Starcraft à Ploum : grosse boite, gros jeu, grosse séance…

Le temps d’installer, faire le point sur les règles, choisir les races et prendre connaissance des éléments du jeu : 1h30 !!! De quoi faire peur aux futurs participants… Et pourtant !
Autour de la table : deux grands spécialistes du jeu PC : Jibee et Laurent (qui apprécient les figurines, parait-il tres ressemblantes aux unités du jeu) ainsi que votre humble serviteur. Le tirage des races : Terrans pour Laurent, Protos pour JiBee et… arghhhh… des Zergs pour moi. A vrai dire j’espèrais tirer une autre race, ayant dans le souvenir s’être déjà fait exterminer dans une configuration similaire. Mais c’était il y a longtemps, dans une galaxie lointaine, alors tous les espoirs étaient permis.
Cet espoir s’est fait quelque peu malmener après la phase de « construction » de l’univers : je me suis retrouvé entre le marteau (aka Jibee) et l’enclume (aka Laurent) : ma planète de départ au millieu des Terrans et Protos et aucune connexion possible entre ces deux races !!! Le déroulement de la partie était déjà sur les rails. C’était clairement une erreur de placement de ma part : dans la précipitation et dans la (re)découverte du jeu j’aurais dû me placer autrement en tant que 1er joueur – car oui, j’ai tiré la « pole position » ce qui ne s’est pas avéré forcement avantageux 🙁
Bref, après avoir fait nos placements initiaux, le 1er tour était en principe un tour de développement. En principe seulement car un première escarmouche éclate entre les Protos et les Zergs. Les deux races débarquent sur une planète vierge, les Zergs arrivant seconds et choisissent l’affrontement plutôt qu’un partage « pacifique » (paci-quoi ?). Bastoooooon !!! 4 zerglin mettent une baffe aux 2 zealots et chassent les Protos de LEUR planète. Pour combien de temps ? De leur coté les Terrans installent tranquillement leurs forces en prenant une planète sans être aucunement inquiétés. Le 2eme tour est moins pacifique : les Terrans envahissent la planète mère des Zergs !!! Les Protos continuent également leur pression en essayant de revenir sur la planète d’où ils ont été chassées par la meute… et réussissent à y prendre pied ! Les Zergs, préssés des deux cotés tentent un bluff et débarquent sur la 2ème planète des Terrans : mission quasiment reussie mais ils sont à présent TRES éparpillés. Le 3ème tour signe le déclin des Zergs : leur base mère est prise par les Terrans ! Ils tentent une excursion à travers la galaxie en revenant sur leur planète mère puis en faisant un saut chez les Protos. La première moitié du plan marche : les Zergs aux prix effroyable re-débarquent sur leur planète mère, la baffe des Protos est cependant magistrale et il n’y a plus de Zergs chez les Protos à la fin du tour.
On s’arrète là car il est tard… On a fait beaucoup d’allers-retours dans les règles car le jeu est riche sans être – à mon appréciation – complexe. D’ailleurs le dernier tour s’est fait en 20 min alors que les deux autres ont duré plus d’une heure chaque. Jibee a installé un moteur à points qui l’a améné à 10 pts (la partie s’arrète à 15). J’étais deuxième avec 9 points mais très affaibli par la guerre sur les deux fronts. Laurent n’avait que 2 points mais une armada au moins équivalente à celle de Jibee. La victoire pouvait se jouer entre eux deux.
J’ai bien aimé la séance malgé un arrière-goût de « déja vu ». Mes deux partenaires semblent apprécier également. Je reviendrai encore plus méchant – c’est promis ! Parce que.
Jacques
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Un arrière-goût de « Dr Folamour » flotte sur Twilight Struggle. En effet, à travers près de 50 ans (1945 – début des années 90) les joueurs sont amenés à jongler avec le DEFCON, faire des coups d’états, lancer des opérations visant à ré-aligner les brebis égarées, installer des gouvernements marionnettes, courir la course à l’espace et à son armement, etc. Le tout est régi par un corps de règles plutôt élégantes, pas trop longues (8 pages), le reste fait partie de 103 cartes « événements » qui comportent chacune un événement historique : de la capture des scientifiques nazis jusqu’à la chute du mur de Berlin. Certains sont récurrents et reviennent tout le long de la partie (guerres israélo-arabe, installation d’une Junte, etc…) d’autres arrivent 1 fois et sont écartés du jeu.
J’ai pris soin auparavant de charger mon service d’opérations clandestines d’inculquerer le virus de rhume à mon adversaire, action parfaitement remplie car Thomas est arrivé complètement enrhumé et a failli tourner de l’oeil sur le plateau. Ce qui m’a donné un avantage non négligeable comme le montre le résultat de 2 affrontements : 1 victoire avec bloc soviétique au bout de 5 tours (sur 10) et 1 victoire avec les USA par abandon. Les deux parties ont été assez tendues. Thomas a demarré la 1ere sur les chapeaux de roue et a marqué 12 point de victoire sur les 20 requis dès le 1er tour, notamment en installant des régimes pro-américains en Asie ! La réponse était aussi fulgurante et la juste cause des soviétiques a mis 4 tour pour remonter ces 12 points et marquer 20 autres pour remporter la victoire !


Retour d’expérience (c’est à la mode au boulot) :






