Séance de VENDREDI 18/05/2018 à St-Elivet

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En ce 18 mai, Charles Trénet aurait eu 105 ans. Une chose est sûre, à Lannion, en cette soirée de jeux, il y avait de la joie !

Table 1, dite « Fleur bleue » : Vincent-le-deuxième nous fait ici honneur et privilège de dévoiler, telle une fleur bleue, sa création: Rue de la soif, un jeu de gestion de bar bien sûr, qui est encore à l’état de prototype et que nous découvrons en tant que bêta-testeurs dûment qualifiés. Le mécanisme du jeu est intéressant (on se passe les cartes comme à 7 Wonders) mais il est difficile de retenir les clients dans son bar, la faute à des cartes trop puissantes, et à des mécanismes permanents tout aussi puissants (défausser une carte pour voler cinq clients) ! Il y a quelques réglages à peaufiner donc, par exemple la notoriété que l’on peut améliorer pour commencer la semaine qui vient, mais ce n’est pas certain que commencer soit avantageux ! C’est Tristan qui règle cette première partie, que nous avons limitée à une semaine, avec 182, devant votre serviteur (142), Maïwenn (136), Quentin (97) et François-René (69), que seul son score consolera. En tous cas c’est une belle découverte qui montre la créativité de nos membres, et que Vincent-le-premier, qui fit une apparition cameo, apprécia en connaisseur !

Table 2, dite « L’âme des poètes» : au calme, Baptiste et Julien-de-Pampol se lancent dans un déploiement en marteau et enclume du scénario « Butin de guerre » de la mission Maelstrom of war. C’est à Warhammer 40 000, bien sûr. Un jeu qui a l’air très guerrier et brutal, mais quand on prend le temps de les observer, avec leurs manières policées et leur maniement feutré du double-mètre, on a plutôt l’impression d’y voir l’âme des poètes. Et puisqu’il faut un vainqueur dans cette configuration en jeu égal, ce fut Baptiste.

Table 3, dite « Boum ! » : à Mythic Battlrs Armand et Mickaël ont fait boum, laissant Duillaume et Axel abasourdis.

Table 4, dite « La mer » : encore une découverte ici, avec Le bien et le malt. Dans cette partie très serrée en bord de mer, Dom s’est distingué d’un tonneau devant Xel, Neox et Justine.

1670 Bien et Malt 1

Table 5, dite « Que reste-t-il de nos amours ? » : rien ne nous ets parvenu de cette partie de Earth reborn, où Michal, Nicolas II et Cédric étaient aperçus.

Table 6, dite « Les fous chantants » : Une joyeuse bande de fous (Jack & Thomas) s’est attachée à conquérir l’Angleterre de Xof et Maël à 878 – Les Vikings et ils sont parvenus à leur fin, en chantant (croyez-le ou non).

Table 7, dite « Nationale 7 » : poursuivant en pente douce la Nationale 7, les protagonistes de la table 1 (sauf votre serviteur) arrivent jusqu’en Grèce et se retrouvent à Peloponnes. Tristan règle l’affaire.

Table 8, dite « Y a d’la joie» : à Codenames, la soirée finit dans la joie. Cette partie vous sera bientôt contée par le menu ici-même. Un peu de patience que diable !

Quelques jours après donc, voici le récit de cette joute mémorable qui opposa les Rouges (Xel, votre serviteur, Justine, Xof, Vincent-2) et les Bleus (Thomas, Dom, Mael, Jack, François-René):

  • Bleus 1-0: Les rouges s’égarent en enfonçant le Piston pour Engrenage alors que Roue et Dents étaient bien visibles sur la grille ! Ce retard à l’allumage leur fut fatal pour cette première manche, qui se conclut en mode « petit bras » avec deux coups en 1. Pourtant, Thomas, qui proposa donc Abondance 1 pour Corne et Suisse aurait très bien pu faire deviner les deux avec ce même indice, auquel cas le mérite de cette victoire lui aurait été crédité sans discussion ! Les Rouges, qui eux ont tenté, face à cette situation critique, un Perpétuité 3 (Cellule, Canne, Aube) ont vu leur audace mal récompensée par des espions en berne ;-(
  • Bleus 2-0: Dom se dit à l’aise avec les canons – on appréciera et laissera le lecteur deviner si on parlait d’arrosage ou de bronzage. Tandis que Justine patine, Jack fait feu de tout bois, et conclut, avec une Ablation chirurgicale, une manche qui sera marquée par cette grave interrogation: l’écriture a-t-elle été inventée dans le croissant fertile (là aussi, on laissera au lecteur le soin de se positionner) ?
  • Bleus 2-1: Belle remontada des Rouges malgré un indice casse-gueule (Gueule donc, qui visait Loup et Face, et non pas Casse)
  • Bleus 3-1: Nœud fur le mot gordien de cette manche, et pour le dire, de cette partie, et queue ne visaient pas les indices Tronc ni Internet – oracles rouges lancés en vain dans un ciel de nuages. Et une fois le mot « cramé », qui vous savez déroula une Fellation 2 – qui dévoila, comme de juste, Queue et Gorge. L’obscur indice Espace (pour Pouce et Souris) fut fatal à Vincent, qui, avec Couleurs 4 (Or, Rouge, Noir, Souris), sortit le plus beau coup de cette partie aussi fertile qu’une queue de croissant !

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Séance de MARDI 15/05/2018 à St-Elivet

Le 15 mai 1902, Georges Méliès présente Le Voyage dans la Lune. Il s’agit du premier film de fiction avec trucages. Sept ans après l’invention du cinéma, le 7e Art naît véritablement ce jour-là.

Lors d’un colloque d’astronomie, le professeur Barbenfouillis surprend l’auditoire en faisant part de son projet de voyage dans la Lune. Il organise pour ses confrères la visite de l’atelier où l’obus spatial est en chantier. Il sera propulsé en direction de la Lune au moyen d’un canon géant – 300 mètres de long. Le lancement réussi, six astronomes découvrent l’environnement lunaire et assistent à un lever de Terre.

De retour sur terre après moult péripéties, les savants accueillis en héros exposent triomphalement un Sélénite (population autochtone de la Lune) qu’ils ont capturé. Une statue représentant Barbenfouillis est érigée sur la place de la ville avec l’inscription latine Labor omnia vincit (Un travail acharné vient à bout de tout).

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116 ans après, on a joué à Lannion, et si deux jeux ont pris leur premier envol dans la galaxie Parties Civiles, on n’en n’a pas fait tout un cinéma.

Table 1, dite « Autochtone » : à 878 – Les vikings, dans la peau des anglais, Jack et Cédric s’adjugent une victoire mineure. Neox et Michal avaient de bonnes têtes de vikings mais se sont laissés déborder.

Table 2, dite « J’ai demandé à la lune » : à cette table de Arena for the gods on observa une foultitude de joueurs, François-René, Olivier, Vincent-2, Nourdine, et même Quentin et Maïwenn. Deux parties furent jouées avec des vainqueurs multiples, parmi lesquels Nourdine ne figurait jamais. Il demanda si on voulait encore de lui, et la lune lui dit « J’ai pas l’habitude de m’occuper des cas comme ça ».

Table 3, dite « Men on the moon » : Neox et Baptiste entament une lune de miel à Edenia (Neox régale), puis enchaînent un after sur une île déserte, où Baptiste reprend alors ses esprits et règle son partenaire en lui rafraîchissant la Memoarrr! – mais au fait, qu’est-ce qu’on fait là ?

Table 4, dite « Labor omnia vincit » : ici, Dom nous fait revivre, issu de ses doigts de fée, un jeu oublié, Neue Heimat que l’on peut présenter comme un poker immobilier. Neue HeimatUn jeu d’enchères avec un fort parfum d’alea car les maisons que l’on construit peuvent scorer leur couleur en positif  ou négatif selon que le lotissement est fini ou pas – mais ça on ne le sait qu’à la fin et d’autant que la taille du dit lotissement peut varier, et que sa variation est elle-même variable ! Voici un des rares jeux de ce type où l’on peut gagner sans dominer aucune couleur et avec un score négatif. En tous cas, c’est un jeu où il faut donc beaucoup travailler ses positions, surveiller ses couleurs (et les bien choisir), et, si la chance joue son rôle plus que de raison, le travail finit par payer – en témoigne la feuille de score que je domine avec 20 PV, le seul score positif ! Tombés du côté obscur, Jean-Yves (-5),  Thomas (-7), Dom (-13) et Xel (-20) ont sombré dans les affres de l’inachèvement.

Ah, j’oubliais: voici à quoi ressemble le lotissement une fois construit. Ce n’est pas évident à voir comme ça, mais tous les maisons bleues (mon unique couleur) étaient dans la seule allée comptée positivement (lotissement complet avec ses maisons construites, chaque maison devant bien entendu avoir un toît), ce qui suffit à expliquer ma victoire à cette partie qui restera comme une maison bleue accrochée à ma mémoire.

Table 5, dite « Sélennite » : à Nosferatu, nous retrouvons Dom dans un contre-emploi délicieux et un duo très humain avec Neox – qui avait fini par quitter Baptiste. Le vampire incarné par Maïwenn, efficacement secondée par Vincent, gagne cette première partie, puis la deuxième, qui finit abruptement par un coup en traître de Vncent, devenu humain et qui m’occit sans raison aucune dès potron-minet et alors même que je venais de défausser une Lune, signe patent de mon humanité !

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Séance de MARDI 01/05/2018 à St-Elivet

Il y a 101 ans naissait Danielle Darrieux. Nous dédions ce compte-rendu à ses beaux yeux et à son oeuvre.

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Table 1, dite « Grande dame » : s’il est un jeu où les dames ont toute leur place, c’est bien Signorie – que Gérard nous fait découvrir. Un jeu qui semble complexe mais où tout s’emboîte parfaitement et qui révèle un grand classicisme. C’est le type de jeu où il faut faire les bons choix au début, car à trop s’éparpiller, on finit par sous-performer. Gérard, comme de juste, mena la danse avec 157, mais Xel (133), Dom (122) et votre modeste narrateur (107) n’en ont pas moins apprécié l’exercice.

Table 2, dite « Le bon Dieu sans confession » : cette table de 878 – Les Vikings vit une étonnante défaite de Jack, Pierre et Mickaël, trois garçons auxquels on donnerait pourtant le bon Dieu sans confession.

Table 3, dite « Le rouge et le noir » : à In Flanders field, c’est un baron rouge qui affrontait un prince noir. Thomas a évidemment triomphé de François-René.

Table 4, dite « Le jour des rois » : à Cartagena on enregistra une victoire de Pierre le grand, devant tHomas, François-René, Maïwenn & Co.

Table 5, dite « Jeux dangereux » : Pierre se retire en majesté, mais la table 4 enchaîne sur Burgle bros pour un résultat incertain.

Table 6, dite « Coup de soleil  » : c’est à Munckin qu’Olivier bronze et brille, tandis que Vincent-2 et les autres marchent à l’ombre.

Table 7, dite « Ambassador » : Nathan reçoit ses lettres de crédit de King of Tokyo.

Table 8, dite « Ambassador » : ici, Neox jouait les orques, et comme de juste il dévora le trop humain Baptiste à l’impitoyable Blood bowl.

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Séance de MARDI 24/04/2018 à St-Elivet

Le lundi de Pâques du 24 avril 1916, en pleine guerre mondiale, un groupe d’Irlandais se soulève contre le colonisateur britannique. Les Britanniques et les Irlandais loyaux à la Couronne voient cette tentative comme un mauvais coup porté aux soldats qui se battent dans les tranchées. Les Irlandais des deux camps, nationalistes et loyalistes, avaient mis une sourdine à leur différend jusqu’à la fin du conflit, et obtenu le Home rule (autonomie de l’île) par le roi Georges V avec la promesse d’un amendement concernant l’Ulster. Dès le début du conflit européen, les Irlandais se portèrent massivement volontaires dans l’armée britannique pour combattre les Allemands.

Mais quelques extrémistes du Sinn Fein nationaliste et de l’IRB (Irish Republican Brotherhood) préfèrent appliquer l’adage : « England’s difficulty is Ireland’s opportunity ». Ces hommes forment ce que l’on appellera un peu plus tard l’Irish Republican Army (IRA). Ils occupent plusieurs bâtiments stratégiques au centre de Dublin, et déploient le drapeau tricolore au-dessus de la Poste. L’un de leurs chefs, le poète Patrick Pearse, proclame aux badauds le droit du peuple irlandais à la propriété de l’Irlande et à la libre détermination de sa destinée est libre et imprescriptible.

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Les insurgés espèrent que les badauds vont se rallier à l’insurrection. Las, ils sont conspués par la foule qui commence à se rassembler devant le bâtiment. C’est l’échec. L’armée britannique amène l’artillerie lourde et bombarde consciencieusement le centre de Dublin. Après cinq jours de résistance, les insurgés capitulent sans conditions.

Cet épisode, appelé Easter rising verra une soixantaine de morts parmi les insurgés, une centaine parmi les assaillants, deux cents parmi les civils, et 3 000 arrestations. Un Conseil de guerre condamne à mort tous les meneurs. Parmi les condamnés à mort figure John MacBride dont le fils, Seán MacBride, deviendra Premier ministre de la République d’Irlande avant de fonder Amnesty International et d’obtenir pour cela le Prix Nobel de la Paix en 1974. Un certain Eamon de Valera échappe à l’exécution du fait de sa citoyenneté américaine (il est né d’un père espagnol et d’une mère irlandaise). Il deviendra le premier Président de la République d’Irlande.

102 ans après cet épisode connu en français sous le nom de Pâques sanglantes, Lannion  résonnait de bruits de bottes, colons et envahisseurs de toutes sortes s’y pressant en masse pour défricher de nouvelles terres ludiques, mais ce n’était que pour le jeu et les rires. Nous avons tant oublié les guerres que le goût de la paix nous paraît fade.

Table 1, dite « La table du fond » : relégués à la table du fond de la bibliothèque, sages comme des images, François-René et Jack explorent  878 – Les vikings – jeu qui est le premier opus de la série Birth of Europe, cousine de la série Birth of America et a pour thème les invasions vikings sur les côtes anglo-saxonnes au IXème siècle. Jack se vit king mais à cette table, c’est François-René qui fut le plus conquérant.

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Table 2, dite « Home rule »  Gérard et Dom présentent, de concert, John company – un opus de Cole Wehrle. Ce thésard passionné d’histoire et de littérature imagine ici l’empire britannique des Indes. On y fait du commerce, des batailles, et surtout, on y gère la compagnie des Indes. Compagnie qu’il faut faire prospérer, en y jouant les différents rôles de management, sans oublier son propre intérêt.

John Company

Un jeu aux mécanismes plutôt complexes, qui a l’air de se le jouer court avec ses six tours, mais qui nous emmenera au-delà de minuit et à l’autre bout de l’ennui. C’est Gérard (17) qui l’emporta devant Dom (15). Xel (11) et votre serviteur (10) ont admiré leurs coups d’éclat.

Table 3, dite « Land and freedom » : à cette table de Libertalia, on notera la défaite surprise de Baptiste. Cédric, Julien-2 furent également les victimes de Cécile.

Table 4, dite « Rébarbative » : une interminable partie de Projet Gaïa rassembla, quelque part sur la terre, Tristan, Quentin, Nicolas II, et enfin Neox. Le vainqueur était assurément barbu (et, me souffle-t-on dans l’oreillette, jupitérien).

Waka Waka

Table 5, dite « Ensorcellée » : à Waka Waka c’est l’Afrique qu’explorent Thomas, Guillaume, Jacques-2 et Maïwenn.
En Swahili, « Waka waka » signifie « Fais-le ! ». Un jeu où vous incarnez des marchands d’un village africain. Depuis des terres lointaines vous parviennent des fruits, des peaux, du sel, du thé, du tissu et des bijoux. Le Sorcier vous donne des commandes que vous devez honorer, en rassemblant des marchandises, avec l’aide des autres villageois. C’est Thomas qui se pare de la coiffe de chef de village.

Table 6, dite « Insurgée » :  à Bandido François-René, Jacques-2 et Maïwenn engrangent une victoire sans foi ni loi, mais ô combien méritée.

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