Séance de VENDREDI 13/09/2019 à Servel

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Le 13 septembre 1592, on rapporte que Montaigne fit convoquer par écrit dans sa chambre sa femme et quelques gentilshommes du voisinage et que, pendant qu’on disait la messe en leur présence, il rendit l’âme au moment de l’élévation. Les idées de Montaigne sur la mort ont évolué depuis 1572 quand il pensait, en stoïcien, que la grande affaire de l’homme est de se préparer à bien mourir. Il pense maintenant en épicurien qu’il faut suivre la nature : « Nous troublons la vie par le souci de la mort. Je ne vis jamais un paysan de mes voisins réfléchir pour savoir dans quelle attitude et avec quelle assurance il passerait cette heure dernière. » « La mort est bien le bout, non pas le but de la vie. » Et les Essais s’achèvent sur une invitation au bonheur de vivre : « C’est une perfection absolue et pour ainsi dire divine que de savoir jouir de son être. Nous cherchons d’autres manières d’être parce que nous ne comprenons pas l’usage des nôtres, et nous sortons hors de nous parce que nous ne savons pas quel temps il y fait. De même est-il pour nous inutile de monter sur des échasses, car sur des échasses il faut encore marcher avec nos jambes. Et sur le trône le plus élevé du monde, nous ne sommes encore assis que sur notre cul.»

427 ans ont passé depuis que le moraliste a quitté ce monde, et à Parties Civiles, où jouir de son être n’est pas un vain mot, nous avons toujours beau jeu, soirée après soirée, de chercher d’autres manières d’être. En témoigne le récit de cette soirée où cohabitèrent différents arts de jouer et de vivre.

Table 1, dite « Occupation comique » : à Sherlock Holmes: Détective conseil la fine équipe des enquêteurs (Camille, Maïwenn, Vincent, Elouan, Franck, Paul, Thomas, Dom, François-René et votre humble serviteur) se retrouvent à Queen’s Park pour explorer le deuxième opus de ce spin off. Montaigne nous a incités à ne pas nous prendre au sérieux (« La plupart de nos occupations sont comiques. Il faut jouer notre rôle comme il faut, mais comme le rôle d’un personnage emprunté. »), et c’est heureux au vu d’une journée qui prête surtout à rire, et dont le fruit apparaît bien maigre, laissant notamment derrière nous un code resté énigmatique.

Table 2, dite « Occasion à saisir » : rien n’a filtré de cette partie de Black Angel où Olivier-3, Jérôme-2, Vivien et Frédéric se disputaient la part des anges. L’un d’entre eux a pourtant gagné, peut-être à son détriment tout comme Montaigne devint maire de Bordeaux: « Messieurs de Bordeaux m’élurent maire de leur ville alors que j’étais éloigné de la France et encore plus éloigné d’une telle pensée. Je refusai, mais on m’apprit que j’avais tort, l’ordre du roi intervenant aussi en l’affaire. »

Table 3, dite « Esprit libre » : découverte de Barrage – du neuf, du lourd, du calculateur, et avec des clients costauds pour une table dominée par Tristan, sous les yeux de Xel, Neox et Mickaël. « Mon opinion est qu’il faut se prêter à autrui et ne se donner qu’à soi-même », conclut en esprit libre le vainqueur, paraphrasant les Essais.

Table 4, dite « Règle immuable » : un duel entre le bien et le mal oppose Audrey à Olivier-L à Claustrophobia 1643. L’équilibre éternel des forces fut encore une fois vérifié, chacun s’octroyant une victoire. C’est injustice de détériorer les règles de la nature, nous avait enseigné le philosophe.

Table 5, dite « Affaire de famille » : Kristell, Gérard, Yannick et Olive s’essaient à Inis – une victoire de la fille précédent une autre du père. « Parce que c’était lui, parce que c’était moi  » aura-t-elle pu conclure, à l’instar de Montaigne parlant de La Boétie. Ou peut-être parce que le talent se cultive en famille, et que bon sang ne saurait mentir.

Tables 6 et 7, dite « Maison de tolérance » : « Je ne partage point cette erreur commune de juger d’un autre d’après ce que je suis » lit-on sous la plume de Montaigne. Reconnaissons donc que Julien, Baptiste, Benjamin et les autres protagonistes de ces tables imposantes, de ces livrets touffus, de ces règles pour initiés de Warhammer 40 000 ont, aussi, le droit à la tolérance. Et peut-être même, disons le mot, à l’admiration devant un monde que nous regardons sans le voir. Parties Civiles est aussi une grande maison de tolérance.

Table 8, dite « Bouts de vie » : interprétant à contresens le précepte du philosophe devenu épicurien, « La mort est bien le bout, non pas le but de la vie », les protagonistes de ce Codenames final ont réussi l’exploit inédit de convoquer trois fois l’assassin dans les trois premières manches ! Cette partie historique voyait donc les Rouges (Gérard, Dom, François-René, Maïwenn, Xel) affronter les Bleus (Kristell, Yannick, Olive et votre serviteur).

Rouges 1-0 : les Bleus foncent sur le mot assassin Entrée pour un Pancarte 2 qui visait Carré et Carton. C’était Pancarte et non Panneau, notez bien !

Rouges 2-0 : les Bleus sont encore une fois punis par le choix de l’assassin Coupure pour l’indice Electricité (au lieu de Tableau: il fallait dire plutôt électrique !

Rouges 2-1 : Dom fonce à bras raccourcis sur l’assassin Bulle pour l’indice Abraracourcix, y voyant le personnage de BD qu’il est pourtant en effet !

Rouges 3-1 : voyages en tous genre avec Maïwenn à la manœuvre, qui enchaîne Fe….tion, Marco Polo et Taj Mahal ! En face les Bleus doivent rendre les armes malgré le joli Poule 2 (Oeuf, Peau).

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Séance de VENDREDI 06/09/2019 à Servel

Cela sent la rentrée au vu de l’animation dans les salles et des joueurs enthousiastes qui se pressent avec quelques nouvelles boîtes en main. Et c’est avant que les colonnes recrutées au forum des associations ne viennent grossir nos rangs !

Table 1, dite « Deux Wallace sinon rien » : Brass serait-il addictif ? le voilà de nouveau de sortie (en version Birmingham) avec les inévitables Xel, Thomas et Tristan et accompagné d’une Chimay bleue. Partie de haute volée, on n’en attendait pas moins de ce casting velu et c’est Thomas qui finit 3 points devant Xel et 10 devant Tristan. Puis les mêmes accompagnés de Camille jouent à Wildlands puis encore à Chakra.

Table 2, dite « Survivants silencieux » : avec Outlive, Mickaël invite Frédéric, Olivier3 et Eric à du placement d’ouvrier post-apocalyptique. Cela a duré longtemps puis ils sont partis discrètement, on laissera donc le forum nous en dire plus.

Table 3, dite « Celtes de table » : belle partie d’Inis pour Olive, VHN, Yannick et Gérard (mode découverte pour les deux derniers mais ils apprennent vite !). Elle a offert son lot de coups habiles, de surprises et de grognements. Yannick part sur les ailes chercher la condition de victoire « être présent dans 6 territoires », sans être inquiété. Pendant ce temps au centre, Gérard et Dom se disputent le jeton de Brenn (premier joueur, avec quelques avantages) tout en se frottant aux troupes nombreuses d’Olive. Ces trois là arrivent quasiment simultanément à la condition de victoire « être présent dans des territoires avec 6 sanctuaires ». Yannick couine sur le thème « mais alors je ne pourrai jamais gagner » mais se reprend vite. Il s’étend en direction des sanctuaires et obtient sa deuxième condition de victoire. Olive le voyait venir et dans un mouvement tardif, envahit la capitale ce qui lui octroie la condition de victoire « être Chef de territoires avec 6 troupes ennemies » avec la perspective d’un départage à son profit. Oui mais il avait oublié que ce mouvement astucieux créait un conflit avec Dom et Gérard. Ces derniers ne se laissant pas faire ne purent que constater trop tard qu’ils l’avaient affaibli au point que la victoire ne pouvait plus échapper à Yannick. La partie a été longue mais bien appréciée, voilà un jeu à la fois beau et présentant des combinaisons et des rebondissements réjouissants.

Table 4, dite « Contes à jouer assis » : aucun retour de la table de Paper Tales qui regroupait Vincent, la jeune Yona, Nicolas2, Sébastien et Maxime. Ensuite il y eut une partie serrée de Honshu avec les trois premiers, remportée d’un petit point par Yona.

Table 5, dite « Bonne nuit les petits » : on trouve l’autre jeune de la soirée, Elouan, à une table de Histoires de Peluches avec OlivierL, François-René, Frank et PaulJr. Le marchand de sable est passé avant qu’un compte-rendu ne soit fourni.

Table 6, dite « Fous volants dans leurs drôles de machines » : au calme, Steven et Romain ont fait vrombir Aeronautica Imperialis, un jeu de la grande famille de W40K proposant, à grand renfort de figurines, de vivre le combat aérien au 41e siècle. Steven a gagné « grâce aux orcs ».

Table 7, dite « Du grand n’importe quoi » : partie bizarre et monomanche de Codenames qui voit le maître-espion bleu, PAR DEUX FOIS, donner des indices pour des mots rouges. Un agent double ? Quant à son homologue, son indice Opposés 2 pour faire trouver Souris et Baleine aurait dû être invalidé avec la plus grande sévérité. Seul un Antilles 4 (Plage, Pirate, Canne, Pointe (-à-Pître)) surnage dans ce naufrage-sabordage ludique.

Table 8, dite « Jeu de massacre » : fin de soirée en douceur pour F-R, Gérard et Olive qui disputent un Snow Time. On a suivi scrupuleusement le livret de règles : aucuns des présents n’avaient jusqu’alors joué ainsi ! F-R, que sa façon de penser comme Dom devrait alarmer, se détache irrésistiblement et gagne la partie.

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Séance de VENDREDI 23/08/2019 à Servel

Le 23 août 1939, le monde apprend avec stupéfaction la signature au Kremlin, à Moscou, d’un pacte germano-soviétique de «non-agression». Staline soupçonne les Occidentaux de vouloir détourner vers l’Est les appétits de conquête de Hitler. Il croit voir dans le lâchage de la Tchécoslovaquie à la conférence de Munich de septembre 1938 la confirmation de ses craintes. Hitler commence à émettre des revendications sur la Pologne et réclame en particulier Dantzig, «ville libre» selon les termes du traité de Versailles de 1919. Le «couloir de Dantzig» assure à la Pologne un accès à la mer mais présente pour les Allemands l’inconvénient de séparer la Prusse orientale du reste de leur pays. 

Le 15 mars 1939, la Wehrmacht entre à Prague et transforme ce qui reste de la Tchécoslovaquie en une colonie allemande. Le 23, elle occupe le district de Memel, en Lituanie, petit territoire germanophone derechef rattaché à la Prusse orientale. Pour circonvenir la menace allemande, Staline négocie d’abord un rapprochement avec Français et Britanniques. Un projet d’accord est bouclé le 22 juillet, mais le dictateur refuse de le signer car les Occidentaux n’autorisent pas ses troupes à entrer en Pologne et en Roumanie en cas d’agression allemande.

Résultat de recherche d'images pour "pacte germano sovietique cartoon"De dépit, Staline change son fusil d’épaule et, le soir du 19 août, annonce à son Politburo son intention de signer un pacte de «non-agression» (et non une alliance qui implique un engagement militaire commun) avec son turbulent voisin. À Berlin, Joachim von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères, convainc Hitler que les Occidentaux sont trop timorés pour répondre aux provocations allemandes, et l’entraîne dans un rapprochement avec Staline, en vue du dépeçage de l’Europe centrale. Lui-même se propose d’aller à Moscou négocier un partage de la Pologne et des pays baltes.

Le 21 août 1939, Berlin propose officiellement à l’URSS un pacte de non-agression sous le prétexte de mettre un terme aux provocations… de la Pologne ! Le pacte est conclu pour une durée de dix ans. Il inclut une aide économique de l’URSS à l’Allemagne avec d’importantes livraisons de blé, pétrole et matières premières. Deux clauses secrètes prévoient le partage de la Pologne en zones d’influence allemande et soviétique, et la livraison à l’Allemagne nazie de militants communistes allemands réfugiés en URSS. Hitler, débarrassé de la crainte d’avoir à combattre sur deux fronts, envahit la Pologne dès le 1er septembre. Les dirigeants  français et britanniques comprennent alors que la guerre est devenue inéluctable.

50 ans plus tard, « La Voie balte » secouait le monde : une immense chaîne humaine relia Estonie, Lettonie et Lituanie dans une lutte non violente pour la liberté. Entre 1,5 et 2 millions de personnes, soit le quart de l’ensemble de la population des trois pays participèrent à cette manifestation qui amènera un durcissement de l’attitude de Moscou vis-à-vis de ces républiques soviétiques. Le choix de la date est dû à la célébration du cinquantenaire du pacte germano-soviétique, qui annulait l’indépendance Baltique par un protocole secret définissant la répartition des territoires situés entre les frontières des deux pays, dont les trois États baltes. C’est seulement le 23 août 1988 que le contenu de cet accord a été rendu public. Une année plus tard, un rassemblement massif est organisé par les mouvements nationaux des trois pays baltes.

Ainsi naquit la voie balte, spectaculaire et pacifique acte de solidarité qui interpella le monde. Elle montra que les trois pays baltes, indépendamment de leur identité nationale propre, pouvaient unir leurs forces pour trouver le chemin de la liberté. L’impressionnante chaîne humaine, associée à la pression internationale grandissante en faveur de la révélation de la vérité historique, a donné une impulsion décisive au rétablissement de l’indépendance nationale de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie (qui survint en septembre 1991), encourageant dans le même temps les mouvements démocratiques dans toute l’ancienne Union soviétique.

80 ans plus tard, à Hong Kong, les contestataires formèrent une « chaîne humaine » en se tenant par la main dans différents districts de la ville semi-autonome, sur le modèle de la voie balte.

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A Parties Civiles, pas besoin de se tenir la main pour se sentir libres de batifoler sous les yeux de notre président débonnaire. Nous saisissons ce double anniversaire devenu universel pour clamer notre alliance libre et indéfectible !

Table 1, dite « Le partage des eaux » : Tel un bateleur de foire, voici Jack qui nous présente Underwater cities : « c’est comme Terraforming Mars, mais sous l’eau ! » Alléchés par ce programme de choix, deux visiteurs, Jérôme et Chloé, rejoignent Olivier-3 dans l’aventure. A l’heure du compte, cinq longues heures ont passé, et les eaux n’ont pas été partagées: c’est bien le possesseur du jeu qui sort vainqueur. A tout seigneur tout honneur.

Table 2, dite « Tout ira bien et si tu veux » : un petit Taluva rassemble Jeff et Neox, qui la jouent cool. Ce dernier se fait battre, tend la joue gauche, puis se fait battre encore. Mais il est débonnaire, on vous dit.

Table 3, dite « Lutte inégale » : dans cette aventure de Mythic battles, le Sphinx (Mickaël) est venu se venger d’œdipe (Axel), mais s’est fait rouler dessus, à cause, dixit le vainqueur, d’un scénario très déséquilibré.

Table 4, dite « Chaîne de valeur » : Gérard invite à se plonger dans l’Italie de la Renaissance: à Signorie, il faut gérer les hommes et les femmes de votre famille, envoyant les uns se former aux carrières politiques, cléricales et militaires et mariant les autres à des membres de nobles familles. Une partie que Xel conclut avec 181, devant Nicolas II, 161, Gérard, 156, et la méritante Yona, 139, pour une feuille de marque d’un niveau historique !

Table 5, dite « Histoire à écrire » : dans la dernière ligne droite, la fine équipe d’enquêteurs de Sherlock Holmes: Détective conseil se déplace à Queens Park. Ce quartier du Nord de Londres est le théâtre d’un opus inédit se déroulant sur trois jours, et dont les questions ne sont posées qu’à la fin du troisième jour. Mécanisme retors, le temps de chaque journée est compté: déplacements et visites prennent un temps qui grignote peu à peu le budget. Nous repartons un peu frustrés de cette première journée qui a déroulé deux pistes parallèles, sans vraiment aboutir sur aucune, et qui nous laisse avec des questions sans réponses !

Table 6, dite « Le sens de l’histoire » : le Codenames final-même -sil-est-tard-mais-ça-fait-longtemps voit donc les Rouges (Gérard, Dom, VHS) affronter les Bleus (Xel, Nicolas II, François-René).

Bleus 1-0; : malgré un beau début avec Harpon 3; (Baleine, Pêche, Pointe), les Rouges calent au dernier tour, hésitant sur l’association Noix / Note: l’indice proposé, Riche visant à la fois les calories et l’argent, de manière trop sybilline. Un habile Muscadé aurait fait l’affaire, suggéra avec à-propos un espion. En face, les Bleus; confient à leur joker de luxe (Nicolas II bien sûr) le soin de trancher entre Course et Salade pour l’indice Champ, ce qu’il fit avec un zeste de réussite en choisissant Salade (il semble que mettre Champ à tout bout de champ soit un bretonnisme, mais la question n’est pas tranchée nettement il me semble)

Rouges 1-1 : tandis que les Bleus s’égarent dans des plans Drague mal barrés, les Rouges déroulent, à l’image du joli Week-end 3 (Temps, Londres, Langue). L’inquiétude change de camp.

Rouges 2-1 : Un très bel enchaînement thématique Dépression 3 (Bar, Noir, Cafard) et Torricelli 2 (Bar, Appareil) permet aux Rouges de conclure victorieusement en suivant le sens de l’histoire. C’est à ma connaissance la première fois que Bar est pris dans son sens atmosphérique: il ne faut jamais oublier qu’à ce jeu, les mots à trouver ont toujours plusieurs sens, et parfois même les indices comme ici !

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Séance de VENDREDI 26/07/2019 à Servel

Il y a sept ans, trois mots devenus mythiques de Mario Draghi ont suffit pour sauver la zone euro : «whatever it takes ». Le contexte est tendu en ce mois de juillet 2012 où l’Union monétaire est près d’exploser. La crise grecque fait entrevoir une possible sortie du pays de la monnaie unique. Par contagion, l’hypothèse plombe la dette des pays du Sud de l’Europe, à l’économie plus fragile. Le Portugal se finance à 10%. La veille de l’intervention de Mario Draghi, le taux à 10 ans espagnol a bondi à son plus haut en un an, à 7,62%. Le 10 ans italien, pour sa part, est à 6,60%. Trois ans après le début de la crise financière, le doute sur la solidité des banques européennes fait son retour chez les investisseurs.

La BCE doit réagir. le docteur Draghi prononce le discours qui lui fera rejoindre le club des grands banquiers centraux et lui vaudra le titre d’homme de l’année pour le Financial Times. « Dans le cadre de notre mandat, la BCE est prête à faire tout ce qu’il faudra pour préserver l’euro ». Une pause. « Et, croyez-moi, ce sera suffisant. »

L’effet est immédiat. Le taux à 10 ans espagnol retombe sous la barre des 7%. Les bourses européennes repartent à la hausse. Les investisseurs ont entendu le message: la BCE ne permettra pas que la hausse des taux souverains entrave la transmission de sa politique monétaire. Continuer à spéculer sur l’explosion de la zone euro, c’est parier contre la banque centrale. Un jeu dangereux, auquel personne ne s’est risqué depuis.

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Super Mario

A Parties Civiles aussi, on paie de sa personne. Notre débonnaire président n’a pas hésité à faire appel à la presse cette semaine pour gonfler nos effectifs. L’effet de cet article très remarqué a été immédiat: un nouveau joueur a rejoint nos rangs à l’occasion de cette soirée, et nous sommes prêts à tout pour le garder. Whatever it takes.

Table 1, dite « Ce sera suffisant » : votre modeste narrateur embarque Franck et Nicolas II à New York, pour une gentille partie de P.I. Un jeu où il faut faire preuve de déduction mais aussi donner les justes indications à l’enquêteur dont on connaît l’affaire. Pour n’avoir pas suivi ce précepte lors de la deuxième manche, Franck écopa de la douloureuse pénalité réservée au fautif: 0 point pour la manche et 7 points d’office (le maximum) à l’enquêteur lésé, en l’occurrence Nicolas II. Dépité, il quitta la partie, seul en scène à l’issue de la dernière manche, avec un total de 5 points. Votre narrateur dut s’employer et rendre une copie parfaite (21 points sur 21), un score mathématiquement suffisant pour l’emporter, Nicolas II étant crédité de 19.

Table 2, dite « Ivan le terrible » : toujours dans l’univers de Sir Wallace, notre nouvel ami, Ivan, ne fait pas dans la dentelle pour sa première apparition, s’attaquant à Auztralia – un jeu pervers où l’on collabore jusqu’à un certain point avant de s’attaquer à ses objectifs personnels. On le créditerait volontiers de financier de l’année pour cette première partie remportée haut la main avec 39, devant Xel, 37, Gilles, 27, et Olivier-3 (20), mais, devant ce coup d’éclat inaugural, on ne résiste pas à qualifier notre nouvelle recrue de terrible.

Table 3, dite « Youth, Courage, Greatness » : La table de A song of ice and fire met en scène, dans un décor de rêve, quatre fantastiques créatures qui, à l’instar de Paul Pogba, elles aussi font rêver (les jeunes filles en mal d’aventure) par leur jeunesse, leur courage et leur grandeur: Julien Jeff, Jack, et Maxime. L’issue de leur joute dans l’univers de G.O.T est incertaine: elle se poursuivait encore dans la torpeur de la nuit alors que, non loin de Manchester, se vidait le théâtre de leurs rêves.

Table 4, dite « Mythique » : Table de Cyclades (pas joué depuis 2016, à quoi pense-t-on ?) pour Mickaël, Thomas, Axel, Dom et Nicolas-BrasEnEcharpe. Une partie particulièrement réussie où les cinq joueurs sont passés chacun à leur tour à un cheveu de gagner ! Rappelons qu’il faut contrôler 2 métropoles à la fin d’un tour (et en cas d’égalité être le plus riche). Les règles rappellent que pour avoir une métropole il faut soit la construire (avec 4 bâtiments ou 4 cartes Philosophe) ou la conquérir. Mais ce qu’on a découvert ce soir c’est qu’on peut conquérir en étant parachuté de l’autre bout du plateau par Pégase !

Le début de partie est calme et chacun se développe tranquillement, avec quand même des revenus par tour qui s’échelonnent de 3 à 7 pièces. Le premier à attirer l’attention est Axel qui construit une métropole et a 3 cartes philosophe en main. Thomas se charge de l’envahir ce qui lui interdit de construire sa 2e métropole (1 par île et Axel n’a plus qu’une île). Puis Thomas perd le combat contre Axel qui lui aurait donné la victoire. Dom profite du mouvement de troupes de Thomas pour prendre le contrôle de sa métropole. Au tour suivant, tout ce qui lui reste à faire est de prendre son 4e philosophe. Tout se passe comme prévu, il fait tapis et remporte l’enchère pour Athena puis construit sa seconde métropole. Tout ? sauf que Mickaël joue après avec Zeus (qu’il a eu pour 1 pièce seulement, il lui reste donc du budget). Il utilise encore et encore son pouvoir de faire tourner la sélection de 3 cartes créatures mythologiques, allant jusqu’à revendre ses Prêtres quand l’argent vient à lui manquer, jusqu’à mettre la main sur Pégase qui permet d’envahir une île sans y avoir de connexion maritime. Il met ainsi la main sur la seconde métropole de Dom, restée sans défense. Peu après, un double-kingmaking (Mickaël qui prive Dom de chance de victoire en prenant Ares et Dom qui prive Nicolas de chance de victoire en prenant 2 créatures sur 3) permet à Axel de prendre son 4e philosophe et de remporter cette partie mémorable. Après enquête, il apparaît que le coup Zeus + Pégase est bien documenté sur les forums ludiques, on ne nous y reprendra plus !

La phase d’enchère est vraiment la pépite de ce jeu, qui détermine l’ordre du tour, le budget qui restera pour effectuer ses actions, le pouvoir spécial de Dieu pour ce tour et enfin l’accès aux 3 cartes « créatures mythologiques ».

Table 5, dite « Mathématiques supérieures » : votre serviteur convie Nicolas II à découvrir ce classique qu’est devenu Innovation. Croyant en faire une proie facile, il oublie un peu vite que son adversaire n’est pas un perdreau de l’année, et qu’une partie d’Innovation ne se programme pas à l’avance. Il essuie de ce fait un cinglant 6 à 2 – mal servi par des cartes impossibles à combiner. A l’inverse, le vainqueur aura fait un usage maîtrisé de la paire Mathématiques + Perspectives, qui, combinée avec une série d’ampoules bien allumées, lui ouvra la voie vers un brillant avenir peuplé de taux négatifs et de fantômes japonais.

Table 6, dite « United we stand, divided we fall » : François-René, Neox, Julien et Olivier se lancent sans craintes dans les Demeures de l’épouvante. Certes ils ont identifié ensemble le coupable, enfoui dans la salle des moteurs, mais ont perdu la partie du fait du décès prématuré d’Olivier.

Table 7, dite « Super Nico » : un Codenames pour finir la soirée, entre les Rouges (François-René, Mickaël, Axel, Dom et Nicolas-BrasEnEcharpe) et les Bleus (Julien, Thomas, Nicolas-II et votre serviteur). A l’instar de super Mario, Nicolas, très en forme ce soir, a scellé le sort de cette partie en quelques mots, suggérant en fin de première manche que l’indice Soustraction 2 faisait référence à un seul mot (Retenue), le 2 n’étant là que pour permettre de repêcher deux mots perdus en route. Intuition géniale et digne de Super Mario pour celui qu’on voit habituellement s’exprimer à la façon d’Allan Greenspan (« si vous m’avez compris, c’est que je me suis mal exprimé »).

Après cette première manche enlevée à coups de duos: Plougastel (Fraise, Bretagne), Sphérique (Chou, Oeil), et le déjà mythique Echangiste (Club, Lit), les Rouges ne se sont jamais relevés. Après ce coup de massue, Julien sentit sa barbe pousser (sic), et François-René lança un indice en 1: le début de la fin, donc. En face, les Bleus continuaient avec ardeur, à l’image du Phallique 3 (Buche, Fusée, Carotte) pour un match plié 2-0 sans discussion.

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Séance de VENDREDI 05/07/2019 à Servel

Le 5 juillet 1968, John Lennon vendit, si l’on en croit internet, sa Rolls Royce Phantom V à la peinture psychédélique. Nous vous laissons trouver une relation avec une soirée de jeux qui se tint 51 années plus tard.

Ainsi 1968 fut une année psychédélique tandis que 1969 fut une année érotique (et 1967 une année dominique mais c’est hors-sujet).

Table 1, dite « Cubique » : depuis l’arrivée de Benjamin, on rejoue beaucoup à Agricola. Cette fois c’est avec Xel, OlivierB et Yannick. C’est Xel qui avec 29 PV l’emporte d’un point devant des compères amateurs de cubes aux scores très regroupés.

Table 2, dite « Tactique » : dans Heroes of Normandie (« un jeu de figurines sans figurines ») Baptiste est opposé à la paire Vincent3/Romain. Malgré le (ou à cause du ?) double cerveau pilotant le camp allemand, les alliés remportent les deux parties.

Table 3, dite « Arabique » : Camille et Frédéric se plongent dans Unlock Exotic Adventures, scénario « le dernier conte de Shéhérazade ». Etait-ce la chaleur ou la difficulté, on les a vu transpirer en tâtonnant longuement. Ils ont fini par en venir à bout, avec un coup de pouce du bon génie de la lampe merveilleuse.

Table 4, dite « Ornithologique » : Julien fait découvrir à François, Mickaël et Steven Wingspan, le dernier jeu poids-moyen magnifiquement produit de Stonemaier Games (Scythe, Viticulture). Un jeu solidement documenté sur l’avifaune d’Amérique du Nord où on développe des combinaisons de cartes sur son plateau individuel. L’interaction y est limitée au fait de choisir des cartes et des dés dans un lot commun et à un objectif à atteindre à chacune des 4 manches. Cette partie voit la victoire de Steven (95 PV) devant des adversaires regroupés. Sa stratégie ? « manger ses propres oiseaux » avec des rapaces.

Table 5, dite « Belgique » : Tristan réclamait de l’allemand, il a récupéré du belge avec Ginkgopolis, jeu du créatif Xavier Georges (Carson City, Troyes). L’accompagnent dans cette découverte Thomas, Axel et VHN. L’idée générale est de construire une ville à base de tuiles en la développant en largeur et en hauteur. Le jeu mêle contrôle de majorité de territoires, draft de cartes et construction d’un « tableau » de cartes permanentes rapportant des bonus en fonction de l’action effectuée. Les règles sont simples mais initialement les stratégies sont opaques. Aux 3/4 de la partie Tristan fait un coup brillant lui donnant le contrôle d’un grand quartier jaune lucratif. Thomas qui a accumulé tuiles et PV en cours de partie réplique en le divisant en deux ce qui peut-être lui assure la victoire (47 PV contre 45 à Tristan et 36 aux deux autres).

Table 6, dite « Clanique » : la campagne de Scythe se poursuit à l’écart et dans la discrétion. Qui prendra la parole parmi Jack, Jeff, OlivierL et Maxime pour en parler ?

Table 7, dite « Céramique » : vers 23 h a lieu l’incident dit du « vendredi noir » : Tristan commence à installer Schwarzer Freitag pour la table 5 additionnée d’un F-R arrivé tardivement (directement du travail, est-il précisé). Oui mais la table de Wingspan finit à ce moment là et Dom, puis F-R puis Axel sont tentés par un Codenames vespéral, cela faisait longtemps. Qu’à cela ne tienne, se disent Tristan & Thomas qui se font un petit Azul remporté par le premier.

Table 8, dite « SensUnique » : le Codenames final-mais-qui-sera-suivi-d’autres-jeux voit donc des Rouges (Mickaël, Axel, Steven et VHN) face à des Bleus (François, F-R, Julien et Frédéric). Le sous-titre de la partie pourrait être « trois façons de perdre ».

Pour commencer, un maître-espion rouge un peu rouillé donne des indices déroutants comme Ptérodactyle 2 (Dinosaure, Bise ??) ou Chaise 2 (Siège, Bûche ??). En plus, comme le fera remarqué un lettré présent, ce n’est pas un dinosaure mais un reptile volants c.a.d un ptérosaure ou, si vous voulez vraiment impressionner, un diapside archosaure ornithodirien. De même que les chauves-souris ne sont pas des insectes :

Bref, il n’a pas fallu long pour que les Rouges choisissent un mot bleu. En face, François le joue « à la manière de » avec un Patagonie 3 façon Xel (Terre, Feu, Plateau) et une Fexxxxion 2 façon F-R (Langue, Crème) et conduit son équipe à une nette victoire. 1-0 pour les Bleus.

La seconde manche est beaucoup plus équilibrée mais les Rouges sont déstabilisés par une faute de règle dans la surface (Homonyme 2 pour Col et Colle) qui donne un mot gratuit aux Bleus. Ces derniers avancent lentement, un mot à la fois et les Rouges peuvent y croire. Oui mais dans un ultime jaillissement, l’indice Charles-X 2 (Fou, Palais) donne la victoire et 2-0 pour les Bleus.

Une troisième manche est disputée pour l’honneur. L’indice Dory 2 semble prometteur : Ecaille, puis un Rouge fait remarquer que c’est la Suite du « Monde de Nemo ». Oups ! (en fait c’était Lame car Dory est un poisson-chirurgien. Le maître-espion novice a oublié qu’il ne fallait pas jouer en fonction de ses connaissances mais en fonction de son équipe).

Table 9, dite : « Basique » : bon on ne va pas encore aller se coucher ! Tristan nous met sous le nez L.A.M.A, un jeu de cartes ultrasimple nommé pour le Spiel des Jahres 2019 (l’aurait-il été si son auteur n’avait été R. Knizia ?). C’est parti pour une partie avec son propriétaire, François, Mickaël et VHN. A chaque manche on a accumule des points de pénalité et la partie s’arrête quand un infortuné arrive à 40 points. Tristan, alliant chance et savoir-faire, finit avec 6 PV, les autres sont entre 20 et 50.

Table 10, dite « Transylvanique » : à la table voisine, tous les restants se sont bien amusés en jouant à Nosferatu.

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Séance de VENDREDI 01/06/2019 à Servel

Il y a 149 ans naissait Karl von Clausewitz (1780-1831), théoricien prussien de la guerre, connu par ses écrits posthumes, De la guerre, et une formule tranchante et quelque peu réductrice : «La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens».

Après une scolarité médiocre, cadet à 12 ans, il est précipité dans les batailles de la première coalition contre la France. Lieutenant à 15 ans, il se lance sur le tard dans les études et entre en 1801 à l’Académie militaire, où officient d’illustres théoriciens de la guerre. Lui-même repart en campagne. Il est capturé en 1806 à Auerstaedt.

Plus tard, libéré, il est chargé de cours à la nouvelle Académie de guerre de Prusse, la Kriegsakademie. Son mariage avec la comtesse Marie von Brühl lui ouvre les portes de l’aristocratie berlinoise. Refusant de faire allégeance à la France, il s’engage en 1812 aux côtés des Russes. En 1818, il est promu général et devient le directeur de la Kriegsakademie.

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Clausewitz

Chef d’état-major en 1830, il participe à la répression de la révolution polonaise et meurt à Breslau lors de la grande épidémie de choléra qui frappe l’Europe en 1831.
Ses écrits sont alors rassemblés et publiés par sa veuve. On y lit la difficulté de modéliser les guerres et aussi une réflexion sur la «guerre totale».

L’image de Clausewitz est aujourd’hui ambivalente. Considéré, à l’égal d’un Thucydide, comme la plus grande référence de l’histoire de la pensée stratégique, il est aussi un auteur contesté, parfois envisagé comme celui qui ouvre la porte aux guerres totales du XXe siècle.

A Parties Civiles, il nous arrive de considérer que le jeu est la continuation de la guerre par d’autres moyens. A moins que ce ne soit l’amour ?

Table 1, dite « Guerre totale » : à Warhammer 40 000 en version Necromunda on fait la guerre comme d’autres vont au turbin: régulièrement, et avec les mêmes adversaires familiers (à savoir, Julien, Steven et Romain). Et Julien a gagné, cela aussi ne saurait nous surprendre..

Table 2, dite « Pensée stratégique » : à Gugong chacun sait qu’il faut avoir la souplesse d’esprit d’un mandarin et la détermination d’un gang de triade pour mener sa barque au milieu des nombreux espaces de visite. Il faut aussi faire preuve de déférence envers l’empereur. Le portrait chinois ainsi brossé, entre rouerie, conviction et politesse, nous oriente immanquablement vers Tristan, qui administra une leçon de pensée stratégique à ses adversaires, comme traduit la feuille de marque: avec 60, il surclasse Mickaël, 32 et possesseur du jeu, votre serviteur, 30 et auteur de trop peu de beaux coups, et deux débutants, Frédéric, 28, et Olivier-3, 26, qui ne déméritèrent point.

Table 3, dite « La marche de l’empereur » : La soirée débute par un Ave Cesar dans un format de compétition officielle (3 courses sur 3 circuits différents tracés dans le Circus Maximus) regroupant des Ben-Hur expérimentés (F-R, Thom et Dom) et débutants (Thibault, Xel et Nicolas-visiteur). Sous le regard de César dans la tribune officielle, un roi est né : François-René qui ne fait pas dans le détail puisqu’il remporte les 3 courses (dans la dernière Dom a pu y croire en étant en tête dans le dernier virage mais non). Il était déjà connu comme le prince de Formule Dé, il faut croire que ces jeux de course lui parlent. Le podium est clair et net avec 18 PV pour F-R, 11 pour Dom et 4 pour Thomas qui l’emporte sur Thibault au nombre de courses terminées. On peut noter un apprentissage collectif puisque sur le circuit qui avait vu tout le monde tomber en panne sèche il y un mois, trois concurrents ont bouclé leurs 3 tours tandis que la dernière course les a vu presque tous passer la ligne d’arrivée. Dans l’ensemble, ce jeu de course aux coups fourrés est apprécié et on va pouvoir revenir en introduisant avec les règles avancées, voire de nouveaux circuits.

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Winner’s Circle

Table 4, dite « Les gens bons ne sont pas venus beurrer les tartines » : Les mêmes étrennent un autre de jeu de course, Winner’s Circle, cette fois avec des canassons au lieu de chars antiques. Toujours motorisé par le Race Deck multiusages. En fait c’est autant un jeu de paris qu’un jeu de course puisqu’on est libre de faire avancer (presque) n’importe quel cheval à son tour de jeu. Selon le résultat du dé, on sera tenté soit de faire bien avancer un cheval sur lequel on a parié, soit au contraire de gaspiller le mouvement d’un autre qu’on n’a pas choisi. Les règles sont très simples, ce qui n’a pas empêché Dom de faire quelques erreurs majeures dans leur explication ! Disons juste que la partie a été dominée par le clan des jambons-beurre (F-R et Thomas, qui jouaient respectivement avec le rose et le blanc). Copains comme cochons et sûrement favorisés par le dé, ils ont laissé les autres dans la poussière de la piste. Pour calmer F-R il va falloir ressortir les jeux de cubes !

Table 5, dite « Second empire » : à Arkadia, si votre serviteur s’est déporté pour observer des gens bons, Mickaël et Olivier-3 sont restés pour se faire de nouveau corriger par Tristan, ce qui se passa, car ils furent crédités de 105 et 90 respectivement contre 135.

Table 6, dite « Silicone vallée » : pour finir, Codenames met aux prises les Bleus (Thibault, Nico-invité, Dom et votre serviteur) aux Rouges (Xel, François-René, Thomas). Un match en trois set qui se conclut d’une manière incroyable. Mais n’anticipons pas.

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Supersub n’est pas rentré en jeu !
  • Bleus 1-0: les Rouges ont donné la manche en se perdant dans les références absconses, comme Peach (une princesse de Super Mario) ou Jean Sarkozy (un cadre de l’industrie du soulier), après avoir échoué à deviner Droite qui accompagnait Malraux à la Culture !
  • Les Rouges égalisent avec de beaux indices comme Ruée (Or, Mule) ou Moulin (Pavé, Bras, Grain).
  • Bleus 2-1: Renforcés par Tristan, revenu de cirer le banc et qu’on voyait bien dans le rôle du super-sub façon David Fairclough (footballeur des Reds de Liverpool connu en France pour avoir marqué le troisième but lors du match Liverpool-Saint-Étienne en quart de finale de la Coupe d’Europe des clubs champions 1977, mettant ainsi fin à l’épopée des verts), et dont la pensée profonde indiquait une nouvelle fois la marche à suivre, les Rouges font pourtant confiance à Thomas et sa supposée golden hand. Mais celle-ci faillit: l’indice Silicone 3 ne visait nullement la vallée nouvelle surgie d’un corsage par la magie d’une pose d’implants mammaires – raison du choix fatal de « Poule » – mais les joints dont on assemble les carreaux !

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Séance de VENDREDI 10/05/2019 à Servel

Le 10 mai 1774, Louis XV passait de vie à trépas, il fut le seul roi de France à naître et à mourir au château de Versailles.

Le 26 août 1715, sentant la mort venir, Louis XIV avait fait entrer le jeune Louis dans sa chambre, l’embrassant et lui parlant avec gravité de sa future tâche de roi, dans des mots qui sont par la suite passés à la postérité, qui y a vu une sorte de testament politique du grand roi et des remords concernant sa propre action :

« Mignon, vous allez être un grand roi, mais tout votre bonheur dépendra d’être soumis à Dieu et du soin que vous aurez de soulager vos peuples. Il faut pour cela que vous évitiez autant que vous le pourrez de faire la guerre : c’est la ruine des peuples. Ne suivez pas le mauvais exemple que je vous ai donné sur cela ; j’ai souvent entrepris la guerre trop légèrement et l’ai soutenue par vanité. Ne m’imitez pas, mais soyez un prince pacifique, et que votre principale application soit de soulager vos sujets. »

La bougie allumée à la nuit, au balcon de la chambre, est éteinte à la mort de Louis XV, qui survient des suites de la variole (septicémie aggravée de complications pulmonaires), dans l’indifférence du peuple et la réjouissance d’une partie de la cour. Variolique, il n’est pas embaumé : il est aussi le seul roi de France à ne pas avoir reçu cet hommage post-mortem. Il laissera le trône à son petit-fils, le futur Louis XVI.

L’impopularité de Louis XV est telle que sa mort est accueillie dans les rues de Paris par des festivités joyeuses, comme l’avait été celle de Louis XIV. Lors des obsèques, le 12 mai, pour éviter les insultes du peuple sur son passage, le cortège funèbre réduit contourne Paris de nuit, par l’ouest, avant d’arriver à la basilique Saint-Denis. La décomposition du corps est si rapide que la partition du corps (dilaceratio corporis, « division du corps » en cœur, entrailles et ossements) avec des sépultures multiples ne peut être réalisée.

Dix-neuf ans plus tard, le 16 octobre 1793, durant la profanation des tombes de la basilique Saint-Denis, après avoir ouvert les cercueils de Louis XIII et de Louis XIV (relativement bien conservés) les révolutionnaires ouvrent celui de Louis XV et trouvent le cadavre nageant dans une eau abondante due à la perte d’eau du corps qui avait été en fait enduit de sel marin, et n’avait pas été embaumé comme celui de ses prédécesseurs. Le corps tombe rapidement en putréfaction, les révolutionnaires brûlent de la poudre pour purifier l’air de l’odeur infecte qu’il dégage et le jettent comme les autres corps, dans une fosse commune sur de la chaux vive.

Louis XV

Une légende populaire veut que Louis XV se soit exprimé au sujet de sa mort et aurait dit : « Après moi le déluge ». Cette expression prétendument prophétique (son successeur Louis XVI étant guillotiné lors de la Révolution française), qui n’apparaît qu’en 1789, est apocryphe, elle a été également attribuée à Madame de Pompadour en 1757, alors que la favorite cherchait à consoler le roi très affecté par la déroute de Rossbach avec ces mots « Il ne faut point s’affliger : vous tomberiez malade. Après nous le déluge ! ».

A Lannion, en cet autre 10 mai, c’était aussi le déluge. Mais nous sommes toujours là, et nous souhaitons à notre humble président, qui partage sans nul doute avec Louis XV le surnom de bien-aimé, un règne aussi long (58 ans, 8 mois et 9 jours ) à la tête de notre auguste assemblée, qui, ce soir, a voyagé de par le monde.

Table 1, dite « Guerre légère » : à Warhammer 40 000 en version Necromunda on fait la guerre, mais on sent bien que l’atmosphère est légère. Il y eut bien sûr Julien, Steven et Romain.

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Table 2, dite « Et Dieu sauve la reine » : première découverte de la soirée: Manila (dans sa version bricolée par Dom) nous entraîne dans une régate de longue haleine où les retournements sont nombreux et le suspense règne en maître, incarné par les jets de dés. Dieu ne joue peut-être pas aux dès, mais il offrit la victoire à Xel sur le dernier coup (42 poins avec le pirate, 128 au total). En tir groupé, Dom (113), Tristan (106) et votre serviteur (101) complètent le tableau.

Neta Tanka

Table 3, dite « Lignée royale » : à cette table, c’est Mickaël qui régale, avec Neta Tanka. Le long de la Grande Rivière Gelée, vit la tribu des Frostrivers. Ses membres vivent en harmonie avec la Nature. La tribu obéit aux lois des Quatre Anciens, eux-même dirigés par le plus vénérable des Anciens : le Neta-Tanka. Au crépuscule de sa vie, il réunit tous les Clans de la Tribu des Frostriver pour désigner son successeur…. Comme de juste, le grand Ancien désigna le vénérable possesseur du jeu: il l’emporte devant Yann, Frank et le petit Paul.

Table 4, dite « Une épopée » : dans Les contrées de l’horreur, Neox, le Doc, FR et Nicolas II ferraillent pour neutraliser Cthulu. Ils y parvinrent au terme d’une épopée épique.

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Bretagne

Table 5, dite « Cortège nocturne » : les découvertes s’enchaînent, et c’est à Olive de dévoiler Bretagne – un jeu où l’on construit des phares. Olivier-3 et Frédéric complètent le cortège des bâtisseurs à cette table à l’issue mystérieuse tant son issue fut nocturne.

Table 6, dite « Patience et longueur de temps » : à Istanbul la table 2 enchaîne, à ce jeu où il ne faut point trop tarder à acquérir ses gemmes. C’est Xel qui, en reine doublement sacrée, se pare des joyaux de la couronne.

Table 7, dite « Embaumée » : pour finit, Codenames met aux prises les Bleus (FR, Maxime et votre serviteur) aux Rouges (Dom, Xel, Vincent). Un match serré que les Bleus règlent finement avec indice final pour connaisseurs (et à la façon de Xel, même si c’était FR qui était à la manœuvre) et qu’on conservera longtemps en mémoire : Rugby 2 (Fourche, Oeil). Le jour venu, il méritera pour cela, et l’ensemble de son œuvre, d’être embaumé en grande pompe (mais peut-être préférera-t-il la pompe sans le baume).

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Séance de MARDI 30/04/2019 à Servel

30 avril, journée de la tolérance ! Ainsi, le 30 avril 311, l’empereur Galère publiait un édit de tolérance qui met un terme aux violentes persécutions engagées par Dioclétien, son prédécesseur, contre les communautés chrétiennes de l’empire romain. Deux ans plus tard, son édit sera confirmé et élargi à Milan par son successeur, Constantin. Le christianisme devient dès lors la religion dominante de l’empire. Et le 30 avril 1598 était publié l’Édit de Nantes. Cet édit de pacification, qui marque la fin des guerres de religion, vise à l’établissement d’une bonne paix et tranquille repos selon les propres mots du roi Henri IV. Il est habituel de qualifier cet ensemble de textes : « édit de tolérance ». L’expression est à vrai dire anachronique: au temps d’Henri IV, le mot tolérance désigne simplement la capacité individuelle de résister à la douleur ! Les contemporains du roi préfèrent parler de concorde et pacification pour qualifier l’Édit de Nantes.

A Lannion, la tolérance est un principe sacro-saint de Parties Civiles: on y accepte les petits, les grands, les forts, les cubistes, les barbus, et même les sportifs. Et nous avons une maison pour cela: celle du quartier de Servel, où il nous arrive de nous étaler dans ses nombreuses alcoves. Il faut dire qu’avec nous, cette maison de tolérance, c’est souvent un joyeux bordel !

Table 1, dite « Venez comme vous êtes » : La tolérance est de mise à cette table où prennent place, sans façons ni carton, Doc Nico, Xel, Tristan, Olive et Florian, attablés come à l’apéritif devant un Las Vegas dont ils savourent quelques opus, avant de passer aux choses plus sérieuses, un 7 Wonders en guise de mise en bouche.

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Impulse

Table 2, dite « Je suis timide, mais je me soigne » : Les grands timides sont acceptés à cette table de Impulse. Mais on n’est pas dans la publicité culte des années 1980: ici, ce n’est pas un inconnu qui vous offre des fleurs, c’est un croiseur qui vient vous envahir sans façons, et accessoirement, couler votre cargo. On n’en attendait pas moins de ce jeu déjà ancien du prolifique Carl Chudyk, qui a été republié en version Print n’Play sous une nouvelle livrée, et que Dom a fabriqué de main de maître (la droite) avec le soutien d’une grande banque d’affaires. De sa main gauche, il pilota ses croiseurs et gagna haut la main avec les 20 points requis. Thomas et Xof (8) ainsi que votre serviteur (7) ont été trop tolérants avec le maître du jeu, qu’ils ont laissé s’étendre plus que de raison. Trop timides, donc, mais, promis, ça se soigne !

Sans transition, cette même table enchaîne sur un Las Vegas qui voit Dom plonger à 200.00 $, loin derrière Thomas, 340.000 $, VHS, 360.000 $, et Xof, 380.000 $, dans un joli tir groupé !

Table 3, dite « Tolérance d’usage » : A cette table de Clans of Caledonia, Benjamin (144) s’offre une victoire en douceur, tolérant la présence à une heure avancée de Eric (129) et Elouann (119), qui grimpent sur le podium (en même temps, ils n’étaient que trois, notez).

Table 4, dite « Tolérance zéro » : Death angel ne tolère aucune marge d’erreur et cette partie en fut la preuve: Vincent, Olivier-3 et Nicolas II sont morts dès le départ, mais, assurent-ils, avec brio !

Table 5, dite « Win the “yes” needs the “no” to win against the “no” » : Le seigneur des anneaux accueille à sa table en grand équipage LN, Baptiste, Neox et François-René. La tolérance fut encore de mise, avec une première partie perdue, la seconde réussie. Un peu comme le vote sur le traité de 2005 en somme.

Table 6, dite « Modeste vie » : un Century voit s’affronter les protagonistes de la table 1 avec un changement d’importance: Nicolas II à la place de Xel. Une table dont le résultat ne saurait être dévoilé ici: comme l’a proclamé un célèbre amateur de boutades, la modestie, ça ne se proclame pas, ça se vit.

Table 7, dite « La maison des tolérances » : Codenames c’est un peu la maison des tolérances, sémantiques et linguistiques. On vit jouter les Rouges (Dom, Vincent et Xel), et les Bleus (VHS, Thomas, François-René, Thibault).

Rouges 1-0: des chaussures mirent le pied à l’étrier d’une longue marche, initiée par un mot que nous tairons ici et qui fut toléré malgré son cousinage évident avec un mot de la grille – mais, nous expliqua doctement le Doc, lingus et langue ce n’est pas la même racine !
Bleus 1-1: les Bleus réagissent avec un splendide Témoin 2 (Course, Lien) pour finir un relais bien engagé.
Bleus 2-1: victoire implacable, illustrée par le joli Calvaire 2 (Crêpe, Croix), contesté par Nicolas, qui attesta avec force de la présence de calvaires en Alsace.

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Séance de VENDREDI 26/04/2019 à Servel

« Vingt-six avril, ça pète à Tchernobyl » dit un proverbe ukrainien. Mais à Servel, l’énergie contaminante des joueurs est restée confinée dans l’enceinte de la maison de quartier.

Table 1, dite « Déballée » : Neox, DocNico, François-René et Mickaël se lancent dans un Batman fraîchement livré, le genre de jeu qui justifie de devoir déménager pour plus grand. « Comme Conan mais différent », pourrait-on résumer (trop) vite. C’est le Doc qui s’impose en commentant sur les erreurs stratégiques de ses adversaires.

Table 2, dite « Débutée » : Jack a convaincu Jeff, OlivierL et Maxime de se lancer dans la campagne Scythe – le réveil de Fenris. Nous savons très peu de choses sur les règles spécifiques à la campagne et à l’enchaîne-ment de ses 8 parties. Ce que nous savons, cependant, c’est que Jack a été déclaré vainqueur de cette manche d’ouverture. Le narrateur n’a pas d’expérience directe mais selon les avis glanés l’auteur, Jamey Stegmaier, a réussi un tour de force en transformant un excellent jeu en remarquable jeu de campagne, rejouable de surcroît (aucune carte n’a été déchirée et aucun plateau gribouillé au cours de cette soirée !).

Table 3, dite « Dédoublée » : Benjamin, VHN, Thomas et Olivier3 prennent place autour de Bruges, les deux premiers ayant déjà une séance au compteur. C’est un jeu poids-moyen qui permet d’enchaîner deux parties. Dans la première, Benjamin pose dès le début le personnage qui rapporte 2 sous à chaque fois qu’un autre joueur pose un personnage, un bel investissement ! Thomas se spécialise en canaux tandis que Dom retourne 2 de ses 3 marqueurs d’excellence dès le premier tour. Pas mal d’événements néfastes et de cartes croc-en-jambe jouées, pour au final une victoire de VHN avec 55 PV, Benjamin menant le pack regroupé autour des 40 PV. Dans la seconde partie c’est Dom qui tente une stratégie « canaux » pendant que Benjamin se construit un tableau de 10 personnages avec de solides combos et qu’il profite bien d’un meeple gratuit à chaque tour. Son avance sur la piste de réputation lui donne la victoire avec 53 PV contre 51 PV pour VHN et une bonne quarantaine pour les suivants.

Table 4, dite « Déchaînée » : la table 2 se lance dans le scénario Unlock « A Noside story » et en vient à bout. Yes !

Table 5, dite « Dérouillée » : un Codenames de clôture voit s’opposer des Rouges (F-R, Mickaël et VHN) et des Bleus (Thomas, Maxime et Doc). Vu l’heure déjà tardive, on part sur 2 manches gagnantes. La première est très serrée et se conclut sur un Boisson 3 qui conduit par association d’idées (Verre et Bar) les Bleus sur l’assassin Piano. Dans la deuxième où chaque équipe a révélé des mots de l’adversaire, les Rouges gagnent à la régulière avec Auto-Tamponneuse 2 (Manège, Siège) et bien qu’égarés par Chasse 2 (Pigeon, Botte et pas Cours), tandis que les Bleus se perdent en conjectures anatomiques sur Scrotum 3.

Les Bleus insistent alors pour une troisième manche, avec en maîtres-espions F-R à la peine et Maxime à l’instinct. De nombreux mots blancs ont été révélés mais là encore les Bleus finissent dans les bras de l’assassin. Who’s your daddy, hmm ?

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Séance de VENDREDI 19/04/2019 à Servel

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Germaine Tillion

Il y a 11 ans déjà que nous quittait Germaine Tillion, à l’aube de sa cent-unième année. Cette ethnographe, inlassable défenseure des opprimés, notamment en Algérie, déportée dans les camps dont elle échappa contrairement à sa mère, et entrée au Panthéon en 2015, considérait que chacun doit rester vigilant face au mal qui peut revenir : « Au terme de mon parcours je me rends compte combien l’homme est fragile et malléable. Rien n’est jamais acquis. Notre devoir de vigilance doit être absolu. Le mal peut revenir à tout moment, il couve partout et nous devons agir au moment où il est encore temps d’empêcher le pire » .

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Ave Cesar

Table 1, dite « La mort vous va si bien » : Dom apporte Ave Cesar et c’est l’emballement parmi les gladiateurs amenés à effectuer des tours de piste, sans oublier de saluer Cesar au passage des tribunes. Un jeu ludique et vaguement chaotique, où il faut bien juger la position de ses adversaires et estimer son budget « carburant ». François-René remporte la première partie, devant Thomas, Dom et Vivien, dans une course où Elouann et votre serviteur furent non classés, n’ayant pu boucler la boucle. Cette mésaventure arriva à tous les engagés de la deuxième partie, qui se déroula sur un autre profil de circuit, plus adapté aux mercenaires aguerris, et qui fut donc fatal à tous. Sur un tel circuit, il faut plutôt proclamer Morituri te salutant.

Table 2, dite « Composition d’ethnologie » : Jack retrouve Jeff, OlivierL et Maxime dans la campagne Scythe – le réveil de Fenris. C’est Jeff qui finit la partie, mais Mickaël l’emporte de 1 point et ce, avec le moins d’objectifs réussis. Comprenne qui pourra: les ethnologues sont invités à composer sur les mœurs de cette tribu très étrange: vous avez sept semaines.

Table 3, dite « Les bienveillants » : Armand, Franck et Paul, et Olivier3 prennent place autour de Zombicide, et cette fine équipe de bienveillants prit soin de l’espèce humaine, remportant une victoire haut la main, en experts en maniement de la scie et de la tronçonneuse.

Table 4, dite « Nuit et brouillard » : Baptiste et Sébastien se lancent dans le scénario de Bolt action qui les balade des villes dévastées de la France occupée jusqu’aux déserts arides d’Afrique du Nord et aux jungles étouffantes du Pacifique. L’issue de cette table occultée se perd dans la nuit et le brouillard, dont ce n’est pas la saison, pas encore.

Table 5, dite « Vengeance tardive » : à la table de Vinhos , la victoire sourit à Tristan, qui devança Neox puis Benjamin. Quant à Xel, avec quatre tours de suite à 0, ses vendanges furent bien trop tardives, mais on ne doute pas qu’elle récoltera un jour: la vengeance est un plat qui se mange tard.

Table 6, dite « Au Panthéon » : un Codenames d’anthologie vit s’opposer des Rouges (Thomas, Dom, Vivien) et des Bleus (F.-R., Florian et VHS). Un match en cinq sets qui se vit comme un roman d’épopée:

Rouges 1-0: malgré des préliminaires réussis avec un Penis 3 osé mais triomphant (Tige, Bout, Pompe), les Bleus rencontrent l’assassin Courant au gré d’une Installation 2 mal maîtrisée qui visait (Colon, Planche)

Rouges 2-0: malgré un éblouissant Catenaccio 4 (Talon, Défense, Club, Cellule) qui mérite d’entrer au panthéon des indices, les Bleus subissent une incroyable défaite, leur choix de Rail pour l’indice Artère leur étant fatal !

Rouges 2-1: les Bleus entament leur remontada au cours d’une manche toute en souplesse, conclue par un Dragon 2 (Ecaille, Gorge) imparable.

2-2: les Bleus égalisent en concluant joliment sur Blessure 2 (Balle, Larme).

Bleus 3-2: incroyable, ils l’ont fait ! Affalés dans une suite royale d’un Sofitel 4 étiré à l’extrême (Suite, Pieu, Charme, Piston), les Bleus jutent de plaisir !

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