Séance de VENDREDI 06/09/2019 à Servel

Cela sent la rentrée au vu de l’animation dans les salles et des joueurs enthousiastes qui se pressent avec quelques nouvelles boîtes en main. Et c’est avant que les colonnes recrutées au forum des associations ne viennent grossir nos rangs !

Table 1, dite « Deux Wallace sinon rien » : Brass serait-il addictif ? le voilà de nouveau de sortie (en version Birmingham) avec les inévitables Xel, Thomas et Tristan et accompagné d’une Chimay bleue. Partie de haute volée, on n’en attendait pas moins de ce casting velu et c’est Thomas qui finit 3 points devant Xel et 10 devant Tristan. Puis les mêmes accompagnés de Camille jouent à Wildlands puis encore à Chakra.

Table 2, dite « Survivants silencieux » : avec Outlive, Mickaël invite Frédéric, Olivier3 et Eric à du placement d’ouvrier post-apocalyptique. Cela a duré longtemps puis ils sont partis discrètement, on laissera donc le forum nous en dire plus.

Table 3, dite « Celtes de table » : belle partie d’Inis pour Olive, VHN, Yannick et Gérard (mode découverte pour les deux derniers mais ils apprennent vite !). Elle a offert son lot de coups habiles, de surprises et de grognements. Yannick part sur les ailes chercher la condition de victoire « être présent dans 6 territoires », sans être inquiété. Pendant ce temps au centre, Gérard et Dom se disputent le jeton de Brenn (premier joueur, avec quelques avantages) tout en se frottant aux troupes nombreuses d’Olive. Ces trois là arrivent quasiment simultanément à la condition de victoire « être présent dans des territoires avec 6 sanctuaires ». Yannick couine sur le thème « mais alors je ne pourrai jamais gagner » mais se reprend vite. Il s’étend en direction des sanctuaires et obtient sa deuxième condition de victoire. Olive le voyait venir et dans un mouvement tardif, envahit la capitale ce qui lui octroie la condition de victoire « être Chef de territoires avec 6 troupes ennemies » avec la perspective d’un départage à son profit. Oui mais il avait oublié que ce mouvement astucieux créait un conflit avec Dom et Gérard. Ces derniers ne se laissant pas faire ne purent que constater trop tard qu’ils l’avaient affaibli au point que la victoire ne pouvait plus échapper à Yannick. La partie a été longue mais bien appréciée, voilà un jeu à la fois beau et présentant des combinaisons et des rebondissements réjouissants.

Table 4, dite « Contes à jouer assis » : aucun retour de la table de Paper Tales qui regroupait Vincent, la jeune Yona, Nicolas2, Sébastien et Maxime. Ensuite il y eut une partie serrée de Honshu avec les trois premiers, remportée d’un petit point par Yona.

Table 5, dite « Bonne nuit les petits » : on trouve l’autre jeune de la soirée, Elouan, à une table de Histoires de Peluches avec OlivierL, François-René, Frank et PaulJr. Le marchand de sable est passé avant qu’un compte-rendu ne soit fourni.

Table 6, dite « Fous volants dans leurs drôles de machines » : au calme, Steven et Romain ont fait vrombir Aeronautica Imperialis, un jeu de la grande famille de W40K proposant, à grand renfort de figurines, de vivre le combat aérien au 41e siècle. Steven a gagné « grâce aux orcs ».

Table 7, dite « Du grand n’importe quoi » : partie bizarre et monomanche de Codenames qui voit le maître-espion bleu, PAR DEUX FOIS, donner des indices pour des mots rouges. Un agent double ? Quant à son homologue, son indice Opposés 2 pour faire trouver Souris et Baleine aurait dû être invalidé avec la plus grande sévérité. Seul un Antilles 4 (Plage, Pirate, Canne, Pointe (-à-Pître)) surnage dans ce naufrage-sabordage ludique.

Table 8, dite « Jeu de massacre » : fin de soirée en douceur pour F-R, Gérard et Olive qui disputent un Snow Time. On a suivi scrupuleusement le livret de règles : aucuns des présents n’avaient jusqu’alors joué ainsi ! F-R, que sa façon de penser comme Dom devrait alarmer, se détache irrésistiblement et gagne la partie.

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Séance de VENDREDI 30/08/2019 à Servel

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En ce 30 août, le milliardaire américain Warren Buffet entrait dans sa quatre-vingt dixième année. Lui qu’on surnomme l’oracle d’Omaha a prodigué nombre de conseils aux investisseurs, et qui pourraient aussi concerner les joueurs invétérés de Parties Civiles, comme on va le voir.

Table 1, dite « Patience et longueur de temps » : A l’orée de cette soirée, Dom n’a qu’une idée en tête: amener des joueurs à sa table de Grand Austria Hotel, un jeu de gestion dans l’univers de l’hôtellerie viennoise, très bien conçu mais qui comporte des pièges, on y reviendra. Si votre serviteur est d’emblée conquis, les autres chalands ne se bousculent pas, mais notre homme fait avec tant d’ardeur son numéro de réclame que la table se peuple finalement de deux joueurs supplémentaires: Pierre et Yannick. Ce dernier, réticent au départ, enchaîne les combinaisons gagnantes, et termine avec un score magnifique de 164, seulement coiffé par Dom qui réalise un historique 174, grâce à des artisans aux mains d’or qui multiplient vins, cafés et autres strudel. Pierre a été clairvoyant et aboutit à 92. Quant à votre narrateur, bien parti, et en tête à mi-parcours, il est foudroyé par un choix de chambres malheureux, misant à la fois sur les jaunes et les rouges. A courir deux lièvres, il n’arriva jamais à sécuriser leurs bonus, et mourut de famine d’argent et de prestige sur la piste de l’empereur. Les derniers tours lui furent un chemin de croix (pour un score final de 55) avec un tirage de dés catastrophiques qui l’incita à passer par deux fois, espérant un retour à meilleure fortune (un tirage de dés différent), si ses collègues faisaient de même. Mais ceci n’arriva pas, les tours s’effilochaient et la partie s’étira en une infinie langueur, chacun prenant le temps qu’il faut pour mesurer toutes ses options, car, comme le dit Warren Buffet, « On ne peut pas faire un bébé en un mois en mettant neuf femmes sur l’affaire « . Au dernier tour, votre narrateur perdit même une carte artisan, sur laquelle Yannick misait pour la copier, lui ôtant 18 points de bonus final et presque la victoire (mais, selon les calculs à chaud de Dom, il aurait perdu quand même de 1 point !).

Table 2, dite « Sur le carreau » : trois joueurs en goguette pour une sympathique table de Azul, dans sa deuxième version où l’on construit à la fois en vitraux et céramiques. Maxime, Julien et Camille s’adjugent chacun une partie, tandis que Jack reste sur le carreau et repart bredouille, faute d’avoir respecté l’adage de Warren Buffet: “Les tournois sont gagnés par les gens qui se concentrent sur le jeu, pas sur le tableau des scores.”

Table 3, dite « Oeuvre utile » : dans cette aventure de Mythic battles, le petit Paul, associé à Mathieu, nous rapporte qu’ils ont « gagné comme des vieux », face à Axel et Mickaël. La sagesse n’attend pas le nombre des années, à l’instar de cette pensée de l’oracle d’Omaha au soir de sa vie: “Si je voulais, je pourrais engager 10 000 personnes pour ne faire rien d’autre que peindre mon portrait toute la journée pendant le reste de leur vie. Et le PIB du pays augmenterait. Mais l’utilité du produit fini serait de zéro, et j’empêcherais ces 10 000 personnes de se consacrer à la recherche contre le SIDA, la santé, ou l’éducation ».

Table 4, dite « Force de l’habitude » : La campagne continue pour Le seigneur des anneaux, où LN, Baptiste, Neox et F.-R. ont engrangé une victoire, pas totale cependant car il leur manquait des bonus. La force de l’habitude leur a manqué, mais cela viendra: selon Buffet, “Les chaines de l’habitude sont trop légères pour être senties jusqu’à ce qu’elles soient trop lourdes pour être brisées.”

Table 5, dite « Les gens normaux n’ont rien d’exceptionnel » : à Brass: Birmingham Thomas a roulé sur Xel et Tristan, culminant avec le score prodigieux de 203 ! Un score extraordinaire obtenu par une manière ordinaire, ce n’est pas une mauvaise méthode. “Pour que tout se passe bien, vous n’aurez à faire que peu de choses bien dans votre vie du moment que vous ne faites pas trop de choses mal. Il n’est pas nécessaire de faire les choses de manière extraordinaire pour obtenir des résultats extraordinaires.”

Table 6, dite « Métier à risque » : les deux Olivier, Frank et un quatrième s’essaient à Négociateur prise d’otages – un jeu coopératif qu’ils ont deux fois gagné, la première fois avec 50% de pertes humaines, la seconde en préservant tous les otages. La prise d’otages est un métier parfois lucratif, mais déconseillé pour l’investisseur car il ne répond pas aux critères énoncés par le sage américain: “J’essaie d’investir dans des sociétés d’une qualité telle qu’elles fonctionneraient même si un idiot les dirigeait. Car tôt ou tard cela arrive toujours.”

Table 7, dite « Futur incertain » : un Shards of Infinity rassemble les joueurs de la table 6, rejoints par Olivier-3. Un jeu où il faut bien anticiper les actions de ses adversaires, car, c’est clair, « Dans le monde des affaires, le rétroviseur est toujours plus clair que le pare-brise.« 

Table 8, dite « Maillot jaune » : à Deep sea adventures on plonge pour pêcher de lucratifs trésors, mais il faut savoir se retirer à temps. Thomas l’emporte, mettant à profit la célèbre maxime “C’est quand la mer se retire que l’on voit ceux qui se baignent sans maillot.”

Table 9, dite « Le sens de l’histoire » : à Kobayakawa une poignée de joueurs se retrouvent plongés dans le Moyen-âge japonais, où les clans samouraïs se battent pour la domination des terres de l’archipel. Mais être le plus fort ne suffit pas toujours car les alliances du puissant clan changent comme le vent, accordant parfois la victoire au plus faible. Un jeu tactique où il faut savoir misé avec un optimisme raisonné, car, tout bon investisseur le sait, « L’optimisme est l’ennemi de l’acheteur rationnel.”. François-René et votre serviteur ont su garder leurs nerfs et l’emportent de concert.

Table 10, dite « L’histoire sans fin » : encore un Mythic battles final en mode duel entre Axel (qui fait le plein avant de nous quitter pour d’autres rivages) et Mickaël. Le profit peut être au coin de la rue de l’ennui, nous apprend Buffet, qui exposa un jour sa méthode ainsi: “Notre approche est de tirer profit du manque de changement plutôt que du changement. Lorsque j’investis dans les chewing gums Wrigley, c’est le manque de changement qui m’intéresse.”

Table 11, dite « Mouvements de foule » : à Time bomb, il faut savoir observer ses adversaires. Comme le disait le milliardaire, “Vous devez séparer votre opinion de celle de la foule. Les comportements grégaires conduisent les cerveaux à la paralysie. » Un précepte mis à l’oeuvre avec succès par les terroristes qui s’adjugent deux parties, chaque fois avec François-René à la manœuvre.

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Séance de MARDI 27/08/2019 à Servel

Le 27 août 1877, le gallois Charles Rolls voyait le jour. Brillant étudiant ingénieur et passionné de véhicules (bicyclettes, ballons, voitures, avions), il ramèna à 18 ans sa première voiture depuis Paris. Il s’associa en 1906 avec Henry Royce pour fonder un fleuron de l’industrie britannique, spécialiste des berlines de luxe et des moteurs d’avion. Mais il disparut en 1910 dans le crash du Wright qu’il pilotait, premier anglais victime d’un accident d’avion à moteur. 142 ans plus tard il régnait dans la salle de quartier un certain spirit of ecstasy.

Table 1, dite « modèle 20/25 (1929) » : avec Viticulture, Neox en tenancier débonnaire invite à trinquer Olivier-3 et les nouveaux venus Audrey & Jérôme. Le Président a su faire fructifier sa petite entreprise viticole et termine un tour juste au delà des 20 PV lui assurant la victoire. Ceux qui découvraient le jeu ont bien aimé, pas de risque de gueule de bois le lendemain (NB : auraient-ils joué avec l’extension Tuscany, le seuil de victoire était à 25 PV).

Table 2, dite « modèle Silver Cloud (1955) » : le visage de Vincent s’illumine quand VHN lui propose un Innovation. Presto on recrute Nicolas-2 (dont les 2 premières parties ont été en mode douche écossaise) et Yannick (qui découvre et n’a pas eu l’air trop mécontent). Partie en équipes de 2 donc. Le slogan « Jamais deux parties ne se ressemblent »® s’est de nouveau vérifié : aux 2/3 de la partie, on piochait dans l’âge 7 alors que seules deux dominations avaient été acquises ! (âge 1 pour Dom et Diplomatie pour Yannick au terme d’un bel enchaînement qui lui donne 5 cartes actives produisant des Couronnes). Et les tableaux avaient très peu de décalages, avec juste 3 couleurs chez N2 et Dom.

Soudain tout s’accélère. Dom se prépare à dominer coup sur coup les âges 2 et 3 mais Yannick lui rabote son influence. Nicolas, aidé par une coopération de Vincent, joue la carte « 8 » Théorie Quantique (Recyclez 2 cartes puis piochez une « 10 » et scorez une « 10 ») qui va lui permettre de précipiter la fin de partie. Mais Vincent active deux fois Monnaie (Vous pouvez recycler n cartes de votre main puis comptabilisez une « 2 » pour chaque carte de valeur différente recyclée) : il score 6 cartes « 7 » et s’empare de la Domination Technologies (6+ cartes comptabilisées ou archivées au cours du même tour). Pris de vitesse, le binôme N2-Yannick concède la victoire à l’attelage Vincent-Dom qui finissent sur un nuage.

Table 3, dite « Industrie britannique » : Tristan et Thomas attirent un Yvan consentant dans une partie de Brass Birmingham. L’un des deux renards affûtés a-t-il eu gain de cause ?

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Séance de MARDI 06/08/2019 à Servel

Le 6 août 1806, date de l’abandon par François II de sa qualité d’empereur des Romains, peut être considéré comme l’acte de décès légal du Saint-Empire romain, un regroupement politique de terres d’Europe occidentale et centrale au Moyen Âge, dirigé par l’empereur des Romains. Il se considérait comme le continuateur légitime de l’empire d’Occident des Carolingiens, mais également de l’Empire romain. L’adjectif Saint est attesté en 1157 pour légitimer le pouvoir de manière divine.

L’étendue et les frontières du Saint-Empire ont été considérablement modifiées au cours des siècles. Au temps de sa plus grande extension, l’Empire comprend presque tout le territoire de l’actuelle Europe centrale, des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg, de la Suisse ainsi que des parties de la France et de l’Italie. Son histoire et sa civilisation sont donc un héritage partagé par de nombreux États européens actuels.

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L’époque moderne marque pour l’Empire l’impossibilité structurelle de mener des guerres offensives, d’étendre son pouvoir et son territoire. Dès lors, ses principales missions sont la défense du droit et la conservation de la paix. L’Empire doit assurer la stabilité politique et la résolution pacifique des conflits en endiguant la dynamique du pouvoir : il offre protection aux sujets contre l’arbitraire des seigneurs et aux ordres moins importants contre toute infraction au droit commis par les ordres plus importants, et par l’Empire même. À partir de 1648, des États voisins sont intégrés comme États impériaux. L’Empire remplit alors également cette fonction de paix dans la constellation des puissances européennes.

À partir du milieu du XVIIIe siècle, l’Empire ne peut plus protéger ses membres de la politique d’expansion des puissances intérieures et extérieures. C’est une des causes de son effondrement. Les conquêtes napoléoniennes et la création de la confédération du Rhin démontrent la faiblesse du Saint-Empire et auront raison de lui.

A Parties Civiles, 213 ans après, nous avons revisité l’histoire sous toutes ses formes réelles et imaginaires.

Table 1, dite « Deux ex machina » : Le seigneur des anneaux accueille Armand, Eric, Elouan, Olivier, Franck et le petit Paul, qui se font submerger par une centaine d’orques et de gobelins. Mais, deus ex machina, ils parviennent in extremis s’en dégager et remporter la victoire.

Table 2, dite « Saint-Nicolas des Chardonnets » : Nouvelle expédition dans la forêt « enchantée » de Root, cette fois avec Neox-Chat, F-R-Loutres, Nicolas2-Vagabond, Dom-Oiseaux et DocNico-AllianceSylvestre. On découvre le peuple de la rivière qui est animé d’un certain esprit d’entreprise puisqu’il vend ses services (cartes supplémentaires, guerriers mercenaires, déplacements par les rivières) aux autres factions en échange de guerriers qui lui servent à faire ses propres actions. Et il est libre de moduler les prix à chaque tour, à la Container. Alors que 5 joueurs cohabitaient sur le plateau, cette partie a vu moins de combats que la fois précédente à 4. Neox a ainsi pu largement se consolider sur une moitié de plateau devenue peu à peu imprenable, et à la fin ses 25 guerriers avaient été déployés. F-R a choisi en milieu de partie de partir sur une condition de victoire alternative (contrôle de 2 coins opposés), que les autres se sont ingéniés à lui refuser. Dom a eu du mal à construire un moteur efficace (on dira que c’est la faute à la pioche) et a pas mal subi les coups de force de l’Alliance qui s’est déployée dans la même zone. N2 (avec le Bricoleur) a pu se fabriquer des objets avec son marteau, le rendant assez peu dépendant des autres joueurs. La victoire s’est jouée entre les 3 Nicolas, et c’est Doc qui finit le premier à 30 points. Bon, il y a eu un oubli de règle, mais au moins il a fait mentir ceux qui avaient prédit la victoire du Vagabond.

Table 3, dite « Révolution de palais » : à Brass: Birmingham, nous retrouvons trois baroudeurs de ce Wallace historique, revisité ici dans va version kickstartée avec des changements de règles non négligeables, et ses célèbres et incontournables brasseries. La partie fut riche et dense, en attestent les scores: avec 139, votre serviteur repart bronzé, tandis qu’en haut du podium, c’est Xel, 163, qui coiffe l’empereur Thomas, 157, pour une petite révolution de palais.

Table 4, dite « In aqua veritas » : à Deep sea adventure la vérité (et ses trésors) se trouve au fond de l’eau, mais tout l’art consiste à remonter à la surface au bon moment et sans s’en être trop lesté. A cet exercice, c’est Thomas qui s’en sort le mieux (39), avec Sophie juste derrière (34). Xel et votre narrateur ont fini noyés trois fois de suite et échouent à 0.

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Séance de VENDREDI 03/05/2019 à Servel

Ce trois mai, Parties Civiles est en mode « trois salles, trois ambiances » !

Table 1, dite « Animalière » : première salle dite « aux cubistes » où les amateurs de jeux de gestion phosphorent en silence, ce qui n’exclut pas les coups vicieux. Une partie d’Altiplano voit s’opposer Nicolas-2 et Olive. Le second l’emporte 94 à 88 puis, passant du lama au renard, ils disputent une partie de Renard des Bois, petit jeu de cartes.

Table 2, dite « Brassicole » : on retrouve autour d’un Brass (dans sa version Birmingham qui introduit la bière parmi les ressources produites) des habitués (Thomas et Xel) et des moins familiers (Jeff et Vincent). On sentait que la partie se jouerait entre les deux premiers nommés, les bookmakers des Midlands avaient pris les paris et c’est Xel qui s’impose finalement avec 134 PV.

Table 3, dite « Coriace » : deuxième salle dite « aux cultistes » où un groupe de quatre personnages mus par l’esprit d’aventure et l’appât du gain, fort différents mais soudés par les épreuves traversées (ce qui ne veut pas dire que l’harmonie y règne !) explore des lieux mal famés dans des odeurs fortes et le bruit des combats. Nous voilà de retour à Gloomhaven avec ces aventuriers maintenant bien velus (expérience de niveau 5 ou 6). Mais voilà, la coriacité des créatures rencontrées progresse en proportion ! Ce soir dans la Ruinous crypt on a bien dégusté, entre celles qui imposent un désavantage (on tire 2 cartes de son deck de modificateurs d’attaque et on garde le moins bonne), celles qui ont un bouclier de force 4 (on soustrait 4 du nombre de dommages infligés) et celles qui ont retaliate 3 (elles vous font 3 dommages chaque fois que vous la touchez, parfois même en cas d’attaque à distance !).

Pour tout dire, dès la première pièce la partie a semblé perdue face à un mélange de cultistes, de Night Demons et de squelettes à leur suite. Jack en particulier encaisse une série d’attaques dévastatrices. Quant au dernier démon, il faut une éternité pour en venir à bout, la faute à des attaques malchanceuses. Mais on se reprend, Julien dispense ses soins et Dom fait le ménage dans la deuxième pièce. On se dirige vers la dernière dont Neox prend soin d’ouvrir la porte avant de se replier, ce qui attire le Frost Demon élite à travers un piège. On finit de nettoyer avant de goûter un repos bien mérité. Autour d’une boisson fermentée locale, Neox évoque ses projets de retraite prochaine. Dans quel personnage se réincarnera notre Quartermaster ?

Table 4, dite « Dystopienne » : dans la dernière salle dite « aux puristes », nous trouvons des joueurs allergiques au carton et n’acceptant de manipuler que des figurines en plastique, évoluant dans des décors tridimensionnels pour les plus radicaux d’entre eux. Reconnaissons tout de même le talent de peintre de certains. Ainsi OlivierL et Sébastien qui jouent à Eden Burn Out, jeu d’affrontement post-apocalyptique.

Table 5, dite « Envahissante » : on y revoit Batman avec DocNico, François-René et Mickaël. Beaucoup de matériel et plusieurs tables nécessaires pour un scénario différent de celui de la semaine précédente.

Table 6, dite « Féroce » : Steven et Romain, de la tribu des fans de Warhammer, s’affrontent sans faire de quartier à Necromunda.

Table 7, dite « Gélatineuse » : il y aussi eu un Descent avec Frank, PaulJr, Olivier3 et ???. On ne nous a pas confirmé que les monstres rencontrés étaient gélatineux.

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Séance de VENDREDI 29/03/2019 à Servel

Le 29 mars 1974, sous la pelle d’un fermier chinois en train de construire un puits au mont Li, se dévoilait l’armée de terre cuite (兵马俑, statues funéraires de soldats et chevaux), ou armée d’argile, un ensemble de près de 8000 statues de soldats et chevaux en terre cuite, représentant les troupes de Qin Shi Huang, le premier empereur de Chine. Elles représentent une forme d’art funéraire, car elles ont été enterrées dans les fosses du mausolée de l’empereur Qin, à proximité de la ville de Xi’an, dans le Shaanxi, en 210–209 av. J.-C. Cette « armée enterrée », dont les statues ont quasiment toutes un visage différent, était destinée à protéger l’empereur défunt.

Leur taille varie suivant leur grade au sein de cette armée, celles figurant les généraux étant les plus grandes. Elles représentent fantassins, cavaliers, chevaux et chars. Les archéologues qui fouillent le site ont estimé que les trois fosses dans lesquelles reposent l’armée de terre cuite contiennent plus de 8 000 soldats, 130 chars tirés par 520 chevaux, et 150 chevaux montés par des cavaliers. En plus des soldats, on trouve dans ces fosses des statues de civils, dont des fonctionnaires, des acrobates et des musiciens. Le mont Li était renommé pour ses mines de jade, son côté nord était riche en or et son côté sud riche en beau jade. Le Premier Empereur, au courant de cette excellente réputation, avait bon goût.

Image associée
L’armé en terre cuite (détail)

45 années après cette découverte, à Lannion, des fantassins en nombre ont investi pas moins de 8 tables de jeux. Un chiffre qui, dit-on, porte bonheur en Chine.

Table 1, dite « Vive l’empereur » : dans un duel à 2, qui était aussi un hommage à l’empereur du jeu Uwe Rosenberg, Xel et Neox ont découvert A la gloire d’Odin – un univers légèrement plus complexe que l’ancestral Agricola, et où l’on a le choix entre pas moins de 60 actions ! A ce duel classé X entre la tête et la queue des surnoms, c’est le x de queue qui a triomphé.

Table 2, dite « Enfouie » : le pétrole encore dans le sol doit-il y rester enfoui ou mis à nu comme les statues du mont Li ? A cette question, Tristan, Doc Nico, Benjamin et Thibault se prononcent pour le dévoilement et vont à la recherche du pétrole dans Wildcatters. Le score de cette table restera lui aussi enfoui dans les grimoires et attendra l’arrivée des archéologues.

Table 3, dite « La huitième merveille » : à 7 Wonders-Armada Nicolas II emmène une bande de vaillants explorateurs à la découverte de la huitième merveille du monde: le fameux 7 Wonders muni de sa dernière extension !

Table 4, dite « L’empereur, le fonctionnaire, l’acrobate et le soldat » : à Brass: Birmingham on revisite un classique. Avec un nouveau plateau, plus cher, moins lisible, de nouvelles tuiles, plus variées, et surtout de nouvelles règles: l’obligation de posséder une chope de bière pour vendre notamment, mais aussi une règle particulièrement non conventionnelle: l’argent qu’on possède se convertit en PV à la fin. Ainsi, il suffit d’emprunter sans raison au dernier tour pour s’engraisser sur le dos du contribuable ! Deux joueurs usèrent sans vergogne de cette libéralité, à savoir l’empereur Thomas, qui n’avait pas besoin de cela pour gagner, ce qu’il fit (141), et le fonctionnaire zélé Dom (126), qui opta pour ce choix aussi rapidement qu’il avait été lent à la manœuvre le reste de la partie. Les deux autres furent de ce fait relégués, l’acrobate représenté par votre serviteur (110) qui construisit une lignée de canaux vertigineuse, et le vaillant soldat Xof (119), qui ne démérita point pour un coup d’essai.

Table 5, dite « Baron perché, vicomte pourfendu » : à Saint Seyia: Deckbuilding Athéna est menacée par le grand Pope et les Chevaliers soumis à son pouvoir sont prêts à en découdre: 5 chevaliers de bronze doivent mettre fin à cette menace avant l’extinction de la dernière flamme de l’Horloge. C’est François-René (40) qui sera le baron perché, d’une très courte tête, et Sébastien le vicomte pourfendu pour un point (39). Olivier L. et Camille, 24 chacun, se sont tourné autour comme chevaliers de la table ronde.

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Cry havoc

Table 6, dite « L’empereur fainéant » : à cette table nous découvrons Cry havoc – un jeu de guerre sur table à l’échelle sub-tactique (1 pion = 1 personnage ou animal), très novateur pour l’époque, notamment du point de vue graphisme, paru initialement en 1981 et revisité depuis.
Le petit Paul, Olive et Mickaël y ont offert sur un plateau une victoire monumentale à Franck (49 points d’avance !) en réveillant ses trolls qui étaient en plein sommeil. De ce fait, selon ses propres dires, il n’a pas eu grand chose à faire pour gagner !

Table 7, dite « Pièces de musée » : encore une découverte: celle de Museum où Olive et Mickaël croisent le fer au-dessus de la Manche, l’un oeuvrant à Paris et l’autre à Londres. Le résultat de ces manipulations de pièces de musées est à retrouver en page 16 777 216 (8^8) du catalogue.

Table 8, dite « La neuvième horreur » : Pour finir, retour de Greenville 1989 – le jeu coopératif narratif et d’horreur convie ici Neox, François-René, Xel, et Camille. Le chiffre 9, maudit dans l’histoire récente des chinois autant que le 8 est chéri (1989 en est une éclatante illustration), n’a pas fait mentir sa réputation, la table ayant sombré dans les affres de la défaite !

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Séance de VENDREDI 05/10/2018 à Servel

En ce 5 octobre, Denis Diderot aurait eu 205 ans. Un sacré numéro pour lui qui est à l’origine de la fameuse Encyclopédie. A propos, on aurait bien aimé avoir sous la main celle des parties jouées ce soir à Parties Civiles, mais ça fusait dans tous les sens. Il faut dire qu’avec la croissance subite des effectifs, chroniquer ces séances relèvera bientôt du prix Albert Londres. Alors allez, voici quelques faits saillants qui ont émergé des limbes et pour le reste, as usual, the forum will help !! Après tout, une encyclopédie, c’est un travail collectif 😉

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Table 1, dite « On sait presque tout » : Xel remporte d’un point une partie ultra-tendue de Brass: Birmingham, devant Thibault, Thomas et Tristan, enfin il me semble…

Table 2, dite « Fiche complète » : à Innovation, j’initie Sébastien et Nourdine, et le premier nommé s’impose sans coup férir, avec la mécanique infernale du code des pirates. On n’a rien vu venir !

Table 3, dite « Genre gros jeu » : dans la salle 3 un gros jeu s’est déployé. Un truc genre War40K, mais c’est peut-être pas ça, hein !

Table 4, dite « Noms de noms » : il y a eu aussi un Codenames. Je me rappelle avoir été avec Kree’nox, qui découvrait, Audrey et Sébastien. En face il y avait FR, Nicolas (celui d’Audrey, pas l’autre), et d’autres. Une partie plutôt confuse, entâchée d’irrégularités comme le « City 2 » lancé pour Londres et NewYork (Tokyo, aussi sur la grille, était l’assassin), truffée d’indices en 1, et marquée par des hésitations sur l’histoire romaine revue et corrigée, du Christ à Aggrippine (jolie Crucifixion 3 à la clé pour Fin, Rome et Toile, cette dernière désignant bien sûr le saint-Suaire), et j’en ai vu qui prenaient des notes. Bon, les rouges ont gagné, mais qui en doutait ?

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Séance de VENDREDI 31/08/2018 à Servel

Le 31 août 1935, on rapporte que Alekseï Grigorievitch Stakhanov et ses trois collègues ont extrait 102 tonnes de charbon, un record, en 5 heures 45 minutes de travail, soit 14 fois le quota. Lors d’un concours organisé par le Komsomol, ce haveur du Donbass sera érigé en exemple par la propagande soviétique pour tous les ouvriers de l’URSS. Cette promotion du sacrifice personnel et de l’émulation entre travailleurs pour le bien du Parti a reçu le nom de stakhanovisme.

Résultat de recherche d'images pour "stakhanov cartoon"Stakhanov a fait carrière à la mine de « Tsentralnaïa-Irmino », qui a toujours des performances plus basses que le reste de la région quand Stakhanov y est affecté, en 1927. En 1933, il est affecté à l’équipe des perforateurs. Les mineurs utilisent des piolets pour détacher le charbon, puis le mettent dans des wagons et le font sortir de la mine par des chevaux. Allongé sur le côté ou sur le dos, le mineur perfore le charbon et s’occupe de surélever le plafond de la mine quand il n’a plus la place de passer. Stakhanov propose d’avoir un mineur chargé de la perforation, un autre du chargement du charbon sur les wagons, un autre de surélever le plafond de la mine quand c’est nécessaire et un dernier menant le poney, plutôt qu’un seul enchaînant toutes ces tâches. Plutôt qu’un piolet, Stakhanov utilise une perceuse minière, qui pèse très lourd et exige une formation préalable.

Ce record est donc d’abord le fruit d’une révolution profonde de l’organisation du travail, et sa véracité sera contestée. Selon l’historien expert en mouvement stakhanoviste Igor Avramenko, le travail du mineur à l’époque relevait aussi bien de l’extraction du charbon que de la consolidation des parois de la galerie au fur et à mesure de son avancement. Toutefois, Stakhanov a été déchargé de cette dernière tâche qui fut partagée entre deux de ses collègues. Les supérieurs de Stakhanov ont omis d’en parler pour amplifier l’effet de l’exploit de leur héros en devenir. Son exemple est d’abord publié dans le journal local Kadievsky Proletary, puis repris par La Pravda à l’initiative. Il apparaît même sur la couverture du magazine Time.

Entre 1974 et 1977, il donnera de nombreuses interviews à divers médias, dont ceux de pays communistes de l’Europe de l’Est, où il dénoncera l’attitude des ouvriers qui ne vont pas assez vite au travail, ou qui ne produisent pas assez. En 1977, il meurt d’une crise cardiaque.

Enfin, ultime manifestation de la propagande, son véritable prénom n’était pas Alekseï, mais Andreï. À l’époque, une erreur de frappe dans l’article de La Pravda relatant son exploit l’aurait rebaptisé. À ce propos, selon une version, Stakhanov aurait écrit une lettre à Staline demandant la rectification, à quoi ce dernier aurait répondu que La Pravda ne commettait pas d’erreurs. Selon l’autre version, c’était le secrétaire particulier de Staline qui aurait évoqué le sujet et, là aussi, Staline aurait dit « Alekseï… un beau prénom russe, il me plaît tout autant », après quoi Stakhanov serait devenu officiellement Alekseï.

A Lannion, 83 ans après cet exploit, les stakhanovistes du jeu étaient en plein labeur à Lannion, où ils ont ouvert la voie à pas moins de trois nouveaux jeux, admis avec fierté dans l’académie des outils officiels de Parties Civiles !

Table 1, dite « Mouvements de pionniers » : à Founders of Gloomhaven on construit les fondations du célèbre jeu d’exploration. Julien présente ce nouvel opus, et convainc quatre fortes têtes de rejoindre sa table. Tristan sera le plus productif (35) devant Neox, qui mérita aussi d’être mentionné (33). Mickaël et Julien en ont pris de la graine pour améliorer leur productivité à ce jeu très calculatoire.Résultat de recherche d'images pour "founders gloomhaven"

Résultat de recherche d'images pour "brass birmingham"Table 2, dite « Petites mousses » : ici, une nouvelle découverte, déjà annoncée dans ces pages: le troisième rejeton de la grande famille de Brass: Brass: Birmingham. Contrairement à la version Lancashire, qui ne s’est détournée du modèle que comme on touche à la constitution, d’une main tremblante, il s’agit ici d’une variante avec des modifications très sensibles: nouveaux bâtiments, nouvelle carte, et surtout, au lieu de vendre dans des ports, on boit de la bière, qu’il faut d’abord avoir produite, et qu’on ne peut acheter au marché extérieur (qui lui a disparu). En somme, on est passé des petits mousses de navires aux petites mousses des bariques… Cette partie inaugurale fut remportée par Thomas (177), à tout seigneur tout honneur, grâce à un réseau de rails tentaculaire. Votre humble serviteur s’est lui consacré à la production, et malgré quelques jolis coups, doit s’incliner (155), tandis que Xel culmine à 136. Cette nouvelle version est intéressante, bien présentée (surtout dans cette version kickstarter où l’on paye avec de magnifiques jetons de poker), et permettra de renouveler le genre pour les fans.

Table 3, dite « Nomenklatura » : à Rajas of the Ganges, Thibault revisite la nomenklatura version indienne, et gagne d’un tour devant Vincent-2.

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Table 4, dite « Burn out » : à Dead of winter on vit François-René, Paul et Maïwen mourir d’épuisement. Cette dernière perdra même un n dans cette lutte sans fin.

Table 5, dite « Salaires de haveurs » : à Hanabi, les protagonistes de la table 3 réalisent des scores honorables: 4-4-4-3-2. Cet effort qui n’a rien de stakhanoviste ne mérite pas une ligne de plus sur leur fiche de paie.

Table 6, dite « Ration double » : Thibault remet le couvert à Rajas of the Ganges – faisant, outre Vincent-2, deux nouvelles victimes: François-René et Maïwen.

Table 7, dite « Artillerie lourde» : dans l’univers imposant de A song of ice & fire: TMG, les Starks (Xof) ont laminé les Lannister (Jack).

Table 8, dite « Le bon wagon» : à Condottiere, un jeu qui revisite l’introuvable unité italienne mais que nous abordons avec un livret de règles en chinois, des six joueurs présents au départ, deux terminent dans le bon wagon avec 4 conquêtes. Cest Thomas qui s’impose à Mickaël dans un duel final.

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