Séance de MARDI 24/10/2017 à St-Elivet

Le krach de 1929 éclata à la Bourse de New York le jeudi 24 octobre 1929 (« jeudi noir »). Cet événement, le plus célèbre de l’histoire boursière, marque le début de la Grande Dépression, la plus grande crise économique du XXe siècle. Aux États-Unis, le chômage et la pauvreté explosent, poussant quelques années plus tard à une réforme agressive des marchés financiers. Ce krach boursier a fait tâche d’huile, déstabilisant les politiques économiques allemandes, permettant l’arrivée au pouvoir du parti nazi à la suite du retrait brutal des capitaux américains d’Allemagne.

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88 ans après le jeudi noir, les tables du mardi rose étaient pleines à kracher.

Table 1, dite « Le salaire de la peur » : où Dom nous présente un Splendor. Pas n’importe lequel, un rethémé Halloween du plus bel effet !  A part ça, c’est toujours un jeu où il faut être le plus rapide à marquer 15 points et où la fin arrive brutalement, comme votre modeste serviteur en témoigne, qui allait engranger cinq points en deux tours avant qu’on lui coupe le sifflet, et qui culmina à 8. C’est Dom qui engrangea les dividendes de l’effroi qu’il avait jeté sur le plateau. Julien de Lannion, avec 13, et Marion, une nouvelle adhérente fort sympathique, complètent un podium inattendu.

Legendary: A Marvel Deck Building GameTable 2, dite « Mardi rose » : où nos trois héros, Frank, Yann et Florence, ont remporté en sifflotant le scénario du soir de Legendary.

Table 3, dite « Aux requins » : où, dans cette table triplement classée X, Neox, Xel et Xof ont joué aux requins des mers à Pillards de la mer du Nord. C’est la paire XX qui l’a emporté sur les XY.

Tables 4 et 5, dites « La grande dépression » : où Vincent sombra dans une profonde dépression, jouant et perdant coup sur coup deux parties en simultané, aux Echecs face à Hervé, et à Dice forge. A ce dernier, la table de marque crédita Justine de 126, Léo, 122, Vincent, 97 et Cécile, 93.

Table 6, dite « Chambre forte » : où dans un Room 25 sans gardiens, Ivan, FR, Nicolas II et Jérôme ont réussi à trouver la sortie.

Table 7, dite « Cotation impossible » : où Dom nous présente un Gosu 2 – Tacticts. Pas nhttp://a133.idata.over-blog.com/1/84/54/52/Gosu/Gobelin-de-Feu_-DomVF_GOOD77.jpg‘importe lequel, car il a l’insigne honneur d’y figurer en personne, comme en témoigne l’illustration ci-contre où on le reconnaît nettement !  A part ça, c’est un jeu assez spécial, plutôt chaotique, et dont la cotation est en quelque sorte impossible, et d’ailleurs, si Marion a remporté la première manche, impossible de donner le vainqueur car il faut trois manches gagnantes pour s’imposer. Aussi au casting, Jérôme et votre humble narrateur ont apprécié en connaisseurs ce jeu aussi original que ses illustrations.

Table 8, dite « Populiste » : où la soirée se termine par une tablée de Shadow Hunters populiste comme le métro de six heures. Xel s’est fait viser en continu, mais s’en sort en vainqueur.

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Séance de VENDREDI 29/09/2017 à St-Elivet

Le 29 septembre 1964 paraissaient dans l’hebdomadaire argentin Primera Plana les premières planches consacrées à Mafalda, enfant brune aux joues rondes en perpétuel questionnement sur le monde qui l’entoure. Cinquante-trois ans après sa création par le dessinateur Quino, la plus célèbre des petites filles de BD, devenue un symbole d’anticonformisme pour des générations de lecteurs, n’a jamais été aussi populaire.

En 1962, Quino est un dessinateur inconnu qui cherche à vivre de ses crayons. Il prend contact avec l’agence publicitaire Agens Publicidad, qui lui propose de travailler sur la campagne d’une marque d’électroménager. Quino est chargé de dessiner les histoires d’une famille de classe moyenne aux prises avec des appareils électriques. Il imagine huit petites histoires mettant en scène Mafalda ainsi que son père, sa mère et son grand-frère, mais le projet est finalement annulé. Pour autant, la petite Mafalda, qui fait déjà montre d’un grand caractère, ne disparaît pas totalement de la circulation puisque deux ans après, elle fait son retour dans Primera Plana, à l’initiative de Julian Delgado, le directeur de la revue. Délestée de toute allusion commerciale, la BD est publiée pendant six mois à raison d’une histoire par semaine. Devant le succès de la petite brune sceptique et râleuse, Quino publie ensuite ses aventures dans de nombreux autres journaux. Le premier album Mafalda ne verra lui le jour qu’en décembre 1966.

Publiées à leurs débuts dans Primera Plana, hebdo d’information sur l’actualité internationale et nationale, les histoires de Mafalda s’adaptent aux centres d’intérêt du lectorat du magazine. Enfant intransigeante à l’égard de ses parents, Mafalda, à travers ses questions ingénues en apparence, interroge les dysfonctionnements du monde et pose les bases d’une réflexion sur de grands sujets de société. Par exemple, elle intime à son père de donner l’exemple, juge sa mère médiocre car elle fait le ménage et la cuisine sans s’interroger sur sa condition. La place de la femme est fréquemment abordée, notamment à travers le personnage de Susanita, fillette orgueilleuse dont le rêve est d’épouser un chef d’entreprise afin de couler des jours tranquilles comme femme au foyer dans un pavillon de banlieue.

De 1964 à 1973, année où Quino, en panne d’inspiration, décide d’arrêter de publier les histoires de Mafalda, les thèmes abordés sont liés au rythme de publication des journaux qui l’accueillent dans leurs pages. Une constante, cependant : durant ces 9 ans, Mafalda ne cessera de donner son avis sur le monde et plus particulièrement sur son pays, en proie à d’importants bouleversements politiques. L’Argentine a en effet connu deux coups d’Etat militaire entre 1962 et 1966, vu passer six présidents au pouvoir entre 1968 et 1973. S’inspirant de ces troubles, Mafalda décide dans plusieurs épisodes de former son propre gouvernement, avec ses amis Manolito et Felipe.

L’œuvre de Quino a été saluée par les plus grands auteurs et intellectuels, qui voyaient Mafalda comme une bande dessinée capable d’éveiller les consciences avec humour. Le romancier argentin Julio Cortazar, l’écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez et l’auteur italien Umberto Eco sont ainsi de grands fans de la petite fille.  Les albums de Mafalda, traduits en vingt langues et vendus à plus de 2 millions d’exemplaires en France, ont propulsé au rang des personnages de BD connus dans le monde entier celle qui, selon la présidente argentine Cristina Kirchner, « disait des choses qu’il n’était pas possible de dire à une époque où la parole était muselée ».

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A St-Elivet, 53 ans après, aucun envoyé spécial n’était dépéché pour raconter les drôles d’histoires des grandes filles et des petits garçons de Parties Civiles. Un pigiste, convoqué en urgence pour esquisser les contours d’une séance de jeux forcément inoubliable, extirpa le récit suivant des limbes de sa mémoire défaillante.

Table 1, dite « Loi martiale » : Thomas, Gérard & co s’essaient à Food Chain Magnate. Avec Tristan, qui imposa sans coup férir sa loi martiale, marquant plus de points au dernier tour que certains pendant toute la partie.Tapa_PLANETA

Table 2, dite « Enigmatique » : à cette table, le pigiste a cru remarquer des pyramides, mais cet indice ne lui a pas permis d’en déduire le jeu. Neox et Xel ont été aperçus rôdant aux parages…..

Tapa_FAMILIA

Table 3, dite « Série jeunesse » : il semble que Axel a lancé une campagne de Descent. C’est peu mais c’est déjà bien: tenons-nous en aux faits.

Tapa_MUNDO ok

Table 4, dite « De 7 à 77 ans » : selon des sources généralement bien informées, Nicolas II aurait plié une partie de Through the ages avec 179 PV, matant Doc Nicolas (173), Thibault (173), et Nourredine, 165.

Table 5, dite « L’écume des jours » : notre rédacteur fut le témoin et même le protagoniste d’un Linq. Une partie qu’un fort jeune mousse égaya de son espièglerie, choisissant à plusieurs reprises l’indice écume.

Table 6, dite « Riches heures  » : à cette table de Codenames, les Rouges, emmenés par Joan et Thierry, assistés de Xel et Guillaume, ont provoqué la surprise, défaisant les Bleus (VMP, Jérôme, François-René, Thomas) sur un score sec (2-0) contrastant avec la longueur de la partie. Un match plié dans une première manche où le maître-espion Bleu lança l’indice Kafka 2, qui visait Cafard, bien trouvé, et Sommet (??), alors que Colonie était sur la grille ! Pour prix de ce pari perdu sur sa culture, il sera condamné à relire la Colonie Pénitentiaire. Dans la deuxième manche, les Rouges se sont imposés à la faveur d’un Trauma gagnant.

Table 7, dite « Le peuple des ombres » : notre pigiste eut confirmation qu’un Shadow hunters était en route, mais son budget d’heures supplémentaires expira avant qu’il en connût l’issue et même, pour tout dire, le commencement.

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Séance de MARDI 29/08/2017 à Ti Koad

La guerre de l’opium entre la Chine et la Grande-Bretagne prend fin grâce au traité de Nankin, signé le 29 août 1842. Les Britanniques, qui poussent les Chinois à la consommation d’opium pour rétablir leur balance commerciale fortement déficitaire, ont bombardé Canton après la saisie et la destruction par le nouveau gouverneur de la ville de 20 000 caisses de drogue, en 1839. Les Anglais gagnent le droit de commercer librement dans cinq ports chinois, et la cession d’Hongkong. Humilié, l’empereur Daoguang doit leur accorder en outre un privilège d’extraterritorialité et leur verser 21 millions de dollars. Cet accord fait partie des « Traités inégaux », une série de traités imposés militairement par les puissances colonisatrices occidentales aux pays d’Extrême-Orient et dont la liste est longue comme un jour sans riz.

175 ans exactement ont passé, et, à Ti Koad, une odeur de poudre et d’opium flottait encore dans l’air. En témoignent les tables décrites ci-dessous d’une soirée fertile en nouveautés : pas moins de 4 nouvelles boîtes ont fait leur apparition sur les tables de Parties Civiles ! En voici le récit agrémenté de proverbes chinois, qui nous rappelleront la sagesse de cette civilisation millénaire.

Table 1, dite « Narcotique » :  où Neox nous présente fièrement sa nouvelle acquisition: Le Parrain: l’empire de Corleone. Un jeu inspiré du film, que son heureux possesseur a pris le soin de visionner au préalable, s’adjugeant au passage la tuile du premier joueur, représentée par une tête de cheval (les cinéphiles apprécieront). On y parle contrôle de territoire et pillage de ressources « utiles » : armes, argent noir, bouteilles d’alcool, et même drogue, qui est un joker ! Les hommes de main et la famille ne sont pas oubliées, et on est donc pLe Parrain : l'empire de Corleonearfaitement dans l’ambiance. Pour cette partie découverte, certains firent de grosses erreurs, les plus fréquentes étant avoir trop de cartes en fin de manche, et jouer un homme de main (ce qui met fin à son tour) alors qu’on a encore des cartes à jouer. Comme le montre le cliché ci-dessous, les règlements de compte ont été nombreux, et l’Hudson est ressorti encombré de cadavres. Au final, la capo sera François-René (62), suivi par Neox (56), Guillaume (54) et VHS (46). Dom, qui avait laissé entendre qu’il viendrait par un message ambigu (et avait préempté à son insu la cinquième place), signe finalement un « no show » et sera donc non classé. En résumé, un bon jeu où il ne faut pas avoir froid aux jeux, mais, comme le dit le proverbe chinois, Le cochon mort ne craint pas l’eau bouillante.

Table 2, dite « Dystopique » : Pas moins de deux tables, une par joueur, ont été consignées par Julien (de Paimpol) et Baptiste, pour accueillir l’équipage monumental nécessaire à une campagne de Warhammer 40 000 – un univers dystopique qui verra ici la victoire du chaos. On va à la gloire par le palais, à la fortune par le marché, à la vertu par les déserts dit-on dans l’empire du milieu. Il semble qu’à cette table les trois aient été réunies.

Table 3, dite « Utopique » : Le sage ne dit pas ce qu’il fait, mais il ne fait rien qui ne puisse être dit nous enseigne le mandarin. Et il faut de la sagesse à Meduris pour répondre à l’appel des dieux, s’assurer de leur bienveillance, construire des huttes, faites des offrandes au druide, collecter de précieuses pierres runiques et édifier des temples monumentaux ! Xof cache bien son jeu et s’impose ici devant Xel, puis Nicolas II. Ces derniers tentent de prendre leur revanche à Ciao Dino – un jeu plus familial que calculatoire et garni de sympathiques Dino-meeples – mais le résultat sera identique. Battre Christophe relevait décidément de l’utopie.

MedurisCiao Dino !

Table 4, dite « Christique » : Le repentir est le printemps des vertus nous enseigne le proverbe, et certains en verront leur sommeil troublé après une partie de Shadow hunters qui réunit les rescapés des tables précédentes. En effet, dans la continuité des joutes précédentes, ils ont continué la mafieuse lutte par d’autres moyens, au point que la partie tourna pour leurs victimes au chemin de croix. L’ignorance est la nuit de l’esprit et une nuit sans lune ni étoiles méditera pour sa part Xel en quittant la table, victime expiatoire du matraquage de Neox, son voisin Hunter (mais qu’elle croyait Shadow), vainqueur avec Votre Humble Serviteur, aux côtés du Neutre Guillaume.

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Séance de VENDREDI 02/06/2017 à St-Elivet

A Berlin-Ouest, le 2 juin 1967, une manifestation étudiante contre la visite du shah d’Iran est violemment réprimée par la police. La scène est chaotique. Les partisans du shah et ses opposants s’affrontent dans la rue. L’intervention policière exacerbe les tensions. À un moment donné, la police poursuit un groupe de jeunes. Un commandant donne l’ordre de les disperser avec des matraques. Dans les secondes qui suivent, un agent de la police d’État en civil, Karl-Heinz Kurras, tire sur Benno Ohnesorg qui est atteint derrière la tête. Selon certains, Ohnesorg aurait été matraqué pendant qu’il agonisait par terre.

Cette mort tragique va susciter une vive émotion dans le monde étudiant et accélérer la radicalisation de certaines factions de l’extrême gauche allemande. Cet événement dramatique peut être considéré comme l’un des éléments déclencheurs des troubles de 1968, mais également des profondes mutations sociétales qui ont suivi, dans la société allemande et au-delà.

Kurras prétendit qu’au moment de tirer, il était aux prises avec des assaillants armés de couteaux. Selon son témoignage, son pistolet se déchargea soudainement « par la seule action d’un manifestant agressant ». Il dit n’avoir appris que le lendemain en écoutant les nouvelles qu’il avait tué quelqu’un. Il fut acquitté dans deux procès suivant l’événement.

En 2009, des informations surprenantes vinrent au jour. Kurras était un espion du Ministère de la Sécurité d’État est-allemand, la Stasi. Certains se demandèrent alors si Kurras n’était pas un agent provocateur, ayant reçu l’ordre d’assassiner quelqu’un afin de radicaliser le mouvement étudiant. Absolument aucun document connu à ce jour n’appuie cette théorie. Cependant, d’autres documents ont depuis fait surface qui suggèrent que les auteurs de cette théorie ont manqué d’imagination.

Début 2012, le magazine d’actualité Der Spiegel a monté un dossier convaincant qui allègue que, dans les instants et semaines suivant le meurtre d’Ohnesorg, diverses institutions ont essayé d’étouffer les vraies circonstances de l’événement. La police de Berlin-Ouest, les médecins qui reçurent le cadavre d’Ohnesorg à l’hôpital et les médias furent tous impliqués.  Der Spiegel a révélé qu’un médecin reçut l’ordre de son chef d’indiquer comme cause de décès « traumatisme contondant » sur le certificat de décès. La blessure fut camouflée en fonction de cette décision. Les médias laissèrent entendre que la mort d’Ohnesorg était attribuable aux étudiants radicaux. Des journaux appartenant à l’empire médiatique Springer publièrent des articles avec des gros titres blâmant les étudiants, tel que : « Ils veulent voir le sang couler ».

À l’époque, tout ce que l’on savait était que Kurras avait tué Ohnesorg « par accident ». Cela suffit néanmoins à déclencher une radicalisation de certaines factions des mouvements sociaux. En 1968, Ulrike Meinhof, journaliste et plus tard co-fondatrice de la Fraction armée rouge, écrivit : « La démocratie n’existe plus quand le journalisme ne sert qu’à décrire des actions policières, quand les canons d’eau et les armes de service sont la continuation logique et ininterrompue du journalisme. C’est là que commence l’État policier. »

Deux groupes en particulier émergèrent de cette conjoncture : la Fraction armée rouge (Rote Armee Fraktion, RAF) surnommé le groupe Baader-Meinhof, d’orientation communiste, et le Mouvement du 2-juin (Bewegung 2. Juni), d’orientation anarchiste, au nom de la date du meurtre d’Ohnesorg. Les actions des deux groupes inclurent des vols à main armée, des enlèvements, des attentats à la bombe et des assassinats politiques.

Le lien entre l’émergence de ces groupes et la mort d’Ohnesorg est clair. Une série de facteurs contribua à la dérive vers la violence terroriste, mais elle fut la cause proximale de l’essor du mouvement étudiant, de la radicalisation de certains de ses éléments, et de la violence qui s’ensuivit.

Aujourd’hui, 50 ans après, il nous faut rappeler que Benno Ohnesorg était un pacifiste.

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D’une table l’autre, les joutes de cette soirée seront l’occasion d’illustrer les pages d’une sombre histoire.

Table 1, dite « Guerilla urbaine » : en avril 1971, la RAF sortit de l’anonymat, et s’exprima publiquement en distribuant un prospectus intitulé Le concept de guérilla urbaine. Les autorités déclenchèrent aussitôt dans toute la RFA une vaste opération de recherche des 50 membres du groupe. Dans univers non moins post-apo d’Outlive, Thomas rejoint quant à lui Julien de Paimpol et Mickaël dans la clandestinité, au point de refuser de livrer le score de cette partie. On peut en déduire qu’il a été défait…

Table 2, dite « Armée rouge » : à la table de Vinhos, il faut savoir manier le gros rouge pour faire triompher une certaine vision du monde. Contrairement aux présupposés, c’est Neox qui éclaboussa de sa classe un vendange que Xel et Tristant admirèrent en connaisseurs.

Table 3, dite « Traumatismes contondants » : votre modeste narrateur s’est laissé prendre dans les rets tendus par Franck, qui arborait fièrement sa nouvelle acquisition, Magic the gathering (15€, une affaire, rendez-vous compte). Nicolas II avait aussi succombé à l’offrande de ce wargame classique mais au matériel de belle facture, et en fut le premier éliminé. Franck finit par avoir raison de moi et de mes incursions aventureuses dans des corps-à-corps toujours plus désespérés, et m’infligea un traumatisme contondant à bout portant.

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Table 4, dite « La paix des braves » : à 7-wonders: Duel on vit Vincent et Joan jouer tranquillement dans un saisissant contraste avec les autres tables. C’est Vincent qui gagne, et il a choisi sa victoire en scientifique.

Table 5, dite « Torture par l’isolation » : à la table de Naufragés Axel, F.-R., Nourdine et Jérôme ont occupé la salle radio toute la soirée et une bonne partie de la nuit . Si les terroristes de la RAF décrivaient leurs conditions de détention comme une « torture par l’isolation » et exigeaient leur assouplissement ainsi qu’un statut de prisonniers de guerre, nos quatre amis n’en étaient sans doute pas là, mais pas quand même pas si loin.

Table 6, dite « Assassinats sur commande » : plusieurs leaders de la première génération de la RAF moururent entre 1976 et 1977 dans le quartier de haute sécurité de la prison de Stammheim. L’un des terroristes affirmera plus tard qu’il s’agissait en fait d’assassinats orchestrés par Bonn, une série de meurtres que n’aurait pas reniés Jack l’éventreur. Pour sa part, Dom, arrivé vers 23h, rejoignit la table de Lettres de Whitechapel au cours de la 3e nuit, et témoigne: « Le maléfique Jack-Michal s’est joué des policiers et, malgré un déploiement efficace des enquêteurs la dernière nuit, a réussi à rejoindre une quatrième fois son repaire. Pour la légende, Dom a au cours de la 3e nuit posé son doigt sur l’emplacement dudit repaire (le 55) et a expliqué à ses collègues policiers que cet endroit était compatible avec les hypothèses accumulées avant son arrivée et présentait l’avantage d’être accessible de pas mal de directions, autrement dit qu’il ferait un excellent repaire ! »

Table 7, dite « Un printemps allemand » : cette soirée fut aussi l’occasion d’observer d’intéressantes parades nuptiales à la table de Anter Island, où Tristan, Julien, Thomas et Neox rivalisèrent de mâles assauts. Le mâle dominant s’exprimera sans nul doute sur le forum.

Table 8, dite « Air vicié » : vers le milieu des années 1960, les mouvements étudiants qui avaient vu le jour aux États-Unis pour protester contre la guerre du Viêt Nam et pour l’obtention des droits civiques de la communauté afro-américaine apparurent aussi en Allemagne. La révolte portait sur plusieurs sujets, en particulier sur les méthodes d’enseignement de l’université. Le slogan préféré lancé par les étudiants aux professeurs qui faisaient leur entrée solennelle en procession était alors « Unter den Talaren, der Muff von Tausend Jahren » (« sous les capes traditionnelles des professeurs, l’air vicié de mille années [allusion au Troisième Reich, qu’Hitler souhaitait voir durer mille ans] »).

A la table de Shadow Hunters, on pourchassait aussi des ombres, mais à ce jeu, il faut pafois lâcher la proie pour l’ombre, contrairement à la pratique de Xel, qui occit successivement Axel et Nourdine, précipitant à chaque fois, à grandes touffes d’air vicié, la perte de son camp.

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Table 9, dite « Soyons réalistes, demandons l’impossible  » : en fin de soirée, un petit duel oppose Dom à Tristan à En Garde !, duel que le premier cité perd honorablement 5 à 4. Mais à l’impossible, nul n’est tenu…

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Séance de MARDI 21/02/2017 à St-Elivet

Soirée de jeu placée sous le parrainage des Tontons Flingueurs, classique du cinéma français des années 1960.

Table 1, dite « On ne devrait jamais quitter Montauban » :  Neox, Baptiste-mine-d’or, Hélène et VHN jouent à Alien Frontiers Aurora et partent loin très loin coloniser une planète prometteuse. Comme toujours la fin de partie est serrée mais Nicolas, à la tête de 7 dés, était inarrêtable après avoir utilisé avec efficacité la terraformation. Hélène a mis un point d’honneur à ne pas finir derrière Baptiste tandis que VHN navigue dans l’entre-deux du score. La leçon pour la prochaine fois : penser à utiliser les pouvoirs « du bas » des cartes Artifact, activés quand on défausse la carte.

Table 2, dite « Y’a des impulsifs qui téléphonent, y’en a d’autres qui se déplacent » : Un groupe nombreux (Jérôme, Guillaume, Nourdine, Nicolas-2, Olive et une nouvelle tête, Annaik) fait une partie de Room 25, un jeu où il faut se déplacer au bon endroit, au bon moment et avec les bonnes personnes. Les deux gardiens (N2 et Olivier) se sont fait bien balader par les prisonniers qui ont réussi à prendre la poudre d’escampette. La leçon pour la prochaine fois : ne pas être trop gentil quand on joue un rôle de méchant.

Table 3, dite « Henri, fais tomber cent sacs au toubib » : Camille, Sophie, DocNicolas et Florian partagent une séquence de Pandémie Legacy dans une campagne déjà entamée. Selon ce qui a filtré de l’ex-bibliothèque, ils ont échoué par deux fois sur le mois de juin et sont passés à juillet. Sans réaliser les conséquences de son geste, N3 est venu exhiber une carte du jeu fraîchement déchirée (selon le principe des jeux Legacy derrière lesquels l’herbe ne repousse pas). Il a bien fallu 5 minutes pour ranimer Jérôme : encore plus efficace que la Tronçonneuse du Mal pour se débarrasser d’un perso ! La leçon pour la prochaine AG : vérifier quels adhérents ont leur brevet de secouriste.

Table 4, dite « La psychologie, y en a qu’une : défourailler le premier » : Regroupement des tables 1 et 2 pour finir par un Shadow Hunters à 7 (2 Shadow, 2 Hunters, 3 Neutres). Les participants n’auront pas fait preuve d’une grande finesse psychologique, défouraillant à qui mieux mieux avant même de soupçonner l’allégeance de leurs victimes. Les cadavres s’amoncellent rapidement en commençant par Jérôme et Neox. VHN tente sans grande efficacité de tirer parti de son pouvoir en révélant son personnage ; il se désigne aussitôt comme la victime idéale pour le Neutre N2 qui s’acharne sur le malheureux Vampire jusqu’à ce que lui-même reste sur le carreau suite à un échange de tirs. Il a néanmoins bien attendri la viande du dernier Shadow que les Hunters (Olive et Annaik) achèvent au coin de la forêt infernale. La leçon pour la prochaine fois : aucune, ce jeu est amoral.

Il est possible que la table 4 ait poursuivi la soirée mais seul le forum pourra nous en dire plus.

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Séance de MARDI 20/12/2016 à St-Elivet

A défaut de neige, un effectif fourni en cette fin d’année, déjà une ambiance de fêtes et quelques boîtes neuves suggérant des petits souliers garnis par anticipation.

Table 1, dite « Le temps des cathédrales » : Nicolas-3 réussit à convaincre Tristan et Xandra de jouer aux Piliers de la Terre. Avec une victoire de peu de Tristan, si ma mémoire est bonne.

Table 2, dite « J’ai un blanc » : Baptiste-plaqué-or, Yvan et Neox essaient GearWorld : The Borderlands, un jeu avec une carte, du développement économique, un peu de conflit, euh bon demandez-leur ce qu’ils en ont pensé, par exemple à Neox qui a gagné.

Table 3, dite « Un hiver chez les zombies » : F-R entraîne Guillaume et Nourdine dans la découverte de Dead of Winter. Apparemment tout s’est (trop ?) bien passé pour cette mission, sans traître, qu’ils ont remportée.

Table 4, dite « Un barbu chez les poilus » : Jérôme pour son retour propose à Frank, Christophe et Xel deux parties des Poilus (je me demande même si je n’ai pas vu l’extension ?). Pour les résultats, merci de consulter le monument aux morts.

Table 5, dite « Camel Trophy » : excursions commerciales sur la route de la soie au programme de Bruno (Johannes Caprini), Dom (Merkator ex Tabriz) et Thomas (Matteo Polo) avec les Voyages de Marco Polo. Abreuvé par les ressources gratuites récoltées par son personnage, VHN finit avec 56 PV plusieurs encolures de chameau devant ses concurrents qui seront départagés par la photo-finish (un naseau d’avance pour Bruno).

Table 6, dite « Massacre express » : rien de tel qu’un Shadow Hunters pour souder un groupe (issu des tables 3 et 4). Bon ici on a plutôt dessoudé, en particulier F-R qui en un tour a éliminé 2 joueurs à coups de mitraillette. Il emmène ses Hunters à la victoire, avec Xel-Allie dans leurs bagages.

Table 7, dite « L’heure du rut » : bien que la journée entamât sa dernière heure, les amateurs restaient enthousiastes et Tristan mettait en place Antler Island quand votre rédacteur prit congé. Il était aussi question de Codenames pour des amateurs en manque de double-sens et de gauloiseries.

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Séance de MARDI 12/07/2016 à Ti-Koad

Il y a déjà 18 ans, Zidane avait les clés du paradis. Comme le temps passe vite… En ce 12 juillet, à peine ravalée la fin cruelle de la finale de l’Euro 2016, Parties Civiles se remettait à l’ouvrage, et il y avait du monde au balcon de Ti Koad.

zidane

Table 1, dite « galactique »
…où, un Roll for the galaxy vit deux accouplements sr la table de marque, Baptiste et Paul dominant avec 27 PV, devant Nicolas-Neox et Olivier, 25 PV, Jérôme fermant la marche seul avec 19 PV.

Table 2, dite « sur le toît du monde »
…où Thomas l’emporte sans discussion (50 PV) à Mythotopia dans une partie où Nicolas II entretint un semblant de suspense (46 PV). Xel (35 PV) complète le podium pendant que VHS, un certain temps en tête, ferme le ban (32 PV). Thomas reste donc invaincu à ce jeu, mais, revers de la médaille, sa stratégie à été mise au grand jour: il suffit de se procurer au premier tour la carte qui fait gagner. Quant au jeu, si vous voulez mon avis, c’est un Wallace grand cru.

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Table 3, dite « présidentielle »
…où Tristan, déchaîné, enquille deux victoires de suite à une table présidentielle de Kardinal und Kônig honorée de la présence de Jibee, Cécile et du doyen Bruno.

Table 4, dite « et 1, et 2, et 3-0 »
…où la table 3 se reconfigure avce les mêmes joueurs pour un opus de Lords of Scotland gratifié du même résultat: victoire de Tristan.

Table 5, dite « materraziée »
…..où la Tristan et Bruno se défient à un 7 wonders (Duel), un duel où l’un des deux aura forcément pris un coup de boule. L’issue, postérieure au bouclage, sera dévoilée sur le forum.

Table 6, dite « aux chevaliers blancs »
…où Paul et Olivier, chevaliers de l’ombre, remportent un Shadow hunters face à Jérôme, Baptiste, François-René et Nicolas-Neox.

Table 7, dite « carton rouge »
…..où Jérôme, Olivier, François-René et Paul enchaînent sur un Dungeon raiders trop tardif pour être narré dans cette chronique.

Table 8, dite « tenue de soirée »
…..où la table 7 rejointe par Xel finit sur un Ghost stories en attendant le bouclage de Ti Koad, qui tarda à se manifester, Zizou étant parti avec la clé.

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Séance de VENDREDI 03/06/2016 à St-Elivet

Le 3 juin, c’est l’anniversaire de Julie Gayet. Une actrice qui revient régulièrement dans l’actualité pour diverses raisons, et plus encore le soir de ses 44 printemps, belle occasion de revisiter sa filmographie sucrée comme un loukoum à la rose…

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Table n°1 dite « Sans laisser de traces »…

.. où Thomas, Tristan, Laurent, Nicolas II et Baptiste-au-cuir-luisant  se sont affrontés à Naissance et apogée des empires dans un fond de salle délaissé. Seule trace de cette partie, la victoire sans bavure de Nicolas II.

Table n°2 dite « Les Cent et Une Nuits » …

… où Xel, Bruno, Paul et VHS ont exploré l’univers de Kemet. Votre humble serviteur a mis un temps certain à assimiler le mécanisme jour / nuit. Mes nuits ont été plus belles que mes jours, mais comme le jour est beaucoup plus long que la nuit, je finis par m’éclipser d’une feuille de marque que Bruno domine d’un point (9 à 8) face à Paul, à qui la victoire semblait promise. Il faut dire que nous avons consciencieusement pilonné ses positions lors du dernier jour, dans l’espoir de faire renaître une dernière nuit, manoeuvre dont Bruno, tapis dans l’ombre du dernier jour, profita avec un opportunisme qu’il serait coupable de nier.

Table n°3 dite « La Confusion des genres » …

… où à Shadow Hunters avec Baptiste, Hélène, Axel, Dom, F-R et Nicolas-1, les personnages sont tombés comme des mouches. Les Hunters (Nicolas & Hélène) triomphent quand Neox remporte son combat singulier contre Dom, et F-R en profite pour gagner aussi à cause de sa condition de victoire de Neutre.

Table n°4 dite « Un monde presque paisible » …

… où Julien-Paimpol, Jacques et Marie-Anne ont livré 3 aventures de Arcadia quest dans l’univers paisible de la bibliothèque.

Table n°5 dite « A la belle étoile » …

… où, à Big book of Madness (un deck builder coopératif dans un monde de magiciens), Elaine, Frank et Dom gagnent facilement la partie de niveau facile mais en oubliant une règle qui ajoutait des cartes nuisibles à leur deck à chaque fois que leur pioche était vide…

Table n°6 dite « La Petite Apocalypse » …

… où Mickaël, Joan et Julien-Lannionse ont voyagé sur Chosŏn, dynastie fondée par le Général Yi et qui a succédé à la dynastie Koryŏ, éteinte. Malheureusement, peu après sa création, des intriguants font leur apparition dans le royaume de Chosŏn. On les surnomme les Observateurs et depuis leur arrivée, le royaume est de nouveau déchiré par une lutte intestine féroce: la guerre a pris le pas sur la politique et ses manipulations. L’influence des Observateurs sur certaines familles est très grande, et d’aucuns affirment même qu’ils ont doté celles-ci de pouvoirs incroyables comme celui de voyager dans le temps… Un voyage dont Mickaël sortira en vainqueur.

Table n°7 dite « After » …

… où Hélène, Axel, FR et Neox se sont penchés sur Zombicide Black Plague : ils se sont fait collectivement exploser. A noter que Black Fleet a préalablement fait un aller retour rapide entre sa boîte et cette table.

Table n°8 dite « Carré blanc » …

… où Mickaël, Joan et Julien-Lannion se sont penchés sur Via Nebula. Un Wallace où il faut dissiper les brumes, exploiter et convoyer des ressources vers des chantiers afin d’être récompensé par les villageois locaux. Coopérer ponctuellement avec les autres joueurs permet d’ouvrir des chemins et partager les denrées…mais il ne faut pas perdre son objectif en route. Mickaël, très en verve, enchaîne.

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Table n°9 dite « Ça ne se refuse pas » …

… où 11 joueurs ont pris place autour de la table d’un Codenames commercial. Dans cette version non-DUCifiée, les mots changent, et si le matériel de jeu est plaisant, il se révèle moins facile de faire jouer des doubles sens. Certains ont lourdement déroulé leur répertoire de connaissances sportives (ainsi, Tarzan, Florent Manaudou et Dominique Rocheteau ont été convoqués dans la même manche) pour finir par dérouter leur public (non, Tarzan n’est pas vert), d’autres se sont perdus dans des allusions trop équivoques dans l’univers idéal des nectars, des biches et des boréales. On disserta sur les noeuds lunaires, le moment où, lors de sa rotation autour de la terre, la lune coupe le plan de rotation de la terre autour du soleil (plan de l’écliptique). Enfin, Paul nous gratifia d’un joli Ibis 3 qui visait à la fois hôtel, pyramide et Egypte, malheureusement resté incompris. Au final, les rouges (Paul, VHS, Xel, Bruno, Axel) l’emportent 2 à 1 face aux Bleus (Hélène, F-R, Dom, Nicolas II, Joane, Baptiste).

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Séance de MARDI 17/05/2016 à St-Elivet

En mai 1996, la palme d’or du 49e festival de Cannes est décernée à Secrets et Mensonges de Mike Leigh. Environ 20 ans plus tard, une poignée de participants (Nicolas-Neox, Baptiste-Picsou, Bruno, Jérôme, François-René et VHN), plutôt qu’aller se faire une bonne toile, enchaînent des jeux à 6 sans cubes mais avec à chaque fois des secrets et des mensonges.

Table 1, dite « Jack the Loser » : VHN s’essaie pour la première fois au rôle de Jack dans Lettres de Whitechapel. Le stress est bien là et l’expérience nettement différente du rôle de policier, ce qui ajoute à mon avis à l’intérêt du jeu. Jack aura été ce soir un piètre assassin et Jérôme un limier digne des félicitations de Scotland Yard : il ne  lâchera pas sa piste la première nuit et fera la passe décisive pour son arrestation dès le début de la seconde nuit. Les enchaînements de crimes impunis commis par Michal dans les soirées passées apparaissent désormais d’autant plus remarquables !

Table 2, dite « Quinze minutes douche comprise » : A Shadow Hunters (renouvelé par les personnages de l’extension), qui était dans chaque camp ? on ne le saura pas vraiment car dès le troisième tour de jeu, F-R finit d’occir Bruno et s’assure ainsi une victoire en solitaire de Neutre.

Table 3, dite « Cahots, chaos et KO » : VHN propose de finir la soirée avec un jeu qu’il a acheté (!) neuf (!!), Die Kutschfahrt zur Teufelsburg, aka « en route vers le château du diable ».

C’est un petit jeu de cartes de déduction à rôles cachés où les joueurs appartiennent à l’une ou l’autre de deux sociétés secrètes. Enfermés dans une diligence qui bringuebale vers la montée des marches dudit château, ils découvrent progressivement qui est qui en s’échangeant des objets et en s’en prenant les uns aux autres. Dans la seconde moitié de la partie, ils cherchent à localiser et acquérir avant l’autre équipe les 3 objets qui permettront de déclarer la victoire. Des pouvoirs de personnage et des objets magiques viennent ajouter un zeste de chaos et de surprises.

On pourrait le rapprocher de Shadow Hunters joué juste avant, avec une dimension déduction plus forte, pas d’élimination prématurée et le hasard des jets de dés en moins (hasard qui fait partie du charme de Shadow Hunters). Mais ce rapprochement pourrait faire hurler les critiques de la table qui ont conclu cette partie de découverte sur une impression mitigée d’un jeu un peu trop long et un peu pas assez fun (et sur la victoire du trio Bruno/Nicolas/F-R). Il faudra quand même lui laisser une autre chance avant de lui décerner la palme de la plus courte apparition à Parties Civiles.

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Séance de VENDREDI 06/05/2016 à St-Elivet

Le 6 mai 1432, le célèbre retable de L’Agneau mystique, chef d’oeuvre de Jan Van Eyck et préfiguration de la Renaissance, était inauguré à la collégiale des Deux-Saints-Jean, à Gand. Composé de vingt-quatre panneaux en bois peints à l’huile, il a été commandé par un sacristain à Hubert Van Eyck. Après sa mort, en 1426, c’est à son frère Jan qu’est revenu le soin de l’achever. Une inscription sur le cadre d’origine indiquait que Hubert van Eyck maior quo nemo repertus (meilleur que quiconque) avait débuté la peinture du retable, mais que Jan van Eyck — arte secundus (deuxième meilleur dans l’art) — l’avait achevé en 1432.

Admirable pour sa fraîcheur, sa spiritualité et sa liberté iconographique qui annonce la Renaissance, le polyptique va connaître de nombreuses pérégrinations avant d’être enfin rendu à Gand en 2012.

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Le retable représente une « nouvelle conception de l’art », dans laquelle l’idéalisation de la tradition médiévale cède la place à une observation rigoureuse de la nature. Les panneaux offrent au spectateur deux scènes différentes, selon sa position ouverte ou fermée, obtenue en repliant vers l’intérieur les panneaux à ses extrémités. Le registre supérieur de l’intérieur du retable représente le Christ-Roi trônant entre la Vierge Marie et saint Jean-Baptiste. À droite et à gauche de ces trois personnages, des anges chantant et jouant de la musique et, sur les panneaux extérieurs, Adam et Ève. Le registre inférieur du panneau central représente l’adoration de l’Agneau de Dieu, par plusieurs groupes de personnes absorbées dans la prière, et éclairés par une colombe (le Saint-Esprit).

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En 1934, deux panneaux du retable furent volés par le sacristain de l’église. L’un d’entre eux, saint Jean Baptiste fut restitué par le voleur, mais il mourut avant de dire où se trouvait le second, « Les Juges intègres ». Le panneau volé, jamais retrouvé et remplacé par une fidèle copie en 1945, figure en bonne place dans le roman d’Albert Camus, La Chute. En 2010, un journaliste d’investigation néerlandais décrit méticuleusement les tentatives de groupes religieux du Vatican et des services de renseignement britanniques de récupérer le panneau disparu.

En 1942, Hitler ordonne que le retable soit saisi et amené en Allemagne pour être stocké dans un château en Bavière. Après le lancement de raids aériens par les Alliés, conserver le re320px-Ghent_Altarpiece_E_-_Pilgrimstable dans un château était devenu trop dangereux, et il est déplacé dans une mine de sel en Autriche. À l’approche des troupes américaines, un haut responsable allemand donne l’ordre de faire sauter la mine, qui abritait aussi d’autres œuvres d’art. Huit bombes de 500 kg sont placées dans la mine, mais un désaccord au sein de l’état major permet d’éviter le désastre.

Le retable est retrouvé par les Américains à la fin de la guerre (comme le montre le film « Monuments Men ») et restitué à la Belgique au cours d’une cérémonie au Palais royal de Bruxelles, où dix-sept panneaux sont présentés à la presse. Aucun officiel français n’est invité à la cérémonie, des fonctionnaires de Vichy ayant accepté le transfert du retable vers l’Allemagne.

L’historien de l’art Noah Charney décrit le retable comme étant « l’œuvre d’art la plus fréquemment volée dans l’histoire », objet de treize vols en six siècles. Il fait également valoir qu’il s’agit de la peinture la plus influente jamais réalisée.

584 ans après, à St-Elivet,  il fut beaucoup question de fantômes, de morts-vivants, de larcins coupables et de quêtes improbables.

Table 1, dite « au meilleur que quiconque » : Julien de Paimpol, François-René, Jacques et Neox entament une partie qui dura jusqu’a 2h (1h de règles, 4h30 de jeu). Neox raconte: « Le but de Forbidden Stars est de ramasser 4 pions objectifs disséminés sur le plateau (4 car 4 joueurs). Le jeu dure 8 tours maximum. Résultat final au 8ème tour: Vainqueur: Moi-même avec 4 pions objectifs – le dernier ramassé sur le fil du rasoir – 2ème et 3ème ex-aequo: Francois-René et Jack (3 pions), 4ème: Julien (2 pions) ».

Table 2,  dite « douce comme un agneau » :  Mickael et Jeff cèdent à Paul et Jérôme, vainqueurs méritoires d’un Summoner wars,  d’une durée étonamment raisonnable.

Table 3,  dite « plus morte que vivante » : Thomas reste le dernier rescapé, et donc vainqueur, à Eaten by zombies ! Une opposition formée de Xel, VHS et Nicolas II opposa une résistance fugace à un maître du deck building, efficacemment secondé par une horde de zombies à sa solde.

eaten by zombies

Table 4, dite « fantomatique» : à Ghost stories, les protagonistes de la table 3 se font rapidement submerger par une armée de fantômes. Une collaboration approximative entre forces alliées précipita ce funeste destin.

Table 5,  dite « l’armée des ombres » : à Shadow Hunters, la table 3 fusionne avec les vainqueurs de la table 2, et enchaîne deux manches. Votre modeste chroniqueur, deux fois Hunter, s’adjuge les deux, associé à Nicolas II puis à Jérôme, dans un opus où Saint Thomas fit office de bouc émissaire de manière plus ou moins justifiée.

Table 6,  dite « polyptique» : pour finir, la table 5 enchaîne à Mascarade, que je conclus victorieusement avec le Juge que l’on me laissa distraitement revendiquer.

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