Un rouge-gorge ne fais pas le printemps…

… ça non.

De même il y a des choses qu’on n’attend plus, comme une journée complète du soleil en février, une emission TF1 stimulant autre chose que les zones de réflexes primaires (je sens que ça va me revenir ça) ou plus proche de nos préoccupations : une victoire de Marvin au Dominion (ça aussi) ou une salle associative. Je reviendrai sur cette dernière bientot dans un autre post.

Non, ce qu’on n’attendait plus c’est l’Assemblée Générale de l’association. Depuis sa création nous en avons connu une – l’AG constitutive (4 membres dont 1 qui ne donne plus de signes de vie me laissant lachement être le senior de l’équipe), et depuis… on a fait que jouer 🙂

Cependant, en perspective de pouvoir enfin investir ce qu’on appelle déjà le « local associatif » (ce qui n’est pas tout à fait exact mais heu .. j’y reviendrai sur cette info dans un autre post)  « Parties Civiles » s’est vue obligé de se doter d’une structure plus « opérationnelle », essentiellement d’un moyen de gérer les fonds puisque des questions d’adhésions, d’assurances et d’autres sujets de nature similaire vont se poser.

Anisi donc cette AG a eu lieu, qui plus est en présence d’un nombre presque incroyable de 9 personnes dont une porteuse de 2 voix déléguées (portant le nombre de voix à 11 !). Le CR a été diffusé sur le forum (ici) donc inutile de m’étendre sur  le sujet mais tout de même félicitations à notre nouveau président (aka JiBee) et notre nouveau trésorier (aka Jeff)

Voila, la résolution est prise, on joue.

C’est Andréa qu’on assassine ! …

… ou retour de l’expérience de la 4ème murder organisée lors de la Choari Ar Roll 2009.

Exceptionellement je vais laisser la parole aux vrais journalistes qui se sont pris un malin plaisir à photographier votre humble serviteur surplombé d’une magnifique casquette (no comment please)

C’est par là :

D’un point de vue purement « technique » c’était plutôt bien réussi, Marie-Anne et moi commençons à être rodés dans l’organisation à deux des murders. Quant aux joueurs, je n’ai pas la prétention de dire qu’ils se sont bien amusés mais il en avaient l’air. En tous les cas le 2nd degré a bien été présent en jeu dans cette murder qui ne se prend pas vraiement au sérieux.

Quelques mots de remerciement pour les organisateurs de la convention qui nous ont donné tous les moyens nécésssaires pour réussir l’évenement : de la place, des décors (plantes exotiques) et des accessoires indispensables  (une caméra, des chips et du coca…). Merci également d’avoir bien voulu hébérger le petit stand des « Parties Civiles » avec nos jeux et nos flyers. A ne pas en douter, nous seront celebres (et riches, et ça suffit on a le reste) dans peu de temps !

Civilisations et Villages

Après deux parties d’apprentissage de règles on s’est enfin lancé dans la 1ère partie « sérieuse » de Through the Ages. Cette partie (en version « simple » tout de même) a duré 2h avec un novice et deux handicapés de la mémoire. Oui, le jeu est long (la version « avancée » ajoute beaucoup d’interaction donc surement du temps) – mais je laisse de coté la question : faire 2 jeux « moyens » ou 1 jeu « long » ? Bref…

La carte tueur de partie : avec 3 temples de niveau A on peut produire 6 points de culture par tour ! Avec 3 temples de niveau I : 9 points / tour !!!

 

A mon humble avis c’est essentiellement le thème qui fait ce jeu, les mécanismes étant empruntés à pas mal d’autres. Il y a un petit coté de Puerto Rico avec les plateaux personnalisés et la gestion des petits marqueurs à repartir sur les divers cartes de production. Le jeu fait appel à des abstractions fortes –  simuler l’évolution de humanité sur plusieurs millénaires dans une partie de 2 à 4h est forcement moins sujette aux détails, présents par exemple dans un jeu sur ordinateur 😉 Mais c’est plutôt bien conçu : une envergure importante d’une civilisation implique des dépenses en nourriture et un brassage de ressources conséquent – sans les technologies adéquates point de salut !

Il y a beaucoup de concepts à maitriser dans le jeu, ce qui fait du passage par la version « simple » une obligation. Les impacts de chaque concept sur le score final ne sont pas évidents et seule la pratique dévoile les multiples façons de gagner des points de culture.

Pour être tout à fait honnête, le mode de jeu « simple » se résume à une course au développement (type : bisounous mamour (c) ) – pas le genre que j’affectionne particulièrement… mais – pour me redire – c’est tout de même le thème très présent qui me fait oublier cet aspect.  Petit détail : il faut faire attention à la fin de partie qui arrive vite dans la version « simple » – hier j’avais construit des fondations solides pour me développer… et le jeu s’est terminé me laissant loin derrière les 2 premiers ex-equo ! 

Retour au Village après avoir torché Michel-Ange

Retour au Village après avoir torché Michel-Ange

Heureusement qu’un « petit » Dominion derrière m’a fait exploser les 2 vaiqueurs de la partie précédente.

Convention C’hoari Ar Roll 2009

 

Comme chaque année depuis 2001, des étudiants de l’ENSSAT organisent la convention de jeu de rôle C’hoari Ar Roll. La neuvième édition se déroulerle weekend des 7 et 8 février 2009, dans les locaux de l’ENSSAT, à Lannion (22).


Comme d’habitude, parties de jeux de rôle, murder party (Parties Civiles (c)) et tombola seront présentes, avec plusieurs nouveautés cette année : un tournoi officiel de Magic et un tournoi de duels d’épées (inspiré du Trollball).

Déroulement du weekend et Inscriptions : consultez le site de la convention

Last but not least !

On a clos l’année civile des Parties Civiles par les jeux d’ambiance – pour l’occasion JiBee a dû apprendre les règles de 4 jeux d’affilée !

Pour débuter : un petit picorage de vers avec un Picomino et déjà une boulette de votre serviteur : il clos la partie en étant convaincu de sa victoire avec 4 picominos (et 7 vers) alors qu’un joueur occasionnel, normand et donc fourbe (Ben) avait amassé picominos qui grouillaient de 8 vers…

On a enchainé avec Ca$h’n Gun$ avec un canardage en règle avec en conséquence 1 « mort » : Ben (gnark gnark). La victoire est allée vers le gang des latinos : El Toro (aka Gwen) et Tony (aka JiBee).

Le plat de reisistance de la soirée fut Petits Meurtres et Faits Divers joué en 6 tours. Je ne sais plus qui a gagné mais on s’est un peu fiché de cet aspect du jeu, l’essentiel est que c’était fendart !!! Je crois que le coupable a été demasqué par les inspecteurs respectifs 1 seule fois, c’est dire la habilité des plaidoireries.

On a fini avec Atomic Business, un petit jeu qui poireautait sur l’étagère depuis bien 6 mois en attendant d’être découvert. Assez caustique sur le fond, volontairement militant (édité par le réseau « Sortir du nucléaire ») il est plutot leger sur la forme mais rigolo. Une nouvelle boulette de votre serviteur a fait gagner la présidente (Marie-Anne) avec ses fourbes Franciliens.

Bref cette soirée était comme la mouette : rieuse et confirme l’impression de l’année : Bonne Année (c) sur le plan ludique ! La suivante débute dès le samedi prochain avec une murder « La mort s’habille de blanc ». A vos paranoïas !

 

Dominionez-moi

 

« Au village sans prétention j’ai mauvaise réputation »
 
Il était temps, on s’impatientait mais on a enfin pu essayer un des buzz de l’année : Dominion.
 
J’ai trouvé le jeu extrèmement simple et intuitif. En tout cas beaucoup plus abordable que Race For The Galaxy dont le format de jeu est assez proche.
En gros à son tour on peut faire une action et un achat.
On commence le jeu avec un deck composé essentiellement de cartes « ressources pécunières », que l’on peut dépenser pour acheter des cartes actions ou ressources pécunières. On a le choix entre 10 cartes actions (forgeron, milice, cave, sorcière, village…) aux coûts et pouvoirs variés (et dont certaines sont des attaques). Tout ceci va être répété à chaque tour et on va ainsi constituer son « deck » en prenant un peu de ci ou un peu de ça afin d’orienter sa stratégie. Quand on sent la fin de partie s’approcher on achète plutôt des cartes « points de victoire » pour être celui qui en a le plus et gagner si possible.
 
Nous avons pu faire 2 parties. La première à 5 pour un jeu à 4 ! Et oui c’est possib ! Parmis les seigneurs prêt à en découdre pour se constituer le plus beau des domaines s’étant immiscée une hydre bicéphale composé de Marie-Anne et Cécile. Thomas, Jacques et JB étaient les autres protagonistes.
 
La partie fut une première approche pour tout le monde. Les différentes actions disponibles furent toutes utilisées. L’idée étant de cibler assez vite des cartes pas cher, utilitaires et agissant entre elles en combo, afin d’en avoir un max dans son deck et ainsi les piocher souvent. L’alliance matriarcale fut la plus agressive sur cette partie en usant et abusant d’appel à la Milice pour freiner ses petits camarades. La fin de partie fut vite approché, mais les joueurs ayant plus ou moins perdu le compte des points de victoire adverse, personne n’osait acheter les cartes qui finissaient la partie. Ce fut finalement Thomas qui dans un élan d’altruisme (ou de mauvais calcul) se décida.
 
Scores :
JB : 22
l’Hydre : 19
Jacques : 19
Thomas : 15 (altruisme ou mauvais calcul ??) 
Jacques et JB utilisèrent la feinte dite « de la Mirabelle » pour éviter un départ prématuré et nous pûmes lancer une seconde partie.
4 joueurs cette fois, l’hydre ayant perdu une tête dans la bataille.
La deuxième partie fut beaucoup plus rapide et on peut estimer une durée de partie (sans l’installation) à 30-40mn.
Les tours étaient plus fluides et les choix plus rapides. Pas mal de réussite au tirage me permettant d’acheter rapidement de grosses cartes Points de Victoire. Je décidais de clore la partie rapidement car le seigneur Thomas dit « le diesel » était en train d’installer une stratégie axé sur les marchés qui semblait d’avenir. Comme dit le proverbe : »Rien ne sert de partir à point avec ton diesel, mieux vaut courrir plus vite que la milice ».
 
Scores :
JB : 17
Marie-Anne : 15
Jacques : 15
Thomas : 13
 
 
Un bon p’tit jeu qui sera ressorti souvent je pense, ne serait-ce que pour tester toutes les cartes.
L’interaction est présente sans être énorme non plus.
Le thème euh ? Faut être imaginatif hein 🙂
La longévité est très bonne compte tenu du nombre de cartes disponibles (25 cartes et on en prend 10 différentes à chaques fois pour une partie).
L’installation est un peu fastidieuse, mais la durée infèrieure à 1h est un plus.
Ce n’est pas trop calculatoire, tant l’aléatoire dans la pioche est présent. Mais ce hasard est grandement influencé par les cartes qu’on décide de mettre dans son deck.
 
JiBee

Imperial à Lannion …

… ou comment rayer l’Autriche de la carte pour enrayer la chute du prix des cannons.

Ce jeu est particulier ! Il a un faux air de Diplomatie avec sa carte de l’Europe et ses puissances « majeures » – il il en est très loin dans les principes du jeu. Ca aurait pu être un Funkenschlag aves ses billets de banque et le principe de placements : il n’en est rien. Un Stepehenson Rocket alors avec sa gestion indirecte des compagnies ? On s’en rapproche… mais non. Ce jeu met ‘merveilleusement’ en relief le principe de detachement des intêrets nationaux et privés. En effet les joueurs re retrouvent à diriger les pays – souvent de façon temporaire – afin d’en faire des ‘vaches à lait’ et d’en tirer des bénéfices de façon optimale. Il n’est pas rare de voir un joueur saisir l’opportunité de contôler un pays au moment où celui-ci est sur le point de ‘taxer’ ses humbles sujets et ainsi encaisser d’un seul coup un petit pactole et un paquet de points de victoire.

Le jeu est très interactif : les joueurs peuvent partager des intêrets dans un secteur de la carte et être en conflit dans un autre – à 4 joueurs (« nombre idéal » dixit JiBee) la combinatoire est intéressante. Ainsi, à un moment de la partie, ayant le contrôle de l’Italie je l’ai fait entrer en guerre contre la France contrôlée par Thomas alors qu’on était sur la même longueur d’ondes concernant la Russie 🙂 L’impression d’être des ‘maîtres marionettistes’ du début du XXème siècle est indéniable. Il ne faut pas s’attacher à un pays – la rentabilité est le critère premier !  Autre mécanisme curieux : un joueur peut à un moment donné ne pas avoir de contôle d’aucun pays, se retrouvant du coup spectateur des évolutions géo-politiques de l’Europe. Néanmoins il a la possibilité de faire des investissements (= acheter des ‘obligations’ du pays) plus souvent que d’autres et ainsi augmenter sa participation dans un (ou plusieurs) pays voir d’en (re)prendre possession.

Les mechanismes sont simples, très simples même, mais la richesse de possibilités et surtout l’indirection de la gestion des puissances sont déroutantes pour un nouveau joueur : on ne voit pas au premier abord comment faire part entre le capital privé et le capital attribué à un pays, quand est-ce qu’on gagne de l’argent, comment gagner les points… Au millieu de la partie ça commence à s’éclaircir, des stratégies et des interêts apparaissent au grand jour.

Le jeu peut être qualifié de cynique si on ne fait pas l’abstraction du fait qu’on manipule des pays, des armées et au final des destins des millions de personnes, tout ça pour gagner de l’argent et indirectement la partie. Toute connexion avec la réalité n’est pas involontaire. Par ailleurs c’est bien un jeu d’optimisation et non d’affrontement. On peut y inclure de la diplomatie – je parlerais plutôt de ‘mise en évidence orale des intêrets communs’. Si on peut viser – ponctuellement mais directement – les intérets d’un joueur par le biais des conflicts armés, on est  quand même dans la catégorie ‘bisounours farceur’ et non ‘panzer’ : il n’y a pas de conflits directs liés à une expansion territoriale. La gestion opportune de son capital de liquidités et d’obligations éclipse le coté ‘guerrier’ du jeu.

Concernant la séance elle-même, on était quatre autour de la table : Jeff, JiBee, Thomas et moi (c’était ma 2ème partie après … 3 ans de  pause), Sylvain n’ayant finalement pas pu nous rejoindre. L’Autriche (essentiellement dans les mains de Jeff) après avoir demarré plutôt bien, s’est enlissée dans une guerre contre la Russie (dirigée successivement par Thomas, moi, JiBee puis finalement par Thomas), L’Italie (partagée entre Jeff, JiBee et moi) a bénéficiée de l’inattention de l’Autriche pour s’étaler dans le sud. L’Allemagne (JiBee et moi) a bataillé un certain temps contre l’Angleterre de Thomas. La France (Thomas et Jeff) n’a pas vraiement brillé sans être ridicule. Au final c’est la Russie qui a provoqué la fin de la partie suivie par l’Italie et l’Allemagne sur l’échelle de ‘puissance’. Il se trouve que votre humble serviteur étant un actionnaire bien pourvu  en actions de ces 3 pays a finalement attéri en 1ere position après avoir trait vaillament et opportunement les sus-cités. Suivent JiBee, Thomas (qui a bien travaillé… pour les autres) et Jeff : le puppet master un peu moins fortuné d’Autriche.

Qqchose me dit que le jeu reviendra sur les tables…

 

On joue, en jeu, enjeux…

Le blog n’a pas été alimenté depuis un certain temps et pourtant on n’arrête pas de jouer !

Il y a eu une période « panzer » ! Nous avons aligné 2 parties de Trone de Fer avec ses batailles féroces, ses alliances opportunistes et ses joyeux coups de poignards dans le dos… et ailleurs. Le jeu est long, bien plus long que le format pratiqué habituellement mais les joueurs apprécient, surtout ceux qui gagnent, mais aussi ceux à qui on a appliqué des règles « maison » très pénalisantes (suivez mon regard hein Marvin ?).

Un autre jeu plutot long qui revient sur la table est Megawatts heu… Funkenschlag en fait. On commence à bien connaître le bestiau et le coté « bisounours » quitte la table pour laisser place à des agissements plutôt « panzer » masqués. Car oui, malgré don coté pacifique apparent l’interaction est bien présente et illustre parfaitement comment l’argent peut pourrir la vie … de ceux qui en manquent. L’autre aspect qui emerge : les erreurs sont difficiles à rattrapper dans ce jeu. Même une petite erreur de gestion peut coûter la victoire. 

Agricola a toujours la côte ! Je le trouve moins « bisounours » qu’au tout début, l’interaction permet des blocages qui peuvent bien pourrir la vie des paysans voisins qui pourtant ne démandent qu’à survivre. Mais la gestion de son domaine sans interaction territoriale laisse le jeu sur sa juste place : la course du bisounours malin.

Enfin une partie de Neuroshima Hex a fait le bonheur des plus « panzer » d’entre nous. Une partie atypique où les dégats faits aux QGs ne sont pas montées bien haut, le QG le plus atteint (le mien… snif…) a perdu 4 points dans tout la partie !

 

On me souffle dans l’oreillette de ne pas oublier de mentionner une autre excursion vers l’univers « panzer bisounours » qu’était la  partie d’Imperial. C’est fait.

Je ne mentionne pas les parties de Jeux de Rôles auxquelles s’adonnent certains des membres de notre vénérable association (6 mois d’existence !), le domaine que j’ai laissé de coté pour l’instant car un peu trop chronophage pour moi…

En parlant de l’association : AG : l’arlésienne des Parties Civiles ? Allez on essaye de la caser en décembre – ne te découvre pas d’un… heu.. poil ?