Le 17 avril 1961, une poignée d’opposants à Fidel Castro débarquent dans la Baie des Cochons, à l’ouest de l’île de Cuba. Armés par la CIA, ils se donnent pour objectif de renverser le régime castriste, quelques mois après que celui-ci se soit rangé dans le camp soviétique. Mais les partisans de Castro, informés du débarquement, les accueillent avec des armes lourdes. La tentative échoue piteusement et les assaillants se font tuer sur la plage, sous la clarté de la pleine lune. C’est un immense succès pour Fidel Castro, qui se présente devant le tiers monde comme le meilleur opposant à l’impérialisme américain. Le président Kennedy, entré en fonction quatre mois plus tôt, s’en veut d’avoir été mal conseillé par les militaires et la CIA. Mais, contre toute attente, il fait publiquement amende honorable et assume à la radio la pleine responsabilité de l’échec. Les Américains lui en manifesteront de la reconnaissance.
65 ans après, un débarquement bien plus pacifique avait lieu à la salle du Rusquet, pour cette soirée légèrement délocalisée de Parties Civiles.
Table 1, dite « Une chance de cochon » : 3 ans, 4 mois, 3 semaines et 1 jour qu’on n’avait pas vu Inis sur nos tables (l’occasion au passage de s’émerveiller devant des archives si bien tenues). Une disette inexplicable pour ce jeu qui ne ressemble à aucun autre par ses mécanismes et surtout ses trois conditions de victoire, qui toutes comportent un 6… Olive possède ce jeu et Dom, François et Gérard l’en rermcient. Une première partie, courte, voit la victoire de Dom qui, fort d’une main de cartes très puissantes, l’emporte sans coup férir, surpris que son coup décisif n’ait pas été annulé par la carte ad hoc, mais personne ne réagit, soit par léthargie, soit parce que c’est, par chance, la carte écartée du tour (une sur dix-sept). On penche pour la seconde hypothèse et la chance insolente qu’elle suppose, ce qui n’enlève rien ou presque au talent du vainqueur. On remet alors le couvert, et, là, la partie se prolonge, chacun avec des stratégies propres correspondant à l’une des trois conditions. Celle correspondant à une présence dans six territoires semble prisée, mais François vise plutôt « être chef de territoires où se trouvent au moins six clans adverses », et cible le rôle de Brenn dans un territoire disputé. Il en est encore loin, mais, à la faveur d’une carte qui lui permet de remplacer un clan adverse par un des siens, en obtient soudain le contrôle. Cela déclenche un conflit potentiel. Dom, également concerné, le fuit, mais Gérard s’interroge. Sa faible main, que François vient de décimer un instant auparavant en lui prenant une carte (convertie aussitôt en exploit), l’incite à une attitude pacifique. François, qui s’était déclaré prétendant au tour précédant car remplissant les conditions a vu ses forces diminuer, et Gérard ne se méfie pas. Chance ou léthargie encore, il offre le combat à François, et aussitôt la victoire, car s’il ne domine que cinq clans adverses, l’exploit volé juste avant fait le sixième. Dom en est tout marri, qui allait conclure à son tour.
Table 2, dite « Avec armes lourdes » : Les armes sont lourdes à La Famiglia et, dans cette partie à rallonge, on se se hasardera pas à dire qui de Thomas, Marie-Anne, Fred ou Mickaël a le mieux utilisé la mitraille.
Table 3, dite « Piteux échec » : 210 jours de famine pour Battlestar Gallactica qui fait son grand retour. Les cylons (OlivierB et Armand) échouent piteusement, leurs manières évidentes les ayant démasqués et fait embastiller avant qu’ils ne pussent se révêler. Quant à Elie, cylon compatissant, il aida tant et bien les humains (Xel, François-René, Faline), qu’il y eut méprise sur son rôle jusqu’à la fin, car son objectif n’était pas de gagner avec les humains….mais avec les cylons !