs cartes pour me faire perdre des majorités. Jean-Yves (6 PV) a semblé apprécier le jeu, qui est très fluide dans ce format court à 3 joueurs.

Table 3, dite « De droit commun » : A Lemming mafia, trois délinquants endurcis, François-René, Xel et Nicolas terminent tous à six points, reléguant leurs congénères Jérôme et Mathieu dans les bas-fonds, mais sans pour autant les refroidir. Auraient-il eu peur d’une malédiction attachée à ce 666 ?

Table 4, dite « Survivante » : Les survivants de la Table 3 jouent à la guerre. Les poilus leur offrent l’occasion de se sauver ensemble, effaçant par là le signe maléfique auquel ils venaient d’échapper.

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