Séance de VENDREDI 25/05/2018 à St-Elivet

Le 25 mai 1720, le Grand-Saint-Antoine entre dans le port de Marseille avec un passager clandestin venu de Syrie: le bacille de la peste. A bord, une dizaine de personnes ont déjà succombé au mal. Les propriétaires du navire, discrètement prévenus par le capitaine, font jouer leurs relations pour éviter une quarantaine brutale qui empêcherait le débarquement de la cargaison.

Les médecins du port prennent l’affaire avec détachement et décident une quarantaine «douce» : les marins sont débarqués et enfermés dans un dispensaire. Mais les hommes, une fois à terre, n’entendent plus s’occuper de leur linge sale. Ils en font des ballots qu’ils confient à des lavandières. Le 20 juin, une lavandière meurt après quelques jours d’agonie sans que quiconque prenne garde aRésultat de recherche d'images pour "peste marseille 1720"u «charbon» apparu sur ses lèvres. C’est seulement le 9 juillet, après quelques autres décès, que deux médecins venus au chevet d’un adolescent donnent enfin l’alerte. L’épidémie va bientôt faire un millier de morts par jour dans la ville. L’évêque, Monseigneur Belsunce, parcourt les rues au mépris de la mort, assiste et secourt les malades. Le chevalier Roze libère des bagnards et, avec eux, incinère les cadavres qui par milliers pourrissent dans les rues. Tâche indispensable et ô combien dangereuse ! Sur 200 forçats, 12 sont encore en vie cinq jours plus tard.

En deux mois, Marseille va perdre la moitié de ses 100.000 habitants. La peste va tuer, dans l’ensemble de la région, pas moins de 220.000 personnes.

Presque 4 siècles après, d’autres voyages au long cours ont eu lieu à Lannion. S’il semble que tous soient sortis intacts de cette soirée de jeu, attendons cependant la fin de la période d’incubation…

Table 1, dite « La prise du bacille » : selon les dires de son vainqueur (Baptiste), cette partie de Pandémie: Contagion se résuma en un « plan à trois assez violent »: on y abusa du bacille et y prit remèdes sans modération. Maïwenn et Quentin y subirent la loi du gardien du coffre.

Table 2, dite « Pars vite et reviens tard » : à Mechs vs. minions, Xel, FR, Paul et Maël commencent en trombe – mode warrior, mais, après un certain cheminement mû par le principe de réalité, se disant que ça va pas être possible, finissent avec le curseur fermement ancré en position bisounours pour se donner le temps d’arriver à bon port.

Table 3, dite « Fatale navale » : à Navegador nous embarquons dans un voyage naval, qui laisse sur le carreau Thomas (54), Xof (63), votre serviteur (63), et même Mickaël qui semblait bien parti avec une église bondée mais échoue à 73. Tristan (80) sera le seul survivant de ce voyage, grâce à des colonies en nombre immodéré.

Table 4, dite « Petite peste » : le plan à trois de la table 1 se poursuit à Diamant. Maïwenn convainc sans effort Baptiste de céder à son caprice de lui en offrir une rivière: on ne prête qu’aux riches. Quentin s’interrogera sur le sens de cette libéralité.

Table 5, dite « Cités heureuses » : Eric, Elouann et même Nicolas II le cèdent à Vincent-2 dans une partie de 7 wonders où ils visitent maintes cités heureuses en guise de tour de chauffe avant la version de ce jeu pourvue de toutes ses extensions: nous les retrouverons en effet à la table 9 pour la mère de toutes les batailles.

« Ecoutant, en effet, les cris d’allégresse qui montaient de la ville, Rieux se souvenait que cette allégresse était toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu’on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu’il peut rester pendant des dizaines d’années endormi dans les meubles et le linge, qu’il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse. »

                                                       Albert CAMUS, La Peste, 1947

Table 6, dite « Recherche des coupables » : La table 3 se met à la table des détectives privités new-yorkais de P.I. pour enquêter sur de bien sombres affaires. Votre serviteur brille par ses déductions – arrivant au score historique de 19 (sur 21 possibles), enfonçant une concuurence composée de Mickaël (13), Tristan (9), Xof (7), et Thomas (3).

Table 7, dite « Malédiction » : à Gloomhaven nous retrouvons les enquêteurs patentés. Dom raconte:

Ce soir, notre but est de retrouver un artefact très ancien doté de pouvoirs que nous ne comprenons pas trop mais qui serait la source ultime de la malfaisance magique qui corrompt Gloomhaven. Dom expérimente l’amélioration d’une de ses cartes, un des aspects legacy du jeu. Inévitablement, arrivés au Temple of Elements, on tombe sur un comité d’accueil pas vraiment décidé à nous laisser mettre la main sur sa relique. Plein de démons, de quoi réjouir Neox qui va encore en ajouter deux modèles à son tableau de chasse : il pourrait bien rapidement partir à la retraite après une carrière-éclair de Quartermaster. Il se prend pourtant un mauvais coup qui le fait douter de pouvoir aller au bout du scénario. Mais si ; tout le groupe, s’étant divisé en deux pour accélérer la besogne, ressort bon pied bon œil avec la chose enveloppée dans un tissu. Reste à trouver quelqu’un à qui la montrer.

Table 8, dite « Priez Saint-Antoine » : à Héros à louer Maïwenn s’impose encore: Diamonds are girl’s best friend. Il faudra bien la rendre un jour cette parure de diamants, mais peut-être faudra-t-il convoquer pour cela Saint-Antoine de Padoue (grand voleur, vieux filou, rendez ce qui n’est pas à vous)…

Table 9, dite « Cités radieuses » : Vincent-2 s’impose encore avec 7 wonders-Babel – une version pourvue de toutes les extensions, sortant irradié de cette visite prolongée des cités radieuses.

Table 10, dite « Au charbon » : à cette table, on ne rigole plus: on part au charbon pour tester en mode dry run les nouveautés susceptibles d’être présentées à Scorfel.  Kingdom run est le cobaye du jour, qui voit Xel gagner à son insu devant FR et Maïwenn. On retiendra surtout de cette table la sage maxime de la grand-mère de Dom: « quand un doigt passe, tout passe », car pour la jouabilité à Scorfel, il y eut plus de vraies que de fausses sceptiques !

Kingdom Run

Table 11, dite « A bon chat bon rat » : à Codenames, la soirée finit dans une partie indécise, jouée en mode poursuite entre chats et rats, à savoir pour les Rouges (Xel, Thomas, Dom, Cédric, Nicolas II, Vincent-2) et les Bleus (votre serviteur, Maïwenn, Mael, Paul, François-René):

  • Rouges 1-0: Les bleus sont défaits – chutant sur l’intrépide Lutèce 3 qui voulait faire deviner (Champs, Ville, Lumière) alors que Paris était rouge !! En face, le subtil Montée 3 (Bourse, Echelle, Talon) a fait le job.
  • Bleus 1-1: Le maître-espion rouge s’égare dans des propositions audacieuses qui échouent cruellement à chaque fois (Calculatrice 4 chute sur un blanc Montant et Sodomie 6 sur un troublant Trou blanc !) par manque de logique: on peut en effet sodomiser un trou, mais pas une raie !
  • Rouges 2-1: Les Bleus s’égarent dans un improbable Vente 5 pendant qu’à côté on lance Navire 0 pour signifier que Bateau était l’assassin. Achevé en énonçant un mot présent sur la grille, le naufrage bleu fut vraiment parfait !

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Séance de MARDI 22/05/2018 à St-Elivet

Il y a 111 ans naissait Georges Rémi, dit Hergé. On pourrait tant dire sur la vie et l’oeuvre de cet homme que les mots manqueraient rapidement:
gardons les donc pour décrire cette soirée de jeux.Résultat de recherche d'images pour "hergé cartoon"

Table 1, dite « Lignes claires » : Dom extrait de son chapeau un exemplaire, bien sûr maison, de Ganz schön clever, ou Très futé en français, un jeu de dés qui ressemble à Qwix mais avec encore plus de possibilités, des actions et de rejets gratuits, et, aussi une arrivée remarquée de renards baladeurs. Autre originalité, le joueur actif écarte successivement ses dès les plus faibles, et les autres ont le droit d’en jouer un. Voici donc un jeu où il faut avoir une stratégie bien fixée sur certaines zones, mais sans négliger les autres, car c’est ici que les renards se manifestent: cette case bonus remporte en fin de partie le score de la zone la plus faible. Une partie inaugurale remportée par votre serviteur (171), devant Xel (153), Dom (150), Thomas (120). Les renards auront bien fait la décision , mais aussi la puissance de l’ensemble de mes lignes, violet (45) et bleu (37) en tête. Une stratégie de lignes claires aussi efficace que le trait d’Hergé.

Table 2, dite « Coeurs vaillants » : à cette table de 7 wonders c’est Julien-2 qui s’imposa à une équipe de coeurs vaillants: Vincent-2, Cédric et Maïwenn.

Table 3, dite « Quick et Flupke » : Neox et Nicolas II ont formé une fructueuse alliance à Trône de fer sous le regard ébloui de Xof et FR (plus de détails sur le forum).

Table 4, dite « L’étoile mystérieuse » : la galaxie  de la table 2, agrémentée de quelques étoiles filantes (à savoir, des jeunes filles de passage), s’enferme dans un Room 25 au long cours et dont l’issue restera mystérieuse comme une étoile.

Table 5, dite « L’oreille cassée » : à Linq, tout le monde se retrouve, de 7 à 77 ans (ou presque…), pour s’amuser sans compter. De cette partie, on retiendra la combinaison (noir, croissant) qui n’était pas le café mais la lune. Notons aussi l’homonymie multiple de (sole, pêcher) pour un poisson qui s’entendait – pour les oreilles innocentes – comme (sol, péché). Le deuxième mot suivait le « Jésus »  de l’autre espion, qui ne manquait pas de culture chrétienne. Ces deux-là n’avaient pas l’oreille cassée et se sont bien entendus, mais ce ne fut pas le cas, loin de là, de tous les espions !

Le rapprochement Jésus – poisson est connu mais va au-delà de la croyance populaire et a une résonance presque caballistique. En effet, l’ichthus (du grec ancien ἰχθύς « poisson ») est un symbole qu’utilisaient les premiers chrétiens en signe de reconnaissance, et comme l’a remarqué Saint-Augustin, « si l’on joint ensemble les premières lettres des mots grecs signifiant Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur, on trouvera Ichthus, qui veut dire en grec poisson, nom mystique du Sauveur, parce que lui seul a pu demeurer vivant, c’est-à-dire exempt de péché, au milieu des abîmes de notre mortalité, semblables aux profondeurs de la mer » :

  • I (I, Iota) : Ἰησοῦς / Iêsoûs (« Jésus »)
  • Χ (KH, Khi) : Χριστὸς / Khristòs (« Christ »)
  • Θ (TH, Thêta) : Θεοῦ / Theoû (« de Dieu »)
  • Υ (U, Upsilon) : Υἱὸς / Huiòs (« fils »)
  • Σ (S, Sigma) : Σωτήρ / Sôtếr (« sauveur »)

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Séance de VENDREDI 27/04/2018 à Ti Koad

Le 27 avril 1848, le gouvernement de la République française publie un décret par lequel il abolit l’esclavage dans les colonies françaises. L’abolition concerne avant tout les colonies héritées de l’Ancien Régime, dont l’économie repose encore sur les grandes plantations sucrières.

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Sous la Révolution, les députés de la Convention avaient aboli l’esclavage une première fois pour calmer les révoltes dans les colonies des Antilles. Mais Napoléon Bonaparte est revenu sur cette mesure le 20 mai 1802.

Le décret prévoit de libérer dans un délai de deux mois 250.000 esclaves noirs ou métis à la Martinique et à la Guadeloupe, ainsi qu’à la Réunion, en Guyane et à Saint-Louis du Sénégal. À leur manière, les esclaves ont accéléré le mouvement. À Saint-Pierre, en Martinique, une insurrection éclate le 22 mai 1848, avant qu’ait été connue l’existence du décret. Même chose en Guadeloupe où le gouverneur abolit l’esclavage dès le 27 mai 1848 pour éteindre l’insurrection.

En compensation de la perte de leurs esclaves, les planteurs reçoivent du gouvernement français une indemnité forfaitaire. Ils contournent aussi l’interdiction de l’esclavage en faisant venir des «travailleurs sous contrat» de la Chine ou d’Inde du Sud, nouvel esclavage qui ne dit pas son nom. L’abolition démentira les sombres prophéties des planteurs, qui craignaient la ruine de leurs exploitations et de leurs îles. Au contraire, elle se traduira par un regain de l’activité économique dans les colonies.

A Lannion, 170 ans après, nombre de particiviliens, esclaves de leur passion, ont enchaîné les parties.

Visitons tout d’abord la salle attenante sur la gauche. Nous y trouvons deux tables qui communiquèrent fort abondament me dit-on, et faillirent même en venir aux mains. Des jets de boules de papier y auraient même été recensés – gageons que la commission de discipline ne manquera pas d’être saisie de ces faits.

Table 1, dite « Rue case sombre » : à Gloomhaven, nous retrouvons la plume de Dom:

Les 4 larrons habituels décident d’aller chercher quelque relique qu’un boulet provincial aux vagues pouvoirs magiques a laissé traîner dans Frozen Hollow. L’endroit est facile à trouver, il suffit de suivre les traces de loups pour pénétrer dans une grotte étroite et sombre. Pas humide non, plutôt glaciale et pleine d’éboulis. L’affaire est menée rondement et sans grands soucis, au point que Dom n’a pas eu le temps d’utiliser son pouvoir de reprendre en main ses cartes à usage unique. Jack force le respect en foudroyant un Démon de Glace avec une carte de mort subite. Quant à Neox, qui sous sa nouvelle identité n’a pas perdu ses anciennes habitudes, il aspire les pièces d’or pour finir par se goinfrer avec le contenu du coffre au trésor.

Table 2, dite « Code rouge » : à cette table de Amyitis étaient présents trois joueurs aguerris et un petit nouveau, Mael, qui, pour sa première partie, fut tant et si bien pris sous l’aile des trois autres qu’il emmena l’affaire dans un train de tortue jusqu’à une très inattendue victoire au poteau (65). Les trois lièvres, Tristan (59), Thomas (56) et Xel (50) n’ont pas fait attention au code rouge qui  clignota négligemment tout du long de cette partie, et reliront la Fontaine.

Fermons la porte et tournons-nous dans la salle principale, où régnait une ambiance bon enfant. Des petits jeux égayaient cette première partie de soirée que certains avaient tardé à rejoindre au vu de son lieu inusuel.

Table 3, dite « Invictus » : François-René est de bonne composition : il se laisse convaincre d’entamer un Tricoda, survendu par votre serviteur (qui pourtant n’y a jamais gagné), qui recrute également Mickaël et Jacques-2. Son stoïcisme victorien et son invincibilité à ce jeu (où il n’a jamais été défait, engrangeant ce soir une nouvelle victoire) sont parfaitement rendus par les vers du célèbre poème Invictus de William Ernest Henley :
Aussi étroit soit le chemin, Bien qu’on m’accuse et qu’on me blâme,
Je suis le maître de mon destin, Le capitaine de mon âme.

Table 4, dite « Mourir d’amour enchaîné » : non loin de là, c’est Nicolas II qui réussit à fourguer un jeu cher à son coeur: 7 Wonders et à y enchaîner Olivier, Cédric et Vncent-2, disposant certainement de ces derniers, mais on ne peut en être sûr…

Table 5, dite « Cent minutes de solitude » : Baptiste et Hélène entament un long tête à tête à Tannhäuser à l’issue duquel notre trésorier engrangea trois adhésions nouvelles, avant de tourner les talons.

Table 6, dite « Côte d’or» : après une entame en douceur, la table 1 accueille Maïwenn et Quentin pour un nouveau petit jeu: King’s gold – que Quentin s’adjuge sur un lancé de dés implacable qui lui fit piller le trésor du roi.

Table 7, dite « Matières premières » : mis en appétit par ces préliminaires, je propose de passer aux choses sérieuses et invite Mickaël à compléter son CV avec Brass. Vincent-2 étant déjà convaincu, c’est par un plan à 3 que nous finîmes la soirée. Une table où mon expérience eut raison de deux adversiares plus coriaces que prévu, mais avec 190 PV, ma victoire – combinaison gagnante de ventes de coton réussies, de mines de charbon judicieuses et de rails lucratifs – ne souffre pas discussion même si Vincent-2 (163) n’a pas démérité et si Mickaël, plombé par les erreurs classiques du débutant (développements insuffisants, réseau limité) termine sur un score honorable (131).

Table 8, dite « Des robots et des hommes » : à Roborally on observa le chaos habituel – le vainqueur se déclarera sur le forum s’il y passe.

Table 9, dite « Rue case claire » : à Bandido, Xel, Thomas et consorts réussirent à trouver la sortie d’un cachot pas si sombre que ça.

Table 10, dite « Bons aryens » : ceux qui restaient se retrouvèrent à un Secret Hitler où l’on nota que Cédric perturba les raisonnements des uns et des autres par un jeu à contre-emploi, et où Neox, également à contre-emploi, réussit (enfin) à être fasciste.

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Séance de VENDREDI 13/04/2018 à St-Elivet

Le 13 avril 1946, la Chambre des députés vote la loi Marthe Richard, du nom de son inspiratrice. Elle impose dans toute la France la fermeture des maisons closes, et la face cachée de la bourgeoisie balzacienne disparaît pour toujours.

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Prostituée à 16 ans, puis mariée à un riche industriel, Marthe Richard (1889-1980) mèna une vie fantasque. Elle est l’une des premières Françaises à acquérir un brevet de pilote, prétend avoir fait de l’espionnage au service de la France pendant la Grande Guerre et, conseillère municipale de Paris à la Libération en 1945, accèdant ainsi à la respectabilité, imposera sa loi aux députés et à l’opinion.

A Lannion, 72 ans après, chacun jouait gentiment dans son coin et, un peu plus tard, repartit chez soi après avoir rangé son bordel.

Table 1, dite « Victor’s secret » : à cette table de  My little secret dungeon, Victor remporte haut la main une première partie devant Franck et Cédric, et le secret de sa victoire ne sera pas défloré. Les mêmes enchaînent sur Skull & Roses et là, c’est Franck qui fit office de gros bonnet.

Table 2, dite « D’une seule passe » : Tristan, venu lesté d’une boîte de Navegador, fait découvrir ce jeu déjà ancien à ses camarades: Xel, Thomas, Olive, et votre humble serviteur. Voici un jeu d’un grand clacissisme, avec des mécanismes astucieux comme le marché où l’on peut faire monter ou descendre le prix des denrées, et fort bien équilibré. On y navigue entre les colonies de l’empire portugais, que l’on pille au passage, pour le réalisme. Une partie que Tristan a déroulée d’une seule passe, déroulant toute droite la file de ses bâteaux avec une stratégie implacable. Il en ressort facile vainqueur avec 95 devant une file indienne de soupirants, savoir Xel (82), VHS (72), Thomas (71), et Olive (64).

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Table 3, dite « Claustrophobe » : dans l’univers clos de la cuisine, un groupe d’habitués déroule un Gloomhaven qui est brillament narré par le menu ici même par Dom:

La session de Gloomhaven commence par un événement : le départ en retraite du Tinkerer de Neox. En effet, chaque personnage a un « but de vie » personnel et à la fin de l’aventure où il l’a atteint, il est contraint de rejoindre le panthéon des aventuriers et (mécanisme legacy) débloque une autre classe de personnage ou produit un effet permanent sur le jeu. Dans le cas de Nicolas, il devait acquérir un certain nombre d’objets. L’ayant fait, il choisit la classe toute neuve de Quartermaster, un personnage doué pour le commerce mais qui ne démérite pas à flanquer quelques baffes. Reste à savoir comment on palliera l’absence de celui qui était un peu le soigneur de tout le groupe (avis du propriétaire : on les tapera plus vite et plus fort donc on prendra moins de coups et on aura moins besoin de soins).

Le scénario du soir consiste à aller faire un tour dans les égouts, que l’ont dit mal famés et sources d’empoisonnement en ville. Deux couloirs en enfilade pour déboucher dans une salle pleine de Vermlings (petites créatures dérivées des rats que Jack n’aime rien tant qu’exterminer). Et de nouveaux types de monstres, en particulier le Ooze qui à intervalles variables se divise en 2, il ne faut donc pas traîner. Au bout des couloirs, quelqu’un remarque que ça se passe plutôt vite et bien. En fait on y est restés jusqu’à 1 heure, avec à la fin un groupe réduit de moitié (Neox et Jack), et pas frais. Comme quoi le soigneur on le regrette. C’est qu’entre les serpents qui empoisonnent et les Ooze aux 11 HP qui attaquent à distance, il faut du temps pour en venir à bout. Et dans des combats relativement statiques comme ce soir, on se retrouve régulièrement avec 1 des 2 cartes que l’on joue à son tour qui ne fait pas grand chose d’utile (en général, une des cartes permet de combattre, l’autre de se déplacer, de soigner ou autre. Mais dans les mains de nos classes, on dispose de peu de cartes de soins). Une satisfaction quand même avec une bonne utilisation des éléments magiques, y compris en combo entre joueurs. Et Nicolas prend visiblement du plaisir à éprouver ses pouvoirs tous neufs.

Table 4, dite « Maquereaux à l’huile » : à 7 Wonders, Nicolas II, Vincent-2, Maël, et Victor, tous serrés à la table de marque comme dans une boîte de maquereaux, cédent finalement, à l’issue d’une longue cour, à une huile de Parties Civiles: Thibault.

Table 5, dite « Petite mort » : à Mythic battles François-René et Guillaume exécutent Mickaël et Jérôme. Leur victoire résulta de la petite mort d’un grand Dieu.

Table 6, dite « A poil » : de la table 2, votre serviteur s’éclipsa, remplacé par François-René pour Les Poilus, et les autres restèrent. Il n’est pas faux de dire que,  enchaînant victoire puis défaite, ils terminèrent à poil.

NDLC*: non, pas de Codenames ce soir-là, et ce n’est pas une coquille !
* Note de la claviste

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Séance de MARDI 26/12/2017 à St-Elivet

Le 26 décembre 1805, à Presbourg (aujourd’hui Bratislava, capitale de la Slovaquie), l’empereur d’Autriche François 1er tire les conséquences de l’écrasement de son armée à Austerlitz. Il signe avec Napoléon 1er un traité de paix par lequel il renonce à la Vénétie, tandis que la Bavière, alliée de Napoléon, lui enlève le Tyrol. Par un article secret, François 1er renonce à son titre d’empereur du Saint Empire romain germanique, fondé par Otton 1er près de mille ans auparavant. Sa décision sera rendue officielle, dans l’indifférence générale, sept mois plus tard, le 6 août 1806.

212 ans après, à Lannion, le grand Est était en force, avec 5  de ses représentants contre 4 au grand Ouest, du fait d’un fort entrisme du corps franc alsacien sur le front du Ponant, comme une sorte de Saint Empire ephémère.

Table 1, dite « Blitz krieg» : en guise d’introduction, les 9 protagonistes s’assoient pour une partie de Time bomb – les artificiers, mal accordés, ne réussiront pas à la désamorcer.

Table 2, dite « Soleil voilé » : Dans l’Aiglon, Edmond de Rostand fait ce récit de la bataille d’Austerlitz:
« L’armée est une mer ; il attend le soleil ; Il le voit se lever du haut d’un promontoire ;Et, d’un sourire, il met ce soleil dans l’Histoire. »
Sur le champ de bataille de Descent, Xel, Neox, Doc Nico et votre humble serviteur n’ont pas eu cette hauteur de vue, et la mer de leur armée se révéla fort étale, dispersée aux quatre vents et finalement impuissante. Rien qui pouvait gêner, en face, la marche consulaire de François-René vers une victoire certaine.

Table 3, dite « Pas complètement à l’Ouest » : à cette table de 7 Wonders, l’Ouest s’impose (Vincent, 47), mais pas complètement car l’Est opposa une belle résistance (Charles-Edouard 43, Lisa 36, qui, bien toute amazone qu’elle était, partit avec un retard militaire fatal), tandis que Julien-3, 32, ferme la marche impériale.

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Table 4, dite « Voir St-Hélène et mourrir » : à Galerapagos les tables 2 et 3 se rejoignent et trois parties furent jouées, la réussite étant fortement corrélée au nombre de survivants laissés pour compte en chemin, voire dévorés en route…

Table 5, dite « Front de l’Est » : Les Poilus conclurent cette épopée militaire au large spectre, et à une heure fort peu chrétienne, ceci expliquant que votre chroniqueur, ayant regagné ses pénates, ne saurait relater cette table avec précision. Ne vous moquez pas, il travaillait le lendemain et paiera vos retraites.

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Séance de VENDREDI 6/10/2017 à St-Elivet

Le 6 octobre 1993, à trente ans, Jordan annonce sa retraite sportive, invoquant une perte de motivation. Il déclarera plus tard que l’assassinat de son père, quelques mois plus tôt, est une des causes de cette décision.

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James Jordan est assassiné lorsqu’il fait une sieste le 23 juillet 1993 sur une aire de repos de Caroline du Nord par deux adolescents, probablement attirés par la berline haut-de-gamme, qui seront localisés par des appels faits depuis le téléphone portable de la victime, et condamnés à la prison à vie.

Dans son autobiographie, Jordan écrit qu’il préparait sa retraite dès l’été 1992, l’épuisement dû à sa participation à la « Dream Team » aux Jeux olympiques de 1992 renforçant ses sentiments sur le jeu et son statut de célébrité. L’annonce de la retraite sportive de Jordan provoqua une onde de choc dans toute la NBA et apparaîtra en première page de nombreux journaux à travers le monde.

Cela semble loin déjà, mais il est vrai que cette retraite sera suivie d’un retour, d’une nouvelle retraite et d’un nouveau retour, avant son véritable dernier match NBA, le 16 avril 2003.

A Lannion, 24 ans après, il n’était pas question de retraite, mais plutôt de draft pour quelques rookies candidats à l’ardue sélection au titre de membre de Parties Civiles. Certains ont tenté leur chance, d’autres, membres de longue date mais rarement présents ces derniers temps, sont revenus regoûter à l’odeur entêtante du parquet de St-Elivet. Pour l’histoire, on retiendra de cette soirée un coast-to-coast stupéfiant à Macao, une table surpeuplée de 7 Wonders, et une homérique partie de Codenames qui se joua dans la dernière seconde du money time. Michael Jordan n’aurait pas détesté en être….

Table 1, dite « Coast-to-coast » : il n’est pas facile de se procurer  Macao, un jeu allemand du prolifique Stefan Feld (Notre Dame, les châteaux de Bourgogne…), et encore moins facile d’y jouer, car il ne fut jamais traduit en français. Mais cela n’arrête pas l’ultra-motivé Olivier, qui nous gratifia d’une réalisation entièrement maison d’une grande virtuosité, avec les fameuses roues à rayons tournant sur leur support, et des cubes en bois également découpés et peints à la main (voir illustration) ! Seules concessions au grand commerce, les barquettes d’îles flottantes dans lesquelles logent lesdits cubes en bois, et la boîte de fromage à tartiner qui accueille la réserve d’agent… Le jeu lui-même revisite les lois du commerce à Macao : on achète des marchandises, on part les vendre en mer, et on acquiert des cartes qu’il faut activer pour utiliser leur pouvoir. A ce mécanisme d’un grand classicisme, Macao ajoute un tour totalement original: la roue des ressources. Chaque début de tour est l’occasion d’acquérir des ressources, en nombre égal à la valeur d’un dé de la couleur correspondante, et qui doit, c’est là l’originalité, être placé à l’emplacement adéquat (1 à 6) sur la roue (donc 5 si la valeur du dé est 5). Or cet emplacement peut être éloigné de l’emplacement actuel, car on ne joue qu’un secteur de roue à son tour. De plus, un emplacement vide fait perdre 3 PV, tout comme chaque carte non activée. Du fait de cette particularité, il est difficile de prévoir le vainqueur car les échéances lointaines sur lesquelles sont accumulés les cubes (en général, les 5 et les 6, emplacements les plus juteux), sont décisives. Mais il ne faut pas partir trop tard non plus, car les emplacements pour vendre ses marchandises sur l’archipel sont limités…

Une partie où l’on joua donc les montagnes russes, et dont votre humble serviteur, bon dernier durant l’essentiel de la partie, renversa le cours grâce à un extraordinaire cost-to-coast (en basket, la traversée d’un terrain d’un bout à l’autre), et l’action simultanée de plusieurs cartes pour une combinaison explosive sur les deux derniers tours, où le diplomate et l’ambassade avaient le meilleur rôle. Une victoire éclatante avec 67 couronna cette stratégie, reléguant Dom, 63, Bruno, 57, et Olive, 33, aux rangs de spectateurs admiratifs.

Table 2, dite « Dream team » : à V.Commandos, une équipe de rêve composée de F.-R., Neox, Thierry, Jérôme, Baptiste et Julien de Lannion, parvint à une victoire collective presque aussi probante que celle de la fameuse Dream team. Comme ils étaient six, il fallait une victime, et c’est Jérôme qui fut laissé pour mort.

Table 3, dite « Draft » : rien de tel que Splendor pour drafter des petits nouveaux. C’est Mickaël qui s’y colle pour initier Nolwenn et son fils, et remporter aisément deux parties. L’examen se poursuivit ensuite à Kingdomino.

Table 4, dite « Salary cap » : une partie hors normes de 7 Wonders réunit un impressionnant parterre de vieilles gloires et de stars de Parties Civiles (avec Marvin en tête de gondole). Il n’était donc pas question de salary cap, ce mécanisme qui limite la masse salariale des clubs (99 M$ quand même pour la saison NBA en cours, il y a de la marge). Et comme à Parties Civiles on ne fait rien comme ailleurs, c’est le plus jeune et le moins salarié de la table qui s’est imposé, il paraît même qu’il fréquente encore les bancs d’école.

A propos d’argent, il était très rare que Jordan mette sa popularité au service d’une cause. Il est même presque aussi connu pour cela que pour ses exploits sportifs, notamment à cause d’une phrase controversée prononcée au début des années 1990, quand il avait refusé de soutenir publiquement un candidat démocrate noir face au sénateur de Caroline du Nord Jesse Helms, un adversaire déclaré des droits civiques. « Les républicains achètent eux aussi des chaussures », avait alors dit Jordan, sous contrat avec Nike depuis le début de sa carrière, en 1984.

TIntrigues à Veniseable 5, dite « Prise à 2 » : encore un nouveau jeu ce soir, et c’est Julien de Paimpol qui régale avec Intrigues à Venise, jeu où il s’agit de reconnaître son partenaire  au grand bal masqué de la Sérénissime. C’est Joan qui a déjoué les pronostics en s’imposant, gondolée devant Xel, Thomas et donc Julien.

Table 6, dite « Pick & roll » : on sait peu de chose de cette table de Tigre & Euphrate, sinon qu’elle investit l’espace feutré et confidentiel de la cuisRésultat de recherche d'images pour "pick roll"ine, qui fit écran avec le reste des tables comme dans un bon vieux pick and roll. Les vétérans Jeff, Jack et Gérard y auraient été cependant aperçus.

Table 7, dite « Saison régulière » : ici, la bande des habitués a poursuivi sa saison régulière de Mechs vs. Minions. Verront-ils les plays-off un jour ?

Table 8, dite « Money time » : nous en arrivons donc à cette table historique de Codenames, opposant les Rouges (Dom, Joan, Thomas, Olive et Xel pour le money time) aux Bleus (VHS, Mickaël, Guillaume, F.-R.). Jérôme doit aussi être crédité au générique, pourvoyeur non seulement du jeu, mais aussi des bières, et d’un oeil avRésultat de recherche d'images pour "bernard rhino"erti sur cette parti qu’il observa en spectateur désengagé et qu’il écouta aussi, car on y parle, et parfois ces parties tiennent du café du commerce (« J’étais super fier de moi, du coup je suis allé boire une bière »).

  • 1-0 pour les Bleus emmenés par VHS, qui sut attendre son heure (la disparition de Balle sur la grille) pour placer son Verdun 3 (Ville, Tir, Eclat), et finir par l’impeccable Loi 2 (Table, Balance) tandis que les Rouges s’égaraient dans une Sodomie mal maîtrisée… Certain.e.s crurent bon de railler certain.e qui voyait en Bernard Hinault un cycliste zoomorphe, mais la réalité dépasse parfois la fiction, comme l’illustre l’image ci-contre, qui montre que d’autres, qui avaient la corne du commerce, y avaient pensé avant…
  • 1-1: les Rouges égalisent sur une hésitation fatale des Bleus à propos d’un Endroit: Site, Espace et non Bois ! A cet instant, la discussion s’enflamme et deux camps s’opposent: les Picon-bière et les PABX, certains trouvant même un pied dans l’un comme dans l’autre.
  • Menés 6 mots à 2, les Rouges s’imposent dans un renversement stupéfiant après une Menstruation Bleue complètement déréglée: les évidents Rouge et Col n’étaient pas au programme, il fallait trouver Larme et Pointe, et demandez à qui vous savez pour le décodeur !
  • Les Bleus égalisent 2-2 sur un Braqueur 3 tout en autorité (Casse, Coffre, Main)
  • Pour le Money time, votre modeste narrateur prend la position du maître espion, et, après un beau début tout en harmonique romaine (Péplum et Esclave dévoilant Rome, Film, Cale, Cellule et Colonne), bute sur un Coiffeur incompris (Gel + Bras) et chute à l’instant décisif pour faire deviner Piano et Temps: le Concert proposé mena directement sur une Entrée aux allures de sortie de route… Solfège aurait mieux convenu et VHS fut invité à refaire des gammes. N’est pas Jordan qui veut !

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Séance de MARDI 26/09/2017 à St-Elivet

Le 26 septembre -46 marque la fin de la brève vie de Vercingétorix. Exhibé par Jules César comme trophée, symbole de sa longue campagne militaire en Gaule, en vue de son triomphe à Rome, il était maintenu prisonnier depuis août. Lors du défilé d’un triomphe romain, les chefs vaincus par le général célébré défilaient à la suite des membres du Sénat, et il était d’usage de les exécuter à l’issue de ce triomphe. Vercingétorix est donc exhibé à cette occasion, traîné enchaîné derrière le char de César.

De nombreux historiens s’accordent à considérer la version d’un Vercingétorix humilié et mis au cachot par Rome comme une erreur historique, pensant en réalité que Vercingétorix a vécu ses dernières années dans une villa et non pas un cachot, pour finir exécuté sous la pression du Sénat contre la volonté de Jules César. La culture et la clairvoyance dont faisaient preuve ces deux hommes, et leur probable amitié issue du temps où le chef arverne guerroyait avec le chef romain en attesteraient (Vercingétorix serait, selon cette thèse, un Gaulois tiraillé par son passé d’ancien officier de César qui finit par se révolter).

La version classique telle qu’enseignée jadis dans les manuels scolaires reprend quant à elle la théorie d’une lente agonie dans un cul de basse-fosse, voulant qu’il soit garroté dans sa prison dans l’anonymat le plus complet, son corps étant par la suite exposé publiquement dans l’escalier des Gémonies avant d’être jeté dans le Tibre.

Quelques années plus tard, à St-Elivet, l’empire romain fit l’objet d’une longue bataille dans une soirée où il fut aussi question de rois, de poilus et de merveilles. Une soirée belle comme l’antique et à la mesure du « chef suprême des guerriers », selon la signification attitrée du nom du grand chef gaulois.

Table 1, dite « Un travail de romain » : c’est avec une gourmandise non dissimulée que Doc Nicolas fait sous nos yeux sauter le pucelage d’un Concordia toutConcordia neuf, dont il nous fait lecture des règles. Si le plateau de jeu est imposant et de belle qualité, annonçant un jeu complexe, les règles sont en fait très bien construites et s’appréhendent sans difficulté. Le jeu lui-même suscite l’adhésion et même l’enthousiasme des participants, par la qualité de son iconographie, la richesse de ses mécanismes et de ses interactions, et le suspense insoutenable qui le tend, l’issue de la partie étant le point d’orgue du jeu mais non sa fin, car il est quasiment impossible d’en prévoir le vainqueur avant le décompte final.

En effet, ce décompte prend en compte les ressources (brique, blé, vin, outils), les sesterces, les villas, les régions colonisées, les armées et flottes déployées, mais aussi, voire surtout, l’influence des Dieux, qui permet de booster certains postes (au départ, tout le monde a les même Dieux, mais il est possible de s’en attirer les faveurs au marché). Par exemple, grâce à mes 5 Jupiter et mes quinze villas (dont 3 en briques, absentes de ce décompte), j’engrangeai pas moins de 60 points sur ce poste.

Jupiter, Dieu à la mode, allait-il me porter vers la victoire ? Non, car en face, Thibault déploya 2 Minerve, qui, associées à des villes judicieusement exploitées, lui rapportèrent 33 points quand je n’en avais que 18. Un vrai travail de romain pour construire toutes ces villas adaptées aux ressources de ses cartes, mais la patience le récompensa. Mars le favorisa aussi, et au final, il s’imposa avec 144. Avec 131, je coiffai Dom (130), le Doc restant scotché en salle d’attente du podium (119). Voici donc un excellent jeu, peut-être un peu long pour un mardi ;-D

Thibault confirme ainsi son entrée remarquée dans la cohorte des légionnaires de Parties Civiles. Ceux qui vont mourir à son contact peuvent commencer par le saluer. Morituri te salutant.

Table 2, dite « Le roi des Aulnes » : Pour l’historien romain Florus, le nom même de Vercingétorix semblait fait pour engendrer l’épouvante. Tout le contraire de Neox donc, qui partage son alias avec une chaîne de TV espagnole pour la jeunesse…. Mais alias trompeur, car, à Kingsburg, tel le roi des Aulnes, la créature maléfique qui hante les forêts, Neox entraîna à son contact les voyageurs vers une mort certaine. Comme dans la Reine des neiges, François-René, Sophie, Xel et Florian, dans cet ordre, ont lutté en vain. Peut-être se croyaient-ils dans un dessin animé sur Neox TV ?

Table 3, dite « La guerre des gaules » : quand trois centurions se lancent à la pêche aux merveilles de 7 wonders, la guerre des gaules fait rage. Nourdine, avec 66 points, a fait la guerre en scientifique. Nicolas II est resté en civil et pointe à 53, et Gérard a fait dans l’éclectisme et échoue à 32.

Table 4, dite « Un poil court » : Aucune sculpture antique représentant Vercingétorix n’ayant jamais été retrouvée, les peintres, illustrateurs et sculpteurs du XIXe siècle, comme Bartholdi, ont dû imaginer le chef gaulois. Pour ce faire, ils se sont inspirés des descriptions littéraires de Jules César et des auteurs anciens dépeignant les Gaulois comme grands, chevelus et moustachus alors que les monnaies gauloises les représentent plutôt imberbes, avec des cheveux courts et bouclés. Les seuls objets connus qui pourraient représenter Vercingétorix de son vivant sont en effet les monnaies. Elles arborent un portrait souligné du nom Vercingetorixs avec une tête imberbe et des cheveux courts bouclés. Faut-il pour autant en conclure que le profil — sans particularité — figurant sur ces statères représente Vercingétorix ? Les spécialistes répondent par la négative…

Paradoxalement, le vrai visage de Vercingétorix pourrait apparaître non pas sur un denier gaulois, mais sur un denier romain frappé en -48. Il montre le portrait d’un chef gaulois au visage las et émacié, les cheveux coiffés en longues mèches, portant moustache et barbiche. Faisant remarquer que ce denier a été frappé par un proche de Jules César à une époque où Vercingétorix était en captivité à Rome, certains numismates retiennent qu’il pourrait s’agir du portrait de Vercingétorix lui-même. En effet, au moment de la réalisation de cette monnaie, Vercingétorix était le Gaulois le plus célèbre présent à Rome et ne pouvait être que le modèle par excellence pour les graveurs.

Les Romains s’enorgueillissaient de montrer sur leurs monnaies des trophées représentant des peuples vaincus (guerriers entravés) ou leurs prestigieux symboles mais la représentation monétaire du visage du chef ennemi reste exceptionnelle. La pièce pourrait s’expliquer par la volonté de présenter un personnage hors du commun, Vercingétorix, le fédérateur des Gaulois. Son portrait émacié serait le reflet de quatre années de captivité éprouvante, ou traduirait la volonté de marquer l’aspect affaibli et désespéré d’un prestigieux ennemi.

Pour cette partie, Les Poilus, qui trompaient l’attente de la fin de la table 1, ont, comme à leur habitude à ce jeu maudit, été un poil courts. Une relecture de Commentaires sur la guerre des Gaules, l’oeuvre majeure de Jules César, ne sera pas de trop pour refaire le moral des troupes.

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Séance de VENDREDI 12/05/2017 à St-Elivet

De l’action au menu de cette soirée où non seulement on a joué, mais où on s’est aussi dépensé (par exemple Alwen et Vincent, que l’on a plus vu portant des tables que assis à des tables) pour préparer les lieux en vue de l’événement « grand public » Festijeux qui avait lieu le lendemain. Et comme chacun sait, les efforts, cela donne faim.

Table 1, dite « Buffet garni »  : Neox, Baptiste, François-René  et Mickaël dégustent une série de jeux familiaux fournis par nos partenaires FunForge et BlackRock dans le cadre de Festijeux : Boo, Edenia et The Phantom Society. Le second en particulier, qualifié de « jeu de course chaotique », leur a bien plu.

Table 2, dite « Plat de résistance » : on les devine efflanqués, ces chevriers qui dans The Great Zimbabwe créent des richesses que les monarques dépensent dans une lutte d’influence avec leurs monuments de prestige. Mais, disputé par Tristan, Xel, Jack et VHN le jeu tient au corps et nécessite une grande concentration pour y défendre sa place. Selon l’humble avis du rédacteur, on y retrouve pas mal des caractéristiques de Food Chain Magnate, avec des règles au final simples et une partie normalement plus courte. Et une gestion subtile du timing, depuis le moment où on acquiert un Dieu jusqu’à l’alternance entre les phases où on engrange la monnaie et celles où on s’empare de la place de premier joueur et on dépense auprès des artisans. La mécanique de fin de partie est habile, chaque joueur ayant un objectif de PV à atteindre, objectif qui s’éloigne à chaque fois qu’il prend des cartes le renforçant. VHN s’est ainsi retrouvé à 1 PV de son objectif à la fin d’un tour. Dans le tour suivant, Tristan qui avait retardé le choix de son Dieu (celui qui fixe tous les prix à « 1 ») a massivement amélioré ses monuments, asséchant le marché des ressources et marquant une vingtaine de points d’un coup ! Il l’emporte ainsi avec +11 contre +2 à Dom, -5 à Xel et -9 à un Jack dépité.

Table 3, dite « Viande rouge » : Michal, Frank, Nourdine et Jacques-2 jouent à Dead of Winter – La Nuit la plus Longue. Dans cet univers où chaque personnage est un repas potentiel pour zombie, tout s’est semble-t-il bien passé, trop presque.

Table 4, dite « Dés(s)ert » : pendant ce temps dans le calme du rez-de-chaussée, Sylvain dit le Jeune animait une table de Jdr Sable Rouge avec Guillaume et Jeff

Table 5, dite « Bubble and squeak » : sous ce nom se cache un plat anglais réalisé avec les restes du repas du dimanche. Ici ce sont des morceaux des tables 1, 2 et 3 (Xel, F-R, Jack-2 et VHN) qui se rassemblent et disputent une partie de Poilus sous le regard compatissant de Neox. Jack sera Tyrannique dès le début, ce qui empêche de faire circuler les discours, et la main de Xel sera progressivement envahie de cartes. La petite escouade ne rentrera pas de sa dernière mission.

Table 6, dite « Mignardise » : une mignardise, cela se mange sans fin et c’est irrésistible. Quelle meilleure définition pour 7 Wonders Duel dans lequel se lancent tardivement Mickaël et Tristan ? Lequel des deux s’est régalé de l’autre, vous ne le saurez pourtant pas ici.

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Séance de MARDI 16/08/2016 à Ti-Koad

Beaucoup de gens admirables sont nés un 16 août, à commencer évidemment par Madonna. En septembre 1978, elle arrive à New York avec 35 $ en poche, et se rend au quartier des théâtres, Times Square, espérant y trouver la gloire. Elle vit d’emplois occasionnels dans une grande précarité, esseulée et avec le peu d’argent que lui rapportent ses emplois de serveuse, danseuse ou modèle de nu. Madonna incarnera l’image du rêve américain : réussir à partir de rien et par sa seule détermination à devenir une des chanteuses les plus riches du monde, avec une fortune estimée à 560 millions de dollars en mai 2016. Celle qui est aussi une des six artistes dont les tournées ont rapporté plus d’1 milliard de dollars de recettes a cependant bien voulu fort bénévolement marrainer cette soirée, dédicaçant les différentes tables du nom de ses plus grands hits.

madonna

Table 1, dite « Revolver »
…où l’équipe d’inspecteurs de choc (Dom, Thomas, François-René et VHS) poursuit sa campagne d’enquêtes de Sherlock Holmes: Détective conseil. Son titre, L’orpheline emprisonnée, est tout un programme. Grâce à jeu d’équipe collectif très élaboré, chacun complétant les analyses de son voisin, nous atteignons le score respectable de 50 points. Juste un indice pour les futurs enquêteurs (attention please, spoiler ahead) : il n’est pas question, dans cette affaire, d’un masque de Jacques Chirac (ce qui serait surprenant en 1888, je vous l’accorde). En revanche, si vous arpentez les ronds-points de Lannion avec constance (et surtout les soirs de pleine lune), il n’est pas exclu de vous trouver un jour nez à nez avec un cycliste revêtu de cet appendice, aussi original que malcommode pour cette activité…

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Table 2, dite « La isla bonita »
…où L’île de Skye, une île magnifique avec ses plages de sable, ses douces collines et ses montagnes impressionnantes, offre un paysage à couper le souffle et, ce qui ne gâte rien, est éponyme du jeu Isle of Skye. Notez, pour les puristes, que c’est bien l’île et non le jeu qui est éponyme, comme on l’entend trop souvent dire… Dans ce jeu de tuiles, donc, les joueurs sont des chefs de clans et doivent construire leur royaume. Une partie survolée en planeur par Xel, qui médusa Baptste, Nicolas-Neox et Paul réunis.

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Table 3, dite « Papa don’t preach »
…où Nicolas II, à son détriment, défie l’ami Vincent à 7 wonders (en mode duel). Le sermon aura-t-il porté ?

Table 4, dite « Like a prayer »
…où Nicolas II rejoint les protagonistes de la table 2 pour un Pandémie : Contagion où, de nouveau, Nicolas-Neox a marché sur l’eau. Serait-il invaincu à ce jeu ?

Table 5 dite « Frozen»
…où une partie de Manchots barjots se compose. Paul y verra la vie en rose (39 points dont 19 roses), VHS (33), Nicolas II (27), F.-R. (24) et Xel (23) complétant la photo finish. Deux tactiques opposées s’affrontèrent, celle de Paul consistant à tout miser sur une couleur, et celle de F.-R. revenant au contraire à ne miser sur aucune, mais à multiplier les  actions doubles.

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Séance de MARDI 12/07/2016 à Ti-Koad

Il y a déjà 18 ans, Zidane avait les clés du paradis. Comme le temps passe vite… En ce 12 juillet, à peine ravalée la fin cruelle de la finale de l’Euro 2016, Parties Civiles se remettait à l’ouvrage, et il y avait du monde au balcon de Ti Koad.

zidane

Table 1, dite « galactique »
…où, un Roll for the galaxy vit deux accouplements sr la table de marque, Baptiste et Paul dominant avec 27 PV, devant Nicolas-Neox et Olivier, 25 PV, Jérôme fermant la marche seul avec 19 PV.

Table 2, dite « sur le toît du monde »
…où Thomas l’emporte sans discussion (50 PV) à Mythotopia dans une partie où Nicolas II entretint un semblant de suspense (46 PV). Xel (35 PV) complète le podium pendant que VHS, un certain temps en tête, ferme le ban (32 PV). Thomas reste donc invaincu à ce jeu, mais, revers de la médaille, sa stratégie à été mise au grand jour: il suffit de se procurer au premier tour la carte qui fait gagner. Quant au jeu, si vous voulez mon avis, c’est un Wallace grand cru.

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Table 3, dite « présidentielle »
…où Tristan, déchaîné, enquille deux victoires de suite à une table présidentielle de Kardinal und Kônig honorée de la présence de Jibee, Cécile et du doyen Bruno.

Table 4, dite « et 1, et 2, et 3-0 »
…où la table 3 se reconfigure avce les mêmes joueurs pour un opus de Lords of Scotland gratifié du même résultat: victoire de Tristan.

Table 5, dite « materraziée »
…..où la Tristan et Bruno se défient à un 7 wonders (Duel), un duel où l’un des deux aura forcément pris un coup de boule. L’issue, postérieure au bouclage, sera dévoilée sur le forum.

Table 6, dite « aux chevaliers blancs »
…où Paul et Olivier, chevaliers de l’ombre, remportent un Shadow hunters face à Jérôme, Baptiste, François-René et Nicolas-Neox.

Table 7, dite « carton rouge »
…..où Jérôme, Olivier, François-René et Paul enchaînent sur un Dungeon raiders trop tardif pour être narré dans cette chronique.

Table 8, dite « tenue de soirée »
…..où la table 7 rejointe par Xel finit sur un Ghost stories en attendant le bouclage de Ti Koad, qui tarda à se manifester, Zizou étant parti avec la clé.

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