Séance de VENDREDI 02/06/2017 à St-Elivet

A Berlin-Ouest, le 2 juin 1967, une manifestation étudiante contre la visite du shah d’Iran est violemment réprimée par la police. La scène est chaotique. Les partisans du shah et ses opposants s’affrontent dans la rue. L’intervention policière exacerbe les tensions. À un moment donné, la police poursuit un groupe de jeunes. Un commandant donne l’ordre de les disperser avec des matraques. Dans les secondes qui suivent, un agent de la police d’État en civil, Karl-Heinz Kurras, tire sur Benno Ohnesorg qui est atteint derrière la tête. Selon certains, Ohnesorg aurait été matraqué pendant qu’il agonisait par terre.

Cette mort tragique va susciter une vive émotion dans le monde étudiant et accélérer la radicalisation de certaines factions de l’extrême gauche allemande. Cet événement dramatique peut être considéré comme l’un des éléments déclencheurs des troubles de 1968, mais également des profondes mutations sociétales qui ont suivi, dans la société allemande et au-delà.

Kurras prétendit qu’au moment de tirer, il était aux prises avec des assaillants armés de couteaux. Selon son témoignage, son pistolet se déchargea soudainement « par la seule action d’un manifestant agressant ». Il dit n’avoir appris que le lendemain en écoutant les nouvelles qu’il avait tué quelqu’un. Il fut acquitté dans deux procès suivant l’événement.

En 2009, des informations surprenantes vinrent au jour. Kurras était un espion du Ministère de la Sécurité d’État est-allemand, la Stasi. Certains se demandèrent alors si Kurras n’était pas un agent provocateur, ayant reçu l’ordre d’assassiner quelqu’un afin de radicaliser le mouvement étudiant. Absolument aucun document connu à ce jour n’appuie cette théorie. Cependant, d’autres documents ont depuis fait surface qui suggèrent que les auteurs de cette théorie ont manqué d’imagination.

Début 2012, le magazine d’actualité Der Spiegel a monté un dossier convaincant qui allègue que, dans les instants et semaines suivant le meurtre d’Ohnesorg, diverses institutions ont essayé d’étouffer les vraies circonstances de l’événement. La police de Berlin-Ouest, les médecins qui reçurent le cadavre d’Ohnesorg à l’hôpital et les médias furent tous impliqués.  Der Spiegel a révélé qu’un médecin reçut l’ordre de son chef d’indiquer comme cause de décès « traumatisme contondant » sur le certificat de décès. La blessure fut camouflée en fonction de cette décision. Les médias laissèrent entendre que la mort d’Ohnesorg était attribuable aux étudiants radicaux. Des journaux appartenant à l’empire médiatique Springer publièrent des articles avec des gros titres blâmant les étudiants, tel que : « Ils veulent voir le sang couler ».

À l’époque, tout ce que l’on savait était que Kurras avait tué Ohnesorg « par accident ». Cela suffit néanmoins à déclencher une radicalisation de certaines factions des mouvements sociaux. En 1968, Ulrike Meinhof, journaliste et plus tard co-fondatrice de la Fraction armée rouge, écrivit : « La démocratie n’existe plus quand le journalisme ne sert qu’à décrire des actions policières, quand les canons d’eau et les armes de service sont la continuation logique et ininterrompue du journalisme. C’est là que commence l’État policier. »

Deux groupes en particulier émergèrent de cette conjoncture : la Fraction armée rouge (Rote Armee Fraktion, RAF) surnommé le groupe Baader-Meinhof, d’orientation communiste, et le Mouvement du 2-juin (Bewegung 2. Juni), d’orientation anarchiste, au nom de la date du meurtre d’Ohnesorg. Les actions des deux groupes inclurent des vols à main armée, des enlèvements, des attentats à la bombe et des assassinats politiques.

Le lien entre l’émergence de ces groupes et la mort d’Ohnesorg est clair. Une série de facteurs contribua à la dérive vers la violence terroriste, mais elle fut la cause proximale de l’essor du mouvement étudiant, de la radicalisation de certains de ses éléments, et de la violence qui s’ensuivit.

Aujourd’hui, 50 ans après, il nous faut rappeler que Benno Ohnesorg était un pacifiste.

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D’une table l’autre, les joutes de cette soirée seront l’occasion d’illustrer les pages d’une sombre histoire.

Table 1, dite « Guerilla urbaine » : en avril 1971, la RAF sortit de l’anonymat, et s’exprima publiquement en distribuant un prospectus intitulé Le concept de guérilla urbaine. Les autorités déclenchèrent aussitôt dans toute la RFA une vaste opération de recherche des 50 membres du groupe. Dans univers non moins post-apo d’Outlive, Thomas rejoint quant à lui Julien de Paimpol et Mickaël dans la clandestinité, au point de refuser de livrer le score de cette partie. On peut en déduire qu’il a été défait…

Table 2, dite « Armée rouge » : à la table de Vinhos, il faut savoir manier le gros rouge pour faire triompher une certaine vision du monde. Contrairement aux présupposés, c’est Neox qui éclaboussa de sa classe un vendange que Xel et Tristant admirèrent en connaisseurs.

Table 3, dite « Traumatismes contondants » : votre modeste narrateur s’est laissé prendre dans les rets tendus par Franck, qui arborait fièrement sa nouvelle acquisition, Magic the gathering (15€, une affaire, rendez-vous compte). Nicolas II avait aussi succombé à l’offrande de ce wargame classique mais au matériel de belle facture, et en fut le premier éliminé. Franck finit par avoir raison de moi et de mes incursions aventureuses dans des corps-à-corps toujours plus désespérés, et m’infligea un traumatisme contondant à bout portant.

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Table 4, dite « La paix des braves » : à 7-wonders: Duel on vit Vincent et Joan jouer tranquillement dans un saisissant contraste avec les autres tables. C’est Vincent qui gagne, et il a choisi sa victoire en scientifique.

Table 5, dite « Torture par l’isolation » : à la table de Naufragés Axel, F.-R., Nourdine et Jérôme ont occupé la salle radio toute la soirée et une bonne partie de la nuit . Si les terroristes de la RAF décrivaient leurs conditions de détention comme une « torture par l’isolation » et exigeaient leur assouplissement ainsi qu’un statut de prisonniers de guerre, nos quatre amis n’en étaient sans doute pas là, mais pas quand même pas si loin.

Table 6, dite « Assassinats sur commande » : plusieurs leaders de la première génération de la RAF moururent entre 1976 et 1977 dans le quartier de haute sécurité de la prison de Stammheim. L’un des terroristes affirmera plus tard qu’il s’agissait en fait d’assassinats orchestrés par Bonn, une série de meurtres que n’aurait pas reniés Jack l’éventreur. Pour sa part, Dom, arrivé vers 23h, rejoignit la table de Lettres de Whitechapel au cours de la 3e nuit, et témoigne: « Le maléfique Jack-Michal s’est joué des policiers et, malgré un déploiement efficace des enquêteurs la dernière nuit, a réussi à rejoindre une quatrième fois son repaire. Pour la légende, Dom a au cours de la 3e nuit posé son doigt sur l’emplacement dudit repaire (le 55) et a expliqué à ses collègues policiers que cet endroit était compatible avec les hypothèses accumulées avant son arrivée et présentait l’avantage d’être accessible de pas mal de directions, autrement dit qu’il ferait un excellent repaire ! »

Table 7, dite « Un printemps allemand » : cette soirée fut aussi l’occasion d’observer d’intéressantes parades nuptiales à la table de Anter Island, où Tristan, Julien, Thomas et Neox rivalisèrent de mâles assauts. Le mâle dominant s’exprimera sans nul doute sur le forum.

Table 8, dite « Air vicié » : vers le milieu des années 1960, les mouvements étudiants qui avaient vu le jour aux États-Unis pour protester contre la guerre du Viêt Nam et pour l’obtention des droits civiques de la communauté afro-américaine apparurent aussi en Allemagne. La révolte portait sur plusieurs sujets, en particulier sur les méthodes d’enseignement de l’université. Le slogan préféré lancé par les étudiants aux professeurs qui faisaient leur entrée solennelle en procession était alors « Unter den Talaren, der Muff von Tausend Jahren » (« sous les capes traditionnelles des professeurs, l’air vicié de mille années [allusion au Troisième Reich, qu’Hitler souhaitait voir durer mille ans] »).

A la table de Shadow Hunters, on pourchassait aussi des ombres, mais à ce jeu, il faut pafois lâcher la proie pour l’ombre, contrairement à la pratique de Xel, qui occit successivement Axel et Nourdine, précipitant à chaque fois, à grandes touffes d’air vicié, la perte de son camp.

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Table 9, dite « Soyons réalistes, demandons l’impossible  » : en fin de soirée, un petit duel oppose Dom à Tristan à En Garde !, duel que le premier cité perd honorablement 5 à 4. Mais à l’impossible, nul n’est tenu…

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Séance de VENDREDI 20/01/2017 à St-Elivet

Il y a 8 ans, le 20 janvier 2009, avait lieu l’investiture de Barack Obama, 44e président des États-Unis. La cérémonie fut un record d’affluence pour un événement se déroulant à Washington et l’un des événements les plus regardés dans le monde entier. Le thème choisi, A New Birth of Freedom, expression extraite du discours de Gettysburg, célébrait le 200e anniversaire de la naissance d’Abraham Lincoln. Dans ses discours à la foule, Obama fit référence aux idéaux de Lincoln sur le renouvellement, la continuité et l’unité nationale, portant l’accent sur le besoin d’éveiller un nouveau sens de responsabilité et de sacrifice partagés chez les citoyens américains.

Il fut le premier homme de couleur à occuper la fonction, mais si la postérité devait lui attribuer une couleur, c’est peut-être plutôt le vert qui lui irait le mieux, pour son action environementale, le blanc pour le quatrième président américain à recevoir le Nobel de la paix (2009), ou le rouge de la ligne du même nom franchie en 2013 et qui le laissa sans réaction. Celui qui fit illuminer la maison blanche aux couleurs de l’arc-en-ciel une nuit de 2015 (pour saluer la décision de la cour suprême sur le mariage des personnes de même sexe), aurait aussi aimé faire le constat qu’à l’issue de ses mandats, dans son pays, pas une couleur ne domine, comme Cabrel l’a chanté à propos de Mandela…

Presidente Obama Multicolor!!!@anatonia @patygallardo @elcolorcomunica

Exactement huit ans après, il y avait à Parties Civiles beaucoup de joueurs et de boîtes de jeu (et des premières dans ces deux catégories), un gâteau pistache-chocolat (merci Joan), et le temps s’est étiré jusqu’au milieu de la nuit pour une séance haute en couleurs.

Table 1, dite « Blanc sur rouge, rien ne bouge » : Bruno fait voyager Olivier, Camille et Guillaume dans l’univers japonisant de IKI. IKI est un jeu de stratégie sur le thème de l’activité commerciale dans la culture de l’époque Edo (1603-1868). Dans le quartier de Nihonbashi se trouvait le marché le plus animé de l’époque. Le long de la grande rue, toutes sortes de commerçants installaient leurs étals, attirant une foule de clients. À côté, se tenait un marché aux poissons, auquel de nombreux bateaux apportaient leurs cargaisons et où résonnaient les appels des acheteurs et des vendeurs. Dans les maisons autour de la grande rue habitaient des artisans et des marchands. Ils disposaient des compétences variées nécessaires à la vie quotidienne des habitants de la ville d’Edo: entre 700 et 800 métiers différents étaient représentés. Les charpentiers, les tisseurs de tatamis, les imprimeurs d’estampes, les colporteurs, les échoppes de vendeurs de tempuras ou de sushis, les geishas, les prêtresses vendeuses de porte-bonheurs, les comédiens de kabuki et bien d’autres métiers figurent dans ce jeu sous la forme de cartes. Le plateau de jeu est inspiré de la magnifique peinture « Kidaishouran », qui date de cette époque, un panorama de la grande rue de Nihonbashi en 1805 sur un rouleau de 12 mètres de long. 1600 personnes et animaux ainsi que 90 étals de vendeurs y sont représentés minutieusement. Il s’agit non seulement d’un précieux document qui présente l’apparence des habitants d’Edo, mais surtout d’un fascinant témoignage de l’effervescence de l’époque.

Le but du jeu est de traverser les 4 saisons d’une année à Edo et de devenir le meilleur Edokko, « l’enfant de Edo » (un personnage veillant au bien-être et à la prospérité de la ville et de ses habitants, incarnation de l’esprit de l’époque). Les joueurs recrutent artisans et commerçants, les font travailler et progresser avec de l’argent et de la nourriture. Le gagnant est le joueur qui a acquis le plus de points d’IKI, un concept philosophique de l’époque qui était considéré comme un idéal de vie. Connaitre les subtilités de la nature humaine, être courtois et raffiné, tels étaient les qualités du vrai maître de l’IKI. Sachant cela, il n’est pas étonnant d’apprendre que la seule femme de la tablée en ressortit victorieuse.

IKI

Table 2, dite « Idées noires » : MKS convie deux de ses connaissances (Armand et Vincent), ainsi que des habitués (Xel, l’autre Vincent, et votre modeste narrateur) à investir l’univers de CS Files. A ce jeu d’enquête modeste mais récréatif, on incarne le médecin légiste, le meurtier ou l’un des enquêteurs. Il s’agit de retrouver le meurtier, l’arme du crime, et un objet caractéristique, sur lesquels le légiste fournira des indications plus ou moins pertinentes, façon Mystérium… Le nouveau Vincent fut deux fois meurtier, et si son premier crime fut dévoilé, le second (un crime au couperet avec imperméable, commis par son épouse jalouse un soir de pluie dans un pub) résista à l’analyse. Je fus le troisième coupable, mais mon forfait (commis à mains nues dans un labyrinthe) ne fut pas dévoilé… Le jeu repose sur la déduction, mais aussi sur le role play du légiste, le seul à connaître les ressorts du crime (avec le meurtrier bien sûr, mais celui-ci a plutôt intérêt à la jouer discret).

Table 3, dite « Au violet de gentiane » : La coloration de Gram, qui doit son nom au bactériologiste danois qui mit au point le protocole en 1884, permet de mettre en évidence les propriétés de la paroi bactérienne, et d’utiliser ces propriétés pour les distinguer et les classifier (Gram positif vs. Gram négatif). Son avantage est de donner une information rapide sur les bactéries présentes dans un produit ou un milieu tant sur le type que sur la forme. Tristan, appelé à la table de Bios:Genesis pour découvrir les ressorts de la vie intérieure avec Nourdine, avait-il sur lui du violet de gentiane ? Thomas et Dom, quant à aux, n’ignoraient rien des chromosomes, virus et autres proto bactéries qui les constituent, mais peinèrent à s’en servir, à l’image de Dom qui passa la partie à parasiter les organismes de ses voisins. Tristan, quant à lui, qui se développa au point de créer deux macro-organismes et de résister à un cancer foudroyant ! Une première triomphante pour celui qui, avec 47, réalisa presque le double des points de ses adversaires réunis (7, 8 et 9) !

Table 4, dite « Le monde dans ses couleurs pures » : une bonne table de Myth, c’est un plateau volumineux, mais aussi des figurines peintes à la main avec amour, à l’imagine du magnifique spécimen représenté ci-dessous (© Julien) ! Victoire collective pour cette tablée qui réunit aussi Baptiste, Neox et Nicolas III.

Table 5, dite « Rouge, verte, bleue » : Ils sont six (Julien, Joan, Elaine, Gael, Axel, Mickaël) à tenter l’expédition de Mission: planète rouge pour vérifier la théorie de l’auteur de science-fiction Kim Stanley Robinson sur la colonisation et la terraformation de la planète Mars, avec sa trilogie Mars la rouge (1992), Mars la verte (1993) et Mars la bleue (1996). A l’arrivée, ce sont les femmes qui ont le mieux réussi à s’envoyer en l’air, Joan triomphant d’Elaine, mais quelque chose me dit qu’elle n’a pas gagné tout à fait seule.

Vue d'artiste de différentes étapes d'une terraformation

Table 6, dite « Lettres écarlates » : La table 2 enchaîne sur Lettres de Whitechapel. Votre modeste narrateur prend le rôle de Jack l’éventreur, mais échoue dans la nasse des enquêteurs à la toute fin de la deuxième nuit, arreté au 128 sur le point de rejoindre sa tanière, sise au 126…

Table 7, dite « Effet Doppler » : Titan race, c’est un peu Mario kart version plateau. Vous incarnez un cavalier et sa monture titanesque, utilisez vos pouvoirs et toutes sortes de bonus pour vous aider lors de la course, poussez vos adversaires et leur infligez des dégâts. En passant la ligne d’arrivée en premier, Joan, sur la vitesse acquise, devint la nouvelle légende vivante de Neverworld, sous les yeux médusés de Julie, Mickaël et Axel.

Table 8, dite « L’oeuvre au noir» : réclamé à grands cris lors de l’AG, Eclipse fait son grand retour sur les tables de PC. Avec Jack, Jeff, JiBee, FR et Nicolas III, c’est presque un conseil d’administration qui oeuvra dans la cuisine, pour un banquet long de six heures. L’occultation de la lumière durant ce phénomène ne nous permet pas d’en dire plus…

Table 9, dite « Arc-en-ciel » : la table 1 enchaîne sur un Evolution, dans la version de base (et française) de Bruno. Au fil des époques, ils en ont vu de toutes les couleurs, et c’est encore une fois la gent féminine qui s’impose dans cette soirée, comme en anticipation de la marche des femmes prévue le lendemain même…

Table 10, dite « Rouge sur blanc, tout fout le camp » : peu de jeux proposent une reconstitution aussi réaliste que Flamme rouge, encore une nouveauté pour cette soirée qui en fut riche. C’est une course cycliste sur un circuit ondoyant (à assembler à la main, plusieurs configurations possibles), chacun disposant d’un grimpeur et d’un sprinter. Zones de plaines et de montagne, montées qui freinent ou descentes qui donnent de l’allant, phénomènes d’aspiration et de prise de vent du leader (qui donnent de la fatigue), rien n’est oublié ! Le jeu est très ludique, sans dés et donc à la loyale, et au final c’est Neox qui gagne, poussant son sprinter ceint du maillot blanc du meilleur jeune sous la flamme rouge, devançant d’un boyau le sprinter et le grimpeur (sur la même ligne) de votre modeste narrateur ! Nicolas III et Xel ont sucé les roues trop longtemps et sont restés coincés dans le fond du peloton.

Flamme Rouge
Table 11, dite « Bleu blanc rouge » : A la table de Codenames, les Rouges (Xel, VMN, Dom, Mickaël), Nourdine, infligent aux Bleus (Axel, Thomas, Nourdine) une défaite cinglante:
  • 1-0 sur un Glucide 2 (Canne, Mars), subtilement lancé par VMN à la place de Sucre, pour éviter Poudre et Canard
  • 2-0 magré un hologramme qui donna du fil à retordre (pourtant, ce n’est rien d’autre qu’un jeu de lumière), alors que les Bleus s’aventurent sans succès à proposer le nom d’un membre de PC comme indice…
  • 3-0 après une manche parasitée par des questions issues d’un jeu sur le Brevet qui permit à certains de revisiter leurs classiques…
  • Et enfin 4-0 échoué sur l’assassin (Peau pour Pinocchio !!), alors qu’un joli Yves Duteil 2 n’a pas permis aux Bleus d’identifier Pont et Bois…

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Séance de MARDI 17/05/2016 à St-Elivet

En mai 1996, la palme d’or du 49e festival de Cannes est décernée à Secrets et Mensonges de Mike Leigh. Environ 20 ans plus tard, une poignée de participants (Nicolas-Neox, Baptiste-Picsou, Bruno, Jérôme, François-René et VHN), plutôt qu’aller se faire une bonne toile, enchaînent des jeux à 6 sans cubes mais avec à chaque fois des secrets et des mensonges.

Table 1, dite « Jack the Loser » : VHN s’essaie pour la première fois au rôle de Jack dans Lettres de Whitechapel. Le stress est bien là et l’expérience nettement différente du rôle de policier, ce qui ajoute à mon avis à l’intérêt du jeu. Jack aura été ce soir un piètre assassin et Jérôme un limier digne des félicitations de Scotland Yard : il ne  lâchera pas sa piste la première nuit et fera la passe décisive pour son arrestation dès le début de la seconde nuit. Les enchaînements de crimes impunis commis par Michal dans les soirées passées apparaissent désormais d’autant plus remarquables !

Table 2, dite « Quinze minutes douche comprise » : A Shadow Hunters (renouvelé par les personnages de l’extension), qui était dans chaque camp ? on ne le saura pas vraiment car dès le troisième tour de jeu, F-R finit d’occir Bruno et s’assure ainsi une victoire en solitaire de Neutre.

Table 3, dite « Cahots, chaos et KO » : VHN propose de finir la soirée avec un jeu qu’il a acheté (!) neuf (!!), Die Kutschfahrt zur Teufelsburg, aka « en route vers le château du diable ».

C’est un petit jeu de cartes de déduction à rôles cachés où les joueurs appartiennent à l’une ou l’autre de deux sociétés secrètes. Enfermés dans une diligence qui bringuebale vers la montée des marches dudit château, ils découvrent progressivement qui est qui en s’échangeant des objets et en s’en prenant les uns aux autres. Dans la seconde moitié de la partie, ils cherchent à localiser et acquérir avant l’autre équipe les 3 objets qui permettront de déclarer la victoire. Des pouvoirs de personnage et des objets magiques viennent ajouter un zeste de chaos et de surprises.

On pourrait le rapprocher de Shadow Hunters joué juste avant, avec une dimension déduction plus forte, pas d’élimination prématurée et le hasard des jets de dés en moins (hasard qui fait partie du charme de Shadow Hunters). Mais ce rapprochement pourrait faire hurler les critiques de la table qui ont conclu cette partie de découverte sur une impression mitigée d’un jeu un peu trop long et un peu pas assez fun (et sur la victoire du trio Bruno/Nicolas/F-R). Il faudra quand même lui laisser une autre chance avant de lui décerner la palme de la plus courte apparition à Parties Civiles.

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Séance de VENDREDI 18/03/2016 à St-Elivet

Compte-rendu bref pour ce vendredi, le rédacteur ayant été absorbé par le plat de résistance ludique de la soirée.

Table 1, dite « s’adapter ou périr » : Dominant Species finit par sortir avec dans le rôle des animaux en compétition sur une terre en perpétuelle évolution : Axel (reptiles), Nicolas (un nouvel adhérent, amphibiens), Thomas (mammifères), Tristan (insectes) et VHN (arachnides). Ces joueurs (observés en début de partie par Frank) revivent quelques ères géologiques d’un écosystème qui certes s’agrandit mais est aussi en route vers la glaciation.
Le jeu combine avec efficacité et (à mon sens) intégration au thème plusieurs mécanismes (placement d’ouvriers, contrôle de territoires, pouvoirs différenciés selon les joueurs et cartes puissantes pour ajouter une couche de chaos). Signalons toutefois une certaine austérité visuelle du matériel qui lui a valu le qualificatif de « soviétique » d’un adhérent venu visiter la table.
Par contre, il a été à la hauteur de sa réputation de jeu loooong : la partie a duré 4h30 avec l’explication des règles au point qu’Axel, rattrapé par ses contraintes logistiques, a dû quitter avant la fin. Thomas a fait la course en tête pendant quasiment toute la partie mais, dans les 2 derniers tours, l’expérience de Tristan a parlé : se répandant sur les tuiles de toundra, il rattrape son retard et finit une patte de mouche devant Thomas, suivi de Nicolas et VHN.

Table 2, dite « assommer ou subir » : Baptiste-au-trésor-de-guerre, F-R, Jack, Jeff, Julien-du-Goelo et Neox revivent la seconde guerre mondiale avec Quartermaster. Il y eut des surprises (comme les succès de l’Italie) mais à la fin, les moyens de la machine de guerre américaine firent pencher la balance en faveur des alliés.

Table 3, dite « capturer ou courir » : A Lettres de Whitechapel, Franck, Michał et Mickaël revivent l’insécurité des bas-fonds de la Londres victorienne. Qui a animé les sombres desseins de Jack ? Les forces de l’ordre sont-elles parvenues à mettre fin à ses agissements ? nous comptons sur le forum pour nous renseigner.

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Séance de VENDREDI 05/02/2016 à St-Elivet

Le 5 février 2003, Colin Powell présentait, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, un épais dossier à charge contre le régime de Saddam Hussein contenant des preuves fabriquées relatives à l’existence d’armes de destruction massive en Irak. Pourtant, en découvrant le discours au contenu douteux rédigé par le directeur du cabinet du vice-président Richard Cheney, le général s’écriait « Je ne vais pas lire cela. C’est de la m… ». Dans ce discours, prologue de la guerre d’Irak, il affirme : « il ne fait aucun doute que Saddam Hussein possède des armes biologiques et la capacité de produire rapidement plus, beaucoup plus » ; puis : « aucun doute dans mon esprit que Saddam travaille pour obtenir des composants clefs pour produire des armes nucléaires ».

Le dossier cité par Colin Powell a été fourni par l’administration de Tony Blair, qui reconnaît dès le 7 février des « gaffes » dans le dossier. Le 8, les journaux anglais identifient les véritables auteurs du rapport — les services de communication de Downing Street — et la pauvreté des sources qu’ils ont utilisées : plagiat universitaire et sources suspectes. 45 jours plus tard, le président américain lance une opération militaire portant le nom de code « Liberté pour l’Irak ».

En 2005, Powell exprime son « amertume » à propos de sa présentation du dossier irakien devant l’ONU. Lors de la campagne électorale de 2008, il décide finalement d’apporter son soutien au candidat démocrate et lui renouvelle son soutien lors en 2012. En 2011, il demande à la CIA et au Pentagone des explications sur les fausses informations qui lui avaient été communiquées en 2003. Dans un entretien en 2013, Colin Powell reconnaitra qu’au sujet des armes de destruction massive en Irak « Saddam Hussein n’en possédait pas un gramme ».

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13 ans plus tard, aucune tricherie n’a été repertoriée dans  les tables de Parties Civiles, ce qui n’empêchera pas certains de prendre leurs désirs pour des réalités et d’autres de faire étalage d’une force presque brutale.

Table 1, dite « Droit de véto » : Une lutte de près de trois heures (règles comprises, doctement énoncées par Dominique) oppose 5 joueurs à El grande. Victime d’une chasse à l’homme initiée par Dom et d’un droit de véto digne de Dominique de Villepin à l’ONU (ici brandi par Thomas, non utilisé mais suffisamment dissuasif en lui-même), je fais pourtant la course en tête, contrôlant le Pays Basque jusqu’au dernier tour, perte qui me sera fatale, et finis devancé de 2 tout petits points par Xel. Tristan pointe à neuf points du vainqueur, Dom à 26 et Thomas à 33.

Table 2, dite « Destruction massive  » : Axel fait triompher la jeunesse en explosant ses adversaires à Blood Rage. Victoire de prestige, puisque ses lointains pousuivants furent, dans cet ordre, Franck, Jacques et JiBee.

Table 3, dite « Dura Rex sed Rex » : Rex fut l’occasion d’un face-à-face martial remporté par Thierry et François-René, opposés à Michal et Baptiste-aux-poches-pleines.

Table 4, dite « Ecrase-moi si tu veux » : Dominion est un jeu de cartes, où l’on constitue son deck en jouant, et dont le principe est le suivant : vous êtes un roi qui veut écraser par sa puissance les autres rois. A cet exercice martial, c’est la reine Joane qui dame le pion à Mickaël, Elaine et Jeff.

Table 5, dite « Attrape-moi si tu peux  » : Dans le rôle de Jack l’éventreur, Baptiste-aux-mains-d’argent, reste lontemps tapi au 79 sur la carte de Londres de Lettres de Whitechapel. Il finira cependant démasqué par trois fins limiers: François-René, Thierry et Michal.

Table 6, dite « Trésor enfoui » : dans l’atmosphère feutré de la grande salle désertée, Jeff s’adjuge les trésors enfouis de Splendor face à une opposition vaillament représentée par Julien-de-Lannion.

Table 7, dite « Réalité augmentée » : une partie de Codenames oppose une palanquée de joueurs en trois manches hautes en couleur. Dans la première, après un très bon départ facilité par des chaînes sur un terrain enneigé, les bleus patinent sur une homélie (qui consiste, en suivant le développement de l’année liturgique, à expliquer à partir du texte sacré les mystères de la foi et les normes de la vie chrétienne), aux correspondances absconses. En face, les rouges calent sur Saint-Exupéry et le château-fort, mais gagnent in extremis sur un Manège que rien n’expliquait ! Dans la seconde manche, les bleus s’adjugent une victoire méritée en suivant le cheminement direct mais parfois déroutant de la pensée de François-René, qui ne répugne pas à faire usage d’homophonies (est-ce légal ?). Dans la troisième, Jeff avait sorti un Borneo 3 qui laissa les rouges perplexes, après avoir deviné Hôtel et Palme, entre Chef (du restaurant le Bornéo bien connu à Lannion ??) et Fête (moins connues que celles d’Ibiza, les fêtes de Borneo sont plus chaleureuses dans l’ambiance intime des grottes trogolodytes…). Ils optèrent pour Chef, et c’était bien sûr Fête qu’il fallait trouver ! Quant aux bleus, après avoir foncé sur la Mousse (appelation classique de la bière) plutôt que sur l’Huile à boire, ils se fracassèrent sur une fricassée préparée par Thierry, en choissisant le canard, mot assassin !! Une fricassée est pourtant une préparation de viande blanche ou de volaille, détaillée et sautée au beurre sans coloration, cuite avec mouillement d’un fond blanc et liée à la crème épaisse, et qui ne contient aucun gramme d’huile !! Thierry sera condamné à avaler une cuiller d’huile de foie de morue chaque matin jusqu’à la prochaine partie.

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Séance de VENDREDI 08/01/2016 à St-Elivet

Ce vendredi avait un petit parfum de fête, le trésorier ayant puisé dans la caisse pour nourrir et abreuver ses ouailles: galette, cidre, et têtes couronnées couronne. Coïncidence, ou pas, cette séance marqua un record d’affluence avec pas moins de 29 joueurs sur (au moins) 10 tables, et même 30 en comptant une apparition cameo de Vincent. Cette même date est enfin l’occasion de fêter l’anniversaire d’un certain nombre d’êtres chers (ou pas), que nous verrons surgir au gré des tables….

Table 1, dite « chevalière »

… où Dom, Thierry et Franck s’essaient à la nouvelle acquisition d’Axel: Mage Knight. Un jeu très très long, où ils explorèrent la plus facile des missions: la Première reconnaissance.  Dans ce jeu d’aventure, on contrôle un Chevalier Mage envoyé par le Conseil du Néant pour envahir l’Empire Atlante en éliminant Orques et Draconiens. Mais ces chevaliers font également peur aux habitants, qui leur ferment souvent leur portes (forteresses, tour des mages, cités) qu’ils devront parfois conquérir pour accroitre leurs compétences et accomplir leur mission… Une mission que nos quatre vaillants chevaliers ne purent mener à bien, jetant l’éponge à un tiers du scénario….

Il ya exactement 69 ans, David Jones surgissait du Néant pour envahir la planète musique. Mais c’est sous le nom de Bowie qu’il sera décoré deux fois par la Reine d’Angleterre, et fait Chevalier en 2003.

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Table 2, dite « empathique »

… où Françoise, Julien l’aggloméré, Mickaël et Alwencouronne s’affrontent dans un Blood rage passioné, dont le vainqueur sera dévoilé en exclusivité sur le forum.

Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? Ce roman de Philip K. Dick campe un monde dévasté, où l’on tâche d’oublier le vide de son existence en cherchant à tout prix un lien d’empathie, par exemple en laissant allumé son poste de TV en permanence sur une émission de variété d’un présentateur toujours impeccable, frais et jovial. Le mercerisme, une religion où l’individu cherche à ressentir la « Passion » d’un nouveau Christ appelé Mercer, se pratique par le biais d’un appareil appelé boîte à empathie. Lorsqu’on y est connecté, l’on ressent violemment, jusqu’à en être physiquement affecté, le chemin de croix de Mercer, brutalisé et lapidé.

La plupart des espèces animales ayant disparu dans le cataclysme, leur simple possession est devenue signe, non seulement de richesse, mais aussi d’empathie et source de bien-être pour des Terriens isolés. Rick Deckard est l’un de ces hommes qui continuent à vivre sur Terre. Chasseur d’androïdes à San Francisco, il rêve de remplacer son mouton électrique par un vrai. Aussi, lorsque son supérieur lui apprend que des androïdes se sont illégalement enfuis de Mars vers la Terre, il espère que la récompense offerte pour leur capture va lui permettre de réaliser son rêve.

Roy Batty, le chef des réplicants renégats, est très intelligent mais peine à apprendre à gérer ses émotions naissantes. Il mène son groupe à la recherche d’un accroissement de leur durée de vie mais, au fur et à mesure, ses amis se font éliminer, rendant cette recherche difficile. Après avoir pourchassé Deckard, il lui sauve la vie, montrant ainsi au moins autant d’empathie que les humains qui cherchent à le tuer. Une hypothèse intéressante est que, avant sa mort, Roy voulut reproduire lui-même le maximum d’émotions humaines. De ce fait, l’on peut penser qu’en sauvant Deckard de la mort, il parvint à ressentir de la pitié et de l’empathie.

Dans le film Blade Runner issu du roman, Roy Batty est né ce soir, le 8 janvier 2016.

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Table 3, dite « jouée d’avance »

… Julien le colocataire rejoint Baptiste au poil court pour défier Jean-Baptiste dans un Caylus au design new look. Faire appel au forum pour connaître le vainqueur relèverait de l’hérésie…

Table 4, dite « inhumaine »

… où Neox+Jérôme ont affronté Hélènecouronne+Baptiste dit le « deuil capilaire » + François-René dans un interminable Zombicide, toujours en cours à l’heure du bouclage. Retours possiblement sur le forum quand les joueurs seront sortis des bras de Morphée…

Ce même jour, le dictateur nord-coréen Kim-Joung-Eun fêtait ses 32 ans. Il avait invité plein de filles à sa fête d’anniversaire…

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Table 5, dite « éventée »

… où Elaine campait un Jack l’Eventreur aux abois, pourchassé par Gael, Michal et Grégor dans un opus de Lettres de Whitechapel. Sa cachette éventée, le meurtier sera arrêté.

Table 6, dite « royaliste »

… où Marie-Anne survola les joutes de Kingsburg avec 58 PV, surclassant Jeff (47), Laurent (40), Thomas (37) et Xel (36). Mais une question demeure: a-t-elle joué seule ?

Il y a 20 ans, le dernier monarque Européen, François Mitterrand, rejoignait les forces de l’esprit.

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Table 7, dite « 1 vs 1 »

… où Julien de Paimpol affronta Jacques, qui le terrassa par abandon, à un Dead zone titanesque dans l’atmosphère feutrée de la bibliothèque.

Table 8, dite « tortueuse »

… où Dom devance, dans cet ordre, Axel, Thomas, Votre Humble Serviteur couronne, et enfin Xel, sur les routes tortueuses de Cartagena.

Table 9, dite « nulle part ailleurs »

… où les bleus (Joan, Thomas et Votre Humble Serviteur couronne) devancèrent les rouges (Xel, Mickaël, et Dom) par 2 manches à 1 à Codenames. Face à une équipe bleue soudée, les rouges ont donné l’impresion de surtout jouer contre eux-mêmes. Pourtant, ce n’était pas bien difficile de trouver Char et Caisse avec un Voiture 2…

Ce n’est pas sans émotion que nous commémorons la disparition, il y a exactement 11 ans, de Jacqueline Joubert. Speakerine mythique, celle qui lança Dorothée, Récré A2 et Goldorak fit beaucoup pour la télévision française en donnant la vie à Antoine de Caunes.

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Table 10, dite « capillo-tractée»

… où Jeff au poli fourni, Baptiste, nécessiteux capillaire, et Julien le colocataire s’affrontent dans un Splendor toujours en cours au milieu de la nuit. Retours possiblement sur le forum…

Elvis Presely aurait eu 81 ans ce soir, le double de ce que fut sa vie réelle. Aux temps de sa splendeur, celui qui a donné 1 156 concerts dans son pays aborait une coupe de cheveux ressemblant tant à la crête du dinosaure carnivore Cryolophosaurus que les paléontologues le surnommaient entre eux Elvisaurus.

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Séance de VENDREDI 4/09/2015 à Ti Koad

En cette soirée de rentrée, un choix cornélien fut proposé aux parti-civiliens: République ou Empire ? A l’entrée de Ti Koad, deux groupes se formèrent. A droite, un quarteron de factieux s’apprêtait à mener un Imperial Assault en direction de Ploumillau (on vous en dit plus ici sur cette expédition). Tandis qu’à gauche, à l’instar de Léon Gambetta 145 ans plus tôt sur le parvis de l’Hôtel de ville, la plèbe choisissait de célébrer la République sur le perron (certes légèrement moins prestigieux) de Ti Koad. En effet, rappelons à nos jeunes lecteurs que, le 4 septembre 1870, naissait ainsi la Troisième République, le régime politique le plus long que la France ait connu (70 ans) après le rêgne des rois capétiens, et celui qui permit à la République de s’installer dans la durée.  Il fut donc décidé par les constituants des Parties civiles  de baptiser les tables du nom des ministères de ce Gouvernement de la Défense nationale, car telle fut son appelation.

Table 1, dite « des Affaires étrangères »

François-René, Michał, Elaine, Nicolas et Franck le jeune pourchassent Jack l’éventreur (joué par Gael) à Lettres de Whitechapel. L’éventreur sera démasqué.

Table 2, dite « de l’Instruction Publique, des Cultes et des Beaux Arts »

Mickaël, Julien et Joane  s’exercent à Pixel Lincoln.Dans ce classique jeu d’aventures, on voyage à travers l’espace et le temps, à la recherche d’éléments pour restaurer l’équilibre temporel… Mickaël l’emporte.

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Table 3, dite « de la Guerre »

Les mêmes enchaînent un Colt Express, où Julien dégaine le plus vite.

Table 4, dite  » des Travaux publics »

Axel, Xel, Thomas et VHS commencent par un Sushi go. L’honorable Xel se distingue (44), Thomas fait de la résistance en prenant le maki mais échoue à un grain de riz (37), et Axel (32) et VHS (25) traînent dans l’arrière-cuisine. Le mêmes bâtissent The City, un jeu de cartes qui permet de construire une ville en 20 minutes. Xel urbanise à tout va et finit vainqueur à 63 PV, devant VHS, 46, Axel, 31 et Thomas, 24. S’ensuit un Citadelles très serré, où Axel ressort victorieux à 27, devançant Xel (25), VHS (24) et Thomas (15).

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Table 5, dite « de la Marine et des Colonies »

Minuit passé, Axel nous quitte et Ti Koad se dépeuple. L’heure de Brass a sonné. Autant dire, l’heure des braves. Pendant que Xel inaugurait une tactique nouvelle (construction d’acieries et développements à tout va), bientôt imitée par Thomas, je tissais ma toile de rails fort lucratifs. Nous réussimes tous deux à bâtir un chantier naval. Pourtant, Thomas prit une revanche sur le sort funeste qui s’acharnait sur lui en l’emportant avec 166, devant VHS (159) et Xel (158). Reste une question insondable: mais comment Thomas a-t-il pu gagner cette partie ? Il faudra sans doute faire appel à Gary Lineker pour la réponse: « Brass is a simple game, and at the end… ».

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Séance de VENDREDI à Ti Koad 01/05

La fête de travail n’a pas été de tout repos pour les particiviliens :

Table n°1 dite « Multiple »…

… avec François, Laurent, Joan et Xel où Mickael en enchaîné des  parties des jeux dont Splendor

Table n°2 dite « Cromignon » ..

ou Julien & Co ont deckbuildé dans Dominion.

Table n°3 dite « Jackass » …

… où MKS commettait les meurtres et où Virginie, Zwickou et Dom contemplaient son oeuvre dans Lettres de Whitechapel.

Table n°4 dite « Larvée » …

… où François-René a essayé d’anéantir les intrépides investigateurs incarnés par Marie-Anne, Jeff, Sly Le Jeune, Neox et Votre Humble Serviteur dans Les Demeures de l’Épouvante. Mission presque réussie mais la victoire revient au camp d’investigateurs dont l’unique survivant : Sly s’échappe à temps pour témoigner au grand jour de la présence d’immondicité dans la demeure.

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Séance de VENDREDI à Ti Koad 17/04

Séance racontée par François :

Beaucoup de monde à Ti Koad en cette soirée printanière. Tellement de monde que je ne saurais tous les citer. Je peux cependant vous dire que par une mystérieuse conjoncture astrale, toutes ces parties furent remportées par des dames, sauf une, pour une raison facile à deviner: elle n’était composée que de messieurs.

Table 1 dite « working girl »
A Brass, Xel devance d’une boule de coton Jeff. Thomas suit derrière et VHS termine non classé car il oublia de compter ses points à la fin.

Table 2 dite « une femme disparaît (voire plusieurs) »
Michal, dans le costume de Jack l’éventreur, perd à son tout dernier mouvement cette partie de Lettres de Whitechapel. Contre lui, un homme et une femme, qui se reconnaîtront.

Table 3 dite « gone girl »
Audrey maîtrise les couloirs du temps pour remporter une partie de Timeline, devançant Mickaël, Joanne & Co.

Table 4 dite « et Dieu créa la femme »
Cette table présidentielle autant que masculine ne livra pas ses secrets avant l’heure du bouclage. On y parla alchimie et combinaisons de substances aux étranges pouvoirs. Peut-être le vainqueur en fut-il fait femme ?

Table 5 dite « une femme sous influence »
Hélène mate François-René et consorts dans un opus de Game of thrones.

Table 6, dite « portait de groupe avec dames »
Audrey remporte un Level Up de fin de soirée qui réunit Xel, François-René, VHS, Thomas et Nicolas.

Bonus par David :

En ce soir de forte affluence, pas moins de six tables avec du cube, du trône de fer, et du jeu en réalité augmentée. D’autres vous apporteront toutes les précisions utiles. Laissez-moi m’attarder sur la table du coin à droite en entrant.

À cette table, l’événement de la soirée (si) ; Marine, ex-sociétaire ludique de Rennes, membre remarquable du monde associatif de la région, et pilier de Scorfel depuis deux ans fait à Parties Civiles l’honneur de sa présence. Et nous, Audrey, Dom et moi-même, d’en profiter pour explorer la prometteuse pile de boîtes colorées qu’elle apportait pour l’occasion.

Nous commençons donc avec une partie de Gaïa, coup de cœur de notre invitée d’honneur lors d’une visite à Essen. Gaia est un jeu rapide et aux mécanismes simples ; posez des tuiles de terrain, bâtissez des villes, soyez le premier à placer tous vos meeples. Les règles sont expliquées en quelques minutes, et la première partie est emportée presque aussi rapidement par… Dom. Je ne peux que répéter ce que j’ai déjà pu écrire en commentaire d’une soirée passée ; ne jouez avec Dom que si vous aimez être humilié de manière propre et efficace.

Marine remet toutefois les pendules à l’heure en gagnant la seconde manche. Nous continuons sur les jeux simples avec une partie de Yucata, un jeu de piste et de deck où il faut faire la course intelligemment pour ramasser les pierres qui rapportent des points et éviter les autres. Cette fois, c’est VHN qui part premier et s’arroge la première la place.

Désireux de partir tôt, j’abandonnais là, après un tour de salle curieux, la foule absorbée dans ses cartes et ses figurines. Nulle doute que la soirée a duré bien plus longtemps et produit bien d’autres événements encore. Merci à Marine, à une prochaine j’espère.

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Séance de VENDREDI à St Elivet 20/03

Séance à St Elivet racontée par François :

Deux tables pour une soirée qui démarra en pente douce par une démonstration amusante de la dernière acquisition de Frank, un casque de réalité virtuelle adapté aux smartphones. Immersion totale et frissons garantis quand vous plongez dans la tête d’un T-Rex. On visita aussi St-Elivet et sa bibliothèque relookée, et on bavassa un peu en attendant Godot, qui eut finalement un empêchement. Mais, en cette soirée placée sous le signe d’une remarquable conjonction de phénomènes naturels (éclipse, équinoxe, grande marée), et qui était aussi la journée des quatre sorcières (un phénomène boursier rare mais quand même plus commun), nous étions aussi venus pour jouer.

La table N°1, dite « marée de sang », réunit Mikaël, Audrey, Dominique, Thomas et Alwen, à la poursuite des traces sanglantes de MKS, l’éventreur de Lettres de Whitechapel. A l’heure du bouclage, les enquêteurs pataugeaient comme sur le quai d’Aiguillon un jour de grande marée. C’est quand la mer se retire qu’on découvre ceux qui nageaient sans maillot.

La table N°2, dite « eau profonde », réunit Baptiste, Jérôme, Frank, Nicolas et VHS dans les eaux profondes de Lords of Waterdeep, jeu où l’on accomplit des quêtes en recrutant des prêtres, des guerriers, des mages et des brigands (les cubistes y verront leur parallélépipède préféré paré de blanc, orange, mauve et noir). Nicolas garde la tête hors de l’eau avec 119, dont 30 points glanés grâce à son rôle de bâtisseur (après avoir édifié pas moins de 5 bâtiments). Frank et Baptiste boivent la tasse ensemble (114), tandis que je pique une coulée (97), et qu’on ranime de justesse Jérôme (90).

Pendant ce temps à Ploum’city :

Pour des raisons obscures des gamins qui refusent d’être responsables et se garder eux-mêmes la sessions a été délocalisée… Jeff, Julien, Roxane, Marie-Anne et Votre Humble Serviteur se sont offert une promenade de sante à travers une trentaine de monstres de Myth pour achever avec succès le 2 épisode d’une histoire qui en compte 3. To be continued…

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