Le 16 juin 1858, lors de la campagne électorale à Springfield, Illinois, pour le poste de sénateur des États-Unis, Abraham Lincoln fait son fameux discours A house divided against itself cannot stand, concernant la situation de l’esclavage aux États-Unis. Il y met en évidence le danger de désunion du pays sur le problème de l’esclavage, défendant l’idée que l’esclavage est contraire aux droits de l’homme et qu’à ce titre, cette question ne peut faire l’objet d’un vote démocratique. Bien qu’il perde l’élection, il acquiert avec cet épisode une notoriété nationale qui lui permettra de se présenter à l’élection présidentielle de 1860 malgré une expérience de seulement deux ans à la Chambre des représentants, et de la remporter. Sa désapprobation personnelle de l’esclavage ne valait pas intention de l’interdire : « Je n’ai pas l’intention, insistait-il dans un débat en 1858, d’interférer avec les institutions de l’esclavage dans les États où il existe », ce qu’il répéta lors de sa campagne présidentielle. Il restera dans l’histoire comme l’auteur de la Proclamation d’émancipation des esclaves (1er janvier 1863), et de son abolition dans la Constitution (1er décembre 1865), mais les historiens rappellent que sa priorité en tant que président était liée à la restauration de l’Union, pas aux droits civiques des esclaves.
« Je dirai donc que je ne suis pas et que n’ai jamais été en faveur de l’égalité politique et sociale de la race noire et de la race blanche, que je ne veux pas et que je n’ai jamais voulu que les noirs deviennent jurés ou électeurs ou qu’ils soient autorisés à détenir des charges politiques ou qu’il leur soit permis de se marier avec des blanches. Dans la mesure où les deux races ne peuvent vivre ainsi, il doit y avoir, tant qu’elles resteront ensemble, une position inférieure et une position supérieure. Je désire, tout autant qu’un autre, que la race blanche occupe la position supérieure. ». Des mots difficiles à entendre 160 ans après, mais, pour les standards et les normes de son époque, ses opinions sur la race et l’égalité étaient progressistes, et ont contribué à changer les esprits.
Quelques années plus tard, à Parties Civiles, machines et usines étaient à pied d’oeuvre pour bâtir un monde nouveau.
Table 1, dite « Est-Ouest, modes d’emploi » : à la table de Nippon, Xel mate par ippon Olive et Mickaël. Ce jeu économique au rythme effréné se déroule à une période charnière de l’histoire du Japon, au moment où une nouvelle grande nation voit le jour. Et dans ce Japon de l’ère Meiji, contemporaine de Lincoln, on construit machines et usines sans avoir besoin d’esclaves.