Séance de MARDI 13/06/2017 à St-Elivet

Ce 13 juin, Grigori Perelman atteignait l’âge de 51 ans. Mais on peut douter qu’il ait fêté d’une quelconque manière l’événement. Grigori Perelman n’aime pas les fêtes, ni les prix, puisque ce mathématicien russe, auteur de la preuve de la célèbre conjecture de Poincaré, a refusé tous les prix qui l’attendaient, jusqu’au plus prestigieux, la médaille Fields. Selon un entretien, controversé depuis, il aurait déclaré:

« Pourquoi ai-je mis tant d’années pour résoudre la conjecture de Poincaré ? J’ai appris à détecter les vides. Avec mes collègues, nous étudions les mécanismes visant à combler les vides sociaux et économiques. Les vides sont partout. On peut les détecter et cela donne beaucoup de possibilités.  Je sais comment diriger l’Univers. Dites-moi alors, à quoi bon courir après un million de dollars ? »

Pour les curieux, la conjecture de Poincaré stipule que toute variété de dimension 3 fermée, simplement connexe et sans bord, est homéomorphe à une sphère. Plus vulgairement, il s’agit de déterminer si un objet à trois dimensions possédant les mêmes propriétés que celles d’une sphère 3D (dont notamment toutes les boucles peuvent être « resserrées » en un point) est bien seulement une déformation d’une sphère tridimensionnelle. Dit autrement, cette conjecture, vous l’aviez deviné, est le cas particulier pour n=3 de l’énoncé suivant: Toute variété compacte de dimension n homotopiquement équivalente à la sphère unité lui est homéomorphe.

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Table 1, dite « Triangulée » : après moult péripéties, VHS réussit à mettre la main sur un Tricoda d’occasion, jeu originellement connu sous le nom de Code 777 et qui fut donc rebaptisé pour son 25è anniversaire, en édition de luxe s’il vous plaît. Un jeu avec des chiffres et des couleurs, et où, sur le mode d’Hanabi, il faut deviner le contenu de sa palette (qu’on ne voit pas) en s’aidant de celles des autres (que l’on voit) et de questions diverses qui tournent grace à une pioche de cartes (questions en toutes les langues, ce qui permet de pimenter le jeu en posant sa question en suédois ou en espagnol). On peut tenter de résoudre son chevalet à tout moment, mais malheur en cas d’échec: tous les jetons sont rebatus, et l’on perd donc tout le bénéfice des déductions antérieures. Dom l’emporte au finish avec 3 réussites, devant Jean-Yves, 2, alors que je ferme la marche avec 1 victoire.

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Table 2, dite « Le grand voyage » : Grigori était un petit gamin malhabile et rondouillard, qui n’a jamais su nouer ses lacets et a toujours entretenu avec son corps et son apparence une relation d’autodestruction, mais il résolvait les problèmes les plus ardus comme d’autres sautent à la corde. Il s’est laissé entraîner dans cette course de fond dont personne n’avait jamais trouvé l’issue. Lui qui n’a jamais manifesté d’ambition particulière était enfin confronté à un problème qu’il n’avait pas réussi à résoudre. Devenant le seul à y parvenir, il n’avait plus besoin d’être relié à l’extérieur. L’imitant, c’est sans complexe que Bapiste, Julien, Yvan et Xel coupent les ponts et s’attaquent au grand voyage de Shipwrights of the North sea, où la dernière citée l’emporte haut la main.

Table 3, dite « Réclusion coopérative » : Dans le décor noyé de gris du quartier populaire de Kouptchino, cité-dortoir de la banlieue sud de Saint-Petersbourg, construite à la fin des années 1960, au cinquième étage d’un bloc qui en compte huit, vivent Grigori Perelman et Lubov Perelman. Cette dernière n’est pas l’épouse du mathématicien génial à la chevelure hirsute. C’est sa mère, mathématicienne à la retraite. Son fils, auquel on n’a jamais connu de liaison sentimentale, a toujours eu besoin d’elle, même à l’âge où les étudiants se sont affranchis depuis longtemps de la tutelle parentale. Quand il a quitté le monde professionnel, à quarante ans, c’est chez elle qu’il est allé se réfugier dans l’appartement 131, au 98-3 de la rue Budapestskaïa. Une manière de réclusion coopérative que n’auraient pas reniée Nourdine, F.-R, Jérôme, N2 et Doria, embarqués dans un Room 25 également coopératif. Eux ont survécu. Quant à Perelman, on en est sans nouvelles depuis sa retraite volontaire.

Table 4, dite « Equation indéchifrable » : Perelman, dont certains pensent qu’il serait atteint du syndrome d’Asperger – un trouble autistique –, n’a jamais entretenu beaucoup de contacts avec le monde extérieur. Son profil psychologique défie les conjectures au point qu’une bigographie à lui consacrée, sans que l’auteure ait jamais pu s’entretenir avec son sujet, fut intitulée « l’indéchiffrable équation ». C’est un peu le principe de Profiler sur lequel la table 3 enchaîne. Le principe du jeu est très simple : on tire au sort six personnages numérotés, issus du monde réel (ex. Madonna), fictif (ex. Dracula) ou même relatif (ex. « Mon coiffeur »). Le joueur à qui c’est le tour tire un numéro au sort, ainsi que deux caractéristiques plus ou moins précises (ex. « est petit », « a peur du noir » ou « ferait un bon père »), et doit ensuite placer ces deux caractéristiques sur une échelle allant de -5 à +5. La partie se solda sur le score de 18/25

Table 5, dite « Si loin » : En 1904, l’auteur de cette équation qui porte son nom, Henri Poincaré – cousin germain du président de la République française – avait ajouté, non sans humour : « mais cela nous entraînerait trop loin. » S’il a fallu 102 ans à la communauté scientifique pour voir le problème résolu, il ne m’a fallu que quelques tours de Camelot pour mater mes adversaires, Xel, Julien, Doria et Jean-Yves. Une main de départ excellente et un à-propos décidé me permirent d’imposer un train d’enfer et de tôt m’adjuger trois manches. Parti déjà si loin, j’étais irratrappable. Après quoi je refis ma palette à ma main, attendant tapi dans l’ombre pour porter l’estocade. Un travail d’artisan.

Table 6, dite « Equivalences homotopiques » : Dans la conjecture de Poincaré comme à Codenames, il s’agit d’établir des équivalences, qu’on pourrait fort bien qualifier d’homotopiques entre des mots placés sur la même grille. Pour les Rouges, VHS, N2 et Xel, et chez les Bleus F.-R., Nourdine, Doria, Jérôme. Une partie où l’on disserta sur le sens précis de certains mots (« La lumière des vitraux, c’est un rai, pas un rayon »), où l’on aborda l’univers du Sofitel sous l’angle d’une certaine suite 2805 (Queue, Suite, Pied), et qui se joua dans la manche décisive sur un Commune 2 (Casse, Paris) que je lançai et que mes partenaires déchiffrèrent avec brio (pour les mêmes mots, j’avais pensé à l’indice Macron, mais Carton était encore sur la grille, rendant ce choix trop risqué).

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Séance de VENDREDI 09/06/2017 à St-Elivet

Le 9 juin 1672 naissait Piotr Alekseïevitch Romanov connu par son surnom de Pierre le Grand, tsar de Russie. Wikipedia étant notre ami, vous aurez les bases de sa vie et de son œuvre ici. Rappelons juste qu’il a fait édifier la ville de Saint-Pétersbourg dans les marais bordant la mer Baltique.

Table 1, dite « Peterhof » : le palais d’été de Peterhof déploie sa façade sur presque 300 m. On peut donc parier qu’il a plus de 25 pièces, oui mais elles ne coulissent pas. Xel, François-René, Cécile, Jérôme, Nicolas-2 et Axel sortent Room 25, récemment enrichi d’une extension permettant de jouer un mode « escape room » : coopération et énigmes au menu. Tout le monde a gagné mais ne s’éloigne-t-on pas beaucoup du jeu initial ?

Table 2, dite « Travaux de terrassement » : l’édification d’une ville nouvelle sur des marécages fut le défi d’un autocrate qui y engloutit les richesses du royaume et la vie de plus de 100 000 serfs. Ainsi, la construction de bâtiments en pierre demeura interdite jusqu’en 1714 dans toute la Russie, tant que les travaux sur les fondations de la ville étaient en cours. Dans le calme de l’ancienne bibliothèque, des pionniers (Christophe, Jack, Jeff, Mickaël et Nourdine) fuyant le chaos écolo-climatique de notre planète s’installent, avec Terraforming Mars (en VF), sur la planète rouge pour la rendre habitable.  Au bout de cette partie de découverte c’est Jack qui finit avec 54 PV, devant Jeff, Christophe, Nourdine et Mickaël dans cet ordre.

Table 3, dite « Modernisation » : Pierre essaya de réformer en s’inspirant de l’occident de nombreux aspects de son pays : monnaie, armée, industrie et commerce, etc. Intéressés par ces deux mamelles industrielles que sont la briquèterie et de la verrerie, par ailleurs fort utiles à qui veut construire des palais, Tristan, Baptiste, Thomas et VHN étrennent une boîte de La Route du Verre, un jeu de l’auteur d’Agricola à la fois classique (conversion de ressource en bâtiments en PV), original (le mécanisme malin de la « roue de ressources » qui permet de jouer à un jeu de gestion sans cubes !) et interactif (le choix de ses cartes d’action à chaque tour dont l’effet dépendra du choix des autres joueurs). C’est un jeu relativement court, et en conséquence les scores sont toujours modestes et proches. Pour cette première partie, c’est Tristan qui finit en tête (19,5 PV) devant VHN (15), Baptiste (12) et Thomas (11).

Table 4, dite « Géant navigateur » : Pierre mesurait près de 2 m et acquit adolescent une passion pour la navigation dont il tira peut être sa vision de développer des ouvertures maritimes en échappant aux puissances qui contrôlaient la mer Noire et la Baltique. Quelle relation avec l’archéologie ? très peu en fait. Julien-de-Lannion et Joan (featuring Robin) jouent avec Paul à Archeologia, un jeu financé sur Ulule en 2014 et qui permet aux candidats à l’exploration du passé de mettre dans des caisses le produit de leurs fouilles. Joan en achevant son dinosaure a fini à 49 PV, loin devant les deux gars avec respectivement 32 et 30.

Les tables se recomposent en seconde partie de soirée : l’essentiel de la table 1 a poursuivi par un Secret Hitler (au moins 2 manches ont été jouées, avec une victoire des libéraux et une des fascistes. On peut aussi noter qu’après que Jérôme a fait l’effort de fabriquer sa version Star Wars, Secret Palpatine, il n’a pas encore réussi à y faire jouer) puis un Codenames où Axel a pu réviser son vocabulaire en prévision du bac de français. En bas, Ju & Jo se joignent à Baptiste et VHN pour un Pandémie Contagion où le hasard de la pioche des villes a pas mal nui, partie au final remporté par Julien. En haut, Tristan, Thomas et Paul avaient un petit creux vespéral qu’ils ont décidé de combler avec Food Chain Magnate. Tristan, après avoir pas mal patiné en début de partie, a fait une de ces remontées dont il a le secret pour engloutir toute la banque dans un dernier tour victorieux. Il semble que cela soit resté sur l’estomac de Paul…

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Séance de VENDREDI 26/05/2017 à St-Elivet

Le 26 mai 1822 naissait à Nancy Edmond Huot de Goncourt. L’académie Goncourt, un cénacle littéraire, sera fondé en 1900, suivant son désir formulé dans son testament olographe, auquel il associait son frère précédemment disparu, Jules de Goncourt, les deux frères ayant décidé dès 1862 de laisser après eux des mémoires et une académie en leur nom. L’objectif originel de cette disposition est de décerner chaque année un prix pour « un ouvrage d’imagination en prose paru dans l’année », mais aussi des indemnités substantielles qui devaient être allouées à chacun des membres de la société. Le temps a passé et, aujourd’hui, on retient aussi de la remise de ce prix la bonne table qui l’accompagne…

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D’une table l’autre, en hommage à cette initiative, nous illustrerons les tables de cette soirée des romans titulaires de ce prix.

Table 1, dite « Au revoir, là-haut» : il faut avoir la foi pour s’engager dans l’univers déprimant d’Outlive, et Joan n’en manque pas, qui survole cette partie avec 44. De là-haut, Mickaël (27), et Julien (25), ressemblent à de petites fourmis.

Table 2, dite « Les grandes familles » : à la table de Smallworld, les grandes familles se rencontrent et se séparent, à l’image de Gael et Elaine qui nous quittent pour d’autres horizons, mais la bataille n’en sourd pas avec moins d’ardeur. La table de marque en témoigne pour l’histoire: Doc Nicolas 78, Gael 75, Baptiste 74, F.-R. et Elaine 61.

Table 3, dite « A l’ombre des jeunes filles en fleurs» : Cottage garden c’est l’assurance d’un voyage enchanté au milieu des fleurs. Cloches, pots et chats étaient au rendez-vous, et nous avions même une jeune fille. A l’arrivée, la main verte de Dom (49) remporte la mise, malgré le bel effort de Jérôme l’apiculteur qui rafla les deux ruches (48). Sophie (41) et VMN (35) complètent le tableau de ce jardin partagé.

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Table 4, dite « Les racines du ciel » : à Kanagawa on peint des estampes de toutes les couleurs, de toutes les saisons et de tous les motifs. Avec un deck en deux parties, des pinceaux pour racines et des tableaux au ciel, la compétition est très serrée, Dom (29) devançant VMN et Sophie (28) d’un poil et Jérôme (25) d’une brosse. Chapeau l’artiste !

Table 5, dite « Boussole » : c’est par le traditionnel Codenames que se finit cette soirée avec les Bleus (Dom, Jérôme, VHS), et les Rouges (Xel, F.-R., Doc Nicolas). Une partie que les Rouges remportèrent 2 à 1 et qui s’est jouée sur un indice en or : Laurent Blanc (Défense, Club, Jeu), risqué à cause du but en or France-Paraguay de 1998 (Or était sur la table), et un deuxième set où des espions Bleus trop timorés n’ont pas osé lancer Mêche, à quoi renvoyait l’indice Attachement.

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Séance de VENDREDI 19/05/2017 à St-Elivet

Le 19 mai 1974, le hongrois Ernő Rubik inventait le Rubik’s Cube. Ce sculpteur et professeur d’architecture s’intéresse à la géométrie et à l’étude des formes en 3D, et avait l’idée d’amener ses étudiants à deviner quel était son mécanisme interne, comment les petits cubes pouvaient tourner suivant trois axes tout en restant solidaires. Il obtient en 1976 le brevet hongrois HU170062 pour le « Magic Cube ». Le produit est testé en 1977, et les premiers cubes se vendent peu après dans les boutiques de jouets de Budapest. Ce n’est qu’ensuite qu’il eut l’idée (par la suggestion d’un ami) de colorer chaque face d’une couleur différente, constatant alors qu’après mélange, l’ordre initial du cube s’avérait extrêmement difficile à retrouver. Il eut alors l’idée de le commercialiser en tant que « casse-tête » géométrique et mathématique.

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Une question fondamentale  sur le cube est le diamètre du graphe des configurations, c’est-à-dire le nombre minimal de mouvements (flip) nécessaires pour relier n’importe quelle paire de configurations du cube — nombre parfois appelé nombre de Dieu (le terme fait allusion au Livre de Dieu imaginé par le mathématicien Erdös qui contiendrait les preuves les plus simples et élégantes de chaque théorème mathématique). En 2010, un groupe de scientifiques internationaux a démontré que le nombre de Dieu est 20 par un calcul exhaustif distribué sur un grand nombre d’ordinateurs prêtés par Google, représentant l’équivalent d’un temps de calcul de 35 ans sur un PC haut de gamme.

43 ans plus tard, à Lannion, pas d’ordinateurs mais beaucoup de cerveaux en surchauffe: on y parla jeux, élections, et toutes ces sortes de choses…

Table 1, dite « Prométhéenne » : Baptiste, Neox et Nicolas-2 découvrent Outlive, jeu de survie dans un univers post apocalyptique où la nature a repris ses droits. Vous incarnez un groupe de survivants dont l’objectif est de récolter les ressources nécessaires à leur survie. Durant la journée, vous devez envoyer vos héros en ville pour récolter des ressources et éviter la menace des autres joueurs. Durant la nuit, vous devez améliorer votre abri et recruter de nouveaux survivants. C’es Neox qui survivra à cet univers impitoyable avec 40, le double nombre de Dieu, devançant Xel, 28, FR, 26, et le duo Mickaël & Alexandre, 24.

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Table 2, dite « Casse-tête chinois » : à la table d’Iki, Bruno, son possesseur, initie Thierry, qui fait son grand retour, et Tristan. Votre modeste narrateur, qui connait déjà le jeu et l’a pratiqué avec un certain succès, terminera dernier de cette partie historique où tous les participants atteignirent la barre des 100, soit donc, VMN (100), Tristan (101), Bruno (108), et Thierry (133). Une partie entachée de quelques imprécisions sur la règle: au treizième mois, j’avais compté recevoir 4 mon (, la monnaie japonaise jusqu’en 1870), alors qu’aucun ne fut distribué, ce qui ruina mon calcul d’acquérir une blague à tabac qui m’aurait rapporté 14 PV de plus…

Table 3, dite « Enigmatique » : faute de table de marque, le résultat de cette partie d’Adrenaline restera énigmatique. Seule certitude, Mks, les deux Julien, Franck et une jeune inconnue en étaient les protagonistes.

Table 4, dite « Improbable » : Une triple égalité à Samouraï ? Aussi improbable que de résoudre un Rubik’s cube au hasard me direz-vous. C’est pourtant ce qui se produisit entre Baptiste, Paul et Armand. C’est donc Dom, le quatrième larron, qui mit tout le monde d’accord.

Table 5, dite « Same player shoot again » : Armand parti, la table 4 enchaîne à Diamant. Le même vainqueur s’impose.

Table 6, dite « Troisième dimension » : la tâble 5 enchaîne encore, et, sans transition, Dom rentre dans la troisième dimension en s’imposant à nouveau, cette fois à Kingdomino. Pour briser le sort, une nouvelle partie est décidée, et cette fois le trésorier met les choses au point.

Table 7, dite « Dieu seul nous voit » : une table de nuit  oppose deux scientifiques confirmés, Tristan et Julien de Paimpol, à 7 wonders-Duel. Ils gagnèrent chacun une partie, et chaque fois grâce aux scientifiques.

Table 8, dite « La femme à l’envers » : c’est par le traditionnel Codenames que se finit cette soirée avec les Bleus (Dom, FR, Thierry), et les Rouges (Xel, Paul, VHS). Une partie que les Bleus  remportèrent 2 à 1. Si, sur la première et la troisième manche, les deux équipes désignèrent l’assassin, respectivement Ordre (pour Tibétain !) et Eau (pour Locomotive), la partie se joua donc sur la deuxième manche, avec Xel en maître-espionne rouge. Pour comprendre, il faut savoir que Xel joue à l’envers des autres: au lieu d’associer des mots un par un à l’indice, elle associe un groupe de mots, pris ensemble, à l’indice. Ainsi, si noir ne fait pas spécialement penser à Dresseur, pas plus que Cadre, quand vous prenez ensemble Cadre, Noir, Bras et Canne, vous pensez immanquablement à Dresseur (encore faut-il connaître l’école du Cadre noir, me direz-vous). Moralité, pour gagner à Codenames, il faut savoir non seulement avec qui on joue, mais comment il ou elle joue !

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Séance de VENDREDI 05/05/2017 à St-Elivet

Le 5 mai 2007 disparaissait Theodore Maiman qui en 1960, aux laboratoires Hughes, fabriqua le premier laser et en fit entrer le rayon lumineux dans l’histoire. Lannion ayant une petit industrie photonique (« dans le photon, tout est bon ! »), son nom y est familier. Dix ans plus tard, des adhérents rayonnants ont laissé les lumières briller fort tard.

Table 1, dite « Six » : de nombreux joueurs embarquent dans le vaisseau spatial Battlestar Galactica : Nourdine, François-René, Frank, Michal, Anthony et Armand. La partie démarre fort avec une double attaque, puis les deux cylons F-R et Armand se dévoilent et l’emportent en ayant fait tomber le moral des humains à 0.

Table 2, dite « Cinq » : Christophe, Tristan, Bruno, Thomas et VHN s’attablent autour de Hansa Teutonica, un classique des jeux de stratégie germaniques avec des règles simples, un thème minimal, un hasard quasi-absent et pas mal d’interactions entre joueurs qui se disputent des routes commerciales à grands coups de cubes. De la réflexion, des coups bas et peu de fantaisie pour ce jeu néanmoins excellent, une sorte de Kardinal und König en plus riche. Des 3 conditions de fin de partie, c’est « premier joueur à 20 points » qui s’active. Et c’est une victoire de Tristan, bien détaché de ses suivants avec 64 points.

Table 3, dite « Quatre » : A Dice Masters joué en équipe, la paire Julien+Axel a fait de la charpie de Jérôme+Nicolas-2. Puis les mêmes ont joué à Trains.

Table 4, dite « Trois » : ils sont trois (Neox, Xel et DocNicolas) à avoir poussé leurs troupeaux de bovins sur la piste de Great Western. « C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses » dit-on parfois, mais ledit comptage n’a pas été remonté à la rédaction.

Table 5, dite « Deux et demi » : pendant ce temps, une partie de 7 Wonders Duel opposait Vincent à Joan pendant que Robin dormait du sommeil paisible du futur adhérent.

Pour le Codenames lancé au terme de ce compte à rebours, les Bleus alignent la redoutable charnière Nourdine/F-R avec Jérôme, tandis que l’effectif des Rouges regroupe Joan (Robin tentant avec succès un « Glouc 2 »), Christophe, VHN, DocNicolas rejoints par Xel. Première manche serrée où en ouverture, Haiti 4 répond à Végétal 4. Elle finit sur un Attente 1 qui rappelle étonnamment le mardi précédent (où le même mot avait fait trouver File et Poste). File et Poste sont de nouveau là, les Bleus touchent File et gagnent ! Eussent-ils choisi Poste, ils perdaient. La seconde manche commence mal pour les Rouges qui choisissent Bouquet en réponse à Bulbe 2. L’adversaire, lui, propose des mots à la sémantique trop large (Bricolage, Bâtiment). Malgré les efforts de Jérôme et en passant sur un Cardiovasculaire 2 (Cœur, Pompe) un peu limite, les Rouges l’emportent de justesse. Dans le manche décisive, les Bleus attaquent fort avec un Vieillard 4 mais se dispersent ; face à eux, le pragmatisme de DocNicolas (malgré son David Hasselhof 2 hermétique à certains) conclut triomphalement avec Jugulaire 2 (Veine, Figure).

Mais la soirée n’était pas finie : quand le rédacteur prit le large à une heure fort avancée, on jouait encore à Titan Race tandis que DocNicolas organisait une table de Small World.

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Séance de MARDI 02/05/2017 à St-Elivet

Petite séance pour ce mardi coincé entre deux grands week-ends.

Table 1, dite « Gomme brûlée » : c’est au bord de la piste de Silverstone sous un beau soleil que se retrouvent François-René, Nicolas-2, Jérôme, Julien-Lannion et VHN pour disputer en 3 tours une course de Formule Dé. Jeu de dé, oui, mais certainement pas jeu de hasard. En témoigne la performance du surentraîné F-R qui, après avoir déjà brillé en début d’année, survole la course après avoir finement réglé sa monoplace.

Dans le premier tour, il prend le large et gère ensuite sa course en père de famille sans que ses poursuivants ne soient jamais menaçants. N2 occupera longtemps la deuxième marche du podium mais lors de son arrêt au stand à la fin du deuxième tour, il se retrouve juste derrière Dom et Jérôme en pleine explication, explication qui tourne en faveur du second. Jérôme est aussi celui qui a le plus serré ses concurrents, assumant les risques d’accrochage. Malheureusement pour Julien, c’est lui qui se retrouve hors course suite à un tel frotti-frotta avec Jérôme, terminant sa course après 2 tours et à quelques centaines de mètres de l’entrée des stands où il aurait pu réparer sa carrosserie. Il est intéressant de noter la variété des tactiques de course, allant de 2 arrêts au stand (F-R) à 0 (Jérôme).

Table 2, dite « Soleil brûlant » : c’est sur les pistes d’Asie centrale que s’affrontent aux Voyages de Marco Polo Baptiste, Neox, Jean-Yves et DocNicolas. Le premier nommé (avec je crois le personnage du commerçant) remporte une partie où Nicolas aura eu bien du mal à tirer un « 6 » de ses dés.

Table 3, dite « Le tour le plus long » : reprenant ses bonnes habitudes, le groupe restant ne se sépare pas sans avoir joué à Codenames. Les Rouges (Doc, Julien et VHN) disputent une première manche serrée aux Bleus (Jérôme, F-R et N2), ces derniers l’emportant finalement à cause d’un Coffre 2 pas assez fort (c’était Caisse, Bois et non pas Caisse, Casse). La seconde manche (VHN/F-R, le choc des maîtres-espions) voit un fail mémorable : les Rouges ouvrent par un Richard Claydermann 3 (pour Piano, Main, Tube). Après Piano et Main, les espions s’accordent facilement sur Banc qui était l’assassin ! Frustration de l’adversaire qui gagne sans avoir joué. F-R s’affronte alors à Julien et, égal à lui même, fait le trou avec son Balle 4. En face cela patauge : malgré le plaisant Attente 2 (File, Poste), le Port 3 (« dans une Ile, il y a forcément un port » ? eh bien non !) les coule et les Bleus arrivent à 3-0. Cela ne suffisait pas à certains qui ont insisté pour une quatrième partie. Elle a traîné en longueur, le binôme Doc/N2 ayant eu du mal à maintenir ses joueurs éveillés mais a permis aux Bleus de sauver l’honneur.

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Séance de MARDI 11/04/2017 à St-Elivet

Né avec le siècle, Jacques Prévert nous quittait il y a exactement 40 ans. En 1932, il est sollicité par une troupe de théâtre pour écrire des textes contestataires d’agitation-propagande. Sa verve, son humour, son aisance à rédiger très rapidement sur des sujets d’actualité brûlants, feront la notoriété du groupe. Le plus célèbre de ces textes, La Bataille de Fontenoy (présenté en 1933 aux Olympiades internationales du théâtre ouvrier à Moscou), moque les hommes politiques de l’époque. De 1932 à 1936, le groupe est très actif et se produit dans des usines en grève (Citroën), des manifestations, en pleine rue, ou encore dans des bars. Les textes, en prise directe avec l’actualité nationale ou internationale, sont écrits à chaud et les représentations données après à peine une nuit de répétition.Toute sa vie, Jacques Prévert témoignera d’un engagement politique sincère. Surréaliste inclassable, adepte du copier coller, au sens littéral de son époque, il aurait beaucoup à nous dire sur le monde d’aujourd’hui.

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40 ans plus tard, une petite troupe se réunissait à St-Elivet, pour une expédition lointaine qui se termina par des jeux de mots, comme un hommage à distance.

Table 1, dite « Chronique martienne » : à Mission: planète rouge, Nicolas II pensait s’imposer, mais avec 35 il sera devancé par Xel, 38. Suivent Neox, 29, Paul, 28, votre modeste narrateur, 21, et Guillaume, 13, dans une partie ponctuée de nombreux coups bas et des rebondissements imprévus. Je perdis ainsi 9 points d’un coup en voyant un de mes astronautes occis par l’effet d’une carte mystère, ce qui annula ma mission secrète. A 6, ce jeu est finalement tout aussi chaotique et  imprévisible qu’une élection présidentielle à 4 !

Table 2, dite « Paroles, paroles » : à la table de Codenames, version commerciale, les Rouges (FR, Xel, Neox, Guillaume) affrontent les Bleus (VMN, Paul, Nicolas II). Les Rouges remportent la première manche sur un brillant Faucheuse 3 (Ange, Mort, Maladie), puis prennent un risque insensé avec l’indice Macron 1 (pour Banque), alors que Génie était encore sur la grille ! Ils font ensuite naufrage dans la deuxième manche, désignant pour finir Livre, mot assassin, sur l’indice Forêt ! Inexplicablement, ils finissent par remporter la partie malgré une troisième manche tout aussi pathétique (ponctuée notamment par le choix de Amérique comme pays au lieu de Egypte). La raison en est que les Bleus désigneront l’assassin sur l’indice décisif, Mécanique. Ce mot pointait à la fois vers Orange, ce que nous avions bien vu, mais aussi sur Canne alors que nous avions choisi Lit. Pourquoi Canne ? A cause d’Orange mécanique, bien sûr. Mais nous ne cherchions pas dans cette voie, car, à Codenames, un indice I doit à la fois se rapporter aux mots A, B, C, etc.. qu’il désigne. il n’est pas d’usage que B se rapporte au couple (A, I), comme c’était le cas ici. Faute d’avoir respecté cette loi d’airain, les Bleus durent donc essuyer une défaite cruelle. Dura lex, sed lex !

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Séance de VENDREDI 24/03/2017 à St-Elivet

Le 24 mars 1860, par le traité de Turin, Nice et la Savoie reviennent à la France en remerciement de l’aide militaire apportée au royaume du Piémont contre l’Autriche. Les populations des deux comtés se prononcent massivement pour leur rattachement à la France par plébiscite. On ne le sait pas assez, mais c’est une première mondiale: pour la première fois au monde, l’exécution du traité est subordonnée à son approbation par les populations concernées en vertu du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

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157 ans plus tard, personne ne doute à S-Elivet de son droit à disposer de lui-même, mais certains ont du mal à se choisir une table. Pour les faire patienter, une table de Looping Louis se monte, sous la férule de Dom. Petits et grands s’y emmerveillent au point que l’on reverra ce jeu sortir en toute fin de soirée, lorsque deux visiteurs nocturnes feront une apparition saluée.

Mais commençons par le début. Tout commence par une table de cuisine, sur laquelle repose un gâteau chocolat-pistache, que Joan avait confectionné. Il fut à sa juste valeur apprécié, et qu’elle en soit ici remerciée. Ensuite, il y eut des tables de jeu.

Table 1, dite « Concurrence privée » : une avant-première nous est proposée par Michal à cette table: une version prototype de  Detective: City of Angels (CoA pour les intimes). Ce jeu, situé dans l’univers noir et violent du Los Angeles des années 1940, puise son inspiration dans des oeuvres comme le film d’Howard Hawks  The Big Sleep, James Ellroy (L.A. Confidential), ou encore le jeu video L.A. Noire (Rockstar Games). C’est l’oeuvre de Evan Derrick, un designer qui adore remettre les vieux jeux au goût du jour, et auteur du remarqué Dark Moon (qui s’est d’abord intitulé B.S.G Express). Aux illustrations, nous retrouvons le graphiste français Vincent Dutrait.

Dans ce jeu d’investigation compétitif, vous incarnez un détective, mais un joueur prend un rôle particulier: The Chisel. Revenons sur ce mot, qui en anglais signifie ciseau, burin, ce qui nous interpelle. Il faut aller dans les sens argotiques pour comprendre, et là l’horizon s’élargit: une polysémie alternative se superpose au sens premier du mot:

  1. Used to describe the action of throwing an object in a comedic yet casual way whilst still applying a heavy amount of force. A catapult motion is often used by more experienced chiselers.
  2. Cocaine, Coke, Charlie – « Richard was known to deal the finest chisel in South London « 
  3. To cheat someone – « Why should I give her another five bucks?’ (…) ‘You’re trying to chisel me.  » (extrait de L’attrape-coeurs)
  4. A long, slender erect penis. Gay slang. – « Check out the chisel on that guy- it could go ten inches up my ass with no pain whatsoever! »  (on retrouve ici le sens premier, dans une version imagée)
  5. An idiot, cockney slang. – « You fucking chisel! « 
  6. To chisel: The act of trying to pick up a girl until she sleeps with you and or gives you her number. – « What’s Tony doing over there ? Leave him alone he’s chiseling those borad over there… « 

De tous ces sens possibles, retenons le numéro 3. Le Chisel est donc une sorte de maître du jeu, mais aussi un tricheur, qui peutEvan Derrick fournir des réponses partielles, insignifiantes, ou carrément fausses aux questions que lui posent les enquêteurs. C’est ce que le jeu appelle le sysème ARC (Adaptive Response Card), qui est supposé simuler un interrogatoire où il faut parfois un peu insister pour obtenir la « bonne » réponse du suspect. A son originalité première, une enquête en mode compétitif, le jeu en apporte une autre: le Chisel est un joueur à part entière, qui peut gagner la partie en manipulant ses adversaires.  Il est aussi possible de forcer la bonne réponse en payant, et d’écouter les réponses faites aux autres enquêteurs, également moyennant monnaie. Notons de plus que les indices révélés en cours de partie deviennent questionnables ! Enfin, ultime originalité, chaque détective peut, une fois avant la fin du jeu, soumettre sa version de l’affaire, ce qui met fin au jeu s’il a raison (et si personne n’a trouvé, chacun donne sa version à la fin du dernier tour) !

A l’épreuve, l’enquête est très jouable et les actions fluides, mais le mode compétitif inflence les stratégies des enquêteurs, qui ont tendance à se suivre les uns les autres pour aller à la pêche aux informations. Nous avons pris du retard par la faute d’une mauvaise interprétation (slang oblige) d’un indice en début de jeu, et, même si le scénario du crime s’est éclairé sur la fin, nous avons tous échoué à trouver les trois éléments du forfait (le criminel, son mobile et son arme) et donc permis la victoire du Chisel, Michal. Au total, un jeu qui a du potentiel une fois gommés quelques défauts (que nous avons bien sûr soigneusement notés au questionnaire de satisfaction auquel nous avons été soumis) et qu’on espère voir sortir en version commerciale très bientôt dans les bacs (une façon de parler, ceux qui savent de quoi je parle comprendront ce que j’ai voulu dire, et sinon demandez à un baby-boomer de vos connaissances). A bientôt donc à L.A., et n’oubliez pas vos dictionnaires de slang !

Table 2, dite « Binge gaming » : Une table composée de Axel, Franck et Tristan enchaîne les expériences façon binge gaming: 4 Gods (Axel), Dominion (Franck), le Poker des cafards (Tristan 2 fois), et enfin Dungeon Twister (Tristan)…

Table 3, dite « Oceano Nox » : Une table de Ghost stories rassemble Xel, Nourdine, Jérôme et Nicolas II. S’ensuit un Abyss remporté par Nicolas II, puis un Cap’taine Carcasse qui voit Xel conclure.
La conjonction à cette table d’un fantôme, d’un capitaine et des abysses nous invite à convoquer ici le grand Hugo:

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c’est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!

Table 4, dite « Aux artistes » : Pendant ce temps-là, il y avait atelier peinture dans la bibliothèque. On espère un compte-rendu par le menu sur le forum…

Table 0 bis: à cet instant précis, la soirée étant déjà fort avancée, Sophie et Doc Nicolas font leur entrée. Ils n’échappent pas au rite initiatique de Looping Louis, entraînés dans le manège par Dom qui déserte pour un temps (ô sacrilège) son poste de maître-espion de la table qui vous est contée plus loin !

Table 5, dite « Une poule, des écailles, une pipe et au lit » : à la table de Codenames, les Bleus (Jérôme, votre modeste narrateur, Axel, Sophie) infligent une défaite cuisante aux Rouges (Dom, François-René, Xel,  Nourdine, Doc Nicolas) :

  • 1-0 pour les Bleus, qui parachèvent un parcours maîtrisé ponctué par un Agriculture 4 (Assiette, Poule, Fourche, Pelle) grâce à un JJ Goldman 2 (Signe, Disque) finement décrypté, alors que le H20 des Rouges manque sa cible (Formule, Courant)
  • 2-0 pour les Bleus sur un joli Anatomie 3 (Ecaille, Bourse, Colon), les Rouges étant trop courts malgré un graphique Huit 2 (Cercle, Double)
  • 2-1: les Rouges reviennent, mais c’est la faute de l’assassin Table, désigné sur l’indice Bois !
  • 3-1: Les Bleus enfoncent le clou. Cette dernière manche commença par une petite Pipe (Tabac, Bande), et se termina par deux indices appropriés, Nocturne et Dormir, une triangulation visant Couche, Veille et Loup. C’était bien l’heure d’aller au lit, d’autant qu’à la faveur de l’heure d’été la nuit serait inhabituellement courte.

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Séance de MARDI 21/03/2017 à St-Elivet

Le 21 mars 1972, le Serpent monétaire européen était créé pour limiter les fluctuations de taux de change entre les pays membres de la CEE. Pour chaque monnaie, un seuil d’intervention à la vente et à l’achat, en fonction du taux de change par rapport à chacune des autres monnaies, étaient définis. Ainsi, une monnaie ne pouvait pas fluctuer par rapport à une autre de plus ou moins 2,25 % autour de sa parité bilatérale.

La genèse du SME débute avec les accords de Bretton Woods de 1944, qui basent le commerce mondial sur le dollar américain. Cette spécificité va lui conférer une valeur supranationale et donner un privilège exceptionnel aux États-Unis en leur permettant de payer toutes leurs importations dans la monnaie nationale, alors que les autres pays doivent gagner suffisamment de devises pour régler leurs importations. Pour obtenir les précieux dollars, les pays n’ont d’autre choix que d’exporter, alors que les États-Unis, qui ont la possibilité de financer leurs achats en émettant des dollars, tendent à augmenter leurs importations plus que ne leur permet leur situation réelle.

Alors qu’ils s’étaient engagés à assurer la convertibilité du dollar en or, les États-Unis renoncent unilatéralement en 1971 à cette convertibilité. Dès lors, le cours du dollar va évoluer librement par rapport aux autres devises donnant cours à un nouveau système de parités flottantes dont est issu le Système monétaire européen, dont le serpent du même nom est l’ancêtre.

La chute du dollar américain continue de 1972 à 1978, et les devises craquent les unes après les autres. Entrée dans le Serpent en mai 1972, la livre sterling le quitte dès juin 1972 – elle sera obligée à une dévaluation de 30 % en 1976. La lire italienne quitte le dispositif en janvier 1973. Le franc français sortit deux fois du Serpent, en 1974 et en mars 1976, car même s’il s’apprécia par rapport au dollar de 5,50 à moins de 4,00, la dérive était encore plus importante par rapport à la devise allemande.

Les problèmes économiques de 1977-1978 sont importants : inflation généralisée, crise de l’acier, effondrement du dollar. Le gouvernement américain ne soutient pas sa monnaie et début 1978, l’instabilité monétaire est généralisée et la situation est telle que même les échanges communautaires sont menacés. Les monnaies européennes les unes après les autres doivent quitter le Serpent. Le franc français plonge à nouveau lors de la campagne législative de mars 1978. La lire italienne connaît des soubresauts avec la participation des communistes dans la coalition gouvernementale. La livre sterling, malgré la dévaluation de 30 % en 1976, est toujours très faible.

La nécessité d’un nouveau système capable d’empêcher l’envol du Deutsche Mark en le lestant avec les monnaies moins performantes de ses principaux partenaires commerciaux s’impose. Le 27 octobre 1977, le britannique Roy Jenkins, alors président de la Commission européenne, propose de frapper un grand coup en créant une monnaie unique pour les neuf pays et un budget de l’Union européenne qu’il propose de fixer à 10 % de chaque PIB, car il estime qu’aucun progrès ne peut se réaliser par une politique de petits pas. Ce sera le Système monétaire européen.

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45 ans après, beaucoup d’Européens ont une monnaie commune, la stabilité monétaire est retrouvée et les oscillations du serpent semblent lointaines. Mais l’histoire connait des cycles qui montrent que la mémoire des hommes est souvent courte.

Table 1, dite « Trahisons entre amis » : à cette table de Betrayal at the House on the hill Franck, Neox, Xel, Nicolas II et Jérôme sont sortis sans encombre, parait-il, tout en prenant leur temps.

Table 2, dite « En sortir (ou pas) » : Guillaume, New Jack et Nourdine s’essaient à l’escape game Unlock! déjà évoqué sur ces pages. Ils en ont accompli le premier scénario, et annoncé qu’ils l’avaient réussi hors délais, ce qui est une façon sournoise de dire qu’ils ont échoué.

Table 3, dite « Livres flottantes » : Tristan, Dom et Votre Modeste Narrateur prennent place autour du caravansérail et des étals du marché d’Istanbul ! Un bon jeu combinatoire, mais où il faut avoir quelques livres (turques) pour s’en sortir, ce qui remet dans son contexte cette exclamation d’un des protagonistes: « c’est frustrant d’être impuissant ». Au tableau de marque, Tristan termina sultan (5 saphirs), Dom resta calife (4 saphirs) pendant que je me contentai du grade de vizir (3 saphirs).

Table 4, dite « Le code n’a pas changé »  : Pour la fin de soirée, on ne change rien et c’est encore Codenames. Nous retrouvons chez les Bleus François-René, votre modeste narrateur, Nicolas II et New Jack, et chez les Rouges Xel, Dom, Nourdine et Guillaume, pour une partie disputée en trois manches:

  • 1-0 pour les Rouges dans un final à suspense: alors que les Rouges jouaient Pain et Batterie, et donc qu’un Baguette 2 s’imposait, l’énigmatique C4 lancé par Nourdine, bien que subtil (pain de plastic et automobile), manqua sa cible. Les Bleus devaient alors gagner grâce à un Taboulé 2 (Pépin, Entrée), mais ce plat évoqua le Régime à mes partenaires (comptez 160 kcal quand même) et nos adversaires n’eurent qu’à conclure !
  • 1-1 dans une manche où les Rouges se sont perdus entre oeufs et boeufs, suscitant cette remarque définitive: « le boeuf en croûte c’est bon, à part que ça n’existe pas ! »
  • 2-1: les Bleus arrachent la victoire au métier, grâce à une très jolie Férule 2 (Régle, Bout), bien croisée avec la colère (Bout, Pique) ! Un travail d’artisan signé Jérôme.

Table 5, dite « Ce que la nuit dit au jour »  : Entre nuit et jour, pas si loin du crepuscule, une bande d’enquêteurs en veut encore, et se mesure à CS Files. Une enquête finalement brève mais néanmoins intense et que nous n’étions plus là pour relater.

CS Files

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Séance de VENDREDI 17/03/2017 à St-Elivet

Le 17 mars 1808, Napoléon 1er créait les palmes académiques, et faisait du baccalauréat un grade d’État qui sanctionne la fin des études secondaires et donne accès aux études supérieures. D’origine médiévale, le baccalauréat (de baccalarius« apprenti chevalier », et laureatus, « couronné de lauriers ») était jusque-là le premier grade de l’Université de Paris, avant la maîtrise et le doctorat. Le nouveau baccalauréat comporte cinq disciplines : lettres, sciences, droit, théologie et médecine. La première session, avec seulement des épreuves orales, se déroule en 1809 avec 31 candidats, tous des garçons de seize ans (la première bachelière sera une institutrice de 36 ans, en 1861). En 1881, la composition latine sera remplacée par une « composition française sur un sujet de littérature ou d’histoire », marquant la fin de la primauté du latin.

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209 ans après, à St-Elivet, beaucoup de copies furent livrées, de valeurs très inégales, et tous n’avaient pas suivi les mêmes filières. Il faut dire aussi, St-Patrick oblige, que plusieurs des impétrants semblaient influencés par le houblon et ses dérivées multiples (et je ne parle pas ici de mathématiques). Passons maintenant à la correction !

Table 1, dite « Section magiciens » : à cette table de Trickerion: Legends of illusion, un professeur diplômé (Julien, détenteur du jeu), et trois débutants, Tristan, Mickaël, Christophe, sapés comme jamais pour éblouir les foules avec leurs merveilleux tours. La valeur n’attendant pas le nombre des années, c’est Tristan qui conquiert le précieux sésame avec un score voisin de 100, ponctué par un dernier tour extraordinaire dont on parlera encore longtemps dans les chaumières et qui justifie amplement sa mention Très bien.

Table 2, dite « Récréative » : Une table courte comme une copie blanche rassemble Jérôme et Axel dans l’univers de Smash Up, autant dire une bonne baston dans la cour de récré. Pourtant, le plus gringalet des deux l’a emporté…

Table 3, dite « Composition d’histoire » : Une table de Signe des anciens rassemble Neox, François-René, Marion, Xandra et Baptiste. Ce dernier en ressort lauréat, la tête du bon élève en prime.

Table 4, dite « Section latinistes » : Au cœur du  quartier latin de St-Elivet (vous l’avez reconnu, il se caractérise par sa bibliothèque quasiment universitaire), Jeff et Jack déclinent leur Via Nebula. Tempora si fuerint nubila, solus eris, méditaient-ils en silence. C’est Jeff qui sortit la première tête des nuages, par la courte de marge de 22 à 20.

Table 5, dite « Fatal oral » : Après de multiples tergiversations sur le choix du sujet, Xel, Votre Humble Narrateur, Michal et Armand se retrouvent autour de la table moyennageuse de Fief. Un jeu où l’on peut gagner soit en solo, soit en couple, après une alliance scellée en bonne et due forme par un échange d’alliances. J’avais bien senti que Michal, installé dès le départ dans le fief attenant au mien, me convoitait. Quand, minaudant, il fit sa proposition, j’étais déjà un beau parti, portant couronne et mître dans le même temps, et l’affaire fut conclue sans hésitation. Nous cavalions vers la victoire, avec 4 titres qui nous la donneraient à coup sûr au décompte de fin de tour. En face, on s’épiait, on s’observait, on tergiversait, mais Armand, lancé vers le grand espace laissé libre au sud-est de la carte, semblait regarder avec dédain le trousseau de sa voisinne. Pourtant, le temps pressait et il fallait bien faire quelque chose. Ils tentèrent donc une approche combinée, mais sans y croire. Quand Xel attaqua mes positions, je mis un point d’honneur à n’être point capturé, utilisant un passage secret. Au tour d’Armand de jouer, le dernier coup de la partie pensait-on, et lui aussi. Mais il avait en mains une carte assassin, carte qui ne nécessitait pas d’être dans le même fief pour frapper, comme il l’avait cru. Bientôt, il en usa. Bientôt, ce fut ma perte: un roi occis, un diocèse en miettes, une forteresse assiégée, une épouse envolée. Pourtant le passage secret m’aurait protégé, mais je ne l’avais plus, persuadé que j’étais, comme nous l’étions tous, qu’il n’y avait aucune botte secrète dans la main d’Armand ! Michal ne respecta aucune des couleurs du deuil, convola illico avec Armand, et en deux coups de cuiller à pot l’affaire était faite.

KharnageTable 6, dite « Section décibels » : Jeu d’affrontement d’armées médiévales-fantastiques, ponctué de « Kharnage !!! » et de « YEAH!!! », Kharnage a pour but d’accumuler le plus de points de domination en détruisant le plus d’unités ennemies. Autant le dire, un jeu totalement inadapté au recueillement qui sied à une bibliothèque. Jacques fut l’élève le plus bruyant (15 dB), mais Jeff (15 dB aussi, mais un octave en dessous), et Axel ne furent pas en reste. Seul Jérôme (3) resta dans le ton de la bienséance. Merci à lui, nous étions leurs voisins.

Table 7, dite « Thème libre » :  François-René, Neox et Baptiste enchaînent sur une partie de Libertalia.  Le plus sportif des trois s’adjuge cette partie.

Table 8, dite « Composition française » : à la table de Codenames nous retrouvons chez les Rouges Jérôme, votre modeste narrateur, Xel, et chez les Bleus Tristan, François-René, Axel, puis Nourdine, pour une partie disputée en trois manches  gagnantes:

  • 1-0 pour les Rouges alors que les Bleus se prennent les pieds dans une Echelle assassine (l’indice étant Hauteur).
  • 1-1 : égalisation des Bleus dans une manche où les Rouges ont fait assaut d’associations multiples avec Chambre 3 (Noir, Table, Porte) et Panama 2 (Coffre, Plage), tandis que les Bleus allaient à l’essentiel avec un Branlette 3 (Huile, Pouce, Bout) dont on vous laissera deviner l’auteur.
  • 2-1: les Rouges font un sans-faute absolu, dans un parcours ponctué notamment par un habile cognassier (Arbre, Pire).
  • 3-1: L’heure est passée depuis longtemps pour Axel, mais les Bleus font durer infiniment le plaisir à leur détriment, butant notamment sur le pourtant subtil Information 3 (Tuyau, Disque, Signe), tandis que les Rouges, déroulant leur partition sans mollir à coups de mots en 2, finissent par s’imposer par défaut.

Table 9, dite « Cours privé » : dans l’espace privé de la cuisine, Sylvain donnait un cours tout aussi privé de JdR que ses élèves ont semblé grandement apprécier. Peut-être en saura-t-on plus sur le forum…

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