Séance de MARDI 08/08/2017 à Ti Koad

L’attaque du train postal (en VO Great Train Robbery), aussi célèbre au Royaume-Uni que l’est ici le casse du gang des égoutiers, eut lieu dans la nuit du 8 août 1963. On connaît l’histoire : une bande de 15 personnes dont le « cerveau » était Bruce Reynolds, ayant soigneusement préparé son coup avec l’aide d’une complicité interne, arrête le train postal Glasgow-Londres en pleine voie et le fait reculer de 800 m jusqu’à un pont. En un quart d’heure, ils transfèrent 2 tonnes et demi de sacs postaux en toile de jute du wagon contenant les valeurs vers un camion garé sous le pont. Le butin est de près de 3 millions de livres sterling, l’équivalent de 50 millions d’aujourd’hui. Après s’être dispersés dans la nature avec leur part du butin, la plupart des membres du groupe finissent arrêtés ; aujourd’hui il n’en reste qu’un survivant, Bobby Welch.

Pour la petite histoire (et la relation avec les jeux de plateau), la police utilisera des empreintes digitales laissées sur un jeu de Monopoly pour identifier les coupables. 54 ans plus tard, une bande de 12 personnes (plus Vincent dans le rôle du Messie) tente d’échapper à la claque du grain total (i.e. une grosse averse vers 23h30) en jouant  jusque tard dans la nuit.

Table 1, dite « Le cerveau » : Jérôme, Thomas, Nourdine et Tristan s’attablent devant Deus, un jeu conçu par un auteur daltonien (est-ce pour cela que le bois est vert sur les icônes mais marron sur les jetons ?) et dont l’esthétique divise. Mais Tristan, lui, additionne les points de victoire et finit largement détaché. De l’avis général, le jeu fait bien chauffer le cerveau par la frustration qu’il provoque. Selon le vainqueur, il faut être très réactif par rapport à la pioche et ne pas hésiter à changer de tactique en cours de partie.

Table 2, dite « Great Drakkar Robbery » : Neox, Xel, Baptiste et VHN jouent aux vikings avec Pillards de la Mer du Nord. Neox et VHN (ce dernier bien aidé par quelques lancers de dés fort chanceux) font la course en tête sur la piste de score mais Baptiste recolle au moment du décompte final : VHN finit 5 points devant la paire Baptiste/Nicolas à égalité. A noter ce conseil de Nicolas : éviter de jouer à un jeu de placement d’ouvriers juste derrière Xel, elle s’ingénie à faire l’action qu’on avait prévue !

Table 3, dite « Gang des égoutiers » : Mickaël enfile sa tenue d’Overlord et convie Nicolas-2, Axel et Emma à une petite visite dans les égouts souterrains de Conan, visite agrémentée par les figurines magnifiquement peintes par son propriétaire et un scénario entièrement fait main. Après avoir  pas mal transpiré, la petite équipe triomphe du mal.

Table 4, dite « Toile de jute » : Neox propose judicieusement à Xel et VHN de découvrir Patchwork, un grand classique du jeu à 2 du  fameux Uwe Rosenberg (auteur entre autres de Bohnanza et Agricola). Ici pas de légumes ni autres ressources mais des pièces de tissu qu’on assemble en mode Tetris sur son plateau individuel. Bon OK c’est un jeu abstrait. Mais aussi malin, avec en particulier une gestion du « temps » et de l’ordre du tour variable, à la Glen More. Dom encaisse de bons revenus avec ses nombreux boutons mais au prix de nombreux « trous » dans son ouvrage final un peu brouillon (-22 PV !) tandis que Xel  décroche le bonus de +7 PV pour son grand carré. Au final VHN l’emporte de 7 points, avec les félicitations de Nicolas aux deux participants pour ne pas avoir fini avec des points négatifs – chose pas rare à la première partie -. Mais comment donc pourrait-on le rethémer ?

Table 5, dite « Dans la nature » : Jérôme étrenne sa copie neuve d’Arboretum avec ses compères de la table 1. Après une explication tournant un peu au dialogue de sourds sur les règles de scoring, qui les a le mieux mises à profit ? vous le saurez probablement en consultant le forum de ce site très bien informé.

Table 6, dite « Le survivant » : au moment du départ du rédacteur au milieu des éléments déchaînés, la table 3 remettait ça avec une partie de Arena for the Gods, un jeu de baston par équipe. Qui y a survécu ? encore une fois, le forum est votre ami.

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Séance de MARDI 10/01/2017 à St-Elivet

Jauge respectable pour un mardi, et une grande variété de jeux.

Table 1, dite « Village fantôme » : Jérôme, Xel, Frank et VHN sortent ce jeu favori des masochistes, Ghost Stories. Malgré l’utilisation d’une stratégie originale dite « du hara kiri » où un joueur utilise son dernier point de vie pour supprimer un fantôme qui allait éliminer un autre joueur, les moines concèdent l’habituelle défaite sans avoir vraiment eu l’impression qu’ils pouvaient gagner la partie.

Table 2, dite « Jungle tuiles » : Vincent et François-René découvrent Karuba sur proposition de Marion. Jeu familial de placement de tuiles mais sans hasard ni interaction puisque tous les joueurs jouent en simultané. F-R emporte cette partie de découverte, d’un petit point je crois.

Table 3, dite « Barbarian queen » : Guillaume, Nourdine et Amina affrontent Mickaël à Conan. Seule Amina réussira à ressortir vivante et victorieuse.

Table 4, dite « Faucheuse polonaise » : Baptiste-le-fortuné, Neox, Nicolas-III et Jack s’attablent autour de Scythe. Jack aux commandes des Polonia (what else?) précipite la fin de la partie en marquant 3 étoiles en un tour et, aux dires de ses concurrents dépités, se retrouve avec plus du double de leurs points.

Table 5, dite « Rebel rebel » : Star Wars: Rebellion qui est déjà sorti à PC, c’est apparemment un jeu où 2 adversaires se font face sans rien dire pendant 5 heures puis se séparent ravis. Et là c’est Frank-2 avec l’Empire qui jette l’éponge, jugeant inéluctable la victoire de la Rébellion menée par Jeff.

Table 6, dite « Visions brumeuses » : fusion des tables 1 et 2 pour une partie de Mysterium avec F-R comme fantôme en difficulté « moyenne ». Jérôme et Marion parviendront bien vite à reconstituer leur triplet de cartes avec une chance insolente (pour l’arme, ils se retrouvent tous les deux avec une demi-douzaine de cartes indices indéchiffrables, ils choisissent au hasard et dans les deux cas ont vu juste !) tandis que VHN se traine au point de ne pouvoir voir qu’une seule des 3 cartes finales. Malgré cela, il fait le bon choix et, grâce au même choix éclairé de Marion, permet la victoire du carré de mediums.

Table 7, dite « Le temps des assassins » : le Codenames rituel de fin de soirée opposera en 2 manches gagnantes Xel, Guillaume et Jérôme à Dom, F-R, Nourdine et Nicolas-III. Dans la première, les Rouges tuyautés par N3 ont du mal avec ses indices (Maîtresse … d’école ou bien de 5 à 7 ? Orage … évoque-t-il un tronc -foudroyé- ou un chapeau -coiffé comme protection- ?). Les Bleus doivent gagner avec Champ-2 quand leur ultime choix, « Canne » (à sucre) se révèle assassin. Dans la seconde, F-R commence par un Lannister-4 qui lui ressemble bien : il provoque la consternation chez ses groupies quand le premier mot choisi, « Nain », est blanc ! Heureusement les Bleus ne sont pas mieux inspirés et les Rouges finissent victorieusement la partie.

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Séance de VENDREDI 06/01/2017 à St-Elivet

Son amour de la peinture cohabitait avec une authentique passion pour les sciences. Le 6 janvier 1838, Samuel Morse faisait la démonstration de son prototype de télégraphe, dans le New Jersey, en utilisant des points et des tirets au lieu de lettres et de chiffres – ce qui deviendra plus tard le code Morse. Le test est une réussite. Il lui faudra cependant cinq ans pour parvenir à convaincre le Congrès, sceptique, de financer la toute première ligne télégraphique des Etats-Unis, entre Washington DC et Baltimore. Le premier message officiel fait de points et de tirets « What hath God wrought » (Ce que Dieu a forgé) sera  transmis depuis la Cour Suprême vers un dépôt de chemin de fer de Baltimore distant de 60 km.

S’il n’a inventé ni le télégraphe (le télégraphe optique de Chappe permettait la transmission de messages à distance dès 1793), ni le télégraphe électrique, dont le principe avait été décrit depuis longtemps notamment par André-Marie Ampère, ni même l’alphabet qui porte son nom, dû à l’ingéniosité d’Alfred Lewis Vail, Morse a eu le génie de concevoir et réaliser une machine simple, pratique, efficace et bon marché parce que rustique, et l’opiniatreté pour convaincre ses contemporains de réaliser une expérience suffisamment spectaculaire pour frapper les imaginations.

Nous n’userons pas de cet alphabet pour relater la soirée, nous contentant, à titre pédagogique, de donner ci-dessous en Morse un texte que les plus joueurs de nos lecteurs s’essaieront à retranscrire.

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A Lannion, quelque 179 années plus tard, les adhérents de Parties Civiles avaient usé d’un outil un peu plus moderne pour se rencontrer en ce jour d’épiphanie. 22 joueurs, autant de parts de galettes (amoureusement confectionnées par Hélène, merci à elle !) et de verres de cidre, et 11 tables composèrent cette soirée mémorable.

Table 1, dite « S.O.S d’un terrien en détresse » : à la table de Conan, les héros (Marvin, Axel, Mickaël, Franck) avaient pour mission de s’enfuir. Deux ont réussi. Marvin, dont nous saluons le retour à nos tables, n’en était pas, et pour cause: il était venu sans son dragon.

Table 2, dite « Court métrage » : Tristan convie deux nouveaux apprentis (Thomas et Bruno) au voyage initiatique vers The great zimbabwe, table que complète votre modeste narrateur. A ce jeu, on peut élaborer une stratégie très complète pour durer sur le long terme, et permettre l’évélation de ses monuments jusqu’au niveau 4 en fin de partie, ce que je fis. Mais accumuler un arsenal d’artisans, de Dieux et de spécialistes a son revers: il alourdit l’objectif que le joueur doit ateindre, le fameux VR (Victory Requirement). Plus subtile fut la tactique de Tristan, qui occupa l’essentiel de son temps à profiter des artisans bon marché que nous recrutions (il n’en recruta lui-même qu’un seul), et engageant, au dernier tour, le seul Dieu qui baisse le VR ! C’est ainsi que son objectif passa subitement à 21, et, dans la foulée, son score aussi, ce qui derechef lui octroya la victoire et raccourcit subitement la durée de la partie. Le tableau de marque de ses opposants est éloquent: Thomas à -9 (18 / VR 27), VHS à -18 (19 / VR 37), et Bruno à -24 (12 / VR 36). De la frugalité comme leçon de vie…

Table 3, dite « En terrain connu » : FR retrouve Laurent, Julien de P., et Nourdine dans un nouvel opus de la campagne de Seafall. Le premier cité s’adjuge cette partie studieuse dans l’immense espace du RDC attenant  à la cuisine.

Table 4, dite « En mer inconnue » : Neox s’impose à une partie des Pillards de la mer du Nord dont seul ce résultat brut nous est parvenu. On peut cependant penser qu’il n’a pas joué seul…

Table 5, dite « Au nom de tous les siens » : à la table de London, deux experts (Xel et Thomas) affrontent deux néophytes (Jibee et Paul). Paul, avec la chance du débutant, s’impose pourtant avec autorité (61), dans un subtil hommage à la cathédrale Saint-Paul, justement construite après la destruction de l’ancien édifice lors du Grand incendie de Londres de 1666, incendie qui est précisément le thème du jeu.  Pour la chronique, il devança Xel (53), Dom (39) et Jibee (37) observant le duel aux jumelles.

Table 6, dite « Pixélisée » : un Demeures de l’épouvante sans MJ, ça vous tente ? C’est ce que propose la deuxième édition du jeu, qui impose l’usage d’un substitut électronique (tablette, smartphone) dans ce rôle. Pour ma part, je vais passer pour un vieux c.., mais je trouve un Jeff ou un FR plus crédibles qu’une galette de pixels… En tous cas, les quatre jeunes, Camille, Guillaume, MKS, Nicolas III et Sophie sont sortis sans encombre de l’aventure.

Table 7, dite « En terre inconnue » : Olivier, Baptiste, Neox et Alwen se lancent dans un Evolution dont l’issue restera incertaine jusqu’à la nuit des temps, à moins que Darwin ou le forum ne s’en empare…

Table 8, dite « Juste une mise au point » : les protagonistes de la table 2 se retrouvent sur Isle of Skye, qui consacre la soirée triomphale de Tristan (80), faisant mordre la poussière au maître du jeu, Bruno (75). Thomas, qui se croyait dans un paradis fiscal, finit le jeu lesté d’un butin considérable autant qu’inutile, et échoue à 61, pendant que votre humble serviteur s’adonnait au tourisme (49).

Table 9, dite « Message personnel » : à Quarriors, Mickaël corrige Axel. Rien de personnel petit, ce n’est qu’un jeu…

Table 10, dite « Traits d’union » : vidée de ses galettes et bouteilles, la cuisine accueillit une table de Not Alone opposant la créature (Dom) aux Traqués (Xel, Alwen, Neox, Paul). La créature sera vaincue par l’union sans faille de ses adversaires.

Afficher l'image d'origineLe Codenames final (et tant attendu par certains) de cette soirée n’aura pas lieu, à la suite d’une homérique joute oratoire à trois l’opposant à Mafia de Cuba et à Linq. Dans ce bel exercice de démocratie directe, c’est finalement à une table de Mafia de Cuba que revint l’honneur de conclure cette soirée…

Table 11, dite « Point d’honneur » : Nicolas III, Guillaume, Axel, Sophie, Nourdine, VHS, FR et Xel enchaînent (au moins, car votre narrateur quitta les lieux dans le feu de l’action et le froid de la nuit) trois manches de Mafia de Cuba, manches dont Axel, Paul et Nourdine sortiront couronnés maîtres du bluff, pendant que nombre de voleurs ont été refroidis par des parrains à la gachette facile…

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Séance de MARDI 18/10/2016 à St-Elivet

Dans la nuit du 18 octobre 1534, des protestants français placardent des proclamations contre la messe en différents lieux du pays et jusque sur la porte de la chambre de François 1er, à Amboise. C’est la première manifestation d’hostilité entre protestants et catholiques en France. Elle mènera vingt-cinq ans plus tard aux guerres de religion…

Née en Allemagne une quinzaine d’années plus tôt, la Réforme luthérienne avait lentement pénétré en France. Le roi de France, relativement indifférent aux questions religieuses, faisait preuve d’une certaine ouverture d’esprit, n’hésitant pas à nouer des alliances avec les protestants d’Allemagne et le sultan de Constantinople. Mais il prend fort mal l’« affaire des placards » qui porte atteinte à l’institution ecclésiastique et, par voie de conséquence, à la monarchie de droit divin.
Ces placards ou affiches ont été rédigés par Antoine Marcourt, un pasteur de Neuchâtel, et s’intitulent : « Articles véritables sur les horribles, grands et insupportables abus de la messe papiste, inventée directement contre la sainte Cène de Notre Seigneur, seul médiateur et sauveur Jésus-Christ ». Ils insultent la religion catholique, son clergé et ses rites en des termes si injurieux que même des protestants les désapprouvent. Ainsi dénoncent-ils la messe : « On ne doit pas réitérer le sacrifice du Christ » et le dogme de l’Eucharistie qui affirme la présence réelle du corps du Christ dans l’hostie consacrée : « Il ne peut se faire qu’un homme de vingt ou trente ans soit caché en un morceau de pâte». Difficile de leur donner vraiment tort sur ce point.
En représailles, le roi s’engage à réprimer les « mal sentants de la foi ». Aux carrefours, on promet 200 écus à quiconque dénoncera les auteurs des placards et les arrestations se multiplient. Le 13 novembre suivant, un premier hérétique est brûlé. Le 13 janvier 1535, le Parlement de Paris crée une commission spéciale, la « chambre ardente » pour traquer les livres séditieux. Un édit royal prohibe l’imprimerie et ferme les librairies, première manifestation de censure depuis l’invention de l’imprimerie.
Par un contrepoint tragique de l’histoire, c’est aussi un 18 octobre, en 1685, à Fontainebleau, que Louis XIV révoquera l’Édit de tolérance signé à Nantes par son grand-père Henri IV en 1598. Par ce nouvel édit, le Roi-Soleil signifie qu’il n’y a plus de religion autorisée en France en-dehors de la religion catholique. C’est un coup dur pour la minorité protestante, encore assez nombreuse malgré les brimades et les persécutions antérieures.

A St-Elivet, ce 18 octobre était l’occasion de communier dans la ferveur du jeu. Dans un syncrétisme touchant, cubistes, carteux, deck buildeux, figurinistes, cruciverbstes et j’en passe (d’ailleurs certains cumulent) furent tous accueillis sous le haut patronage du seigneur de St-Elivet, et ce fut même l’occasion de baptiser (euh, dépuncher) deux nouvelles acquisitions des fidèles (enfin, les membres, vous avez compris), ceci quelques jours à peine avant la grand-messe de Scorfel…

Table 1, dite « protestante » :  Thomas nous présente sa nouvelle acquisition: A study in Emerald, jeu de Martin Wallace inspiré par la nouvelle de Neil Gaiman. Nous sommes en 1881 et les Anciens ont pris le pouvoir depuis déjà 7 siècles. Bien que la population soit largement résignée, un mouvement souterrain existe et va se soulever à travers une guerre secrète en Europe et dans le nouveau monde, menée par les restaurateurs, qui s’opposent aux loyalistes. Au début du jeu, chacun tire secrètement une carte parmi 3 de chaque. A 4, il se trouvera que nous étions dans une configuration 2-2: Bruno et Olivier, loyalistes, contre Thomas et VHS, restaurateurs. Ce rôle joue une importance cruciale à la fin, grâce à une règle essentielle, mais que nous avons survolée:

  •  les loyalistes marquent uniquement des points pour les agents restaurateurs qu’ils éliminent
  • les restaurateurs marquent uniquement des points pour les monstres qu’ils assassinent
Ainsi, Thomas commit deux assassinats d’agents loyalistes, qui ne comptent pas : il faut donc lui enlever 6 points, ce qui le mène à 15. Bruno termine à 3 et Olivier à 5, non pas qu’ils aient mal joué, mais ils sont pénalisés par une règle qui inflige 5 points de pertes à l’équipe du dernier joueur, et surtout ils éliminèrent des monstres qui n’allaient rien leur rapporter, mais ils ne le savaient pas, et furent protestants à bon droit ! C’est votre modeste narrateur qui clôt les débats avec 22, atteindre 22 étant une condition de fin de partie (mais pas forcément de victoire, car à la fin, on révèle ses rôles et on ne compte que les points qu’on aurait dû marquer selon son rôle). Quant au jeu, il repose sur un mécanisme de deck building, et est très fluide et agréable. Un excellent début, à réessayer en ayant ce point de règle en tête.

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Table 2, dite « seigneuriale » (narrée par l’ami Dom, merci à lui) : Mission : Planète Rouge est de nouveau de sortie avec sur le pas de tir JiBee, Baptiste et Dom. A la seconde partie, on utilise plus habilement le moment dans le tour de jeu où son personnage fera son action, d’où quelques surprises intéressantes pendant la partie. Baptiste contribue à hauteur de 6 astronautes au cimetière des aventuriers, JB fait une razzia sur les jetons 3 PV et Dom vise la majorité sur la glace. Au final, l’expérience de JB en jeux de contrôle de majorité, son pragmatisme et sa capacité d’anticipation le mènent à la victoire avec 61 points devant Dom 55 et Baptiste 32.

Puis le DUC fait son grand retour avec les mêmes dans une interprétation libre de Animal à Bord, jeu de cartes utilisant le principe de « je partage, tu choisis ». Bien que positionné comme familial, il demande pas mal de mémoire si on veut bien anticiper (et pourrir !) les choix des autres joueurs. La restitution des règles par Dom sera laborieuse et répartie sur la durée de la partie (« ah oui au fait les jetons restants valent 1 PV en fin de partie » bafouille-t-il, phrase comprise par JB comme « valent -1 PV »). Tout ça pour dire que le vainqueur ne mérite pas d’être consigné pour l’éternité. Qui l’eût cru, JB (prince de l’analyse et de l’abstraction) se plaindra que c’est moins facile de mémoriser les cartes ramassées par chaque joueur quand elles ont juste une couleur et pas un dessin tout minou de girafe ou de renard.

Table 3, dite « tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens » : Les deux Nicolas font équipe à Conan., opposés à Mickaël. Ce jeu repose sur un matériel impressionant et fut unaniment apprécié pour sa première sortie.

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Table 4, dite « bis repetita » : Votre humble serviteur repasse les plats à Eternity, déjà sorti vendredi dernier et candidat sérieux à une session grand public de Scorfel. Une deuxième victoire avec 22 points dans la même soirée, c’est rare, voire unique dans les annales ? Dom, Bruno et Olivier partagent de concert le podium avec 12. Une partie rythmée pour un jeu qui a l’air tout simple au début mais qui ne l’est pas tant que ça à la fin…

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