La dispute sur la puissance des indulgences, plus connue sous le nom des 95 thèses, une liste de propositions rédigée par Martin Luther, est à l’origine de la Réforme protestante en Allemagne. Le document aurait été placardé à la porte de l’église de Wittemberg le 31 octobre 1517. La date n’a pas été choisie au hasard: la veille de la Toussaint, le vaste public devant venir le lendemain pour vénérer les reliques et diminuer son temps à passer au purgatoire était pour Luther la garantie d’une diffusion maximale de ses idées.
Luther a rédigé ses 95 thèses comme support pour un débat, une dispute théologique, pratique courante à l’époque. Les thèses sont ensuite imprimées en grande quantité et largement diffusées. Devant leur retentissement, les autorités religieuses hésitent cependant à condamner Luther. Le pape Léon X lui demande de retirer 41 « erreurs » qui s’opposent à la doctrine officielle, mais ne condamne pas explicitement les thèses. Luther entre alors ouvertement en conflit avec l’Église, brûle publiquement la bulle, et sera excommunié.

Pour ce 500 ème anniversaire, une thèse avait été placardée sur les murs de Ti Koad. On pouvait y lire: « Saint-Pierre a égaré les clés du paradis ». Perplexes, les fidèles de Parties Civiles se regardaient, lorsque apparut Saint Baptiste, qui s’exclama: « Moi, lord de Waterdeep, je vous baptise avec son eau profonde, pour vous amener à la repentance. Mais vient celui plus fort que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit saint et le feu ». Tous le suivirent à cette annonce de la venue du messie. Il les conduisit à Saint-Elivet, qui les accueillit dans la maison de Dieu du jeu. Car à Parties Civiles, les fidèles n’ont ni Dieu ni maître, seulement quelques jeux.
Table 1, dite « Missionaire » : où une tablée peuplée comme une demi-cène accueillit une brave équipée de missionaires pour coloniser Mars: mission planète rouge était leur nom de code. Baptiste a entrouvert les voies du ciel et s’impose large (42). Suivent Eric et Doc Nico (31), Elouan (30), Julien (22), Guillaume (11).
Table 2, dite « Hérétique » : où votre modeste serviteur propose Alien frontiers, à deux condisciples. Hélas, mon explication de règles pêcha gravement sur un point crucial, qui entacha le déroulement de la partie et fut la cause d’un acharnement de Pierre-Yves à voler et expulser ses adversaires. Nicolas II, le troisième passager, tirera les marrons du feu avec 12 points contre 7 à ses adversaires dans cette partie jouée aux frontières du réel.
Table 3, dite « Trésorière » : où Julien, de Lannion pour quelques temps encore mais qui fileront malheureusement bien trop vite, prend la tête d’un gang de requins et s’impose à l’aise à la pêche aux trésors de The island. Suit une partie de Splendor, où Xel fit des gemmes son trésor. Les deux fois, Dom fut un spectateur engagé autant qu’impénitent.
Table 4, dite « Maïeutique » : où s’affrontent, à Codenames, les Bleus (Xel, Dom, Doc Nico) et les Rouges (Eric, Elouann, VHS). Les Rouges prennent l’avantage 1-0 sur une manche miraculeuse conclue sur un Pissenlit vainqueur. S’ensuit une manche entachée d’une irrégularité et donc frappée de nullité, et marquée par le duo inédit Champignon (on comprend) & Ecran (là, on attend le debrief) pour l’indice Tue-mouches 2. On la rejoue aussitôt, et notre jeune maître espion se plaît à se décrire lui-même avec un Moi 2 qui peine à convaincre, car si son géniteur identifie Fils, Lunette nous paraît ensuite plus visible que Nez. La manche sera perdue sur le mot assassin (Pêche), que nous supposions connecté à l’indice Nourriture, pendant que, en face, Dom propose un mot indice, Trille, qui laisse perplexe le public inculte auquel il s’adresse (il s’agit d’un chant, émission sonore faits d’un battement continu et très rapide sur deux tons très voisins). Pour finir, à cette grande expérience de maïeutique (dans la philosophie socratique, l’art de conduire l’interlocuteur à découvrir et à formuler les vérités qu’il a en lui), la troisième manche fera référence, chaque équipe devinant successivement les mots adverses, le climax se terminant dans un Trou fatal que les Rouges associèrent au Canon, au lieu de Neige, que nous avions attribué aux Bleus car relié visiblement à Plaque. Or, ce Trou était ce qui manquait à la Couturière, indice que les Bleus cherchèrent en vain toute la partie.
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Table 2, dite « Mardi rose » : où nos trois héros, Frank, Yann et Florence, ont remporté en sifflotant le scénario du soir de Legendary.
‘importe lequel, car il a l’insigne honneur d’y figurer en personne, comme en témoigne l’illustration ci-contre où on le reconnaît nettement ! A part ça, c’est un jeu assez spécial, plutôt chaotique, et dont la cotation est en quelque sorte impossible, et d’ailleurs, si Marion a remporté la première manche, impossible de donner le vainqueur car il faut trois manches gagnantes pour s’imposer. Aussi au casting, Jérôme et votre humble narrateur ont apprécié en connaisseurs ce jeu aussi original que ses illustrations.


le. Il consacre également une grande partie du livre au conflit israélo-palestinien, prône l’insurrection pacifique et l’espérance. Son livre, vendu à plus de 4 millions d’exemplaires dans près de 100 pays, met en évidence et amplifie les mouvements des indignés qui ont émergé en Espagne, Grèce et États-Unis. Et indigné, comment ne pas l’être en voyant Tristan, qui découvrait Kanagawa, rafler la mise avec une moisson indécente de récompenses (63), devant Paul (52), Dom (52 aussi, mais troisième), alors que votre modeste narrateur s’est mélangé les pinceaux (31).
l’École normale supérieure en tant qu’étranger. La même année, il obtient la nationalité française, ce qui le met dans une situation peu ordinaire : ne pouvant plus entrer à l’École normale puisque n’étant plus étranger, il doit se résoudre à repasser le concours. Ce qu’il fera avec succès en 1939, après une licence de philosophie. Bis repetita également à cette table d’Anter Island, où Xel blouse encore ses voisins et l’emporte devant Thomas, Vincent et Jérôme. Une partie, c’est important, où Vincent devint premier joueur avec 62 centimes.

un face à face nuptial opposa ici Eric à Nicolas II à 7 Wonders – Duel. On ignore ce qu’ils y ont fait puisqu’ils étaient seuls. Cette histoire leur appartient et il ne nous viendra pas à l’esprit de les excommunier.

able 5, dite « Prise à 2 » : encore un nouveau jeu ce soir, et c’est Julien de Paimpol qui régale avec Intrigues à Venise, jeu où il s’agit de reconnaître son partenaire au grand bal masqué de la Sérénissime. C’est Joan qui a déjoué les pronostics en s’imposant, gondolée devant Xel, Thomas et donc Julien.
erti sur cette parti qu’il observa en spectateur désengagé et qu’il écouta aussi, car on y parle, et parfois ces parties tiennent du café du commerce (« J’étais super fier de moi, du coup je suis allé boire une bière »).
, vous draftez lors des 4 tours de jeu les Unités, emblèmes glorieux de votre Royaume. Ces Unités peuvent apporter une valeur militaire pour triompher dans les guerres, le revenu pour recruter ces Unités, les ressources permettant de construire des bâtiments, ou encore divers moyens de remporter des points de Légende. C’est Julien de Lannion qui s’impose de justesse, devançant Nourdine, Franck et Gérard.


neuf, dont il nous fait lecture des règles. Si le plateau de jeu est imposant et de belle qualité, annonçant un jeu complexe, les règles sont en fait très bien construites et s’appréhendent sans difficulté. Le jeu lui-même suscite l’adhésion et même l’enthousiasme des participants, par la qualité de son iconographie, la richesse de ses mécanismes et de ses interactions, et le suspense insoutenable qui le tend, l’issue de la partie étant le point d’orgue du jeu mais non sa fin, car il est quasiment impossible d’en prévoir le vainqueur avant le décompte final.