Séance de VENDREDI 12/05/2017 à St-Elivet

De l’action au menu de cette soirée où non seulement on a joué, mais où on s’est aussi dépensé (par exemple Alwen et Vincent, que l’on a plus vu portant des tables que assis à des tables) pour préparer les lieux en vue de l’événement « grand public » Festijeux qui avait lieu le lendemain. Et comme chacun sait, les efforts, cela donne faim.

Table 1, dite « Buffet garni »  : Neox, Baptiste, François-René  et Mickaël dégustent une série de jeux familiaux fournis par nos partenaires FunForge et BlackRock dans le cadre de Festijeux : Boo, Edenia et The Phantom Society. Le second en particulier, qualifié de « jeu de course chaotique », leur a bien plu.

Table 2, dite « Plat de résistance » : on les devine efflanqués, ces chevriers qui dans The Great Zimbabwe créent des richesses que les monarques dépensent dans une lutte d’influence avec leurs monuments de prestige. Mais, disputé par Tristan, Xel, Jack et VHN le jeu tient au corps et nécessite une grande concentration pour y défendre sa place. Selon l’humble avis du rédacteur, on y retrouve pas mal des caractéristiques de Food Chain Magnate, avec des règles au final simples et une partie normalement plus courte. Et une gestion subtile du timing, depuis le moment où on acquiert un Dieu jusqu’à l’alternance entre les phases où on engrange la monnaie et celles où on s’empare de la place de premier joueur et on dépense auprès des artisans. La mécanique de fin de partie est habile, chaque joueur ayant un objectif de PV à atteindre, objectif qui s’éloigne à chaque fois qu’il prend des cartes le renforçant. VHN s’est ainsi retrouvé à 1 PV de son objectif à la fin d’un tour. Dans le tour suivant, Tristan qui avait retardé le choix de son Dieu (celui qui fixe tous les prix à « 1 ») a massivement amélioré ses monuments, asséchant le marché des ressources et marquant une vingtaine de points d’un coup ! Il l’emporte ainsi avec +11 contre +2 à Dom, -5 à Xel et -9 à un Jack dépité.

Table 3, dite « Viande rouge » : Michal, Frank, Nourdine et Jacques-2 jouent à Dead of Winter – La Nuit la plus Longue. Dans cet univers où chaque personnage est un repas potentiel pour zombie, tout s’est semble-t-il bien passé, trop presque.

Table 4, dite « Dés(s)ert » : pendant ce temps dans le calme du rez-de-chaussée, Sylvain dit le Jeune animait une table de Jdr Sable Rouge avec Guillaume et Jeff

Table 5, dite « Bubble and squeak » : sous ce nom se cache un plat anglais réalisé avec les restes du repas du dimanche. Ici ce sont des morceaux des tables 1, 2 et 3 (Xel, F-R, Jack-2 et VHN) qui se rassemblent et disputent une partie de Poilus sous le regard compatissant de Neox. Jack sera Tyrannique dès le début, ce qui empêche de faire circuler les discours, et la main de Xel sera progressivement envahie de cartes. La petite escouade ne rentrera pas de sa dernière mission.

Table 6, dite « Mignardise » : une mignardise, cela se mange sans fin et c’est irrésistible. Quelle meilleure définition pour 7 Wonders Duel dans lequel se lancent tardivement Mickaël et Tristan ? Lequel des deux s’est régalé de l’autre, vous ne le saurez pourtant pas ici.

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Séance de MARDI 16/08/2016 à Ti-Koad

Beaucoup de gens admirables sont nés un 16 août, à commencer évidemment par Madonna. En septembre 1978, elle arrive à New York avec 35 $ en poche, et se rend au quartier des théâtres, Times Square, espérant y trouver la gloire. Elle vit d’emplois occasionnels dans une grande précarité, esseulée et avec le peu d’argent que lui rapportent ses emplois de serveuse, danseuse ou modèle de nu. Madonna incarnera l’image du rêve américain : réussir à partir de rien et par sa seule détermination à devenir une des chanteuses les plus riches du monde, avec une fortune estimée à 560 millions de dollars en mai 2016. Celle qui est aussi une des six artistes dont les tournées ont rapporté plus d’1 milliard de dollars de recettes a cependant bien voulu fort bénévolement marrainer cette soirée, dédicaçant les différentes tables du nom de ses plus grands hits.

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Table 1, dite « Revolver »
…où l’équipe d’inspecteurs de choc (Dom, Thomas, François-René et VHS) poursuit sa campagne d’enquêtes de Sherlock Holmes: Détective conseil. Son titre, L’orpheline emprisonnée, est tout un programme. Grâce à jeu d’équipe collectif très élaboré, chacun complétant les analyses de son voisin, nous atteignons le score respectable de 50 points. Juste un indice pour les futurs enquêteurs (attention please, spoiler ahead) : il n’est pas question, dans cette affaire, d’un masque de Jacques Chirac (ce qui serait surprenant en 1888, je vous l’accorde). En revanche, si vous arpentez les ronds-points de Lannion avec constance (et surtout les soirs de pleine lune), il n’est pas exclu de vous trouver un jour nez à nez avec un cycliste revêtu de cet appendice, aussi original que malcommode pour cette activité…

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Table 2, dite « La isla bonita »
…où L’île de Skye, une île magnifique avec ses plages de sable, ses douces collines et ses montagnes impressionnantes, offre un paysage à couper le souffle et, ce qui ne gâte rien, est éponyme du jeu Isle of Skye. Notez, pour les puristes, que c’est bien l’île et non le jeu qui est éponyme, comme on l’entend trop souvent dire… Dans ce jeu de tuiles, donc, les joueurs sont des chefs de clans et doivent construire leur royaume. Une partie survolée en planeur par Xel, qui médusa Baptste, Nicolas-Neox et Paul réunis.

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Table 3, dite « Papa don’t preach »
…où Nicolas II, à son détriment, défie l’ami Vincent à 7 wonders (en mode duel). Le sermon aura-t-il porté ?

Table 4, dite « Like a prayer »
…où Nicolas II rejoint les protagonistes de la table 2 pour un Pandémie : Contagion où, de nouveau, Nicolas-Neox a marché sur l’eau. Serait-il invaincu à ce jeu ?

Table 5 dite « Frozen»
…où une partie de Manchots barjots se compose. Paul y verra la vie en rose (39 points dont 19 roses), VHS (33), Nicolas II (27), F.-R. (24) et Xel (23) complétant la photo finish. Deux tactiques opposées s’affrontèrent, celle de Paul consistant à tout miser sur une couleur, et celle de F.-R. revenant au contraire à ne miser sur aucune, mais à multiplier les  actions doubles.

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Séance de MARDI 12/07/2016 à Ti-Koad

Il y a déjà 18 ans, Zidane avait les clés du paradis. Comme le temps passe vite… En ce 12 juillet, à peine ravalée la fin cruelle de la finale de l’Euro 2016, Parties Civiles se remettait à l’ouvrage, et il y avait du monde au balcon de Ti Koad.

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Table 1, dite « galactique »
…où, un Roll for the galaxy vit deux accouplements sr la table de marque, Baptiste et Paul dominant avec 27 PV, devant Nicolas-Neox et Olivier, 25 PV, Jérôme fermant la marche seul avec 19 PV.

Table 2, dite « sur le toît du monde »
…où Thomas l’emporte sans discussion (50 PV) à Mythotopia dans une partie où Nicolas II entretint un semblant de suspense (46 PV). Xel (35 PV) complète le podium pendant que VHS, un certain temps en tête, ferme le ban (32 PV). Thomas reste donc invaincu à ce jeu, mais, revers de la médaille, sa stratégie à été mise au grand jour: il suffit de se procurer au premier tour la carte qui fait gagner. Quant au jeu, si vous voulez mon avis, c’est un Wallace grand cru.

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Table 3, dite « présidentielle »
…où Tristan, déchaîné, enquille deux victoires de suite à une table présidentielle de Kardinal und Kônig honorée de la présence de Jibee, Cécile et du doyen Bruno.

Table 4, dite « et 1, et 2, et 3-0 »
…où la table 3 se reconfigure avce les mêmes joueurs pour un opus de Lords of Scotland gratifié du même résultat: victoire de Tristan.

Table 5, dite « materraziée »
…..où la Tristan et Bruno se défient à un 7 wonders (Duel), un duel où l’un des deux aura forcément pris un coup de boule. L’issue, postérieure au bouclage, sera dévoilée sur le forum.

Table 6, dite « aux chevaliers blancs »
…où Paul et Olivier, chevaliers de l’ombre, remportent un Shadow hunters face à Jérôme, Baptiste, François-René et Nicolas-Neox.

Table 7, dite « carton rouge »
…..où Jérôme, Olivier, François-René et Paul enchaînent sur un Dungeon raiders trop tardif pour être narré dans cette chronique.

Table 8, dite « tenue de soirée »
…..où la table 7 rejointe par Xel finit sur un Ghost stories en attendant le bouclage de Ti Koad, qui tarda à se manifester, Zizou étant parti avec la clé.

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Séance de VENDREDI 17/06/2016 à St-Elivet

A la mort de Staline, le 5 mars 1953, dans les pays soumis au joug soviétique, on se prend à espérer. C’est ainsi qu’éclate en RDA l’insurrection ouvrière du 16 juin 1953. À Berlin-Est, 60.000 manifestants s’en prennent aux symboles du pouvoir communiste. Cette initiative des ouvriers du bâtiment qui travaillent sur la Stalinallee s’étend le lendemain à toutes les villes de la RDA. Les ouvriers dénoncent l’augmentation des cadences dans les usines et chantiers, à salaire constant, imposées par le gouvernement communiste mis en place dans sa zone d’occupation militaire après l’effondrement de l’Allemagne nazie.

Les chars Soviétiques noient l’insurrection dans le sang, au prix d’un grand nombre de victimes: au moins 80 morts et 25.000 arrestations. Ce soulèvement démocratique et anticommuniste vaut à Beria, successeur de Staline, d’être évincé le 26 juin, arrêté, et aussitôt exécuté sur les ordres de Nikita Khrouchtchëv.

La répression laissera les Occidentaux indifférents. Au plus fort de la guerre froide, quelques mois à peine après les éloges dithyrambiques qui ont accompagné les funérailles de Staline, ils se résignent à la coupure de l’Europe en deux. Les Allemands de l’Est échappent comme ils le peuvent à la répression. Sur 19 millions d’habitants, plus de 3 fuiront à l’Ouest avant la construction du mur de Berlin,  le 13 août 1961.

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63 ans plus tard, si le mur de Berlin est tombé, les murs sont revenus partout ailleurs, et l’Europe est plus que jamais menacée d’éclatement. Cherchez l’erreur….

Table 1, dite « épurée »
…où, dans un Battlestar Galactica tendu comme l’élastique d’une trique, les humains (Xel, FR, Nicolas II) finissent par épurer les traîtres Paul, qui passa longtemps en prison avant de réclamer sa libération et Michal, serial cylon.

Table 2, dite « de guerre froide »
…où Julien de Lannion expose les rudiments d’Arctic scavengers, un jeu de deck building où l’on doit survivre dans le froid polaire tout en faisant des escarmouches. Une partie pour polyglottes avec des cartes en anglais et en français, et où Thomas, serial deck builder, s’impose avec 38 PV, devant Xel, 37, VHS, 33 et Julien, 21.

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Table 3, dite « à bas bruit »
…où Nicolas-Neox (63) s’impose sans bruit à Barony pendant que JiBee (40), Tristan (55) et Baptiste (54) se tirent la bourre mutuellement, sans prendre garde à l’eau qui dort…

Table 4, dite « de la vendetta»
…où l’Auberge sanglante accueille des tauliers qui ne font pas dans la dentelle. Mickaël repart plus riche de 79 francs, devant Baptiste, 66, Jibee, 63, et Tristan, 60.

Table 5, dite « des ouvriers »
…..où une partie de Deck building (un jeu qui est une forme de tautologie puisqu’on y construit vraiment des bâtiments, tout en suivant les mécanismes du deck building) oppose Tristan à Mickaël sans que le résultat nous parvienne à l’heure du bouclage. Mais ça avait l’air mieux bâti chez Mickaël…

Table 6, dite « embastillée »
…où Thomas, Axel, Julien et VHS se retrouvent à Welcome to the dungeon. A ce jeu, on combat des monstres qui arrivent dans un donjon..ou pas. Tout l’art est de se retirer à temps du combat, ou d’y aller si on s’en sent capable. Une partie très très serrée où VHS s’impose sur le fil, et repart avec deux beaux diplômes à accrocher dans son salon.

Table 7, dite « coupée en deux »
…où Elaine remporte un 7 wonders (duel) face à Mickaël.

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Séance de VENDREDI 08/04/2016 à St-Elivet

Le 8 avril 1378, l’élection du pape Urbain VI par des cardinaux dissidents et son installation en Avignon déclenchaient le Grand Schisme d’Occident. Ce schisme tire ses racines d’un contexte de lutte entre pouvoirs spirituel et temporel depuis la fin du XIIIè siècle, qui connut son apogée avec l’affrontement entre Philippe le Bel, roi de France, et le pape Boniface VIII, et dont voici une brève histoire.

Le roi décida de lever, en 1295, un impôt exceptionnel sur le clergé: la décime. Le pape, qui tire revenus abondants de France, répond que le clergé ne peut être soumis à aucun impôt sans l’accord du Saint-Siège, et que les évêques seront tenus de le suivre sous peine d’excommunication. En rétorsion, Philippe Le Bel interdit toute exportation de valeurs hors du royaume de France, privant le pape d’une part importante de ses ressources. Les rapports avec Rome se tendent.

En 1302, par la bulle Unam Sanctam, Boniface VIII affirme la supériorité du pouvoir spirituel sur le temporel et donc, du pape sur les rois. C’en est trop pour Philippe le Bel, qui réunit un concile des évêques de France pour condamner le pape, qui alors menace de l’excommunier et de jeter l’interdit sur le royaume de France. Fort du soutien de la population et des ecclésiastiques, le roi l’envoie faire arrêter pour le faire juger par un concile, mais la mort du pontife interrompt le processus. Son successeur, Benoît XI, élu le 22 octobre 1303 dans une atmosphère détestable, annule les mesures vexant le puissant roi de France avant de mourir lui-même, le 7 juillet 1304.

Pendant 11 mois, de pénibles tractations se déroulent entre le parti français et celui du défunt Boniface VIII. On décide finalement de choisir le pape à l’extérieur du Sacré Collège des cardinaux, et l’unanimité se fait sur le nom de Bertrand de Got, prélat diplomate et juriste éminent, resté neutre dans la querelle. Le 5 juin 1305, les cardinaux, réunis en conclave à Pérouse, le portent à la tête de l’Église sous le nom de Clément V, premier pape français depuis Sylvestre II en 999. Il monte sur le trône de Pierre à quarante ans, alors que l’Église traverse une grave crise politique. Le nouveau pape renonce à se rendre à Rome, par crainte des intrigues locales et des risques liés à un conflit, et se fait couronner à Lyon, en terre d’Empire, le 1er novembre.

Clément V fait son possible pour se concilier les bonnes grâces du roi, mais repousse sa demande d’ouvrir un procès posthume contre Boniface VIII. Toujours pas en mesure de s’établir à Rome, et voulant suivre de près le procès des Templiers, il décide en 1309 de s’établir « provisoirement » dans un couvent de dominicains à Avignon, sur des terres d’Empire cédées par le roi de Sicile, comte de Provence. Même provisoire, cet établissement aux frontières du royaume de France traduit l’abaissement de la papauté, depuis l’époque où Innocent III, un siècle plus tôt, prétendait soumettre les rois à son autorité.

Cinq papes d’Avignon successifs, et 80 % des cardinaux qui nomment légats et gouverneurs des provinces ecclésiastiques d’Italie, sont français et généralement proches du roi de France, au détriment des Italiens habitués à recevoir les bénéfices liés à ces charges. Le mécontentement est amplifié par les soubresauts du conflit opposant les Guelfes – partisans de la papauté et suivant le roi de Naples de la maison d’Anjou- au parti gibelin – dont les représentants de la puissante famille des Visconti sont les dirigeants désignés.

L’événement déclencheur de la grande crise papale est la scission du Sacré Collège à la suite de l’élection d’Urbain VI (1378–1389). 70 ans après le départ du souverain pontife pour Avignon, Rome accueille une partie de ses cardinaux dans une ambiance fiévreuse La foule romaine, soucieuse de garder un pape «romain ou au moins italien», déclenche une émeute le 8 avril, jour de l’élection. De ce fait, celle-ci n’est ni tout à fait libre, ni tout à fait valide. L’archevêque de Bari, Barthélémy Prignano reçoit la tiare et prend le nom d’Urbain VI. Si l’élection s’est faite en grande partie sous la pression du peuple romain en armes, les cardinaux ont opté, dans la précipitation, pour un homme peu puissant connu pour sa modération.

À peine élu, Urbain VI se brouille avec une partie des cardinaux restés à Avignon. Il cherche à imposer au Collège une vie conforme à l’idéal évangélique, demandant aux cardinaux de renoncer à leurs pensions et d’investir dans la restauration de l’Église. C’est rapidement deux conceptions – avignonnaise et romaine – de l’Église, du fonctionnement de ses institutions, de sa fiscalité et du rôle de ses princes qui s’opposent. Les cardinaux, en majorité français, habitués aux fastes et intrigues de couloirs grâce auxquelles ils ont pu accéder à leurs charges si rémunératrices, voient d’un très mauvais œil ce pape moralisateur et intransigeant.

Les cardinaux en dissidence, rappelant la non-canonicité de l’élection, le somment d’abdiquer le 2 août. Le 18 septembre, à Rome, Urbain VI crée 29 nouveaux cardinaux dont vingt Italiens. Les cardinaux français font jouer leurs réseaux d’influence et convainquent les conseillers de Charles V, puis le roi lui-même, de la non validité de l’élection d’Urbain VI. Le 20 septembre 1378, lors d’un conclave à Fondi, le Sacré Collège élit l’un des siens, le cardinal Robert de Genève, qui prend le titre de Clément VII (1378–1394). Le schisme est consommé.

L’Occident chrétien se divise alors. Du fait de la guerre de Cent Ans, le partage en deux camps et la reconnaissance de tel ou tel pontife par les princes devient un élément comme un autre du jeu politique. Dans le camp clémentiste, le royaume de Naples et la France sont rejoints par les alliés de Charles V : la Castille, l’Écosse et les duchés de Lorraine, d’Autriche et du Luxembourg. Rejoignent l’obédience romaine, les ennemis du royaume de Naples (l’Italie du Nord, les royaumes angevins de Hongrie et de Pologne) et ceux du royaume de France (l’Angleterre, les Flandres). Papes, antipapes, et même antipapes imaginaires se succèderont jusqu’à l’extinction du schisme, canoniquement en 1415 (abdication du pape romain Grégoire XII), mais ses soubresauts se firent encore entendre un demi-siècle.

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638 ans après cette élection controversée, à St-Elivet, il fut aussi beaucoup question de rois, de papes et de batailles dans les trois tables inaugurales.

Table 1, dite « Papale, forcément papale » : à Cthulhu Wars, installé en grand équipage dans la bibliothèque (car à ce jeu, il faut de l’espace), Jacques assomme la concurrence avec 33 PV. Les deux Julien, Mickaël et Franck n’en peuvent mais. La tiare lui va si bien !

Table 2,  dite « Tous les chemins y mènent » :  Thomas (15 PV)  s’adjuge une victoire implacable à Battalia, jeu de deck building évolué aux parfums d’aventure, devant Axel, combattif (11 PV), Nicolas II, ardent découvreur de routes et de cités (9 PV) et votre humble serviteur (7 PV) qui fut pénalisé par l’absence de ses héros sur le champ de bataille aux moments décisifs. Rome, Avignon, ou ailleurs, quand on parle de deck building, Thomas connaît tous les chemins qui mènent à la victoire.

Table 3,  dite « Schismique » : La super-paire Michal/Tristan finit par venir à bout de l’équipage Xel/Jeff à Fief, dans une partie où nombre de mariages furent non consommés et donnèrent lieu à des schismes, ce que Franck, le cinquième élément, observa à distance faute de fille à marier.

Alors que la table 3 palabrait, les tables 1 et 2 se décomposèrent. Votre humble serviteur, vaincu par la fatigue, déclina l’offre de rejoindre la table 4 et se replia dans la bibliothèque désertée où il se plonga dans le frisson d’un recueil de nouvelles d’épouvante. Pendant ce temps, se mit en place la Table 4, dite « Sacré Collège » : Le temps d’une partie, une bande de sacrès collégiens revisita  7 wonders. Le chroniqueur quitta les lieux, mû non par une excommunication, mais par l’effet réveillatoire d’une montre à gousset jaillie du recueil susnommé. Mais peut-être parlera-t-on plus en détail de cette table sur le forum….

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Séance de VENDREDI 15/01/2016 à St-Elivet

Créé en 1753,  le British Museum a été ouvert au public le 15 janvier 1759 à la Montagu House, au même emplacement qu’aujourd’hui, et comptait alors quelque 80 000 objets. Ils sont plus de 7 millions aujourd’hui, exactement 257 ans après. Une occasion en or d’en examiner quelques échantillons.

Table 1, dite « du temps et des astres »

…où un Blood rage réunit Baptiste, Julien de Paimpol, Dom et votre humble serviteur, qui découvrait le jeu.  Après une période de flottement au premier âge suite à un draft déséquilibré, je finis par une manoeuvre tactique diabolique, contrant tout d’abord l’offensive imprudente de Baptiste sur Yggdrasil par une Force 6, puis, une fois la place nette, m’en emparant sans même combattre, fait d’arme qui me rapporta 30 points de gloire car mes trois échelles atteignirent ensemble la barre fatidique des 10 points. Cette partie fut également marquée par mon coup de sang, summum du role play, face à une carte particulièrement retorse de Dom qui détruisait tous mes guerriers sauf un dans la province que je convoitais, ainsi que par le hold-up du même Dom sur les points de rage qui lui donna des tours à rallonge.

Outil aux fonctions multiples, l’astrolabe permet de mesurer la hauteur des astres et de lire l’heure en fonction de la position des étoiles ou du soleil. Il nous aurait dit que, pendant que nous comptions le temps des tours de Dom, l’astre de Julien, comboteur en chef, était très haut sur la piste de gloire (142), tenant en respect Dom (123), VHS (97) et enfin Baptiste (69).

L’astrolabe de Chaucer (Salle 40), est le plus ancien en Europe (1326).

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Table 2, dite « empoisonnée »

…où Nicolas, Michal, Xel, Frank et Jérôme s’attablaient avec François-René pour un BSG lorsqu’ils virent apparaître Hélène, porteuse d’un panier de cookies maison au savant goût de chocolat caramélisé. Pour cette raison même, elle fut invitée à rejoindre leur assemblée et se tint sage au début, mais c’était un cadeau empoisonné. En effet, plus tard, sur un ordre de pilotage, elle dévoila sa véritable nature de cylon, rejoignant ainsi Michal et François-René. Ce puissant attelage permit une mort lente mais sûre des humains, à l’instar de celle de l’empereur romain Claude, mais, s’agissant de ce dernier, la plupart des historiens antiques s’accordent à dire que Claude est mort empoisonné par des champignons.

Salle 49, trône une effigie en bronze de Claude, retrouvée dans le Suffolk (Ier siècle)

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Table 3, dite « échec et mat »

…où, arrivé sur le tard, Axel fit sentir à Jack que le talent n’attend pas le nombre des années en le matant à Dead zone. Le matériel de ce jeu est beaucoup plus imposant que les figurines de Lewis, un ensemble de pièces de jeu d’échecs datant du Moyen Âge sculptées en Norvège (salle 40), mais il est peut-être moins impressionant.

Presque toutes les pièces de cette fameuse collection sont gravées dans de l’ivoire de morse, et quelques-unes sont faites à partir de dents de baleine.

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Table 4, dite « emmerveillée »

…où Elaine (69 PV) impose sa loi à 7 wonders malgré Françoise (61), Sylvain (55), Baptiste-au-poil-dru (51), Thomas (50), et Jeff (49). La gagnante se verra remettre un billet gratuit pour la salle no 21, représentant des fragments du Mausolée D’Halicarnasse, une de ces 7 merveilles (milieu du IVe siècle av. J.-C.).

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Table 5, dite « splendide, forcément splendide »

…où Thomas (15 PV) devance Jeff (10), François (7) et Baptiste (2) à un  Splendor réunissant des survivants de la table 4. Comme il ne croit que ce qu’il voit, il est invité à se rendre en salle 40 pour admirer une véritable splendeur: la coupe de Sainte-Agnès (Paris, années 1370–80)

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Table 6, dite « à déchiffrer »

…où les bleus (Thomas, Julien et VHS, plus Axel en guest star) affrontèrent les rouges (Jeff, Françoise, Dom) pour un dernier Codenames. On retiendra de cette partie la maîtrise collective des bleus, même dans l’adversité.

Décoder les messages de certains put se révéler digne de la pierre de Rosette, ce fragment de stèle portant trois versions d’un même texte qui a permis le déchiffrement des hiéroglyphes et qui comporte un décret promulgué en 196 av. J.-C., écrit en deux langues (égyptien et grec anciens) et trois écritures : égyptien en hiéroglyphes, égyptien en démotique, et alphabet grec.

Ainsi, Axel utilisa pas moins de trois mots différents pour faire deviner « Culture »: souk, chinois, et bretonne. Dans ce dernier cas, le mot concurrent « Boule » (tout aussi bretonne) était l’assassin, que nous avions déjà failli choisir pour chinois (on ne s’épanchera pas ici sur la notion de boules chinoises, Google le fait déjà fort bien). Après avoir écouté notre jeune ami, un petit tour en salle 4 s’impose !

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Séance de VENDREDI à Ti Koad 19/12

Séance à 2 tables :

Table n°1 dite »Gaieté et variété »…

Racontée par Dom :

… où comment, alors que tout le monde était prêt à jouer à Lettres de Whitechapel, nous laissâmes finalement Jack à son sinistre dessein

Echauffement du groupe (Xel, Audrey, Maud, Jérôme, Jeff et VHN) autour d’un 7 Wonders remporté d’un point par VHN.
Puis on monte de plusieurs crans dans la fantaisie avec Robo Rally. Certains découvrent le jeu et tournent en rond (au sens propre) tandis que d’autres foncent droit au but (Jeff et Maud, le premier finissant par l’emporter malgré la destruction de son robot à la dernière phase du tour final)
Sort ensuite un autre jeu à tendance chaotique : Mascarade où Maud, ayant signalé qu’elle l’appréciait peu, gagne les 2 parties.
Elle nous fait alors découvrir Coyote (ainsi qu’à F-R qui nous a rejoints après son Dead of Winter), sympathique jeu de fin de soirée, sous le regard perplexe puis amusé de Jeff qui avait annoncé son (faux) départ. On me demande de signaler que toute ressemblance d’un certain adhérent de PC avec un lapin est purement fortuite.
Happé par notre bonne humeur communicative, Jeff reprend place à la table de jeu où nous enchaînons 6 parties de Liens de Sang (d’abord à 7 avec un inquisiteur un peu perdu au milieu des vampires, puis à 6). L’ambiance a été excellente jusqu’à 2 heures du matin, malgré la tache de sang s’élargissant sur le sol carrelé de Ti Koad au fil des coups de dague. L’histoire retiendra que Maud a été 5 fois sur 6 dans le clan gagnant.

Table n°2 dite « Brain ? »…

… laquelle réunit François-René, MKS, Frank, Mikael et Votre Humble Serviteur autour du plateau du … hmm… « semi-coopératif » Dead of Winter. Découverte pour tous sauf MKS qui expliqua les règles. Le jeu est assez proche des prinicipes du vénérable Battlestar Galactica, incluant cependant d’office des objectifs individuels. Les traîtres sont là également et c’est bien (c). La partie qui consistait à construire les barricades  dans tous les lieux s’est soldé par la defaite des survivants suite à une subite dégradation de moral de 4 niveaux (!). Sinon belle découverte pour ma pomme, que j’aurais tendance à préférer à  BSG notamment grâce à l’élégant système de votes et les cartes « croisée du chemin » qui ajoutent un peu de sel au déroulement de la partie : on est tombés sur une dont la résolution est déclenchée si jamais un des joueurs baille 🙂

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Séance de MARDI à Ti Koad 9/12

François nous relate la soirée :

Deux tables, dites « Liberté & Solidarité »

Le 9 décembre 1990, Lech Walesa accédait à la présidence polonaise. Comme ce temps (brillamment narré par Wajda dans « l’homme du peuple », hagiographie pelliculée qui vient, je le souligne au passage, de sortir à Lannion et en VO – Wałęsa. Człowiek z nadziei – s’il vous plaît) nous paraît loin. 24 ans plus tard, les membres de Parties Civiles font preuve de solidarité, commençant la soirée par un Mascarade à 8, histoire d’attendre que ça arrive doucement. Je m’adjuge une partie bisounours sur un coupable moment de relâchement de mes compétiteurs, en faisant main basse sur l’argent du tribunal. Une deuxième partie se termine avec un vainqueur dont la chronique n’a pas retenu la trace.

Ensuite nous nous ruons solidairement sur les jeux de Jérôme, car beaucoup sont arrivés les mains vides, et Jeff, qui a fait un passage éclair de courtoisie, était venu les mains vides et le ventre creux. On se prend à regretter l’absence d’une armoire commune. Les tables se séparent et un 7 Wonders s’organise sous la houlette de Dominique, dont le résultat ne nous est pas parvenu à l’heure du bouclage.

Une autre table composée de David, Pierre, Xel et VHS accompagne Jérôme en liberté, dans une double partie de Dungeon Raiders, Pierre s’adjuge la première au bout d’une lutte serrée (tous terminant avec le même nombre de vies) et il me souvient que je remporte l’autre.

Nous succombons enfin à la tentation d’un petit Smash up, jeu fort divertissant mais qui se révèle bien plus long que prévu. C’est un peu comme Smallworld, il faut choisir deux races, en combiner les actions et les créatures pour envahir les différents postes du plateau. Un jeu éminemment chaotique, où la liberté d’action est totale et les conséquences souvent imprévisibles, et que Pierre réussit à terminer en vainqueur avec des cartes qui lui donnent une infinité d’actions gratuites. Pour ma part j’essayai la combinaison Dinosaures / Pirates, pas mal mais je souffris d’une famine de créatures. On ne dévoilera pas ici la race qui fait gagner. Il faut essayer, et ce jeu, l’essayer c’est l’adopter.

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Séance de VENDREDI à Ti Koad 28/11

Plusieures tables pour ce vendredi dont :

Une table de Battlestar Galactica avec au moins Sly-le-Vieux, Jibee, Mks, F-R. Je crois que les humains ont gagné et que Jibee a saoûlé tout le monde en mettant de la musique sur son smartphone (de mémoire « Love boat », as usual, mais aussi « Mission Impossible » et un soupçon de « Benny Hill »).

Une autre table regroupant Roxane, Julien, Laurent, Pierre (un rôliste nouveau venu) et moi-même (Marvin) autour de Myth. Le but était de reprendre l’hisotire préalablement commencée. Nous nous sommes fait rouler dessus. Allez donc voir ce qu’en dit Laurent sur le forum, je ne saurais dire mieux… 🙂
Ensuite, nous avons joué à Level Up avec le renfort de Vincent, en version « ouverte », parce que c’est soi-disant « plus court ». La partie a duré 2 bonnes heures, soit plus que la partie de Myth (déballage et rangement inclus !). Roxane l’a emporté.

D’autre tables
racontées par François :

Tables dites « Un jour sans fin »

Audrey, Jérôme et VHS répondent à l’aimable invitation de Jeff à guerroyer au royaume de Kingsburg. La liturgie fut contée par VHS, qui termina la cinquième année avec 45 PV, devançant Audrey 32, et Johnson & Johnson collés à 29. Une stratégie classique à base de défense militaire et du denier du culte fit son office, sans oublier l’incontournable marché et le petit bonus sympathique de l’intendant, qui offre 1 PV dès qu’un adversaire sélectionne un conseiller à 14+. Conclusion: même en 2014, l’alliance du sabre et du goupillon vit toujours.

VHS réussit ensuite une passe de deux à 7 Wonders, où, après une lutte indécise, je termine à 49 PV, les Jeunes & Jolis étant encore unis à 48, Audrey plus loin à 37. Cette victoire fut cependant méritée car fruit d’un bilan équilibré, alors que Jeff misa tout sur la science (38 de ses 48 PV) et Jérôme se complut dans le bleu et le mauve (39 de ses 48 PV).

Après le mélange des tables, suivit une Mascarade dont je m’adjugeai encore la première manche, mais pas les autres puis un Nosferatu au bout de la nuit, ou je fut tour à tour un vampire privé de canines (3 cartes morsure dans toute la partie !) et finalement démasqué, puis un Igor inspiré de choisir Jérôme en vampire triomphateur, alors que le malheureux Pierre fur trucidé par F.-R., trompé par une ruse machiavélique de l’hôte des Carpates. Il faisait nuit depuis bien longtemps quand il fut décidé que ce jour sans fin en aurait une, parce que, le lendemain, il y en avait un qui avait école.

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Séance de VENDREDI à Ti Koad 14/11

Séance à quelques tables :

Table n°1 dite “des petites fourmis” …

… avec Mickael qui initia Julien, Johanne et Aurélie aux arcanes de Myrmes – simulateur (peu) interactif de la fourmilière. Cette même assemblée a poursuivi avec un astucieux jeu de cartes fondé sur le principe de majorités et très interactif : Koryo.

Table n°2 dite “classique” …

… autour d’un Goa qui a réuni Xel, Baptiste et Hélène. Il y avait un vainqueur certainement ainsi qu’un 2ème et un 3ème.

Table n°3 dite « destructrice » …

… qui a réuni Michal, Dom et François autour de (pas que) Rampage : un jeu de démolition d’une meeple-ville à l’aide des fils de Godzilla en carton. Le jeu fut ponctué des éclats de rires, il doit dont contenir aussi une dose du gaz hilarant. Dom raconte :

Nous (MKS, François et Dom) avons commencé la soirée par un 7 Wonders gagné par VHN. Ensuite les hommes d’action ont pris le pas sur les diplomates : MKS a largement gagné la partie de Rampage en utilisant habilement sa « langue élastique » et en n’hésitant pas à aller caffer des infifives au Boxeur joué par François. Voyage ensuite aux USA pour une partie de The Boss (que nous découvrions tous les 3) où MKS a prouvé ses talents de gangster bluffeur en remportant la partie. Ensuite départ de MKS et F+D finissent par le Kuhhandel.

Table n°4 dite « Race for the Bousin de Vache » …

… qui a réuni Marie-Anne, David, Jibee et Votre Humble Serviteur autour d’un Agricola. Comme d’habitude ça va trop vite pour pouvoir trop faire. Malgré être devenu la puissance mondiale de la carotte Marie-Anne atterit en dernière place derrière David, Jibee et VHS a qui des fautes grossières ont été pardonnées.

Table n°5 dite « tardive »

Dom, François, Xel et Marie-Anne se sont attablés autour de Kuhhandel (aka Boursicocotte), un jeu de cartes fondé sur les enchères. Rigolo mais le nombre de cartes pourrait être moindre car le jeu est un peu longuet…

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