Séance de MARDI 30/04/2019 à Servel

30 avril, journée de la tolérance ! Ainsi, le 30 avril 311, l’empereur Galère publiait un édit de tolérance qui met un terme aux violentes persécutions engagées par Dioclétien, son prédécesseur, contre les communautés chrétiennes de l’empire romain. Deux ans plus tard, son édit sera confirmé et élargi à Milan par son successeur, Constantin. Le christianisme devient dès lors la religion dominante de l’empire. Et le 30 avril 1598 était publié l’Édit de Nantes. Cet édit de pacification, qui marque la fin des guerres de religion, vise à l’établissement d’une bonne paix et tranquille repos selon les propres mots du roi Henri IV. Il est habituel de qualifier cet ensemble de textes : « édit de tolérance ». L’expression est à vrai dire anachronique: au temps d’Henri IV, le mot tolérance désigne simplement la capacité individuelle de résister à la douleur ! Les contemporains du roi préfèrent parler de concorde et pacification pour qualifier l’Édit de Nantes.

A Lannion, la tolérance est un principe sacro-saint de Parties Civiles: on y accepte les petits, les grands, les forts, les cubistes, les barbus, et même les sportifs. Et nous avons une maison pour cela: celle du quartier de Servel, où il nous arrive de nous étaler dans ses nombreuses alcoves. Il faut dire qu’avec nous, cette maison de tolérance, c’est souvent un joyeux bordel !

Table 1, dite « Venez comme vous êtes » : La tolérance est de mise à cette table où prennent place, sans façons ni carton, Doc Nico, Xel, Tristan, Olive et Florian, attablés come à l’apéritif devant un Las Vegas dont ils savourent quelques opus, avant de passer aux choses plus sérieuses, un 7 Wonders en guise de mise en bouche.

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Impulse

Table 2, dite « Je suis timide, mais je me soigne » : Les grands timides sont acceptés à cette table de Impulse. Mais on n’est pas dans la publicité culte des années 1980: ici, ce n’est pas un inconnu qui vous offre des fleurs, c’est un croiseur qui vient vous envahir sans façons, et accessoirement, couler votre cargo. On n’en attendait pas moins de ce jeu déjà ancien du prolifique Carl Chudyk, qui a été republié en version Print n’Play sous une nouvelle livrée, et que Dom a fabriqué de main de maître (la droite) avec le soutien d’une grande banque d’affaires. De sa main gauche, il pilota ses croiseurs et gagna haut la main avec les 20 points requis. Thomas et Xof (8) ainsi que votre serviteur (7) ont été trop tolérants avec le maître du jeu, qu’ils ont laissé s’étendre plus que de raison. Trop timides, donc, mais, promis, ça se soigne !

Sans transition, cette même table enchaîne sur un Las Vegas qui voit Dom plonger à 200.00 $, loin derrière Thomas, 340.000 $, VHS, 360.000 $, et Xof, 380.000 $, dans un joli tir groupé !

Table 3, dite « Tolérance d’usage » : A cette table de Clans of Caledonia, Benjamin (144) s’offre une victoire en douceur, tolérant la présence à une heure avancée de Eric (129) et Elouann (119), qui grimpent sur le podium (en même temps, ils n’étaient que trois, notez).

Table 4, dite « Tolérance zéro » : Death angel ne tolère aucune marge d’erreur et cette partie en fut la preuve: Vincent, Olivier-3 et Nicolas II sont morts dès le départ, mais, assurent-ils, avec brio !

Table 5, dite « Win the “yes” needs the “no” to win against the “no” » : Le seigneur des anneaux accueille à sa table en grand équipage LN, Baptiste, Neox et François-René. La tolérance fut encore de mise, avec une première partie perdue, la seconde réussie. Un peu comme le vote sur le traité de 2005 en somme.

Table 6, dite « Modeste vie » : un Century voit s’affronter les protagonistes de la table 1 avec un changement d’importance: Nicolas II à la place de Xel. Une table dont le résultat ne saurait être dévoilé ici: comme l’a proclamé un célèbre amateur de boutades, la modestie, ça ne se proclame pas, ça se vit.

Table 7, dite « La maison des tolérances » : Codenames c’est un peu la maison des tolérances, sémantiques et linguistiques. On vit jouter les Rouges (Dom, Vincent et Xel), et les Bleus (VHS, Thomas, François-René, Thibault).

Rouges 1-0: des chaussures mirent le pied à l’étrier d’une longue marche, initiée par un mot que nous tairons ici et qui fut toléré malgré son cousinage évident avec un mot de la grille – mais, nous expliqua doctement le Doc, lingus et langue ce n’est pas la même racine !
Bleus 1-1: les Bleus réagissent avec un splendide Témoin 2 (Course, Lien) pour finir un relais bien engagé.
Bleus 2-1: victoire implacable, illustrée par le joli Calvaire 2 (Crêpe, Croix), contesté par Nicolas, qui attesta avec force de la présence de calvaires en Alsace.

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Séance de VENDREDI 15/03/2019 à Servel

Le 15 mars 1963, les États-Unis proposent l’installation d’un téléphone rouge entre Washington et Moscou pour éviter des conflits accidentels, suite à la crise de Cuba. Cette dénomination de « téléphone rouge » est en réalité un raccourci lexical popularisé par les médias occidentaux, la ligne étant au départ une ligne de téléscripteur, sa supposée couleur rouge symbolisant simplement le fait qu’il s’agissait d’une ligne d’urgence.

Cette ligne existe cependant bel et bien, et a même fait des émules, à l’image de celle instaurée entre la Maison bleue, la présidence sud-coréenne à Séoul, et le bureau à Pyongyang de la Commission nord-coréenne des Affaires d’État. Rien de mieux que de se parler pour s’entendre, fût-ce avec bruit et fureur.

Téléphone rouge fictif

56 ans après à Lannion, on n’était pas très loin de déclencher les hostilités, certains ont même franchi le pas.

Table 1, dite « Guerre froide » : dans l’aquarium se déployait Infinity – un jeu de figurines qui opposait Benjamin et Romain. Une guerre froide à n’en pas douter mais dont aucun écho ne nous est parvenu: dans l’aquarium, on ne vous entend pas crier !

Table 2, dite « Enigmatique » : c’est dans l’espace majestueux de la grande salle que UBOOT voyait Doc Nico, Nourdine, Jérôme et Vincent endosser l’uniforme allemand pour prendre en chasse la flotte alliée aux premiers jours de 1940. Ce jeu ultra technique et réaliste requiert également des compétences en codage de messages: ENIGMA, l’ancêtre du téléphone rouge, a été mis à contribution, et nos vaillants marins, en fidèles exécutants de l’occupant, se sont vus attribuer la note de B. B, comme bon. Oui, ils ont été bons, à défaut de faire le bien.

Table 3, dite « Est-Ouest mode d’emploi » : à Architectes du royaume de l’Ouest c’est une fille de l’Est qui trouva le mode d’emploi de la victoire. S’il n’y a pas eu de perte en ligne durant la transmission, la feuille de match donne Xel à 30, Neox à 29, Olive à 23, Baptiste à 22, et Hélène à 21.

Chicago express

Table 4, dite « C’est une maison bleue » : poursuivant la filière ferroviaire, Dom incite trois comparses à se pencher sur Chicago express – un jeu à base de locomotives, mais qui repose sur les principes du capitalisme: on y achète (aux enchères) des actions de compagnies ferroviaires dont il s’agit d’engranger les dividendes. Comme plusieurs joueurs peuvent devenir co-actionnaires, des alliances de circonstance se créent, mais encore faut-il que le courant passe entre eux. Le téléphone rouge était en dérangement pour les jaunes, que Dom conduisit à leur perte par un zigzag improbable à travers le Midwest, avec pour but avoué de barrer la route aux bleus, sauf que le barrage ne barrait rien du tout ! De son côté, longtemps actionnaire unique de la maison bleu, votre serviteur fit prospérer les dividendes de la paix, sans oublier de se servir avec les autres couleurs. A ce jeu, on essaie, comme à Imperial, de croquer un peu de toutes les couleurs, même si au bout du compte, si pas une couleur ne domine comme disait Cabrel, certaines sont plus égales que les autres, comme disait Orwell. Cette stratégie maîtrisée m’offre une victoire de prestige avec 111, devançant Thomas, 106, Dom, 95, et Tristan, 71, englué par la crise de gouvernance fatale des jaunes.

Table 5, dite « Nobel de la paix » : Franck et Paul, avec Olivier et Mickaël, se sont raconté des Histoires de peluches et, s’ils ont récupéré leur couverture, ne sont pas sortis de leur rêve. Ne rêvons pas, pour le Nobel de la paix, ça ne suffira pas.

Table 6, dite « Are you talking to me ? » : à Death angel on sait de bonne source que Nicolas-II et François-René sont morts, tout comme leur quatre camarades d’infortune – mais ceux-ci, derniers recrutés à Parties Civiles et donc premiers sacrifiés, seront des morts sans sépulture. Avant de parler à quelqu’un, mieux vaut savoir à qui on s’adresse.

Table 7, dite « Friture sur la ligne » : Thomas sort The game, un cadeau, et c’est comme un parfum de déjà vu, avec le DUC bien sûr ! On découvre donc le jeu dans sa livrée originale, et on faillit gagner, mais, il y eut un peu de friture sur la ligne en fin de partie, et c’est Thomas qui fut à l’origine de notre sortie de route.

Table 8, dite « Wir schaffen das » : Pour finir, on avait pensé à Codenames, mais Tristan usa de son droit de véto, et Imagine sortit. Il y eut quelques passages difficiles, mais tout fut trouvé, et cette partie se termina en apothéose avec la découverte « spontanée » d’Angela Merkel, trouvée sans aucun indice ! Il est vrai que dans cette partie, on avait tous en tête la chancelière, qu’on évoquait pour un oui ou pour un non, et, pour paraphraser sa phrase célèbre du 21 août 2015, à force de lui tourner autour, on y est arrivés !

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Séance de VENDREDI 22/06/2018 à Ti Koad

En ce 22 juin, Dan Brown fêtait son anniversaire. Si ses trois premiers romans ont eu peu de succès, avec moins de 10 000 exemplaires pour leur première édition, le quatrième, Da Vinci Code, est devenu un best-seller, https://i.pinimg.com/736x/9f/e4/1b/9fe41b9a23d7c0f7443f0e368c1f0540--cartoon-picture-dan-brown.jpgallant jusqu’à être en tête de la liste des meilleures ventes du New York Times pendant sa première semaine de sortie en 2003. C’est maintenant l’un des livres les plus populaires de tous les temps avec 86 millions d’exemplaires vendus dans le monde.

Et voici maintenant le compte-rendu d’une soirée de jeux pleine d’intrigues et de mystères…

Table 1, dite « Forteresse digitale » : retour de l’opus de Martin Wallace: A handful of stars. Thomas et votre serviteur remettent le couvert de mardi, tandis que Tristan et Michal découvrent. Une partie où Thomas (47), bénéficiant d’un tirage avantageux qui voyaient ses planètes bien alignées, bâtit peu à peu de ses propres doigts un inexpugnable forteresse – avec notamment un +6 au combat dans sa réserve. C’en était trop pour Tristan (39), qui lui céda le pas sur la fin, devançant votre narrateur (35) – stoppé en plein vol par un raid aussi vain que meurtrier de son voisin, Michal (24), qui pour sa part n’eut pas l’air d’apprécier le jeu et en particulier sa sophistiquée résolution des combats. « Pourquoi ne pas juste lancer des dés » ? Lança-t-il par bravade en quittant la table. Parce que c’est un Wallace bien sûr !

Table 2, dite « Deception point »  : au royaume des magiciens de Trickerion: Legends of illusion les arnaques et autres tromperies sont légion, comme dans le roman de Dan Brown. Xel faillit en être victime sur une erreur de comptage, mais c’est bien elle, qui de 2 points, domine le fier aréopage emmené par Maël, Neox et Julien-de-Paimpol, excusez du peu !

Table 3, dite « Anges et démons » : à Formule Dé, deux anges (Paul junior et Nicolas II) étaient à table avec un démon (Xof). Une partie dont on retiendra surtout, faute de feuille de score, cette interrogation d’un joueur – que les plus de cinquante ans ne peuvent pas comprendre: « Qui c’est, Alain Prost » ?

Table 4, dite « Les grenouilles heureuses » : à ses débuts, Dan Brown s’orientait vers une carrière musicale, créant des effets avec un synthétiseur. Il produisit notamment une cassette pour enfants avec des chansons telles que « les grenouilles heureuses » ! Voilà qui convient parfaitement pour désigner avec affection Benjamin et Linnéa, deux nouveaux amis (pour la vie ?), qui enchaînent avec ravissement deux parties de Peloponnes. C’est d’abord Vincent-2 qui s’impose, suivi ensuite par Olivier.

Table 5, dite « Origine » : Shards of Infinity est de retour: à ce jeu d’affrontement, jusqu’à l’élimination de tous sauf un, de la grande famille des deck builders, votre serviteur et Thomas sont retournés à leur origine de poussière. Tristan fut le seul survivant, et, comme il est infiniment grand, il remit le couvert avec Thomas tandis que votre narrateur se glissait dans le noir manteau de la nuit.

Table 6, dite « Inferno » : à Time bomb beaucoup trop de joueurs furent présents pour les tous nommer, mais on assure qu’il y avait une ambiance d’enfer.

Table 7, dite « Le symbole perdu » : à Innovation, Xel a longtemps cherché le symbole permettant de contrer les cartes meurtrières de Maël, et a fini par le trouver à l’autre bout de la nuit.

Table 8, dite « Da vinci code » :  à Death Angel François-René, Nicolas II, Xof et Cédric jouent, et jouent encore à percer le mystère de la mort de l’ange…

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