Séance de VENDREDI 17/08/2018 à Servel

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Le 17 août 2005, à Montpellier, Zinédine Zidane revient sur son retrait de l’équipe de France (qu’il avait annoncé un an auparavant), et joue son match de retour contre la Côte d’Ivoire en tant que capitaine. Dans cette rencontre, qui se joue à guichets fermés et est suivie par près de dix millions de téléspectateurs, la France s’imposera 3-0, avec notamment un but de Zidane. La suite de l’histoire d’amour avec les Bleus connaîtra des épisodes heureux à la coupe du monde 2006, avec notamment sa monumentale prestation contre le Brésil, mais, comme les histoires d’amour en général, elle se terminera mal, sur le coup de boule fatal de Berlin. Mais comme il y a toujours un bien pour un mal, ce fait donnera lieu à une oeuvre d’art aussi monumentale que le fut le geste, et qui fait la joie de la collection Lambert à Avignon, où elle accueille le visiteur.

13 ans après, et alors que Zidane amorce une nouvelle phase de retrait, les onze tables de cette soirée à rallonge à Lannion nous permettront de revisiter certains des plus grands joueurs de l’histoire à travers notre équipe idéale.

Table 1, dite « Dino Zoff » : à Descendance, le pouvoir de l’église permet à Maël (68) d’imposer sa loi, face à Sophie (61) et Nicolas II (54). C’est ce qui s’appelle, comme ne disaient pas les Italiens avant d’apprendre cette expression par l’entremise de Rudi Garcia, remettre l’église au centre du village. En attendant, si, champion du monde en 1982 à 40 ans, Dino Zoff reste le joueur le plus âgé à avoir gagné un Mondial, pour notre jeune vainqueur, la valeur n’attend pas le nombre des années.

Table 2, dite « Benjamin Pavard » : à Abyss surgit, venu de nulle part, Paul (85), qui étourdit d’une frappe de batard Xel (73) et Jérôme (68), qui coulent dans les profondeurs.

Table 3, dite « Marcelo » : à Troyes, Dom avait fière allure avec sa Chevalerie. Ce moteur dont le dé rouge est un carburant puissant a des airs de défenseur, mais il se révèle, comme Marcelo, redoutable en attaque. Et, comme, à l’instar du latéral du Réal, Dom n’est pas gauche dans ses jets,  il nous a roulés dessus avec le score surréel de 65, devant votre serviteur (39) et Gérard (32).

Table 4, dite « Fabio Cannavaro » : aussi brutal et imposant que le libéro italien Ballon d’or 2006, Doc Nico a fait la loi à Scythe dans une partie où Xof, Jack et Gérard ont surtout évité le un-contre-un. Une entrée en scène musclée pour Gérald, qui découvrait Parties Civiles, mais qui a eu l’air d’aimer ça !.

Table 5, dite « Franz Beckenbauer » : à Conan, Neox se risque à l’auto-analyse de sa contre-performance, car il ne joua pas le Kaiser – merci à lui :

« Alors que se déroule une conspiration dans le but de mettre Valerius sur le trône d’Aquilonie, Conan à disparu en voulant récupérer le coeur d’ahriman. Mais un petit groupe d’aventuriers composé de Neox, Hélène, François-René et Maiwenn, fidèles au roi Conan, ont suivi sa piste. Guidés par Ikhmet le renégat Stygien, les aventuriers ont découvert l’entrée d’un réseau souterrain complexe le long des berges du Styx… C’est là que Conan serait détenu. Le groupe nettoie tranquillement la grotte tout en cherchant le puits qui permettrait de descendre à l’étage inférieur. Une fois découvert, l’overlord (Mickaël) réveilla le gardien ultime de ses lieux, la reine scorpion! Elle commenca par pondre de nombreuses unités dans le but de nous freiner, mais rien ne pouvait plus arrêter les aventuriers qui mirent les têtes de ces arthropodes sur des piques. »

Table 6, dite « Andrès Iniesta » : Sea of clouds voit une issue proche de la table 2: Paul (88) remet le couvert face à Xel (65) et Jérôme (42). A l’instar du roi de la passe, avec Paul, tout casse, tout passe, sauf les baffes.

Table 7, dite « Dominique Rocheteau » : Baptiste, Hélène et un accolyte se la jouent comme Rocheeau à Warhammer 40,000. Ils ont été précis. Le bon ailier droit, c’est celui qui a de la craie sur les chaussures.

Table 8, dite « Claude Makelele » : à Innovation votre serviteur ramasse les châteaux chez Dom et Xel, comme le fit Claude Makelele en France et en Espagne, grâce à la combinaison machiavélique des cartes Monothéisme et Ingénierie. Cette destruction en règle fut le fruit d’une incroyable erreur de Dom qui me permit de dominer les âges 2 et 3 et d’infliger un incroyable 5-0-0 à mes adversaires !

Table 9, dite « Delio Onnis » : malins comme de vieux renards des surfaces (dont Delio Onnis reste à jamais l’éternel modèle), Xel, Paul, Jérôme, Nicolas II, Maël et François-René ont arpenté celle bien glissante du tableau de Room 25.

Table 10, dite « Diego Maradona » : comme le stade Monumental de Buenos-Aires qui fit les beaux jours de l’argentin, cette partie d’Innovation restera dans les annales pour son incroyable final et son suspense digne du récent France-Argentine de la coupe du monde. Pourtant Doc Nico découvrait le jeu, mais c’est qu’il apprend vite ! Par la grâce de la main de Dieu, la victoire se joua à un tour près en ma faveur (6 dominations à 5) dans une partie qui monta très haut dans les tours et restera à jamais dans les annales. Frustré, le Doc remit son billet, mais il y fut défait cette fois nettement, 6 dominations à 1. Comme les deux buts si différents du Pibe de Oro lors du fameux Angleterre-Argentine de la coupe du monde 1986, à ce jeu, aucune partie ne se ressemble.

Table 11, dite « Garrincha » : à Codenames on a fait un petit tour en mer avec le commandant Cousteau et Tabarly, mais c’était surtout des ronds dans l’eau. Cette partie chaloupée comme un dribble de Garrincha aura au moins permis à quelqu’un à faire connaissance avec les Helvètes, dans une partie plutôt underground.

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Séance de MARDI 10/07/2018 à Servel

Il faisait beau, il faisait chaud… Et certains ont fait le choix de rester devant leur téléviseur en ce jour de rencontre footballistique franco-belge. L’équipe de France a marqué 1 seul but ce soir là, l’équipe de Parties Civiles n’a constitué qu’une seule table également. Le parfum de la victoire était enivrant.

On a donc joué collectivement à Mysterium pour une victoire sur le fil avec le défi fantomatique de n’utiliser aucun corbeau. L’équipe de médiums (Nicolas-2, JulienLC, Xel, Olivier et Jérome) a parfois eu du mal à comprendre les visions du prési-fantôme Neox.

La fin du match avait sonné, les klaxons retentissaient, et dehors le chant des supporters troublait la quiétude de l’instant. Mais ici à Lannion, F-R rentre sur le terrain pour se joindre à l’équipe déjà en place et jouer les prolongations avec un Saboteur remporté haut la main par Xel (Il semble que le sabotage ne soit pas un excellent moyen de gagner sa vie). Et comme si les joueurs n’étaient pas déjà assez épuisés physiquement, un Room-25 + extension « Escape Room » dont je ne connais pas l’issue s’imposera en fin de soirée telle une séance de tirs au but.

Ah oui au fait, on est en finale. J’espère qu’il fera beau dimanche, y’aura pas grand monde à la plage.

Séance de MARDI 22/05/2018 à St-Elivet

Il y a 111 ans naissait Georges Rémi, dit Hergé. On pourrait tant dire sur la vie et l’oeuvre de cet homme que les mots manqueraient rapidement:
gardons les donc pour décrire cette soirée de jeux.Résultat de recherche d'images pour "hergé cartoon"

Table 1, dite « Lignes claires » : Dom extrait de son chapeau un exemplaire, bien sûr maison, de Ganz schön clever, ou Très futé en français, un jeu de dés qui ressemble à Qwix mais avec encore plus de possibilités, des actions et de rejets gratuits, et, aussi une arrivée remarquée de renards baladeurs. Autre originalité, le joueur actif écarte successivement ses dès les plus faibles, et les autres ont le droit d’en jouer un. Voici donc un jeu où il faut avoir une stratégie bien fixée sur certaines zones, mais sans négliger les autres, car c’est ici que les renards se manifestent: cette case bonus remporte en fin de partie le score de la zone la plus faible. Une partie inaugurale remportée par votre serviteur (171), devant Xel (153), Dom (150), Thomas (120). Les renards auront bien fait la décision , mais aussi la puissance de l’ensemble de mes lignes, violet (45) et bleu (37) en tête. Une stratégie de lignes claires aussi efficace que le trait d’Hergé.

Table 2, dite « Coeurs vaillants » : à cette table de 7 wonders c’est Julien-2 qui s’imposa à une équipe de coeurs vaillants: Vincent-2, Cédric et Maïwenn.

Table 3, dite « Quick et Flupke » : Neox et Nicolas II ont formé une fructueuse alliance à Trône de fer sous le regard ébloui de Xof et FR (plus de détails sur le forum).

Table 4, dite « L’étoile mystérieuse » : la galaxie  de la table 2, agrémentée de quelques étoiles filantes (à savoir, des jeunes filles de passage), s’enferme dans un Room 25 au long cours et dont l’issue restera mystérieuse comme une étoile.

Table 5, dite « L’oreille cassée » : à Linq, tout le monde se retrouve, de 7 à 77 ans (ou presque…), pour s’amuser sans compter. De cette partie, on retiendra la combinaison (noir, croissant) qui n’était pas le café mais la lune. Notons aussi l’homonymie multiple de (sole, pêcher) pour un poisson qui s’entendait – pour les oreilles innocentes – comme (sol, péché). Le deuxième mot suivait le « Jésus »  de l’autre espion, qui ne manquait pas de culture chrétienne. Ces deux-là n’avaient pas l’oreille cassée et se sont bien entendus, mais ce ne fut pas le cas, loin de là, de tous les espions !

Le rapprochement Jésus – poisson est connu mais va au-delà de la croyance populaire et a une résonance presque caballistique. En effet, l’ichthus (du grec ancien ἰχθύς « poisson ») est un symbole qu’utilisaient les premiers chrétiens en signe de reconnaissance, et comme l’a remarqué Saint-Augustin, « si l’on joint ensemble les premières lettres des mots grecs signifiant Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur, on trouvera Ichthus, qui veut dire en grec poisson, nom mystique du Sauveur, parce que lui seul a pu demeurer vivant, c’est-à-dire exempt de péché, au milieu des abîmes de notre mortalité, semblables aux profondeurs de la mer » :

  • I (I, Iota) : Ἰησοῦς / Iêsoûs (« Jésus »)
  • Χ (KH, Khi) : Χριστὸς / Khristòs (« Christ »)
  • Θ (TH, Thêta) : Θεοῦ / Theoû (« de Dieu »)
  • Υ (U, Upsilon) : Υἱὸς / Huiòs (« fils »)
  • Σ (S, Sigma) : Σωτήρ / Sôtếr (« sauveur »)

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Séance de VENDREDI 11/05/2018 à St-Elivet

Affluence moyenne pour ce vendredi coincé au milieu de ponts et de fériés. On y a vu des adhérents qui n’ont été recensés à aucune table (Frank, Michal et Jeff).

Table 1, dite « Multipède » : Mickaël, François-René, DocNico et Axel sortent Myrmes, un jeu de gestion de colonies de fourmis. Comme quoi il n’y a pas que les dungeon crawlers pour explorer des galeries souterraines, et pas que Agricola pour surveiller avec inquiétude les réserves de nourriture. Ce sont ceux qui n’y avaient jamais joué qui finissent en tête (F-R et Nicolas dans cet ordre).

Table 2, dite « Coulissante » : une partie de Room 25 regroupe Maël, Guillaume, Cédric et OlivierL. Malgré leurs efforts, les gardiens ont perdu et les prisonniers se sont échappés.

Table 3, dite « Désinfectante » : les quasi-barbus de la campagne Gloomhaven s’adonnent à leur activité habituelle. Mus par un civisme inattendu de la part de cette bande d’aventuriers cupides et sans foi ni loi, ils partent résoudre le problème de l’eau potable polluée (le changement climatique ce sera pour une autre fois) de la ville de Gloomhaven. Neox, découvrant qu’il pourra avancer vers son but de vie en ajoutant une variété de démon (Night) à son tableau de chasse, a le visage d’un enfant au matin de Noël. Cela a été quand même très serré. Dom aux choix tactiques imparfaits subit une attaque dévastatrice à l’entrée de la deuxième salle tandis que la coordination des déplacements et des combats du groupe est parfois approximative. Même si cette fois les Ooze trop statiques n’ont pas été bien méchants, la dernière pièce a été une course contre la montre. Julien tombé dans son élan, les autres finissent de nettoyer les réservoirs sous les attaques empoisonnées d’une nuée d’Imp, leurs points de vie diminuant à vue d’œil.

Table 4, dite « Gloomhaven-light » : poursuivant sur la thématique « exploration de salles en se faisant des amis … ou pas », la table 2 dispute un Dungeon Raiders. Guillaume ressort à la fois riche et vivant et l’emporte ainsi.

Table 5, dite « Désherbante » : un jeu récent avec des dés et des cartes, Huns, fait son premier tour de piste dans l’arène de Parties Civiles sous le regard attentif de Mickaël, Axel, Olivier et Maël (et même celui de F-R qui ne jouait pas). Cela avait l’air fort interactif, consultez le forum pour savoir ce qu’il en advint.

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Séance de MARDI 17/04/2018 à St-Elivet

Une soirée du mardi aux couleurs de l’arche de Noé. Pourtant il faisait sec.

Table 1, dite « Escargot » : le gros jeu (pas de cubes en bois mais des dés et des disques en bois, c’est tout comme) est Signorie autour duquel on trouve Xel, Cédric, Gérard et Thibault. La partie se joue en sept tours mais quand le narrateur prit congé, ils en étaient au quatrième. Le forum recueillera (ou pas) les témoignages des protagonistes.

Table 2, dite « Chien »  un Room 25 XXL rassemble Nicolas-2, Guillaume, Florian, Pierre (venu voir), Julien-2, OlivierL, Victor et Cécile. Tel Diabolo dans les Fous du volant (oui cela ne nous rajeunit pas), Nicolas rit dans sa barbe pour le coup de chien qu’il a joué aux malheureux prisonniers qui cherchaient la sortie.

Table 3, dite « Chat » : Neox, Hélène, Baptiste, François-René et VHN étrennent Cottage garden, jeu léger et relativement abstrait de Uwe Rosenberg. Chacun doit optimiser le placement de polyminos sur son plateau individuel en essayant d’anticiper lesquels seront disponibles aux tours suivants. Neox utilise habilement ses jetons Chat (des jokers bouche-trou) tandis que Dom et Hélène, associés en un attelage inattendu, préparent leurs coups à mi-voix. Leurs conciliabules auront peu servi, la paire finit avec 53 PV contre… 54 pour Baptiste et F-R et 62 pour Nicolas-roi-des-animaux.

Table 4, dite « Panda » : découverte de Takenoko pour Maïwenn et Quentin. Ils ont bien aimé et c’est lui qui l’emporte de justesse.

Table 5, dite « Gigasaure » : la table 3 poursuit avec un King of Tokyo à 6 joueurs, Hélène et Dom reprenant leur indépendance et un Vincent-2 tardif s’y adjoignant. Rappelons que c’est le premier joueur à atteindre 20 PV qui gagne. Neox dégoûte les autres en faisant cinq « 3 » aux dés dès le premier tour, scorant 5 PV. Dix minutes plus tard, les baffes ont affaibli les monstres. Neox et VHN succombent mais reviennent aussitôt avec un perso régénéré. Le deuxième fait une belle remontée à 17 PV tandis qu’on s’aperçoit que Vincent a mal interprété (à son profit !) le pouvoir d’une carte. Alors qu’il est clair que la femme à abattre est Hélène, Baptiste préfère renvoyer VHN dans la tombe et la laisse donc triompher.

Table 6, dite « Cheval » : N2 attire Guillaume et Olivier aux joutes de Camelot qui peuvent se dérouler à pied ou à cheval (parfois même elles commencent à cheval et finissent à pied). Les novices ayant été dûment prévenus que le propriétaire du jeu est redoutable, nous ne savons pas comment cela a fini.

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Séance de VENDREDI 23/03/2018 à St-Elivet

Le football, roi des jeux, a aussi son histoire, et ce 23 mars est l’occasion de revisiter deux des plus fameux derbys entre Lyon et Saint-Etienne, et de mesurer, à travers eux, l’évolution d’une société.

Le 23 mars 1969, à Gerland, a lieu un derby pas comme les autres: ce match est le premier à être retransmis à la télévision française. « Des matchs à la télévision en 1969, il n’y en avait pas. A cette époque, toutes les équipes étaient sponsorisées par Vittel. La télévision refusait de retransmettre cette publicité sur les maillots », précise Philippe Gastal, historien et conservateur du musée des Verts.

Pour répondre à la fois aux attentes de la télévision et des sponsors, le match n’a été diffusé qu’une seule mi-temps : « Les joueurs ont joué les 45 premières minutes avec leurs maillots Vittel. Ils se sont changés à la mi-temps pour jouer avec des maillots sans sponsor ! La télévision n’a donc retransmis que la deuxième période. Les téléspectateurs ont donc manqué le premier but de Salif Keita (13e). Ils ont tout de même vu deux buts: Hervé Revelli a marqué le but du break à l’heure de jeu et André Guy a réduit le score pour l’OL en fin de match. »

Pour la première fois en France, un match entre l'OL et l'ASSE est diffusé en direct par l'ORTF. Ce premier derby télévisé correspond à la plus faible affluence des derbys avec 7 625 spectateurs. / Photo d'archives Le Progrès

7 625 spectateurs : ce premier opus  télévisé correspond à la plus faible affluence des derbys. Ce match, commenté par le tout jeune Michel Drucker, n’a pas été une franche réussite avec une seule mi-temps diffusée et une affluence en berne.
Les clubs n’étaient pas très chauds pour retransmettre les matchs, prétextant que les stades seraient vides. Ce jour-là leur avait donné raison puisqu’il n’y a eu que 7 625 spectateurs alors que les derbys tournaient plutôt autour de 20 000 et 25 000 spectateurs de moyenne à cette époque. Mais la météo n’avait pas aidé non plus puisqu’il pleuvait des seaux d’eau ce jour-là.

Autre derby resté fameux, celui du 23 mars 1977, disputé dans des conditions dantesques. « Les stéphanois meilleurs nageurs C'est injouable et pourtant Rocheteau va marquer un deuxième but. / Photo d'archives Le Progrèsque les lyonnais » avait titré la presse au lendemain du match. Malgré les trombes d’eau qui s’abattent sur Gerland, l’arbitre de la rencontre, M. Wurtz, décide de maintenir la rencontre.
La pelouse est impraticable mais comme un symbole, 42 000 spectateurs sont présents pour assister au spectacle. C’est d’ailleurs en raison de la crainte d’éventuels débordements que le match est maintenu. Là aussi, les verts l’emporteront (2-0), Larqué ouvrant le score sur un coup de tête, son seul but de la tête de sa carrière, disent les historiens.

Un seul sponsor pour toutes les équipes, la télévision qui refuse de diffuser un match avec publicité sur les maillots des joueurs les obligeant à en changer, des spectateurs qui se pressent en masse malgré le déluge (dans des stades bien sûr non couverts) et refusent de plier bagage, et, last but not least, des voisins foréziens conquérants: tout a changé en un petit demi-siècle…. sauf l’insubmersible Michel Drucker, toujours en vue dans le paysage.

A Lannion, quelques années plus tard, de fameux derbies ont eu lieu sur les tables surchauffées de St-Elivet, où une grande marque de bière s’était invitée comme sponsor.

Table 1, dite « Changements de maillot » : Dom régale à Meuterer, un jeu tout petit où un équipage à la composition fluctuante navigue entre des îles, cherchant à y faire commerce de diverses denrées comme le sel, le vin, le tissu ou les rubis. A ce jeu original, plusieurs mécanismes se combinent: la conduite du navire, sous la direction du capitaine, une possible mutinerie (initiée par un mutin, le fameux Meuterer qui donne son nom au jeu, et un éventuel mousse complice), et enfin la vente des marchandises aux deux derniers ports visités, tout en gardant un œil sur les ventes possibles au port de destination, qui n’est qu’Résultat de recherche d'images pour "meuterer jeu"accessible au tour suivant. La partie prit un tour paisible, votre serviteur faisant office de capitaine au long cours avant de décider de changer de maillot et de se saborder, mais victime d’un tirage de cartes si défavorable qu’il ne réalisa pas une seule vente de la partie ! Relégué à l’étiage du tableau de marque (13 points), je vis des marchands plus chanceux et opportunistes (Franck: 28, Armand: 35) disputer en vain la victoire à Dom (38).

Table 2, dite « Feuille de score floue » : à cette table de Praetor on œuvra jusqu’au bout de la nuit, mais on ne prit pas la peine de compter les points avec précision. Si la feuille de score ressort singulièrement floue entre Tristan (400), Thibault (300), Doc Nico (200), et Olive (100), on peut penser que l’ordre d’arrivée est fidèle.

Table 3, dite « Dantesque » : Nicolas II, François-René, Xel, Jérôme, Sophie et Solène  composent la feuille de match de Room 25, où la cohorte des prisonniers se sortit d’affaire, laissant cependant pour morte Sophie, livrée dans une chambre isolée aux griffes de l’impitoyable Nicolas II, gardien sans pitié, sous l’oeil approbateur de Solène. Spectacle dantesque dont se délecta François-René dans une chambre voisine, avant de filer rejoindre ses camarades d’infortune.

Table 4, dite « Au nom de tous les chiens » : dans l’arène de Mythic battles, des gladiateurs, des bêtes curieuses telles les chiens des enfers, tout cela manœuvré par Mickaël, Guillaume, Paul junior, et Quantin, et qu’on aurait aimé voir commenté en direct par Michel Drucker. Au fait, vous aimez les chiens ?

Table 5, dite « Derby » : à l’écart du monde, dans le silence feutré, on n’entend que le bruit des mètres ruban coulisser pour déterminer les cibles des attaques de Warhammer 40 000 – encore une partie qui conduisit les joueurs jusqu’à point d’heure, et vit l’expérimenté Julien venu de sa lointaine contrée Paimpolaise damer le pion à Baptiste dans ce derby de la cinquième circonscription.

Table 6, dite « Une-deux » : délestée de Franck, la table 1 enchaîne sur Azul – encore une version maison d’un jeu honorablement connu et qui nous replonge dans le Portugal de la renaissance. Munis de truelles et de jolis azulejos, nous construisons des palais de toutes les couleurs, à l’horizontale, à la verticale et dans toutes les couleurs. Une partie que je m’adjugeai avec 81, sur un joli une-deux de fin de partie avec Armand (53), qui eut pour effet de priver Dom (73) d’une victoire qui lui tendait les bras.

Table 7, dite « Monstre édenté » :  Pour le premier match de la saison 1970, l’OGC Nice reçoit l’Olympique lyonnais. Titulaire, Domenech se voit confronté aux rapides attaquants niçois. Le meneur de jeu de Nice le dribble puis se fait sévèrement tacler par un joueur de l’équipe adverse, qui s’avère être Jean Baeza. Il se fracture le tibia et le péroné. Or Raymond Domenech, qui n’est alors qu’un jeune débutant, se voit attribuer la faute et se fait alors traiter de « boucher » par la presse à la suite d’une erreur des journalistes. Il décide pourtant de ne pas protester et se justifiera beaucoup plus tard : « Baeza et moi avions la même coupe de cheveux. Les journalistes nous ont confondus. Je n’ai rien fait pour les contredire. Je débutais, il me paraissait important que l’on parle de moi, en mal ou en bien. Il y avait une sorte de bravade, je suis alors entré dans mon personnage ». C’est ainsi que naît alors la réputation de « boucher », que Domenech traînera jusqu’à la fin de sa carrière de joueur, au point d’en devenir son surnom. À la suite de ce fait de jeu, il deviendra un joueur dur, capable de se battre sur tous les ballons, même les plus anodins, et surjouera cette réputation en se laissant pousser une moustache inhospitalière et des cheveux noir corbeau. A la table de Not alone, qui rassemblait les protagonistes de la table 3, il y avait aussi un monstre, mais il finit déconfit, n’ayant presque pas mordu. « Quelle tristesse » conclut François-René, qui en endossait le rôle.

Table 8, dite « Diluvienne » : la table 2 enchaîne son marathon en passant des colonnes romaines aux colonnes d’eau, par une plongée dans les eaux troubles d’Abyss, dont on ne verra sortir ni résultats ni lumière.

Table 9, dite « L’esprit d’équipe » : à cette table de Codenames nous trouvons les Bleus (VHS, Guillaume, Quentin, Maïwenn, Nicolas II – ce dernier plutôt en spectateur désengagé), et les Rouges (Xel, Jérôme, Dom, Mickaël, François-René) pour une partie où il valait mieux avoir l’esprit d’équipe pour comprendre ses partenaires.

  • Rouges 1-0: les Bleus s’égarent dans une Chambre (Porte, Suite, Carreau) qui dérape sur une robe inattendue, une Navigation mal maîtrisée (Route, Manche, Souris) incomprise, et finissent par un audacieux Gigot 4 (qui visait Bouche et Souris), tout aussi incompris, tandis que les Rouges déroulent, certes non sans talent, une grille plus facile, à l’image de l’inaugural Cardiologie 3 (Docteur, Veine, Pompe)
  • Rouges 2-0: le naufrage Bleu se poursuit avec les indices Epilation, Boulangerie, Militaire, et Aube, tous aussi énigmatiques pour l’équipe, à l’image de la Rivière associée à l’Aube (« les reflets de la rivière à l’aube, c’est joli »), ou de Eclat associé à Epilation (« des jambes bien lisses, ça brille »)
  • Rouges 2-1: on dissertera longuement dans le chaumières pour savoir comment les Rouges ont pu perdre cette manche, qui vit une remontada historique conclue par un très osé Multipède, sélectionnant Mouche et Mouton, mais ni Pigeon ni Poule !
  • Rouges 3-1: C’est le Berezina pour les Bleus avec un incroyable Chien 0 en fin de partie, qui offrit la victoire aux Rouges – qui n’en demandaient pas tant, s’égarant dans le Régime pour Privé, ou dans les Champs de Chanvre

Table 10, dite « Occultée » : pas de retransmission pour cette table, qui eut cependant lieu, et dont on débattait encore du thème au moment où s’éteignaient les projecteurs.

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Séance de MARDI 20/03/2018 à St-Elivet

Par une ordonnance du , Philippe VI de Valois généralise dans tout le royaume le sel, qui fait l’objet d’un monopole royal. Il est entreposé dans des greniers à sel, où la population l’achète taxé et en toute petite quantité. La gabelle représente, à l’époque moderne, environ 6 % des revenus royaux. Le sel fut longtemps le seul moyen de conserver les aliments et était donc un élément stratégique. Avec le sel, on fabriquait des salaisons et l’on séchait poissons et viandes douces. Il était également un composant nutritif indispensable pour le bétail. Sous l’Ancien Régime, utilisé comme monnaie d’échange, il possédait même une fonction de salaire, dont on retrouve le sens étymologique dans salarium en latin qui signifiait « ration de sel » puis, par extension, la pratique du traitement, du salaire à l’époque romaine.

D’origine romaine, cet impôt avait été repris dès le XIIe ou le XIIIe siècle par la royauté, qui s’était empressée d’accaparer à son profit le monopole et la vente de cette denrée. La gabelle figure parmi les taxes les plus impopulaires et a engendré une contrebande spécifique, celle des « faux-sauniers ». Le faux-saunier était un contrebandier qui allait acheter, par exemple en Bretagne, sur l’autre rive de la Vilaine, du sel qu’il revendait dans le Maine, après l’avoir fait passer en fraude sans payer la gabelle. Il encourait la condamnation aux galères s’il travaillait sans armes, la peine de mort s’il avait des armes.

Elle est également à l’origine de soulèvements populaires. En 1675, pendant la révolte des Bonnets rouges en Bretagne, déclenchée par des mesures fiscales sur le papier timbré, le tabac et la vaisselle d’étain, la simple évocation de la gabelle put mettre le feu aux poudres comme fin juillet 1675 au cours du pardon de Saint-Urlo. À l’inverse, la suppression de la gabelle, le , fut l’une des causes, selon Abel Hugo, de la chouannerie car elle réduisit à la misère plus de 2 000 familles qui ne vivaient que du commerce frauduleux du sel, à l’image du célèbre Jean Chouan.

A Lannion, quelques années plus tard, une joyeuse bande de contribuables allait au tripot sans payer son écot, profitant de l’absence du trésorier payeur général.

Table 1, dite « Bonnets rouges » : Olivier invite Jack à découvrir Shadespire, un jeu d’escarmouches, et ils se sont partagé en frères le gain de deux parties. Il ne leur manquait que les bonnets rouges.

Warhammer Underworlds: Shadespire

Table 2, dite « Salaire sans peine » : à cette table de Raiders of the North Sea nous trouvons Olive, Neox, Xel et Michal, le dernier nommé s’étant vu offrir la victoire – une version que contestera l’intéressé : toute peine mérite salaire.

Table 3, dite « Exonérée » : Vincent-2, François-René, Jean-Yves, Cédric, Thibault, Guillaume et Florian : un peu trop de monde à Room 25, mais c’était pourtant la seule table libre à l’heure où votre humble serviteur devait fixer son choix. Je m’en fis exfiltrer d’entrée de jeu, salutaire exonération pour permettre à Sophie et DocNico, arrivés impromptus, de faire de leur segment de droite un triangle (voir plus loin). Quant à cette partie, il semble qu’elle se solda par un nombre réduit de traitres, et une déconfiture générale dans la bonne humeur.

Table 4, dite « La belle et le gabelou » : intronisé maître de cérémonie à Alien Frontiers, je ne cessai d’être challengé par le jeux rugueux de Doc Nico, qui commença la partie par deux agressions de suite sur ma personne, ne cessa de contester des points de règles, et faisait décoller ses vaisseaux pour les reconstituer aussitôt à bas coût tel un gabelou de grande époque. Mais c’est sa belle qui, plus discrète, ressortit en vainqueur (9) d’une partie que je mis un point d’honneur à laisser se finir, terminant à 5, au grand désespoir de Nico (6) qui eût voulu que je la prolongeasse.

Table 5, dite « Jacquerie » : la soirée se poursuivit à l’éclate, un Time bomb rassemblant une grande tablée de chouans qu’on ne saurait citer ici in extenso sans déclencher jacquerie. De là, d’autres événements se produisirent dont aucun chroniqueur ne saura restituer le sel.

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Séance de VENDREDI 16/03/2018 à la Ludothèque

Je pourrais commencer par évoquer que le 16 mars 1986, a été une glorieuse journée pour la droite française au vue des résultats des élections législatives qui venaient de se dérouler. De ces élections, nous avons surtout connu la première « cohabitation » de la Vème république. Je pourrais donc dire que 32 ans plus tard, c’est dans un contexte beaucoup moins politisé et tendu que Parties Civiles et la Ludothèque ont cohabité pour une soirée ludique. Mais je n’en ferais rien… Je ne suis pas la pour m’approprier le style de quelqu’un d’autre!

Depuis la rentrée, la ludothèque n’avait pas encore eu l’occasion de nous inviter a venir jouer un vendredi soir. Voilà qui est corrigé et de fort belle manière!

De nombreuses tables de Tokaïdo se sont enchainées, et c’est Jerome qui a fait le plus gros score de la soirée… Il est donc reparti avec une boite du jeu a sa plus grande surprise.

A côté c’est Florent de Nuts Publishing qui était venu pour présenter et faire tester leur jeu One Deck Dungeon (déjà en rupture, il avait les derniers exemplaires avec lui), le jeu a d’ailleur fait quelques adeptes dans l’asso!

En parallèle on a pu voir pèle-mêle du Welcome (to your perfect home), L’ile interdite, du Room 25, du Dead of Winter, la légende raconte même qu’il ya eu du Taboo ou encore du Trivial Poursuit jusqu’à tard dans la nuit.

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Séance de VENDREDI 09/02/2018 à St-Elivet

Le 9 février est une date notable dans l’histoire de l’aviation civile avec les premiers vols des Boeing 727 (1963, un moyen-courrier robuste et polyvalent qui fit beaucoup pour développer les aéroports régionaux) et 747 (1969, le jumbo-jet qui a créé le tourisme intercontinental de masse).

Prenons un instant pour rappeler (comme quoi les stratégies industrielles ont un effet à long terme) que dans les années 50, la part de marché de Boeing dans les avions civils était de moins de 1%. C’est son pari réussi sur les avions de ligne à réaction (tirant parti de son expérience dans les bombardiers) qui lui a permis de prendre le pas sur Lockheed (sorti du segment) et McDonnell-Douglas (racheté en 1997) et d’être l’acteur dominant pendant des décennies, avec plus de 80% du marché. En parallèle Airbus, créé dans les années 70 par l’association de plusieurs entreprises européennes (et pariant de son côté sur l’informatisation et la suppression d’un poste en cabine) est maintenant quasiment à parité avec le titan américain.

Le 9 février est aussi le jour de la mort de Freddie Laker, homme d’affaires anglais pionnier du low-cost aérien. Bien avant R. Branson (Virgin) et M. O’Leary (Ryanair), ce patron légendaire divisa par 3 le billet Londres-New York mais finit en faillite, victime d’une lutte à mort avec les compagnies en place qui cassèrent les prix, influencèrent les régulateurs et avec qui il multiplia les procès pour distorsion de concurrence.

Lors de cette séance de jeu, on vit des paris gagnés ou perdus et des rivalités sans merci.

Table 1, dite « Choc des titans » : ils ne se lassent pas de Mythic Battles Pantheon : Mickaël, Paul-Junior, Guillaume et Elouan s’affrontent en paires avec ce jeu magnifique, sans que la tour de contrôle n’ait été informée du résultat.

Table 2, dite « Quasi parité » : Frank ressort son prototype déjà bien mûr de My Little Secret Dungeon : associé à Hugo, il prend le pas sur l’association entre Olivier et Maël au terme d’une partie longue, équilibrée et tendue qui leur a bien plu.

Table 3, dite « Procès en première instance » : pour essayer Cursed Court, le choix avait été fait de bricoler un prototype quick and dirty (à déconseiller si vous fabriquez un avion, NDLR) à base de jetons de poker, d’élastiques et de cartes d’un autre jeu. Xel, Tristan, Thomas, Eric et VHN acceptent de faire les pilotes d’essai et découvrent ce jeu récent de bluff et de paris. Impossible d’arrêter Eric qui, avec 24 points contre 8 au dernier (un père de famille blond) l’emporte malgré (ou grâce à ?) sa maîtrise limitée des règles.

Table 4, dite « Distorsion de concurrence » : la table 3 poursuit sa soirée avec A Study in Emerald. Une fois la partie arrivée à son altitude de croisière, il apparaît clairement que Eric est un Réformateur et que seuls deux Loyalistes (Xel et Dom) œuvrent à l’avènement des Grands Anciens. Xel précipite la fin de partie mais son boulet la fait reculer de 5 PV, juste au niveau de Eric. Nous exhumons alors une règle qui en tel cas attribue la victoire aux Réformateurs, une manifeste distorsion.

Table 5, dite « Patron légendaire » : la même équipe choisit ensuite The Boss, un jeu avec (tiens tiens) du bluff et des paris. Thomas s’amuse d’égarer de nouveau Tristan et l’emporte d’une courte tête.

Table 6, dite « Procès en appel » : deuxième audience pour Cursed Court avec dans le prétoire Xel, Thomas, Maël, F-R et VHN. Une gamme de scores similaire (23 à 7) avec ici Maël dans le rôle de l’acteur dominant.

Table 7, dite « Témoins à la barre » : vol inaugural à P-C pour le jeu d’enquête Witness avec Michal, Neox, François-René, Hélène, Christophe et Nicolas-2 (bizarre, il est sensé se jouer exclusivement à 4 ?). 3 affaires ont été examinées avec des résultats variés (une réussite, une quasi-réussite et un échec).

Table 8, dite « Lutte à mort » : la table 7 poursuit avec le classique Room 25 : F-R se révèle comme gardien en éliminant un autre joueur mais dans la foulée Hélène, l’autre gardien, lui règle son compte. Encore une victime de la concurrence sauvage.

Table 9, dite « Tigre celtique » : on vit fort tard Tristan et N2 autour de Samhain.

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Séance de MARDI 09/01/2018 à St-Elivet

Le 9 janvier 1934, les Français apprennent la mort par balle du financier Alexandre Stavisky. L’homme était recherché par la police suite à un détournement de fonds au Crédit municipal de Bayonne. Son cadavre est retrouvé dans un chalet de Chamonix. Il s’agit apparemment d’un suicide mais l’opinion publique soupçonne aussitôt des hommes politiques d’avoir fait assassiner l’escroc pour l’empêcher de dénoncer ses complices.

Le scandale Stavisky est peu de chose comparé à celui de Panama. Il ne met en cause ni un président de la République, ni même un quelconque ministre mais seulement une demi-douzaine de politiciens de second rang qui se sont compromis avec Stavisky dans le trafic d’influence. Son retentissement n’en est pas moins immense. C’est qu’après les années d’espoir qui ont suiviRésultat de recherche d'images pour "stavisky cartoon" l’hécatombe de 1914-1918, la France est affectée par une crise à la fois économique et politique.

La mort de Stavisky met brutalement à jour toutes les rancoeurs. Les xénophobes s’en prennent à une politique de naturalisation trop laxiste (Stavisky est un juif d’origine russe). L’Action française royaliste, les ligues populistes de droite et les communistes dénoncent à l’envi la décadence de la IIIe République. L’indignation populaire entraîne la chute du gouvernement radical-socialiste. Édouard Daladier remplace Camille Chautemps à la présidence du Conseil. Il destitue aussitôt le préfet de police Chiappe, suspect de sympathie avec les ligues de droite.

Le 6 février 1934, Édouard Daladier présente à l’Assemblée nationale le nouveau gouvernement. Dans le même temps, une grande manifestation est organisée à Paris, place de la Concorde, à l’appel des ligues, de l’association d’anciens combattants Les Croix de Feu ainsi que de mouvements communistes, sur le thème : «A bas les voleurs !». La manifestation dégénère. La police tire. Seize manifestants et un policier sont tués. On compte un millier de blessés.

Trois jours plus tard, une contre-manifestation dégénère à son tour et fait 9 morts. Edouard Daladier doit céder la place à Gaston Doumergue à la tête du gouvernement. Non sans mauvaise foi, la gauche parlementaire dénonce dans la manifestation du 6 février une tentative de coup d’État fasciste. Elle appelle au rassemblement des forces progressistes. Par ricochet, l’affaire Stavisky va ainsi contribuer à la victoire du Front Populaire de Léon Blum aux élections législatives de 1936.

En cet autre 9 janvier, à Lannion, beaucoup de morts suspectes ont été enregistrées. Un journaliste avait été mandaté pour faire un reportage sur l’association, mais il ne trouva rien à redire aux activités fort étranges de ses membres, qui repartirent sans être inquiétés.

Table 1, dite « Affaire pliée » : ce nouvel opus de T.I.M.E Stories rassemblait François-René, Sophie, Doc Nico et Dom, qui nous en fait le récit suivant. Deuxième soirée consacrée au « Marcy Case » déjà exploré en octobre sans pouvoir le terminer. Nous retournons en 1992 dans une petite ville américaine zombifiée suite à un « incident » dans un labo secret, à la recherche d’une ado dont on ne sait pas trop si elle est orpheline ou non. Avec méthode, le groupe accumule les infos, élimine les pistes secondaires, apprend à garder ses ados amochées en vie et se rôde à optimiser son parcours à travers les différents lieux. Après un premier run de remémoration et un second run au terme duquel ce n’est pas la bonne fille que nous livrons à l’hélicoptère salvateur, nous faisons au pas de course un dernier run que nous réussissons avec une bonne marge (mais, ajoutés à ceux d’octobre, cela fait quand même beaucoup de tentatives pour arriver au but).

Table 2, dite « Commissions occultes » : à cette table de Lords of waterdeep, Yvan se fit grassement rétribuer des ressources qu’il mit à la disposition de ses adversaires, lucratives commissions qui lui permirent de garder d’un souffle la tête d’une table de marque qu’il survola toute la partie (106). Votre modeste narrateur, au bout d’une stratégie cohérente et efficace, échoue sur le fil de l’épée mais atteint quand même le carré de 10. Neox suit avec un score égal au carré de 9. Quant à Baptiste, il réalisa une contre-performance historique (58) que la conversation prolongée et intermittente avec le journaliste ne saurait excuser.

Table 3, dite « La faute aux matons » : de cette table de Room 25 on retiendra que Vincent, Cécile, Xel, Jean-Yves, Julien 3, Nicolas II, Thibault et Guillaume ne se sont pas échappés. C’est la faute aux matons, à n’en pas douter.

Table 4, dite « Récidive de suicide » : ici, votre modeste serviteur réussit l’exploit d’être occis deux fois de suite à Nosferatu, la première fois contre toute évidence, et la seconde à juste raison, mais dans un invraisemblable concours de circonstances (jour en deuxième position dès la première donne, avec 3 morsures et une potion). Dépité, il trouva refuge en se glissant dans la nuit, pendant que, dans le jour blafard des lampes à incandescence, le vampire sévissait encore et encore….

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