Séance de VENDREDI 22/01/2016 à St-Elivet

Si certains datent la naissance du XXIè siècle au 11 septembre 2001, on peut dater la fin du XIXè au 22 janvier 1901, une date aussi marquante à l’époque, où la vieille reine Victoria s’éteignit. Ce jour là, il y a 115 ans, la plupart des familles royales d’Europe pleurent une aïeule. C’est qu’en essaimant dans toutes les cours royales, les neuf enfants du couple ont valu à la reine le surnom de «grand-mère de l’Europe».

En 1837, quand Victoria (18 ans) est couronnée à Westminster, la dynastie des Hanovre (plus tard les Windsor) semble discréditée par la longue folie du roi George III et les frasques de ses deux fils et successeurs, George IV et Guillaume IV, ce dernier affichant pas moins de dix enfants illégitimes.

La société anglaise souffre par ailleurs de douloureuses mutations induites par la Révolution industrielle. Dans la capitale, on estime qu’un quart des femmes se prostituent. La démocratie est des plus imparfaites, et le suffrage universel pas encore établi. Mais tout va changer pendant les 64 années de son règne.

Sur un coup de foudre, la reine épousera son cousin, le prince allemand Albert, en 1840. Celui-ci, qui a le même âge que Victoria, n’éprouve pas la même passion amoureuse, mais il joue à la perfection son rôle de mari et de prince consort. Elle lui survivra 40 longues années.

À la veille de sa mort, la monarchie anglaise sera à son zénith. La reine, immensément populaire, sera à la tête de la première puissance mondiale et d’un empire étendu au quart de la planète. Son fils et successeur, le populaire Edouard VII (60 ans), amant heureux et bon vivant, va secouer le corset puritain dans lequel se débat Merry England. Le souvenir du prince Albert s’estompe. Bientôt, on s’étripera dans les tranchées.

Victoria1837

Table 1, dite « Grand siècle » : Julien et Joane invitent Tristan, un nouveau venu que nous saluons, à s’essayer au jeu Le lièvre et la tortue. A-t-il lu ses classiques ? Toujours est-il que, dernier arrivé, il coiffe au poteau Julien 18 à 16, pendant que Joane (9) observe à distance cette lutte farouche.

Table 2, dite « Retour de Fachoda » : Dans l’imaginaire collectif français, la crise de Fachoda reste comme une profonde humiliation infligée par un Royaume-Uni triomphant, hautain et forcément de mauvaise foi. Les protagonistes de la table précédente s’exercent à l’univers retors de Dungeon Raiders. Une partie dont les annales ne conserveront pas le score.

Table 3, dite « Prince consort » : A Rex, notre envoyé spécial Dominique sort couronné d’une bataille intense, qu’il nous raconte par le menu:

Dans la grande salle, F-R, Laurent, JulienDePaimpol et Dom se sont lancés dans une partie de Rex : les derniers jours d’un empire. C’est un jeu combinant des pouvoirs de factions asymétriques, de l’économique (récupérer de l’Influence, la devise qui permet d’acheter aux enchères des cartes de combat, et de recruter et déployer des troupes), de la diplomatie (avec un mécanisme d’alliances entre joueurs) et de la baston (mais pas trop : ceux qui avaient déjà joué ont sagement conseillé aux autres de bien réfléchir avant d’aller se frotter aux voisins). C’est aussi une réédition récente de Dune, un jeu mythique des années 80.
Un avis personnel du humble rédacteur : il est resté dubitatif vis à vis du mécanisme consistant à enchérir sur des cartes face cachée. Alors oui, un des peuples a le pouvoir de regarder la carte mise en vente ce qui ajoute une dimension bluff, mais en général tout l’intérêt de l’enchère consiste à proposer un prix en relation à la valeur qu’on porte à la chose mise en vente (ou au désir d’empêcher un autre de l’acquérir). Par contre, la résolution des combats sans hasard avec une « roue de combat » est très astucieuse.
La partie se joue en 8 tours mais après 4 tours, le Conseil de Mecatol City décida de mettre fin à la partie en concédant la victoire à Dom (qui jouait avec le peuple Sol). La raison en était que vu les conditions de victoire spécifiques audit peuple, une tactique « je m’enferme dans ma forteresse avec une force décourageant toute attaque » lui garantissait de l’emporter.
Alors après que les canons laser se sont tus vint le temps de l’introspection (« L’époque serait aux tables rondes et à la détente », auraient dit certains). Une commission d’enquête quadripartite fut mise en place et, après avoir relu à tête reposée les règles, conclut que l’apparente insolente dominance des Sol était essentiellement due à des erreurs qui affaiblissaient les pouvoirs spécifiques des autres peuples (en l’occurence, les Jol-Nar/Laurent, les Lazax/F-R et les Letnev/Julien). Il est aussi établi que le jeu est le meilleur dans une configuration à 6 joueurs. Nous voilà donc éclairés pour la prochaine fois.

Table 4, dite « Merryland » : Michal initie Xel et Votre Humble Serviteur à Homeland, jeu qui reprend l’univers de la série, peuplé de menaces de toutes sortes que doivent affronter un bataillon d’agents secrets. Chacun hérite au début d’un rôle secret (loyaliste, opportuniste politique, ou traître), qui orientera ses actions. Deux échelles, une de traîtrise et une de loyauté, marquent la progression de la résolution des menaces, et l’atteinte de son dernier niveau sur l’une ou l’autre met fin à la partie. Longtemps suspecté, je tenais pourtant un rôle loyal, tout comme Xel. Michal, opportuniste, engrangea tous les points qu’octroyaient nos victoires et s’adjuge la partie (25 PV), malgré la résistance vaillante de Xel (22 PV) et le sacrifice courageux de VHS (13 PV).

Table 5, dite « Révolution industrielle » : Baptiste « court toujours », Gael, Elaine et Gregor arpentent l’Europe sur les routes des Aventuriers du rail. Une chevauchée fantastique que Gael (124) remporte d’un écrou devant Elaine (123). Baptiste est à une éclisse (112) tandis que Grégor arrive dans le wagon de derrière (88).

Table 6, dite « Coup de foudre » : Une partie de Blood rage oppose Jeff, Jean-Baptiste, Mickaël et Thierry. Ce dernier l’emporte haut la main avec 110 PV, et les scores de ses opposants resteront perdus à jamais. Mais comme disent les Britanniques, « First is first, second is nowhere ».

Table 7, dite « Lost in translation » : les Bleus (Joane, Dom et VHS) affrontent les Rouges (François-René, Julien-de-Lannion et Thierry) à la nouvelle mouture du Codenames francisé. Les Rouges l’emportent 3 manches à 2 face à des Bleus qui jouèrent de malchance. A la première manche, je lançai un Mer 3 (visant surtout palmes et plage) qui orienta mes partenaires sur coque, le mot assassin. Nous perdîmes la quatrième sur une cloison que Joane identifiait comme un repère à cafards. Sur un Cabaret 4 lancé par Dom, nous nous jetâmes sur Moulin, qui était bien bleu, mais aussi sur Rouge, qui était…rouge ! Enfin, sur la dernière, je m’y pris à deux fois, avec Novotel et SNCF, deux marques ô combien françaises, pour faire trouver gaule. Il parait que si j’avais dit Sofitel, l’affaire aurait été dans le sac, si j’ose dire.

Table 8, dite « Victoria falls » : Compounded réunit Xel, Julien (titulaire du jeu), Jeff et Jean-Baptiste, qui terminent dans cet ordre sur une chute finale autant qu’inattendue.

Table 9, dite « Wight is Wight » : c’est sur l’île de Wight que trépassa Victoria, mais à Spyfall, Xel, Dom, VHS, Thierry et François-René avancent masqués. Nous avons visité la station spatiale (où Thierry s’habille comme tous les jours), la station service (où FR aime bien passer la nuit, il y rencontre des filles), l’hôpital, trop vite identifié par Thierry, contre-espion perspicace, et enfin la banque où je fus démasqué faute d’y avoir identifié des animaux caractéristiques commme l’écureuil, le lion ou le requin…Une franche partie de rigolade qui nous emmena jusqu’au bout de la nuit, ou presque.

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Séance de MARDI 19/01/2016 à St-Elivet

Ce compte-rendu vous est rédigé d’une main de maître par Dominique. Merci à lui !

7 joueurs se retrouvent ce mardi soir d’hiver. Il se séparent en première partie de soirée après avoir émis des souhaits de prompt rétablissement pour le serveur OuiMite.

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Table 1, dite « Glouton cosmique » : Jeff ressort un classique, Race for the Galaxy, pour Jérôme et Nicolas et leur montre comment gagner (dans cet ordre, avec 43, 21 et 20 points).

Table 2, dite « Tranchées amères » : François-René, Xel, Maud et VHN se retrouvent par deux fois en  première ligne dans Les Poilus. Dans la seconde vague d’assaut, l’escouade faillit bien gagner mais un dernier soutien raté la condamne à finir une nouvelle fois sur le monument aux morts. A noter, la tentative de Dom de faire un discours vitupérant … le beau temps.

Ces deux tables ayant terminé en même temps, tout le monde se regroupe.

Table 3, dite « Cube mortel » : Pour un Room 25 à 7 joueurs, il y a 2 gardiens et 5 prisonniers (et les salles de l’extension, et même des robots !). La Room25 (salle de sortie) a été révélée relativement rapidement mais les infâmes gardiens (Maud et Neox) ont réussi à la promener en tous sens, empêchant les prisonniers de s’y regrouper et de s’enfuir victorieusement. Cela n’a pas non plus aidé que F-R ressuscite un gardien !

Table 4, dite « Lièvre et tortue » : les mêmes moins Jeff (Maud et F-R découvrant le jeu) étrennent la nouvelle mouture du Codenames francisé. Les Bleus (Xel, F-R et un Neox qui n’a pas pu résister à l’envie de jouer), usant de méthodes improbables pour décoder les indices du maître-espion et progressant fréquemment d’1 mot à la fois, démontrent que rien ne sert de courir et l’emportent 2 manches à 1 face à des Rouges (Maud, Jérôme et VHN) créatifs mais inégaux.  

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Séance de VENDREDI 15/01/2016 à St-Elivet

Créé en 1753,  le British Museum a été ouvert au public le 15 janvier 1759 à la Montagu House, au même emplacement qu’aujourd’hui, et comptait alors quelque 80 000 objets. Ils sont plus de 7 millions aujourd’hui, exactement 257 ans après. Une occasion en or d’en examiner quelques échantillons.

Table 1, dite « du temps et des astres »

…où un Blood rage réunit Baptiste, Julien de Paimpol, Dom et votre humble serviteur, qui découvrait le jeu.  Après une période de flottement au premier âge suite à un draft déséquilibré, je finis par une manoeuvre tactique diabolique, contrant tout d’abord l’offensive imprudente de Baptiste sur Yggdrasil par une Force 6, puis, une fois la place nette, m’en emparant sans même combattre, fait d’arme qui me rapporta 30 points de gloire car mes trois échelles atteignirent ensemble la barre fatidique des 10 points. Cette partie fut également marquée par mon coup de sang, summum du role play, face à une carte particulièrement retorse de Dom qui détruisait tous mes guerriers sauf un dans la province que je convoitais, ainsi que par le hold-up du même Dom sur les points de rage qui lui donna des tours à rallonge.

Outil aux fonctions multiples, l’astrolabe permet de mesurer la hauteur des astres et de lire l’heure en fonction de la position des étoiles ou du soleil. Il nous aurait dit que, pendant que nous comptions le temps des tours de Dom, l’astre de Julien, comboteur en chef, était très haut sur la piste de gloire (142), tenant en respect Dom (123), VHS (97) et enfin Baptiste (69).

L’astrolabe de Chaucer (Salle 40), est le plus ancien en Europe (1326).

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Table 2, dite « empoisonnée »

…où Nicolas, Michal, Xel, Frank et Jérôme s’attablaient avec François-René pour un BSG lorsqu’ils virent apparaître Hélène, porteuse d’un panier de cookies maison au savant goût de chocolat caramélisé. Pour cette raison même, elle fut invitée à rejoindre leur assemblée et se tint sage au début, mais c’était un cadeau empoisonné. En effet, plus tard, sur un ordre de pilotage, elle dévoila sa véritable nature de cylon, rejoignant ainsi Michal et François-René. Ce puissant attelage permit une mort lente mais sûre des humains, à l’instar de celle de l’empereur romain Claude, mais, s’agissant de ce dernier, la plupart des historiens antiques s’accordent à dire que Claude est mort empoisonné par des champignons.

Salle 49, trône une effigie en bronze de Claude, retrouvée dans le Suffolk (Ier siècle)

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Table 3, dite « échec et mat »

…où, arrivé sur le tard, Axel fit sentir à Jack que le talent n’attend pas le nombre des années en le matant à Dead zone. Le matériel de ce jeu est beaucoup plus imposant que les figurines de Lewis, un ensemble de pièces de jeu d’échecs datant du Moyen Âge sculptées en Norvège (salle 40), mais il est peut-être moins impressionant.

Presque toutes les pièces de cette fameuse collection sont gravées dans de l’ivoire de morse, et quelques-unes sont faites à partir de dents de baleine.

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Table 4, dite « emmerveillée »

…où Elaine (69 PV) impose sa loi à 7 wonders malgré Françoise (61), Sylvain (55), Baptiste-au-poil-dru (51), Thomas (50), et Jeff (49). La gagnante se verra remettre un billet gratuit pour la salle no 21, représentant des fragments du Mausolée D’Halicarnasse, une de ces 7 merveilles (milieu du IVe siècle av. J.-C.).

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Table 5, dite « splendide, forcément splendide »

…où Thomas (15 PV) devance Jeff (10), François (7) et Baptiste (2) à un  Splendor réunissant des survivants de la table 4. Comme il ne croit que ce qu’il voit, il est invité à se rendre en salle 40 pour admirer une véritable splendeur: la coupe de Sainte-Agnès (Paris, années 1370–80)

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Table 6, dite « à déchiffrer »

…où les bleus (Thomas, Julien et VHS, plus Axel en guest star) affrontèrent les rouges (Jeff, Françoise, Dom) pour un dernier Codenames. On retiendra de cette partie la maîtrise collective des bleus, même dans l’adversité.

Décoder les messages de certains put se révéler digne de la pierre de Rosette, ce fragment de stèle portant trois versions d’un même texte qui a permis le déchiffrement des hiéroglyphes et qui comporte un décret promulgué en 196 av. J.-C., écrit en deux langues (égyptien et grec anciens) et trois écritures : égyptien en hiéroglyphes, égyptien en démotique, et alphabet grec.

Ainsi, Axel utilisa pas moins de trois mots différents pour faire deviner « Culture »: souk, chinois, et bretonne. Dans ce dernier cas, le mot concurrent « Boule » (tout aussi bretonne) était l’assassin, que nous avions déjà failli choisir pour chinois (on ne s’épanchera pas ici sur la notion de boules chinoises, Google le fait déjà fort bien). Après avoir écouté notre jeune ami, un petit tour en salle 4 s’impose !

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Séance de MARDI 12/01/2016 à St-Elivet

Jack London naquit le 12 janvier 1876 (un mois à peine avant la naissance de la fameuse controverse Gray-Bell sur l’invention du téléphone, nous y reviendrons un jour). Après une enfance misérable, il exerça de nombreux métiers pour survivre : balayeur de jardins publics, menuisier, agriculteur, éleveur de poulets, chasseur de phoques (jusqu’au Japon et en Sibérie), pilleur d’huîtres, patrouilleur maritime, blanchisseur, et enfin chercheur d’or. Au Klondike, il ne trouva point d’or, mais la matière de sa première nouvelle et le début d’une carrière littéraire prolifique au gré de ses voyages au long cours, tragiquement interrompue par un empoisonnement du sang l’année de ses 40 ans.

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Exactement 140 ans après cette naissance, l’appel de la forêt retentit à Parties Civiles. Si le roman relate les aventures d’un chien domestique, vendu à la suite d’un concours de circonstances comme chien de traîneau, puis revenu à ses instincts naturels une fois confronté aux pièges et à la rudesse du territoire du Yukon, le parallèle est frappant avec la horde de parti-civiliens, domestiqués par leur employeur le jour, mais livrés à leurs instincts de joueurs au soir venu.

Table 1, dite « le Dieu tombé du ciel »

Quand sa mère organisait d’interminables séances de spiritisme, le petit Jack écoutait et se moquait avec ses camarades. Il manifesta ensuite toute sa vie un refus de l’au-delà et un matérialisme absolus. Cependant, dans ses fictions, la veine fantastique se révèle: dans Le vagabond des étoiles, un prisonnier condamné à la camisole de sécurité laisse son esprit s’évader et prendre corps dans des périodes variées de l’histoire de l’humanité. Dans Le talon de fer, son sens de l’anticipation « politique » lui fait imaginer la terre livrée au fascisme. Avant Adam est au contraire un retour à la préhistoire. On peut trouver ses nouvelles fantastiques dans les recueils Le dieu tombé du ciel et Histoires des siècles futurs.

Une partie de Mysterium revient pour l’essentiel à une séance d’exégèse de la pensée du fantôme, qui a la rude tâche de faire deviner un criminel, son forfait et le lieu où il fut commis, par le truchement d’un paquet de cartes aux accents aussi oniriques qu’abscons. Votre humble serviteur fut ce fantôme, tandis que Nicolas, Jean-Yves, Matthieu, Hélène et Xel s’échinaient à décoder les oracles. L’exercice du fantôme est hautement ardu, je le confirme. Dans l’océan de cartes qui me fut donné, et malgré les trois corbeaux qui me permirent de changer la donne, je ne trouvai pas plus d’une poignée de cartes qui avaient un rapport à peu près direct avec celle à deviner. Obstacle supplémentaire, en plus des cartes à trouver, se glissent des cartes intruses, que le spectre retranché derrière son paravent ne doit surtout pas négliger de scruter pour éviter tout quiproquo. Ici une silhouette, là l’idée du temps qui passe, ailleurs une ambiance de couleurs, souvent une association d’idée bien ténue: qui dit fumée dit poêle à frire, l’araignée velue évoque une chevelure fournie, les outils figurent la trousse de l’écolier….. Autant dire que la plupart de ces pistes tournèrent au fiasco et la mission échoua, seule Xel parvenant à élucider complètement son affaire. Le bizutage de Matthieu (entamé le mardi précédent) se poursuivit au-delà du raisonnable, car il échoua même à trouver son meurtrier, prenant l’institutrice pour le coiffeur malgré 4 cartes indices !

Table 2, dite « le bureau des assassinats »

Un Roborally avec François-René, Nicolas, Baptiste et Jérôme ne peut tourner qu’à une bataille rangée et bruyante, qui se termina dans l’ordre de citation des joueurs dans cette phrase brève comme la mort.

Table 3, dite « l’amour et rien d’autre »

Dans un grand élan amoureux, les Tables 1 et 2 fusionnèrent pour un  Shadow Hunters en formation 4-3-3 (4 Neutres). Inutile de dire que dans ce jeu à 10, on a largement le temps de raconter sa vie avant de voir venir son tour. Pour tuer le temps, on tape sur tout ce qui bouge, puisqu’on n’a pas vraiment le temps de savoir qui est son voisin, sauf pour Hélène qui ne cessa de donner des informations sur son identité et fut rapidement mise à mort. Le shérif s’appelait Nicolas, pourfendeur de 2 Hunters, titulaire de nombreuses cartes maléfiques et salvatrices, et héraut de la bande des Shadows, qui était promise à un destin glorieux au moment où s’arrêta cette chronique,….. et auquel elle accéda bel et bien (dixit le forum). Quant à votre humble serviteur, il était un Shadow Métamorphe, qui n’eut pas l’occasion de mentir une seule fois, puisque personne ne se renseigna sur son cas avant qu’il fut occis.

Table 4, dite « radieuse aurore »

Nicolas raconte: Et ensuite F-R, Jérôme et moi-même sommes restés pour un dernier 10′ to Kill  (remporté par F-R).

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Séance de VENDREDI 08/01/2016 à St-Elivet

Ce vendredi avait un petit parfum de fête, le trésorier ayant puisé dans la caisse pour nourrir et abreuver ses ouailles: galette, cidre, et têtes couronnées couronne. Coïncidence, ou pas, cette séance marqua un record d’affluence avec pas moins de 29 joueurs sur (au moins) 10 tables, et même 30 en comptant une apparition cameo de Vincent. Cette même date est enfin l’occasion de fêter l’anniversaire d’un certain nombre d’êtres chers (ou pas), que nous verrons surgir au gré des tables….

Table 1, dite « chevalière »

… où Dom, Thierry et Franck s’essaient à la nouvelle acquisition d’Axel: Mage Knight. Un jeu très très long, où ils explorèrent la plus facile des missions: la Première reconnaissance.  Dans ce jeu d’aventure, on contrôle un Chevalier Mage envoyé par le Conseil du Néant pour envahir l’Empire Atlante en éliminant Orques et Draconiens. Mais ces chevaliers font également peur aux habitants, qui leur ferment souvent leur portes (forteresses, tour des mages, cités) qu’ils devront parfois conquérir pour accroitre leurs compétences et accomplir leur mission… Une mission que nos quatre vaillants chevaliers ne purent mener à bien, jetant l’éponge à un tiers du scénario….

Il ya exactement 69 ans, David Jones surgissait du Néant pour envahir la planète musique. Mais c’est sous le nom de Bowie qu’il sera décoré deux fois par la Reine d’Angleterre, et fait Chevalier en 2003.

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Table 2, dite « empathique »

… où Françoise, Julien l’aggloméré, Mickaël et Alwencouronne s’affrontent dans un Blood rage passioné, dont le vainqueur sera dévoilé en exclusivité sur le forum.

Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? Ce roman de Philip K. Dick campe un monde dévasté, où l’on tâche d’oublier le vide de son existence en cherchant à tout prix un lien d’empathie, par exemple en laissant allumé son poste de TV en permanence sur une émission de variété d’un présentateur toujours impeccable, frais et jovial. Le mercerisme, une religion où l’individu cherche à ressentir la « Passion » d’un nouveau Christ appelé Mercer, se pratique par le biais d’un appareil appelé boîte à empathie. Lorsqu’on y est connecté, l’on ressent violemment, jusqu’à en être physiquement affecté, le chemin de croix de Mercer, brutalisé et lapidé.

La plupart des espèces animales ayant disparu dans le cataclysme, leur simple possession est devenue signe, non seulement de richesse, mais aussi d’empathie et source de bien-être pour des Terriens isolés. Rick Deckard est l’un de ces hommes qui continuent à vivre sur Terre. Chasseur d’androïdes à San Francisco, il rêve de remplacer son mouton électrique par un vrai. Aussi, lorsque son supérieur lui apprend que des androïdes se sont illégalement enfuis de Mars vers la Terre, il espère que la récompense offerte pour leur capture va lui permettre de réaliser son rêve.

Roy Batty, le chef des réplicants renégats, est très intelligent mais peine à apprendre à gérer ses émotions naissantes. Il mène son groupe à la recherche d’un accroissement de leur durée de vie mais, au fur et à mesure, ses amis se font éliminer, rendant cette recherche difficile. Après avoir pourchassé Deckard, il lui sauve la vie, montrant ainsi au moins autant d’empathie que les humains qui cherchent à le tuer. Une hypothèse intéressante est que, avant sa mort, Roy voulut reproduire lui-même le maximum d’émotions humaines. De ce fait, l’on peut penser qu’en sauvant Deckard de la mort, il parvint à ressentir de la pitié et de l’empathie.

Dans le film Blade Runner issu du roman, Roy Batty est né ce soir, le 8 janvier 2016.

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Table 3, dite « jouée d’avance »

… Julien le colocataire rejoint Baptiste au poil court pour défier Jean-Baptiste dans un Caylus au design new look. Faire appel au forum pour connaître le vainqueur relèverait de l’hérésie…

Table 4, dite « inhumaine »

… où Neox+Jérôme ont affronté Hélènecouronne+Baptiste dit le « deuil capilaire » + François-René dans un interminable Zombicide, toujours en cours à l’heure du bouclage. Retours possiblement sur le forum quand les joueurs seront sortis des bras de Morphée…

Ce même jour, le dictateur nord-coréen Kim-Joung-Eun fêtait ses 32 ans. Il avait invité plein de filles à sa fête d’anniversaire…

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Table 5, dite « éventée »

… où Elaine campait un Jack l’Eventreur aux abois, pourchassé par Gael, Michal et Grégor dans un opus de Lettres de Whitechapel. Sa cachette éventée, le meurtier sera arrêté.

Table 6, dite « royaliste »

… où Marie-Anne survola les joutes de Kingsburg avec 58 PV, surclassant Jeff (47), Laurent (40), Thomas (37) et Xel (36). Mais une question demeure: a-t-elle joué seule ?

Il y a 20 ans, le dernier monarque Européen, François Mitterrand, rejoignait les forces de l’esprit.

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Table 7, dite « 1 vs 1 »

… où Julien de Paimpol affronta Jacques, qui le terrassa par abandon, à un Dead zone titanesque dans l’atmosphère feutrée de la bibliothèque.

Table 8, dite « tortueuse »

… où Dom devance, dans cet ordre, Axel, Thomas, Votre Humble Serviteur couronne, et enfin Xel, sur les routes tortueuses de Cartagena.

Table 9, dite « nulle part ailleurs »

… où les bleus (Joan, Thomas et Votre Humble Serviteur couronne) devancèrent les rouges (Xel, Mickaël, et Dom) par 2 manches à 1 à Codenames. Face à une équipe bleue soudée, les rouges ont donné l’impresion de surtout jouer contre eux-mêmes. Pourtant, ce n’était pas bien difficile de trouver Char et Caisse avec un Voiture 2…

Ce n’est pas sans émotion que nous commémorons la disparition, il y a exactement 11 ans, de Jacqueline Joubert. Speakerine mythique, celle qui lança Dorothée, Récré A2 et Goldorak fit beaucoup pour la télévision française en donnant la vie à Antoine de Caunes.

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Table 10, dite « capillo-tractée»

… où Jeff au poli fourni, Baptiste, nécessiteux capillaire, et Julien le colocataire s’affrontent dans un Splendor toujours en cours au milieu de la nuit. Retours possiblement sur le forum…

Elvis Presely aurait eu 81 ans ce soir, le double de ce que fut sa vie réelle. Aux temps de sa splendeur, celui qui a donné 1 156 concerts dans son pays aborait une coupe de cheveux ressemblant tant à la crête du dinosaure carnivore Cryolophosaurus que les paléontologues le surnommaient entre eux Elvisaurus.

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Séance de MARDI 29/12/2015 à St-Elivet

Le 29 décembre 1170, Thomas Becket,  Archevêque de Cantorbéry, était assassiné, dans sa cathédrale même, par des partisans du roi Henri II d’Angleterre, pour avoir engagé un conflit avec le roi sur les droits et privilèges de l’Église. Sur le site même, au-dessus de l’autel placé dans la chapelle, sont représentées trois épées évoquant ce forfait.

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Henri désirait être le maître absolu, de son royaume et de l’Église, et se débarrasser des privilèges du clergé anglais qu’il voyait comme autant d’entraves à son autorité. Becket lui parut tout d’abord comme l’instrument adapté à ses desseins et le jeune homme se montra dévoué aux intérêts de son maître et agréable ami, de sorte que personne n’aurait pu douter de lui. Mais dès qu’il fut nommé archevêque, en 1162, une transformation radicale du caractère du nouveau primat s’opéra à la stupéfaction générale de tout le royaume. Le courtisan gai et amant des plaisirs fit place à un prélat ascétique en robe de moine, prêt à soutenir jusqu’au bout la cause de la hiérarchie.

Becket mit à exécution le projet qu’il avait préparé de libérer l’Église d’Angleterre des limitations mêmes qu’il avait contribué à faire appliquer. Son but était double : l’exemption complète de l’Église de toute juridiction civile, avec un contrôle exclusif de sa propre juridiction par le clergé, et l’acquisition et la sécurité de la propriété. Le roi comprit rapidement le résultat inévitable de l’attitude de Thomas et convoqua le clergé, demandant l’abrogation de toute demande d’exemption des juridictions civiles, et que soit reconnue l’égalité de tous les sujets devant la loi. Le haut clergé consentit à la demande du roi, que refusa l’archevêque. Thomas accepta un compromis, mais rien ne fut résolu au fond.

Henri convoqua une autre assemblée à Clarendon en 1164, entendant placer tous les sujets du roi, y compris les clercs, sur un pied d’égalité judiciaire, tous ne relevant que des tribunaux royaux. Le roi s’employa à obtenir l’accord du clergé et apparemment l’obtint, sauf celui du primat. Becket chercha encore à parvenir à ses fins par la discussion, puis refusa définitivement de signer, signifiant la guerre entre les deux pouvoirs en place. Henri essaya de se débarrasser de Becket par voie judiciaire et le convoqua devant un grand conseil pour répondre de l’accusation de contestation de l’autorité royale et malfaisance dans son emploi de chancelier.

La tension était désormais trop grande pour trouver une issue autre que la catastrophe, qui ne fut pas longue à venir. Une phrase du roi exaspéré : « n’y aura-t-il personne pour me débarrasser de ce prêtre turbulent ? » fut interprétée comme ordre par quatre chevaliers anglo-normands, qui projetèrent  immédiatement le meurtre de l’archevêque, et le perpétrèrent près de l’autel de la cathédrale de Canterbury.

Henri II se résolut alors à revenir sur les décisions entérinées dans les Constitutions de Clarendon. Becket fut révéré par les fidèles dans toute l’Europe comme martyr: l’église de Bénodet (Finistère) a pour saint patron Thomas Becket et Pleuven possède une chapelle Saint-Thomas. Le roi dut faire pénitence publiquement sur la tombe de son ennemi, qui resta un des lieux de pèlerinage les plus populaires en Angleterre, jusqu’à sa destruction lors de l’anéantissement des monastères. Un reliquaire fut cependant conservé, encore visité par de nombreux touristes de nos jours.

Table 1, dite « réunie »

845 longues années ont passé, et six preux chevalier(ère)s se réunirent en concile à St-Elivet: Xel, Dom, Jeff, Jack, Mickaël entourant votre humble serviteur. On chercha donc un jeu à six, et l’inépuisable DUC nous fournit Codenames. Les rouges (Jack, Jeff, VHS) prirent l’avantage sur les bleus deux manches à une. Si je parvins à faire sortir boîte et Paris avec un Régine 2 furieusement eighties, Dom échoua à faire trouver Rivière et Écran sur un Délivrance 2 subtilement cinéphile, et le match était scellé. Heureusement, car nous ne décelâmes point le Col caché sous le lipstick de Jack, où pourtant la littérature abonde:

lipstick

Table 2, dite « un seul être vous manque »

Mickaël alors s’éclipsa. On chercha donc un jeu à cinq, consulta le DUC qui, à l’instar de Claude MC, nous répondit: Non, merci ! Il s’agissait bien sûr du jeu consistant à acheter des cartes (ou pas) avec des pièces pour en avoir le moins possible à la fin. Trois manches furent jouées et Jeff poussa la politesse à laisser chacun de ses opposants s’en adjuger une.

Table 3, dite « tout est dépeuplé »

Jeff quitta alors les lieux, exfiltré par Jack, et porteur de l’anneau, où se trouvait la clé.  On chercha donc un jeu à trois, et on demanda au DUC un jeu rapide pour finir la soirée. Ce dernier  nous répondit logiquement Quick?? En fait, il voulait dire Qwixx, un jeu consistant à lancer des dés et à cocher des cases sur une grille, une sorte de Bingo amélioré en fait,  Trois manches furent jouées et je poussai la politesse à laisser à Dom la troisième.

Sur le point de sortir, une angoisse nous étreignit: y aura-t-il quelqu’un pour fermer cette porte ? Sur le constat que le loquet n’était pas locké, une intense activité communicationnelle s’empara de nous, pour débusquer l’ami Jeff de la lointaine villégiature où sa Mustang bleu pétrole l’entraînait à vive allure. Puis nous entendîmes des pas: le message avait fait son office et Jeff revenait vers nous, sourire aux lèvres et clés en main. Nous rangeâmes nos épées dans leurs fourreaux. Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères, Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !

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Séance de VENDREDI 04/12/2015 à St-Elivet et ailleurs

Un 4 décembre, fort fort lointain (1563), prenait fin le concile de Trente, la réponse catholique à l’agression (entre guillemets) de la réforme protestante. Coupure entre l’Église médiévale et l’Église des temps classiques, le concile de Trente rénova différents points de doctrine. L’Église médiévale prônait la dévotion, les pèlerinages et les processions, celle issue du concile va privilégier la confession et la prédication. Surtout, elle bouleversa l’organisation du culte. C’en sera fini des curés et moines incultes, paillards et laxistes qui faisaient le régal des bateleurs de foire et des fabulistes au Moyen Âge. À la place d’une Église médiévale, épuisée, une nouvelle Église prendra forme, avec ses zones d’ombre et de lumière. Elle va perdurer jusqu’à la fin du XXe siècle et au concile Vatican II, bien plus proche de nous (1965). Cette crispation face au vent nouveau du protestantisme a provoqué des décisions dont nous subissons toujours les conséquences, notamment dans le gouvernement de l’Église : absolutisme pontifical, centralisation, et culte du secret.

Table 1, dite «vaticane»
Dans l’atmosphère industrieuse de la Rome antique, nous jouons aux bâtisseurs du trop méconnu univers de La gloire de Rome. Ce fut une  partie chaotique,  souvent interrompue par les allées et venues des joueurs qui exposaient des points de règles de jeux alentours, et aussi par ces joueurs des alentours qui venaient visiter nos chantiers, sans même porter de casque.  Thomas crut l’emporter en faisant chauffer le marchand plusieurs fois de suite en fin de partie, mais votre humble serviteur, roi des patrons, réussit à rester assez concentré tout du long pour l’emporter avec 23 PV, devant Thomas (19), Mickaël (15), Xel (11) et Dom (9).

Table 2, dite «cathare»
Au tribunal de l’inquisition de Carcassonne, c’est Marvin qui brûle sur le bûcher Michał, Axel et Franck (venu pour une fois sans Kelly). Il n’a pas choisi les plus grassouillets pour son barbecure….

Table 3, dite «hérétique»
A L’auberge sanglante, Jacques fait une boucherie (57) ne laissant que les caraasses des hérétiques à Julien (dit de Paimpol) à 39, Justine (30), et Jeff (20).

Table 4, dite «parisienne»
A Codenames, les Bleus (Dom, Xel, Axel et votre modeste rédacteur) l’emportent très largement face aux Rouges (Thomas, Mickaël, Jeff, et Justine), mis à mal par la bande à Jerry (comprenne qui pourra), et ce malgré quelques quiproquo inoubliables: quand vous avez comme propositions chaîne, fou, et lunettes, quels sont les deux mots qui vous font penser à Afflelou ? Et au fait, quel mot diriez vous pour faire deviner à la fois Suisse, mouton et tube ?

Table 5, dite «prébendière»
L’agitation mentionnée en table 1, consécutive à l’utilisation du DUC (le fameux Deck Universel de Cartes de Dom), et donc aux aller-retour subséquents de son géniteur, aboutit à la configuration de ce couteau Suisse du jeu pour un opus de For sale, où Franck amasse les deniers. Michał, Jeff, Axel, Justine et Julien secouent le tronc dans le vide.

Table 6, dite «écartelée»
A De Stijl, le jaune gagne avec 12 territoires (le plus gros de 5),  12 blancs (max de 4), 12 bleus (max de 4) et 11 rouges. Une partie extrêmement serrrrrrée – paradoxalement, plus il y a d’r, plus ça semble serré, non ? Les joueurs étaient Dom, Xel, Jeff et votre humble narrateur, qui ont tous pris leurs couleurs habituelles, sauf Jeff qui endossa le maillot jaune habituellement prisé par Thomas, et que vous recconnaîtrez donc sans peine. La photo-finish témoigne de cette joute héroïque:

destilj-02

Table 7, dite «hors les murs»
Cette soirée hors les murs nous est plaisamment contée par le barde Sylvain.

Hier soir, Baptiste a accueilli Jérôme, Nicolas, FR (dit Augustine la folle), Hélène et moi-même pour une partie du jdr : aventure dans le monde intérieur. La séance fut assez typée Indiana Jones avec des déplacements sur la map monde ( Londres – Marseille – Aboukir – Ventre Monde ), des Allemands fort peu sympathiques, une peuplade isolée et même l’explosion d’un dirigeable. De nombreuses questions furent posées comme : pourquoi les Anglais lèvent-ils le petit doigt quand ils boivent a cup of tea? -comment boire de l’absinthe de la façon la moins courtoise possible? – cravache ou fouet? – comment bien interpréter un personnage féminin nommé Ilda quand on est un homme?
Bref vendredi soir la science a progressé… mais pas grâce à nous… (pour ça il faut plutôt voir du côté du Téléthon). La soirée s’est terminée sur un soupçon d’héroïsme, un brin de philosophie et une bonne tranche de rigolade !

 
couverture_AMI

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Séance de MARDI 01/12/2015 à St-Elivet

Cette soirée vous est contée en 466 mots et force détails par notre envoyé spécial, Dominique. Un grand merci à lui !

Une douzaine de participants à cette soirée de jeux dont la moitié se présentèrent au débotté, ce qui leur valut un rappel à l’ordre du représentant du CA.

Table 1, dite « Peones »
Jean-Yves se laisse convaincre par deux anciens à la mine sympathique (David et Jeff) d’essayer un « petit jeu » aux relents tiers-mondistes (on exploite des ouvriers, oui, mais des ouvriers agricoles mayas nourris avec du bon maïs garanti sans OGM) opportunément extrait de l’armoire, Tzolk’in. La partie se conclut (inévitablement ?) par la victoire de Jeff.

Table 2, dite « Aventuriers »
Frank, Thomas, Xel et VHN décident d’explorer la richesse du DUC (l’encore prototypaire Deck Universel de Cartes, faut-il le rappeler ?) et le configurent pour jouer à Diamant. C’est un jeu de prise de risque calculée en explorant des temples d’Amérique Centrale. Les deux parties disputées voient la victoire de Xel appliquant une tactique de hmmm disons, prudence, mais ce doublé est contesté dès la fin de la soirée par un perdant aigri sur le tapis vert du TAJ (Tribunal Arbitral du Jeu), les règles de partage des diamants ayant été mal expliquées par l’approximatif DUCmaster. Pour le deuxième round, le DUC se métamorphose en bar branché et organise 2 parties du toujours plaisant Beasty Bar qui voit 2 victoires sans contestation de Xel. A real party animal, diraient les anglophones.

La soirée se poursuit avec De Stijl, petit jeu pour 2 à 4 joueurs très original et visuel : chaque carte rectangulaire est divisée en 6 cases carrées d’une couleur parmi cinq, et il s’agit pour chaque joueur de maximiser le nombre de « territoires » (zones de cases contiguës) à sa couleur. A son tour, on joue 1 carte de sa main et on doit recouvrir partiellement, mais pas totalement, l’assemblage de cartes déjà jouées. La partie d’essai est remportée par VHN (14/11/11/10 territoires). Après le départ de Frank, nous explorons Qwixx, un jeu de dés avec de faux airs de bingo (on coche une grille mais il y a une dimension course qui rend Qwixx nettement plus intéressant) qui voit la victoire de Thomas puis de VHN, Xel se distinguant par un score identique aux deux parties.

 De Stijl

Table 3, dite « Amis des Animaux »
Une joyeuse assemblée composée d’Hélène et de garçons (Jérôme, Baptiste-Goldfinger, Nicolas, Thierry et Julien-de-Saint-Brieuc) commence par une partie de Dixit (jeu où les marqueurs de score sont des lapins) remportée par Thierry qui sut faire preuve d’imagination et de psychologie. La densité d’animaux augmente quand c’est au tour de Noé d’être mis en place. Il semble que la partie ait été interrompue bien avant 950 ans mais nous n’avons à ce sujet pas encore reçu le communiqué de presse d’Hélène. Le troupeau des bovins de 6 Qui Prend remplace alors l’infortuné patriarche sur cette table 3, et les manches continuaient quand votre correspondant s’éclipsa du centre St-Elivet.

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Séance de VENDREDI 27/11/2015 à St-Elivet

Il y a précisément 120 ans, au club suédo-norvégien de Paris, Alfred Nobel mettait un point final à son testament en léguant l’intégralité de sa fortune à la création du fameux prix, dans le but de récompenser chaque année des personnes ayant rendu service à l’humanité, ou permis un progrès considérable dans cinq disciplines différentes: paix et diplomatie, littérature, chimie, médecine, et physique. On estimait sa fortune à 1,7 milliard de couronnes (179 millions d’euros).

C’est la publication erronée par un journal, français encore, d’une nécrologie  prématurée, condamnant son invention de la dynamite, qui le décida à laisser une meilleure image de lui au monde après sa mort. Cette nécrologie affirmait : « Le marchand de la mort est mort. Le Dr. Alfred Nobel, qui fit fortune en trouvant le moyen de tuer plus de personnes plus rapidement que jamais auparavant, est mort hier ».  Il n’y a probablement pas d’équivalent dans l’histoire d’une erreur journalistique aussi providentielle !

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A l’heure où, après les attentats de Paris, le journal Le Monde publie au fil des jours un émouvant portrait de chacune des victimes, on peut s’interroger sur ce qu’on écrirait, de nous, si demain…

Table 1, dite «magnéto-résistante»

brass_foot
Un Brass à quatre, c’est déjà chaud. Mais avec Thomas, Xel, Jeff, et votre humble serviteur, c’est vraiment du sport: carte squattée dans tous les sens, profusion de mines de charbon, bataille pour l’accès aux marchés extérieurs, bref, une vraie foire d’empoigne. Rendant un hommage remarqué à Albert Fert, prix Nobel de physique 2007 pour la découverte de la magnétorésistance géante, Thomas fit preuve d’une résistance, oui, géante: c’est le mot. Parti doucement, et bon dernier les canaux passés, il se réveilla en maître cheminot pour innonder la carte de rails jaunes, et par cela-même, arracha avec 127 PV la victoire qui m’était promise, avec mon chantier naval à Liverpool. Je termine à trois longueurs, devançant Xel de quatre et Jeff de dix-sept. 478 points à quatre: cette partie fera date !

PS: Sur BGG, il y a eu un concours délirant consistant à re-themer avec les Monty Python le visuel de boîtes de jeux. Cette illustration sacrilège de Brass en est issue. Merci à Dominique pour cette source !

Table 2, dite «équilibrée»
Une partie d’Ascension voit Thierry, inspiré par Maurice Allais, prix Nobel d’économie 1988 pour la théorie de l’équilibre général et partiel, sortir premier de cordée (82), avec Axel dans son sac à dos (même score). Suivent Baptiste aux mains d’argent (65) et Jérôme (58).

Table 3, dite «fourmillante»
Dans les bas-fonds du centre St-Elivet, Elaine & Mickael et Julien & Joane revisitent l’univers fourmillant de Myrmes, tout comme Jean-Paul Sartre le fit avec les Mouches. A l’instar du philosophe, qui refusa le Nobel de littérature 1964, ils ne daignèrent point publier leur score.

Table 4, dite «rêvée»
Toujours dans les bas-fonds du centre St-Elivet, mais un peu plus loin sur la droite, Gael joua au Chercheur d’Or en bravant l’opposition de Jacques et de Marie-Anne à Agricola. Que sa bravoure soit louée ! Mais il il connut plutôt, enfin on l’imagine, la Ritournelle de la faim chère à J.M.G Le Clézio, prix Nobel de littérature 2008 !

Table 5, dite «passyfiée»

rex
Dans la grande salle, un Rex (autrement dit, une réédition de Dune en version révisée dans l’univers de Twilight Imperium) opposait en majesté François-René, Michał, Kelly et Franck, sous l’ombre tutellaire de Frédéric Passsy, fondateur et président de la Société d’arbitrage entre les nations, l’ancêtre de l’ONU. Le prix Nobel de la Paix 1901 vit, de là où il est, les deux premiers cités l’emporter 5 à 0. Mais 5 quoi au fait ?

Table 6, dite «occupée»
Dans l’atmosphère oppressante à la Modiano de Room 25, Thierry, Franck, Axel, Jérôme, Kelly et François-René, à l’image du Prix Nobel de littérature 2014 pour « l’art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l’occupation », ne sont pas toujours clairs. Mais, dans la rue des boutiques obscures, qui étaient les gardiens ?

Table 7, dite «putride»
A Eaten by zombies!, je dame facilement le pion à Xel et Thomas, faute de combattants: ils furent zombifiés avant moi. Drôle de résultat pour un deck building.

Table 8, dite «noyée»
A Noé, Xel sauve le peuple animal en faisant le moins pleurer le patriarche (1 larme), alors que j’en produis 10 et Thomas 20

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Séance de MARDI 24/11/2015 à St-Elivet

En cette soirée pluvieuse autant que douce, Xel, Maud, Jeff, Neox, Jérôme et Jeff se retrouvent autour d’une table unique. Exceptionnellement, aucun joueur n’étant disponible pour commenter, Monsieur de Molière, présent ce soir là à Lannion même pour la création d’un Misanthrope moderne au Carré Magique, accepta de jouer à l’écrivain public pour nous relater ces joutes. Nous lui cédons tantôt le pas.

moliere

Une table, unique, fut jouée, qui m’inspira ce trait:
« Être franc, et sincère, est mon plus grand talent,
Je ne sais point jouer les hommes en parlant;
Et qui n’a pas le don de cacher ce qu’il pense,
Doit faire, en ce pays, fort peu de résidence. »

Mysterium invite, plaisamment, à imaginer un développement:
« Monsieur, c’est trop d’honneur que vous me voulez faire;
Mais l’amitié demande un peu plus de mystère,
Et c’est, assurément, en profaner le nom,
Que de vouloir le mettre à toute occasion.
Avec lumière et choix, cette union veut naître,
Avant que nous lier, il faut nous mieux connaître;
Et nous pourrions avoir telles complexions,
Que tous deux, du marché, nous nous repentirions »

Pour narrer T.I.ME. Stories, il convient d’être concis:
« Voyons, Monsieur, le temps ne fait rien à l’affaire. »

Noé évoque, en moi, des bêtes en effroi:
« Dans le brillant commerce, il se mêle, sans cesse,
Et ne cite jamais, que duc, prince, ou princesse.
La qualité l’entête, et tous ses entretiens
Ne sont que de chevaux, d’équipage, et de chiens;
Il tutaye, en parlant, ceux du plus haut étage,
Et le nom de Monsieur,est, chez lui, hors d’usage. »

 Faire de Shadow Hunters le royaume des ombres,
C’est du peuple des amants, en réduire le nombre:
« Je sais que vos appas vous suivent en tous lieux,
Mais votre accueil retient ceux qu’attirent vos yeux;
Et sa douceur offerte à qui vous rend les armes,
Achève, sur les cœurs, l’ouvrage de vos charmes.
Le trop riant espoir que vous leur présentez,
Attache, autour de vous, leurs assiduités;
Et votre complaisance, un peu moins étendue,
De tant de soupirants chasserait la cohue. »

 

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