Jane Austen est née il y a exactement 250 ans, avant-dernière d’une fratrie anglaise de huit enfants dont le père occupait de modestes fonctions religieuses. On sait en fait peu de choses de sa vie, surtout à travers les lettres à sa sœur Cassandra dont beaucoup ont été détruites. Elle lit beaucoup mais sa famille ne peut pas se permettre de l’envoyer longtemps en pension et elle manifeste très tôt un goût pour l’écriture. A 20 ans, elle fréquente et apprécie Tom Lefroy qui étudie pour être avocat mais aucun des deux n’ayant de fortune leur famille met fin à cette relation. Dans les années suivantes elle écrit plusieurs romans que son père tente sans succès de faire publier. Au centre de ses récits on trouve des femmes ; leur dépendance au mariage pour avoir statut social et moyens d’existence est un thème récurrent. Son activité littéraire a des hauts et des bas en fonction des déménage-ments et suite à la mort de son père qui les met dans une situation financière précaire où elle dépend de ses frères. A partir de 1810 ses romans sont publiés anonymement et suscitent un intérêt modeste du public, sans lui assurer un revenu solide. Elle tombe malade début 1816 et sa santé se dégrade progressivement jusqu’à son décès à 41 ans. Ce n’est qu’au XXe siècle que sa renommée dans le monde académique et la culture populaire -notamment à travers l’adaptation au cinéma ou à la télévision de ses romans- grandit au point d’en faire un classique.
Table 1, dite « Persuasion » : L’odyssée zoologique d’Ark Nova continue avec le recrutement de JiBee par les déjà mordus Mickaël et BenjaminG. Ce soir Mickaël leur donne une leçon. Pas contentés ils décident alors qu’il est déjà tard de remettre le couvert, il n’a même pas été nécessaire de les en persuader.
Table 2, dite « Le Cœur et la Raison » : Un Hermagor à quatre pour Xel, François, Olive et VHN, un choix de raison alors que le cœur de certain poussait pour sortir le Istanbul big box nouvellement acquis. Un jeu daté par son matériel où la phase de placement pour récupérer des tuiles (ressources pour commercer) et des sous peut donner lieu à des couinements et de longues réflexions (voire aux deux) et où il est difficile de juger qui mène en cours de partie. Il s’agit de parcourir efficacement le territoire et de bien gérer le moment de « fermer » des zones, certaines incitent à venir tôt tandis que d’autres prennent de la valeur avec le temps. Après les quatre manches tout le monde sauf François est présent sur 5 villes de la grand-route, le voilà qui subit -5 points quand les autres en encaissent +5. Xel quant à elle a quelque peu négligé l’équilibre de ses districts mais elle a multiplié les placements efficaces sur la piste H. Dom finit en tête avec 102 PV devant Xel 90, Olive 87 et François 78.
Table 3, dite « The Watsons » : F-R et Faline se lancent dans Take Time, un jeu coopératif avec des épreuves de difficulté croissante, un peu comme The Crew ou Bombbusters. Il y a aussi un petit coté The Gang ou The Game dans la nécessité de lire le sens des actions des partenaires, et un petit côté Dr. Watson dans les déductions qu’il faut faire. On place autour d’un cercle des cartes allant de 1 à 12 jouées face cachée ou parfois visible, et on fait des calculs simples pour respecter la condition de victoire de chaque épreuve. Ils ont le temps de réussir la 2 et la 3 et s’arrêtent à la 4.
Table 4, dite « Orgueil et Préjugés » : F-R rejoint la table 2 pour deux parties de The Gang. La première sera qualifiée d’échauffement, certains cherchent leurs marques pour positionner la force de leur main et malgré quelques langues un peu trop déliées c’est un échec rapide; il faut dire que la difficulté augmente avec le nombre de joueurs. On repart pour une seconde partie où là le collectif a été solide, recadrant parfois quelques jugements hasardeux pour déboucher sur une victoire 3 succès contre 1 échec. Notons qu’Olive (aux innocents les mains pleines, il découvrait) à enchaîné les belles mains après avoir commencé direct par un flush. Un jeu où on peut faire preuve de préjugés (par exemple penser qu’on ne vaut rien avec une double paire) et d’orgueil (par exemple refuser de revoir son estimation malgré les encouragements des partenaires).