Séance de MARDI 27/12/2016 à St-Elivet

En ce 27 décembre, Louis Pasteur aurait fêté son 194ème printemps. C’est l’occasion de revenir sur une découverte qui le rendit célèbre: la vaccination contre la rage.

En 1880, en pleine possession de sa méthode expérimentale, il décide de l’appliquer à l’étude d’une maladie humaine. Il choisit la rage parce qu’elle affecte non seulement l’homme, mais aussi l’animal sur lequel il peut expérimenter. Il cherchera d’abord à isoler le virus de la rage, en vain. La résolution des microscopes de l’époque ne permettait pas de voir les virus. Il sera observé pour la première fois, près d’un siècle plus tard, en 1962, grâce à la mise au point de la microscopie électronique.

Puisque la rage est une maladie du système nerveux, Pasteur a alors l’idée d’inoculer directement dans le cerveau d’un chien une parcelle de cerveau d’un chien enragé. Le chien ainsi inoculé meurt. L’expérience est reproduite sur le lapin (qui présente moins de risque pour les expérimentateurs que le chien enragé). Après de nombreux passages de lapin à lapin, l’incubation de la rage est toujours de six jours : il a réussi à obtenir un virus doué d’une virulence stable. Il va tenter d’obtenir un vaccin en atténuant cette virulence. Il décide de suspendre des moelles de lapins rabiques dans des flacons où elles sont exposées à l’action de l’air, dans une atmosphère privée d’humidité. La virulence s’atténue peu à peu jusqu’à s’éteindre. Louis Pasteur injecte ces moelles de lapin vieillies à des chiens enragés, puis des moelles de plus en plus virulentes. La rage ne se déclare pas: il a établi un protocole permettant de lutter efficacement contre la maladie.

Cependant, malgré ces résultats satisfaisants, Pasteur redoute de passer aux essais sur l’homme. Le matin du 6 juillet 1885, un garçon de neuf ans, Joseph Meister, venu d’Alsace et mordu quatorze fois par un chien enragé, lui donne l’occasion de vaincre ses ultimes hésitations et de tester son traitement chez l’homme. En 10 jours, l’enfant reçoit au total treize injections de moelles rabiques de moins en moins atténuées. Cette première vaccination est un succès : Joseph Meister ne développera jamais la rage et deviendra le premier être humain vacciné.

Louis Pasteur restera très discret sur ce succès. Il en sera autrement pour son deuxième. En septembre 1885, Jean-Baptiste Jupille, un jeune berger de 15 ans, se présente au laboratoire de la rue d’Ulm, profondément mordu par un chien enragé qui avait attaqué six autres petits bergers. Lui s’était jeté sur l’animal pour couvrir la fuite de ses camarades. Louis Pasteur applique son traitement pour la seconde fois, avec le même succès, et s’assure de faire connaître cette histoire au monde entier. Bientôt, une multitude de « mordus » se présentent à l’École normale supérieure, de France et de l’étranger. Face à l’affluence, il décide de fonder un centre spécialement dédié à la vaccination contre la rage, qui soit également un centre de recherche et un centre d’enseignement. Trois ans plus tard, l’Institut Pasteur est inauguré.

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En cette soirée froide de St-Elivet, si le manteau était de mise – même à l’intérieur – la rage de jouer n’était pas éteinte, bien au contraire: on compta ainsi pas moins de trois inaugurations de jeux jamais expérimentés auparavant au sein de Parties Civiles ! Les cobayes ont survécu, et certains en redemandent !

Table 1, dite « Génération spontanée » :  On vous a déjà parlé (ici) des productions de Splotter. Tristan est fan, et avait eu la bonne idée de commander, avec le déjà fameux Food Chain Magnate, la réédition d’une de leurs productions anciennes, The great Zimbabwe. Une autre production très aboutie de l’éditeur néerlandais, qui se passe dans l’univers mystique de la cité en ruines de l’ancien royaume du Zimbabwe (un site classé UNESCO et dont la construction s’est étalée sur 3 siècles à partir du onzième). Il s’agit bien ici de refaire l’histoire, en construisant, puis en surélevant des monuments, grâce à des artisans, que l’on paie avec du bétail. L’iconographie est riche et le jeu présente des mécanismes très originaux, à commencer par la condition de fin de partie, qui est que l’un des joueurs atteigne son objectif (VR ou Victory Requirement), fixé au départ à 20, mais qui se durcit au fur et à mesure que le joueur acquiert des technologies (poterie, artisanat, travail du bois ou du diamant), ou fait appel à un Dieu pour l’aider dans sa tâche ! Le plateau de jeu se couvre donc peu à peu d’artisans, de ressources, de rivières, de monuments, tout un petit monde qui pourrait faire croire à une génération spontanée (mais, Pasteur l’aurait dit, il n’en est rien bien sûr…).

Le cœur du jeu, ce qui fait gagner les fameux PV, est l’élévation des bâtiments, qui donne lieu à des calculs mentaux…….complexes ! Pour surélever un bâtiment, vous avez besoin d’autant d’objets culturels différents que le bâtiment a actuellement d’étages. Chaque pièce sur le plateau a une portée de 3 cases, portée qui peut être étendue de 3 cases par relais (hub) par lequel passe cette portée, à condition de payer ce relais.  Pour passer un bâtiment de 3 à 4 niveaux, le joueur a besoin de 3 objets culturels différents qu’il ne pourra se procurer que s’il est à portée des artisans produisant ces objets, que ces mêmes artisans sont eux-mêmes à portée de la matière première nécessaire pour construire l’objet, et que cette même matière première n’ait pas déjà été utilisée par un artisan à ce tour. De plus, il existe des artisans secondaires qui viennent compliquer l’affaire car, s’ils ont été construits, ils obligent les joueurs à se fournir chez eux plutôt qu’aux artisans primaires correspondants. Un mécanisme très original, mais également très hautement calculatoire: il faut bien compter ses bêtes avant de se lancer, et ce dès la phase d’enchères pour le tour de jeu !

Le grand vainqueur de cette longue partie (3 heures à quatre) fut Tristan (34 PV pour un VR de 32, donc +2). Paul fut deuxième, échouant à 9 PV de son VR, comme Xel, mais la devançant car son VR était moindre (31 contre 35). Je finis quatrième (20 PV, 13 de moins de que mon VR), victime de la préemption de mes artisans potiers en début de partie qui m’a privé de bétail. Heureusement, j’avais engagé le Dieu Atete, qui permet d’ignorer les utilisations antérieures de matières premières, et donc de plus ou moins négliger la phase d’enchères qui détermine l’ordre du tour (mais qui, en contrepartie, alourdit le VR de 5, on n’a rien sans rien).

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Table 2, dite « Pasteurisée » : Baptiste-plaqué-argent, Mickaël et Neox s’essaient à Barony (et son extension), et terminent dans cet ordre une partie insipide, à laquelle Mickaël mit fin à son corps défendant.

Table 3, dite « Enragée» : F-R, Guillaume, Julien et Camille ressortent collectivement sains et saufs d’un assaut enragé de V.Commandos. Une mission qui a commencé par deux morts, mais qui s’est finalement bien terminée, grâce à une intense protection de l’église.

Table 4, dite « Vaccinée » : la table 2 se reconfigure pour une partie de Not alone. C’est Neox qui sort vacciné contre la défaite (vaccin au stade expérimental et à durée de vie aléatoire, mais il restera cependant à tout jamais le premier vainqueur officiel à ce jeu).

Table 5, dite « Incubée » : à Time bomb, encore une première à PC, deux équipes s’affrontent.  Chacun possède un personnage caché, qui fait partie soit des « gentils » qui veulent désamorcer la bombe, soit des « méchants » voulant faire sauter Big Ben. L’aspect original du jeu est qu’il ne faut pas essayer de découvrir qui est qui, mais arriver à son but: désamorcer la bombe ou la faire exploser. Sherlock et Moriarty sont à la manœuvre dans les deux camps pour camper l’ambiance dans le fog londonien. Un jeu à ne pas confondre avec son homonyme japonais, qui semble inspiré des mêmes intentions… Trois parties furent jouées, qui virent triompher d’abord Sherlock (FR + Camille), puis, par deux fois, Moriarty (FR + Neox, puis Mickaël + Camille).

Timebomb : Sherlock vs. MoriartyRésultat de recherche d'images pour "time bomb moriarty"

Table 6, dite « Fermentée » : C’est en observant des cristaux de paratartrate que Louis Pasteur découvrit la dissymétrie moléculaire. En examinant une solution d’acide paratartrique, il s’était aperçu que sous l’effet d’une moisissure, cet acide avait fermenté et qu’il s’était dissocié : on ne trouvait plus dans le liquide fermenté que l’acide tartrique gauche. L’acide tartrique droit avait été décomposé,  » désassemblé « . Ainsi, une substance inactive sur la lumière polarisée (acide paratartrique) était devenue active (acide tartrique gauche) sous l’influence d’une fermentation. Jusqu’à ces résultats, il était admis universellement que la fermentation était une œuvre de mort, ainsi que le pensait le célèbre chimiste allemand, Justus von Liebig. Or, Louis Pasteur, au terme de ses expériences, prenait le contre-pied de ce dogme : puisque toute substance active provient de la nature vivante, la fermentation est une œuvre de vie: seule la vie est génératrice de substances actives sur la lumière polarisée.

C’est justement une partie de Codenames passablement fermentée par de multiples irrégularités qui conclut cette soirée. Les Rouges (Tristan, Guillaume, VHS) affrontaient les Bleus (Xel, FR, Paul) à la version commerciale du jeu. Baptisée sous les auspices de l’Immaculée Conception par un Marie 2 (une religieuse enceinte, bien sûr), la première manche se résuma à un match Chine / USA à deux voix et quatre mots: FR lança un brillant Patton (Amérique, Soldat, Front, Berlin) auquel je répliquai par Mao-Tsé-Toung (Chine, Chemise, Pied, Grain). Malheureusement, mes équipiers choisirent Lunettes, mot assassin ! 1-0 pour les Bleus. Égalisation des Rouges dans la deuxième manche, marquée par un mot Bleu selon moi totalement irrégulier (« La voix du Nord »), qui visait Bureau, Journal et…Champagne (!!) – et qui échoua totalement. La troisième manche fut marquée par une irrégularité encore plus flagrante, le maître-espion Rouge proposant le mot Livre qui figurait sur la grille ! Le tour fut donc perdu et alla derechef aux Bleus, qui déroulèrent Femelle en triptyque (Sirène, Princesse, Maîtresse). Les Rouges avaient les cartes en main, mais échouèrent désespérément à trouver Ninja et Boîte, qui se cachaient (vraiment très bien…) derrière un Village 2 !! Victoire 2-1 des Bleus sur un ultime mot en 1 résolu par élimination (Indemnisation pour Parachute).

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Séance de MARDI 20/12/2016 à St-Elivet

A défaut de neige, un effectif fourni en cette fin d’année, déjà une ambiance de fêtes et quelques boîtes neuves suggérant des petits souliers garnis par anticipation.

Table 1, dite « Le temps des cathédrales » : Nicolas-3 réussit à convaincre Tristan et Xandra de jouer aux Piliers de la Terre. Avec une victoire de peu de Tristan, si ma mémoire est bonne.

Table 2, dite « J’ai un blanc » : Baptiste-plaqué-or, Yvan et Neox essaient GearWorld : The Borderlands, un jeu avec une carte, du développement économique, un peu de conflit, euh bon demandez-leur ce qu’ils en ont pensé, par exemple à Neox qui a gagné.

Table 3, dite « Un hiver chez les zombies » : F-R entraîne Guillaume et Nourdine dans la découverte de Dead of Winter. Apparemment tout s’est (trop ?) bien passé pour cette mission, sans traître, qu’ils ont remportée.

Table 4, dite « Un barbu chez les poilus » : Jérôme pour son retour propose à Frank, Christophe et Xel deux parties des Poilus (je me demande même si je n’ai pas vu l’extension ?). Pour les résultats, merci de consulter le monument aux morts.

Table 5, dite « Camel Trophy » : excursions commerciales sur la route de la soie au programme de Bruno (Johannes Caprini), Dom (Merkator ex Tabriz) et Thomas (Matteo Polo) avec les Voyages de Marco Polo. Abreuvé par les ressources gratuites récoltées par son personnage, VHN finit avec 56 PV plusieurs encolures de chameau devant ses concurrents qui seront départagés par la photo-finish (un naseau d’avance pour Bruno).

Table 6, dite « Massacre express » : rien de tel qu’un Shadow Hunters pour souder un groupe (issu des tables 3 et 4). Bon ici on a plutôt dessoudé, en particulier F-R qui en un tour a éliminé 2 joueurs à coups de mitraillette. Il emmène ses Hunters à la victoire, avec Xel-Allie dans leurs bagages.

Table 7, dite « L’heure du rut » : bien que la journée entamât sa dernière heure, les amateurs restaient enthousiastes et Tristan mettait en place Antler Island quand votre rédacteur prit congé. Il était aussi question de Codenames pour des amateurs en manque de double-sens et de gauloiseries.

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Séance de VENDREDI 09/12/2016 à St-Elivet

Ce vendredi, Kirk Douglas atteignait l’âge respectable de 100 ans, ce qui fait de lui l’une des dernières figures de l’âge d’or Hollywoodien encore en vie.

Cette période commença dans les années 1930. Au début, du fait de la baisse durable de la fréquentation des salles crées par l’irruption du sonore (hausse du prix d’entrée et des coûts de production), les bénéfices chutent, provoquant une situation financière catastrophique des compagnies de production. Pourtant, grâce notamment au système dit block-booking, Hollywood produisit plus de 5 000 films. Les années de guerre profitent du boom économique du pays et de la standardisation de la production. Jusqu’en 1946, révolutionnée par l’évolution téchnologique (films parlants, Technicolor), l’industrie cinématographie connaît une forte prospérité économique.

Après la guerre, le cinéma est soupçonné d’activités antiaméricaines par une Commission parlementaire (1947). La chasse aux sorcières détruisit la carrière de nombreux artistes. À la même époque, le système de production et de distribution est démantelé par le ministère de la justice, en application de la loi antitrust (1948): les compagnies doivent désormais séparer leurs activités de production et de gestion de salles (décret Paramount). De plus, le développement des agents casse le système qui liait les stars aux studios dont certains acceptent de donner une partie de leur profit à leurs vedettes. Les revenus chutent dès 1947, tandis que les coûts de production ne cessent d’augmenter, provoquant une diminution durable des recettes et du nombre des productions.

Connu pour son engagement démocrate, Douglas fut un producteur courageux à une époque où le cinéma américain était en proie au maccarthysme, notamment en engageant Dalton Trumbo, scénariste figurant sur la « liste noire d’Hollywood ». Plusieurs de ses films abordent des thèmes sensibles, comme la Première Guerre mondiale avec Les Sentiers de la gloire, interdit à sa sortie dans beaucoup de pays européens, ou le western avec La Captive aux yeux clairs, La Rivière de nos amours et Le Dernier Train de Gun Hill, des films qui réhabilitent la figure de l’Indien et dénoncent le racisme. On peut aujourd’hui s’interroger: s’il était encore en activité, quel film produirait-il dans l’Amérique de Donald Trump ?

PHOTOS – Dans les coulisses des 100 ans de Kirk Douglas avec son fils Michael Douglas

Il y avait foule à St-Elivet. Le tout-Lannion ludique se pressait dans les allées du centre, on vint même de Guingamp et de Pedernec pour prendre part à la fête. Et pour dignement célébrer cet anniversaire, nous baptiserons chacune des tables jouées ce soir du nom d’un de ses films.

Table 1, dite « Première victoire » :

Première Victoire, produit et réalisé par Otto Preminger, raconte de façon spectaculaire la vie d’officiers de la marine des États-Unis et de leurs épouses à Hawaï au début de la Seconde Guerre mondiale. Un commandant de l’US Navy, qui a sacrifié sa vie familiale à sa vie militaire et a divorcé 18 ans plus tôt en laissant à son ex-épouse son fils de 4 ans, commande le croiseur Old Swayback, en mer lors de l’attaque de Pearl Harbor. Mis à pied pour ne pas avoir respecté le règlement qui demandait de faire des zigzags (afin d’économiser son mazout) et de ce fait avoir été torpillé par un sous-marin japonais, il se voit finalement confier une première opération difficile contre les japonais. Il rencontre son fils, qu’il n’a pas vu depuis 18 ans, et qui lui réserve un accueil glacial. Arriviste, celui-ci est affecté sur une vedette lance-torpilles uniquement pour progresser rapidement et être affecté à un poste d’état-major avec l’aide de l’influence de sa mère. Par son exemple, et non par des discours, il réussira à le remettre dans le droit chemin et même à se sacrifier.

Tristan a encore apporté Food Chain Magnate, sa dernière acquisition, et un jeu où il cherchait encore sa première victoire. Malgré la coriace opposition de trois arrivistes (Thomas, Bruno, et Paul), il parvint ce soir à les remettre dans le droit chemin, et les torpiller sans états d’âme. Sa recette ? Une implacable combinaison entre Pricing manager (qui fait gagner les commandes grâce aux prix bas) et CFO (qui, ensuite, augmente les prix de 50%) : imbattable, et à retenir !

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Table 2, dite « Le phare du bout du monde» :

Le Phare du bout du monde est un film américain adapté du roman éponyme de Jules Verne en 1971. Trois hommes sont chargés de surveiller un phare au cap Horn, en 1865. Jusqu’au jour où un bateau de pirates débarque. Deux des gardiens sont tués ; l’autre s’enfuit et assiste, impuissant, à la mise en place du terrible plan des pirates.

Dans Mombasa, chaque joueur investit dans des compagnies basées à Mombasa, Cape Town, Saint-Louis ou Le Caire et étend son réseau de comptoirs commerciaux à travers tout le continent africain. Le jeu se déroule en 7 manches qui comprennent chacune trois phases: la planification des cartes d’action, jouées en simultané, la phase d’action et enfin l’entretien. Il y a un mécanisme original de report des cartes jouées d’un jour sur l’autre, et, surtout, de développement des 4 comptoirs, dont on peut acheter des parts (actions), qui, à l’image du mécanisme d’Imperial, se valorisent au fur et à mesure de leurs conquêtes, et que l’on peut visualisr sur le cliché ci-dessous. Mais le jeu comporte d’autres façons de gagner des points: une mine de diamants, une piste de la connaissance tapissée de livres, et, enfin, des pièces d’or.

Au final, la victoire alla à Xel (119), qui avait le mieux équilibré ses positions, gagnant des PV un peu partout (20, 6, 15, 12, 21, 25, 20). Elle devança Neox (102), qui, malgré un score canon en diamants (40), pêcha par manque de lecture (0 PV sur les livres), et Camille (77), aux scores équilibrés mais sans coup d’éclat. Quant à VHS, il avait beaucoup misé sur le comptoir de Mombasa, mais ses 4 parts ne furent valorisées que 12 PV, ce qui l’entraîna au fond du classement (57).

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Table 3, dite « La rivière de nos amours » :

Dans La rivière de nos amours, qui campe l’Oregon de 1870. l’éclaireur Johnny Hawks, qui connaît bien la culture indienne, est envoyé auprès de Nuage Rouge, chef des Sioux pour lui demander l’autorisation de faire traverser un convoi sur son territoire. Mais deux renégats, à la recherche d’une mine d’or, assassinent Loup Gris, un membre de la tribu.

A la table de Colt Express nous retrouvons Axel, Jocelyn venu en famille avec la rivière de ses amours (Aude et Sacha), et reparti victoire en poche, Joan et Julien. Les mêmes enchaînent ensuite sur un Boss monster dont l’issue fut incertaine.

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Table 4, dite « L’homme qui n’a pas d’étoile » :

Dans L’Homme qui n’a pas d’étoile, deux hommes arrivent dans une petite ville de l’Ouest, où ils cherchent du travail. Ils sont embauchés par le contremaître d’un ranch dont la propriétaire, Reed Bowman, s’y entend à mener ses affaires. Elle a pour voisin Tom, qui décide de clôturer ses terres de fil barbelé, pour les protéger du bétail en divagation. Mécontente du contremaître, Reed le renvoie et nomme à sa place Dempsey qui n’apprécie pas – il en a souffert autrefois – cette pose de clôture, déclenchant l’affrontement avec Tom et ses hommes.

Star Wars Rebellion se passe à une époque de guerre civile. Les derniers vestiges de la Vieille République ont été balayés, et l’Empire a imposé le règne de la terreur sur la galaxie. L’Empire écrasera-t-il la Rébellion en un seul coup ? Impossible de connaître l’issue de ce combat sidérant entre Olivier et Mickaël, dans l’ambiance feutrée de l’espace intersidéral du rez-de-chaussée.

Table 5, dite « Règlements de comptes à O.K. Corral » :

Dans Règlements de comptes à O.K. Corral, un western inspiré des faits réels de la fusillade d’O.K. Corral,  le shérif de Dodge City débarque à Fort Griffin, petite bourgade de l’Ouest sous l’autorité de l’un de ses amis, le shérif Cotton Wilson. Il déchante lorsqu’il apprend que son ami a retourné sa veste et a laissé Clanton s’échapper. Il tente malgré tout d’en savoir plus auprès d’une figure notoire de la région, le célèbre joueur de poker dit « Doc Holliday » mais celui-ci l’éconduit froidement.

A Scythe, un jeu qui se déroule dans une histoire alternative pendant les années 20, les joueurs représentent l’une des cinq factions et tentent de faire fortune et de prendre possession des terres autour de la Factory. Du règlement de comptes en perspective pour une bataille entre Mr. Jack et deux Nicolas.

Table 6, dite « Vingt mille lieues sous les mers» :

Vingt mille lieues sous les mers, adapté du roman éponyme de Jules Verne, fut la première grosse production des studios Disney réalisée en prise de vue réelle. Un film où depuis quelque temps, sur tous les océans du globe, les navires sombrent dans d’étranges circonstances. Les rescapés de ces naufrages en attribuent la cause à un mystérieux monstre qui éperonne les vaisseaux. À San Francisco, le professeur Pierre Aronnax, accompagné de son domestique et de son harponneur, embarquent à bord d’une frégate affrétée par la marine américaine dans le but de traquer le monstre.

Pour leur part, Nourdine, Julien de Paimpol, Guillaume et Mickaël se lancent dans un Fortunes de mer, un jeu de l’époque où les pirates font reigner leur loi et où de pauvres commerçants tentent de faire fortune. L’histoire ne dit pas qui a su tirer son harpon du jeu.

Table 7, dite « Les sentiers de la gloire » :

Inspiré de faits réels, Les sentiers de la gloire, plus qu’un film sur la première guerre mondiale, est un film antimilitariste qui dénonce les comportements de la haute hiérarchie militaire et met en évidence la résistance désespérée d’un homme, le colonel Dax, joué par Kirk Douglas. À la différence du film de guerre classique, l’affrontement n’est pas entre deux camps ennemis mais entre les officiers généraux et les soldats d’un même camp, les uns jouant leur promotion, les autres leur vie. D’ailleurs on n’y voit pas d’Allemands. Sorti en 1957, le film est perçu comme une critique directe de l’armée française, par la cruauté des scènes finales et la satire violente des états-majors français. Sous la pression et la menace de représailles d’associations d’anciens combattants français et belges, le gouvernement français, alors plongé dans les remous de la guerre d’Algérie, proteste et insiste pour qu’il soit déprogrammé. Devant l’ampleur du mouvement contestataire, les producteurs du film décident, par auto-censure de ne pas le distribuer en France. Ce n’est que dix-huit ans plus tard, en 1975, que le film sera finalement projeté en France.

Et en cette fin de nuit, à la table de Splendor, Jeff invita Maria et Richard à découvrir la gloire d’une époque disparue.

Table 8, dite « Seuls sont les indomptés » :

Kirk Douglas disait, au sujet de « Seuls sont les indomptés », son film préféré : « Le thème de l’individu broyé par la société me fascine. Il s’agissait d’un cow-boy moderne qui vit toujours selon le code moral du Far West américain. J’ai eu tout de suite envie d’en tirer un film. J’ai joué dans soixante-quinze films, j’en ai produit beaucoup et j’ai entendu parler de plus de films encore, mais, à ma connaissance, c’est la seule fois où un scénariste a écrit du premier coup un scénario parfait : un premier jet, et aucune révision. »

A la table de Cash ‘N Guns, Maria termina indomptée, seule en vie, et matant tout son peit monde: Richard, Dom, et François-René, pour la servir.

Description de cette image, également commentée ci-après

Table 9, dite « Illusion » :

Dans Illusion, le dernier film de Kirk Douglas, un réalisateur de cinéma autrefois très puissant, se rapproche de la fin de sa vie. Comme il attend la mort, il se glisse dans un «rêve» où est représenté trois « extraits » du film de la vie de son fils. Suspicieux d’abord, puis curieux, et, finalement, captivé, il regarde la croissance de son fils de la préadolescence à l’âge adulte, et comment son fils poursuit l’amour de sa vie, Isabelle. Lors des « extraits » où le fils court après son amour, la voix off du père ne cesse de dire à son fils que c’est quelqu’un d’inutile et d’indésirable. Le vieil homme découvrira à la fin une vérité surprenante sur son fils et lui-même.

A la table de 7 Wonders: Duel, Nicolas II et Tristan ont pris le temps de revisiter les sept merveilles du monde, mais qu’en ont-ils retenu ?

Table 10, dite « Liaisons secrètes » :

Dans Liaisons secrètes, une femme délaissée par son mari fait la connaissance de son voisin, et au fil des rencontres devient sa maîtresse. A la table de Codenames, il s’agit aussi d’établir des liaisons secrètes, mais surtout de les faire connaître. Pas facile avec des équipes aussi hétérogènes que les Bleus (Joan, Xel, VHS, Nourdine, Thomas) et les Rouges (Julien, Dom, FR, Axel, Paul).

Dans la première manche, les rouges construisent une victoire méthodique, que les bleus, après un parcours maîtrisé, ponctué notamment d’un César 2 (Chef, Salade), essaient d’enrayer dans un ultime coup de poker avec un Hôtesse 3 (Pillier, Ampoule, Charme) qui suscite l’incompréhension (bon, il est vrai que quand on regarde la composition de l’équipe des bleus, on s’imagine que la fréquentation des bars à hôtesses n’est pas leur occupation récurrente). La justification de ce coup est qu’avec les deux mots rouges restants, Col et Entrée, VHS avait deviné que le maître-espion rouge, FR, allait proposer Utérus 2, ce qu’il fit précisément, malgré l’interrogation ingénue formulée par un membre des rouges « Il y a une entrée dans un utérus ? ».

Après, un autre s’exclama « Le loup, il y a longtemps que je ne l’ai pas vu », c’était à propos d’une obscure Obscurité. On s’interrogea aussi si l’animal en question était hémophile, à l’instar de la Taupe, à qui l’obscurité convenait, ou encore si des griffes pouvaient être en ivoire… Bref, cette séance de zoophilie se termina une fois encore dans le rouge.

La dernière manche vit les bleus sauver l’honneur, bien qu’ils ne devinassent point que le génie des croissants était forcément un artisan, ni qu’Etoilé se apportait à Génie plutôt qu’à Aube, et enfin que l’Eglise avait un Sommet et non un Plan. Strangers when we meet…

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Séance de MARDI 06/12/2016 à St-Elivet

Petite jauge à PC ce mardi soir placé sous le signe des jeux coopératifs. En guise d’apéritif, quelques joyeux drilles s’échauffent avec Pyramide d’animaux (aka Tier auf Tier) joué dans sa variante dite canadienne avec moins de hasard que la version standard. Un jeu où la coopération n’exclut pas les crocs-en-jambe, et où il faut des yeux vifs et une main qui ne tremble pas, autant dire que les jeunes sont avantagés. Et c’est la toujours jeune Christel qui s’en tire le mieux. C’est aussi un jeu ou on peut régler des comptes à coups de mouton et où on découvre l’ophidiophilie de certain trésorier.

Tier auf Tier

Table 1, dite « Balles traçantes » : à ma gauche, du combat coop avec un nouveau scénario du récent V-Commandos, l’attaque d’une base sous-marine. L’escouade comprend F-R, Nicolas-2, Frank, Nourdine et Mickaël. Mission réussie, avec relevé au cours du debriefing un N2 russe tirant gaiement dans le tas et un personnage de « passe-muraille » particulièrement intéressant.

Table 2, dite « Tables tournantes » : à ma droite, une assemblée d’anciens et de nouveaux membres décide de faire un Mysterium : Baptiste-il-me-manque-encore-des-cotises, Audrey, Neox, Xel, Ivan, Xandra et VHN. Xandra qui connaît déjà le jeu assure le rôle de fantôme (difficulté « moyenne »). Certains mediums progressent rapidement tandis que d’autres tâtonnent, mais le solide esprit d’équipe qui règne permet à chacun de prendre connaissance d’au moins 2 des 3 visions finales. Avec un bel ensemble, les votes se portent presque unanimement sur un mauvais coupable. Seule Xel avait vu clair, mais dans la lande écossaise, on ne vous entend pas crier.

La fin de soirée fusionne les deux tables autour d’un petit Codenames. Audrey découvre le jeu et apprécie le challenge d’être le maître-espion. Avec un peu de finesse et de chance, l’équipe « des filles » ne fait qu’une bouchée d’une équipe « des garçons » moins inspirée. Comment ça, « radio » et « énergie » (ou NRJ) n’ont rien à voir ? un jockey doit-il évoquer un nain et des toilettes un meurtre à l’arbalète ?

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Séance de VENDREDI 02/12/2016 à St-Elivet

Cela fait partie des coïncidences de l’Histoire. Le 2 décembre 1805, un an précisément après son sacre à Notre-Dame de Paris, Napoléon Ier affronte les troupes d’Alexandre Ier, tsar de Russie, et de François II de Habsbourg-Lorraine, à Austerlitz, en Moravie. Sa victoire éclatante à la « bataille des trois empereurs » a contribué à forger la légende de « l’Aigle ». C’est en mémoire de ces deux dates, et pour rappeler sa filiation familiale et historique à une période faste pour la France, que Louis-Napoléon Bonaparte déclenchera son coup d’Etat le 2 décembre 1851. Président de la Seconde République depuis 1848, il profite d’un biais institutionnel dans la Constitution pour créer une crise politique. Malgré les oppositions violentes et les pressions, le coup d’Etat réussit et les Français décident de soutenir le nouveau régime autoritaire. Le 2 décembre 1852, le Second Empire est proclamé.

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Quelques temps plus tard, à St-Elivet, de farouches batailles éclataient, qui vous seront narrées ci-après, penché sur les épaules du poète à la barbe fleurie…

Table 1, dite « Burger imperator » : Tristan a apporté Food Chain Magnate, et, épaulé de Thomas, il compte bien faire rendre leur graisse à Paul et à Jeff. Mais ces derniers ont tellement bien digéré les règles qu’ils le laissèrent mariner, bon dernier, et, au bout d’une guerre commerciale de plus de trois heures, c’est Paul qui coiffera la toque de l’empereur des burgers.

Table 2, dite « Campagne d’Arctique» :  L’âpre hiver fondait en avalanche. Au seuil des bivouacs désolés, on voyait des clairons à leur poste gelés. Et sur eux, Dom, Axel, Xel, Julien, et votre serviteur voyaient se ruer, effrayants, ténébreux, avec des cris pareils aux voix des vautours chauves, d’horribles escadrons, tourbillons d’hommes fauves. Dom, qui restait, croyant à son étoile, accusait le destin de lèse-majesté. Tous furent miraculés d’Arktic Skavengers, et leur bouche, d’un seul cri, dit : vive l’empereur !1 En l’occurence, l’empereur fut une impératrice, car cette lutte pour la survie se terminera dans un mouchoir de poche saisi par le gel par la victoire de Xel 33, devant Julien, 30, Axel & VHS 28, et Dom 26.

Table 3, dite « Mise à sac » : A la table de Seafall nous retrouvons François-René, Laurent, Nourdine et Julien (de Paimpol), qui s’impose comme l’empereur du pillage à travers les mers. La main qui de ces noirs rivages disposa les sites sauvages et d’effroi les voulut couvrir, les fit si terribles, peut-être, pour que Bonaparte y pût naître, et Napoléon y mourir!2

Table 4, dite « Indécidable» : Des recherches portant sur l’ADN de Napoléon III montrent que celui-ci n’est pas, génétiquement, le neveu en lignée paternelle de Napoléon Ier, puisqu’il appartient à un haplogroupe du chromosome Y différent de celui de Napoléon, et font naître l’hypothèse soit qu’il serait  un enfant adultérin, soit que son père l’était. Une seule chose reste sûre, à cette table de Via Nebula, deux couples de jumeaux furent formés: Jacques « le mineur » et Michal (à 25), contre Jacques « le majeur » et Guillaume, tous deux 19. Ils furent départagés par leurs chromosomes.

Table 5, dite « Tempête du désert » : Gael, Elaine, Marion et une autre demoiselle (nouvelle en ces lieux ?) se lancent dans Splendor, et Le désert interdit. A l’instar de Napoleon après la campagne d’Egypte, ils ne repartirent pas les mains vides.

Table 6, dite « Bouchère » :  Olivier, Mickaël et Nicolas II se lancent dans un Blood rage, rendant un hommage de saison au sanguinaire.

Table 7, dite « Jeunesse éternelle » : La table 2  se reconstitue pour entamer un Colossus arena, sous l’égide d’Axel. Un jeu original, opposant des gladiateurs exceptionnels, et où les joueurs parient sur des créatures fantastiques qu’ils espèrent voir triompher. Il s’agit donc ici de faire des paris, d’autant moins lucratifs qu’ils sont tardifs, ce qui rappelle l’univers délétère de Lemming mafia, même si le thème n’a rien à voir, car nous sommes ici plutôt dans le décor de la Rome antique. A travers Axel, c’est la jeunesse qui triompha avec 18 PV, devançant Xel, 14, Dom, 12, VHS, 10 et Julien de Lannion, 6. A l’instar de l’aiglon vu par Hugo, éperdu, l’œil fixé sur quiconque était roi, comme un aigle arrivé sur une haute cime, il cria tout joyeux avec un air sublime : L’avenir ! l’avenir ! l’avenir est à moi ! 3

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Table 8, dite « Coltus interruptus » : Alors que se constitue une table de Colt express, François-René et Nourdine s’en échappent pour rejoindre la Table 9. Guillaume, Jacques le mineur, Marion et Nicolas II affinent leur partie pour en faire un plan à quatre.

Table 9, dite « Gros membre, gros doigt, grosse claque » :  En épilogue de cette soirée, une table de Codenames, oppose les Rouges (Axel, Nourdine, Xel et François-René) aux Bleus (Dom, Julien de Lannion, Gael et VHS). Une partie où qui vous devinez donne le ton en exhibant une Erection, indiscutablement associée à Membre et Bande, et celui que vous ne soupçonnez pas enchaîne, parlant d’un membre (de PC) absent de la soirée et dont on se demandait où il était: « Je ne sais pas, je ne suis pas dans son slip », à quoi il s’entendit répondre « Et pourtant, il y a de la place ».

La première manche se traduisit par un rare sans-faute, les équipes n’étant départagées que par l’unique mot à 3 proposé par les rouges, qui était en l’occurence Cidre, et donc la Goutte fit donc déborder la manche en leur faveur.

La seconde manche fut marquée par l’incident du « gros doigt ». Au moment décisif, qui devait faire gagner son équipe, votre modeste narrateur mit son doigt par erreur sur la mauvaise tuile (qui, circonstance aggravante, était l’assassin). Cet incident exceptionnel se rencontre parfois en finance: il est par exemple évoqué pour expliquer le crash éclair sur le Dow Jones du 6 mai 2010, imputé à une erreur de saisie de la part d’un trader qui aurait saisi un ordre de vente de titres Procter & Gamble avec un « B » pour billions au lieu de « M » pour millions, information jugée crédible, le titre ayant vu son cours chuter de plus de 37 %.

Notez que dans les cas avérés de « gros doigt », les autorités de marché annulent en général les transactions imputables à l’erreur. Hélas, un tel fair play ne caractérisa pas la réaction des rouges, qui s’empressèrent de valider le choix, dévoilant l’assassin, et scellant le sort d’une manche qui était de toute façon maudite  après des tentatives répétées des Bleus de tourner en vain autour du même thème (Aérien, Volant et Volante) !

La troisième manche ne connut pas d’issue différente, les bleus étant ici piégés par un Emprisonnement trop subtil, dont ils ne réussirent jamais à dévoiler le troisième terme, après les évidents Cellule et Coffre (était-ce Londres pour la prison, les Fers qu’on met au pied, le Boulet des chaînes, ou le Casse qui mène à la prison ? Rien de tout cela, il fallait penser à Salade, et surtout à son panier !)

Et les Bleus, défaits 3-0, de déclamer aux Rouges ces vers des Châtiments :

Faquin ! – Tu t’es soudé, chargé d’un vil butin,
Toi, l’homme du hasard, à l’homme du destin !
Tu fourres, impudent, ton front dans ses couronnes !
Nous entendons claquer dans tes mains fanfaronnes
Ce fouet prodigieux qui conduisait les rois 4

Notes :
1. L’expiation
2. Les deux îles
3. Eternels éclairs
4. Napoléon III

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Séance de VENDREDI 25/11/2016 à St-Elivet

Léon Zitrone partage avec mon père la curiosité statistique d’être venu au monde et d’en être parti le même jour, pour lui il s’agissait du 25 novembre. Entre 1914 et 1995, cet émigré russe, polyglotte et érudit, fit les beaux jours d’Intervilles, du turf, du tour de France et plus généralement de tous les défilés, comémorations et cérémonies en tout genre, au point d’incarner à lui seul une époque de la télévision, l’ORTF. De Gaulle a d’ailleurs dit à ce sujet : « Léon Zitrone est peut-être plus connu que moi ».

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Eh bien mesdames et messieurs, je suis actuellement en direct du centre St-Elivet à Lannion, dans les Côtes du Nord, où on nous annonce un événement tout à fait exceptionnel. En effet, à la Table 1, Tristan, un jeune adhérent de l’association Parties Civiles est sur le point de nous dévoiler sa toute nouvelle acquisition, le jeu Food Chain Magnate.

Ne vous fiez pas au tee-shirt que vous le voyez porter sur ces images et qui célèbre la pétanque, nous parlons là d’un récent opus de l’éditeur néerlandais Splotter, un jeu ma foi aussi complexe qu’abouti et qui nécessite un certain apprentissage que notre jeune adhérent semble avoir parfaitement maîtrisé.  Ce jeu a recueilli un grand succès dans le petit monde des amateurs de jeux sophistiqués, remporté de nombreux prix, au point qu’il est désormais épuisé. C’est donc aujourd’hui une rareté, à l’image, il faut bien le dire, de la plupart des productions de Splotter, et c’est pourtant un exploit, car il faut savoir que cet éditeur tourne seulement avec deux personnes, et qui ne sont même pas des employés car ils ont un autre travail dans la journée. Je vois autour de Tristan un quintett d’adhérents fidèles de cette association : Dominique, Thomas, Xel et François, qui ont donc l’honneur de s’inviter dans votre salon pour vous présenter en direct les arcanes de ce jeu, dont son heureux possesseur est actuellement en train de nous expliquer les règles.

Alors si l’on s’approche de la boîte avec notre caméraman, on voit un design tout a fait réussi, je dirais vintage, qui nous replonge dans l’ambiance des années 1950 aux Etats-Unis, au tout début de l’âge d’or du fast food. Car à ce jeu, voyez-vous, vous êtes le propriétaire d’une chaîne de restaurants que vous allez gérer tout au long de son cycle de vie, en recrutant des employés, en faisant de la publicité par divers moyens, en cuisinant bien entendu, et en attirant les consommateurs. On est tout à fait dans l’ambiance, voyez d’ailleurs ces cartes milestone qui vous récompensent lorsque vous êtes le premier à faire quelque chose de remarquable et qui vont jouer un grand rôle dans le jeu. Je vois déjà Thomas recouvrir son espace de ces cartes, et Dominique n’est pas loin. Le jeu est tout nouveau mais voyez-vous, avec une telle brochette de passionés, les règles sont assimilées en un temps record n’est-ce-pas, c’est absolument fascinant.

Nos entrons maintenant dans le coeur du jeu: on poste des publicités, on vend ses produits, et on choisit les meilleurs emplacements. Je vois Tristan prendre un certain leadership sur le jeu, il est allé jusqu’à louer un avion pour innonder le quartier de ses publicités de pizza, mais dans le fond de la table, Dominique en casaque grise fait feu de tout bois avec ses promotions et ses serveuses, et accumule les $ en vendant ses limonades et ses burgers, ces petits pains ronds remplis de viande qui font les délices de nos amis américains. Il mange en quelque sorte la laine sur le dos de François, qui semble, il faut bien le dire, assez loin d’avoir assimilé la stratégie gagnante, même si je le vois dans un effort héroïque ouvrir un deuxième restaurant juste en face de celui de la casaque grise, et même peut-être un troisième. Observez au passage la qualité du matériel et des illustrations: comme il semble loin le temps où Splotter expédiait ses jeux dans des boîtes de cassettes vidéo pour économiser de l’argent !

C’est maintenant la phase des salaires, car il faut bien payer tous ces employés, même si certains sont souvent à la plage, et je n’invente rien car je l’ai lu dans les règles. Et Tristan est incapable de payer ses recrues: il doit les licencier avec pertes et fracas, est-ce le tournant du match pour lui qui semblait si bien parti ? La casaque jaune de Thomas me semble bien en jambes pour virer en tête, mais Dominique ne va-t-il pas profiter des énormes volumes de réclame lancées par Tristan pour des parts de pizza qu’il sera incapable de produire faute d’avoir des cuisiniers à son service  ?  Mais oui c’est bien ce qui se passe Mesdames et Messieurs, la casaque grise opère un retour du diable vauvert et coiffe au poteau très largement ses poursuivants !

Regardez d’ailleurs la table d’arrivée après trois heures de bataille sans merci: 1. Dominique 251, 2. Tristan 98, 3. Thomas, 96 ! Quel tiercé étonnant alors que Xel avec 65 et François à 27 peinent à figurer sur la photo finish dont il ne sera absolument pas nécessaire d’attendre le développement pour célébrer le triomphe absolu de Dominique sur cette partie, lui qui ne connaissait pas les règles du jeu en début de soirée et qui est parvenu, sous vos yeux admiratifs, à damer le pion à tous ses opposants ! Voilà une partie qui fera date et je crois que l’on reverra de nombreuses fois ce jeu dans les séances de cette fort sympathique association !

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Alors que les clameurs s’éteignent, je n’ai qu’à pivoter sur moi-même pour découvrir à la Table 2 le démarrage d’une campagne d’Assaut sur l’empire. Je reconnais ici Laurent, Mickaël, Jack, Nourdine, et Nicolas II et je m’approche de François-René, pour lui demander l’issue de cet assaut, et il me répond: « J’ai explosé les vachettes », un fort bel hommage à Intervilles, dont il est, me souffle-t-on, un admirateur tout à fait inconditionnel !

A la Table 3, c’est le jeune poulain Axel, donné à 18 contre 1, qui s’impose avec 55 à Mission Planète rouge, où il fallait jouer dans l’ordre Julien (38) et Jeff (29), un tiercé que vous complèterez avec Elaine (25) pour le quarté et Gael (23) pour un quinté que personne n’avait vu venir dans cet ordre.

Table 4, nous avons eu un duel à Fief entre Michal et Olivier, qui se sont associés pour pourrir la vie de Neox et Camille, mais comme il y a une morale dans tous ces jeux, nous le découvrons ensemble ce soir, ils ont échoué !

La Table 5 vient d’opposer dans l’univers très particulier de Hit z Road Nicolas II, Michal, Nourdine, et François-René. Ce dernier est nous dit-on le seul survivant, et donc le seul à même de nous en narrer le déroulement et nous déclare: « Rester debout dans la tournette, c’était pas donné aux mous du genou », ce qui je crois résume on ne peut mieux cette partie.

Mais je rejoins désormais la Table 6, qui sera la conclusion de cette soirée, le déjà culte Codenames. Sur la gauche de votre écran, vous avez les rouges (François, Xel, Nourdine, François-René) et sur la droite les bleus, Thomas, Dominique, Nicolas II et Tristan. Nous avons là une partie exrêmement serrée que les bleus vont gagner deux manches à une, mais qu’ils auraient tout aussi bien ou perdre sur un dernier coup décisif, où, pour faire deviner Palme et Londres, un énigmatique pudding 2 sera lancé, qui orientera vers Couche (mot assassin). Oxford ou Ken Loach auraient fait gagner à coup sûr ! Dans cette partie où Régine (reine des boîtes de nuit) cotoya Mickeal Kael (qui se contenta pour cette fois d’un Bouc), ils auraient pu tout aussi bien gagner avant, perdant une autre manche sur un Lune 2 pour Jour et Croissant (Eclat fur proposé à la place de Jour), là où un Ramadan 2 aurait offert une victoire assurée. Mais, nous le savons bien, et je conclurai là-dessus cette soirée, l’histoire ne repasse jamais les plats.

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Séance de MARDI 22/11/2016 à St-Elivet

Ce soir c’était l’anniversaire de Scarlett Johansson (je me souviens de notre première rencontre, la scène d’ouverture de Lost in Translation). Elle n’a pas pu faire le déplacement de St-Elivet mais a envoyé un petit mot, baptisant chaque table du titre d’un de ses films.

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Table 1, dite « Les monstres à huit pattes » : une nouvelle fournée d’adhérents, Nicolas-2, Nourdine et Jack, découvre Evolution Climate avec Dom. Ils bricoleront des animaux avec des pattes, mais aussi des poils ou des carapaces, avec une propension à aller se cacher dans des terriers ou des trous boueux. En effet, c’est Nourdine qui endosse le rôle de prédateur en démarrant dès le premier tour avec une excellente combinaison Carnivore-Intelligence-Meute. Autant dire que les autres ont fait assaut de créativité en bardant leurs herbivores de traits génétiques décourageant les attaques (finalement, tout l’art dans ce jeu est d’être un peu moins vulnérable que le voisin).

En gardant des espèces de petite taille, on a pu voir des tours où quand Nourdine mangeait pour 1 jeton, les charognards opportunistes des autres joueurs avalaient 5 jetons ! Il y a eu peu de nourriture en milieu de partie tandis que malgré les tentatives de 2 joueurs sur 4 de créer une glaciation, le climat a varié dans une zone relativement clémente. Au total, VHN coiffe N2 de peu (43 PV de nourriture+24 d’animaux contre 39+25), devant Jack (20+30) et Nourdine (13+29, payant le fait d’être resté longtemps avec une seule espèce).

Table 2, dite « Lost in translation » : une table de Codenames inhabituelle puisqu’elle regroupe François-René, Frank, Mickaël, Jean-Yves et un groupe de visiteurs, qu’elle se lance dès le début de la soirée et qu’elle utilise le jeu VF du commerce. Pas facile pour une des visiteuses pour qui le français était une langue étrangère, et pas facile pour un F-R privé de ses repères habituels, au point qu’on ne connaît pas le résultat de cette partie.

Table 3, dite « The perfect score » : Nicolas-Neox, heureux possesseur depuis peu de la réimpression haut-de-gamme de Amun-Re, parvient à réunir du beau linge sur les rives du Nil : Xel, JiBee, Marvin et Olive. Rappelons qu’il s’agit là d’un jeu moins connu mais fort bon du prolifique Rainer Knizia. Malgré les calembours douteux, tout le monde passe un excellent moment (même Marvin si ! si !) et Nicolas, à défaut de réaliser un score parfait, finit juste dernière l’inévitable JiBee (qui avoue y avoir beaucoup joué à l’époque où il avait des cheveux).

Table 4, dite « Match point » : à Lords of Waterdeep, ce n’était pas vraiment un double mixte puisque Baptiste, Hélène, Yvan et Une-inconnue-que-nous-appellerons-X jouaient chacun pour soi, luttant pour devenir maître de la cité portuaire légendaire en envoyant leurs agents accomplir des quêtes. A la fin de la partie, et une fois les identités secrètes révélées, c’est Yvan qui gagne le match.

Table 5, dite « En bonne compagnie » : quand on plonge à la recherche des trésors des fonds marins à Deep Sea Adventure, il vaut mieux être en bonne compagnie (ici, Nicolas-2, F-R, Nourdine et VHN) vu que tous les scaphandriers partagent un réservoir d’air commun. Mais entre ivresse des profondeurs et appât du gain, les bonnes relations ne résistent pas longtemps. Et alors c’est l’expérience qui parle : F-R, le seul à être remonté vivant à 2 manches sur 3, remporte une victoire logique.

Et encore : on vit un Vincent de passage et, à l’étage, un couple jouer à Patchwork et à The City. Mais comme le disait Break up, l’album enregistré par Scarlett avec Peter Yorn en 2009, il était temps de se séparer.

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Séance de VENDREDI 18/11/2016 à la Ludothèque

Le 18 novembre 1793 ouvrait officiellement le Musée du Louvre, dans l’ancienne résidence des rois de France. L’assemblée révolutionnaire de la Convention avait décidé la création d’un « Museum de la République » où seraient mis à disposition du peuple collections royales et œuvres d’art confisquées aux émigrés et aux églises. Quelque 223 années plus tard, la Ludothèque mit à disposition du peuple de Parties Civiles un véritable musée du jeu, joyeux patchwork de  boîtes multicolores.

Impossible de recenser toutes les tables qui furent jouées lors de cette nuit féérique. Je me souviens de tendres murs pastel résonnant de rires d’enfants dans une ambiance de pré-Noël tandis que, dehors, soufflait le mauvais vent d’automne qui allait amener, à la faveur de la nuit, son cortège de flocons.

Je me souviens d’une table de A study in Emerald avec Tristan, Thomas, Michal, et Paul, ces deux derniers étant des Restaurateurs que Paul fit plonger dans les profondeurs du score, dont je sortis à ma grande surprise vainqueur, en tête de la coalition des Loyalistes avec 11 PV, devant Tristan (8) et Thomas (7). Je me souviens de la tête déconfite de Michal englué dans un tourbillon de cubes et de dés, lorsqu’il perdit son troisième et dernier point de vie (sur trois lancers !), mettant fin, à son soulagement, au guêt-apens où il s’était fourré.

Je me souviens que les mêmes enchaînèrent sur un La Boca, jeu reposant sur joyeux assemblage de pièces de bois peintes aux formes diverses, où deux joueurs coopérant à tour de rôle pour former un motif compatible de leurs deux points de vue de part et d’autre du plateau, gagnant d’autant plus de points qu’ils reconstituent ledit motif en le moins de temps, pour un podium en forme de mouchoir de poche (Paul, 27, Michal 26, Tristan 25).

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Je me souviens que s’ensuivit une table de Camelot où la victoire m’était promise, mais que Tristan s’adjugea sur le fil. Je me souviens du mauvais coup que nous fîmes à Thomas, le laissant gagner tout seul un tournoi rouge dont il n’avait plus l’usage.

Je me souviens d’un petit vélo à guidon chromé reposant à l’entrée de la salle, d’avoir vu Dom surgir de ce vélo plus tôt dans la nuit, puis, d’une geste scorfelienne, animer plusieurs tables de Diamant avec des ludopathes en herbe de plus en plus jeunes.

Je me souviens de Jeff, à la table d’à côté, expliquant doctement les règles de Kingsburg à ses  comparses, sérieux comme un prof avec ses lunettes carrées, et de Jacques et ses compères habituels bataillant à Scythe, indifférents à leur environnement comme s’ils avaient été copiés-collés depuis St-Elivet.

Je me souviens d’avoir vu dans des pièces attenantes des tables de Mysterium (dont l’issue restera mysterieuse), Rumble in the house (un joyeux b… je vous dis), et Conan où Mickaël, François-René, Nicolas II et Julien P. n’avaient pas l’air de déc….

Je me souviens de Joan explorant l’âge de pierre avec deux autres joueurs en attendant fièvreusement l’heure de Codenames. Quant cette heure fut venue, en exégète de Van Gogh, elle affirma non sans raison (voir la reproduction ci-dessous d’un autre Moulin de la galette) que Moulin devait compléter Tableau et Cadre dans le Van Gogh 3 lancé par Marina (nous en face, étions persuadés que c’était Docteur, mais finalement ce n’était ni l’un ni l’autre, c’était Pomme – une allusion érudite aux fameux Mangeurs de pomme de terre ?). Les bleus s’adjugèrent facilement 3-0 cette partie en deux sets gagnants qui fut prolongée en cinq sets après le « transfert » de Dom vers les bleus, qui ne changea rien à l’affaire. Je conclus un des sets par un renversement de sens sur Pompe, que j’avais d’abord associé à Tsahal, puis finalement à Clown. Paul réussit un joli bull’s eye en associant But et Oeil pour Cible 2, et un non moins superbe Verre 3 (Bouteille, Bar et Pied) que Dom déchiffra avec lucidité.

Je me souviens que les rouges ont passé le plus clair de leur temps à l’obscurcir, à l’image d’un mystérieux Pâté 2, que personne ne comprit vraiment, et qui visait Assiette et Mule….

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Je me souviens qu’on se dit qu’il fallait partir parce qu’il fallait bien que nos hôtes ferment un jour et qu’ils étaient trop affables pour nous mettre dehors. Je me souviens des courbes noires que laissaient les pneus sur le manteau blanc du bitume, et d’une maison, éclairée dans la nuit.

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Séance de MARDI 15/11/2016 à St-Elivet

Le 15 novembre 1793 (26 brumaire de l’An II), un décret de la Convention stipulait que tous les Français doivent manger le même pain : Tous les boulangers seront tenus, sous peine d’incarcération, de faire une seule sorte de pain : le pain égalité. La baguette de 80 cm et 250 g se généralisera après la seconde guerre mondiale, mais il y a belle lurette que le « pain égalité » n’est plus seul à occuper les fourneaux. 223 ans après et à l’heure où, de l’autre côté de l’Atlantique, un président peut être élu avec près de 800.000 voix de moins que son opposant, l’égalité n’est pas non plus à la fête. Le nouveau locataire de la Maison blanche mènera-t-il son pays à la baguette ? Quoi qu’il en soit, cette élection surprise aura mis sous le feu des projecteurs les « trumpismes », dignes héritiers des « bushismes », et dont le plus célèbre a même donné lieu à un jeu représenté ci-dessous. Nous en baptiserons les tables jouées ce soir en honneur de l’heureux élu, et je conclurai cette introduction par un américanisme bien connu: « So help him God ».

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Table 1, dite « I try to learn from the past, but I plan for the future by focusing exclusively on the present » :
Xel, Jean-Yves, Bruno et VHS découvrent le tout nouveau Evolution Climate que Dom et Frank ont inauguré il y a peu, et déjà abondamment présenté ici par le premier cité. A la relecture de ce premier CR, je ne peux m’empêcher de revisiter la phrase qui dit « les carnivores se nourrissent des autres animaux (y compris ceux de leur propriétaire s’il a mal calculé son coup) »: c’est en effet précisément la stratégie qui m’a conduit à une victoire de prestige. En effet, rapidement possesseur du seul carnivore du jeu (en dehors d’une créature mal aboutie de Frank que je m’empressai de dévorer en début de partie), je me trouvai confronté à une armée d’herbivores hyper-protégés, notamment avec le redoutable trait Symbiose, qui est à mon avis l’une des cartes les plus puissantes du jeu, en tous cas en l’absence de l’Intelligence qui ne sortit pas à cette partie. Je fus donc tout aussi rapidement réduit à me nourrir sur ma propre bête, mais ce n’est pas une stratégie si mauvaise: elle permet, au prix d’un point de population, de rassasier rapidement son carnivore et donc d’engranger des points…. Ainsi, chassant en meute (encore un trait très puissant), je réussis à conserver l’ascendant sur Jean-Yves, dont les 2 herbivores, protégés comme un coffre-fort Suisse, s’empiffraient sans vergogne. Côté climat, il a suffi d’enfiler une polaire en fin de partie, pas de quoi faire frissonner un mammouth. Au final, je domine donc sur les deux tableaux (nourriture + plateau de jeu), avec 45 (31+14), devançant donc Jean-Yves, 39 (28+11), Xel, 35 (27+8), Bruno, 34 (22+12), Dom, 32 (25+7), et enfin Frank, 16 (9+7). Les deux derniers du classement furent donc aussi les seuls à connaître le jeu, et,  s’ils ont essayé d’apprendre du passé, ils trouveront surtout matière à apprendre du présent ! Une partie très enlevée pour un jeu prometteur, et où des visiteurs de passage ont pu relever des interpellations étranges, sorties de leur contexte, comme « Mets ta graisse  » !

Table 2, dite « Nobody builds walls better then me » :
Camille se frotte à Nicolas-Neox, François-René, et Mickaël au royaume de Kingsburg. FR ceint ses reins pour la bataille et l’emporte de haute lutte avec 55 PV, reléguant Mickaël à 10 longueurs, et les autres à quelques coudées de plus. Les murs du château n’ont pas de secrets pour lui.

Table 3, dite « Perhaps the most important thing I learned at Wharton was not to be overly impressed by academic credentials » :
Noureddine s’attaque à Jibee & Jack à Roll for the galaxy, et, s’il n’a pas été impressionné par les titres académiques de ses adversaires, il ne s’en est pas moins incliné dans un hommage présidentiel très à propos.

Table 4, dite « Good publicity is preferable to bad, but from a bottom-line perspective, bad publicity is sometimes better than no publicity at all » :
Dans le confort douillet du RDC, Baptiste corrige Jérôme, Nicolas II et Yvan à Keyflower. Nous ne donnerons pas plus de publicité, bonne ou mauvaise, à cette leçon de choses.

Table 5, dite « My leverage came from confirming an impression they were already predisposed to believe » :
Dire aux gens ce qu’ils sont disposés à entendre, c’est une définition possible de la démagogie, mais aussi une stratégie victorieuse à Codenames. Dans son format maintenant classique en deux manches gagnantes, mais en format commercial, nous retrouvons côté Rouges Xel, F-R, et Nicolas II – en face, JiBee, Jean-Yves, Dom et VHS. Votre humble maître-espion entame la partie sur un Dark Vador 3 (Hollywood, Gorge, Fantôme) qui suscite de lâches railleries auxquelles il ne peut répondre, étant silencieux et impassible. Le point débattu fur notamment celui-ci: Dark Vador est-il un fantôme ? Peut-être pas, mais les thuriféraires de Star Wars ont-ils pensé un instant au titre du premier opus ? Il s’agissait bien sûr de La menace fantôme… Bref, mes coéquipiers trouvèrent le moyen de faire chou blanc sur cette proposition, en désignant Espace ! Le mot suivant, Bouquet 2 (Rose, Ensemble) ne rencontra pas un grand succès. Pourtant, ils s’adjugèrent la manche, les rouges trébuchant sur Héros, le mot assassin, qu’ils associèrent imprudemment à Justice. La seconde manche fut une formalité, les rouges sous la houlette d’une maître-espionne peu inspirée, étant en perdition pendant que JiBee enchaînait les petites combinaisons de 2 mots sur un train de sénateur, provoquant une interrogation comique: Marée doit-il être associée à Rat ? Non, bien sûr, c’était Cycles, foi de météorologue ! Mais le plus drôle est que Rat était bel et bien un mot bleu, la partie se finissant sur un Souris 1 sans ambigüité…

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Séance de VENDREDI 04/11/2016 à St-Elivet

Tel un phénix, le bon génie OuiMite était de retour en ce début novembre pour annoncer une belle séance avec près de 20 joueurs, de la nouveauté et de la diversité. Passons rapidement sur les rumeurs, rapidement démenties, comme quoi NIP boulotterait à l’occasion ses collègues de bureau pour arriver au récit de la soirée.

Table 1, dite « je suis Darwin » : Nicolas-Neox, Frank, Joan et VHN découvrent le tout nouveau Evolution Climate (version enrichie de Evolution publié il y a 2 ans, lui-même un jeu dérivé mais largement refondu par son éditeur américain de Evolution, the origin of species par l’éditeur russe Rightgames, ancêtre donc du jeu de ce soir… et que l’on trouve dans l’armoire de PC. La boucle est bouclée et nous voila déjà dans le thème).
Pas de cubes sans âme dans ce jeu mais un thème fort : on doit développer (en leur ajoutant des traits génétiques) et faire prospérer (en les nourrissant pour augmenter leur population) ses espèces animales. Oui mais la lutte pour la survie est impitoyable : les herbivores sont en concurrence pour se partager un pool de nourriture commun tandis que les carnivores se nourrissent des autres animaux (y compris ceux de leur propriétaire s’il a mal calculé son coup). Et comme si cela ne suffisait pas, les joueurs ont le moyen de faire évoluer le climat de la planète, rajoutant une couche d’imprévus et de contraintes venant contrarier le fait de faire croître et multiplier leurs petites bébêtes. Que dire d’autre ? que le matériel est illustré de magnifiques aquarelles psychédéliques et que le pion de premier joueur est un chouette diplodocus.
Evolution ClimatePour cette première partie, Frank a joué rapidement la carte du prédateur (mais au détriment de ses autres espèces) avec son Carnivore-Rongeur-Chassant en Meute-Intelligent. Malgré la tentative de Neox de lui mordre les mollets, il finit par devenir une machine à tuer qui parvenait à chaque tour à trouver une victime parmi la demi-douzaine d’espèces des autres joueurs. Face à lui, les trois autres joueurs ont fait assaut de combos et de traits défensifs pour décourager une attaque par le Frankausore. Côté climat, à part une mini ère glaciaire en milieu de partie, il resta dans une zone relativement habitable. Au final, les bons gros herbivores de VHN arrivent à se nourrir avec régularité et finissent avec 50 PV juste devant les 3 espèces de Joan qui avait passé la partie à râler mais a accumulé 46 PV. Suivent Neox (37 PV) et pour finir Frank (32 PV).

Table 2, dite « le roi Hiram » :  Jeff, Marie-Anne, Jean-Baptiste et Julien-Lannion, pour certains fondateurs de l’empire PC, s’affrontent à Mare Nostrum Empires. Sauf erreur, c’est Jeff qui l’emporte coiffé de la couronne des Phéniciens.

Table 3, dite « Jack Aubrey prend la mer » : Julien-Paimpol, François-René et Laurent inaugurent une campagne de Seafall, dernier membre de la famille legacy qui depuis quelques années renouvelle le jeu de plateau en introduisant une dimension de narration, de persistance et de développement des personnage de partie en partie qui rappele le jeu vidéo ou le jeu de rôles. Chaque joueur est un marin-aventurier qui va découvrir et explorer les  territoires environnants et essayer de s’enrichir, sans parler des séquences d’affrontement. Souhaitons qu’un des membres du groupe partage sur le forum le récit de chaque chapitre de Seafall.

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Table 4, dite « le retour des Grands Anciens » : une table de jeu de rôle à une séance PC, il y avait longtemps qu’on en avait pas vu (le plus souvent, les rôlistes s’organisent en dehors des créneaux officiels). Sylvain-dit-le-Jeune, Franck et Sylvain-un-nouveau-que-par-facilité-nous-appelerons-numéro-3 ont joué un scénario de l’Appel de Cthulhu dans une cuisine éclairée par la pâleur tremblotante de bougies.

Table 5, dite « Martin Wallace et ses cultistes » : A Study in Emerald est une acquisition récente mais le revoilà sur les tables de PC. Un jeu original à la fois par son thème (uchronie au XIXe siècle avec des Grands anciens, des zombies et des conspirateurs, tiré d’une nouvelle de Neil Gaiman) et par ses caractéristiques (deckbuilder où on enchérit pour acquérir de nouvelles cartes, jeu en équipe où on doit identifier son partenaire qui peut vous faire perdre si son propre score est trop faible, conditions variées de fin de partie). Autour de la table, Thomas, Nourdine, Paul, Tristan et Nicolas-2. Rien n’a filtré du déroulement des événements, mais il ont suffisamment aimé pour refaire illico une seconde partie.

Table 6, dite « Bilbo Baggins et compagnie » :  on les a presque oubliés tellement ils jouent calmement, mais Mickaël et Axel étaient face à face au rez-de-chaussée dans la Bataille des 5 Armées. Ils y passèrent la soirée sans parvenir à conclure ladite bataille avant que la réalité ne reprenne ses droits sur le monde de l’imaginaire.

Table 7, dite « Andropov contre Helms » : résistant au côté obscur de la table 8, Julien-Lannion et Nicolas-2 restent dans le thème de l’espionnage (parfum années 50) en jouant à Guerre froide : CIA vs. KGB. Sûrement plus immersif mais nul ne sait ce qui sortit du choc des blocs.

Table 8, dite « Félix et Josette Joan » : la soirée se termine avec Codenames dans son format maintenant classique en deux manches gagnantes. Côté Rouges, JiBee, F-R, Nourdine et Thomas; en face Joan, Paul et Dom et au milieu un Mickaël ne pouvant se résoudre à partir. L’ambiance était survoltée et il fallut 2 heures pour arriver au bout des 3 manches. Autant dire que les rires et les apartés furent nombreux, par exemple au sujet d’un dénommé Félix. Et en plus, la partie a tenu ses promesses avec des indices de haute volée, de la tension, des rebondissements et beaucoup de plaisir partagé. Ainsi dans la première manche serrée (F-R vs. Dom), les Bleus pouvaient conclure avec Zénith-2 (Jour, Centre). Mais à force de disserter et de spéculer, l’évidence cessa de l’être et les espions s’égarèrent sur des Planches instables. Le superbe retour gagnant de F-R, Louis XIV-2 (Eclat, Bureau) donna la victoire aux Rouges. La seconde manche, opposant JiBee à Julien-Paimpol, fut tout aussi riche. Il y eut des hésitations autour de Plongée-3 (Bouteille, Raie mais ni Gaz ni Nez) mais les Bleus parvinrent à égaliser. Dans la manche décisive (Thomas vs. Paul) Affamé-2 sema le doute chez des Bleus recomposés (Dom et Nicolas-2) : après Talon ce n’était pas Enceinte (pourtant Joan venait de mentionner ses fringales !). Mais un Petit-3 (Nain, Noir, Coupure) leur permit de reprendre l’avantage. Les Rouges, tentant le tout pour le tout avec leurs deux derniers mots, désignèrent simultanément un Blanc et l’Assassin !

Table 9, dite « Party boys » : les Bleus précédents (Paul, Nicolas-2, VHN) sont sur un nuage suite à leur victoire. Allez, encore une avant de rentrer. On sort Double Mot, party-game tout simple d’association d’images. Malgré l’heure tardive, VHN montre qu’il sait encore être réactif et créatif.

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