Séance de MARDI 03/11/2026 à Servel

Le 3 novembre 1847 donna le coup d’envoi d’une guerre civile courte et méconnue, la guerre du Sonderbund en Suisse. Elle est l’aboutissement de tensions entre des cantons catholiques et conservateurs (Uri, Schwytz, Unterwald, Lucerne, Zoug, Fribourg et le Valais) et les autres, moins catholiques et moins conservateurs. Les sept premiers ont conclu une alliance secrète fin 1845 que la Diète fédérale leur demande en vain de dissoudre en juillet 1847. Devant le refus, des armées sont levées. Les coalisés remportent de modestes succès mais la première manœuvre importante est du fait des légitimistes dont le plan est simple : attaquer successivement chaque canton rebelle avec des forces supérieures. Ils commencent par Fribourg, isolé territorialement des autres, qui capitule quasiment sans combattre. C’est ensuite Zoug qui tombe sans plus combattre. Le prochain domino est Lucerne ; avant la bataille le général Dufour qui commande les troupes de la confédération se fait présenter par des artificiers de nouvelles fusées dont, nous dit l’encyclopédie en ligne, « il refuse de faire usage contre Lucerne, voulant éviter autant que possible tout ce qui pourrait donner à cette guerre un caractère de violence qui ne pourrait que nuire à notre cause ». Des Suisses, on vous dit. La bataille pour Lucerne, la « plus longue et plus meurtrière de la campagne », dura deux heures et fit 37 morts, et conduisit le soir même à la reddition de la ville. Bref, le 29 novembre tout était plié : les troupes sont démobilisées et le gouvernement des régions sécessionnistes remplacé. Les genevois qui savent être généreux offrirent à l’état-major victorieux une truite de 17 livres (il la mangea) et une nouvelle constitution en 1848 fit de la Suisse un état fédéral. 179 ans plus tard aucune volonté séparatiste ne s’exprima si ce n’est de jouer au calme dans le bocal.

Table 1, dite « Poisson pilote » : Il y a bien longtemps, dans une salle lointaine, très lointaine… (c.a.d à St Elivet), on joua régulièrement à Endeavor, un jeu de développement et de majorité sur le thème de la colonisation à l’âge des découvertes. Republié comme Endeavor, l’âge de la voile, il accueille ce soir Xel, Olive, François et VHN. Les voies de développement initiales sont parallèles, seules différant les régions ciblées et les bonus acquis. Dom s’empare de la première carte de gouverneur (Amérique du Sud) puis Olive et Xel lancent les hostilités avec les actions Conquête (pas très suisse tout cela). Xel règne sur l’Inde et Dom contrôle l’Amérique du Nord. Dom pousse loin ses pistes de développement et construit au dernier tour le Memorial, un bâtiment qui convertit les victimes des combats en points de victoire. Il parvient aussi à acquérir le dernière carte Récompense de l’Amérique du Nord, elle rapporte 6 PV mais il fallut en défausser une autre et reculer en conséquence. Il maintient  néanmoins sa prééminence au score, finissant avec 61 PV devant Olive 55 et les deux autres plus loin derrière, Xel ayant été handicapée par le niveau des bâtiments qu’elle pouvait construire.

Table 2, dite « Artificiers » : Faline, Christelle et Quentin joue d’abord à Bombusters. Ils réussisent les missions 18 à 20, échouent deux fois sur la 21 et finissent par la 24. Des démineurs expérimentés, donc. Puis il continuent par un Dewan où l’expérience de Faline s’est affrontée à l’inspiration du jeune couple. Qui  en sortit vainqueur ?

Table 3, dite « Mise au pas » : Défier Corentin aux jeux où il excelle est toujours un pari risqué. Ainsi ce soir pour Benjamin qui ne connaissait pas Thunderstone ni même, affirma-t-il, les jeux de deck-building. Son sort était scellé mais nous lui livrons pour l’avenir le fameux aphorisme de Nicolas2 : « dans un deckbuilder, il faut piocher ».