Séance de MARDI 08/08/2017 à Ti Koad

L’attaque du train postal (en VO Great Train Robbery), aussi célèbre au Royaume-Uni que l’est ici le casse du gang des égoutiers, eut lieu dans la nuit du 8 août 1963. On connaît l’histoire : une bande de 15 personnes dont le « cerveau » était Bruce Reynolds, ayant soigneusement préparé son coup avec l’aide d’une complicité interne, arrête le train postal Glasgow-Londres en pleine voie et le fait reculer de 800 m jusqu’à un pont. En un quart d’heure, ils transfèrent 2 tonnes et demi de sacs postaux en toile de jute du wagon contenant les valeurs vers un camion garé sous le pont. Le butin est de près de 3 millions de livres sterling, l’équivalent de 50 millions d’aujourd’hui. Après s’être dispersés dans la nature avec leur part du butin, la plupart des membres du groupe finissent arrêtés ; aujourd’hui il n’en reste qu’un survivant, Bobby Welch.

Pour la petite histoire (et la relation avec les jeux de plateau), la police utilisera des empreintes digitales laissées sur un jeu de Monopoly pour identifier les coupables. 54 ans plus tard, une bande de 12 personnes (plus Vincent dans le rôle du Messie) tente d’échapper à la claque du grain total (i.e. une grosse averse vers 23h30) en jouant  jusque tard dans la nuit.

Table 1, dite « Le cerveau » : Jérôme, Thomas, Nourdine et Tristan s’attablent devant Deus, un jeu conçu par un auteur daltonien (est-ce pour cela que le bois est vert sur les icônes mais marron sur les jetons ?) et dont l’esthétique divise. Mais Tristan, lui, additionne les points de victoire et finit largement détaché. De l’avis général, le jeu fait bien chauffer le cerveau par la frustration qu’il provoque. Selon le vainqueur, il faut être très réactif par rapport à la pioche et ne pas hésiter à changer de tactique en cours de partie.

Table 2, dite « Great Drakkar Robbery » : Neox, Xel, Baptiste et VHN jouent aux vikings avec Pillards de la Mer du Nord. Neox et VHN (ce dernier bien aidé par quelques lancers de dés fort chanceux) font la course en tête sur la piste de score mais Baptiste recolle au moment du décompte final : VHN finit 5 points devant la paire Baptiste/Nicolas à égalité. A noter ce conseil de Nicolas : éviter de jouer à un jeu de placement d’ouvriers juste derrière Xel, elle s’ingénie à faire l’action qu’on avait prévue !

Table 3, dite « Gang des égoutiers » : Mickaël enfile sa tenue d’Overlord et convie Nicolas-2, Axel et Emma à une petite visite dans les égouts souterrains de Conan, visite agrémentée par les figurines magnifiquement peintes par son propriétaire et un scénario entièrement fait main. Après avoir  pas mal transpiré, la petite équipe triomphe du mal.

Table 4, dite « Toile de jute » : Neox propose judicieusement à Xel et VHN de découvrir Patchwork, un grand classique du jeu à 2 du  fameux Uwe Rosenberg (auteur entre autres de Bohnanza et Agricola). Ici pas de légumes ni autres ressources mais des pièces de tissu qu’on assemble en mode Tetris sur son plateau individuel. Bon OK c’est un jeu abstrait. Mais aussi malin, avec en particulier une gestion du « temps » et de l’ordre du tour variable, à la Glen More. Dom encaisse de bons revenus avec ses nombreux boutons mais au prix de nombreux « trous » dans son ouvrage final un peu brouillon (-22 PV !) tandis que Xel  décroche le bonus de +7 PV pour son grand carré. Au final VHN l’emporte de 7 points, avec les félicitations de Nicolas aux deux participants pour ne pas avoir fini avec des points négatifs – chose pas rare à la première partie -. Mais comment donc pourrait-on le rethémer ?

Table 5, dite « Dans la nature » : Jérôme étrenne sa copie neuve d’Arboretum avec ses compères de la table 1. Après une explication tournant un peu au dialogue de sourds sur les règles de scoring, qui les a le mieux mises à profit ? vous le saurez probablement en consultant le forum de ce site très bien informé.

Table 6, dite « Le survivant » : au moment du départ du rédacteur au milieu des éléments déchaînés, la table 3 remettait ça avec une partie de Arena for the Gods, un jeu de baston par équipe. Qui y a survécu ? encore une fois, le forum est votre ami.

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Séance de MARDI 09/05/2017 à St-Elivet

Le 9 mai 1873, par la crise bancaire en Europe, commençait la Grande Dépression de 1873-1896, crise économique mondiale de grande ampleur qui marqua la fin du XiX siècle. Cette longue stagnation — il ne s’agit pas ici d’une chute de la production comme dans les années 1930, mais d’un marasme économique — s’accompagne de crises plus brèves liées en partie aux détournements des banques vers les placements de court terme.

Face à la crise, les grandes entreprises se concentrent afin de maintenir leurs profits, formant des cartels en Allemagne, des trusts aux États-Unis. Cette stratégie est fortement encouragée en Allemagne, pays connaissant une certaine prospérité et comblant son retard, dépassant la France et rattrapant le Royaume-Uni au plan industriel. Aux États-Unis, la constitution de ces trusts sera combattue dès la fin de la crise par la législation du Sherman Anti-trust Act (1890).

En sus de la concentration, l’autre conséquence majeure de la crise sera l’arrêt soudain de la première expérience de libéralisation des échanges internationaux. Depuis le traité de libre-échange de 1860 entre le Royaume-Uni et la France, les pays industrialisés d’Europe occidentale multipliaient les traités bilatéraux, tout en s’accordant la clause de la nation la plus favorisée (qui rendait finalement les traités multilatéraux). Pour protéger leurs entreprises dans un contexte de crise, les États relèvent leurs tarifs douaniers. Seul le Royaume-Uni, terre promise du libéralisme, conserve unilatéralement le libre-échange. Pour trouver de nouveaux débouchés, les nations européennes se lancent dans une nouvelle vague de colonisation. Jules Ferry l’expliquera à la Chambre des députés : « La politique coloniale est fille de la politique industrielle ».

144 ans après, alors que le monde se remet doucement d’une grave crise bancaire, et que le Royaume-Uni choisit cette fois-ci de tourner le dos au libre-échange avec ses voisins, une poignée de conquérants partaient, de la baie de Lannion, explorer d’autres horizons.

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Table 1, dite « Le long faux-plat » : embarqués sur la promesse d’un petit jeu court, 45 minutes montre en main nous dit-on, nous voici trois heures après toujours pas au bout de cette interminable partie de Gang Rush. En fait, mais nous ne l’avons compris qu’après coup, c’était 45 minutes de règles pour expliquer les différents mouvements de nos véhicules sur un circuit automobile semé d’embuches. Une partie où l’on passa beaucoup de temps à poser des pièges, à subir des « triples faciales » (tirs de policiers) ou des « doubles anales » (chocs postérieurs), à essayer de nouveaux objets comme le hand spinner (« l’objet le plus satisfaisant du monde » dira l’un), et aussi à discuter. Ainsi, dira l’autre, « J’ai un problème dans la vie, j’aime l’intelligence ». « Mais alors, que fais-tu ici ?  » s’entendit-il répondre ? Et d’enchaîner sur la blague éculée au sujet du « truc rose de 18 cm que toutes les filles veulent », oubliant que depuis belle lurette le permis de conduire se résume à un petit rectangle de plastique qui ne fait plus fantasmer que les fétichistes des plastifieuses. A ce jeu, donc, car l’on joua aussi, Vincent finit sur un jeu de dé fatal (qui sera en fait lancé par Xel, unlucky sub), dernier de la course, et fut donc éliminé du décompte, noté 0. VHS et Paul terminent sur la jante, avec 700 $ et 900 $. Julien, en mode Rémy Julienne sur la fin, culmine à 1800, et c’est François-René qui s’impose avec 3300 $, lesté de la prime de 1000 $ offerte au vainqueur de la course.

Table 2, dite « A l’abordage » : c’est sur les flots de la mer du Nord que s’affrontent aux Pillards de la Mer du Nord Baptiste, Neox, et Guillaume. Le premier cité l’emporte, ayant la bourse la mieux garnie.

Table 3, dite « Sage comme une estampe » : dans un contraste saisissant avec la Table 1, cette partie peuplée de joueurs sages monte à bord de l’univers apaisé et japonisant de Trains. C’est Xel qui s’imposera devant Jean-Yves et Nicolas II.

Table 4, dite « Toutes voiles dehors » : dans un dernier tour toutes voiles dehors, Nicolas II passe de 7 à 48 en un tour sur le vaisseau du Cap’tain Carcasse. Jean-Yves en ressort tout enrhumé.

Table 5, dite « Dernier quart » : cette table finale rassemble, à Hobba, quelques rescapés. Le forum en répondra.

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Séance de MARDI 14/02/2017 à St-Elivet

Ce soir c’était les vacances. Certains étaient malades et d’autres sont venus voir et repartis sans jouer (Frank, Sophie et DocNicolas restés aussi tard que les joueurs). C’était aussi la Saint-Valentin et il y avait une fille à chaque table. Et en souvenir de Saint Valentin qui introduisit la musique dans la liturgie de l’Eglise, des chansons viennent agrémenter ce compte-rendu.

Table 1, dite « Fly me to the moon / Let me play among the stars (Frank Sinatra) » : Xel, Jeff, Florian et Yvan se font un 1969. Après plein de lancers de dés, Jeff en sort vainqueur.

Table 2, dite « Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague (Jacques Brel) » : VHN, Mickaël et Olive découvrent Les Pillards de la Mer du Nord sous la conduite de Neox et sous le regard de Sophie. Un jeu de placement d’ouvrier au mécanisme malin (on pose 1 ouvrier et on fait l’action du lieu, puis on prend ailleurs 1 ouvrier et on fait l’action du lieu). Neox met en place une solide combo dès le début de la partie (avec le fameux Fourrageur qui augmente les quantités de provisions obtenues). Olive expérimente avec le Valhalla mais ne parvient pas à atteindre le bout de la piste des héros morts au combat. Tout décompte fait, les néophytes ne peuvent lutter contre l’expérience du jeu de Neox (et son talent !) et il l’emporte devant VHN, Mickaël et Olive.

Table 3, dite « Animal, on est mal / On a le dos couvert d’écailles (Gérard Manset) » : Camille réussit à convaincre Guillaume, Nourdine et François de jouer à Evolution. Le dernier nommé, à qui le jeu réussit décidément, fait des ravages, combote astucieusement et finit loin devant Camille, Nourdine et Guillaume dans cet ordre.

Table 4, dite « Attirés par l´odeur du sang / Il en vint des mille et des cents (Serge Reggiani) » : Nicolas-2 et Axelle s’affrontent à La Bataille des 5 Armées sans que le bruit et la fureur de ladite bataille ne parviennent jusqu’à l’étage de St-Elivet.

Table 5, dite « J’habite une maison hantée / De la cave jusqu’au grenier (Charles Aznavour) » : les anciens de la table 3 se lancent dans un Mysterium. Le fantôme Guillaume parvient à mener sa petite équipe au succès.

Table 6, dite « I think my spaceship knows which way to go (David Bowie) » : en fin de soirée, VHN entraine Guillaume, Mickaël et Olive dans la découverte de Gravwell: Escape from the 9th Dimension dans une version DUC, le tout sous le regard de N2. Il s’agit pour chaque astronaute d’échapper à une anomalie gravitaire en faisant progresser son vaisseau spatial par un choix judicieux de carte. Ce jeu de parcours réussit à être à la fois calculatoire et chaotique ; on peut y reculer tout autant qu’avancer et il vaut mieux ne pas trop prendre d’avance sur ses collègues. Situation qu’Olivier expérimentera à ses dépens, rattrapé par un Dom opportuniste qui l’utilise pour se propulser vers la victoire.

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Séance de MARDI 24/01/2017 à St-Elivet

Descendant des ducs de Marlborough, héros de la deuxième guerre mondiale, il aura été l’un des géants du XXe siècle. Le 24 janvier 1965, 70 ans jour pour jour après la mort de son père, Winston Churchill s’éteint à l’âge de 90 ans, laissant derrière lui un peuple éploré et un immense héritage. Grâce à lui, homme d’expérience et de conviction, les Britanniques ont réussi à tenir tête à Hitler. Le Vieux Lion, animal politique parfois blessé mais jamais terrassé, sera resté toute sa vie fidèle à l’un de ses aphorismes : « Nous sommes tous des vers, mais je crois que je suis un ver luisant. »

51 ans après, à St-Elivet, on promettait de la sueur, du sang et des larmes. Et aussi du labeur, le grand oublié de cette citation célèbre de l’homme aux cigares. Certains en redemandèrent, à l’image de Florian, un nouvel adhérent venu du sud et qui, enthousiasmé par sa première séance, décida derechef d’adhérer à cette confrérie de ludopathes.

Table 1, dite « De cendre et de poussière » : Selon Sir Winston, « plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur ». Nicolas II et Jérôme ont mis à propos cette maxime,entamant une partie de Ashes dès l’ouverture de la séance, et y étant encore à la clôture de cette dernière. Ils ont déclaré qu’ils auraient peut-être fini d’ici à vendredi, ou pas.

Table 2, dite « Revenus universels » : selon Churchill, “Christophe Colomb fut le premier socialiste : il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait… et il faisait tout ça aux frais du contribuable.” Une maxime qui pourrait trouver un écho dans cette partie de Pillards de la mer du Nord, à l’instigation de Neox, et rassemblant également Xel, Baptiste et Yvan. C’est le dépositaire des deniers qui mena le mieux sa barque, coiffant Neox sur le poteau d’arrivée.

Table 3, dite « Comité Théodule » :  Churchill définissait le comité comme un groupe de personnes incapables de faire quoi que ce soit par elles-mêmes qui décident collectivement que rien ne peut être fait, ce qui s’applique bien à l’organisation des humains (Florian, Vincent, FR, VHS, Nourdine, Guillaume), confrontés à Franck, la créature de Not Alone. La deuxième créature, Guillaume, échoua pour sa part, non pas que ledit comité se fut organisé entretemps, mais parce qu’il avait réduit en nombre, diminué par le départ de Franck et de Vincent.

Table 4, dite « Mon futur à présent » : selon Churchill, un bon politicien est celui qui est capable de prédire l’avenir et qui, par la suite, est également capable d’expliquer pourquoi les choses ne se sont pas passées comme il l’avait prédit. Dom applique la maxime à merveille dans son compte-rendu:

Dom et Marion découvrent ensemble 7 Wonders Duel, version à 2 du jeu multijoueurs qui en reprend le thème, les familles de cartes et les principes de développement de sa cité, avec par contre un mécanisme malin pour récupérer des cartes, qui remplace le draft. Après avoir évité in extremis une victoire militaire de la seconde, le premier l’emporte aux points, Marion ayant été victime des cartes « bois » dont elle avait grand besoin pour ses merveilles et dont 3 sur 4 n’ont pas été mises en jeu (et la dernière chipée par son adversaire) !

Table 5, dite « Changement perpétuel » : Pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent. Voilà une autre citation de Sir Winston, qui s’applique à merveille à Linq, où le maître mot est l’adaptation à son environnement. Dans cette partie où les protagonistes de la table 4 ont rejoint Dom, à moins que ce ne soit l’inverse, tous le monde s’est amusé, et, comme de coutume, les points ne furent point comptés.

Table 6, dite « Surprise sur prise »: distingué du prix Nobel de littérature pour sa maîtrise de la description historique et biographique ainsi que pour ses discours brillants pour la défense des valeurs humaines, Winston est à la fois déçu – il visait le prix Nobel de la paix – et surpris, s’exclamant : « Tiens je ne savais pas que j’écrivais si bien ». A la table de Codenames, les Rouges (Xel, Dom, Guillaume, Nourdine) défont 2-0 les Bleus (Florian, Marion, FR, VHS).  Une partie où l’on entendit cette sentence surprenante hors de son contexte de la bouche d’un joueur rouge: « j’aurais bien aimé qu’on finisse la copulation avant d’entamer le canard », un aphorisme qui ne relève pas de l’understatement.

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Séance de VENDREDI 06/01/2017 à St-Elivet

Son amour de la peinture cohabitait avec une authentique passion pour les sciences. Le 6 janvier 1838, Samuel Morse faisait la démonstration de son prototype de télégraphe, dans le New Jersey, en utilisant des points et des tirets au lieu de lettres et de chiffres – ce qui deviendra plus tard le code Morse. Le test est une réussite. Il lui faudra cependant cinq ans pour parvenir à convaincre le Congrès, sceptique, de financer la toute première ligne télégraphique des Etats-Unis, entre Washington DC et Baltimore. Le premier message officiel fait de points et de tirets « What hath God wrought » (Ce que Dieu a forgé) sera  transmis depuis la Cour Suprême vers un dépôt de chemin de fer de Baltimore distant de 60 km.

S’il n’a inventé ni le télégraphe (le télégraphe optique de Chappe permettait la transmission de messages à distance dès 1793), ni le télégraphe électrique, dont le principe avait été décrit depuis longtemps notamment par André-Marie Ampère, ni même l’alphabet qui porte son nom, dû à l’ingéniosité d’Alfred Lewis Vail, Morse a eu le génie de concevoir et réaliser une machine simple, pratique, efficace et bon marché parce que rustique, et l’opiniatreté pour convaincre ses contemporains de réaliser une expérience suffisamment spectaculaire pour frapper les imaginations.

Nous n’userons pas de cet alphabet pour relater la soirée, nous contentant, à titre pédagogique, de donner ci-dessous en Morse un texte que les plus joueurs de nos lecteurs s’essaieront à retranscrire.

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A Lannion, quelque 179 années plus tard, les adhérents de Parties Civiles avaient usé d’un outil un peu plus moderne pour se rencontrer en ce jour d’épiphanie. 22 joueurs, autant de parts de galettes (amoureusement confectionnées par Hélène, merci à elle !) et de verres de cidre, et 11 tables composèrent cette soirée mémorable.

Table 1, dite « S.O.S d’un terrien en détresse » : à la table de Conan, les héros (Marvin, Axel, Mickaël, Franck) avaient pour mission de s’enfuir. Deux ont réussi. Marvin, dont nous saluons le retour à nos tables, n’en était pas, et pour cause: il était venu sans son dragon.

Table 2, dite « Court métrage » : Tristan convie deux nouveaux apprentis (Thomas et Bruno) au voyage initiatique vers The great zimbabwe, table que complète votre modeste narrateur. A ce jeu, on peut élaborer une stratégie très complète pour durer sur le long terme, et permettre l’évélation de ses monuments jusqu’au niveau 4 en fin de partie, ce que je fis. Mais accumuler un arsenal d’artisans, de Dieux et de spécialistes a son revers: il alourdit l’objectif que le joueur doit ateindre, le fameux VR (Victory Requirement). Plus subtile fut la tactique de Tristan, qui occupa l’essentiel de son temps à profiter des artisans bon marché que nous recrutions (il n’en recruta lui-même qu’un seul), et engageant, au dernier tour, le seul Dieu qui baisse le VR ! C’est ainsi que son objectif passa subitement à 21, et, dans la foulée, son score aussi, ce qui derechef lui octroya la victoire et raccourcit subitement la durée de la partie. Le tableau de marque de ses opposants est éloquent: Thomas à -9 (18 / VR 27), VHS à -18 (19 / VR 37), et Bruno à -24 (12 / VR 36). De la frugalité comme leçon de vie…

Table 3, dite « En terrain connu » : FR retrouve Laurent, Julien de P., et Nourdine dans un nouvel opus de la campagne de Seafall. Le premier cité s’adjuge cette partie studieuse dans l’immense espace du RDC attenant  à la cuisine.

Table 4, dite « En mer inconnue » : Neox s’impose à une partie des Pillards de la mer du Nord dont seul ce résultat brut nous est parvenu. On peut cependant penser qu’il n’a pas joué seul…

Table 5, dite « Au nom de tous les siens » : à la table de London, deux experts (Xel et Thomas) affrontent deux néophytes (Jibee et Paul). Paul, avec la chance du débutant, s’impose pourtant avec autorité (61), dans un subtil hommage à la cathédrale Saint-Paul, justement construite après la destruction de l’ancien édifice lors du Grand incendie de Londres de 1666, incendie qui est précisément le thème du jeu.  Pour la chronique, il devança Xel (53), Dom (39) et Jibee (37) observant le duel aux jumelles.

Table 6, dite « Pixélisée » : un Demeures de l’épouvante sans MJ, ça vous tente ? C’est ce que propose la deuxième édition du jeu, qui impose l’usage d’un substitut électronique (tablette, smartphone) dans ce rôle. Pour ma part, je vais passer pour un vieux c.., mais je trouve un Jeff ou un FR plus crédibles qu’une galette de pixels… En tous cas, les quatre jeunes, Camille, Guillaume, MKS, Nicolas III et Sophie sont sortis sans encombre de l’aventure.

Table 7, dite « En terre inconnue » : Olivier, Baptiste, Neox et Alwen se lancent dans un Evolution dont l’issue restera incertaine jusqu’à la nuit des temps, à moins que Darwin ou le forum ne s’en empare…

Table 8, dite « Juste une mise au point » : les protagonistes de la table 2 se retrouvent sur Isle of Skye, qui consacre la soirée triomphale de Tristan (80), faisant mordre la poussière au maître du jeu, Bruno (75). Thomas, qui se croyait dans un paradis fiscal, finit le jeu lesté d’un butin considérable autant qu’inutile, et échoue à 61, pendant que votre humble serviteur s’adonnait au tourisme (49).

Table 9, dite « Message personnel » : à Quarriors, Mickaël corrige Axel. Rien de personnel petit, ce n’est qu’un jeu…

Table 10, dite « Traits d’union » : vidée de ses galettes et bouteilles, la cuisine accueillit une table de Not Alone opposant la créature (Dom) aux Traqués (Xel, Alwen, Neox, Paul). La créature sera vaincue par l’union sans faille de ses adversaires.

Afficher l'image d'origineLe Codenames final (et tant attendu par certains) de cette soirée n’aura pas lieu, à la suite d’une homérique joute oratoire à trois l’opposant à Mafia de Cuba et à Linq. Dans ce bel exercice de démocratie directe, c’est finalement à une table de Mafia de Cuba que revint l’honneur de conclure cette soirée…

Table 11, dite « Point d’honneur » : Nicolas III, Guillaume, Axel, Sophie, Nourdine, VHS, FR et Xel enchaînent (au moins, car votre narrateur quitta les lieux dans le feu de l’action et le froid de la nuit) trois manches de Mafia de Cuba, manches dont Axel, Paul et Nourdine sortiront couronnés maîtres du bluff, pendant que nombre de voleurs ont été refroidis par des parrains à la gachette facile…

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Séance de MARDI 03/01/2017 à St-Elivet

C’est le 3 janvier 1521 que l’excommunication de Martin Luther fut prononcée. Revenons sur l’engrenage des événements qui y conduisit, en prélude à cette soirée qui entretient avec cet événement un rapport ténu mais néanmoins réel, ainsi qu’on le verra.

Face au mouvement de la Réforme impulsé par Martin Luther, Rome choisit l’affrontement, méconnaissant l’adversaire et sa pugnacité. Le procès menant à son excommunication, loin d’affirmer le catholicisme, ne fait qu’accélérer le processus de la Réforme. En octobre 1518, Martin Luther est convoqué en vue d’obtenir sa rétractation. Peine perdue. Après cet échec, Léon X décide d’adopter une attitude plus conciliante. Il obtient de sa part l’engagement de ne plus s’exprimer sur la question des indulgences, et promet de son côté d’imposer le silence à ses adversaires. Mais la rupture avec Rome est déjà consommée. C’est qu’entretemps Luther a aggravé son cas : en juillet 1519, lors de sa controverse avec Johann Eck, qui sera l’organisateur de la Contre-Réforme dans l’Empire, il met en cause l’infaillibilité des conciles. En juin 1520, Rome publie la bulle Exsurge Domine le menaçant d’excommunication, tandis que ses livres sont brûlés. Luther réagit en brûlant, le 10 décembre, à la fois la bulle papale et le droit canonique. L’excommunication devient désormais inévitable.

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496 ans plus tard, à Parties Civiles, des jeux anciennement excommuniés, parfois depuis des années, sont revenus en grâce, et un nouveau jeu fut porté sur les fonts baptismaux. Enfin, le verdict d’une partie de Codenames bascula sur une bulle…

Table 1, dite « Une question d’indulgences » : votre humble serviteur remet donc au gout du jour Hermagor, auquel il initie Nourdine, Dom, et Marion. Pour sa part, Olivier, sans découvrir le jeu, ne l’avait jamais éprouvé. Dans la cité d’hermagor, des marchands achètent des marchandises, voyagent et commercent. Il s’agit ici d’avoir les bonnes denrée au bon moment, puis d’établir son influence économique sur des régions, de visiter les trois duchés d’Hermagor, sans oublier d’arpenter sa route principale. Au final, après une longue partie de trois heures (même si le jeu est fluide, il y a beaucoup d’actions dans une configuration à 5 joueurs), je remporte une victoire ténue (119), devant Nourdine (112), talonné par Dom (111), et Marion (94). Olivier ferme la marche avec 47, faute d’avoir assez vendu. C’est mon parcours équilibré dans les duchés, et mon labourage consciencieux de la route principale, qui m’offrent la victoire, car sur ces deux postes, j’engrangeai 14 contre 3 à mon dauphin. Comme quoi, en commerce comme en politique, oublier de voir du monde et de serrer des mains peut s’avérer aussi fatal à son salut que, pour les contemporains de Luther, de négliger ses indulgences…

Table 2, dite « Butins de mutins » : à cette table fut baptisé le jeu Pillards de la Mer du Nord,  la version française de Raiders of the north sea, qui se déroule pendant l’âge d’or des Vikings. Les joueurs incarnent des guerriers vikings qui vont chercher à impressionner le Jarl (Chef de Clan) en menant des raids téméraires. Ils devront rassembler un équipage et des provisions afin de voyager au delà des mers pour piller or, fer et bétail. Seules les batailles apportent la gloire, même si pour cela il faudra confier son âme aux Valkyries… Le pillard en chef fut François-René, 49, suivi de peu par Guillaume, 43, et Hélène, 42. Neox termine loin de ces conquêtes matérielles, son âme toute à son salut.

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Table 3, dite « Sola scriptura » : Selon Luther, l’homme n’a qu’un seul guide infaillible pour trouver le bon chemin : la Parole de Dieu, l’Écriture seule, qui lui révèle le Christ. Plus prosaïquement, le chemin de fer peut être une alternative honorable pour arpenter ce bas monde. Encore faut-il le construire: justement votre objectif à Russian railroads, encore un jeu sorti du purgatoire de Parties Civiles. Xel l’en extirpe pour jouter avec Baptiste, qui lui ravit la victoire. Suivent, dans cet ordre, Yvan et Jean-Yves.

Table 4, dite « Bulle fatale » : c’est une table vespérale de Codenames qui conclut cette soirée, entre les Rouges (Xel, Jean-Yves, VHS, Nourdine) et les Bleus (Guillaume, Dom, FR). Après quelques préliminaires – terminés par une Éjaculation (Membre, Tige, Purée, Blanc) un peu précoce – dans l’attente de la (petite) mort de la table 1, on rentre dans le vif du sujet en continuant dans la même veine sur un Lubrification 3 (Huile, Queue, Langue). Première manche Bleue, les Rouges échouant à deviner Bulle et Balance sous un Apesanteur 2, alors que les Bleus identifient immédiatement le Cafard de Franz Kafka, mais pas son Génie…. Deuxième manche Rouge parfaitement maîtrisée, déclinée dans un repas au long cours, alors que les Bleus pataugent. Les choses se tendent encore – si l’on peut dire – dans la manche décisive. Alors que les Rouges ont la victoire à portée de mains, ils se prennent les pieds dans le tapis, confondant Gymnastique et Athlétisme pour faire deviner (Tapis, Figure) et offrent la victoire sur un plateau aux Bleus qui concluent par un mot en 1.

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