Séance de MARDI 05/01/2016 à St-Elivet

Prémière séance de 2016 s’est vue dotée de 3 tables :

Table n°1 dite « 2 vs 2 » …

… où Neox+Jérôme ont affronté Hélène+Baptiste dit le « deuil capilaire » dans un Summoner Wars. Retours possiblement sur le forum.

Table n°2 dite « initiatique » …

… où le nouveau sympathisant : Matthieu, s’est volontairement soumis au test de Tzolk’in, accompagné par Jeff et Baptiste dit « cheveux ? non merci ! ». Retours de cette initiation possiblement sur le forum.

Table n°3 dite « plus morte que vivante » …

… où François-René, Xel, Françoise, Jean-Yves et Votre Humble Serviteur se sont inclinés devant le très exigeant Dead of Winter. La perte du clebs de VHS a été facteur fatal : empli du chagrin VHS a quitté les lieux laissant les survivants choisir un autre jeu… Retours possiblement sur le forum.

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Séance de MARDI 29/12/2015 à St-Elivet

Le 29 décembre 1170, Thomas Becket,  Archevêque de Cantorbéry, était assassiné, dans sa cathédrale même, par des partisans du roi Henri II d’Angleterre, pour avoir engagé un conflit avec le roi sur les droits et privilèges de l’Église. Sur le site même, au-dessus de l’autel placé dans la chapelle, sont représentées trois épées évoquant ce forfait.

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Thomas_Becket_Murder

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Henri désirait être le maître absolu, de son royaume et de l’Église, et se débarrasser des privilèges du clergé anglais qu’il voyait comme autant d’entraves à son autorité. Becket lui parut tout d’abord comme l’instrument adapté à ses desseins et le jeune homme se montra dévoué aux intérêts de son maître et agréable ami, de sorte que personne n’aurait pu douter de lui. Mais dès qu’il fut nommé archevêque, en 1162, une transformation radicale du caractère du nouveau primat s’opéra à la stupéfaction générale de tout le royaume. Le courtisan gai et amant des plaisirs fit place à un prélat ascétique en robe de moine, prêt à soutenir jusqu’au bout la cause de la hiérarchie.

Becket mit à exécution le projet qu’il avait préparé de libérer l’Église d’Angleterre des limitations mêmes qu’il avait contribué à faire appliquer. Son but était double : l’exemption complète de l’Église de toute juridiction civile, avec un contrôle exclusif de sa propre juridiction par le clergé, et l’acquisition et la sécurité de la propriété. Le roi comprit rapidement le résultat inévitable de l’attitude de Thomas et convoqua le clergé, demandant l’abrogation de toute demande d’exemption des juridictions civiles, et que soit reconnue l’égalité de tous les sujets devant la loi. Le haut clergé consentit à la demande du roi, que refusa l’archevêque. Thomas accepta un compromis, mais rien ne fut résolu au fond.

Henri convoqua une autre assemblée à Clarendon en 1164, entendant placer tous les sujets du roi, y compris les clercs, sur un pied d’égalité judiciaire, tous ne relevant que des tribunaux royaux. Le roi s’employa à obtenir l’accord du clergé et apparemment l’obtint, sauf celui du primat. Becket chercha encore à parvenir à ses fins par la discussion, puis refusa définitivement de signer, signifiant la guerre entre les deux pouvoirs en place. Henri essaya de se débarrasser de Becket par voie judiciaire et le convoqua devant un grand conseil pour répondre de l’accusation de contestation de l’autorité royale et malfaisance dans son emploi de chancelier.

La tension était désormais trop grande pour trouver une issue autre que la catastrophe, qui ne fut pas longue à venir. Une phrase du roi exaspéré : « n’y aura-t-il personne pour me débarrasser de ce prêtre turbulent ? » fut interprétée comme ordre par quatre chevaliers anglo-normands, qui projetèrent  immédiatement le meurtre de l’archevêque, et le perpétrèrent près de l’autel de la cathédrale de Canterbury.

Henri II se résolut alors à revenir sur les décisions entérinées dans les Constitutions de Clarendon. Becket fut révéré par les fidèles dans toute l’Europe comme martyr: l’église de Bénodet (Finistère) a pour saint patron Thomas Becket et Pleuven possède une chapelle Saint-Thomas. Le roi dut faire pénitence publiquement sur la tombe de son ennemi, qui resta un des lieux de pèlerinage les plus populaires en Angleterre, jusqu’à sa destruction lors de l’anéantissement des monastères. Un reliquaire fut cependant conservé, encore visité par de nombreux touristes de nos jours.

Table 1, dite « réunie »

845 longues années ont passé, et six preux chevalier(ère)s se réunirent en concile à St-Elivet: Xel, Dom, Jeff, Jack, Mickaël entourant votre humble serviteur. On chercha donc un jeu à six, et l’inépuisable DUC nous fournit Codenames. Les rouges (Jack, Jeff, VHS) prirent l’avantage sur les bleus deux manches à une. Si je parvins à faire sortir boîte et Paris avec un Régine 2 furieusement eighties, Dom échoua à faire trouver Rivière et Écran sur un Délivrance 2 subtilement cinéphile, et le match était scellé. Heureusement, car nous ne décelâmes point le Col caché sous le lipstick de Jack, où pourtant la littérature abonde:

lipstick

Table 2, dite « un seul être vous manque »

Mickaël alors s’éclipsa. On chercha donc un jeu à cinq, consulta le DUC qui, à l’instar de Claude MC, nous répondit: Non, merci ! Il s’agissait bien sûr du jeu consistant à acheter des cartes (ou pas) avec des pièces pour en avoir le moins possible à la fin. Trois manches furent jouées et Jeff poussa la politesse à laisser chacun de ses opposants s’en adjuger une.

Table 3, dite « tout est dépeuplé »

Jeff quitta alors les lieux, exfiltré par Jack, et porteur de l’anneau, où se trouvait la clé.  On chercha donc un jeu à trois, et on demanda au DUC un jeu rapide pour finir la soirée. Ce dernier  nous répondit logiquement Quick?? En fait, il voulait dire Qwixx, un jeu consistant à lancer des dés et à cocher des cases sur une grille, une sorte de Bingo amélioré en fait,  Trois manches furent jouées et je poussai la politesse à laisser à Dom la troisième.

Sur le point de sortir, une angoisse nous étreignit: y aura-t-il quelqu’un pour fermer cette porte ? Sur le constat que le loquet n’était pas locké, une intense activité communicationnelle s’empara de nous, pour débusquer l’ami Jeff de la lointaine villégiature où sa Mustang bleu pétrole l’entraînait à vive allure. Puis nous entendîmes des pas: le message avait fait son office et Jeff revenait vers nous, sourire aux lèvres et clés en main. Nous rangeâmes nos épées dans leurs fourreaux. Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères, Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !

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Séance de VENDREDI 18/12/2015 à St-Elivet

Séance à 3 ou 4 tables dont :

Table racontée par Dom :

Elaine, Michal, Franck, Mikael, Axel et Dom se bastonnent gaiement dans 2 parties de King of Tokyo (Michal s’impose dans la première tandis que Dom gagne son duel final contre Axel dans la seconde). Après le départ de la moitié des combattants, encore des combats pour Axel, Mikael et Dom avec Colossus Arena remporté de peu par le dernier nommé.

Table mentionnée par Jacques :

Une table de Assaut sur l’empire avec : Darth Julien, Jedi Laurent, Wookie F-R, mi-mouton mi-lion Jeff et vieux commandant abusé Jack. Comme d’habitude victoire lors de la mission annexe des gentils et victoire lors de la mission principale du méchant.

Tables mentionnés par d’autres : sur le forum…

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Séance de VENDREDI 11/12/2015 à St-Elivet

Séance racontée par Dominique :

Le 12 décembre 1915 naissait à Hoboken (New Jersey) Frank Sinatra qui incarna les faces lumineuses et sombres du rêve américain et du monde du show business. Un siècle moins un jour plus tard, cela swinguait à Lannion où Parties Civiles ne pouvait faire moins que de rendre hommage à The Voice. On put voir et écouter notamment ce vendredi soir :

Table 1 dite « I’m Not Afraid »
Neox, Baptiste-aux-poches-pleines, Frank et F-R jouent à Blood Rage, un jeu tout récent avec plein de bruit, de fureur et de figurines. Cela avait l’air bien mais nous n’avons pas pu interviewer les participants.

Table 2 dite « Strangers in the night »
Julien du Goélo et Jacques s’isolent dans la bibliothèque pour tester Deadzone, un jeu avec des dés et des figurines. A minuit et demi ils y étaient encore.

Note de Jacques :

Partie n°1 : « quelque part sur la 3e planète du système Nexus Zeta, 2e section de reconnaissance des Enforcers :

– Soldat Vince mouvement massif vers vous, repliez vous… Soldat Vince ?! Soldat Vince repondez !!! Sol…

– Chef ! Deux Phases 2 et un Phase 1 dans ces bâtiments !!!

– Repli !!! Repli !!!  Bordel, où  est la couverture aérienne !!!???

– Chef il est sur moi !! Je ne pe… BUAAAAAAAAAAAAARGRBL…

– Soutien arme lourde qu’est-ce que vous foutez !? Oh merd.. 

(dernières paroles enregistrés, 2e section a été déclarée perdue)

Partie n°2 : « quelque part sur la 3e planète du système Nexus Zeta, section « search and rescue » des Enforcers :

– Soldat Reiss au commandant : je suis sur le toit, je procède à l’installation de la tourelle de déf… il y a quelque chose qui cloche… Des Cerbères !!!

– Reiss, laissez la tourelle et descendez vers nous. Reiss ?! Reiss répondez : à vous ?! Reiss !??

– Chef j’ai vu 2 clebs foncer vers la tour où se trouvait Reiss !

– Je connais Reiss, il ne se ferait pas avoir par des clebs… Qu’est-ce… AAAAAAAAAAAAAAAAARGH !!!

(suite à l’échec de la mission la planète a été classée « définitivement contaminée » et soumise à la procédure de stérilisation totale)

« Petite » erreur de règles a probablement fait perdre aux Enforcers : « nettoyeurs invincibles » (joués successivement par les 2 joueurs) les 2 parties face à des Plague (sorte de zombies intelligents). La prochaine fois ça ira mieux… sûrement.

Table 3a dite « Languedoc on my mind »
Axel, Michal, Franck et Dom commencent par une partie de Carcassonne (victoire d’une courte tête de Dom) puis enchaînent avec De Stijl (les 4 joueurs finissent avec 13 territoires, Axel ayant le plus gros). Reconnaissons que c’est un jeu où rien ne peut se planifier et où on tend à s’en prendre au leader perçu du moment.
Table 3b dite « Night and day »
Après le départ de Michal et Franck, recherche d’un jeu à 2 (configuration rare à PC !) pour Axel et Dom : Baptiste propose le Seigneur des Anneaux-La confrontation. Recommandation appréciée : dans la première partie, Axel avec les forces de l’ombre offre sur un plateau dans le dernier combat la victoire qui lui était acquise. Il se rattrape dans la deuxième partie après échange des rôles. C’est le genre de jeu qui doit être très agréable à jouer régulièrement, une fois que l’on connaît par cœur les deux séries de personnages et de cartes d’action.

Table 4 dite « Fly me to the moon »
Jeff, Julien du Trégor, Thierry et Laurent (y eut-il un cinquième astronaute ?) se lancent avec 1969 dans la course à la lune. Selon certaines rumeurs circulant sur le pas de tir, ce serait Julien qui aurait porté le plus haut les couleurs de l’industrie spatiale tricolore.

Table 5 dite « The way you look tonight »
Les restants des tables 1, 3 et 4 se regroupent pour un joyeux Shadow Hunters. Il semblerait que certains avaient des airs de Shadows tandis que d’autres avaient des comportements de Neutres tandis que Thierry proposait des services de relookage. François-René, avec son catalogue Manufrance d’objets magiques, démontre qu’un Neutre peut damer le pion à 6 Shadows et Hunters occupés à s’intimider et se massacrer. On ne se méfie jamais assez de lui.

Table 6 dite « In the wee small hours of the morning »
Deux dernières tournées avant la route au Beasty Bar (dans sa version proposée par le DUC) pour Thierry, F-R et Dom.

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Séance de VENDREDI 04/12/2015 à St-Elivet et ailleurs

Un 4 décembre, fort fort lointain (1563), prenait fin le concile de Trente, la réponse catholique à l’agression (entre guillemets) de la réforme protestante. Coupure entre l’Église médiévale et l’Église des temps classiques, le concile de Trente rénova différents points de doctrine. L’Église médiévale prônait la dévotion, les pèlerinages et les processions, celle issue du concile va privilégier la confession et la prédication. Surtout, elle bouleversa l’organisation du culte. C’en sera fini des curés et moines incultes, paillards et laxistes qui faisaient le régal des bateleurs de foire et des fabulistes au Moyen Âge. À la place d’une Église médiévale, épuisée, une nouvelle Église prendra forme, avec ses zones d’ombre et de lumière. Elle va perdurer jusqu’à la fin du XXe siècle et au concile Vatican II, bien plus proche de nous (1965). Cette crispation face au vent nouveau du protestantisme a provoqué des décisions dont nous subissons toujours les conséquences, notamment dans le gouvernement de l’Église : absolutisme pontifical, centralisation, et culte du secret.

Table 1, dite «vaticane»
Dans l’atmosphère industrieuse de la Rome antique, nous jouons aux bâtisseurs du trop méconnu univers de La gloire de Rome. Ce fut une  partie chaotique,  souvent interrompue par les allées et venues des joueurs qui exposaient des points de règles de jeux alentours, et aussi par ces joueurs des alentours qui venaient visiter nos chantiers, sans même porter de casque.  Thomas crut l’emporter en faisant chauffer le marchand plusieurs fois de suite en fin de partie, mais votre humble serviteur, roi des patrons, réussit à rester assez concentré tout du long pour l’emporter avec 23 PV, devant Thomas (19), Mickaël (15), Xel (11) et Dom (9).

Table 2, dite «cathare»
Au tribunal de l’inquisition de Carcassonne, c’est Marvin qui brûle sur le bûcher Michał, Axel et Franck (venu pour une fois sans Kelly). Il n’a pas choisi les plus grassouillets pour son barbecure….

Table 3, dite «hérétique»
A L’auberge sanglante, Jacques fait une boucherie (57) ne laissant que les caraasses des hérétiques à Julien (dit de Paimpol) à 39, Justine (30), et Jeff (20).

Table 4, dite «parisienne»
A Codenames, les Bleus (Dom, Xel, Axel et votre modeste rédacteur) l’emportent très largement face aux Rouges (Thomas, Mickaël, Jeff, et Justine), mis à mal par la bande à Jerry (comprenne qui pourra), et ce malgré quelques quiproquo inoubliables: quand vous avez comme propositions chaîne, fou, et lunettes, quels sont les deux mots qui vous font penser à Afflelou ? Et au fait, quel mot diriez vous pour faire deviner à la fois Suisse, mouton et tube ?

Table 5, dite «prébendière»
L’agitation mentionnée en table 1, consécutive à l’utilisation du DUC (le fameux Deck Universel de Cartes de Dom), et donc aux aller-retour subséquents de son géniteur, aboutit à la configuration de ce couteau Suisse du jeu pour un opus de For sale, où Franck amasse les deniers. Michał, Jeff, Axel, Justine et Julien secouent le tronc dans le vide.

Table 6, dite «écartelée»
A De Stijl, le jaune gagne avec 12 territoires (le plus gros de 5),  12 blancs (max de 4), 12 bleus (max de 4) et 11 rouges. Une partie extrêmement serrrrrrée – paradoxalement, plus il y a d’r, plus ça semble serré, non ? Les joueurs étaient Dom, Xel, Jeff et votre humble narrateur, qui ont tous pris leurs couleurs habituelles, sauf Jeff qui endossa le maillot jaune habituellement prisé par Thomas, et que vous recconnaîtrez donc sans peine. La photo-finish témoigne de cette joute héroïque:

destilj-02

Table 7, dite «hors les murs»
Cette soirée hors les murs nous est plaisamment contée par le barde Sylvain.

Hier soir, Baptiste a accueilli Jérôme, Nicolas, FR (dit Augustine la folle), Hélène et moi-même pour une partie du jdr : aventure dans le monde intérieur. La séance fut assez typée Indiana Jones avec des déplacements sur la map monde ( Londres – Marseille – Aboukir – Ventre Monde ), des Allemands fort peu sympathiques, une peuplade isolée et même l’explosion d’un dirigeable. De nombreuses questions furent posées comme : pourquoi les Anglais lèvent-ils le petit doigt quand ils boivent a cup of tea? -comment boire de l’absinthe de la façon la moins courtoise possible? – cravache ou fouet? – comment bien interpréter un personnage féminin nommé Ilda quand on est un homme?
Bref vendredi soir la science a progressé… mais pas grâce à nous… (pour ça il faut plutôt voir du côté du Téléthon). La soirée s’est terminée sur un soupçon d’héroïsme, un brin de philosophie et une bonne tranche de rigolade !

 
couverture_AMI

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Séance de MARDI 01/12/2015 à St-Elivet

Cette soirée vous est contée en 466 mots et force détails par notre envoyé spécial, Dominique. Un grand merci à lui !

Une douzaine de participants à cette soirée de jeux dont la moitié se présentèrent au débotté, ce qui leur valut un rappel à l’ordre du représentant du CA.

Table 1, dite « Peones »
Jean-Yves se laisse convaincre par deux anciens à la mine sympathique (David et Jeff) d’essayer un « petit jeu » aux relents tiers-mondistes (on exploite des ouvriers, oui, mais des ouvriers agricoles mayas nourris avec du bon maïs garanti sans OGM) opportunément extrait de l’armoire, Tzolk’in. La partie se conclut (inévitablement ?) par la victoire de Jeff.

Table 2, dite « Aventuriers »
Frank, Thomas, Xel et VHN décident d’explorer la richesse du DUC (l’encore prototypaire Deck Universel de Cartes, faut-il le rappeler ?) et le configurent pour jouer à Diamant. C’est un jeu de prise de risque calculée en explorant des temples d’Amérique Centrale. Les deux parties disputées voient la victoire de Xel appliquant une tactique de hmmm disons, prudence, mais ce doublé est contesté dès la fin de la soirée par un perdant aigri sur le tapis vert du TAJ (Tribunal Arbitral du Jeu), les règles de partage des diamants ayant été mal expliquées par l’approximatif DUCmaster. Pour le deuxième round, le DUC se métamorphose en bar branché et organise 2 parties du toujours plaisant Beasty Bar qui voit 2 victoires sans contestation de Xel. A real party animal, diraient les anglophones.

La soirée se poursuit avec De Stijl, petit jeu pour 2 à 4 joueurs très original et visuel : chaque carte rectangulaire est divisée en 6 cases carrées d’une couleur parmi cinq, et il s’agit pour chaque joueur de maximiser le nombre de « territoires » (zones de cases contiguës) à sa couleur. A son tour, on joue 1 carte de sa main et on doit recouvrir partiellement, mais pas totalement, l’assemblage de cartes déjà jouées. La partie d’essai est remportée par VHN (14/11/11/10 territoires). Après le départ de Frank, nous explorons Qwixx, un jeu de dés avec de faux airs de bingo (on coche une grille mais il y a une dimension course qui rend Qwixx nettement plus intéressant) qui voit la victoire de Thomas puis de VHN, Xel se distinguant par un score identique aux deux parties.

 De Stijl

Table 3, dite « Amis des Animaux »
Une joyeuse assemblée composée d’Hélène et de garçons (Jérôme, Baptiste-Goldfinger, Nicolas, Thierry et Julien-de-Saint-Brieuc) commence par une partie de Dixit (jeu où les marqueurs de score sont des lapins) remportée par Thierry qui sut faire preuve d’imagination et de psychologie. La densité d’animaux augmente quand c’est au tour de Noé d’être mis en place. Il semble que la partie ait été interrompue bien avant 950 ans mais nous n’avons à ce sujet pas encore reçu le communiqué de presse d’Hélène. Le troupeau des bovins de 6 Qui Prend remplace alors l’infortuné patriarche sur cette table 3, et les manches continuaient quand votre correspondant s’éclipsa du centre St-Elivet.

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Séance de VENDREDI 27/11/2015 à St-Elivet

Il y a précisément 120 ans, au club suédo-norvégien de Paris, Alfred Nobel mettait un point final à son testament en léguant l’intégralité de sa fortune à la création du fameux prix, dans le but de récompenser chaque année des personnes ayant rendu service à l’humanité, ou permis un progrès considérable dans cinq disciplines différentes: paix et diplomatie, littérature, chimie, médecine, et physique. On estimait sa fortune à 1,7 milliard de couronnes (179 millions d’euros).

C’est la publication erronée par un journal, français encore, d’une nécrologie  prématurée, condamnant son invention de la dynamite, qui le décida à laisser une meilleure image de lui au monde après sa mort. Cette nécrologie affirmait : « Le marchand de la mort est mort. Le Dr. Alfred Nobel, qui fit fortune en trouvant le moyen de tuer plus de personnes plus rapidement que jamais auparavant, est mort hier ».  Il n’y a probablement pas d’équivalent dans l’histoire d’une erreur journalistique aussi providentielle !

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A l’heure où, après les attentats de Paris, le journal Le Monde publie au fil des jours un émouvant portrait de chacune des victimes, on peut s’interroger sur ce qu’on écrirait, de nous, si demain…

Table 1, dite «magnéto-résistante»

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Un Brass à quatre, c’est déjà chaud. Mais avec Thomas, Xel, Jeff, et votre humble serviteur, c’est vraiment du sport: carte squattée dans tous les sens, profusion de mines de charbon, bataille pour l’accès aux marchés extérieurs, bref, une vraie foire d’empoigne. Rendant un hommage remarqué à Albert Fert, prix Nobel de physique 2007 pour la découverte de la magnétorésistance géante, Thomas fit preuve d’une résistance, oui, géante: c’est le mot. Parti doucement, et bon dernier les canaux passés, il se réveilla en maître cheminot pour innonder la carte de rails jaunes, et par cela-même, arracha avec 127 PV la victoire qui m’était promise, avec mon chantier naval à Liverpool. Je termine à trois longueurs, devançant Xel de quatre et Jeff de dix-sept. 478 points à quatre: cette partie fera date !

PS: Sur BGG, il y a eu un concours délirant consistant à re-themer avec les Monty Python le visuel de boîtes de jeux. Cette illustration sacrilège de Brass en est issue. Merci à Dominique pour cette source !

Table 2, dite «équilibrée»
Une partie d’Ascension voit Thierry, inspiré par Maurice Allais, prix Nobel d’économie 1988 pour la théorie de l’équilibre général et partiel, sortir premier de cordée (82), avec Axel dans son sac à dos (même score). Suivent Baptiste aux mains d’argent (65) et Jérôme (58).

Table 3, dite «fourmillante»
Dans les bas-fonds du centre St-Elivet, Elaine & Mickael et Julien & Joane revisitent l’univers fourmillant de Myrmes, tout comme Jean-Paul Sartre le fit avec les Mouches. A l’instar du philosophe, qui refusa le Nobel de littérature 1964, ils ne daignèrent point publier leur score.

Table 4, dite «rêvée»
Toujours dans les bas-fonds du centre St-Elivet, mais un peu plus loin sur la droite, Gael joua au Chercheur d’Or en bravant l’opposition de Jacques et de Marie-Anne à Agricola. Que sa bravoure soit louée ! Mais il il connut plutôt, enfin on l’imagine, la Ritournelle de la faim chère à J.M.G Le Clézio, prix Nobel de littérature 2008 !

Table 5, dite «passyfiée»

rex
Dans la grande salle, un Rex (autrement dit, une réédition de Dune en version révisée dans l’univers de Twilight Imperium) opposait en majesté François-René, Michał, Kelly et Franck, sous l’ombre tutellaire de Frédéric Passsy, fondateur et président de la Société d’arbitrage entre les nations, l’ancêtre de l’ONU. Le prix Nobel de la Paix 1901 vit, de là où il est, les deux premiers cités l’emporter 5 à 0. Mais 5 quoi au fait ?

Table 6, dite «occupée»
Dans l’atmosphère oppressante à la Modiano de Room 25, Thierry, Franck, Axel, Jérôme, Kelly et François-René, à l’image du Prix Nobel de littérature 2014 pour « l’art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l’occupation », ne sont pas toujours clairs. Mais, dans la rue des boutiques obscures, qui étaient les gardiens ?

Table 7, dite «putride»
A Eaten by zombies!, je dame facilement le pion à Xel et Thomas, faute de combattants: ils furent zombifiés avant moi. Drôle de résultat pour un deck building.

Table 8, dite «noyée»
A Noé, Xel sauve le peuple animal en faisant le moins pleurer le patriarche (1 larme), alors que j’en produis 10 et Thomas 20

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Séance de MARDI 24/11/2015 à St-Elivet

En cette soirée pluvieuse autant que douce, Xel, Maud, Jeff, Neox, Jérôme et Jeff se retrouvent autour d’une table unique. Exceptionnellement, aucun joueur n’étant disponible pour commenter, Monsieur de Molière, présent ce soir là à Lannion même pour la création d’un Misanthrope moderne au Carré Magique, accepta de jouer à l’écrivain public pour nous relater ces joutes. Nous lui cédons tantôt le pas.

moliere

Une table, unique, fut jouée, qui m’inspira ce trait:
« Être franc, et sincère, est mon plus grand talent,
Je ne sais point jouer les hommes en parlant;
Et qui n’a pas le don de cacher ce qu’il pense,
Doit faire, en ce pays, fort peu de résidence. »

Mysterium invite, plaisamment, à imaginer un développement:
« Monsieur, c’est trop d’honneur que vous me voulez faire;
Mais l’amitié demande un peu plus de mystère,
Et c’est, assurément, en profaner le nom,
Que de vouloir le mettre à toute occasion.
Avec lumière et choix, cette union veut naître,
Avant que nous lier, il faut nous mieux connaître;
Et nous pourrions avoir telles complexions,
Que tous deux, du marché, nous nous repentirions »

Pour narrer T.I.ME. Stories, il convient d’être concis:
« Voyons, Monsieur, le temps ne fait rien à l’affaire. »

Noé évoque, en moi, des bêtes en effroi:
« Dans le brillant commerce, il se mêle, sans cesse,
Et ne cite jamais, que duc, prince, ou princesse.
La qualité l’entête, et tous ses entretiens
Ne sont que de chevaux, d’équipage, et de chiens;
Il tutaye, en parlant, ceux du plus haut étage,
Et le nom de Monsieur,est, chez lui, hors d’usage. »

 Faire de Shadow Hunters le royaume des ombres,
C’est du peuple des amants, en réduire le nombre:
« Je sais que vos appas vous suivent en tous lieux,
Mais votre accueil retient ceux qu’attirent vos yeux;
Et sa douceur offerte à qui vous rend les armes,
Achève, sur les cœurs, l’ouvrage de vos charmes.
Le trop riant espoir que vous leur présentez,
Attache, autour de vous, leurs assiduités;
Et votre complaisance, un peu moins étendue,
De tant de soupirants chasserait la cohue. »

 

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