Séance de VENDREDI 16/11/2018 à Servel

Au matin du , Missak Manouchian, commissaire technique des FTP-MOI de Paris, est arrêté. Son épouse, Mélinée, parvient à échapper à la police (en 1985, elle témoignera dans un documentaire pour accuser la direction de l’époque du PCF d’avoir lâché, voire vendu, le groupe Manouchian pour des raisons tactiques) mais pas son second, Arménak Manoukian.

Missak Manouchian, torturé, et vingt-trois de ses camarades sont livrés aux Allemands de la GFP, qui exploitent l’affaire à des fins de propagande. Le tribunal militaire allemand du Grand-Paris juge 24 des résistants arrêtés. Une parodie de procès est menée de façon expéditive à l’hôtel Continental en présence des journalistes. À leurs cris de haine racistes, Manouchian se tourne vers eux et leur jette « Vous avez hérité la nationalité française, nous l’avons méritée ». La presse collaborationniste dénoncera le « cynisme » d’accusés qui assument pleinement les attentats qu’ils ont commis.

Dix des prévenus sont sélectionnés pour la composition de l’Affiche rouge, sur laquelle apparaît l’expression « l’armée du crime ». Le tribunal prononce vingt-trois condamnations à mort. Le 21 février 1944, les 22 hommes du groupe des condamnés à mort sont fusillés au Mont-Valérien, en refusant d’avoir les yeux bandés.

Résultat de recherche d'images pour "affiche rouge cartoon"Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo de Manouchian, avec cette inscription : « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés ».

Mais l’Affiche rouge, placardée sur les murs de Paris par l’ennemi, produit l’effet contraire à celui escompté : pour toute la Résistance, elle devient l’emblème du martyre. Elle transformera un obscur en héros.

De cette nouvelle soirée de Parties Civiles, on retiendra une historique déculottée à Codenames pour les Rouges, et pour le coup, en ce triste soixante-quinzième anniversaire, ça l’affiche mal.

Table 1, dite « Franc-tireurs » : Dom propose à quelques cobayes de service de s’embarquer dans un voyage initnérant au long cours sur le thème du train. Les francs-tireurs de cette épopée s’attelent à un premier opus ludique: Paris connection, où il s’agit de rallier Marseille depuis Paris en construisant diverses lignes ferroviares, avec cette particularité qu’un joueur ne possède pas de ligne mais seulement des actions de la compagnie qui l’exploite. Autrement dit, sur le mécanisme d’Impérial, il s’agit ici de parier sur les lignes qui vont relier le plus de métropoles, avec en plus un mécanisme assez retors: à chaque tour, il faut choisir entre développer le réseau ou échanger ses actions (1 pour 1 ou 2). Résultat de recherche d'images pour "paris connection jeu"Le déroulement final est difficile à prévoir, surtout à 6, car le décompte des points dépend non seulement de la valeur des actions mais aussi du nombre qu’on en possède, qui n’est pas fixe (on part avec 5 et on peut grimper à 10). Si Tristan a survolé la première partie avec 123 (devant Maël, 101, Dom, 98, VHS, 93, Xel, 86, Mickaël, 75), il dut s’incliner dans la deuxième où tous avaient bien compris qu’il faut posséder 10 actions pour avoir une chance de gagner (Maël vainqueur avec 106, devant Dom, 101, VHS, 99, Xel, 96, Tristan, 91, Mickaël, 88).

Table 2, dite « Justice expéditive » : il y a déjà 4 ans que l’excellent Age of steam n’était pas ressorti sur nos tables ! Pour relancer la machine, des poids lourds tels que Neox, Jack, et Jeff ont invité le courageux Benjamain à assister à leur plaidoyer pour ce jeu injustement oublié ! Sans autre forme de procès, Jack, avec 104, administra une justice expéditive en pulvérisant ses adversaires Neox (90), Jeff (74), condamnés aux dépens. Quant à Benjamin (49), il limita ses effets de manche à retrousser les siennes pour la prochaine fois.

Table 3, dite « Résistance sans conscience » : Race for the galaxy voit Guillaume et Paul résister vaillamment à Franck (38). Ce dernier eut-il conscience d’avoir perdu ? On en doute car Thomas-le-barbu clamera la victoire avec 40 !

Table 4, dite « Main d’Oeuvre Imagée » : à Olive et Tom – François-René et Nourdine ont fait travailler une main d’oeuvre imagée, sans résultat connu.

Table 5, dite « Frères d’armes » : dans l’empire rouge de Gugong deux frères d’armes, Tristan et Mickaël, terminent à égalité avec le beau score de 42. Mais la règle les départagea en faveur de Tristan: dans l’empire intergalactique de Parties Civiles, tous les voyageurs sont égaux, mais certains sont plus égaux que les autres….

Table 6, dite « La friche rouge » : en fin de soirée, une vibrante partie de Codenames laissa les Rouges (Xel, Nourdine, François-René, Maïwen, petit Paul) en friche face au bulldozer des Bleus (Dom, VHS, Maël, Franck, Thomas-le-barbu):

  • Bleus 1-0: manche sabordée par les Rouges, tandis que les Bleus déroulent: ils mobilisent imprudemment l’indice Guerre, qui oriente les espions vers l’assassine Colonie
  • Bleus 2-0: manche offerte par les Rouges qui se délestent d’un joli bouquet de mots de la couleur adverse
  • Bleus 3-0: manche sacrifiée par les Rouges: ils lancent imprudemment l’indice Valmont 4 (Mouche, Culture, Reine, Aube), qui incite les espions à faire une dangereuse liaison avec l’assassin Lien !!
  • Bleus 4-0: manche en mode escargot, un mot après l’autre, et qui tourne à la déroute des Rouges symbolisée par l’énigmatique Tortue 2 (Poste, Rome). On s’en moque sur le coup mais pourtant la référence historique est incontestable: dans Astérix, chaque légionnaire romain est à son poste pour attaquer en formation tortue !
  • Bleus 5-0: dans cette manche finale, les trois couleurs du drapeau tricolore étaient sur la grille ! Bleu était Rouge, Blanc était Rouge, et Rouge était Bleu ! Et c’est justement cet indice Bleu qui paracheva la déconfiture des Rouges: l’indice Multicolore 2 fut bien compris pour Cirque, mais pas pour Bleu. En effet, Bleu est….monocolore !

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Séance de VENDREDI 26/10/2018 à Servel

Les vacances arrivées, on prend ses aises à Servel avec 3 tables de jeu dans 3 salles.

Table 1, dite « Corruption » : c’est l’époque du salon d’Essen et les livraisons de nouveautés sont encore plus intenses que le reste de l’année. Mickaël déballe un magnifique exemplaire deluxe de Gùgōng, le dernier jeu de Andreas Steding (auteur de Hansa Teutonica et Kogge). Et comme avec Mickaël le service est compris, il connaît les règles. Jeu de gestion donc, dont le rédacteur sait tout juste qu’il s’agit de s’attirer les faveurs de dignitaires pékinois par un mécanisme de don/contre-don utilisant des cartes. Il sait aussi qu’il vit le pion rouge de Xel en tête sur la piste de score, position qu’il occupait toujours avec 49 PV à la fin du décompte, juste devant Tristan.

Table 2, dite « Trahison » : le groupe d’aventuriers de Gloomhaven (faut-il le rappeler ? Jack, Julien, Neox et Dom) part s’oxygéner en forêt dans la Forgotten Grove, à la recherche de plantes médicinales. Il ne manque plus que Bambi pour que le tableau enchanteur soit complet. Et bien non, c’est sur une quantité d’ours et de chiens-loup qu’il tombe, avec pour faire bonne mesure des Forest Imp qui volètent alentour et qui dispensent blessures et empoisonnements (pour nous) et soins (pour eux). En plus, le parcours est semé d’obstacles et d’embûches qui gênent le positionnement. Dom se fait attaquer par une meute au plus mauvais moment et perd 3 cartes sur 11 pour garder la vie sauve. Heureusement que l’expérimenté et fiable Julien vient s’interposer devant l’ours qui venait donner le coup de grâce (mais que ferons-nous sans notre tank après sa retraite imminente ?). On est toujours surpris par le comportement masochiste du Berserker de Jacques qui accumule les XP en se blessant. Soirée abstinence pour Neox qui ne ramasse pas le moindre sou (mais son personnage est déjà tellement équipé qu’on pourrait le surnommer la Samaritaine !). L’équipe progresse dans les bosquets et finit face au coffre au trésor. Dom jette ses dernières forces dans la bataille avec une double attaque au contact contre 3 ennemis simultanés et Julien finit le dernier ours. Oui mais on a l’impression de s’être un peu faits rouler en se faisant envoyer dans ce traquenard, il y a une alchimiste qui ne perd rien pour attendre.

Table 3, dite « Interruption » : une partie de Captain Sonar regroupe deux fines équipes : Vincent, ThomasC, KreeNox d’une part, Camille, Maïwen, Nourdine de l’autre.  Le premier équipage a remporté les deux parties, légèrement perturbées par l’abandon de poste d’une matelote ayant reçu un câble urgent.

Puis tandis que la table 2 range ses figurines et la table 1 n’est pas encore prête à ranger ses cubes, ils jouent à Time Bomb en se mentant effrontément. Puis pour se réconcilier ils finissent par Codenames.

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