Le 28 juillet, la «Journée de commémoration du Grand Dérangement», commémore au Canada la déportation du peuple acadien par les autorités britanniques en 1755, reconnaissant ces événements tragiques et rendant hommage à la résilience du peuple acadien. C’est la première tentative recensée de nettoyage ethnique en Amérique du Nord, l’une des plus grandes déportations perpétrée par les Anglais contre un peuple qui vivait sur ses terres depuis de nombreuses générations, et largement considérée comme un crime contre l’humanité.
Vers la fin du XVIIᵉ siècle, des colons venus de France émigrèrent vers ce que l’on connaît aujourd’hui sous les noms de la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick, et y fondèrent la première communauté acadienne. Ces Acadiens vivaient paisiblement en Nouvelle-Écosse depuis la fondation de Port-Royal en 1604. Ils établirent une petite colonie dynamique, construisant des digues pour dompter les hautes marées et irriguer les riches champs de foin. Largement ignorés par la France, les Acadiens développèrent un esprit d’indépendance. Avec leurs amis et alliés mi’kmaq, ils se sentaient en sécurité, même lorsque la souveraineté sur leur territoire passa à la Grande-Bretagne après 1713.
Car en 1710, pendant la guerre de Succession d’Espagne, les Britanniques s’emparèrent de Port-Royal, capitale de l’Acadie, à l’issue d’un siège. Le traité d’Utrecht de 1713, qui mit fin au vaste conflit, céda la colonie à la Grande-Bretagne tout en permettant aux Acadiens de conserver leurs terres. Mais ces derniers étaient réticents à signer un serment d’allégeance inconditionnelle à la Grande-Bretagne. Au cours des décennies suivantes, certains ont participé à des opérations militaires françaises contre les Britanniques et ont maintenu des lignes de ravitaillement vers des forteresses françaises. En retour, les Britanniques cherchèrent à éliminer cette menace militaire latente. À mesure que la population acadienne augmentait, les Britanniques devinrent de plus en plus inquiets de leur loyauté envers la France et, en 1755, le gouverneur Lawrence ordonna à ses hommes de commencer à arrêter, dans le but de les déporter, tous les Acadiens de la Nouvelle-Écosse qui refusaient de déclarer leur allégeance à la Grande-Bretagne.
Le 28 juillet 1755, sans faire de distinction entre les Acadiens demeurés neutres et ceux qui avaient résisté à l’occupation, le gouverneur britannique ordonne leur expulsion. Lors de cette première vague, les Acadiens furent déportés vers d’autres colonies britanniques d’Amérique du Nord, puis, au cours de la deuxième vague, en Grande-Bretagne et en France. De là, un nombre important migra vers la Louisiane, alors colonie de l’Espagne, mais ces Acadiens réussirent à conserver leur culture française. Ils finiront par être connus sous le nom de «Cajuns». Au total, de 1755 à 1764, sur les 14 100 Acadiens vivant dans la région, 11 500 ont été déportés. Un recensement de 1764 indique que 2 600 demeuraient encore dans la colonie, ayant échappé à la capture.
En plus d’avoir atteint ses objectifs militaires en prenant Louisbourg et en affaiblissant les milices mi’kmaq et acadiennes, le résultat de l’Expulsion fut la dévastation d’une population principalement civile et de l’économie de la région. Les familles ont été séparées, des milliers de personnes ont perdu la vie durant le transport, succombant aux maladies dans les conditions insalubres des navires, se noyant lorsque des navires ont fait naufrage. Ceux qui ont atteint leur destination sont devenus des réfugiés, souvent mal accueillis, contraints d’errer à la recherche d’un foyer.

Quelques années plus tard, les adhérents de Parties Civiles se pressaient en masse devant l’entrée de Servel. Ils ne menaçaient nullement l’ordre public, mais quand le porteur des clés, qui se reconnaîtra, apparut enfin, leur soulagement de pouvoir rentrer dans la maison était palpable.
Table 1, dite « Force de la nature » : A la table d’Aurignac, on poursuit la découverte du jeu. Benjamin et Mickaël découvrent et s’inclinent, Corentin, seul protagoniste de la première partie, sortant vainqueur en incarnant mère nature. Tout un programme !
Table 2, dite « Cartes et territoires » : soirée hommage à Rainier Knizia, auteur prolifique ayant publié plus de 800 jeux et livres, traduits dans plus de 50 langues ! On commence par Taj Mahal, un jeu qui a déjà 26 ans mais qui a tout du classique par ses mécanismes épurés. Un plateau composé des cités indiennes, des cartes illustrant les personnages et c’est parti pour douze tours, un par cité, où chacun abat progressivement ses cartes pour devenir majoritaire sur les types de personnage, ce qui permet d’établir un comptoir sur la carte, avec en plus un éléphant, qui permet de toucher des ressources lucratives, et un dignitaire qui autorise à construire des comptoirs annexes, et des cartes bonus qui récompensent la persévérance dans une couleur. Ultime twist, les cités sont reliés par un réseau dense, et un bonus est attribué si l’on parvient à relier directment différentes cités (à cet exercice d’anticipation, Dom fut virtuose). Au final, François l’emporte avec 50, bien aidé par sa acrte bonus jaune qui lui rapporta longtemps 2 PV à chaque tour, et par des ressoures patiemment amassées. Dom le talonne à 46, Olive complètant le podium à 42. Ils sont rejoints ensuite par Mickaël pour essayer le beaucoup plus récent Rebirth. Il s’agit ici de remplir une carte avec des jetons que chacun possède face cachée et découvre à chaque tour. La proximité des églises permet de tirer des objectifs de fin de partie, ce qui donne un côté asymétrique intéressant. Hélas, la règle ne fut pas respectée : il eut fallu retirer un certain quota de tuiles à chacun. Faute de l’avoir fait, on se retrouva en fin de partie avec un stock abondant sur un plateau quasi-plein ! Mickaël sort vainqueur (123), ayant colonisé le nord de la carte sans concurrence, Dom fit merveille avec son réseau et termine à 115, talonné par François (114), qui réussit l’exploit d’accomplir 4 objectifs, mais qui a tardé à bâtir un réseau efficace, et enfin Olive, 108, victime de l’esprit de conquête de ses adversaires qui capturèrent plusieurs de ses châteaux.
Table 3, dite « Communauté soudée » : à Marvel champions, on joue le scénario du bouffon vert. François-René, David, Armand et Nico77 ont formé une équipe soudée dans l’adversité.
Table 4, dite « Grand dérangement » : On salue le retour d’Axel, en villégiature sur nos tables, mais il est impuissant, tout autant que Vincent, à enrayer la marche triomphale de Faline, double vainqueure à First giants puis victorieuse sur Dewan. Il fallut que Corentin, exfiltré de la Table 1, vienne jouer les trouble-fête et organise un grand dérangeement par une conquête éclair, ce qu’il ne manque pas de faire en s’imposant à Got Five !